Europe, le débat maudit

imagesLes "grandes voix" de l’UMP, Raffarin, Juppé, MAM, Copé, ont fustigé la position de Laurent Wauquiez auteur d’un livre, "Europe, tout doit changer" (Odile Jacob). Les noms d’oiseau ont volé lors d’une réunion politique: "irresponsable", "stupide", invraisemblable". Or, le vrai débat n’est en aucun cas entre pro et anti européens mais entre apparatchiks et dissidents, gardiens du temple et innovateurs, conformistes et  créateurs. L’erreur fondamentale des premiers tient à leur incapacité à faire la distinction entre les institutions ou politiques bruxelloises d’une part et la réalité européenne d’autre part. Ils n’admettent pas que l’on puisse critiquer le système bruxellois, et vouloir le changer en profondeur, dans l’objectif de renforcer l’unité profonde de l’Europe, c’est-à-dire l’amitié, la solidarité, la reconnaissance du destin commun de ses peuples. Déplorer l’organisation et le fonctionnement actuels de l’Europe, perçue comme bureaucratique et indifférente aux souffrances populaires, dans la perspective de la transformer (comme le fait Wauquiez) n’est rien d’autre qu’un acte de foi européen. Franchement,que l’on ne soit pas capable de comprendre cela, me dépasse, me laisse pantois… Un sondage CEVIPOF de janvier 2014 révèle que 35% seulement des Français pensent que l’Union européenne est une bonne chose (47% en 2011). Faut-il ignorer ce malaise, y répondre par le mépris? Cette manière de verrouiller, d’interdire la réflexion et le débat par une attitude dogmatique fait le lit de l’extrémisme et prépare son succès aux élections européennes. M. Juppé, M. Raffarin et MAM ont occupé les plus hautes fonctions de la République depuis deux ou trois décennies et nous leur devons sûrement pour une part la félicité dans laquelle baigne aujourd’hui notre pays. Faute de laisser la place à une nouvelle génération politique, qu’ils la laissent au moins s’exprimer! A quoi sert une campagne européenne sinon à réfléchir et à débattre de l’Europe?

Maxime TANDONNET

 

 

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Crucifixion de chrétiens en Syrie

téléchargement"Une religieuse syrienne a dénoncé des crucifixions de chrétiens en Syrie, vendredi 18 avril sur Radio Vatican. Sœur Raghida, qui a dirigé l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas et vit maintenant en France, a raconté que "dans les villes ou villages qui sont occupés par les éléments armés, les jihadistes et tous les groupes  extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada (la profession de foi musulmane) soit la mort. Quelquefois, on demande une rançon". Visiblement, le martyre des chrétiens d’Orient n’intéresse guère les autorités et les grands médias français, même en ce jour de Pâques: la barbarie à géométrie variable. Certaines minorités, victimes d’exactions abominables, n’auraient-elles pas droit à la compassion? Que dire de plus, sinon que la France, jadis protectrice des minorités chrétiennes d’Orient, renie une fois de plus son histoire et ses valeurs  par son silence indifférent?  Puisse ce petit blog de rien du tout contribuer, à une échelle infime, à briser l’Omerta sur un massacre.

Maxime TANDONNET

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Le goût du sang

téléchargementLa roue tourne et chaque mois, il faut au monde médiatique sa nouvelle victime expiatoire ou gibier de potence à attraper, cerner, jeter par terre et tabasser. Je ne parle pas des faits qui sont reprochés ni de la culpabilité ou non culpabilité, questions qui relèvent de la seule justice. A ma connaissance, sauf dans les régimes totalitaires (marxiste, fasciste ou national-socialiste) tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ne soit jugé et condamné. Foin de la présomption d’innocence quand on inflige le supplice du lynchage médiatique et de l’honneur bafoué à des présumés innocents. En ce moment, c’est Aquilino Morelle qui passe à la casserole, dans un climat de joie expiatoire qui enflamme tous les courants idéologiques ou partisans, d’un extrême à l’autre, sans exception; le mois dernier, Patrick Buisson, avec la même fureur hystérique, mais on oublie si vite; auparavant maître Herzog, l’avocat de Sarkozy; et encore auparavant il y avait eu Depardieu, Finkielkraut, Claude Guéant, Cahuzac, etc. Le même processus se répète inlassablement. On jette une personnalité en pature à la meute et chacun rajoute sa petite anecdote perfide ramassée dans le caniveau pour accabler un peu plus l’animal traqué. Le grand hallali dure trois jours, dans un unanimisme qui fait froid dans le dos, et puis on passe à autre chose. Le monstre médiatique a besoin de chair fraîche à dépecer. Et les leçons, l’expérience, comme le martyre infligé à Dominique Baudis, ne servent à rien, bien au contraire. Le jour où surviendra un suicide, ce sera le grand extase, l’apothéose: ils auront gagné! Mais les médias et la presse ne sont pas les vrais responsables. Au fond, exsangues, prêts à tout pour survivre, ils vendent ce qui intéresse le public. Il faut croire que parler du cirage des chaussures du conseiller politique passionne davantage les foules que les massacres en Syrie, la guerre civile ukrainienne, le génocide dans le sud Soudan. L’âme humaine est sombre. Jadis, les Français adoraient se presser au spectacle des exécutions capitales sur la place publique. Le président Lebrun, en 1934 a mis fin à ce sinistre spectacle auquel les enfants étaient conviés. Mais le même instinct de mort se retrouve sous d’autres formes, et personne n’abolira jamais le goût du sang.

Maxime TANDONNET

 

 

 

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"La maison des morts"

images[3]«Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu», a lancé le chef de l’Etat, lors d’un déjeuner avec des salariés de l’entreprise Michelin, qu’il a visitée hier Selon moi, cette phrase couperet, une première historique, ne procède pas d’un calcul politique mais elle est au contraire spontanée, naturelle, exprimant un trop plein, une lassitude immense, un dégoût, le désir profond d’en finir. Le président de la République subit un véritable calvaire depuis six mois derrière le masque de l’impassibilité: échec de ses engagements sur l’emploi, "Léonarda", Julie Gayet, débâcle aux municipales, rébellion de sa majorité, et cerise sur le gâteau, affaire Aquilino Morelle. On arrive au Palais gonflé d’orgueil et de fierté – "moi président" – et l’on s’y retrouve détesté, rejeté voire méprisé par l’opinion publique. Hier, je croyais à une possible dissolution de l’Assemblée; aujourd’hui, j’en suis à me demander si François Hollande, la descente aux enfers se poursuivant, ne pourrait pas chercher une sortie "gaullienne" en mettant en jeu la poursuite de son mandat sur un référendum…Raymond Poincaré, ancien chef de l’Etat décrivait déjà l’Elysée comme "une maison des morts" destinée au malheur http://www.amazon.fr/Histoire-pr%C3%A9sidents-R%C3%A9publique-Maxime-TANDONNET/dp/2262036020/ref=la_B004MQBNYA_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1397880350&sr=1-1. Je pense vraiment, du fond du cœur, que pour avoir envie de devenir président de la République dans la France d’aujourd’hui, son impuissance politique radicale, ses haines mesquines, jalouses et viscérales, son goût sanguinaire de la délation et du lynchage de tout ce qui dépasse, il faut être déficient intellectuellement (n’avoir rien vu, rien compris au réel) ou bien relever de l’asile psychiatrique si l’on se croit porté par un "destin" providentiel. Peut-être qu’en 2017 (ou avant) le désir de renouveau se cristallisera sur une personnalité, à la tête d’une équipe, qui devra se porter volontaire par sens du devoir et abnégation, mais alors là, c’est encore tout à fait autre chose…

Maxime TANDONNET

 

 

 

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Vers un "big bang" politique?

téléchargementLe plan de rigueur courageux (pourquoi ne pas le dire?), même s’il ne touche pas aux sujets de fond comme le poids de la fonction publique,  annoncé hier par le Premier ministre, est ressenti comme une véritable trahison par la frange idéologique du parti socialiste et fustigé avec une égale véhémence et exactement les mêmes termes par le front national et le front de gauche. Le processus qui est en cours ouvre sans doute la perspective d’une crise politique majeure, une partie de la majorité faisant scission, puis une dissolution de l’Assemblée nationale, alors inévitable, en 2015 ou 2016, suivie d’élections générales. Un tel scénario semble de plus en plus crédible.

D’ailleurs, les conditions d’une recomposition politique générale sont aujourd’hui réunies. Le parti socialiste a de bonne chance de se scinder entre sa frange "gouvernementale" dirigée par M. Valls et ses idéologues, majoritaire à l’assemblée et parmi les militants. L’UMP est en train de se déchirer entre la tendance euroréaliste, qu’incarne en ce moment M. Wauquiez, et euroconformiste derrière Alain Juppé.

Nous pourrions voir émerger un modèle multipolaire, autour de 6 ou 7 formations: une droite "antisystème" fortement réduite par la résurgence d’un mouvement gaulliste, issu de la frange euroréaliste de l’UMP, au côté d’un puissant parti centriste rassemblant le reste de l’UMP, l’UDI et le MODEM, un parti social démocrate de gouvernement, un parti socialiste idéologue uni au front de gauche dont les communistes se détacheraient pour revivre une existence autonome et enfin les Verts.

