Quel espace pour la droite républicaine?

Voici mon dernier article pour Figaro Vox. Il suggère aux républicains modérés, de choisir une troisième voie fondée sur le bon sens collectif et l’attachement à l’intérêt général, en réaction contre le culte de la personnalité et l’esbroufe qui caractérisent de plus en plus la vie politico-médiatique. Il suggère de sortir du grand spectacle narcissique et d’en revenir à la politique, au sens noble du terme, celui de l’action au service du bien commun. Au vu des réactions, sur les réseaux sociaux, il ne semble pas avoir été bien compris dans l’ensemble. Les derniers sondages montrent d’ailleurs une évolution de l’opinion exactement inverse à la logique de cette troisième voie. Que faire devant l’avalanche de la médiocrité qui déferle? A un certain stade, comment ne pas céder au découragement et à la tentation du renoncement?

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Après la grande euphorie du « nouveau monde » en 2017, la France est de nouveau entrée dans une période de trouble profond. L’affaire Benalla fut la première secousse d’une grave crise politique qui s’est prolongée en décembre dans la bataille des Gilets Jaunes et l’explosion de violence de décembre dernier. Paradoxalement, cet ébranlement s’est accompagné d’un net affaiblissement de l’opposition de droite républicaine – selon la formule convenue – qui n’en finit pas de reculer dans les sondages d’opinion, notamment en vue des élections européennes (10% selon IFOP). Pire, les défections de plusieurs de ses ténors, pour rejoindre LREM d’un côté et le camp lepéniste de l’autre, nourrissent le sentiment d’une désintégration qui s’accélère.

Les bénéficiaires du chaos ambiant pourraient bien être au nombre de deux: d’une part le président Macron dont la cote de confiance, en hausse en ce début d’année, semble tirer parti d’un réflexe légitimiste entraînant LREM à la hausse (23%); d’autre part Mme le Pen et son RN, qui lui dispute la tête des intentions de vote (21%).

Dans ce contexte, pris dans l’étau du macronisme et du lepénisme, la droite républicaine est-elle condamnée au dépérissement et à la disparition? Son échec est souvent mis sur le compte de la personnalité du président des Républicains, Laurent Wauquiez, auquel il est reproché, selon la formule consacrée, de ne pas « imprimer ». Autres explications habituelles: les querelles d’ego entre ses leaders, ou encore l’incapacité à faire émerger un chef charismatique susceptible de concurrencer Mme le Pen ou le président Macron. En vérité, la difficulté du camp des « républicains modérés » » (comme on disait jadis), à ressusciter une espérance tient à des causes plus profondes.

Au fond, la politique moderne est parfaitement incarnée dans les deux phénomènes dont le duel semble voué à rythmer la vie électorale du pays pour au moins une décennie: lepénisme et macronisme. Tous deux se fondent sur une même exaltation du culte de la personnalité, sublimation d’une image médiatique omniprésente. Ils reposent sur une même stratégie de communication à outrance, les provocations visuelles ou verbales, les petites phrases explosives autour desquelles la machine médiatique s’emballe dans de violentes crises d’hystérie. Ils se fondent également sur le grand spectacle permanent et l’appauvrissement du débat d’idées autour de chiffons rouges et d’épouvantails, tels que la « lèpre populiste » de l’un ou les « élites mondialisées » de l’autre. Sur ce terrain, tous deux paraissent imbattables.

Mais la politique fançaise est-elle inéluctablement comdamnée à une dérive dans l’esbroufe, le grand spectacle narcissique? Existe-t-il, dans la France des années 2020, un espace pour refonder la politique sur la vérité, la raison, le bien commun, le débat d’idées et les projets de société? La réponse n’est pas évidente. Elle tient au niveau réel de la culture politique et de l’esprit critique qui subsiste dans les profondeurs de la nation. Après des décennies de déclin de l’enseignement de l’histoire, du français, de la philosophie, la politique française est-elle définitivement entrée dans l’ère des manipulations de masse? Ou bien reste-t-il dans le pays un socle d’intelligence collective susceptible de fonder une reconquête?

