Lecture: Comment sont morts les politiques – le grand malaise du pouvoir, par Arnaud Benedetti, les éditions du Cerf, 2022.

Arnaud Benedetti, professeur associé à la Sorbonne, rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire, soulève l’une des grandes questions de notre époque : « Comment sont morts les politiques – où le grand malaise du pouvoir ». Dans un lumineux essai de philosophie politique de 180 pages, il convoque l’histoire et les auteurs les plus prestigieux, de Montesquieu à Jacques Ellul, en passant par Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, Max Weber, pour analyser la crise actuelle du politique. 

Selon lui, elle est le fruit d’une évolution de longue date qui trouve son paroxysme aujourd’hui. L’approbation par la voie parlementaire du traité de Lisbonne, reprenant pour l’essentiel les dispositions du traité constitutionnel européen rejeté par référendum en 2005, a marqué, selon lui, un tournant emblématique dans la perte de confiance des citoyens envers le politique. « C’est une couche profonde du cerveau démocratique que le traité de Lisbonne vient bouleverser en s’affranchissant ouvertement du résultat d’une consultation. Le choix du peuple est effacé, réinitialisé au travers du seul mécanisme représentatif. Il n’a pas fini de produire se répliques et ses effets, tant il génère le sentiment d’une expropriation démocratique et d’une aliénation de la volonté générale. »

L’auteur montre au fil des pages comment l’effacement des frontières ou la mondialisation (globalisation) se traduit par un vertigineux déclin de la capacité des peuples à choisir leur destin : « A proportion que l’uniformisation gagne, la délibération recule, ce qui n’exclut pas pour autant des controverses planétaires qui n’ont trouvé à ce stade aucun moyen de régulation […] L’extension du domaine supra-étatique s’accompagne mécaniquement d’une rétractation du domaine démocratique. » Il revient sur les mécanismes qui vident le pouvoir politique de sa substance : les transferts de compétence à la bureaucratie supranationale ou l’emprise croissant des juridictions. Il insiste sur la montée en puissance des GAFAM (Google, FB, Amazon, etc.), l’un des phénomènes les plus spectaculaires de ces trente dernières années : « Ces firmes des technologies de l’information subvertissent le vieil ordre politique […] Elles gèrent l’information, l’agrègent, la croise, la diffuse et la commercialise. Elles prennent possession de milliards d’existence par la connaissance qu’elles génèrent de leur vie quotidienne et par les processus de contrôle qu’elles génèrent sur ces dernières. Elles réalisent peu à peu la prophétie pessimiste de Jacques Ellul qui, l’un des premiers, vit dans la révolution informatique l’accomplissement de la domination technicienne. »  

Il en résulte l’abstentionnisme et la montée du vote protestataire, une méfiance croissante envers la politique et le dégoût de la chose publique qui s’exprime dans la montée des rebellions à l’image des Gilets Jaunes : « De facto la démocratie a tout de l’église désertée, la liturgie républicaine opère comme une vague prière récitée mécaniquement sans que l’on en saisisse le sens profond, au-delà d’une sonorité qui parle vaguement, comme en écho à une accoutumance lointaine. »  Et d’ailleurs, « l’abstention indique une montée de l’athéisme civique, une perte de foi dans ce que la démocratie a sans doute fait de mieux ou de plus abouti dans l’histoire récente, à savoir la démocratie libérale ». Pour Arnaud Benedetti, la crise sanitaire a encore amplifié ce phénomène. « La pandémie a renforcé les tendances à l’individualisation sur fond de retour en catastrophe de l’Etat mais d’un Etat devenu hyper-tutélaire, voire intrusif […] A ce vide où l’impuissance s’est compensée par un surcroît de surveillance des comportements, dans un pays comme la France où historiquement le contrat entre le peuple et l’Etat consiste à accepter un Etat collectivement fort mais scrupuleusement contenu dans son droit au regard de la sphère domestique, a répondu en écho le repli sur soi » (d’où la poussée de l’abstentionnisme aux dernières élections municipales et régionales).