Cet éclatement du système politique me paraît en germe dans les événements de ces derniers mois. Nous irions peut-être alors vers une France encore plus ingouvernable qu’aujourd’hui, dont la politique serait dominée par  une coalition centrale plus ou moins instable associant le parti centriste et les sociaux démocrates, sur un modèle Quatrième République; bref, rien qui ne permette de sortir du marécage… Ci-jointe ma dernière tribune publiée par le Figaro Vox, sur un thème voisin.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/16/31001-20140416ARTFIG00169-francois-hollande-peut-on-gouverner-lorsqu-on-est-au-plus-bas.php

Maxime TANDONNET

 

 

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Sondage sismique

imagesD’après le Figaro de ce matin, "si la présidentielle de 2017 se jouait aujourd’hui, les Français choisiraient de rejouer le 21 avril 2002. Dans le sondage exclusif OpinionWay-Le Figaro-LCI qui refait, avec les mêmes acteurs, le match de l’élection présidentielle de 2012, François Hollande ne recueille que 19 % des intentions de vote. Il ne passe donc pas la barre du premier tour, devancé de six points par Marine Le Pen (25 %) et de dix points par Nicolas Sarkozy (29 %)." Bien entendu, trois ans à l’avance, une telle enquête d’opinion ne permet pas d’anticiper sérieusement sur 2017. En trois ans, tout peut arriver… D’ailleurs, le scénario d’un sondage qui voit le président en exercice virtuellement écarté du second tour de la prochaine élection présidentielle n’a rien de nouveau. Le 8 mars 2011, déja, une enquête Harris le Parisien donnait Madame le Pen en tête avec 24% des suffrages devant Dominique Strauss Kahn (23%) et Nicolas Sarkozy (21%). Un an plus tard, les résultats du premier tour n’avaient d’ailleurs aucun rapport avec cette enquête d’opinion. Et que dire, trois ans à l’avance, sinon qu’ un sondage de ce genre à valeur de défouloir autant que de prédiction, donnant ainsi la part belle au candidat prétendu "anti-système". Cependant, il aura une vertu évidente. Il montre au parti socialiste et au monde médiatique que leur petit calcul, visant à assurer à tout prix une réélection de FH grâce à la présence face à lui du candidat supposé "anti système" au second tour, est plus qu’aléatoire, tandis que se profile à l’horizon la perspective, même lointaine, d’un nouveau "séisme politique", après celui du 21 avril 2002: le second tour sans candidat socialiste.

Maxime TANDONNET

 

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Une bouffée d’espoir

images"Europe, il faut tout changer". Tel est le titre du livre que Laurent Wauquiez vient de publier sur l’Europe aux éditions Odile Jacob. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy et François Fillon écrit: "Oui, nous avons besoin d’Europe, mais pas de cette Europe-là. Encore faut-il ouvrir le débat. Cela suppose de l’audace et du courage, juste ce minimum de volonté pour secouer les tabous solidement établis, depuis Schengen jusqu’à l’Europe à 28, en passant par le protectionnisme et la liberté de circulation. Aujourd’hui, soit on est pro-européen et sommé de défendre tout ce que fait Bruxelles, soit on est anti-européen, et l’Europe devient porteuse de tous les vices.Au fond, on a renoncé à toute forme de liberté de pensée. Je réclame ce sursaut de lucidité qui doit permettre à des pro-européens de dire que ce n’est plus possible. Europe, oui, tout doit changer." Cet ouvrage marque une prise de conscience, de la part d’un homme politique important du camp des Républicains modéré, d’une réalité essentielle pour l’avenir. Il ne comporte pas une once d’idéologie anti-européenne. Il est tout en pragmatisme, en rejet des tabous et des dogmes, fondé sur la simple observation des faits et la dénonciation des échecs. Ce qu’il dit sur Schengen et la politique européenne  de l’immigration est frappé au sceau du bon sens. Ses observations ne sont pas contre l’Europe mais bien au contraire, dans son intérêt à long terme… D’ailleurs, quitte à manquer à la modestie, il faut dire que  j’écrivais à peu près la même chose, 13 ans auparavant, dans mon livre "Le grand bazar ou l’Europe face à l’immigration" (L’Harmattan, 2001), mais à l’époque dans l’indifférence ou l’ironie de mes rares lecteurs… Les temps changent, et parfois en bien. Bravo à Laurent Wauquiez donc, en espérant que sa clairvoyance ne sera pas perdue, que l’intelligence de son livre  fera des émules et débouchera sur des suites dans le sphère du réel, de la politique! 

Maxime TANDONNET

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L’arroseur arrosé

téléchargementJe ne me réjouis jamais des phénomènes de lynchage médiatique qui frappent une à une les personnalités en vue. Je trouve qu’il incombe à la justice de sanctionner (sévèrement) les fautes éventuelles et non à la meute hystérique de passer à tabac les gibiers de potence désignés par les médias à la vindicte de la foule. Pourtant, ce qui arrive à M. Placé, avec cette histoire (vraie ou fausse) de 18 000 euros de PV dont une partie impayée, illustre ce que je crois depuis longtemps. Les donneurs de leçon, justiciers à la robe immaculée finissent souvent par s’entraver dans leurs propres lacets. Le leader écologiste, offusqué, dénonçait il y a trois mois le "scandale d’Etat" des archives de M. Guéant à l’Elysée et réclamait une "mission d’enquête". Et voici la blanche et vertueuse colombe prise à son tour dans la tempête. Scandale d’Etat, vous disiez? La justice immanente a frappé. Un peu comme ces guillotineurs sanguinaires qui finissaient tous sur l’échafaud, ou saignés dans leur baignoire, les parangons de pureté, saintes Nitouche et autres fayots, délateurs et lèche-culs, se retrouvent de temps en temps piégés. A qui le tour? A propos, il paraît que Sophie Marceau a traité publiquement M. Hollande de "goujat" et de "lâche" au sujet de sa vie privée. L’aurait-elle fait si le même baignait dans la réussite et la popularité?

Maxime TANDONNET

 

 

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Le miroir brisé

images (1)Le chef de l’Etat n’est pas seulement un décideur politique mais également, en principe, un miroir de la Nation. Or, celui-ci est aujourd’hui brisé. La cote d’impopularité du président de la République vient de battre un nouveau record avec un taux de confiance de 18% (IFOP JDD). Dans les périodes les plus dramatiques de l’histoire récente, le niveau le plus bas des cotes présidentielles, au temps de Mitterrand, Chirac, Sarkozy, tournait aux alentours de 30% à 25% minimum. Les chefs de l’Etat successifs conservaient un socle de partisans, d’environ un tiers à un quart – au pire – qui les soutenait quoi qu’il arrive par delà les aléas de la vie politique. Aujourd’hui, ce plancher a été crevé. Il faut y voir trois types d’explication:

  • La situation générale du pays, notamment ses 3,3 à 5 millions de chômeurs dont le président est tenu pour partie responsable, à tort ou à raison, son déclin économique lié à l’asphyxie fiscale, son profond malaise, sa fragmentation et sa violence… En Ve République, le chef de l’Etat joue naturellement ce rôle d’exutoire, y compris en ce qu’il peut avoir d’excessif.
  • La contradiction fondamentale à laquelle il est confronté: élu par une majorité de gauche voire de gauche radicale, il tient aujourd’hui un discours dit "social démocrate", ou gestionnaire selon un schéma classique de la "gauche" au pouvoir en France: le rêve puis le retour au réel (1924-1926, 1936, 1981-1983, 2012-2014).
  • Un phénomène relevant de la pure psychologie des foules, difficile à expliquer et à traduire car irrationnel, passionnel, viscéral: un déficit d’image personnelle, ressentie, deux ans après, non pas comme antipathique, mais comme insaisissable, insondable, fausse, brouillée.

Face à une impopularité de plus en plus perçue comme irréversible, le monde médiatique est prêt à le lâcher et joue en ce moment deux cartes pour tenter de sauver le parti socialiste en 2017. Nous le voyons bien, cela crève l’écran: un matraquage inouï en faveur du parti politique créé par Monsieur le Pen (voir, encore et toujours, France 2 jeudi 10 avril) afin de brouiller les cartes et de tenter de le placer à la tête de l’opposition, interdisant alors toute perspective d’alternance; le report des espoirs sur Manuel Valls, dont on compare la cote de popularité élevée (58%) à celle du président, nonobstant le caractère récent de son installation à Matignon. Ce dernier peut-il, d’un fantastique coup de bluff, transcender la contradiction fondamentale de la "gauche" au pouvoir, entre le rêve et la réalité? C’est tout l’enjeu des mois à venir…Couv. Histoire présidents

Maxime TANDONNET

 

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Dominique Baudis

imagesJe me souviens avoir déjeuné en quasi tête à tête avec Dominique Baudis et son épouse lors d’un déplacement présidentiel, je crois en Tunisie au mois d’avril 2008 (mais n’en suis pas sûr à 100%). Il m’avait paru d’une extraordinaire simplicité, parlant d’histoire et de culture. Un moment, dans la conversation, alors qu’il ne me connaissait pas, il a fait allusion au martyre de la calomnie qu’il avait subi en 2003 à propos de l’affaire Alègre où le monde politico-médiatique dans son ensemble, à peu d’exception près, l’avait lynché, traîné dans la boue et accusé des choses les plus atroces dont on peut accabler un homme. "Vous savez bien, ce qui m’est arrivé…" Parmi ceux qui lui tressent aujourd’hui des lauriers, quelques jours après son décès à 67 ans, combien de salopards qui s’étaient associés comme des petits moutons bien pensants à l’hallali?   Je trouve que Dominique Baudis était un grand Monsieur, ne serait-ce que par la souffrance et la torture morale dont il a été victime, et son malheur passé exprime tout ce qu’il y a de plus lâche et immonde dans la nature humaine.

