La débâcle politicienne

4168994407_a7921dc330_bDepuis longtemps, j’observe le déclin de la vie politique nationale, le naufrage de l’intérêt général et du sens du bien commun. Mais, franchement, sincèrement, je n’imaginais pas que l’on puisse en arriver à ce niveau. Oui, la classe politique se déchire s’entretue sur un projet de révision constitutionnelle dont elle sait pertinemment qu’il est strictement inutile et sans le moindre intérêt pour le pays. La bataille, non de principes, mais de postures fait rage. Les grands mots imbéciles, une fois de plus,  tombent comme à Gravelotte: « droite », « gauche », « Vichy »! Ils s’étripent sur une déchéance de nationalité dont il est avéré qu’elle n’a strictement aucune utilité, aucun intérêt (elle existe déjà, et d’ailleurs l’immense majorité des djihadistes français ne sont pas concernés n’étant pas « bi nationaux »). Et ils le savent! Ils le savent! Pour la première fois de l’histoire, on traficote la Constitution par calcul politicien. Pendant ce temps les drames s’accumulent dans l’oubli général, le chômage des jeunes ravage la France, le chaos progresse partout, l’effondrement industriel s’accélère, le vote extrémiste monte, l’Etat islamique progresse aux portes de l’Europe, la terreur se rapproche. Et après, que va-t-il se passer? Dans cinq mois, l’été, puis septembre, la campagne des présidentielles bat son plein jusqu’à mai 2017. La grande farce continue. Pendant ce temps, les Italiens travaillent et réforment leur pays. Pauvre France, trahie par sa classe politicienne, en incluant les extrêmes, pires que tout,  qui fuit dans les limbes de la provocation, de la polémique, et de la manipulation, juste pour échapper au monde réel. Et enfumer les Français. (L’illustration est un tableau de Monet intitulé la Débâcle!)

Maxime TANDONNET

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Mes « ognons »

sans-titreUne grande réforme de l’orthographe est en cours, passée plus ou moins inaperçue dans la tourmente de l’actualité. Elle vise à une simplification et à aligner l’écriture de certains mots sur le langage oral. Oignon, par exemple, s’écrira ognon, certains accents circonflexes disparaîtront (pas celui-ci…). Les règles d’accord du participe passé doivent évoluer dans certains cas. Cette démarche, pour tout dire, me semble déplacée. Ce n’est pas que l’orthographe du français soit immuable et gravée dans le marbre à jamais, mais la logique sous-jacente à cette opération est inquiétante. Elle va dans le sens de la facilité, du renoncement, du nivellement. Elle semble dire: puisque les jeunes Français écrivent de moins en moins bien, la réalité orthographique doit se plier à la baisse du niveau. Elle va dans le sens de l’affaiblissement de l’enseignement, la baisse des horaires, l’abandon du latin et du grec. Au-delà des aménagements ponctuels qu’elle prévoit, elle est porteuse d’un message: il est légitime d’écrire comme on parle. Elle encourage ainsi la médiocrité. Les mots ont une histoire; la grammaire une logique, un esprit, une formidable richesse intellectuelle. Personnellement, moi qui suis bien loin d’être irréprochable sur le plan de l’orthographe, je dois dire que l’enseignement de la grammaire, dans le primaire et au collège, est tout bêtement la formation qui m’a le plus apporté.  La langue française est un trésor de précision, d’intelligence, de clarté, reconnu universellement. La voie est ainsi ouverte à une soi-disant simplification de l’orthographe. Elle est rien d’autre en réalité qu’un pas en avant dans l’appauvrissement de la langue française qui risque de faire précédent et d’être suivi d’autres initiatives de ce genre. Elle me semble dès lors dangereuse et regrettable. [J’espère n’avoir pas fait de faute d’orthographe, pour une fois, dans  ce billet…]

Maxime TANDONNET

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Odieux!

sans-titreAujourd’hui, le million d’usagers de la ligne A du RER et les centaines de milliers de la ligne B sont dans la galère absolue. Pourquoi? Un mot d’ordre de grève a été décrété en représailles contre la condamnation de huit salariés de Goodyear, une affaire qui n’a évidemment aucun rapport avec les transports publics parisiens. On se demande jusqu’où peut aller l’absurdité. A la suite d’une décision de justice, qui lui déplaît, le syndicat se venge tout simplement sur toute une partie des habitants de la région parisienne: salariés qui arriveront en retard où ne pourront pas aller travailler, étudiants et scolaires qui vont rater leurs cours voire leurs examens, foules entassées jusqu’à l’étouffement dans les rames bondées, personnes âgées, femmes enceintes, jeunes enfants…. Cette prise en otage ou exercice de représailles aussi violentes sur des Français qui n’ont strictement rien à voir avec les décisions de justice n’est pas seulement aberrante, elle est indigne d’une grande démocratie moderne.

Maxime TANDONNET

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Tribune incomprise

588945Dans une tribune publiée hier par le Figaro Vox, j’explique que j’approuve la promesse de deux candidats aux présidentielles, M. Juppé et M. Fillon, de ne pas se présenter pour un second mandat en 2022. Les commentaires des lecteurs démontrent une incompréhension de mes propos. Cette chronique ne visait en aucun cas à prendre parti pour les deux contre un autre candidat. Pas du tout, mais simplement à souligner que selon moi, l’idée d’un mandat unique est la bonne. L’idéal serait de revenir au septennat devenu non renouvelable, mais il faudrait une révision constitutionnelle. Donc à droit constant, je ne peux qu’approuver le choix fait par M. Juppé et M. Fillon. Pourquoi? J’aimerais que mes visiteurs essayent de me comprendre sur un point fondamental qui passe toujours très mal. J’ai travaillé 4 ans et demi à l’Elysée, comme conseiller du Prince. J’ai écrit un livre sur l’histoire des présidents de la République, aux éditions Perrin en 2013 qui m’a demandé une masse de recherches Couv. Histoire présidentset de lectures gigantesques. Aujourd’hui, contrairement à hier, je suis persuadé que la présidence de la République, dans sa version actuelle, depuis 2000, est devenue le fléau de la France. Elle n’a plus rien à voir avec la présidence souveraine créée par le Général de Gaulle. Supposé cumuler tous les pouvoirs, à la fois chef d’Etat et chef de gouvernement, l’hôte de l’Elysée incarne de fait l’impuissance publique,  la tragédie d’un peuple, les souffrances et les angoisses populaires. Obsédé par sa réélection et sa popularité, sa présence médiatique –  le besoin d’être aimé, admiré – son prestige, sa « trace dans l’histoire », il est dans l’incapacité absolue de lancer et de gérer lui-même les vraies réformes en profondeur dont la France a besoin en matière économique, sécuritaire, institutionnelle, migratoire… Donc il communique, fait semblant, gesticule. D’où le déclin du pays, décennie après décennie, faute de pouvoir faire les réformes nécessaires, son vertigineux décrochage notamment par rapport à l’Allemagne. Attention! le régime actuel n’a rien d’un système d’autorité. Au contraire, il est faible et impuissant. Et dans l’état actuel des choses, n’importe quel personnage, à la place de l’actuel président, plongerait la France, un peu plus ou un peu moins,  dans le même cauchemar.  Je pense que le non renouvellement du mandat, si possible un septennat (mais pour l’instant c’est le quinquennat), sans être une solution miracle, irait dans le bon sens. Cette formule serait peut-être de nature à renforcer la dimension souveraine d’homme d’Etat – gaullienne –  et la hauteur de l’institution présidentielle tout en libérant l’espace pour un Premier ministre et un Gouvernement engagés à réformer le pays en profondeur, à prendre des risques, à assumer leur responsabilité, à remettre la France dans le droit chemin. Je ne prétends pas détenir la vérité. Mais ce que j’affirme là est le fruit de l’expérience et d’une réflexion. Je le crois profondément.

Maxime TANDONNET

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Gouverner la France est-il encore possible?

imagesLa vie politique française ressemble de plus en plus à une grande comédie grotesque: psychodrames stériles à l’image de ce projet invraisemblable de déchéance de nationalité, ministres qui publient des bouquins au lieu de travailler, succession de crises d’hystérie, coups de menton imbéciles, batailles de posture, obsession narcissique des uns et des autres, culte de la personnalité… La fuite de la classe politique le plus loin possible du monde réel, de la vie quotidienne des Français,  connaît une phase d’accélération brutale. Le climat actuel de rejet de la politique n’a rien de surprenant dans ce contexte. Selon l’étude du CEVIPOF sur la confiance des Français (janvier 2016, vague 7), 82% ont une vision négative de la politique. 39% éprouvent de la méfiance à son égard et 33% du dégoût. Il est injuste de qualifier avec mépris cette attitude de « populiste ». Elle n’est que le résultat du spectacle délétère que donne la classe politique dans son ensemble, en incluant les extrêmes aussi misérables, voire pires que les autres. Alors que faire? Une éventuelle alternance en 2017 peut-elle être le grand électrochoc? Au-delà de toute réforme, en priorité, c’est un changement radical d’état d’esprit qui est indispensable. La politique ne doit plus être le culte du nombril d’une poignée de mégalomanes totalement coupés des réalités. Elle doit être exclusivement au service de la France, du bien commun, de l’intérêt général. Les personnes, les noms, les visages,  doivent s’effacer derrière l’action, l’objectif de résultats concrets et de transformation de la société, dans la lutte contre le chômage, la cohésion nationale, la sécurité, le rayonnement international.  Plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont eu raison de s’engager solennellement à ne pas se représenter en 2022. C’est un premier pas, infime certes, mais quand même encourageant, vers un retour à la raison: cinq ans pour travailler, et puis on passe à autre chose. Personnellement, j’en tiendrai le plus grand compte dans l’isoloir.  La France de Ceaucescu, de Kim Jong-Il ou d’Alcazar, c’est fini, les Français n’en voudront plus jamais. Une nouvelle ère doit s’ouvrir. Ce n’est plus une question de droite ou de gauche. Ils attendent des futurs gouvernants, président, Premier ministre et ministres qu’ils se mettent humblement, modestement, discrètement au boulot et n’existent que dans la volonté de servir et l’obsession d’atteindre des objectifs. Ce n’est pas la France qui doit être au service de la classe dirigeante telle une grosse bulle parasitique. C’est la classe dirigeante qui doit se mettre au service de la France. Et cela s’appelle gouverner.