L’impuissance croissante du politique a pour corollaire une tendance à la médiocrité de son personnel. « Si la politique, en tant qu’activité voit son prestige tous les jours un peu plus battu en brèche, sans doute faut-il y comprendre les raisons pour lesquelles le sentiment général de sa médiocrité réelle ou supposée gagne de larges secteurs de l’opinion. Elle n’appelle plus les énergies, moins les talents, ne rapporte plus son expression au terreau fécond des humanités, mais elle exige un personnel adaptable aux prérequis de la mondialisation. » Dans ce contexte d’impuissance croissante, faute de choix, d’action et de programme, la politique en est réduite à être une affaire de communication et de manipulation de l’opinion. Pour décrire l’archétype du dirigeant politique de nos jours, il cite un texte incroyablement prophétique de Max Weber : « C’est un ennemi bien vulgaire, trop humain, que l’homme politique doit vaincre chaque jour et chaque heure : la très ordinaire vanité […] Il ne peut y avoir de caricature plus ruineuse à la politique que celle du matamore qui joue avec le pouvoir à la manière d’un parvenu, ou encore narcisse vaniteux de son pouvoir, bref tout adorateur du pouvoir comme tel » (pour lui-même).

MT

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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65 commentaires pour Lecture: Comment sont morts les politiques – le grand malaise du pouvoir, par Arnaud Benedetti, les éditions du Cerf, 2022.

  1. Monique dit :

    Les politiques sont morts ? ce soir le chien Douglas nous fait savoir qu’il ne veut pas prendre la présidence d’un parti moribond, écoutez-le: « ouah ! ouah ! » si c’est vrai, c’est un scandale !

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  2. Furax dit :

    Bien, je vois que l’Alsace veut redevenir une région à part entière séparée de la région turque Grand-Est. C’est Erdogan qui va s’énerver! 😀

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    • fraternel dit :

      bonjour furax
      en tant qu’alsacien de coeur et de souche en tant que français il faut savoir que c’est à nouveau une lubie de certains de sortir du grand est.
      je n’ai pas participé à cette guignolade tout en regrettant ces régions redécoupées à la va vite et d’une façon stupide .
      les mosellans sont fachés avec nous parce que notre histoire est étroitement liée vues les va et vient entre l’allemagne et la france au cours des siècles.
      nous avons déjà une communauté européenne d’alsace ce qui me convient parfaitement.
      alors oui gardons notre culture qui ne s’arrete pas à al choucroute et aux flons flons à la mode bavaroise.
      non nous avons nos poètes nos humoristes comme roger siffert et ne demandons qu’à vivre en paix et à partager nos valeurs avec les autres départements de france et pas seulement du grand est.
      et nous avons une communauté turque qui s’est très bine intégrées et pas seulement en ouvrant des kebabs.
      bonne journée à vous

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    • Pheldge dit :

      le redécoupage des régions par Flamby, a été fait à la va vite, sur un coin de table, pour des raisons politiques, et notamment pour faire éponger par d’autres les dettes calamiteuses, de Poitou Charentes, ardoise laissée par Ségolène …

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    • Furax dit :

      vos turques sont peut-être « bien intégrés » mais leur manifestation massive de soutien à Erdogan, drapeaux turcs déployés, ne confirmait pas une « intégration » au sens où on l’entend au sein de la France. Le monde entier s’intègre à la France qui se désintègre. C’était aussi l’avis de mes amis alsaciens 😉

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    • Pheldge dit :

      ils sont au moins aussi bien intégrés que nos maghrébins, c’est tout dire …

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  3. Monique dit :

    Jupiter fait sa course en solitaire à nos frais, il n’a même plus rien à faire pour nous présenter un programme que nous connaissons depuis cinq ans ! comment pourrait il changer d’optique même après ses simagrées vers l’extrême droite. ? Poutine c’était son pion et son plan, c’est râté ! pas de problèmes de signatures, chez nous on donne des parrainages à ceux qui ne sont pas candidats mais on les refuse à ceux qui veulent la servir. En tant que citoyenne, je ne voterai pas si mon candidat n’est pas retenu, j’ai une autre idée de la démocratie, chez nous c’est la démo/crassie.
    Nous aussi nous allons prendre des sanctions !

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  4. E Marquet dit :

    « L’impuissance du politique a pour corollaire une tendance à la médiocrité de son personnel ».