Maxime TANDONNET

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L’ange et la bête

Grenoble-typical-pictureLa nouvelle municipalité verte de Grenoble a décidé de retirer les caméras de vidéo-protection de cette ville au nom de la défense des libertés et de "la responsabilisation des personnes". Cette décision m’a aussitôt fait penser à un fait divers survenu récemment dans cette ville.

 

A cette nouvelle, trois questions me viennent à l’esprit:

  • Comment des personnalités publiques peuvent-elles en arriver à pareil degré d’irresponsabilité?
  • Comment la démocratie locale et le suffrage universel peuvent-ils aboutir à de telles aberrations?
  • A quel stade passe-t-on du simple et pur angélisme à la complicité pure et simple (avec les bourreaux) ?

Maxime TANDONNET

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Chronique incomprise

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/10/31001-20140410ARTFIG00103-dans-la-debacle-de-la-ve-faut-il-regretter-la-ive-republique.php

Hier, Figaro Vox a publié une tribune dont je suis l’auteur. A lire plusieurs commentaires défavorables, il me paraît nécessaire d’apporter quelques précisions sur le point de vue que je défends. Je ne dis pas dans cet article qu’un retour à la IVe République est souhaitable et ne défends pas ce régime même si je trouve excessif le jugement généralement porté sur lui.  Simplement, il me semble que la question des institutions – plus ou moins ignorée par les commentateurs –  est fondamentale pour comprendre l’impuissance publique. Il est plus spectaculaire et médiatique de fustiger les personnalités. Bien sûr le caractère, l’intelligence, le charisme des dirigeants sont à prendre en compte, mais force est de constater que les hommes passent et tous se brisent les uns après les autres sur la réalité. Il faut donc chercher au-delà des personnes. Le réflexe primitif est de s’en prendre à des boucs émissaires faciles, à l’extérieur, et de cogner dessus: les Etats-Unis, le "grand capital", "les banques"… Or, il me semble que l’une des causes profondes de nos difficultés réside dans notre organisation politique, notre règle du jeu nationale. La Ve République est en faillite. Elle n’a plus rien à voir avec la République créée en 1958, surtout depuis l’introduction du quinquennat en 2002 : confusion des fonctions de chef de l’Etat et de chef de Gouvernement; transfert progressif du pouvoir normatif au Conseil constitutionnel c’est-à-dire une juridiction non élue; irresponsabilité, inamovibilité de l’exécutif qui échappe de facto au contrôle de la Nation (à travers le Parlement ou le référendum comme sous le Général de Gaulle). La dérive des institutions conduit à la paralysie et à un climat d’impunité des gouvernants qui peuvent  s’adonner aux pires errements pendant 5 ans et livrer le pays au chaos sans risque pour leur maroquin. Une réforme profonde du système politique devrait être la priorité absolue de la prochaine majorité. Sinon, elle finira comme toutes les autres depuis 1980: dans le fossé…

Maxime TANDONNET

 

 

 

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Le grand brouillard

 

12957338-arbres-a-la-lumiere-compteur-dans-une-sombre-foret-de-brouillardLes événements politiques de ces derniers jours ont accru le brouillard politique français à un niveau sidérant. Réécoutons le discours de politique générale du Premier ministre. Il est axé sur la baisse des charges sur les entreprises; les économies budgétaires et la régionalisation. Je ne dis pas que tout cela se traduira dans les faits, mais l’allocution elle-même est pleine d’enseignement. Elle n’a rien de socialiste ou plus généralement "de gauche". Un Premier ministre "de droite" aurait pu prononcer la même allocution, au mot près. Ainsi, la suppression des départements nous est annoncée. Avec eux, c’est un héritage majeur de la Révolution française, donc de gauche au sens historique, qui disparaîtrait. Quant aux grandes régions qui seraient mises en place, cette idée régionaliste est historiquement bien plus de droite que de gauche, renvoyant aux provinces de l’ancien régime et à un penseur que je ne citerai pas. En face, l’opposition ne donne aucun signe de réveil et de renouveau: vacarme dérisoire à l’Assemblée, reprise des hostilités Copé/Fillon sur fond de révélations sordides. Le choix des têtes de listes aux européennes, fondé sur le recasage de politiciens au rancard, parfois battus aux législatives nationales, dégage une sinistre odeur de moisissure. Enfin les supposés "antisystèmes" (fn et fdg) s’enfoncent dans leur délire commun antimondialiste et antilibéral, au rebours de tout réalisme et prise en compte de l’histoire. Bref, dans la sphère des idées, du discours, tout est brouillé, plus personne n’y comprend rien. D’ailleurs, en dehors de la tyrannie des postures et du carriérisme, il y a-t-il encore quelque chose à comprendre?

Maxime TANDONNET

 

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"Immense générosité?"

imagesLe discours de politique générale du Premier ministre donne lieu à une telle couverture médiatique, tant de commentaires favorables ou critiques, que me voilà bien ennuyé pour en parler sans verser dans les redites ou le lieu commun… Ah, si, un point particulier a attiré mon attention. M. Valls a prononcé des paroles inattendues dans un tel contexte: "La France est la lumière de l’universel", "grandeur", "immense générosité d’un pays". Par ces accents patriotes, gaulliens, il a voulu donner un message d’espoir dont on ne peut que le louer. Cependant, ces paroles n’ont d’intérêt qu’adossées à la réalité. Sinon, purement abstraites, elles risquent d’être ressenties comme lyriques ou emphatiques. "Lumière, grandeur, immense générosité?" L’OCDE vient pourtant de révéler un effondrement de l’aide publique au développement de la France en 2013: – 10%, c’est-à-dire 11,4 milliards de dollars. Cette APD française passe ainsi de 0,45% du PIB à 0,41% l’an dernier, s’éloignant de l’objectif auquel la France comme tous les pays développés s’est engagée, qui est de 0,7% du PIB. Moi qui ne suis pas socialiste, cette diminution spectaculaire de l’APD française me choque profondément. Seul le Royaume-Uni, malgré ses difficultés économiques, atteint le niveau attendu des pays riches. L’Afrique est la grande délaissée de l’aide au développement (- 5,6%) alors que sur le plan planétaire, l’augmentation globale est de 6,1%. Les mots ne suffisent pas. Une politique de la lumière, de la grandeur et de l’immense générosité, il faut en être capable et s’en donner les moyens.

Maxime TANDONNET

 

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La com’ et le réel

imagesJe me réfère souvent à ce fameux sondage CEVIPOF de janvier 2014, selon lequel, pour 88% des Français, les politiques "ne tiennent pas compte de ce que pensent les gens comme eux". Les dirigeants politiques en général (mon propos ne concerne pas le seul gouvernement actuel et il inclut les partis supposés "anti-systèmes") et "les gens" ou citoyens lambda, vivent dans deux mondes séparés. Il suffit parfois d’observer à la télévision leurs visages dominateurs au sourire arrogant pour sentir le décalage. Tu crois inspirer attirance, prestige et respect, avec ta belle bagnole, ton sourire forcé et tes petits saluts devant les caméras? Tu ne suscites qu’une vague indifférence teintée d’ironie. L’homme ou la femme politique national, médiatisé, vit pour l’essentiel dans un monde virtuel dominé par la recherche du bon mot ou de la formule emblématique qui fait mouche "pacte", "gouvernement de combat", "euro-mondialiste", pour ne reprendre que les dernières expression entendues ici et là. Il adore les polémiques violentes – d’où l’agressivité de la vie publique – qui donnent une fausse impression de mouvement ou de dynamique. Cette fuite dans la communication et déconnexion du réel, tournée vers la politique pure – la conquête et la préservation de rentes de situation – s’effectue au détriment de l’action et de la décision, de l’intérêt public. Gouverner, c’est frimer. Elle se heurte à deux obstacles majeurs. Dans une situation de crise de société dramatique, avec le chômage de masse et les difficulté de la vie quotidienne, elle devient insupportable aux citoyens lambda qui souffrent dans leur chair. En outre, cette dérive dans la communication repose sur la croyance répandue dans les élites politiques d’avoir affaire à des individus crédules et aisément manipulables. Erreur fondamentale: sans verser dans les clichés sur le bon sens populaire infaillible, il existe une intuition profonde des gens qui sentent quand on se fout d’eux. Et cela, les politiques nationaux, médiatisés (je ne parle pas des élus de terrain bien sûr) sont absolument incapables de le percevoir.