Maxime TANDONNET

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Pensées diverses

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Maxime TANDONNET

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Altitude…

DSC01773Je n’ai pas commenté l’actualité politique de la semaine dernière, notamment son événement phare, la démission de Mme Taubira, pour deux raisons. La première, c’est que je n’en avais pas grand chose à faire. La grande comédie politicienne n’a pas beaucoup d’intérêt. L’idole d’un jour, sacrifiée le lendemain à l’aune d’une réforme aussi explosive qu’inutile: il faut bien nourrir le feuilleton… A mes yeux, Mme Taubira n’est ni meilleure ni pire que les autres membres du gouvernement. Je me tape des jeux de rôle et du cinéma et ne porterai de jugement sur l’Exécutif, à l’issue du quinquennat, qu’au regard de son bilan: combien de jeunes  privés de (vrai) emploi? Combien de squats, de bidonvilles, de zones de non-droit sur le territoire national? Combien de Français victimes de la délinquance et du terrorisme? Combien d’entreprises créées et combien de faillites? Combien de dette publique supplémentaire? Combien d’abstentionnistes et de votes extrémistes en plus, signes de désespoir et de dégoût? Voilà tout ce qui m’intéresse. Et l’Histoire qui jugera les responsables. La seconde raison, c’est que je suis parti quatre jours dans un minuscule hameau alpin, à 1600 mètres d’altitude, un endroit secret qui ne reçoit ni le téléphone portable, ni Internet, ni la télévision, ni les journaux, peuplé d’un seul habitant l’hiver, de loups, paraît-il, dans les forêts alentours, et de brebis, mais d’où part un fabuleux circuit de images776FSWDGrandonnée à ski. Je m’y suis enivré d’altitude, de solitude, de sport, de vitesse, d’air et d’eau purs, jusqu’au vertige, et de soleil au point de ne plus pouvoir penser à rien…

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Reagan (compte-rendu de lecture)

9782262048129Voici un livre passionnant, que je viens de terminer, un bel ouvrage de Françoise Coste, aux éditions Perrin, 600 pages qu’on ne quitte la nuit qu’avec regret pour s’endormir et qu’on retrouve avec bonheur le lendemain soir. Il a laissé l’image de l’un des géants du XXe siècle, le sauveur de l’économie américaine, le vainqueur de la guerre froide, le restaurateur de la grandeur des Etats-Unis.   Son histoire fait réfléchir, pas seulement au destin de l’Amérique, mais à l’exercice du pouvoir. Reagan n’est pas un intellectuel, mais un acteur, syndicaliste, anti-communiste. Il est surtout pourvu d’un charisme hors du commun. Son physique, sa voix fascinent, son charme optimiste et tranquille inspirent la confiance. Il a horreur de travailler, a besoin de pauses fréquentes dans la journée, n’aime pas lire les notes compliquées, ni les discussions savantes qui l’exaspèrent. Il raye chaque réunion, chaque audience passée, en attendant que s’achève sa journée de travail. Il attend avec impatience les week-ends à Camp David ou mieux, les vacances dans son ranch de Santa Barbara, où il n’est pas question de le déranger. Il pense « qu’un leader qui fait des heures supplémentaires est un mauvais leader ». Il exige des fiches courtes et simples de moins d’une page pour ses entretiens. Quand ses collaborateurs ou ses interlocuteurs lui parlent de problèmes sérieux, il s’en sort d’une boutade ou d’une anecdote. Son rôle est dit-il, celui d’un « délégateur »… Faire travailler les autres.  Il fonctionne sur deux ou trois idées générales: l’URSS est l’empire du mal qui doit disparaître, il faut libérer l’économie du fardeau des impôts et du carcan de la réglementation, l’Amérique est la lumière du monde. Il connaît des hauts et des bas. Mais dans l’ensemble, son prestige auprès des Américains est immense. Il n’est pas seulement un communicant au sens actuel du mot, ni un personnage autoritaire, régnant sur la peur. Au contraire, son entourage doit insister pour qu’il prenne une décision. Dans la vie courante, il semble assez quelconque, plutôt paresseux et inculte. Mais pourtant, ce personnage dégage une aura mystérieuse, un charme, une magie,  un envoûtement incompréhensible. Il est autre chose, un vrai chef, vrai leader, tout son personnage inspire la confiance. Il porte un message, incarne deux trois idées qu’il ne lâche pas; il entraîne, il fascine, il subjugue l’Amérique et bouleverse son histoire comme l’histoire du monde. A lire vraiment ce magnifique ouvrage d’histoire contemporaine, sans aucune complaisance, mais qui en même temps dévoile le secret de la grandeur d’un homme d’Etat, que dis-je, d’un homme de l’histoire…

Maxime TANDONNET

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Le livre du président Sarkozy

220px-Flickr_-_europeanpeoplesparty_-_EPP_Summit_October_2010_(105)Ci-joint ma dernière tribune d’hier au Figaro Vox, concernant les extraits publiés par le Figaro du livre de M. Nicolas Sarkozy. J’y explique que la démarche de l’ex chef de l’Etat, consistant à reconnaître ses erreurs, est un geste exceptionnel chez une personnalité politique qui montre son goût de la vérité et de la sincérité. Cependant, dans les extraits rendus publics, je n’ai pas trouvé – pour l’instant- ce qui est pour moi l’essentiel: sa conception de la politique et du gouvernement: comment sortir de la tyrannie du narcissisme obsessionnel et de la grande manipulation permanente pour remettre la politique au service du bien commun et de l’intérêt général? C’est là-dessus que je l’attends… Dès la publication de son livre!

Maxime TANDONNET

 

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La sondagite

imagesJe ne sais pas si vous avez remarqué, comme moi, mais chaque jour, en ce moment, les médias sortent de nouveaux sondages. Ils ne portent pas directement sur les futures élections: pas question d’insister sur la faiblesse d’un président-candidat. Mais ils instillent un message constant autour de l’image des personnalités. Le matraquage insiste sur la chute de Sarkozy, et encore et encore, des fois qu’on n’aurait pas bien compris, de même sur la popularité d’Alain Juppé et sur l’ascension de M. Macron. Penser qu’ils sont truqués n’a pas grand sens. Il est trop facile d’applaudir les sondages quand ils vont dans votre sens et de les rejeter quand ils vous déplaisent. Cependant, une puissante logique de manipulation de l’opinion est à l’œuvre. Les sondages ne cessent de transformer des tendances, même éphémères, en normes de penser. Ainsi, à force de se répéter,  ils métamorphosent une vague sympathie envers ce dernier en nouveau culte de la personnalité… Il n’a absolument rien demandé mais le voici en candidat virtuel à l’Elysée!  Quand on regarde les sondages, ils tendent vers le politicien idéal, neutre, aseptisé: style gendre idéal, vaguement libéral dans ses idées économiques, plutôt libertaire – ou indifférent – sur les questions de société, le physique irréprochable, capable d’une petite phrase provocante, mais sans plus, sans aspérité, dépourvu de velléité autoritaire, communicant, propre sur lui, transparent. Dans sa quête de la perfection, le monde médiatique tend vers une image de la gouvernance parfaite: neutre, sans autorité, invisible. Pour lui, un personnage comme Sarkozy qui évoque une forme de volontarisme, de rudesse, et d’autorité est devenu diabolique. Au fond, les sondages tendent vers un idéal qui est celui de la négation du politique, du gouvernement, de l’autorité, de l’Etat. Bien sûr que derrière ce phénomène, c’est le système politique français qui est devenu fou, pas seulement les institutions, mais la culture, la vision de la politique. La politique est devenu un spectacle, un Grand-Guignol vaguement grotesque, dominé par le narcissisme pathologique de personnages qui ne songent qu’à faire parler d’eux à n’importe quel prix, même des pires reniements, une scène débile alors que le monde s’embrase et que la France a besoin d’être dirigée, protégée, gouvernée…