    Eugène de Vogüé, député de l’Ardèche de 1893 à 1898, a, dans un roman paru en 1899, dressé un tableau de la vie parlementaire. Une galerie de portraits vu par un naïf au Palais-Bourbon.
    On y lit que tous vivent par et pour la politique. Tous font passer leur intérêt particulier avant l’intérêt général. Ils ne vivent que dans l’espérance d’un privilège, d’un portefeuille ou le souci de leur réélection.
    Bassesses et manoeuvres des uns et des autres. L’essentiel du député n’est pas de faire la loi, mais de solliciter des faveurs, pour lui ou pour ses électeurs – ceux-ci réclamant de lui, une place, un passe-droit, un avancement, qu’il mendiera à son tour auprès d’un ministre.
    Tout se décide à la buvette et dans les couloirs. Les intérêts particuliers l’emportent sur la recherche de l’intérêt général.
    Pour lui c’est un système intrinsèquement pervers, un « broyeur collectif », une arène à l’atmosphère malsaine.
    A trop être sollicité, l’homme politique se cuirasse et n’est plus ému par le malheur de ses électeurs. Il a le regard calculateur. Au parlement il ne vote plus selon sa conscience, mais selon les consignes des membres de son groupe. Et s’interroge : sommes-nous complices ou dupes ?

    Rien de nouveau sous le soleil ! III ème République……V ème République, même médiocrité !

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  5. patricecharoulet dit :

    Hélas, hélas, hélas !

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  6. Mary Preud'homme dit :

    « On ne fait pas de politique autrement que sur des réalités… » (Charles de Gaulle)

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    • cgn002 dit :

      Désormais à l encontre des réalités.
      Déni, utopie , idéologie, mensonges , fausses convictions, ego centrisme, dogmatisme, voilà le nouveau credo de nos hommes et femmes politiciens.

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  7. Zonzon dit :

    Le traité de Lisbonne serait la cause de tout ! Le référendum de 2005 la cause de rien par voie de conséquence … c’est normal ! Dans un référendum c’est le peuple qui parle … forcément il parle mal le peuple … il ne sait pas, il se contente d’entériner les décisions des sachants … ça dure depuis si longtemps qu’on y fait plus attention !
    Et puis les politiciens sont gens si brillants … et même quand ils se sont plantés, qu’ils ont été remerciés à la première occase, ils resurgissent pour nous expliquer pourquoi la France va disparaître … et on applaudit !
    Et quand on en trouve un de convenable on lui casse les pattes pour insuffisance de parrainage !
    Dans le fond, Sarkozy n’est pas plus exécrable que les autres … le peuple est si peu de chose,
    celui de France va disparaître sans faire de bruit …

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  8. Sganarelle dit :

    Encore une fois on n’utilise pas la juste mesure. La création de l’Europe tenait plus du rêve que d’une réalité . Au début elle était essentiellement économique mais c’est devenu L’image même de l’archipel auquel on ne veux pas réduire l’intérieur de notre pays : difficile de mettre d’accord un nombre si important de diverses nations.. L’Europe commerciale bien suivie aurait été une force et un avenir l’Europe est un Janus à double figure ni tout à fait bon ni tout à fait mauvais et on ne sait pas tirer parti du bon côté tout en favorisant les excès.

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  9. Stanislas dit :

    Le livre l’air sympa selon le résumé qui en est fait, en tout cas, il contient un certain nombre de sujets qui sont souvent passés sous le tapis, dont un essentiel à la trajectoire actuelle

    « L’extension du domaine supra-étatique s’accompagne mécaniquement d’une rétractation du domaine démocratique.  »

    donc le fameux »transfert de responsabilité » par supranationalisation des clés de souveraineté d’un espace Politique donné. Sans aller vers des cieux lointains, la remarque est à rapprocher plus près de nous avec interactions entre communes et communautés de communes, ou plus largement, la traditionnelle lutte d’idées entre « centralisation » et « décentralisation ».

    Quand c’est abstrait, il faut expliquer avec un exemple pour manant du bled comme moi.
    Il fut un temps où une PME qui avait des projets d’investissement allait vers son banquier qui habitait dans le coin et connaissait, à la fois l’entreprise, le boss et son impact sur le territoire en terme d’emploi, de vie sociale. Les conditions de vie urbaines ne sont pas celle de la ruralité, celle des montagnes différentes de la plaine …etc..;
    Puis la décision de prêter du pognon pour un projet d’investissement local,a été excentré quelque part dans un siège « social » lointain, à un cadre hors sol devant un écran qui n’avait qu’à comparer les chiffres de la boutique avec ceux des critères financiers définis par un quidam quelque part ailleurs… et ainsi de suite….