La droite républicaine aurait tout avantage à se positionner à contre-courant de l’air du temps et à réinvestir le champ de la raison et de l’intelligence collective. Sans doute, par delà les mauvais sondages, conserve-t-elle un capital de confiance dans le pays que reflète son ancrage local. Comment le réactiver? Son rôle pourrait être d’offrir une alternative au glissement de la politique française dans l’exubérance, la posture, l’idolâtrie et l’hystérie. L’enquête annuelle de CEVIPOF sur la confiance des Français en 2019 souligne que 81% d’entre eux (+5%) ont une image négative de la politique. Inverser la tendance à l’aggravation de la fracture entre la France profonde devrait être la priorité absolue de la droie républicaine. Il lui faudrait se réorganiser autour du seul débat d’idées sur les grands sujets de préoccupation des français – matraquage fiscal, insécurité, déclin scolaire, maîtrise des frontières, chômage de masse – en se démarquant de la dérive narcissique et hystérique de la politique nationale et de toute forme de personnalisation névrotique. Le choix des hommes et des femmes appelés à défendre les couleurs de la droite républicaine aux élections est essentiel mais n’est pas une fin en soi et doit être vécu comme l’ultime aboutissement de choix de société et du service de l’intérêt général. Bien sûr la voie est étroite mais le pari sur le bon sens des Français mériterait d’être tenté.

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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47 commentaires pour Quel espace pour la droite républicaine?

  1. Coucou dit :

    Bonjour M’ Tandonnet

    Il est amer et doux, pendant les nuits d’hiver,
    D’écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
    Les souvenirs lointains lentement s’élever
    Au bruit des carillons qui chantent dans la brume,

    Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
    Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
    Jette fidèlement son cri religieux,
    Ainsi qu’un vieux soldat qui veille sous la tente !

    Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
    Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuit
    Il arrive souvent que sa voix affaiblie

    Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie
    Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts,
    & qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts

    La cloche Fêlée
    Charles Baudelaire
    Les fleurs Du Mal

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  2. JulesXR52 dit :

    Vous utilisez l’expression « intérêt général » à tout bout de champ, un peu comme un mantra, comme si c’était une évidence. Vous pouvez distinguer immédiatement, à chaque événement, chaque fois qu’il y a une décision à prendre, où se trouve l' »intérêt général » ? Prenons un exemple précis. La majorité des économistes « raisonnables » estiment que le salaire minimum est une cause de chômage. Il faudrait donc le supprimer (en Suisse il n’existe pas), ou à tout le moins le mettre suffisamment bas pour qu’il ne soit plus que symbolique. L' »intérêt général » conduirait à cela. Faites-le, et vous verrez le résultat: tout le monde dans la rue. Il est où, là, l’intérêt général ?

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    • Coucou dit :

      Bonjour JulesXR52, l’intérêt général,pour moi c’es la France éternel, une France vivante grande et belle comme par le passé ,avant Giscard.

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  3. pabizou dit :

    Le pari sur le bon sens ne sera possible que s’il est tenté par quelqu’un qui prend le risque de la confiance dans la société civile .Cela ne peux pas être quelqu’un issu du moule qui produit aujourd’hui le personnel politique en France . M Tandonnet, je ne pensais pas spécialement à vous en parlant de l’oiseau rare, je vous crois suffisamment réaliste pour ne plus croire au père Noël, je voulais juste dire que cette lueur que vous recherchez, comme tous ceux qui reviennent sur votre site, ou au moins une grande partie d’entre eux, ne jaillira pas du néant naturellement et qu’il faudra beaucoup de temps pour que l’étincelle devienne porteuse d’espoirs . Il est même possible qu’il faille pour cela dégager toutes les fondations perverties par les ambitions personnelles de tous ceux qui vivent très bien, parfois trop bien même, de l’échec actuel de la droite . Je reste convaincu qu’un changement total de logiciel sera indispensable si elle veut survivre sans devenir un parti zombie

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    • Pabizou, la question du « moule » est importante, mais regardez, quand on va chercher des gens en dehors de moule (par exemple les députés LREM, pris un peu partout), ils ne sont pas meilleurs, sinon pires, que ceux du moule…
      MT

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  4. Timéli dit :

    J’ai déjà eu l’occasion d’écrire ici même, il y a quelques mois, au grand dam de certains lecteurs, que Bruno Retailleau pouvait s’avérer l’homme présidentiel du parti LR.
    Aujourd’hui, plus que jamais, je persiste et je signe, car, si, comme les sondages actuels le laissent entrevoir, le parti LR risque de connaître une sévère déconvenue aux prochaines élections européennes à la fin du mois de mai. Et Bruno Retailleau sera le mieux placé pour remplacer Laurent Wauquiez.
    L’ancien, qui a obtenu des résultats très positifs lorsqu’il occupait la fonction de président du Conseil Général de Vendée, est un homme intègre, fédérateur et battant qui est capable de tirer le parti LR vers le haut. Gardons espoir ! L’avenir du part est là….