Maxime TANDONNET

 

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Trois raisons d’être optimiste

images (2)Le ton "pessimiste" de mes billets m’est parfois reproché. Je récuse totalement ce mot: observant la vie politique, comme tant d’autres, je suis tout simplement pétrifié par ce que je vois. J’ai le sentiment d’être réaliste et non pessimiste. Une question fondamentale me vient à l’esprit: se rendent-ils compte de l’impression générale qu’ils suscitent? Franchement, je n’en sais rien. On est soit dans le cynisme, soit dans l’aveuglement. Je préfererais quand même la seconde hypothèse. Pour sortir un peu de la morosité et de la révolte, cherchons trois raisons, cette fois, hors de la sphère politique, d’être "optimiste":

Première: sans verser dans la démagogie ni généraliser à l’excès, j’ai le sentiment que la nouvelle génération, celle des jeunes actuels (moins de trente ans), apporte un souffle nouveau: rejetés, condamnés par le chômage de masse, ils manifestent une volonté et et une lucidité étonnante, sans illusion, comptant sur leur caractère et leur courage pour s’en sortir. Je parle d’expérience personnelle, en particulier au contact de mes étudiants.

Deuxième: derrière la morosité sinon le désespoir ambiants, la France prend toute sa part à l’innovation, à l’essor des technologies de pointes, à la création d’entreprises dans le secteur numérique. L’économie et la science françaises remportent des succès impressionnants dont on parle peu (voir le dernier n° d’Alternatives Economiques, avril 2014)

Troisième: un phénomène majeur passe inaperçu, celui du décollage économique du continent africain, avec un taux de croissance de plus de 5% par an depuis une décennie, l’augmentation du cours des matières premières, l’essor de l’industrialisation des technologies et d’une classe moyenne. Bien sûr, ce phénomène touche inégalement les régions, mais quand même, le dynamisme nouveau du continent africain, auquel nous les Français sommes particulièrement attachés pour des raisons historiques, linguistiques, culturelles, est une excellente raison de croire en l’avenir.

Maxime TANDONNET

 

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Mauvais augure

imagesPendant quelques heures, entre la nomination du Premier ministre et celle du Gouvernement, j’ai ressenti comme une bise fraîche et légère venue des sommets, un air mystérieux, impalpable, lointain de début de renouveau possible de la vie politique française. Sans parler de miracle, de révolution, d’une ère nouvelle ou d’homme providentiel, cette petite sensation de printemps, souffle presque imperceptible, me faisait plaisir. N’étant pas quelqu’un de sectaire (mot synonyme à mes yeux de crétin), j’ai ressenti un vague espoir, le commencement d’une infime lueur d’espérance.  A 11 heures et quart, découvrant la liste des ministres, je suis retombé comme une masse de mon nuage. Mes commentaires n’auraient ici aucun intérêt: tout a déjà été dit. Ah si, un point! Je suis en total désaccord avec ceux qui comparent cela à la IVe République. Ce que nous vivons aujourd’hui est pire  que les moments les plus dégradés de la IVe République. Au moins, les fautes, le ridicule et les échecs étaient sanctionnés. Je ne sais pas comment, ni quand, mais j’ai désormais l’impression que la dernière chance vient de passer et que tout cela, je le crains fort, va inéluctablement mal finir.

Maxime TANDONNET

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Comment un Premier ministre peut-il réussir ?

imagesJe me répète beaucoup mais c’est le moment de le dire une fois de plus : dans la tradition politique française et comme dans toute démocratie moderne, le rôle du Premier ministre, chargé de gouverner le pays en s’appuyant sur une majorité est vital. La folie de ces 12 dernières années (depuis 2002) est d’avoir confondu le rôle du chef de l’Etat, en charge de la continuité, du long terme, de l’unité nationale, avec celui du chef de gouvernement, responsable de quotidien. Dans l’histoire de la Ve République, nous avons eu deux sortes de Premier ministre : de « confort » c’est-à-dire en positon d’allégeance au président (exemple M. Messmer, M. Bérégovoy, M. Raffarin), ou de « de combat », autonome et assumant ses responsabilités (Pompidou à partir de 1965, Chaban Delmas, Barre, Rocard). Il faut bien voir que ce sont les seconds qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire. Comment un Premier ministre peut-il réussir aujourd’hui?

  • En conciliant loyauté à l’égard de l’Elysée, c’est-à-dire en respectant la feuille de route du chef de l’Etat, et prise de responsabilité autonome dans le gouvernement du pays au quotidien.
  • Choisir le pays contre le parti, rejeter tout sectarisme, entrer dans une logique de réconciliation et d’unité, sans se préoccuper au jour le jour des équilibres d’une majorité.
  • Faire abstraction de toute ambition future, en étant heureux d’être Premier ministre, en appliquant une politique volontariste et en prenant tous les risques nécessaires pour le seul bien commun.

Sans a priori, nous saurons vite, dans les trois mois à venir, ce qu’il en est.

Maxime TANDONNET

 

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L’impasse?

imagesComment le président Hollande peut-il sauver son quinquennat ? C’est désormais la question qui est posée. Il a eu raison dans son allocution d’en appeler à l’apaisement dans un pays déchiré mais ne se prête-t-il pas à l’accusation d’attiser les tensions en stigmatisant à deux reprises « l’héritage », ce dont les Français ont horreur, et en fustigeant sans le nommer son prédécesseur, une fois de plus, au sujets de ses démêlées avec les juges ? Pour que le nouveau premier ministre réussisse, dans les mois qui viennent,  pris entre l’opposition qui ne lui fera aucun cadeau et la « gauche dure » qui le déteste et ne le lâchera pas, sans majorité solide, écartelé entre les priorités contradictoires d’une politique à la fois libérale et socialiste, otage des courants de son parti,  il faudrait soit un miracle comme une reprise vigoureuse de la croissance, soit une démonstration de génie politique de la part du chef de gouvernement… En dehors de l’une de ces deux hypothèses, improbables, on voit mal comment le pouvoir socialiste pourrait sortir de la nasse. La deuxième moitié de la présidence hollande risque ainsi de tourner à l’humiliation, au cauchemar – pour lui et pour la France – un peu comme les dernières années de François Mitterrand. Pourtant, il ne faut pas rêver. Ni une démission ni une dissolution de l’Assemblée nationale et une alternance anticipée ne me paraissent vraisemblables. Ils ne renonceront jamais aux postes qu’ils détiennent, même dans la pire des tourmentes, même dans un pays à feu et à sang. Nous sommes ainsi face à la quasi-certitude de plus de trois années d’effondrement à venir, de course à l’abîme pour le pays et de poursuite de la poussée protestataire. C’est pourquoi, malgré ma satisfaction, le résultat des municipales ne suscite aucun enthousiasme de ma part… L’UMP triomphe, tant mieux, mais la France, elle, poursuit son naufrage.

Maxime TANDONNET

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Six raisons pour ne pas se réjouir

sans-titreJe vois six raisons pour lesquelles il ne me semble pas qu’il y ait lieu de se réjouir, au regard des intérêts de la France.

1/ La vague bleue ne semble pas a priori correspondre à un vote d’adhésion, en l’absence de proposition, de programme, voire de leaders bien identifiés, mais à un rejet viscéral du pouvoir en place. Que propose l’Opposition, victorieuse des municipales, sur l’économie, les institutions, l’Europe, la sécurité ? On ne sort pas du « flou idéologique ».

2/ Le taux d’abstention considérable pour un scrutin municipal (38%) et à un degré moindre, la poussée du vote protestataire, soulignent la montée toujours plus vive du dégoût de la politique et du découragement qui frappent une frange croissante de la population.

3/ L’impasse politique est aujourd’hui absolument totale, avec un pouvoir écartelé entre ses velléités sociale-démocrates, voire libérales et sa majorité ou base militante qui réclame plus d’Etat et plus d’impôts et de prélèvement sur l’entreprise. Le risque est celui d’une volteface et radicalisation de la politique.

4/ L’alternance est loin, elle n’est pas pour demain, nous ne sommes même pas à deux-cinquième du quinquennat ! Il reste plus de trois ans avant d’espérer pouvoir changer de politique. Pendant toute cette période, la France risque de continuer à s’enfoncer sur les plans économique, social et diplomatique et à décrocher de ses partenaires européens.

5/ La reconquête attendue du Sénat n’aura qu’un effet limité : en cas de désaccord, de majorités opposées, c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot…

6/ Enfin, pour reprendre mes précédents papiers sur la « France unie », le climat reste toujours aussi détestable, dominée par les insultes, la violence verbale, le déni de responsabilité (c’est toujours la faute de autres), la tyrannie débile des ego et des ambitions personnelles. Rien n’est possible dans une atmosphère aussi délétère.

Maxime TANDONNET

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"France unie", version Figaro-vox

Voici la version longue de mon billet sur "la France unie", publiée par le Figaro vox. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/03/26/31001-20140326ARTFIG00352-de-francois-mitterrand-a-francois-hollande-que-reste-t-il-de-la-france-unie.php

Elle tient compte des observations qui m’ont été faites par vos commentaires et je tiens à en remercier les auteurs!