    Résultat : toutes les recettes sont à la macdonalisation ou cocacolaïsation malgré des différences notoires et observables entre individus, entre structures, entre secteurs d »activités,

    La fameuse course à la compétitivité et à la concurrence à partir des mêmes normes qui rendent identiques…

    Les politiques sont tellement morts qu’ils se sont laissé aller à l’idée de devenir des dieux , en acceptant d’être sous tutelle des puissances financières sans armées, sans divisions, qui leur offrent la gloire, la puissance sans puissance, et qui sait, le droit de vie ou de mort sur les gueux….

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  10. Monique dit :

    Cher monsieur Tandonnet,
    On peut rappeler votre article du 31 janvier 2018 (contribution à Figaro Vox) titré « La déliquescence de la politique française », et cette bonne question qui était posée : « qui a tué Fillon »? aujourd’hui, rien n’a changé, seul le processus qui consiste à éliminer un politique qui dérange. Vous parliez « du pire de la vie publique, un cocktail de batailles d’ego, de rancœurs, de vengeances personnelles qui anéantit toute idée de bien commun et d’intérêt général  » nous en sommes toujours là. Est-ce à dire que les politiques n’ont rien compris ? que ce sont les mêmes, animés de ce même égocentrisme et cet esprit de VRP politique ? là nous assistons non pas à un « Fillongate » mais d’un Zemourgate et il faut remarquer que les deux ont sensiblement le même programme. Vos pourcentages quant à l’opinion négative des Français sur la politique, ils sont à peu près identiques. La moralité, c’est que ni les politiques ni les Français n’ont retenu la leçon.

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    • Pheldge dit :

      Monique, au risque de paraître cynique, la politique, c’est la conquête du pouvoir, ce n’est pas une affaire d’enfants de chœur, il y a beaucoup de bassesse, de jalousie et de saloperie. Il faut des qualités de chef et une cuirasse blindée pour y arriver. Le reste, les idées, ça vient après : de bonnes idées portées par un faible n’ont aucune chance, par contre, et ça on le voit, de mauvaises idées portées par un homme fort, ça, ça passe sans problèmes !
      Quant à ce concept fumeux « d’intérêt général », oubliez le, les adversaires qui s’étripent aujourd’hui, le font en son nom, c’est dire …

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    • Anonyme dit :

      qui a tuer Fillon ,,,il s  » est suicider lui même ,avare il est et aime l » argent ,il sait très bien, que tout cadeaux mérite un renvoi d  » ascenseur ,et il la payer ,,,,michel43

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    • Zonzon dit :

      Monique … le  » Zemmourgate  » ne passera pas !

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  11. Monique dit :

    Les réseaux sociaux sont la nouvelle arme de guerre, Facebook, Twitter, Instagram et autres sont les tueurs de la paix et de la démocratie. On s’anéantit et on lève des armées par petits clics. On voit aujourd’hui le niveau de nos politiques, on voit aussi le délabrement de la démocratie française, comment concevoir qu’aujourd’hui des candidats à la présidence de la république qui représentent des millions de Français ne puissent pas se présenter faute de parrainages. Le parrainage, cette vaste fumisterie obsolète qui consiste à déplacer des candidats de la médiocrité inéligible contre ceux qui pourraient réellement changer la France.
    …. Et les chroniqueurs politiques de s’offusquer de cet état scandaleux et antidémocratique, de ce non sens tout en défendant ce système de parrainage périmé parce que cela arrange leur candidat. On n’élit pas, on élimine. Ne pas mépriser l’abstention, c’est un grand parti quand on a les politiques qui vous donnent des raisons de ne pas voter.

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    • Pheldge dit :

      Les réseaux sociaux remplacent la télé … à la différence que leur pénétration est plus profonde et subtile, par le biais des recommandations et partages « d’amis ».
      La propagande électorale a toujours existé, les réseaux sociaux permettent d’atteindre l’électeur « jusque dans les chiottes », vu que le smartphone accompagne son propriétaire partout.