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    • Timéli, M. Retailleau, sans vanité de ma part, est quelqu’un que je connais personnellement assez bien. En plus des qualités que vous lui prêtez, il est d’une rare courtoisie, capacité d’écoute et simplicité pour un homme politique. Mais voilà, il n’est pas du genre à faire l’esbroufe qui permet de franchir le mur médiatique de l’indifférence et de s’imposer dans le système français en lançant des provocations à l’image de ceux qui réussissent à faire parler d’eux. C’est toute la contradiction d’un régime…
      MT

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    • michel43 dit :

      Wauquiez est élues a plus de 73% alors il ni a pas photo,,,,

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    • IRIS dit :

      Bonsoir Monsieur Tandonnet,
      Pourquoi M. Retailleau ne s’est-il pas présenté à la présidence des Républicains ?
      Personnellement je n’apprécie pas beaucoup les personnes qui attendent que d’autres prennent des risques pendant qu’ils attendent en embuscade. M. Retailleau est à l’œuvre et construit sa petite chapelle, comme Madame Pécresse .
      Se soucient-ils de l’intérêt de la France, ou de leurs carrières ?
      Se soucient-ils de l’intérêt du parti auquel ils appartiennent, ou du leur ?
      Il n’est pas certain que cela soit très bien vu par les adhérents qui ont votés à 75% pour M. Wauquiez .
      Depuis un an il reconstruit le parti avec une équipe de jeunes, que font les autres ?
      La presse est contre lui, rien de surprenant à cela il est le seul à droite à être crédible face à E. Macron !
      La région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par M. Wauquiez est la mieux gérée de France et obtient des résultats récompensés par divers organismes Standard and Poor’s, la cour des comptes, canol , l’obtention d’un trophée 2018 au titre de « sa politique budgétaire exemplaire au service d’une transition écologique innovante ». Cela n’est pas relayé dans la presse. Si la France était gérée ainsi, les gilets jaunes n’existeraient pas !
      Comme l’information concernant les Républicains est rare, je m’informe sur les liens suivant :
      https://www.auvergnerhonealpes.fr/
      http://www.republicains.fr/actualites

      Bien cordialement .
      Monsieur Tandonnet , si vous considérez que mon commentaire n’entre pas dans le cadre de votre Forum supprimez-le.

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  5. Curmudgeon dit :

    Présentation de quelques rapports sur l’immigration, envisagée sous le seul angle économique.

    https://www.observatoire-migration.org/historique-des-evaluations-du-cout-de-limmigration-en-france-2/

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  6. carlo dit :

    « Au fond, la politique moderne est parfaitement incarnée dans les deux phénomènes dont le duel semble voué à rythmer la vie électorale du pays pour au moins une décennie: lepénisme et macronisme. »
    Il ne fait pas de doute qu’il existe de nombreux points communs entre ces deux « phénomènes » (« même stratégie de communication à outrance », « provocations visuelles ou verbales », « petites phrases explosives », « grand spectacle permanent », « appauvrissement du débat d’idées autour de chiffons rouges et d’épouvantails »).
    Si ces points communs peuvent expliquer la percée de ces deux personnalités dans les sondages d’opinion, ils ne suffisent néanmoins pas à rendre compte du paysage politique actuel.
    Le penser serait en effet méconnaître que le clivage revendiqué et assumé par EM entre ce qu’il appelle improprement le populisme (dont MLP n’est pas la seule représentante) et le progressisme est bien constitutif du moment historique que nous vivons. On voit d’ailleurs qu’en Europe, et non pas seulement en Italie, le débat démocratique se structure autour de ce nouveau clivage.
    Dès lors, nous devons nous poser la question de savoir si nous désirons, ou non, que la France se transforme en profondeur et se fonde, ainsi que le souhaite EM, dans une Europe de plus en plus intégrée et mieux adaptée à la mondialisation voulue et décidée par nos élites.
    Or, il est clair que Les Républicains sont partagés sur cette question et que LW lui-même ne semble pas encore avoir clairement choisi son camp.
    Certes « la droite républicaine aurait tout avantage (…) à réinvestir le champ de la raison ». Encore faudrait-il que cet appel à la raison ne soit pas entendu comme une injonction à rejoindre le fameux cercle de la raison et à cautionner ce faisant la folie nihiliste qui s’est emparée de nos dirigeants.

