Réflexions sur l’attentat de Nice et ses suites

CnXe6DFWIAAEQkm (2)Le carnage de Nice et ses suites immédiates en disent long sur l’état de déliquescence de la vie publique nationale. Nous atteignons en ce moment le paroxysme du désastre politique français. Notre pays a été ensanglanté trois fois en un an et demi. Il n’existe (semble-t-il) aucun équivalent en Europe ni dans le monde occidental d’une telle succession de massacres sur la période. Or, la France n’est pas la seule engagée dans la coalition militaire anti-daesh. Mais c’est elle qui est devenue le maillon faible aujourd’hui. La crise politique est franco-française. Il est absurde d’en accuser la terre entière, « l’Europe », la mondialisation, le « capitalisme financier », comme le font les partis extrémistes en tout genre. Le drame est avant tout franco-français. Le régime politique français – le fonctionnement concret de la vie politique – est devenu nuisible, néfaste, dangereux. Nous sommes dans un système dégénéré qui nie la notion de responsabilité. Il est inacceptable, en démocratie, qu’après trois actions terroristes aussi meurtrières en un an et demi, tout continue comme avant. La question n’est pas celle de la faute, mais bien celle de la responsabilité. On essaye de noyer le sujet de la responsabilité dans un soi disant appel à « l’union nationale », au refus de la « polémique », ou l’invocation de la « fatalité », etc. Tout cela est incompréhensible aujourd’hui. En démocratie, à la suite de plusieurs drames atroces, la transparence et la responsabilité sont des impératifs absolus. L’union nationale ne se conçoit que dans la clarté et la cohérence, le respect du principe de responsabilité. Cette responsabilité est d’ailleurs autant nationale que locale. La France est un pays en guerre – contre l’islamisme radical. Les hauts dirigeants ne cessent de le rappeler. Alors, fait-on des feux d’artifice et grands rassemblements de foule dans un pays en guerre? La question mérite au moins d’être posée. Elle concerne l’échelon local autant que le niveau national. Or, le système politique français est profondément malade en empêchant le jeu de cette responsabilité. Il est vain de s’en prendre aux « hommes », d’accuser nominativement les individus au pouvoir. Pour parvenir au sommet de l’Etat, dans la politique française, voire même à la tête d’une grande mairie, il faut de toute façon, une haute dose de carriérisme et d’opportunisme. Dès lors, comment concevoir que des dirigeants parvenus à ce niveau et à ce prix, aient ensuite l’honnêteté, le courage, la lucidité d’assumer par eux-mêmes, par choix personnel, cette responsabilité? Tout le monde ne peut pas s’appeler Charles de Gaulle. Par delà les personnes, ce qui est en cause est un mode d’exercice du pouvoir. Les institutions, le fonctionnement de la vie politique, devraient, dans une démocratie, permettre au principe de responsabilité de s’exercer nonobstant les attitudes individuelles des hommes et des femmes. Or, nous vivons dans une situation de verrouillage absolu: du fait de l’hyper présidence (un chef de l’Etat à la fois dépositaire des attributs du pouvoir ou de ses symboles et totalement irresponsable pendant 5 ans) et du « parlementarisme majoritaire »: une majorité de parlementaires obsédés par leur seule réélection et totalement soumis à l’exécutif. Cette déresponsabilisation de la politique française est dramatique, désastreuse. Elle joue à plein au sommet de l’Etat, mais aussi par mimétisme, à tous les niveaux du pouvoir, y compris local. Elle empêche de modifier des politiques qui échouent. Elle encourage l’immobilisme, l’impuissance, le renoncement (nonobstant les coups de menton)  dans certaines situations où justement, l’immobilisme, l’impuissance, le renoncement(derrière les coups de menton), sont inqualifiables. Elle favorise les délires extrémistes, de droite et de gauche, les expressions démentes et mensongères qui prolifèrent en ce moment sur le chaos français et qui, dans une grande surenchère d’irresponsabilité, ne font qu’accélérer la descente aux enfers de la France. Nous ne sommes plus dans une affaire de combat droite/gauche. Le seul enjeu, désormais, c’est de sauver la France. Au prix d’une transformation profonde de la vie politique française et d’une réhabilitation, à tous les niveaux, du principe de responsabilité.