Maxime TANDONNET

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Ouagadougou

sans-titreOuagadougou. Ce nom de la capitale du Burkina Faso est cher au cœur des Français qui aiment l’Afrique. En y commettant un nouveau massacre, plus d’une vingtaine de tués dans un hôtel, les terroristes islamistes montrent qu’aucun endroit au monde n’échappe à leur haine sanguinaire. La guerre planétaire en cours ne ressemble à aucune autre, se jouant des frontières, des Etats, des alliances avec le fanatisme pour seule arme de destruction massive. A une invasion militaire, on peut opposer la force armée, mais face au mélange de barbarie absolue et de culte du martyre, quelle peuvent être les armes de la raison? Les dirigeants occidentaux admettent que le monde est en guerre. Cependant, ils ne se comportent pas du tout comme les leaders d’un monde en guerre. Je pense aux larmes de M. Obama, aux pitreries médiatiques des gouvernants d’un grand pays européen que je ne citerai pas, aux trahisons de tel ou tel décidé à inscrire son nom dans l’histoire ou à passer pour un saint,  aux foutreries politiciennes en tout genre  auxquelles nous assistons en ce moment. Est-ce qu’un jour, un dirigeant occidental, un président ou un premier ministre, mettra fin à l’inconscience générale et lancera un cri à la Clemenceau: « je fais la guerre! »

Maxime TANDONNET

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Malsaine obsession

imagesL’obsession des primaires de la droite et du centre donne une image malsaine de la vie publique française. Ci joint ma dernière contribution au Figaro Vox. Elle montre un monde politique qui n’existe que par la course aux ambitions individuelles. Chacun vend une image, des petits gadgets. Tout cela n’est pas à la hauteur des gigantesques défis de ce millénaire. Bien sûr, l’un d’eux remportera la victoire aux présidentielles en 2017. Il sera fier comme Artaban et ne vivra que dans l’obsession de gérer son triomphe pendant cinq ans, se prenant pour le roi du monde, en fanfaronnant, quitte à renoncer aux promesses et aux engagements. Il deviendra rapidement, dans les trois mois, aussi impopulaire et rejeté que l’actuel occupant de l’Elysée. En 2022, les Français risquent de se venger en votant pour les pires extrémistes et démagogues de droite ou de gauche dans un geste de rage et de désespoir. Ma conception de la politique n’a strictement rien à voir. Son objectif n’est pas d’encenser des zozos en mal de reconnaissance, mais de bâtir un destin commun pour une France dans la tourmente, à travers une démarche collective. Le spectacle donné aux Français par cette névrose élyséenne est désespérant, affligeant. Ils veulent se prendre pour le Général de Gaulle mais le problème, c’est qu’ils n’arrivent pas à sa cheville. Tout cela est de bien mauvais augure. Est-il encore possible de revenir aux fondements de la Vème République? C’est le thème de mon entretien sur le site Atlantico.

Maxime TANDONNET

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Un thé amer

imagesYPDZWH22Hier, j’ai pris le thé avec un ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui voulait me parler en tant qu’ex-conseiller à l’Elysée. Lui s’attend à une atomisation générale au Moyen-Orient qui dépasse la question de l’Etat islamique daesh, puis une déstabilisation du Maghreb et du Sahel, sous la pression démographique, la misère, le désœuvrement, une poussée vertigineuse de l’idéologie islamiste radicale auprès des jeunesses en perdition. En raison de la hausse continue des phénomènes migratoires, le mouvement ne peut que se répandre en Europe et particulièrement en France, à travers la ghettoïsation croissante des banlieues. Selon lui, la vague terroriste n’en est qu’à ses débuts et une guerre civile possible à l’horizon de plusieurs décennies. Ce n’était pas des paroles en l’air mais le constat d’un homme qui a voyagé, écouté, réfléchi. Sans doute est-il trop facile d’occulter les menaces qui pèsent sur l’avenir en les évacuant d’une pirouette idéologique: « droitisation », « lepénisation », « ligne Buisson »… L’angélisme et l’aveuglement volontaire seraient-ils les gages d’une pensée correcte?   Déjà, dans les années 1920, les visionnaires qui annonçaient le retour des haines et une future déflagration européenne étaient traités de réactionnaires. Cet ancien ministre  voulait parler avec moi des solutions possibles. Les remèdes miracles n’existent pas. Les formules ou les annonces ne servent qu’à masquer le vide sidéral de toute vision de l’avenir. « Déchéance de nationalité », « sortie de l’Europe », « référendum »: partout, de l’extrême droite à l’extrême gauche, les slogans jaillissent comme des leurres destinés à répandre les illusions et à attirer les électeurs. Le salut passe par un retour à la volonté politique sur le long terme, le travail, la constance dans l’effort pour restaurer l’autorité de l’Etat, la puissance publique, le respect du bien commun,  de l’intérêt général et de la notion de vérité. Je crois à « l’Europe puissance », unifiée sur la base d’une volonté politique, la mise en commun de ses forces militaires et économiques afin de reprendre la maîtrise de son destin, et non au repli nationaliste qui me semble suicidaire.  Aucun pays isolé n’a les moyens de prendre en main l’essentiel, les questions à la source, la stabilisation et le développement des régions d’origine. La force d’un continent rassemblé, de nations soudées entre elles, peut y contribuer. Rien n’est simple évidemment. Que dire d’autre?

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

 

 

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Les larmes de M. Obama

134104328_B977497712Z.1_20160105204058_000_GJO5TVP55.5-0Il est des larmes qui font pitié, celles des enfants ou des hommes ou des femmes qui ont tout perdu et sont en deuil. Il en est d’autre qui mettent mal à l’aise, agacent, inquiètent… Celles de M. Obama, qui ont ému le monde entier, me laissent de marbre. Pleurer est un signe de faiblesse. Bien sûr que le président des Etats-Unis est un homme comme un autre. En privé, seul, dans son jardin de camp David,  il a le droit de s’effondrer. Mais devant les médias, sa démonstration lacrymale prend une connotation emblématique. Il pleure en pensant aux victimes d’une tuerie dans un lycée américain. Ses larmes ont une signification immédiate. Elle soulignent l’impuissance de son gouvernement face à une tragédie. Face à un problème insoluble, les pleurs servent de contre-feu à la colère. Ils visent à susciter la pitié, l’émotion. Les larmes d’Obama ont en outre une signification planétaire. Elles nous montrent l’homme le plus puissant du monde dans un étrange état d’abandon, de soumission, de désespoir, d’infantilisation. Elle sont à l’image d’un monde occidental qui  perdu la clé de la puissance, de l’avenir, de la maîtrise de son destin, face aux drames du Moyen-Orient, au recul de sa puissance économique, de sa volonté, et qui se replie dans le culte de l’émotion. Les larmes de M. Obama ne font pas pitié. Elles font peur…

Maxime TANDONNET

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Primaires, degré zéro de la politique

sans-titreL’année politique 2016 commence avec les sondages sur les primaires. Le raisonnement est simple: dans le contexte d’une alternance probable en 2017, le vainqueur des primaires de la « droite et du centre » se présente comme le futur chef de l’Etat. M. Alain Juppé, neuf mois à l’avance, aurait pris une sérieuse option pour la victoire finale. Tous les termes de la manipulation sont en place. Les Français sont invités à se prononcer pour des images, des marques de fabrique, des stéréotypes forgés par les médias et les sondages: Juppé « la sagesse », Sarkozy « la droitisation », Fillon « le sérieux », le Maire « la jeunesse ». Que proposent-ils sur l’essentiel, l’avenir de la démocratie en France, la réforme des institutions, la refondation de l’Europe, l’autorité de l’Etat, la sécurité intérieure et extérieure? En quoi se distinguent-ils sur le fond? Personne n’en a la moindre idée. Ces primaires, comme la « présidentialisation » du régime autour de l’idée mensongère et grotesque qu’un homme (ou une femme) fait à lui seul la pluie et le beau temps de tout un peuple, marquent une nouvelle étape dans la dégradation de l’esprit public. J’y vois une imposture, atteinte à l’intelligence populaire. Si rien ne change en profondeur, une transformation radicale du mode d’exercice du pouvoir – dans le sens de la discrétion, de la volonté générale et du bien commun –  j’ai la vague intuition que le sort du prochain président sera infiniment pire que celui de l’actuel, qu’il ne finira peut-être pas son mandat et que tout s’achèvera dans la tragédie…