Maxime TANDONNETimages

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Un déjeuner instructif

sans-titreJ’ai déjeuné avec un ami, journaliste politique connu et réputé de « gauche » dans un journal proche du PS. C’est ce que j’appelle la tolérance, de pouvoir échanger sans se crêper le chignon (comme les candidates à la mairie de Paris…) Au-dessus des différences, il y a une valeur commune qui est celle du respect et du bien commun. Il m’explique la situation politique actuelle, comme il la ressent : « La majorité est profondément déchirée sur le plan idéologique. Une bonne partie de l’électorat du président Hollande et de ses soutiens politiques au Parlement, au moins un tiers, qui garde le silence, est révulsée par l’idée même du pacte de responsabilité : le seul fait d’envisager de baisser les prélèvements sur les entreprises ou les impôts est ressenti comme une trahison. On n’imagine pas l’état d’arriération d’une partie de la « gauche » issue de la fonction publique : l’entreprise privée reste « le mal » absolu, la bête à abattre. Tout "allègement de charge" est un "cadeau au patronat". Une politique favorisant les "intérêts" de ce dernier doit être combattue par tous les moyens. -Vous n’exagérez pas un peu ? – Non, je les connais, ils sont mon environnement quotidien. – Dans ce cas, ils sont perdus !- Bien sûr l’impasse politique est totale. On ne voit aucune issue, aucune sortie possible… Tenir trois ans supplémentaires dans ces conditions? C’est inconcevable et ils le savent! Nous allons tôt ou tard vers une crise majeure." La solution que mon ami préconise? Un gouvernement d’union nationale de type "troisième force" pour une période limitée, destiné à sortir le pays de la crise, un peu sur le modèle allemand qui a si bien réussi. Personnellement, je ne crois pas du tout en cette issue qui ouvrirait un véritable boulevard aux extrêmes.

Maxime TANDONNET

 

 

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Film slumdog millionaire

19026767_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxHier soir, les enfants nous ont "forcés" à regarder sur M6 le film indien, slumdog millionaire (2009). Chef d’œuvre en effet, à voir à tout prix. Ce film est un hymne extraordinaire à l’enfance, à l’espoir même dans la misère et la violence les plus effroyables, à l’intelligence humaine, à la réussite individuelle, aux beaux sentiments  romantiques, avec en prime un clin d’œil appuyé à la littérature française. Bref, un grand bol d’air frais venu du  large, l’idéal pour échapper, ne serait-ce qu’une heure et demi, à nos lamentables petites névroses nationales de l’heure.

Maxime TANDONNET

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La France unie

imagesLa division et le sectarisme sont l’une des sources essentielles du mal français. On comprend mieux l’effondrement de la participation électorale et la défiance envers le politique quand on voit des politiciens s’écharper sur les plateaux de télévision, quand des gouvernants se contentent d’accabler leurs prédécesseurs, où quand la classe politique verse en permanence dans la haine furieuse, la calomnie, la chasse aux sorcières et l’invective. Quand une nation renonce au débat d’idées pour s’abandonner à la guerre civile froide et à l’affrontement des ambitions individuelles, c’est qu’elle est au bord de l’abîme. « Messieurs, avant de faire une France grande, faisons une France une. Refaisons l’union de tous les Français. Reconstruisons le grand parti français sous les plis d’un drapeau qui puisse l’abriter, parce qu’il est le seul sur lequel, aujourd’hui comme au temps de l’invasion, tous les Français puissent servir avec honneur » (Jules Ferry, discours du 17 octobre 1874). Bien sûr qu’il faut une majorité et une opposition, des idées et des projets différents, mais dans le cadre d’un consensus sur l’essentiel, la règle du jeu, les valeurs communes, et d’un respect mutuel sans lequel les Français, toujours plus dégoûtés, continueront à s’éloigner des urnes ou à exprimer leur colère par un vote protestataire. Je pense que la reconstruction de la vie politique et démocratique, autour d’une charte de l’unité, de la tolérance et de la dignité, devrait être aujourd’hui la priorité de tout pouvoir politique responsable.

Maxime TANDONNET

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L’enfumage

sans-titreLes commentaires de presse et de radio se livrent à une extraordinaire campagne de désinformation sur les résultats des municipales. Un seul constat revient partout : « percée du FN ». Or, si ce mouvement obtient des succès évidents dans une poignée de ville, son score global est de 4,65%. Au-delà de quelques communes, peut-on vraiment parler d’une percée ou d’un raz de marée? Aux élections municipales de novembre 1947, le RPF, mouvement créé quelques mois auparavant par le général de Gaulle (le parti lepéniste existe lui depuis 40 ans), obtenait 35% des suffrages provoquant un séisme dans la classe politique française. Voilà ce qu’on peut appeler une percée, un raz de marée d’un mouvement gaulliste qui sur le fond était d’ailleurs à l’opposé du FN anti-gaulliste de toujours. Aujourd’hui, nous assistons plutôt à une "poussée" du FN,  mais ce n’est pas la première, loin de là (1988, 1997, 2002). Le matraquage excessif sur ce parti est l’arbre destiné à cacher la forêt. Etrange silence du monde médiatique sur le résultat global du scrutin d’hier : 47% pour l’UMP et se alliés, 38% pour le PS et affiliés qui s’effondrent. Faut-il pour autant triompher ? Se dire que l’alternance est en marche ? Peut-être, espérons-le, mais le véritable enseignement de ce scrutin, c’est un taux d’abstention phénoménal pour une élection municipale : 38,1%.  Il marque une fois de plus la cassure entre le monde politique dans son ensemble et la population, ainsi que la lassitude des Français. Je discutais hier avec l’un de mes amis qui s’était abstenu pour la première fois de sa vie : par dégoût général. Les Français ont pris acte depuis longtemps de l’incapacité des dirigeants à régler leurs problèmes de chômage, d’insécurité, de pouvoir d’achat. Ce n’est pas tellement cela qui les pousse à s’abstenir. Mais ce qu’ils ne supportent plus, c’est le mépris qu’ils ressentent de la part des dirigeants et des élites. Nous en avions une belle illustration hier soir sur TF1 quand un ministre a osé affirmer devant des millions de spectateurs que le chômage des jeunes était en voie d’amélioration. Quelle insulte pour les parents qui voient leurs jeunes, même diplômés, errer des années de stage en stage pour des rémunérations 3 fois inférieures au SMIC et interdits d’avenir. Mensonges, sectarisme fanatisé, mauvaise foi, haine tous azimuts, mépris généralisé,  violence des polémiques, négation des faits, fuite devant la réalité, morgue prétentieuse, l’invraisemblable obsession de s’accrocher aux places,  esprit totalitaire. D’où l’abstention sanction, l’abstention dégoût…

Maxime TANDONNET

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Le sens particulier des municipales 2014

imagesLa vie publique nationale ressemble chaque jour un peu plus à un trou noir où s’abîment nos idéaux, nos convictions, nos espérances. A quoi se résume-t-elle en effet ?

-          Une dictature des passions individuelles haineuses, le règne des règlements de compte, des détestations gratuites, de l’envie de tuer ;

-          Une personnalisation des enjeux qui frôle la bêtise quand les jeux de personnes et d’ambitions l’emportent sur tout le reste ;

-          Un monde sans foi ni loi, nihiliste, où absolument tous les coups sont permis, y compris les pires horreurs, non pas sanglantes (puisque notre époque a Dieu merci horreur du sang), mais au regard des valeurs et des principes démocratiques ou de la simple éthique et sens du respect d’autrui ;

-          Un néant politique total, l’absence de tout sens de l’avenir, du bien commun, d’idéal, de programme, de projet.

-          Un sectarisme sans précédent, une guerre civile froide qui touche à des niveaux d’absurdité jamais atteints dans la mesure où elle repose sur du vide ;

-          Un univers névrotique, franchouillard (au mauvais sens de l’expression)  replié sur lui-même, à courte vue, incapable de tout recul, de prendre de la perspective, d’ouvrir les yeux sur la vaste monde et sur l’histoire ;

-          L’absence de perspectives d’avenir : nulle personnalité nouvelle n’est là pour incarner l’espoir (M. Juppé et M. Fabius, en tête des sondages d’opinion, ne représentent pas vraiment la nouveauté…), nul courant, nulle équipe, nul programme ne semble émerger.

Est-ce le reflet global d’un pays qui s’effondre dans son ensemble, en particulier sur le plan intellectuel, celui de l’esprit critique ? Est-ce une grande illusion médiatique, un écran de fumée recouvrant un pays qui regorge de créativité, d’énergie et de dynamisme ? Pour tout dire, je n’en sais rien… Mais je trouve que les élections municipales offrent une respiration, une bouffée d’air frais – faute d’être forcément pur – dans ce climat morbide. imagesLes mairies sont un lieu où s’expriment l’engagement au service d’autrui, le sens des projets concrets et réalistes, la modération et le dialogue – en dehors des clivages partisans – l’ambition de se rendre utile.  Bref, la tentation de l’abstention aux municipales pour punir la classe politique (que je dénonce dans le Figaro du 21 mars) est à mes yeux un contresens. Je suis d’ailleurs de plus en plus convaincu qu’un éventuel renouveau du pays partira non pas du "star system", mais de la base, du terrain, des citoyens qui s’engagent dans la discrétion et l’anonymat en faveur de l’intérêt général.