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  7. Janus dit :

    La corruption des élites n’est pas le problème. cela a toujours existé : Du temps de TARDIEU existaient des journaux satyriques qui en parlaient abondamment et de manière plus brutale que ce que l’on peut écrire aujourd’hui. Le vrai problème, c’est le politiquement correct, les lois mémorielles qui interdisent tout discours de vérité un peu cru et le verrouillage TOTAL des médias par l’oligarchie des affaires. Dans les années 70 les débats télévisés étaient bcp plus nombreux et plus complets que ce que l’on voit aujourd’hui (Cf les aventures de Tadei au pays des soviets…). Les intellectuels de gauche tenaient le haut du pavé, certes, mais ils avaient encore des contradicteurs de talent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La seule voie est donc l’action de terrain. Pour cela il faut des troupes disponibles, nombreuses et formées. Il n’y en a plus assez. Il faut des organes de presse qui organisent ce débat : Les propriétaires de ces organes de presse n’y ont aucun intérêt ou bien sont directement dépendant des marchés publics (Ex :Le Figaro). L’homme public doit être un véritable pédagogue et bien connaître son auditoire pour le comprendre et adapter la complexité de sa pensée à ce même auditoire pour être compris. Les grands hommes du passé avaient un lien direct avec le peuple en raison des conditions de vie qui ne créaient pas une telle distance entre le haut et le bas de la société humaine. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et les élites, satisfaites de l’entre-soi, s’en félicitent même.
    Je ne vois pas comment remettre sérieusement et avec l’espoir de toucher le public les grands thèmes en question.
    C’est pourquoi nous rêvons tous à l’apparition du Grand Alexandre pour trancher le nœud gordien et ce n’est pas le minuscule Macron qui peut jouer ce rôle, même s’il en rêvait il y a peu…

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Vous avez raison : la corruption n’est pas un problème. Le problème, c’est que pour ça comme pour tout, nous en soyons exclus !

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  8. Liber dit :

    D’accord avec F. Boizard,
    La droite dite « républicaine » est morte et enterrée. Trop de lâcheté vis a vis du paradigme de gauche, depuis bien trop longtemps. J’avais eu un petit espoir avec le programme de Fillon. Qui l’a tué : les républicains ou les marcheurs ? nous ne sauront sans doute jamais, et puis qu’importe ! Fillon lui même a appelé à voter Macron.
    Aujourd’hui, Larcher dégage Bellamy de la tête de liste aux européennes. Trop à droite !!! Une chance sans doute pour Bellamy qui allait au « casse pipe ». Mr Larcher viserait les prochaines présidentielles !!!
    Les LR n’ont plus qu’à adhérer aux LREM, et adhérer aux délires de la « transition énergétique », de l’Europe technocratique, de la soumission à l’Allemagne, de l’abandon de notre souveraineté, de l’immigration islamiste, et à toutes les fantaisies progressistes de la gauche sociétale : féminisme totalitaire, LGBQisme inclusif, véganisme, j’en passe et des meilleurs, car l’imagination de nos idéologues est sans limites.
    De toute façon la France ne s’en sortira pas . 50 ans d’idéologie marxiste, plus 30 ans d’idéologie mondialiste, plus 20 ans d’idéologie écologiste, plus dix ans (au minimum) de progressisme sociétale ont lavé les cerveaux.
    Mr Macron est un mélange parfait de capitalisme de connivence et de progressisme sociétal. Aux USA, il s’appellerait Obama ou H. Clinton, malheureusement en France nous n’avons pas de D. Trump à lui opposer. Les LR s’apparentent plutôt à un « Mueller ».
    RIP

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    • Curmudgeon dit :

      C’est ça. Et, comme vous l’indiquez, la plaie n’est pas spécifique à la France. Elle affecte une zone énorme, de l’Australie au Canada.

      Dans le discours, une des particularités de la France est la ritournelle à base de « République » et « républicain ». C’est une religion d’État à laquelle on est censé adhérer par des génuflexions répétées ?