Maxime TANDONNET

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L’étrange prophétie

sans-titre« Il y a quelques années, un commentateur bourgeois – et colonialiste – pour défendre l’Occident n’a trouvé que ceci : “ Nous ne sommes pas des anges. Mais nous, du moins, nous avons des remords. ” Quel aveu ! Autrefois notre continent avait d’autres flotteurs : le Parthénon, Chartres, les Droits de l’homme, la svastika. On sait à présent ce qu’ils valent : et l’on ne prétend plus nous sauver du naufrage que par le sentiment très chrétien de notre culpabilité. C’est la fin, comme vous voyez : l’Europe fait eau de toute part. » En 1961, Jean-paul Sartre a ainsi prophétisé une situation qui est celle du déclin général de l’Europe comme entité culturelle et historique, rongée par la culpabilité, dans son extraordinaire préface des Damnés de la terre de Franz Fanon. 2015 fut une année d’apocalypse marquée la vague terroriste qui a ensanglanté une France déboussolée et l’arrivée soudaine d’un million de migrants en Allemagne dans des conditions de chaos indescriptible qui bousculent tous les repères classiques de la politique d’asile et d’immigration, un climat d’indécision, d’angélisme et l’effondrement personnel de Mme Merkel. Nous sommes dans une logique de long terme qui semble vouer notre continent à la tragédie. Le retour des démons extrémistes, dans les urnes ou dans la rue, est le fruit de cette déstabilisation. « C’est la fin, comme vous voyez: l’Europe fait eau de toute part. » Sartre avait raison. La tyrannie de l’émotionnel et des polémiques stériles sont le reflet de l’extraordinaire impuissance politique des gouvernements face à la réalité, et d’un  mouvement profond de l’histoire, qui les entraîne comme un courant marin auquel rien ne résiste. Peut-on contrarier ce basculement gigantesque, en moins d’un siècle d’une Europe dominatrice de la planète à sa chute?  Mon sentiment est que la solution nationaliste, en vogue aujourd’hui, au-delà des apparences faciles, est totalement dépassée, inadaptée, comme un remède pire que le mal. L’enjeu fondamental, celui de la survie, du salut de l’Europe, se joue à l’échelle du continent. Que pourrait être un signe d’espoir? Celui de l’émergence de nouvelles élites dirigeantes, l’unité des responsables des grands pays, un discours radicalement neuf, prenant acte de la faillite de la vieille Europe, et d’une volonté de refondation sur des bases nouvelles: la démocratie européenne – au sens du pouvoir de ses peuples – le respect des frontières de l’Europe, la sortie d’un système horriblement bureaucratique et paralysant au profit d’une unification politique, la solidarité et l’unité intrinsèque de ses Nations face à un monde en voie d’explosion, sa capacité de projection militaire pour défendre ses intérêts, contribuer à la pacification et au développement des régions les plus stratégiques pour son destin, la réhabilitation de son histoire et de sa culture. Nous en sommes tellement loin!

Maxime TANDONNET

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Les Misérables

imagesVoilà qui m’avait échappé à la fin de l’année dernière. Une proposition de loi socialiste a été déposée le 16 décembre dernier à l’assemblée nationale afin de modifier les règles du temps d’apparition médiatique des candidats à l’élection présidentielle dans la période charnière de trois semaines entre la clôture des dépôts de candidature et l’ouverture officielle de la campagne. La logique de « l‘égalité » du temps de parole serait remplacée par celle d’une prétendue « équité« . Le temps d’apparition à la télévision ou de parole sur les radios serait dès lors calculé sur la base des sondages récents et des résultats des dernières élections. Cette formule est destinée à conforter les trois grands partis du système, lepéniste, républicain et socialiste, au détriment des autres formations et de leurs candidats. Il faut y voir une volonté de confiscation de la représentation, de monopole de la nomenklatura, d’une petite caste déjà outrageusement privilégiée par les médias, qui ne vise qu’à se partager les mandats, les fonctions, les émoluments, les honneurs, les privilèges. Je ne sais pas si cette loi sera adoptée. Le seul fait qu’elle ait pu germer dans un esprit politicien, socialiste plus précisément, fait froid dans le dos. Elle témoigne une fois de plus d’un mépris absolu de la démocratie.

Maxime TANDONNET

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Le peuple

sans-titre« Vox populi, vox dei »? non, la voix du peuple n’est pas divine, il lui arrive de se fourvoyer. Pourtant, dans le marasme général, la perte généralisée des repères, il fait figure de boussole, même bien aléatoire, dans la tempête. Avec des exceptions bien sûr, les milieux dirigeants n’ont pas cessé de trahir ou de se tromper depuis des décennies, par négligence,  médiocrité générale, lâcheté, aveuglement : politiques, technocrates, réseaux d’influence.  Ceux-là sont les principaux responsables de l’état hallucinant du pays, sa fragmentation, ses exclusions, sa violence extrême, le saccage de ses entreprises par les charges sociales et fiscales, sa dette et ses déficits, le martyre de ses jeunes privés du droit au travail, ses 3,5 à 6 millions de chômeurs, ses squats et bidonvilles immondes, son incapacité à se gouverner, ses nouvelles poches de misère, son impuissance politique. Ce tableau n’a rien d’excessif ni de pessimiste. Il suffit d’ouvrir les yeux quelques instants. Et il a des responsables. De l’extrême droite à l’extrême gauche, dans les cercles dirigeants ou d’influence médiatique ou idéologique du pays, y compris les courants protestataires qui n’ont jamais rien fait qu’attiser les fureurs et les haines, personne n’a de quoi être fier. L’instinct du peuple n’est certes pas infaillible. Pourtant, il se caractérise par un bon sens qui n’a rien de légendaire. Ainsi, je suis sidéré que malgré l’extraordinaire mobilisation médiatique – déchaînement de propagande – en faveur des plus hauts dirigeants du pays, leur niveau de popularité demeure aussi faible et dérisoire… J’y vois le signe d’une l’intelligence et clairvoyance populaire: le peuple résiste aux manipulations et au lavage de cerveaux. Quand on ne sait plus ou regarder ni sur qui compter, le bon sens du peuple, tout relatif ou imparfait qu’il soit, reste la dernière source d’espoir.

Maxime TANDONNET

 

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Refonder notre conception du pouvoir

sans-titreBien sûr, ma vision des choses a beaucoup changé en une dizaine d’années, fruit de l’expérience, des lectures, de la réflexion personnelle. L’histoire d’Angela Merkel est éloquente. Souvenons-nous. Jusqu’à l’été 2015, la chancelière allemande représentait une sorte de perfection dans l’exercice du pouvoir, incarnant l’insolente réussite allemande sur tous les plans. Et puis soudain, elle perd pied, se déclare « mère des réfugiés », prend une posture, encourage un appel d’air en Allemagne et l’arrivée d’un million de personnes en un an. Dans ses vœux de nouvel an, elle a revendiqué cette action. Nul n’est capable de dire sérieusement la part des véritables persécutés, victimes de la guerre – enfants, familles – et celle des migrants d’opportunité, jeunes et célibataires. Les conséquences de ce phénomène seront gigantesques. L’Allemagne devra faire face aux impératifs d’accueil d’un million de personnes, un chiffre colossal, peut-être bien plus dans l’avenir compte tenu de l’engrenage qui s’est enclenché. Son opinion publique en sera profondément ébranlée, avec des effets politiques incommensurables sur le long terme. Les régions d’origine auront à subir l’impact du départ de leurs forces vives, pour le rétablissement de la paix et la reconstruction. Mme Merkel a semblé totalement désarçonnée, prise de panique quand elle a voulu, après avoir déclenché le mouvement, imposer à l’Europe des « quotas », supposant une gigantesque organisation bureaucratique et policière, puis décidé d’utiliser l’armée pour verrouiller les frontières internes européennes, en violation des engagements de l’Allemagne (Schengen). Cette dame jusqu’alors parfaite a été emportée par l’obsession de marquer « sa trace dans l’histoire », de devenir une héroïne nationale, celle qui rachète définitivement l’Allemagne de son passé. Les médias lui ont tressé des couronnes, ont fait d’elle la femme de l’année. Or, elle n’a fait qu’entraîner son pays et l’Europe dans l’inconnu. Je crois que cette évolution est inévitable, liée à la psychologie humaine, conséquence de l’idolâtrie, du culte de la personnalité: impossible, dans un tel contexte de sur-personnalisation du pouvoir, d’échapper à la tentation de plaire au monde médiatique, d’une manière ou d’une autre. Il faut refonder notre conception du pouvoir politique, le rendre plus anonyme, plus collectif, modeste, plus impersonnel. La question n’est pas seulement celle du renouvellement de la classe politique (remplacer des têtes par d’autres) mais elle est surtout celle de la refondation de la mentalité politique comme je l’ai écrit dans mes vœux pour le Figaro Vox. Tout homme ou femme censé incarner durablement le destin d’un pays est voué à une sorte de folie mégalomane qui l’entraîne à mille lieues du bien commun.  Le temps des années 1920, 1930 et 1940 où les peuples s’en remettaient à un personnage sublimé et supposé providentiel (telle la France de Vichy ) est révolu. Une Nation peut avoir ses héros, Bonaparte le 18 Brumaire, Clemenceau en 1917-1918, de Gaulle le 18 juin 1940, mais dans des circonstances exceptionnelles, sur de brèves périodes, pour la sortir d’une situation inextricable. L’incrustation du « sauveur » au sommet du pouvoir l’expose au risque d’être gagné par la démence inhérente à la nature humaine. Je crois qu’il faut redécouvrir la vertu d’un pouvoir moins personnel, porté sur l’intérêt général et non la glorification naïve d’un personnage.