Maxime TANDONNET

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Une scène hideuse

imagesScène hideuse, mais rigoureusement authentique. Hier, soir, l’une de mes amies en était encore bouleversée. Médecin, elle circulait dans Paris pour aller soigner un patient. Manque de chance, sa plaque d’immatriculation se terminait par un numéro pair et elle se trouvait donc en infraction avec la règle de la "circulation alternée" contre la pollution. Soudain, un petit bonhomme en vélo se lance à sa poursuite, jaillit devant elle et bloque son véhicule. Un autre vélo le rejoint. Tous deux l’empêchent de repartir, l’agonisent d’injure. Apercevant une patrouille de policiers, ils hèlent les fonctionnaires en montrant du doigt la plaque d’immatriculation de ma copine en infraction. Celle-ci portant un caducée sur son pare-brise, elle s’est expliquée et n’a pas été verbalisée. On ne peut pas s’empêcher de se demander face à ce genre de comportement: en d’autres temps et en d’autres circonstances (sous une dictature, pendant une révolution sanglante), qui auraient-ils dénoncé?… La politique se montre en ce moment sous ses aspects les moins nobles, mais la société civile, ou une partie d’entre elle, n’est pas beaucoup moins vicieuse.

Maxime TANDONNET

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Le monde occidental en échec

occident

L’histoire ne se répète jamais à l’identique. C’est pourquoi je me méfie comme de la peste des comparaisons historiques et notamment de la sempiternelle référence aux "accords de Munich" qui revient à chaque tension internationale. La transformation des technologies, les modes de vie et de pensée, des idéologies, des institutions, de la société, rendent impossible la résurgence tels quels d’événements du passé. Cependant, les hommes, leur caractère, les déterminants de leur comportement – ambition, lâcheté, cupidité – demeurent de millénaire en millénaire et se retrouvent sous des habits différents dans le déroulement de l’histoire qui bégaye, faute de se répéter. On peut se demander si nous ne sommes pas aujourd’hui à un tournant. Le mode occidental, les Etats-Unis et l’Europe, après une trentaine d’années de domination et de progrès de la démocratie avec le déclin et la chute de l’URSS, vient de connaître deux revers spectaculaires et gravement préoccupants: le maintien au pouvoir du régime syrien et surtout l’annexion de la Crimée par la Russie. Nous ne sommes plus dans les années 1930 et les comparaisons à cet égard me semblent hasardeuses. Pourtant, nous assistons à d’autres phénomènes qui ne sont pas forcément plus réjouissants. L’affaiblissement des économies américaine et européennes à la suite de la crise de 2008, le déclin de l’autorité et du pouvoir politique, le délitement des sociétés, la montée des doutes, se traduisent peut-être en ce moment par un recul du monde occidental et de ses valeurs, au profit de nouvelles grandes puissances qui s’en démarquent, notamment de la Russie. C’en est fini de la "fin de l’histoire" et nous entrons probablement dans une période de retour de la tension planétaire en position de faiblesse évidente et dramatique.

Maxime TANDONNET

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Lynchage

imagesLes insultes tombent de nouveau comme des coups de bâton sur l’ancien président Nicolas Sarkozy: "pervers, voyou, dealer…" Quand j’étais conseiller à l’Elysée et qu’il était  quotidiennement traîné dans la boue, je pensais que ce lynchage faisait partie du jeu démocratique: il était chef de l’Etat et subissait une stratégie destinée à l’affaiblir et à le faire tomber. Je croyais alors que ce phénomène cesserait logiquement, une fois qu’il aurait quitté le pouvoir. Aujourd’hui, je réalise à quel point je me suis trompé. Cette nouvelle avalanche de haine correspond-elle à une réaction de peur face à la perspective de le voir "revenir", comme on dit en langage médiatique? Rien de moins sûr car ils s’y prendraient alors autrement que par l’insulte: ils ne sont quand même pas assez stupides pour penser que leurs crachats sont de nature à bloquer une éventuelle, hypothétique élection dans 3 ans. Cette chasse à l’homme est d’autant plus sidérante que NS garde un quasi-silence politique, donnant lieu chaque jours à des montagnes de commentaires comme si son personnage manquait au paysage politico-médiatique. Non, l’antisarkozysme n’est pas un phénomène conjoncturel, lié à un contexte politique, mais quelque chose de plus profond. Dès lors, il me semble qu’ il faut en chercher l’explication dans les profondeurs de l’imaginaire collectif des milieux d’influence et cercles dirigeants. "Dans le mécanisme fondateur, c’est contre la victime et autour d’elle que s’effectue la réconciliation… La thèse du lynchage fondateur affleure partout" écrit René Girard dans Les choses cachées depuis la fondation du monde. Un groupe humain, en l’occurence celui de la classe politico-médiatique française, dans les périodes de grande souffrance et d’échec, a besoin d’un bouc émissaire à lyncher auquel attribuer ses malheurs et sur lequel cogner. Jadis, cela se traduisait par le discours criminel d’un Drumont repris d’écho en écho par les "élites" de l’époque, de droite comme de gauche. Le même lynchage se produit aujourd’hui sous une autre forme, personnalisée, individualisée. Et la victime en est toute trouvée.

Maxime TANDONNET

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Le chaos absolu

Adhémar_de_Monteil_à_AntiocheChaque jour, la République française semble s’enfoncer dans le chaos et l’anarchie : Enregistrements clandestins, écoutes téléphoniques d’un haut responsable politique de l’opposition, atteintes grossières aux libertés par ceux qui sont chargés de les faire respecter, publications sauvages  sur les sites Internet de dialogues volés, pétitions, insultes, calomnies, rumeurs de suicide, mensonges, avalanche de plaintes de tous les côtés. Les valeurs, les principes, les règles de droit et de comportement semblent balayées par un ouragan de folie. La France d’en haut se transforme en cour mérovingienne au VIIe siècle : "On avait perdu l’habitude d’obéir. Les grands conspiraient… Des années de guerre civile s’en suivirent… Lutte entre des partis rivaux qui couronnaient et détrônaient des rois enfants… Les contemporains assistèrent avec terreur à cette anarchie où la France sombrait" (Jacques Bainville, Histoire de France). Si le sang ne coule pas au sens littéral, c’est en raison de la lâcheté ambiante. Comment un citoyen lambda (vous et moi) peut-il réagir dans ce contexte: à mes yeux, la faute la plus évidente est d’espérer un recours dans l’extrémisme protestataire qui est le produit de cette anarchie, ne vit que d’elle et ne songe qu’à l’attiser. Personnellement, je rejette:

  • Les comportements de voyous qui se banalisent dans toutes les sphères d’influence, venus d’un peu partout et même de là où on les attend le moins.
  • Le culte de la personnalité, quel qu’il soit, la croyance en un sauveur, homme ou femme providentiels: je les trouve naïfs, archaïques et grotesques.
  • Le climat de guerre civile froide, imposé par des "élites" fanatisées, ivres d’elles-mêmes, à une nation profondément pacifique et avide d’unité.

La France d’en haut se vautre dans le ridicule, mais la majorité silencieuse tient la route, responsables d’entreprises, élus locaux, monde associatif, professeurs, médecins, ingénieurs, ouvriers… Pas de solution miracle. Il faut garder la tête froide, parler, lire, écouter, observer, s’informer. Il faut œuvrer, chacun à son niveau, en faveur de l’émergence progressive de nouveaux réseaux, un renouvellement de la classe dirigeante, l’arrivée de nouvelles équipes constituées d’hommes et de femmes de terrain, engagés en faveur de l’intérêt général, n’ayant jamais trempé dans le marasme actuel. Et cela par tous les moyens disponibles, à nos modestes niveaux: bulletin de vote, participation à la vie municipale et associative, le dialogue sur Internet, etc. Je sais, c’est moyennement satisfaisant comme conclusion, mais que dire d’autre?

Maxime TANDONNET

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Petit témoignage sans importance

imagesComme le savent certains visiteurs réguliers de ce blog, j’ai travaillé à l’Elysée pendant 4 ans et demi comme conseiller pour les affaires intérieures du président Sarkozy. Le monde médiatique et politique tend aujourd’hui à réduire cette période à des affaires de caniveau. J’ai participé à une centaine de réunions au moins, parmi les plus sensibles, avec le président et les ministres, des dizaines de déplacements sur le terrain ou à l’étranger, entre mai 2007 et août 2011 autour du chef de l’Etat. Ma parole d’honneur, j’ai vu M. Patrick Buisson une fois, par hasard dans la cour d’honneur de l’Elysée; nous nous sommes croisés et avons échangé deux ou trois mots. J’ai le souvenir, déja lointain, d’une équipe au pouvoir autour du chef de l’Etat et du Premier ministre, obnubilée par la volonté de réussir, de "sortir la France de la crise", acharnée à réussir ses réformes, dans un climat excessivement fébrile en interne et un environnement extrêmement hostile, entre une droite protestataire haineuse et une opposition socialiste tout aussi furieuse. Les réussites et les progrès accomplis, que seuls les gens sectaires peuvent nier, se mêlent aux erreurs de cette époque, les nôtres, aux échecs et aux déceptions. C’est normal, cela fait partie du jeu du pouvoir. Rien n’est plus idiot que de croire qu’on peut changer d’un coup les choses autrement que par le travail intense et l’effort, par un remède miracle, un slogan, ou une baguette magique. Je garde en mémoire un mélange de grandes joies, de satisfactions et de vives souffrances aussi, que je ne revivrais pour rien au monde. Bien entendu des épisodes ont pu m’échapper, notamment après mon départ en août 2011. Pour autant, en 4 ans et demi, témoin privilégié, je n’ai jamais observé autre chose qu’une détermination de fer à faire avancer la France, dans un climat de pression intense et de travail, de jour, de nuit, le dimanche et toute l’année, comme je n’en ai jamais connu ni imaginé dans aucun milieu.  