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    • Coucou dit :

      Bonjour,je suis d’accord avec vous,plus la régression intellectuelle gravissime du pays,(des français) ?

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Bien vu !

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  9. Jean-louis Michelet dit :

    « A un certain stade, comment ne pas céder au découragement et à la tentation du renoncement ?  »
    – Et celui qui va en sens opposé donne toujours l’impression de fuir…comme CDG en 1940.
    Bref, c’est pour quand que les Républicains vont  » nous pondre  » un véritable projet d’envergure nationale, innovant,fédérateur et mobilisateur de toutes les énergies, vous savez, un grand projet qu’on ne perd pas de vue à la moindre difficulté, un projet guidé par l’action et l’ambition, celle qui tire vers le haut …
    Celui qui permettra de réconcilier  » les deux France  »
    Mille difficultés ne font pas un doute….nous en sommes bien loin.
    Aie, aie, Noel est passé….me dit-on.

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  10. E.Marquet dit :

    Comment peut se définir la droite aujourd’hui ? Mon esprit primaire la voyait comme devant être un parti de la tradition, conservatrice libérale pour préserver la liberté d’agir et de penser, refusant à la fois l’étatisme et le capitalisme pour garder des liens de solidarité entre les citoyens, luttant contre le consumérisme nihiliste, et refusant le moralisme d’état.
    Qu’a-t-elle été depuis des décennies ? La droite républicaine existe-t-elle ? Cette droite qui s’était regroupée sous la III ème république pour contrer l’influence du radicalisme anticlérical et le socialisme collectiviste, a vite évolué vers une sorte de réunion (déjà) des modérés de droite et de gauche.
    Sous la 5ème, on a eu les inconsolables de feu le Général, puis une droite qui se voulait libérale, néo-gaulliste. N.S s’est revendiqué de la droite républicaine, mais n’a pas définit ce q’elle devait être. Guillaume Pelletier a brandi la notion de droite forte, transformée en droite républicaine. Là encore on n’a pas su quel contenu il y mettait.
    RPR, Rassemblement Pour la République. UMP, Union pour un Mouvement Populaire, pour finir par devenir Les Républicains, paravent du néant. Autant de dénominations qui n’engageaient pas à grand chose, et qui ont d’ailleurs été un grand fourre-tout.
    Aujourd’hui, c’est la grande muette. Les rats modernistes ont quittté le navire, les autres sont entrés en dissidence pour ne pas perdre leur tour aux fonctions électives supérieures. Qui la redéfinira, et qui lui redonnera du contenu ?
    Après avoir été si longtemps soumise à la férule culturelle et progressiste d’une gauche qu’elle a renoncé à contrer de peur de perdre les élections, comment aujourd’hui pourrait-elle affirmer des principes qu’elle a, semble-t-il, oubliés par opportunisme ?
    Il n’y a plus face à face que deux partis populistes, Lepéniste pour le peuple du bas, et Macroniste pour le peuple du haut.
    Ma droite était sans doute imaginaire et ma France aussi !

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    • Curmudgeon dit :

      Cette droite « refusant à la fois l’étatisme et le capitalisme pour garder des liens de solidarité entre les citoyens, luttant contre le consumérisme nihiliste, et refusant le moralisme d’état » est purement rêvée.

      (1) Si, en matière économique, on refuse l’étatisme et aussi le « capitalisme », concrètement, ça donne quoi ?
      (2) Si on refuse le « consumérisme nihiliste » (jamais clairement défini, même si « nihiliste » est carrément un terme philosophique), à moins que ce soit un choix individuel d’austérité, inattaquable en tant que tel, ça sera fatalement un appel à l’État pour nous dire comment il faut vivre.

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    • goupil dit :

      que c’est bien résumé
      Bravo

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    • Coucou dit :

      Bonjour, Curmudgeon pour le 1 et le 2, la doctrine social de l’église catholique ?