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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26 commentaires pour Réflexions sur l’attentat de Nice et ses suites

  1. Annick Danjou dit :

    Union Nationale dites-vous, Maxime. Union avec qui? Pour qu’une union existe, il faut des citoyens qui se ressemblen et aspirent aux mêmes choses. Plus ça va et moins je me reconnais dans toutes ces personnes qui m’entourent et qui m’étouffent de plus en plus. Nous habitons Nice justement et je pourrais vous en raconter qui montrerait que l’union n’est plus possible. Nous connaissons beaucoup de monde ici qui ont le même sentiment que nous et qui n’en peuvent plus. Les politiques sont des ignares, ils vivent dans leur bulle et ne comprennent absolument pas ce que les gens ressentent. Quant à l’école qui faisait son travail, elle ne peut plus le faire, les instits sont débordés par des gamins qui, tout jeunes, ont déjà des discours radicaux qu’ils entendent chez eux. Impossible de revenir en arrière avec ces jeunes là. Il faudrait quand même qu’on s’en rende compte un jour ou l’autre et qu’on le dise. Cet attentat devait arriver et hélas il y en aura d’autres.

    • Annick danjou, ce que j’ai voulu dire, c’est qu’il était trop facile de parler unité nationale pour étouffer la question des responsabilités. MT

  2. Bernard Furcy dit :

    « La tolérance n’est en dernier ressort qu’une coquetterie d’agonjsants ». Cioran. Ne serions-nous pas dans l’agonie?
    Mon cher Maxime, depuis que je vous lis, avec beaucoup d’intérêt, une question peut-être trop personnelle, me taraude. Comment avez-vous pu travailler avec un individu comme NS. Je ne le qualifierai pas, il faudrait une litanie d’adjectifs ! Son intervention d’hier sur le drame de Nice est une monstruosité.

  3. Hervé dit :

    « Alors, fait-on des feux d’artifice et grands rassemblements de foule dans un pays en guerre »

    Voilà une réflexion qui me laisse sans voix !

    Bien sûr que l’on doit fêter la fête nartionale ! Doit on s’incliner devant ceux qui nous menacent ? Faut-il se soumettre pour avoir la paix ?
    Doit on accepter que l’ Aïd-el-Fitr, devienne la seule fête autorisée en France ? Que l’islam soit la seule religion autorisée (et obligatoire) ?

  4. goupil dit :

    Bonjour,
    Je suis sidéré par les news transmises par Annick. Un peu de recoupement dans le renseignement aurait pu certainement donner des résultats. C’est le principe même de « l’Humint » à moins qu’il y ai eu des consignes pour dire : pas touche à la Tunisie ? Ce franco-tunisien qui est devenu tunisien avec une carte de séjour, bizarre aussi.
    Et on en revient aux responsabilités ; quand on a de tels résultats en tant que premier ministre ou ministre de l’intérieur , on démissionne. C’est le moins que l’on puisse faire pour continuer à se raser. Dans le cas contraire, on est des grosses m…. qui ne mérite aucun respect.
    Salutations,

  5. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Je rentre ce soir d’un long week-end à Bordeaux où j’ai assisté comme des milliers de Bordelais et de touristes au feu d’artifice amassés sur le beau pont de pierres fermé à la circulation des tramways pendant la durée du feu d’artifice. Rétrospectivement et lorsque j’entends A. Juppé qui n’a pas de mots assez durs contre nos dirigeants pour leur reprocher leur manque de responsabilités je me demande de qui se moque-t-il ? Ce n’est surement pas les deux véhicules de police stationnés de chaque côté des quais qui auraient pu empêcher un drame identique à celui de Nice avec des conséquences encore plus dramatiques puisque l’on aurait certainement assisté à de nombreuses noyades complémentaires dans la Garonne.
    Que M. Juppé se montre lui aussi un peu plus responsable pour protéger ses concitoyens et qu’il évite de donner des leçons qu’il est incapable de mettre en œuvre dans sa ville. Il n’est pas plus digne que F.H. pour diriger notre pays.

    • Georges dit :

      Effectivement Gérard mais surtout venant de la part d’une personne qui se moque des racines gauloises de la France mais qui omet d’évoquer ses racines chrétiennes afin de ménager un certain électorat qui a ses préférences,Heureusement pour lui,le certif de bonnes vies et mœurs n’est pas exigé dans sa profession.

  6. Martin dit :

    Bonsoir,

    Je suis entièrement d’accord avec cet article.

    Je voulais répondre au commentaire de @janus ci-dessous, car la même question m’obsède. Je suis d’accord avec Maxime pour trouver les prochaines législatives plus importantes que la prochaine présidentielle. Mais les partis verrouillent tellement notre vie politique que je doute que ces législatives permettent le sursaut attendu.