Maxime TANDONNET

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Scène de la vie quotidienne

250px-Station_métro_Charenton-Ecoles_-_Station_métro_Charenton-EcoleIMG_3696 Ce n’est pas la première fois qu’une telle mésaventure m’arrive. Mercredi, vers 18 heures, sortant du métro, à deux pas de chez moi, je discute avec une amie de "l’affaire Buisson". J’aperçois un homme d’une trentaine d’années en train de bousculer violemment et d’insulter une jeune femme, grande, mince, brune, accompagnée de deux tout jeunes enfants d’environ 3 et 5 ans qui se tiennent la main. Je m’interpose et lui dis d’arrêter. Son haleine empeste l’alcool à deux mètres. "C’est ma femme, connard, je fais ce que je veux!" Je reçois une bordée d’injures et un mauvais coup au thorax. Deux personnes se joignent à moi, détournant ainsi sur elles la fureur de l’ivrogne. J’en profite pour dire à la dame: "Venez, je vous accompagne au commissariat, vous ne pouvez pas rester ainsi." Elle me répond tristement: "Je vous remercie beaucoup Monsieur, mais ce n’est pas possible". "Si! vous allez venir avec moi au commissariat!" "Non, je suis désolée, Monsieur, je ne peux pas faire une chose pareille". L’abruti se rapproche de sa compagne: "Allez viens, on rentre à la maison". J’essaye de nouveau de m’interposer. Les deux passants m’arrêtent: "c’est inutile, si elle n’est pas d’accord, vous ne pouvez rien faire!". Je vois donc le sale type s’éloigner d’un pas mal assuré, "allez, viens, on rentre à la maison", suivi de sa femme en pleurs et de deux minuscules têtes blondes, une fille et un garçon, main dans la main, qui doivent se demander ce qu’ils sont venus faire en ce monde pourri.

Maxime TANDONNET

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La benne à ordures

imagesOn peut se demander pourquoi la politique française sombre ainsi dans l’ordure pure et simple. L’histoire des enregistrements Buisson est tout simplement minable, à vomir. A l’origine ? Une fuite d’un ordinateur à la maison ne peut sans doute  venir que d’un sordide règlement de compte privé. Tout commence dans la pourriture et se poursuit dans la manipulation. L’univers politico-médiatique fait une montagne, un Everest, de propos enregistrés clandestinement et volés qui n’ont, à ce stade, pas le moindre espèce d’intérêt politique ou historique : la une du Monde, les télés, les radios se repaissent de l’immondice. Pendant ce temps, la Commission place la France « sous surveillance » pour sa situation économique calamiteuse, qui la voue au ban des nations européennes. Et moi qui ne suis pas fédéraliste, mais euro-réaliste, je le dis sans ambages: la Commission a entièrement raison ! Nous sommes embarqués dans une entreprise de crétinisation de masse, de destruction de l’esprit civique et de l’intelligence de la part d’un monde politico-médiatique sans foi ni loi qui n’a plus qu’une seule préoccupation : survivre dans le désastre, conserver ses rentes de situations, son influence et ses privilèges. Ce qui lui fait peur aujourd’hui, à tort ou à raison, c’est un éventuel retour du président Sarkozy dans l’arène politique qui viendrait chambouler l’équilibre de la pourriture en train de se cristalliser. Pour l’éviter, ils sont prêts à tout, à livrer le pays au chaos, à la honte et à l’extrémisme, à détruire et à tuer.

Maxime TANDONNET

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Un sondage explosif

imagesMe promenant sur les sites d’actualité d’Internet, je tombe sur une véritable bombe: "Dominique Strauss-Kahn crédité de 56% d’opinions favorables : il s’agit du résultat d’un sondage commandé par Le Parisien magazine pour son édition du week-end du 1er et 2 mars et révélé par France Info mardi. Le sondage réalisé par l’institut BVA teste 14 personnalités politiques en demandant aux sondés si ces dernières étaient capables de faire mieux que François Hollande. Résultat, DSK arrive en tête avec 56%, juste devant Alain Juppé (55%), Nicolas Sarkozy (49%) et Manuel Valls (48%)." D’abord, en toute sincérité, j’ai refusé d’en croire mes yeux. J’ai cru à une erreur, la reprise d’une vieille enquête de 2010… Puis, j’ai compris que ce n’étais pas un gag et j’ai songé à trois hypothèses:

- Un sondage totalement truqué, correspondant, avant une période électorale, à une tentative supplémentaire de brouiller les pistes et d’enfumer l’opinion;

- Un signe de la perte générale des repères intellectuels et moraux du pays, du déclin de l’esprit critique, de la mémoire collective, d’une société décérébrée, prête à accepter tout et n’importe quoi, inexorablement aimantée par la bassesse, le sordide, le sensationnel, le néant du scandale;

-Au contraire une manifestation de l’intelligence populaire,  une gifle à la classe politico-médiatique, un fantastique message de dérision, une réponse au mépris ressenti de la part des élites. Le meilleur, le Roi, c’est lui, c’est DSK, l’homme du Sofitel de New York… Et alors, que dire des autres…sans-titre

J’hésite entre les trois, mais penche plutôt pour la dernière.

Maxime TANDONNET

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Bruits de bottes et crise du monde occidental

imagesEM1E8YQ0Vladimir Poutine vient de faire approuver un « recours à la force » dans les affaires d’Ukraine. Les comparaisons historiques que cette formule semble appeler sont évidemment déplacées, mais enfin, les termes « recours à la force », sur le continent européen en particulier, sont toujours de mauvais augure. Face au président russe, le monde occidental semble étrangement vide, comme absent. Barak Obama annonce, menace dérisoire, qu’une intervention russe « aurait un coût ». L’Europe envoie ses technocrates et sa présidence grecque… Au-delà des avertissements et des mises en gardes, aucun leader européen ne semble avoir de prise sur le dossier et susceptible d’imposer une autorité, pas même la chancelière allemande malgré la domination économique écrasante de son pays sur le continent. En 2008, le président Sarkozy, dans des circonstances analogues, obtenait une solution de compromis dans le conflit entre la Géorgie et la Russie. A l’évidence, le vide n’a pas été comblé. Encore faut-il se souvenir des grandes heures du leadership occidental, même conflictuel, l’époque de VGE, Schmidt, Carter, ensuite  Reagan, puis Bush-père, Thatcher, Kohl, solide dans l’ouragan de la destruction du bloc soviétique. Les causes de cet effacement sont-elles conjoncturelles, liées aux circonstances, une conjonction de personnalités, ou correspondent-elles à un déclin fondamental du monde occidental, économique, politique, idéologique, mental ? Le vide actuel est propice aux coups de forces et aux bruits de botte sinistres. Face au risque d’une déstabilisation générale, de séismes politiques, une déflagration en Europe orientale et une menace sur la paix, nul ne semble tenir aujourd’hui le gouvernail du monde occidental.

Maxime TANDONNET

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Les chemins de l’apocalypse

imagesL’histoire s’écoule comme un grand fleuve qui ne remonte jamais son cours, mais les hommes qui la font ou la subissent ne changent pas beaucoup d’un siècle à l’autre. Le 2 mars 1914, tout juste, commençait l’un des pires scandales de l’histoire politique française, avec le début de la campagne de dénigrement de Joseph Caillaux par le  directeur du Figaro, Gaston Calmette, qui finira assassiné dans son bureau de plusieurs balles de revolver par la femme de l’homme politique. Pendant que le pays se passionnait220px-Henriette_Caillaux pour ce fait divers, une guerre qui devait saigner toute une génération, ruiner l’Europe et bouleverser le cours de l’histoire, se tramait dans les coulisses.