Maxime TANDONNET

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Déchéance politicienne

imagesLes Républicains, après le parti lepéniste, ont décidé hier de voter pour la révision constitutionnelle relative à la « déchéance de nationalité ». Je désapprouve totalement ce choix. Chacun s’accorde à considérer le projet comme essentiellement symbolique. Les jihadistes français sont pour la plupart des jeunes de la seconde et de la troisième génération ou bien des « convertis » qui ne sont pas bi-nationaux et échapperaient au champ de la mesure. En outre, pour des raisons de droit international, il serait radicalement impossible d’expulser les terroristes déchus de la nationalité, sauf à renier les engagements internationaux de la France les plus fondamentaux en envoyant ces derniers à la mort, ce que personne ne fera jamais. Donc nous les garderions sur le territoire, avec la nationalité en moins. Ah, la belle affaire! Enfin quel effet dissuasif pourrait avoir la perspective de perdre la nationalité française sur des personnes déterminées à se faire exploser vivantes? La vérité, vous voulez la savoir? Quand le monde politique n’a aucune solution à appliquer ou à proposer pour relever les grands défis de l’époque – le chômage massif des jeunes, la fragmentation de la société, la montée des violences et des haines, la dette, les déficits, l’état effroyable des « cités », le déclin économique, la sur-fiscalité, la maîtrise des flux migratoires – il choisit de fuir dans les limbes en lançant des polémiques, en  créant de gigantesques psychodrames pour faire oublier l’essentiel. Le sujet va occuper les esprits pendant des mois, déclencher des fureurs, déchaîner les passions, déchirer le pays. Cette tempête débouchera sur le néant. Tel est bien l’objectif de la classe dirigeante. Depuis deux jours, l’hystérie politico-médiatique se porte sur la question de « l’apatridie« . Ah, oui, l’apatridie, c’est bien là le grand problème du moment pour notre pays, chère Madame, l’apatridie! Les Républicains auraient pu prendre de la hauteur, échapper au piège en déclarant que ce débat n’était pas la priorité du moment et que la France avait d’autres urgences, d’autres chantiers devant elle, qu’on ne révise pas la Constitution pour des symboles. D’ailleurs, les mêmes qui considéraient naguère l’idée de déchéance de nationalité comme monstrueuse, pétainiste, vichyste, en font désormais le Graal d’une politique. Aujourd’hui, l’opinion applaudit dans un  consensus aussi vaste qu’il est fragile, mais soudain, quand le voile va se déchirer, comment réagira-t-elle face à la débauche de contradictions et de manipulation? Le vrai drame de la France: on prend les gens pour des imbéciles.

Maxime TANDONNET

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Sortir du mitterrandisme

sans-titreLa dernière contribution qui m’a été demandée par Figaro vox concerne François Mitterrand, à l’occasion du vingtième anniversaire de son décès le 8 janvier. Peut on sortir du mitterrandisme?  En effet, j’ai constaté que ce personnage représentait un modèle dans la classe politique française. De droite, de gauche, tout le monde dans les conversations privées l’admire et lui rend hommage. Pourtant, il me semble être sinon l’inventeur, tout au moins le champion d’une vision de la politique moderne axée sur « le culte du moi » au détriment de l’intérêt général, la conquête et la préservation des attributs du pouvoir à n’importe quel prix. Je suis fasciné de la manière dont ses disciples parviennent à ensevelir dans une sorte d’oubli artificiel son passé. Je n’ai d’ailleurs pas envie de revenir là-dessus, n’étant pas un adepte des « boules puantes » comme disait le Général. Il a porté a sa perfection le social-narcissisme et la politique épurée de toute conviction comme instrument de manipulation de masse. On oublie aussi qu’il a été lourdement puni par la providence et que sa fin de règne fut un épouvantable calvaire dont le suicide de Pierre Bérégovoy marque le paroxysme. Je ne la souhaite à personne mais une telle tragédie est inhérente  à la folie du pouvoir pour le pouvoir et à la tentation de s’y incruster par tous les moyens au détriment du bien commun. J’espère qu’un jour, la France sortira du mitterrandisme…

Maxime TANDONNET

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Qu’est-ce qu’un « Etat fort »?

imagesM. Alain Juppé publie un ouvrage intitulé « pour un Etat fort ». Ce livre programme annonce des mesures de bon sens destinées à améliorer la sécurité en France: création de places de prison, rétablissement des peine-plancher, redéploiement des effectifs de police, etc. Il convient de se féliciter de cette contribution. La question de l’Etat fort dépasse toutefois celle de la sécurité. Elle touche à l’efficacité du politique en général. La priorité du futur chef de l’Etat élu en 2017 sera de donner au pays les moyens de se gouverner: un Premier ministre puissant, solide, déterminé, prêt à prendre des risques dans le champ économique et social, celui de la sécurité, des frontières, dévoué à l’intérêt général; des ministres engagés, responsables, autoritaires (au sens noble), décidés à diriger leur ministère et non confinés à la communication; une majorité audacieuse, volontaire pour assumer son programme et veiller à sa mise en œuvre. Il faudra réhabiliter les notions de volonté, de gouvernement, de choix, de décisions, d’objectifs  et de responsabilité, les placer au cœur de la  politique. Il est totalement absurde de penser que le prochain président arrivera avec sa baguette magique pour régler d’un coup tous les problèmes. Le mieux qu’il pourra faire sera d’insuffler une énergie, une confiance nouvelle à l’appareil d’Etat, et mettre sur les rails un Etat fort, c’est-à-dire orienté, non pas sur la communication, mais l’action et l’ambition d’obtenir des résultats. Cela s’appelle gouverner, tout simplement…

Maxime TANDONNET

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La République malheureuse

imagesK0URELDFIci, j’entends République, non pas comme antithèse de la Monarchie, mais au sens étymologique, le plus noble et le plus authentique du terme: « Res publica » la chose publique. A cet égard, la République repose sur l’idée d’un bien commun, d’un intérêt général qui, dans l’espace public, l’emporte sur toute autre considération. Que voyons nous aujourd’hui? Une confiscation de la vie publique, sans précédent depuis plus d’un demi-siècle, par l’obsession des postes, des mandats, des attributs et privilèges du pouvoir. Dès lors que des intérêts individuels, qu’ils soient de pure vanité narcissique ou matériels, l’emportent sur le sens du bien commun, la République se voit vidée de sens, comme abolie. La vie politique française se présente comme un vaste jeu d’échec, destiné à gagner ou préserver les positions égoïstes, à n’importe quel prix, celui de gigantesques polémiques inutiles qui déchirent le pays, celui des  manipulations et de postures d’un autre âge, celui du désespoir d’une Nation. Mais le plus terrible tient au climat de résignation et de complaisance face à cette crise de la res publica, les oppositions de droite et d’extrême droite engluées dans leurs calculs retors, une presse plus ou moins complice de ces manœuvres, des médias radios-télévision, totalement à la botte. Ah, si! J’ai trouvé une analyse intéressante de la situation, dans le Point chez l’historien François Kersaudy. Ouf, tout n’est pas perdu tant qu’il reste un ou deux intellectuels, voire un peu plus, qui réfléchissent, qui osent encore réfléchir…

Maxime TANDONNET

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Michel Delpech

imagesAvec la mort de Michel Delpech, c’est un peu de notre adolescence qui n’en finit pas de s’éloigner, de s’éteindre. Il incarne une image de la vie pleine d’humour, de tendresse, de nostalgie: chez Lorette, le chasseur, le Loir-et-Cher, quand j’étais chanteur… Point de grand message idéologique, point de  prétention, point de leçon de morale, point de vulgarité. Il chante la vie quotidienne, la paix, la drôlerie, la poésie, la nature, la gentillesse populaire, la gaieté simple, la générosité sans ostentation. Dans ses paroles et ses mélodies, c’est la France qui nous parle dans ce qu’elle a de meilleur .

Maxime TANDONNET

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Meilleurs vœux pour 2016

240_F_86619025_KbQXF5K8Tr0wcXfbRI2h6ZcvBTtRZuMkEn ce premier janvier 2016, j’adresse mes meilleurs vœux aux amis et aux visiteurs de ce blog dont le nombre a oscillé entre 2000 à 10 000 quotidiennement entre septembre et décembre. Je souhaite qu’il contribue, au niveau modeste qui est le sien,  aux débats de société autour de l’avenir du pouvoir politique, dans un  monde qui change à une allure prodigieuse, une société qui se transforme à la vitesse de la lumière. La politique traditionnelle autour de l’idolâtrie et de la manipulation de masse est en train de mourir dans l’indifférence et l’aveuglement général, entraînant le pays dans sa décomposition. Tout est à réinventer, la démocratie, nationale et locale, la représentation, la notion de gouvernement. Je souhaite qu’en 2016, la France dite « d’en haut » sorte des chimères et rejoigne le monde des réalités, celui des défis concrets, celui du destin que nous avons à construire pour nos enfants, celui des choix et des décisions. Je remercie du fond du cœur toutes les personnes qui s’intéressent à ce blog. Je leur souhaite ainsi qu’à leur famille, une année 2016 pleine de  bonheur et de réussite personnelle.

Maxime TANDONNET

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Une sale année qui s’achève

imagesFMPAS2OGPour finir l’année, je suis parti marcher au bord de la mer, entre Saint Malo et le Mont Saint Michel. Oui, une bien sale année. Déjà, 1815, une année de défaite et d’occupation, 1915, année la plus sanglante de l’histoire de France. 2015 fut aussi une sale année, une année pourrie. Depuis mon éveil à la conscience politique, en 1974, je n’ai jamais connu une aussi sale année. Le terrorisme a frappé à trois reprises. Les 7 et 9 janvier, puis le 13 novembre, Paris a connu le sang, les larmes et la peur. Il est des familles qui pleurent toujours leurs enfants disparus dans les massacres de 2015. Nous avons assisté à la « déchéance » du monde politique, non pas dans sa totalité bien sûr, les exceptions existent, mais globalement, dans son ensemble. Quoi? face à la terreur, et au martyre des Français, plutôt que d’essayer d’établir les responsabilités de ce désastre, d’œuvrer à des réponses concrètes, opérationnelle, réalistes, le monde politique a choisi la fuite dans la récupération émotionnelle,  la grandiloquence, la course aux polémiques stériles et inutiles – symboliques – aux provocations qui font du bruit, oublier tout le reste, et  qui éloignent toujours plus les Français du monde réel, avec en toile de fond, l’obsession des places à conserver ou conquérir. Bien sûr, la poussée du parti lepéniste fut une autre monstruosité de l’année 2015, mais résultat de la déchéance globale – pas générale – du monde politique. Déchéance, déchéance, le grand mot à la mode, pire que déclin, pire que décadence, la déchéance… 2015, année de la déchéance… Plus que deux jours à vivre cette sale année.