    J’ai déjà déploré dans un commentaire sur ce blog que N. Sarkozy n’ait pas introduit un véritable référendum d’initiative populaire dans la Constitution en 2008. Son « référendum d’initiative partagée » contrôlé par le Parlement restera l’une des grandes hontes de son mandat.

    Pourtant cette procédure bâtarde pourrait représenter l’une de nos dernières chances de sortie démocratique de cette crise. Mon idée est la suivante:

    – Choisir une réforme que tous les français soutiennent. Le non-cumul absolu des mandats semble un bon candidat

    – Lancer un vaste campagne d’opinion pour mettre une pression de dingue sur les parlementaires et forcer chacun d’eux à se prononcer clairement pour ou contre

    – Dans le meilleur des cas on en trouvera un cinquième pour enclencher le référendum d’initiative partagée

    – Alternativement on les aura forcé à se dévoiler, ce qui sera utile le moment venu pour séparer le bon grain de l’ivraie

    Qu’en pensez-vous? Franchement je ne vois rien d’autre…

    Sincèrement,

    Martin

  7. drazig dit :

    Évidemment, si vous ramenez tous ces attentats à « favoriser tous les délires extrémistes de droite et de gauche », je me demande pourquoi ces auteurs se gêneraient puisqu’il se savent couvert en dernier. Le délire n’est pas là où vous voules lee voir

  8. janus dit :

    Bonjour Maxime,
    Avez-vous une proposition concrète à faire pour engager le processus de mise en cause de la responsabilité des « élites » politiques qui nous gouvernent ?
    Car il faut désormais agir dans le cadre des lois de la république ou bien hors de ce cadre…

    • Bonjour Janus, non, je n’en ai pas, sinon le jeu du suffrage universel, mais je pense que notre système politique est à bout de souffle et que rien ne sera possible tant qu’on ne le changera pas.
      MT

  9. Dalain dit :

    Bel article

  10. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    1) Il n’y aura pas d’Union nationale.
    2) La France est en guerre, mais c’est pour de rire, comme disent les enfants. Sinon elle ferait la guerre à nos ennemis qui sont connus et qui continuent à prêcher la mort dans les mosquées salafistes, à faire leurs trafics mortels dans les banlieues, partout en France et à Nice aussi.
    3) Quoique vous en pensiez il est inévitable que les Français accusent les hommes politiques et les tiennent pour responsables des malheurs qui leur arrivent. Et puisqu’ils semble qu’ils ne soient pas à la hauteur de leur mission, qu’ils s’en aillent tous, avant que le peuple exaspéré ne les jette dehors !

    • Mildred, ce que je veux dire, c’est que la plupart des hommes politiques sont sur le même profil. Ils ont tout sacrifié pour en arriver là où ils en sont, ils ont construit un réseau, se sont donné à un mentor avant de le poignarder, se sont battus comme des chiens pour obtenir leur investiture (sauf les fils ou filles de qui sont nombreux ils est vrai) puis leur ministère… Je ne crois pas qu’on puisse compter sur eux pour prendre acte de leur échec et démissionner, quel que soit leur parti. Sauf s’ils y voient un avantage pour la suite. Donc, il faut des institutions qui permettent à cette responsabilité de jouer. Je ne dis pas revenir à la III ou la IV, mais trouver une situation un peu intermédiaire.
      MT

  11. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Je ne crois pas du tout que la population, le peuple, soit dupe. Elle observe, plus ou moins goguenarde, le spectacle offert et juge, sans appel possible, le comportement des uns et des autres. Que ce type d’action, l’attentat de Nice, se multiplie et je ne donne pas cher de la peau de ceux ou celles qui prétendent ou’aspirent à régenter nos vies.
    J’ai observé hier, le député-maire de ma ville (socialiste bon teint à 30000 euros/mois au bas mot vu toutes les casquettes lucratives qu’il arbore) arpenter le marché du samedi, visiblement inquiet. Il faut dire qu’il existe au moins deux quartiers « sensibles » dans la cité. Je ne sais pas les réponses qu’il a obtenues mais l’état d’esprit global n’est pas particulièrement bisounours si j’en crois les retours. La seule réussite de ce quinquennat aura été de faire de la société française « un agrégat inconstitué de peuples désunis » pour reprendre le mot de Mirabeau. Belle réussite qui vient compléter les autres fiascos que nous vivons tous au quotidien. Winter is coming et il va être très froid.