Pourtant, jamais plus qu’aujourd’hui la vie politique française n’a atteint un tel niveau de médiocrité. Elle n’est plus que scandales, indignations, jappements hargneux, menaces, coups de théâtre, démagogie, supputations débilitantes et annonces stériles, haine, impuissance et gesticulations cyniques. Des évènements d’une gravité inouïe se déroulent en ce moment à l’Est de l’Europe, en Ukraine, peut-être annonciateurs d’une déstabilisation générale, mais cela ne semble en aucun cas troubler le traintrain minable de la classe politico-médiatique française. Un jour, même lointain, des événements titanesques vont se produire et nous exploser à la figure;  n’étant pas devin, pas plus que nos anciens de 1914 qui n’ont rien vu venir, nous ne savons pas ni d’où, ni quand, mais ils se produiront un jour, même lointain, cela ne fait guère de doute. Les aboyeurs, les démagogues, les pantins de la télévision, des cabinets et des états-majors politiciens partiront alors se planquer. Et voulez-vous parier, ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer, d’une manière ou d’une autre, la chair à canon, les jeunes, la majorité silencieuse qui n’avait rien demandé à personne, sinon vivre et travailler en paix, comme y a cent ans. Et tout cela paraîtra du plus grand normal…images[3]

Maxime TANDONNET

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Maximilien

sans-titreJe ne sais pas pourquoi, j’adore les vieux livres des années 1920 ou images1930 à la couverture en simple papier renforcé jaunâtre, retrouvés dans des cartons au fond d’une cave, d’un grenier ou d’une bibliothèque oubliée. C’est ainsi que je suis tombé hier soir par un pur hasard sur le Robespierre d’un certain  Georges Lizerand, professeur d’histoire (éditions Fustier), et ne l’ai pas quitté de la nuit. Le sait-on ? D’après cette biographie plutôt complaisante, l’homme, après une enfance malheureuse, orphelin de mère et abandonné par son père, devenu à 20 ans avocat à Arras, sans talent ni succès, n’avait rien d’un idéologue avant la Révolution. Bien au contraire, il se montre « comme un homme de l’ancien régime, monarchiste et très attaché à Louis XVI, dont il fait l’éloge en toute occasion, parlant de la tête si chère et si sacrée du roi (sic) ». Il est impossible de tout raconter en quelques lignes mais ce personnage plutôt fade, paisible, courtois, ennemi de la peine de mort, dont l’image, chez ceux qui le connaissent, s’attache à la passion de la vertu et de l’honnêteté, poussé par un orgueil démesuré, devient au fil de son ascension à la tête de la Convention, une sorte de monstre sanguinaire, atteignant visiblement les limites de la folie. Pendant quelques semaines, au sommet du pouvoir, il crée sa religion « de l’Etre Suprême » prônant, « la sagesse suprême, la justice immuable et la vertu sublime » et célèbre une immense fête le 20 prairial (8 juin 1794) à Paris. En parallèle à ce culte nouveau, destiné à remplacer le christianisme, il déclare le 6 prairial : « Nous jurons d’exterminer jusqu’au derniers des scélérats qui voudraient nous ravir le bonheur. » Il impose l’atroce loi du 22 prairial qui renforce le tribunal révolutionnaire et prévoit la peine de mort notamment pour « ceux auront cherché à égarer l’opinion et à empêcher l’instruction du peuple, à dépraver les mœurs et à corrompre la conscience publique, à altérer l’énergie et la pureté des principes révolutionnaires. » Les accusés n’auront « plus de défenseur » et la présence des témoins est supprimée. Le tribunal révolutionnaire est appelé à fonder ses décisions non sur des preuves, mais sur la délation, dont Robespierre se fait le théoricien : « Quand  on écrit une dénonciation, il faut la préciser », ou « quand on dénonce, il faut nommer ». La Grande Terreur entraîne en quelques semaines plusieurs milliers de morts. Questions qui me viennent à l’esprit : par quel processus psychologique un personnage, moyen sur tous les plans, plutôt bonasse, devient-il au pouvoir un fou sanguinaire ? Robespierre est-il le premier et l’inspirateur des grands monstres totalitaires de l’histoire qui ont fait couler des fleuves de sang au nom de bien suprême et de l’utopie de changer l’humanité ? Hormis les massacres et la guillotine, un Robespierre atténué ne coule-t-il pas toujours dans les veines d’une partie de la classe dirigeante ou médiatique française ?

Maxime TANDONNET

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Combats de coqs

images5X6FMZ9QHier soir, en voiture, après avoir raccompagné mon fils,  je tombe par le plus grand des hasards sur un débat Montebourg/le-Pen sur RTL. Il m’arrive souvent de critiquer dans ce blog la vie politique et médiatique. Mais là, je trouve qu’elle atteint des sommets dans la déchéance. Tout y passe, "vous gueulez", "gestapo", etc… Mais enfin, qu’est-ce que cette  génération de politiciens, incapables d’échanger des arguments et qui se donne ainsi en spectacle honteux, à qui beugle, radote et insulte le plus fort? Franchement, en 30 ans d’observation de la vie politique, je crois que jamais je n’avais assisté à une tel festival de débilité vulgaire et prétentieuse. Quel mépris pour les Français qui payent de leurs impôts la vie politique! Et de quel droit le monde politico-médiatique a t-il choisi, jour après jour, d’ériger le fn en  contradicteur principal et quasi-officiel du pouvoir? On a bien compris que ce dernier jouait ainsi son va-tout électoral avec la complicité des chaînes de radio et de télévision. Comment leur faire payer cette trahison? Tout se paye, tout se paye un jour, toutes les infamies se payent un jour; enfin, je l’espère…

Maxime TANDONNET

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Sanctuariser l’histoire

imagesEn France, nous avons cette facheuse habitude de considérer l’histoire à l’aune de nos passions et de nos névroses.  Le président de la République a annoncé hier le transfert des cendres de quatre grands résistants au Panthéon, Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Jean Zay. Fabrice d’Almeida, professeur d’Histoire à l’Université Panthéon-Assas commente cette décision : « Ce choix est très intéressant. Il y a chez François Hollande la volonté d’unir des familles politiques de sensibilités diverses et de faire consensus au moment où le pays est divisé à bien des égards.  La droite avec la famille gaulliste est représentée par Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion. L’entrée de Pierre Brossolette et de Jean Zay devrait satisfaire la gauche. Avec cet équilibre, ni la droite, ni la gauche n’ont de raison de se plaindre. » Or, les notions de droite ou de gauche n’ont pas grand chose à voir avec la Résistance qui se traduisait, dans ce qu’elle a eu de plus noble, par le dépassement des clivages de tous ordres, notamment idéologiques et partisans, au nom  de la libération de la Patrie. Ainsi, Pierre Brossolette venait certes du socialisme mais une fois dans la Résistance, il a manifesté un rejet profond, viscéral, de la SFIO, ancêtre du PS,  et des autres partis, les jugeant responsables de la défaite et luttant de toutes ses forces pour les tenir à l’écart du combat contre l’occupation (ce qui l’a opposé à Jean Moulin). L’un de ses  faits d’armes est d’avoir rallié à la France Libre Charles Vallin, venu du parti social français du colonel de la Rocque, classé à droite dans l’avant guerre. Quant à qualifier de « droite » les Gaullistes de l’époque, qui venaient de tous les horizons, cela me semble relever de l’erreur historique. La récupération politicienne de personnages qui ont donné leur vie pour la France me semble profondément déplacée. D’ailleurs, pourquoi ces quatre héros et non d’autres, comme Honoré d’Estienne d’Orves, premier grand résistant fusillé par les Allemands à 41 ans? Est-ce bien le rôle du politique de trier, de sélectionner parmi les héros de l’histoire ? Quand il se montre incapable de traiter les calamités du présent, chômage, insécurité, etc. le politique chasse sur d’autres terres, celles de l’historien. Il me semblerait qu’afin de dépolitiser ce genre de sujet, les grandes décisions relatives à l’histoire devraient incomber à un comité de personnalités qualifiées, et en aucun cas au politique.

Maxime TANDONNET

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Cure de désintoxication

P1150313P1150327Nous venons de vivre cinq belles journées sur les hauteurs alpines, par moins 5 à10 degrés, dans un hameau perdu, à 2000 mètres d’altitude, avec, faisant office de télévision, d’ordinateur et de radio, un simple poêle à bois. Grand ski dans la journée et le soir, bain de silence à l’exception du murmure des flocons de neige sur les vitres de notre fermette. Il faut se couper du monde de temps en temps, se ressourcer dans la solitude, s’enfuir de la chape de connerie qui submerge la France. J’ai remarqué que la lâcheté et la crétinerie ne s’élèvent que rarement au dessus de 1200 mètres environ et qu’au-delà d’une certaine hauteur, on est à peu près tranquille. Mon ami Henri Guaino a bien raison de dire qu’il ne reconnaît plus son pays. http://unionrepublicaine.fr/henri-guaino-je-ne-reconnais-plus-mon-pays-ma-france/ Le retour à la vie urbaine, hier soir, est brutal, d’une violence inouïe.  Le tribunal de la pensée unique a encore frappé, contre Ivan Rioufol, Elisabeth Levy et Eric Zemmour. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/21/31003-20140221ARTFIG00276-ivan-rioufol-le-commissaire-joffrin-s-est-fait-une-specialite-de-denoncer-les-journalistes-deviants.php. Je trouve cette mode de l’intolérance, du lynchage hystérique envers toute forme de dissidence, voire même de nuance vis-à-vis de l’idéologie dominante, ce refus de l’échange et du débat d’idées, absolument ignobles. Si notre époque était moins cotonneuse, il ne fait aucun doute qu’ils ressortiraient les charrettes, les bourreaux et la guillotine. L’invective, la haine, la violence verbale, les amalgames stupides en guise de procès truqués et de petite Terreur, quand on est à court d’argument, incapable d’aligner deux mots intelligibles et que le sol se dérobe inéluctablement.  P1150314

Maxime TANDONNET

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