Maxime TANDONNET

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Noël des chrétiens d’Orient

téléchargement (1)En ce 24 décembre 2015, nos pensées vont aux chrétiens d’Orient, persécutés, terrorisés, massacrés, dans l’indifférence générale des opinions publiques, des gouvernements, des intellectuels. 2015 fut une année extrêmement sombre pour la France, mais aussi pour les chrétiens. Certains en sont encore à se demander si leur martyre relève  ou nom de la qualification de génocide. Personnellement, je n’en ai jamais eu le moindre doute et ne comprends même pas  que cette question puisse se poser. Je pense à nos frères chrétiens qui ne vivent pas Noël dans la joie, mais dans la peur.  Rien d’autre ne saurait compter aujourd’hui. L’extermination dont ils sont victimes se poursuit, dans la nuit et le brouillard de l’indifférence. Les oublier revient à cautionner leur calvaire et leur anéantissement. Alors, pensons à eux. Il est des pensées, des silences, des prières comme disent les chrétiens, qui valent bien mieux tous les discours et toutes les paroles du monde.images56F6HIY6

Maxime TANDONNET

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Le chaos nihiliste

téléchargementLa réforme constitutionnelle annoncée par le pouvoir socialiste n’a rien d’anecdotique. L’introduction de la déchéance de nationalité pour les  binationaux nés en France, est une réforme sidérante. Elle heurte de plein fouet l’idéologie et la morale de la gauche actuelle: non-discrimination, société ouverte et multiculturelle. Elle met en place une différence juridique fondamentale entre deux catégories de Français: les binationaux, issus de l’immigration, et les autres, Français d’origine. Les premiers pourront être déchus de leur nationalité française, et non les autres. Elle est donc strictement à l’opposé de toute la morale actuelle fondée sur l’égalité des droits, la non-discrimination, le rejet de la distinction entre Français immigrés et d’origine. Présenté par « la droite » comme on dit, cette mesure aurait sans aucun doute déjà déclenché un tollé indescriptible: pétainiste, raciste, xénophobe… Déjà des émeutes dans la rue et des appels à la mobilisation citoyenne, France info en boucle, appel des intellectuels à la résistance, pétition de SOS racisme, France 2 grand reportage sur les dénaturalisations du régime de Vichy, rassemblement à Charlety, etc, etc. Mais comme elle vient des socialistes, alors, puisqu’elle vient des socialistes, tout le monde est content et les moutons suivent en bêlant.  Cette réforme est, comme les dirigeants du pays le répètent, à caractère symbolique. Elle n’a pas d’utilité avérée dans la lutte contre le terrorisme. Elle est symbolique, emblématique, idéologique mais d’une idéologie qui est pour la morale de gauche, le mal absolu. Alors pourquoi? Eh bien c’est ici que nous atteignons le fond de l’abîme, le niveau ou plus rien n’existe, ni les valeurs, ni les principes, ni les convictions, ni les idées, au profit du cynisme pur, l’opportunisme absolu, la tactique, le calcul destiné à gagner le combat politique c’est-à-dire à conserver sa place dans les Palais de la République. Elle va susciter quelques remous à gauche, diviser à droite, désarçonner l’extrême droite, plaire au bon peuple… « Piéger la droite »: la fin ultime de toute politique. Cette mesure ne sera probablement jamais adoptée telle quelle. Mais elle aura occupé les esprits pendant six mois, fait oublier le chômage, l’insécurité, les échecs de politique étrangère ou face au terrorisme islamiste. Fuir le plus loin possible du réel en plongeant dans le sensationnel, le spectacle, la grande polémique. Semer le chaos et la confusion dans le pays, diviser, déchirer, briser tous les repères pour espérer nourrir en réaction le culte de la personnalité, émerger des ruines du temple et gagner les élections. Il n’y a plus aucune limite, ils sont prêts absolument à tout, à tout pour atteindre leur but.  Et quand je dis à tout, c’est vraiment à tout.  Le spectacle est terrifiant, apocalyptique.

Maxime TANDONNET

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La République irresponsable

rtr4kio5Nous vivons dans un système politique absurde. Il semble que les dirigeants au pouvoir peuvent faire absolument n’importe quoi sans que rien ne se passe, aucune sanction, aucune mise en jeu de leur responsabilité. La Vème République bis dans laquelle nous vivons aujourd’hui, n’a plus le moindre espèce de rapport avec la Vème du général de Gaulle, fondée sur la confiance entre le peuple et son président – d’où les référendum et l’engagement à démissionner en cas de défaite. Elle est devenue un régime malade, paralysé, irresponsable. Ce régime actuel, la Vème bis, est mille fois pire que la IIIème et la IVème République. Ce que j’affirme est profondément tabou, inadmissible, inaudible. Je parle comme je le pense. Certes il y avait, sous la IIIème et la IVème un problème d’instabilité gouvernementale. Mais quand un gouvernement dévissait complètement, il était jeté par la fenêtre et on passait à autre chose. Il y avait un chaos créateur et les choses bougeaient derrière le voile de l’instabilité. Aujourd’hui, tout est gelé, bloqué, anesthésié. Et le pire, c’est que même en 2017, la crétinerie du système actuel risque de déboucher sur le statu quo. Imaginons un renouvellement de l’actuel président avec 20% des voix au premier tour, grâce à un coup de bluff, une belle mise en scène médiatique, avec une abstention d’environ 40%, puis un deuxième tour gagnant contre l’extrême droite et dans la foulée, la réélection de la même majorité aux législatives. Un triomphe avec 12% d’adhésion réelle du corps électoral… Un tel scénario n’a rien d’hypothétique. Et la vie continue. Le vrai problème, à mes yeux, n’est pas la déchéance de notre République en soi car tout ce qui est humain peut se changer et se réparer. Encore faut-il en avoir conscience. La vraie déchéance, c’est que cette question n’intéresse absolument personne. Circulez, braves gens, y a rien à voir.

Maxime TANDONNET

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Manquait plus que lui…

sans-titreHier, dimanche 20 décembre, l’actualité était dominée par deux événements: une fausse bombe dans le vol Maurice-Paris et l’annonce du retour de Bernard Tapie en politique « pour combattre le fn et le chômage des jeunes ». Moi je l’aime bien, une sympathie naturelle me pousse vers les boucs-émissaires, les pestiférés d’une époque. Franchement, je n’apprécie pas la manière dont il a été traité, encensé, puis traîné dans la boue et roué de coups. La justice est une chose, le lynchage médiatique en est une autre. Mais revenons à l’essentiel.  Au cœur de son projet, il veut « interdire le chômage des jeunes ». Cela depuis au moins trente ans qu’il en parle et que les médias relayent son message. On se demande pourquoi une si belle idée n’a pas été mise en œuvre ni pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas s’inspirer de la méthode Tapie pour aller au-delà.

  • Interdire le chômage en général.
  • Interdire la pauvreté et la misère.
  • Interdire la violence.
  • Interdire les famines.
  • Interdire la pollution.
  • Interdire l’échec scolaire.
  • Interdire les inégalités.
  • Interdire les accidents de la route.
  • Interdire la drogue (c’est déjà le cas).
  • Interdire la vieillesse, le solitude.
  • Interdire la maladie, la souffrance, le handicap.
  • Interdire le terrorisme, les guerres.
  • Interdire le chagrin.
  • Interdire la méchanceté.
  • Interdire la bêtise.
  • Interdire la mort.

Non, ce n’est pas de la caricature, mais de la logique: s’il suffit de proclamer une interdiction pour régler un problème, pourquoi ne pas en profiter? Cela s’appelle l’incantation. La proposition de M. Tapie est-elle d’un génie incompris ou la quintessence de la politicaillerie actuelle, incluant bien entendu le fn qu’il prétend combattre?

Maxime TANDONNET

 

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L’espoir en politique

XVM1ad0fdf2-a254-11e5-8358-4c13e02ee3e2Non, non, non! Je ne suis pas un misanthrope aigri et pessimiste comme pourrait le laisser penser la tonalité de certains de mes billets. Je suis constamment à l’affût d’une lueur d’espoir, de renouveau. Le problème fondamental, selon moi, est celui de l’intérêt général, ou du bien commun. J’attends que la politique sorte de la posture, de la démagogie et de la manipulation, destinées à conserver ou à gagner des rentes de situation et des privilèges de vanité, pour retourner à l’essentiel: le service des citoyens. J’ai vu ces derniers jours une lueur d’espoir dans l’éclosion d’une génération nouvelle de personnalités politiques qui ont gagné les grandes régions de l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et pays de  Loire. Il se trouve que le les connais (un peu) tous les trois! Ils ont me semble-t-il envie de bien faire et de réussir, de sortir la politique de la course aux chimères, aux illusions, et aux mirages dans laquelle elle se trouve embarquée. Tous trois et d’autres, dans le même élan, devraient lancer un programme au service  de la France, en faisant abstraction de ces malheureuses « primaires » et de la guerre d’ego des présidentielles. Un projet politique d’abord, sur une génération : assainissement et démocratisation des institutions, libération drastique de l’économie française de ses charges et de ses contraintes, autorité de l’Etat, décentralisation et libertés locales, refondation de l’Europe autour de la défense et de la protection des Européens, réhabilitation de l’Excellence dans l’éducationbougie1600x1200 nationale, ouverture de cette dernière sur l’économie et l’entreprise, etc. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui sortira des présidentielles. Peut-être un bien, peut-être un mal. Cela tiendra à rien, un coup de bluff, une belle mise en scène médiatique. La véritable élection, aujourd’hui, ce sont les législatives, la représentation de la Nation, la future majorité de gouvernement. La nouvelle génération doit arriver au pouvoir avec un projet et avant tout, celui de la reconquête de l’intérêt général et deux mots clés: la vérité et la réalité.