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    • E Marquet, entièrement d’accord, mais le mot populiste que vous utilisez dans son acception péjorative habituel est mal choisi à mon sens car il sous-tend une vision négative du peuple. Il faudrait trouver autre chose, partis extrémistes, démagogues, etc…
      MT

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    • E.Marquet dit :

      Curmudgeon,
      On peut à la fois refuser :
      L’étatisme qui n’est qu’une idéologie où l’Etat s’octroie des droits qui ne lui appartiennent pas, voulant tout diriger, tout administrer, tout contrôler. Qu’il assume déja ses fonctions régaliennes ! Qu’il cesse de nous dire ce qu’on doit penser, lire, croire, manger etc…et d’agir en père fouettard, de manière contraignante et punitive. Arrêtons d’emmerder les français !
      Un capitalisme qui outrepasse sa liberté d’entreprendre et de commercer pour s’approprier la vie économique et se sert du politique pour obtenir des privilèges aux dépens de la collectivité, l’Etat étant alors capturé par des intérêts particuliers au détriment du bien commun.
      Concrètement cela donne un Etat libéral démocratique qui garantit le respect du droit et des libertés individuelles, protége les droits des minorités et des institutions indépendantes, assure la liberté politique et culturelle contre l’oppression possible d’un groupe majoritaire. Le contraire du social-libéralisme que la gauche Terra Nova nous a imposée depuis des années, ce libéralisme anti-démocratique qui protège les droits des minorités en ignorant de plus en plus la volonté populaire. L’ultralibéralisme économique et sociétal va de paire.
      Quant au nihilisme consumériste, c’est un nihilisme moral. C’est la pratique du rien puisqu’il n’est relié à aucune pensée métaphysique. L’être humain est rabaissé à des fonctions purement matérielles . C’est l’écrasement des faibles sous le poids de l’argent-roi.
      Je ne vois donc pas pourquoi en refusant cet engrenage ce serait fatalement un appel à l’Etat pour nous dire comment il faut vivre !

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    • E.Marquet dit :

      Mr Tandonnet,
      Si j’ai employé le mot « populisme » c’est bien pour faire pièce à la connotation péjorative dont il est habillé aujourd’hui. EM en a joué pour se faire élire, il nous rejoue la même pièce aujourd’hui face aux GJ et aux Maires de France, et pourtant il emploie les mêmes méthodes et son discours a les mêmes accroches, si ce n’est qu’il ne parle pas au même public.
      EM est binaire, il oppose le « lamentable » qui se réfugie chez LP et «l’admirable » qui vote pour lui. Il faut se rallier à son panache ou disparaître.
      Vous avez raison, le bon mot à employer est « démagogie » !

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  11. artofuss dit :

    Bonjour Maxime,

    La « droite républicaine » que vous évoquez n’existe, j’en ai bien peur, que dans nos rêves.
    Elle n’a cessé, depuis des décennies, de refuser le combat quand il, se présentait. Mais elle sera la première à pleurnicher devant l’arrivée des extrêmes. C’est dans sa nature même: trop d’intérêts à courte vue…Je conseille la lecture de ce court article de Boulevard Voltaire ce matin sur le même sujet:

    http://www.bvoltaire.fr/gilets-jaunes-la-trahison-de-la-droite-orleaniste/

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  12. pabizou dit :