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    • Madzi dit :

      Vent de panique dans la fachosphère, le zozo n’a toujours pas ses 500 parrainages…

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    • Pheldge dit :

      ça c’est de la république socialiste, démocratique et populaire, tant que les vrais démocrates, les promoteurs de la dictature du prolétariat, les adorateurs de Staline, de Mao, ou de Pol Pot, et toutes les nuances de rouge peuvent se présenter …

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    • Iris dit :

      Monique
      ‘’Les réseaux sociaux sont la nouvelle arme de guerre,’’
      Vous ne croyez pas si bien dire, des administrateurs de wikipédia viennent de bannir 7 contributeurs de ‘’ Cheep’’ accusés de militer pour le candidat d’extrême droite É. Zemmour en tentant d’influencer les contenus de cette encyclopédie numérique pour essayer de peser sur le contenu des pages Wikipédia consacrées au candidat à la présidentielle, son parti, ses soutiens…Ces adeptes sont capables de tout , spécialistes en falsifications, fausses nouvelles , d’ailleurs ils inondent régulièrement le compte twitter de V. Pécresse. Au pupître Damien Lefèvre ( dit Rieu )!
      Des méthodes de voyous!

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    • Pheldge dit :

      parce que, bien entendu, wikipédia en VF est un modèle d’impartialité, qui n’est pas régulièrement noyauté par des gauchistes, au point qu’il est souvent préférable de consulter les pages en anglais …

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    • Pheldge dit :

      et puis franchement, ça me fatigue de voir systématiquement Zemmour qualifié d’extrême droite, quand il ne fait que reprendre ce qui était le programme du RPR des années 90 avec Chirac Juppé et bien d’autres … c’étaient donc des fachos selon vous ?
      ça me rappelle pendant la campagne de 2012 quand des partisans de Flamby avaient déclaré que les drapeaux tricolores décorant les meetings de Sarkozy rappelaient Vichy, c’est du même niveau !

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    • Madzi dit :

      Six sénateurs LR donnent leur parrainage à Éric Zemmour ainsi que le parlementaire européen François-Xavier Bellamy qui précise «Si demain il devait y avoir un second tour entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour, je voterais pour Éric Zemmour».
      Si la gauche éclate, la droite est déjà en décomposition…

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  12. Janus dit :

    Marine Le Pen première manière avait entièrement raison de vouloir quitter l’euro et l’Europe. L’Europe existe comme communauté de cultures proches les unes des autres, notamment pour les états qui faisaient partie de l’empire romain et en même temps très différentes. Elle n’existe pas au niveau des peuples qui sont très différents entre un suisse, un rhenan, un danois, un français un italien, un hollandais ou un espagnol, un polonais ou un tchèque…
    Les régimes sociaux, les fiscalités les principes juridiques (ici droit issu du droit romain, la droit coutumier d’origine germanique codifié aux XVIIIe Siècle et au XIXe siècle).
    La zone euro n’est pas une zone monétaire optimale comme l’avait dit Robert Mundell (https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Mundell) et des lors la spécialisation des économies en a résulté au détriment des pays dont les comportements sociaux ne sont pas ceux des allemands. L’euro est un mark sous-évalué, ce qui a largement bénéficié aux pays de la zone Mark (Allemagne, Hollande,Autriche, Danemark, Tchéquie..) qui sont florissants aujourd’hui et a tué l’industrie des pays du sud et cela d’une manière mécanique et inexorable. Les politiques l’ont compris, mais ils ne veulent pas quitter le cercle des dirigeants européens ce qui serait une conséquence d’une remise à plat de l’économie monétaire européenne. Ceux qui ont un minimum de culture économique l’ont compris , mais ils trahissent leurs peuples sans vergogne. On ne peut redresse la France qu’en quittant l’euro et en laissant les schpountz se goberger avec leurs assignats puisqu’ils sont créditeur vis à vis des tous les pays latins. Cessons d’acheter leurs productions et tout le monde reviendra à la raison. Mais la remise en ordre des économies européennes ne peut se faire qu’avec une menace de rupture brutale et de défaut de la France.
    Nos dirigeants, formés à l’économie via Sciences Po et l’Ena, ne comprennent rien aux grands mécanismes monétaires et ne sont pas capables, par faiblesse morale de prendre les orientations et les décisions qui vont avec pour sortir de ce carcan qui nous tue a petit feu et qui enrichit l’Etat éminemment mercantile qu’à toujours été l’Allemagne depuis 1815. Les tropismes des grands peuples sont extrêmement solide malgré les vicissitudes de l’Histoire.
    Les grandes guerres du XXe siècle ont essentiellement comme mobile la lutte des anglo-saxons contre la puissance de plus en plus imposante de l’Allemagne. Et c’est toujours vrai aujourd’hui. Et à chaque fois la France fait les mauvais choix, ne se retrousse pas les manches et participe à l’hécatombe sans vraiment l’avoir voulu. Avec l’Euro la France de Mitterrand a commis la plus grave faute de son histoire récente et elle n’en a jamais compris les ressorts.
    Un pays qui ne sait plus entretenir la formation de ses enfants ne peut plus vivre libre.
    Ce pays est vraiment foutu ! Il nous faut Alexandre le Grand pour trancher le nœud gordien et nous n’avons que Anne Hidalgo…