Maxime TANDONNET

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Déclin, décadence?

rtr4kio5Ci-joint une entretien sur le site Atlantico concernant le thème de la décadence. L’idée que j’essaye d’y démontrer est que l’impression de décadence provient de la défaillance de la « France d’en haut », du monde politique national et médiatique dans son ensemble, qui masque les richesses du pays, ses créateurs, ses entrepreneurs, le dynamisme et l’inventivité de la jeune génération… Il existe une autre approche possible selon laquelle la France a les « élites qu’elle mérite », le spectacle politique n’étant que le reflet d’une situation plus générale. L’appréciation que l’on a de la question est liée à l’expérience personnelle de chacun. De mon côté, je suis sidéré de l’audace, du courage, de l’intelligence, de l’ouverture d’esprit, la tolérance, et de la détermination des jeunes que je suis amené à côtoyer. Je leur trouve un mérite infini de se battre dans un contexte global aussi délétère…

Maxime TANDONNET

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L’horreur présidentialiste

sans-titreMercredi soir, j’ai discuté avec un ténor des Républicains, l’un des plus cinq ou six plus importants de ces dix dernières années, dont je ne donnerai pas le nom… Nous étions bien d’accord sur presque tout: la déliquescence de la politique, sa fuite dans la communication et la manipulation, le renoncement face au réel, la démence narcissique, l’obsession électoraliste, la dictature des annonces, des postures, des leurres… En revanche nous divergions sur l’essentiel: lui pense qu’il suffit de changer la personne du président de la République et tout ira mieux. Sous-entendu: moi à sa place, plus rien ne sera pareil. Là, je suis en désaccord total. C’est le système présidentialiste qui est devenu fou, qui a plongé dans la démence. Confondre l’intérêt d’un pays avec celui d’un homme est une pure aberration. Le modèle français de l’actuelle VIème République, ou Vème bis, mélange le sort de la Nation avec les soubresauts personnels d’un homme, quel qu’il soit. Se considérant comme l’incarnation du pays, celui-ci est obsédé de sa popularité, soit pour la protéger, soit pour la reconquérir, le cas échéant dans la perspective d’une réélection.  Il entraîne l’ensemble des pouvoirs publics dans le culte de sa personnalité. La vie publique déserte le monde des réalités, glisse dans l’obsession de la communication, de la mise en scène, de la manipulation médiatique. La « trace dans l’histoire » tourne à la névrose. Et c’est ainsi que peu à peu, la France s’enfonce dans l’abîme pendant que les autres pays Européens travaillent et se réforment. La seule solution est de sortir une fois pour toute de cette logique mortelle en réhabilitant la démocratie, autour d’un chef de l’Etat non rééligible, qui préside dans la discrétion et la modestie, s’adresse au peuple une fois par an ou dans les périodes de crise, puis disparaît pour faire son boulot, et un Premier ministre qui gouverne sous le contrôle du Parlement, sur la base d’un programme précis, d’objectifs, d’engagements chiffrés et d’une obligation de résultats.  Refaire de la France une démocratie: cela paraît tout simple mais dans leur crise de démence narcissique,  ils ne voudront jamais! Quand l’ivresse de soi a tourné au coma éthylique…

Maxime TANDONNET

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Recomposition ou décomposition?

imagesHélas, le mythe de la recomposition politique n’est rien d’autre que le masque d’une nouvelle vague d’hypocrisie et de calculs politiciens. Les uns s’achètent une sainteté idéologique dans l’espoir de s’attirer les faveurs du monde médiatique. Les autres veulent noyer dans un grand magma central les déceptions, les échecs, les mauvais sondages. L’obsession élyséenne est en ligne de mire de ces grandes manoeuvres souterraines. Que recèlent les annonces, coups de menton, retournement de veste? Rien: le néant d’idées, de projet, de volonté. La notion de bien commun achève de se désintégrer dans un grand courant de folie mégalomaniaque qui s’est emparée d’une partie de la classe politique nationale, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Les questions de fond sur l’avenir de la France, en matière d’industrie, d’emploi, d’Europe, de sécurité, disparaissent dans le puits sans fond de la vague narcissique. Une immense tartufferie s’est développée autour de la poussée du parti lepéniste. Présentée comme un drame national, elle donne lieu à une extraordinaire récupération politicienne. En érigeant cette formation en ennemi public numéro un, le monde politique et médiatique ne fait que la renforcer en permanence. Il se donne un prétexte pour fuir les réalités, le chômage massif, la violence, le déclin européen et international. Avec, en toile de fond, une seule perspective, une seule ambition, un seul horizon: être le prochain à pavoiser sous les ors de l’Elysée. La politique française a basculé dans une sorte de névrose obsessionnelle, la névrose élyséenne, qui l’entraîne toujours plus loin du monde réel et des préoccupations des Français.

Maxime TANDONNET

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Au paroxysme de la barbarie et de l’impuissance

images (4)Selon une information de la presse britannique, l’Etat islamique daesh aurait franchi un nouveau palier dans l’horreur en ordonnant l’exécution d’enfants trisomiques ou handicapés. Comment imaginer pire, dans l’ordre de la barbarie? Que dire, que penser devant un tel niveau d’atrocité? A quels souvenirs abominables de l’histoire cette information renvoie-t-elle et à quel mot?  Je l’ai trouvée par hasard sur Internet, dans l’indifférence absolue de notre glorieuse classe politique, tout à ses calculs élyséens, et de notre sublime monde médiatique qui a bien d’autre chats à fouetter. Le silence des défenseurs des droits de l’homme, les intellectuels humanistes, des chantres du droit d’ingérence, a quelque chose de glaçant, de monstrueux. Outre-Atlantique, M. Obama ne cesse de répéter « je vais écraser daesh ». Il n’écrase rien du tout. Plus il fanfaronne et plus il est impuissant. C’est toujours pareil, je me méfie comme de la peste des politiciens qui ânonnent « je » du matin au soir. Poutine non plus n’est guère convainquant, depuis le temps qu’il roule des mécaniques et que la Russie bombarde en Syrie, le résultat n’est guère probant et l’Etat islamique est toujours en place. Nous vivons une tragédie inouïe, qui dépasse l’imagination. Une force de terreur s’est imposée en deux ans, et tient tête aux deux méga-puissances militaires qui se sont partagé le monde pendant un demi siècle. Daesh est une sorte de miroir inversé de l’humanité, comme la face obscure de la « mondialisation »  bienheureuse. L’Etat islamique, que le monde occidental a tant contribué à engendrer, bénéficie de l’argent du pétrole, du double-jeu, de la complicité des puissances régionales. A qui profite la barbarie absolue? Hier, une amie qui voyage beaucoup, spécialiste du Moyen-Orient et de l’Afrique, m’expliquait que les salafistes, soutiens de l’Etat islamique, prospéraient, à la vitesse de la lumière, sur le terreau  de la misère, démultipliant les lieux de propagande, les écoles, les  centres de soin et de secours, prenant l’ascendant sur une partie de l’humanité. Que faire? La coopération, l’aide au développement, bien sûr. Mais ce sentiment, d’écoper la mer avec une petite cuiller… Au fond, elle n’en savait rien. Moi non plus d’ailleurs.

Maxime TANDONNET

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Les larmes de Marianne

imagesQ97MTRRDBien sûr nous sommes heureux de la conquête de l’Ile-de-France par Valérie Pécresse, mais au-delà, les résultats des élections régionales n’ont rien qui ne soit de nature à nous rassurer. La vie politique est entrée dans une ère de grand brouillage, de confusion totale, comme je l’ai écrit dans deux tribunes au Figaro Vox. Voici l’une. Et voici pour l’autre… Les partis politiques se déglinguent à vue d’œil: les Républicains entre partisans du « front républicain » et ceux de la « ligne forte », les socialistes entre réformistes et « frondeurs ». Ils n’ont plus de véritable fondement doctrinal, d’idées, de projets. La fuite dans les limbes s’accélère. Tout n’est que posture, chimères, jeux d’ombre et de lumières. En 2016, nous allons assister à une guerre de grands fauves mégalomanes pour la conquête ou la préservation du trône élyséen. Tout lui sera soumis, tout et le pays, pris en otage. Le front national va s’imposer comme l’obsession centrale de la vie politique, au cœur de la grande manipulation. Sous entendu: la patrie est en danger face au monstre. Elle doit se mobiliser, derrière son guide, face au danger. Or ce monstre n’est qu’une vaste imposture, une bulle de néant insipide et d’une vulgarité sans nom, montée en épingle par les médias, sans projet, sans but, sans idées, sans moyens, son aigreur insipide et son slogan, « patriotes contre mondialistes », recyclage des vieilles lubies poujadistes, la quintessence du vide en politique qui ne débouche sur rien. La France politique s’apprête donc à partir en guerre contre les moulins à vent, avec une fixation, une névrose, une véritable pathologie mentale: prendre ou garder l’Elysée. La posture, le mensonge, la manipulation, le faire-semblant ont envahi la vie publique et médiatique à un point qui donne le vertige.  La France est dévastée par l’exclusion et le chômage des jeunes, ses rues hantée par la violence et l’insécurité, un fleuve de sang à coulé à Paris, le pays se fragmente sous le communautarisme, les haines. Tout cela ne semble plus intéresser personne. Parlons, gesticulons, polémiquons, il en restera toujours quelque chose. Il faut noyer le monde réel dans l’incantation et le lyrisme. Mais du rêve au cauchemar, il n’y a qu’un pas. Le pays est embarqué dans une spirale de folie narcissique qui l’entraîne, au nom des « valeurs », dans le chaos et le plus abyssal des nihilismes. Mais ce qui me chagrine le plus, c’est de sentir, de percevoir la prodigieuse manipulation, surtout le culte de la personnalité sous toutes ses formes, cette manière de sublimer  des êtres aussi médiocres, dont mes compatriotes sont aujourd’hui les victimes impuissantes.