    Bonjour . Si la droite modérée veut retrouver un minimum de crédibilité il lui faudra un peu plus que les faux semblants habituels . Au risque de paraitre obnubilé par la transition énergétique je pense que celui qui osera braver l’interdit en refusant sa mise en place en France aura de bonnes chances de retrouver un socle électoral beaucoup plus important que le matraquage médiatique peut le laisser croire aujourd’hui . Le pouvoir d’achat va être fortement impacté, ainsi que la compétitivité de nos entreprises dans les années qui viennent par la mise en place de ce que le reste de l’Europe commence à considérer comme aussi onéreux qu’inefficace . De nombreux rapports scientifiques remettent en doute la réalité de l’activité humaine dans les causes réelles des variations climatiques, au moins quantitativement . Les rapports du GIEC et l’alarmisme qu’ils propagent ont d’ailleurs été remis en cause à la COP 24 ainsi que par de plus en plus de scientifiques, dont certains qui ont coopérés avec le GIEC et qui remettent en cause ses conclusions . S’il est avéré que tout ceci n’est qu’une gigantesque escroquerie et que l’ONU en est le vecteur de propagation, ce qui au vu des observations en situation réelles pourrait bien arriver plus tôt que prévu je vous laisse imaginer les réactions de tous ceux qui se seront fait joyeusement plumer . Le site https://www.climato-réalistes.fr et un peu de temps pourrait ouvrir d’autres horizons que le politiquement correct ambiant sur le sujet . Si je parle de ça en réponse à l’article d’aujourd’hui ce n’est pas parce que je considére l’écologie comme un non-sujet mais parce qu’il est grand temps de remettre la réalité au centre du débat pour éviter de se retrouver une fois de plus avec un non choix aux prochaines présidentielles . Le pouvoir d’achat et la fiscalité sont directement impactés par le sujet de même que le chomage de masse . L’ajout permanent de boulets réglementaires pour les entreprises n’est certainement pas la solution idéale pour leur permettre de se développer et les surcoûts de l’énergie n’arrangerons rien et ne permettront pas de relancer l’emploi . Quand au déclin scolaire, le chéque éducation et la libre ouverture d’établissement d’enseignement privés aurait de multiples avantages et permettrait d’améliorer considérablement la qualité de l’enseignement ainsi d’ailleurs que les rémunération des enseignants . Les solutions sont nombreuses dans tous les domaines, qui ont fait la preuve de leur efficacité mais que l’idéologie collectiviste à laquelle la droite modérée s’est raccrochée par manque de colonne vertébrale et de courage l’empêcheront de mettre en oeuvre si elle ne prend pas le risque de proposer un programme qui viendra en confrontation directe avec les non projets de le pen ou Macron . Un volet économie et ouverture au privé de ce qu’il fait mieux que l’état permettrait de supprimer tout ce qui coûte un pognon de dingue pour des résultats médiocres . Tous ceux qui ont tenté ce type de changements ont été réelus, sauf en Allemagne . Qui pourrait incarner une politique de vérité ? Certainement pas un Vauquiez mais il est temps que la droite redevienne une vraie droite qui n’a pas honte de ne pas être de gauche si elle veut survivre et qu’elle n’hésite plus à remettre en cause tout ce qui étouffe les entrepreneurs et les citoyens . Si vous connaissez l’oiseau rare, la chasse est ouverte . L’indice de liberté est inséparable de la réussite d’un pays

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  13. Infraniouzes dit :

    Quelle marge de manœuvre pour la droite républicaine ? Aucune. S’attaquer à l’invraisemblable mille-feuille fiscal qui fait le bonheur des rentiers et des initiés ? Tous seront contre.
    S’attaquer à l’invraisemblable code du travail qui étouffe les entrepreneurs ? Tous les syndicats seront contre. S’attaquer à ce pandémonium qu’est l’EN ? Impossible. Ils sont tous des descendants des années Mitterrand. S’attaquer à la Sécurité sociale, gouffre à pognon qui ruine la Franca sous couvert d’une solidité à vitesse variable. Passez votre chemin. Etc. Ce n’est pas le gentil Vauquiez qui va s’attaquer à ces travaux d’Hercule. N’importe quel gouvernement aurait sauté autrefois avec une affaire Benalla qui défit l’imagination. Aujourd’hui non. Avec une justice qui fait la pluie et le beau temps et une presse aux ordres du pouvoir, on fait comme sœur Anne, on ne voit rien venir. Que faire ?

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    • infraniouze, c’est la bonne question…
      MT

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    • pabizou dit :