    Bon dimanche

  12. frederic_N dit :

    Maxime , vous avez raison . Le problème est la responsabilité. Mille fois raison
    Mais cela suffit de taper sur les politiques ( à droite la responsabilité cela existe quand même). Le problème est plus profond : il est dans notre rejet congénital de la pensée libérale, pour qui LIBERTE égale RESPONSABILITE. Aussi et plutôt que de longue diatribes , j’offre aux lecteurs de ce blog le début du Traité de Gouvernement de Locke, qui est la base de la pensée politique partout dans le monde occidental .. mais hélas ailleurs qu’en France. La forme a vieilli. Cela date de la fin du XVIIème. Le fond, non.

    « Pour bien entendre en quoi consiste le pouvoir politique, et connaître sa véritable origine, il faut considérer dans quel état tous les hommes sont naturellement. C’est un état de parfaite liberté, un état dans lequel, sans demander de permission à personne, et sans dépendre de la volonté d’aucun autre homme, ils peuvent faire ce qu’il leur plait, et disposer de ce qu’ils possèdent et de leurs personnes, comme ils jugent à propos, pourvu qu’ils se tiennent dans les bornes de la loi de la Nature …
    Cependant, quoique l’état de nature soit un état de liberté, ce n’est nullement un état de licence. Certainement, un homme, en cet état, a une liberté incontestable, par laquelle il peut disposer comme il veut, de sa personne ou de ce qu’il possède : mais il n’a pas la liberté et le droit de se détruire lui-même , non plus que de faire tort à aucune autre personne, ou de la troubler dans ce dont elle jouit, il doit faire de sa liberté le meilleur et le plus noble usage, que sa propre conservation demande de lui. Et lorsque sa propre conservation n’est point en danger, il doit, selon ses forces, conserver le reste des hommes » .
    J Locke Traité de Gouvernement civil

    J’engage les lecteurs à comparer ce texte avec notre Déclaration des droits de l’homme ( qui pourtant a voulu s’inspirer de Locke). Vous verrez que l’absence du sens des responsabilités est une maladie bien française

    • fredericN, bravo et merci pour ce beau texte de Locke. La question n’est pas de « taper sur les politiques » mais comment pourraient-ils échapper, eux qui sont censés diriger une Nation, à la question de la crise de la responsabilité? MT

    • H. dit :

      Bonjour,

      Merci pour ce très beau texte de Locke. J’ai bien peur que cet appel à la responsabilité reste lettre morte surtout après avoir lu les résultats d’un sondage IFOP. Moi non plus, je ne fais pas confiance à nous gouvernants actuels pour lutter efficacement contre le terrorisme mais je ne crois aucunement que ce combat puisse être gagné en faisant fi de nos principes: « 67 % des personnes interrogées au lendemain de l’attentat de Nice n’accordent pas leur confiance au président et à son gouvernement pour faire face et lutter efficacement contre le terrorisme. 81 % des Français interrogés se disent prêts à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leur liberté. » (http://www.lefigaro.fr/politique/2016/07/17/01002-20160717ARTFIG00144-sondage-les-francais-ne-font-pas-confiance-au-gouvernement-pour-lutter-contre-le-terrorisme.php)
      On a eu droit récemment à un quasi-appel à la torture au cas ou. Ces résultats m’inquiètent car je crains fort que certains s’engouffrent un peu facilement et rapidement par la porte ainsi entre-ouverte dans une escalade très dangereuse.

      Bonne soirée

    • H, en effet, les atteintes aux libertés publiques ne semblent rien régler.
      MT

    • Kadoc Le Vannetais dit :

      Ce sondage du Figaro, c’est la seule chose encourageante dans ces événements tragiques.

      67% de défiance vis-à-vis du PdR et du gouvernement, c’est le point d’arrêt de cette ‘Union Nationale’ de pacotille, de cet ‘esprit Charlie’ tout droit sorti de la bouche d’un conseiller de com’, de ce blanc-seing trop longtemps accordé par les français à notre inepte classe politique. Enfin.

      La recherche d’une solution passe toujours par la lucidité sur la nature du problème. On commence à en voir les signes émerger dans la majorité de la population.

  13. Annick dit :

    Bonjour Maxime,

    Irresponsabilité , en effet, que nous ne supportons plus. Mais aussi refus, et même déni, du réel.