Maxime TANDONNET

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Valérie

imagesUn bien étrange argument a été proféré hier contre Valérie Pécresse accusée de défendre « Versailles, Neuilly et la race blanche ». Ce propos n’est pas acceptable car il est de nature raciale. Il est contraire aux principes constitutionnels: la France ne reconnaît aucune distinction d’origine, de race et de religion. Il attise les haines liées à la couleur de peau et donc la violence civile. Comment une campagne électorale, en principe de nature locale,  peut-elle en arriver à de telles extrémités? Pourtant cette déclaration ne fait pas scandale. Une phrase de ce type, prononcée par une personnalité du camp opposé, aurait déclenché une gigantesque polémique de dix jours. Là, silence, motus, omerta. De tels mots, que la panique d’une éventuelle défaite ne justifie en rien, devraient inciter les indécis ou les abstentionnistes à apporter leur suffrage à Valérie. Hier soir, j’étais à son meeting à la salle des sports d’Issy-les-Moulineaux. Une foule d’orateurs se sont succédé, « de toutes les origines, races et religions » comme dit la loi suprême. Je la connais depuis vingt-cinq ans. Nos parcours se sont croisés pendant nos études et nous nous sommes revus par la suite. Elle est parfaitement intègre. Elle est pragmatique, extrêmement bosseuse, compétente, passionnée d’action et de résultats. C’est ce qu’il faut pour gérer une immense région. Elle n’est pas dinguotte, vivant dans l’obsession de l’Elysée comme tant d’autres de ses comparses. Elle est animée par le goût de servir et d’être utile. En plus, c’est accessoire mais pour moi cela compte, elle est d’une extraordinaire gentillesse, simplicité, humanité. Elle n’a pas la « grosse tête ». Elle parle depuis des années des chrétiens d’Orient persécutés et leur apporte son soutien. D’ailleurs, ils étaient présents au meeting d’hier soir et se sont exprimés. Elle n’a pas honte du mot « famille ».  Elle n’est pas d’un clan, d’une mafia, d’un réseau. Elle est elle-même. Ce n’est qu’un témoignage, je sais pour qui je vais voter, mais après, chacun fait selon sa conscience…

Maxime TANDONNET

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La solitude

imagesEQQAFZJ6« Il faut se défaire du mauvais goût de vouloir être d’accord avec le plus grand nombre » (Par delà bien et mal). Etrange sensation d’être en parfait décalage avec l’air du temps, la une des journaux, le matraquage médiatique à la radio et à la télévision. Non, je ne sens pas de poussée lepéniste dans les profondeurs du pays. 28%, un peu plus que les Républicains, avec une abstention de la moitié des inscrits sur les listes, cela donne 14% du corps électoral, ce qui, en l’absence d’alliance, rend strictement impossible toute perspective d’accès au pouvoir. Si le mouvement lepéniste réalisait 40% des voix avec un taux de participation de 80%, je dirais oui, nous avons affaire à une vague de type RPF en 1947. Aujourd’hui non, cela n’a rien à voir, le score lepéniste, un mouvement qui existe depuis près de 40 ans, ne traduit pas d’engouement ni d’adhésion massive, ni même de courant de sympathie, nonobstant la jubilation de ses leaders, mais simplement l’effondrement des autres. En revanche, je sens en effet un rejet viscéral des autres, les partis dits de gouvernement, au regard d’un ensemble de paramètres: le niveau de l’abstention, le vote des deux extrêmes, de droite mais aussi de gauche, bien loin d’être négligeable. Je pense que l’hystérie générale autour du vote lepéniste s’explique par l’attrait du sensationnel qui permet, une fois de plus, de fuir loin du réel, le chômage, l’insécurité, les déchirures de la société française. On m’accusera d’être prétentieux, misanthrope, un peu dingue. Tant pis. Moi je ne crois qu’en une profonde révolution de l’esprit de la politique, une renaissance du bien commun, des débats d’idées, de l’intérêt général, du gouvernement de la cité. Je voudrais en finir avec toute forme de culte de la personnalité, cette ivresse permanente de la communication, de la manipulation, de la politique spectacle, de la maladie émotionnelle dans lesquels se retrouvent si bien la « droite », la « gauche » et les extrêmes. J’éprouve le sentiment infini que l’on se moque du monde, on se moque de vous, on se moque de moi, l’hystérie lepéniste du monde politique et médiatique, n’étant, en ce moment, que l’ultime aboutissement de cette vaste moquerie, fumisterie, autour d’une grande bulle de néant morbide. Des solutions miracles? Je n’en ai point évidemment, mais partir du commencement, renouveler l’état d’esprit général, faire monter une nouvelle génération de leaders tournés vers l’action et le réel, plutôt que la frime, rapprocher le pouvoir du terrain, des hommes et des femmes, à travers la décentralisation, renouveler la classe politique, activer la démocratie directe par le référendum populaire, en finir avec la folie narcissique pour renouer avec la notion de bien public. Vaste programme, comme dirait l’autre. Je sais…

Maxime TANDONNET

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Le chaos politique

sans-titreLa vraie leçon du scrutin d’hier soir est toute autre que le discours obsessionnel des médias et autres commentateurs, martelé sur les ondes depuis ce matin jusqu’à la nausée. Ce n’est pas la victoire du parti lepéniste, mais le chaos absolu dans lequel sombre la politique française. Malgré la dramatisation du scrutin, sa sur-nationalisation, le contexte effroyable de l’après attentat, l’abstention atteint la moitié du corps électoral, ce qui ne signifie pas autre chose que le rejet global de la vie politique. Le FN est autour de 30%, comme aux européennes, pas plus, malgré un contexte qui aurait dû favoriser une poussée vertigineuse de tout parti protestataire, la crise migratoire, la vague terroriste, l’explosion du chômage. Il a bénéficié d’une gigantesque couverture médiatique. Et pourtant, il ne dépasse pas environ 15% de l’électorat, ce qui, pour une formation isolée, exclut toute perspective de victoire à des élections nationales. Le parti socialiste est sanctionné pour ses résultats effroyables, y compris en matière d’emploi, mais aussi pour son comportement anti-républicain, se manifestant par une plongée vertigineuse dans le culte de la personnalité. La droite républicaine est en plein désarroi, elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle veut, où elle va. Elle est inaudible à force de recycler les mêmes têtes depuis des années, des personnages qui incarnent le pire de la politique. En revanche, quand elle se renouvelle et parle un langage clair et courageux, elle est en position de l’emporter: Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Bruno Retailleau. Il lui faut engager sa révolution culturelle, renouveler les hommes, le discours, construire un projet répondant à l’inquiétude des Français sur la transformation radicale de l’Europe qui doit être au service des Européens, la maîtrise de l’immigration, la réforme économique, l’entreprise, le travail, la sécurité des biens et des personnes. Si elle ne parvient pas à se renouveler et à se redresser, le pays court au chaos, un  tripartisme qui le privera de toute majorité possible et le rendra encore plus ingouvernable qu’il n’est aujourd’hui.

Maxime TANDONNET

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Vote sanction?

sans-titreNe soyons pas hypocrites, ces élections n’ont rien de régionales! Un jour peut-être, la France deviendra une démocratie normale et il sera possible d’élire une assemblée locale ou régionale pour gérer les affaires du terrain. Aujourd’hui, cela n’a rien à voir. La priorité est de sanctionner la dérive d’un pouvoir, son glissement dans la politique spectacle et le culte outrancier de la personnalité, avec la complicité effarante du monde médiatique, comme un écran de fumée destiné à masquer la réalité d’un pays écrasé par les impôts, dévasté par le chômage, terrorisé par la violence et la haine. La dramatisation « anti-lepéniste » n’est qu’un avatar supplémentaire de la grande manipulation: faire monter le vote extrême afin de mieux hurler au loup et passer sous silence les échecs, les mauvais coups portés au pays et sa vertigineuse dérive bien loin des rivages d’une démocratie pluraliste. Une fois de plus, en ce qui me concerne, ce matin je n’ai pas voté pour. J’ai voté contre. Avec la rage et le désespoir au cœur.

Maxime TANDONNET

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