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    • Mildred dit :

      Comment ne pas comprendre que l’Allemagne a été le cheval de Troie des USA dans la construction d’une UE qui a exigé des peuples européens qu’ils renoncent à leur souveraineté à son profit.
      Mais à l’aube du XXe siècle, le président Wilson n’avait-il pas prophétisé :
      « No nation can live any longer to itself and the West would necessarely dominate lhe East » ?

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    • Stanislas dit :

      H
      Il y a une solution que n’explique pas l’institut des libertés, et qui pourrait tenir dans une petite formule : « pour supprimer une ligne de créance, il suffit d’éteindre le créancier. »

      Il y a eu des essais « cliniques » financiers entre 2009 et aujourd’hui qui ont laissé coi la plupart des économistes des plateaux télés triés sur le volet qui expliquaient que « si ça marche pas, on n’est pas allé assez loin dans les mesures »..
      Les fameux essais ont eu lieu en Grèce et Chypre sous l’indifférence générale..et sans virus.
      – vente à la découpe des infrastructures publiques, donc les actifs du pays, pour payer « la dette »
      – baisse généralisée des pensions retraites, des salaires, destruction des soins etc….
      – rafle dans les comptes épargnes……

      Pendant ce temps là, quelques rares économistes non télévisuels (donc fachos, extrémistes de ceci et de cela et les noms d’oiseaux usuels aux réflexions alternatives) expliquaient que 95 % des billets imprimés dans les caves des banques centrales allaient dans le système financier devenu fou ou drogué au fric, (système financier où la plupart des valeurs des actifs sont artificielles) , et 5% dans l’économie réelle..

      Dans le même temps, les mêmes quelques économistes soulignaient aussi que les taux proches ou en dessous de zéro montraient que nous étions entré dans un système financier qui n’avait jamais existé dans l’histoire et qui finirait mal….forcément

      En octobre 2017 France Stratégie, dont le président fut à une époque Pisani Ferry, étonnamment le conseiller économique du loufiat des intérêts privés internationaux lors de la présidentielle de 2017, sortait une note d’analyse « comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro ?

      Je cite :
      1ere page : « concomitatemment à l’augmentation des dettes publiques, les 20 dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des français;[ ….
      …………..; ] ceci ouvre une 2èeme voie qui permettrait à un état excèssivement endetté de décreter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur…………….;il deviendrait ainsi créditeur …..etc

      fin de citation

      et enfin, alors que l’inflation était aussi plate que les taux d’intérêt pendant quelques années, tout à coup en période de virustélé, l’inflation se met à galoper sous la pression des tests à gogo, des injections sous injonctions mafieuses, de soutien artificiel à gogo d’entreprises zombies, d’extinction de solutions de soins en lit et en personnel, d’affamement des soignants désobéissants sous indifférence générale voire applaudissements,..

      et tiens bizarrement le Québec qui a sa tête un jumeau à notre ex France, lance l’idée de bloquer les comptes des « réfractaires » des « désobéissants », aux mesures non pharmaceutiques et ultrapiquouziennes démocratiques pour sauver des vies……forcément.

      il reste 5 mois avant l’échéance de l’état d’urgence, on n’a pas fini de rigoler à en pleurer….

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  13. cgn002 dit :

    Giscard avait vu l »UE comme un tremplin pour lui-même.
    Un outil au service des carrières.
    Les suivants ont pris la relève avec un rêve du même genre.
    Ils n’ont pas compris que l UE ne pouvait pas être politique, et que les solutions transitoires ne pouvaient qu’être deleteres pour les démocraties.
    La marge de manœuvre des gouvernements est quasiment nulle desormais , toutefois ils se réjouissent de disposer de règles républicaînes très avantageuses, sans avoir la charge des services à rendre (à la nation) , ni les risques afferents……
    Ils sont réduits à faire du vent , et tant que ça marche …
    Hablez et pleurez braves gens, pendant ce temps là d autres se vautrent…

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