    Après l’attentat Hollande a cafouillé un discours ténébreux, totalement déjanté. Il annonçait prolonger l’état d’urgence « jusqu’au moment où nous pouvions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité »
    Du charabia pur jus !

    Comment une loi peut-elle donner des moyens ? En état de guerre on ne court plus après la loi. On contourne, on innove, on se donne TOUS les moyens de défense et du territoire et des populations.
    Pour ma part, je constate que les socialistes sont en train de répliquer exactement les mêmes erreurs qu’ils avaient déjà commises, au début, en Algérie : un attentat ? hop ! défilé des juges et tout le tsoin-tsoin, enquêtes et interrogatoires de tous les acteurs, y compris militaires, jusqu’à ce que… ils réalisent, un peu plus tard, que leurs palabres et gesticulations n’étaient que coups d’épée dans l’eau et qu’il fallait répliquer comme à la guerre, appliquer les lois de la guerre, c’est à dire en oubliant son idéologie et en chassant tous ces corbeaux au col d’hermine.

    Les journaux tunisiens nous en apprennent un peu plus sur le tueur. Alors que les nôtres essayent de trouver quelques excuses du côté de sa situation familiale et financière, voici ce que l’on y apprend :

     » Avant de commettre son crime, le terroriste de Nice a transféré en Tunisie 100 000 euros »

    http://www.tunisie-secret.com/Avant-de-commettre-son-crime-le-terroriste-de-Nice-a-transfere-en-Tunisie-100-000-euros_a1626.html

    Son propre frère déclare qu’il envoyait de l’argent à sa famille en Tunisie, mais jamais autant.
    Ici, on nous dit qu’il avait des problèmes financiers.

    « Ce montant de 100.000 euros, équivalant à 245 000 dinars, auraient été envoyés par colis via des amis qui se rendaient dans sa ville natale de Msaken en Tunisie. « Il a envoyé l’argent de manière illégale. Il a donné les 100.000 euros à des connaissances de retour en Tunisie. », a précisé Jaber, le frère de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Le frère du tueur a admis avoir été très surpris par un tel montant. La famille avait pour habitude de recevoir de petites sommes d’argent. »

    Un autre article du même journal (où l’on apprend que « l’un de ses proches travaille à l’aéroport de Nice !) précise l’identité et la personnalité du tueur :

    « Il s’appellait Mohamed Lahouaiej Bouhlel et il est originaire de Sidi Bouzid même s’il est né le 3 janvier 1985 dans la ville sahélienne de Mseken (Gouvernorat de Sousse). Selon nos sources policières en Tunisie, sa mère s’appelle Cherifa et son père est membre du parti islamiste Ennahda et il est connu à Mseken comme étant un extrémiste violent que la police de Ben Ali surveillait de près et qui est devenu après janvier 2011 l’un des leaders locaux d’Ennahda à Mseken. Le criminel de Nice ne s’est donc pas improvisé terroriste, mais il né et a baigné dans un milieu familiale favorable à la violence et au radicalisme. Il en va de même de sa belle famille. »

    http://www.tunisie-secret.com/Exclusif-Voici-le-tunisien-auteur-du-carnage-a-Nice_a1624.html

    Sa famille membre d’Ennhda, mais radicalisé seulement depuis peu ? Toujours le refus pathologique du réel, le déni, le cafouillage.
    Il est temps que, dans notre pays, nous disions clairement ce que nous voyons sans continuellement se cacher derrière un politiquement correct imposé par la propagande de ceux qui nous envoient à l’abattoir.

    Qu’ils démissionnent, ils ont assez prouvé leur incapacité à gouverner.

    Amicalement,

  14. Anne-Marie dit :

    A reblogué ceci sur la nouvelle conscienceet a ajouté:
    En droit, le sens de l’être se décide en chacun – en droit, dis-je, non en fait, étant donné le nombre de vies absentes d’elles-mêmes, cela parce que l’homme a abandonné à la collectivité, aux autres, la responsabilité de son être. La plupart des hommes sont des hommes collectifs, que leur éducation a faits.

    Confessions d’un philosophe. réponses à André Comte-Sponville, Marcel Conche, édition Albin michel,

  15. Anne-Marie dit :

    Mais c’est tout le problème d’aujourd’hui, la dé-responsabilité de tous, y compris au niveau individuel.

    Merci de cette analyse, car je n’aurais pas eu les mots pour dire à votre place, ce que vous exprimez avec autant de clarté. Je vous suis et encore merci.

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