      Une 6eme république basée sur la DDHC de 1789 et les régles d’abolition des priviléges réactualisées pourrait avantageusement remplacer la 5eme qui a été taillée sur mesure pour un homme hors norme pour qui la moralité n’était pas un vain mot . Notre société d’aujourd’hui ne laisse pas de place à une constitution qui ne puisse être amendée au cours de sa durée d’application autrement que par référendum avec le même quota des 3/5 des votants, blancs et nuls inclus La constitution actuelle a trop été trop bidouillée, par la droite et la gauche au détriment des d’intérêts du peuple . Le mille- feuilles fiscal peut être remplacé par une flat-taxe, permettant de faire disparaitre toute possibilité d’optimisation et plaçant toutes les entreprises en situation de concurrence loyale, évitant le déséquilibre entre les TPE qui ne peuvent pas s’offrir un service juridique contrairement au grosses entreprises . Ce serait aussi l’opportunité de réduire le taux d’IS aux environ de 15-18% sans diminuer la ressource fiscale et en augmentant l’attractivité du pays . Le probléme du code du travail est bien plus simple à résoudre qu’il parait Supprimer la gestion paritaire, intégrer l’apprentissage selon le modèle Suisse et l’ouvrir aux jeunes qui n’ont pas le goût des études dès 14-15 ans au lieu de fabriquer des chômeurs en puissance . En gros assècher le financement des syndicats qui ne representent plus qu’eux suffirait pour les neutraliser s’ils veulent garder leurs chateaux .L’EN, ouverture d’écoles privées sans quota et chéque éducation versé directement à l’établissement d’accueil . Sécurité sociale?ouverture du marché aux assureurs privés et fin de l’obligation de cotiser à la sécu d’état pour ceux qui le souhaitent . Quant à finir sur la fiscalité, flat-taxe sur l’ensemble de revenus pour l’IRPP et TVA a 22% sauf sur l’énergie(carburants compris) et les produits agricoles non transformés non taxés a la TVA . En gros rétablir les libertés qui nous ont été volé au nom du collectivisme, idéologie imbécile qui a été tentée dans plus de 60 pays et n’a jamais fonctionné dans aucun d’eux sauf pour les apparatchiks . Après tout, même si la résistance sera forte, rien ne dit qu’un smicard touchant un salaire complet ne s’apercevra pas très vite qu’il lui reste quelque chose dans la poche à la fin du mois, sans compter que le pouvoir d’achat ce n’est pas seulement ce qui rentre, c’est aussi ce qui sort et ce type de politique économique est un moyen efficace de faire baisser le coup de la vie tout en recréant de la responsabilité individuelle à tous les niveaux de la société . Ce qui est peut-être un des chainons manquants de notre société pour lui redonner un peu de sens .

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  14. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    LE POMPON !
    Je relève : « L’action au service du bien commun », « intérêt général », « bon sens », « intelligence collective ». Que c’est beau !
    Vous déplorez la disparition d’une génération d’hommes à la hauteur de ces exigences.
    Il nous reste des Toubon…
    Écoutons-les, seul l’intérêt général les animent ; regardons-les ce n’est qu’avidité, cupidité, vénalité…
    Toubon : le Canard Enchaîné du 16 janvier 2019 révèle qu’il cumule, outre son traitement de 17725 € (!) mensuels de défenseur des Droits, « ses pensions d’administrateur civil et de conseiller d’Etat, ainsi que sa triple retraite d’adjoint au maire de Paris, de député et de parlementaire européen. […] Le total pourrait avoisiner les 30000 € mensuels… »
    Qu’on l’appréciât ou non, De Gaulle payait son électricité (et le reste) à l’Élysée et lorsqu’il partit il ne voulut recevoir que sa retraite de militaire. Mais, dans ce domaine comme en bien d’autres, n’est pas De Gaulle qui veut, même parmi ceux qui se sont prévalu de ses idées
    Après les révélations sur le salaire de Jouanno pour « présider » un comité Théodule qui ne sert à rien, Toubon semble pouvoir remporter le pompon mais attendons encore avant de lui décerner le trophée car il n’est pas impossible qu’on ne trouve meilleurs.

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  15. M. Tandonnet,

    Je ne veux pas être méchant, mais vous faites pitié.

    Ne comprenez vous pas que la »droite républicaine », comme vous dites, est morte et enterrée et qu’elle ne ressuscitera pas ? Macron et les Gilets jaunes ont eu sa peau.

    Cette « droite » s’est compromise partout où elle pouvait se compromettre (« La droite ? C’est la gauche avec trois ans de retard. »). Elle a trahi la nation et le peuple, elle est européiste, immigrationnniste et progressiste, tout cela à peine moins que la gauche. Au nom de quoi mériterait-elle de survivre ?

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    • F Boizard, ce n’est pas moi qui devrait vous faire pitié, c’est notre pays, ses futures générations. Le problème n’est pas « la droite » ou la « gauche », ni même, au-delà de l’écume des choses, Macron ou le Pen, c’est celui du réveil de l’intelligence collective et votre petit commentaire ironique n’est pas vraiment de nature à me rassurer à cet égard.
      MT

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  16. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Comme vous le rappelez, le déclin de la culture politique et de l’esprit critique de nombreux Français est ancien et nous le devons à tous les partis politiques qui se sont partagés le pouvoir depuis 1974 et qui ont participé, la gauche un peu plus que la droite, à la crétinisation de masse des Français, les rendant ainsi plus « malléables » mais surtout plus incultes, même en leur délivrant de manière honteuse, des diplômes démonétisés.
    Comment voulez-vous que ces millions de « veaux » que notre Education Nationale et l’Etat de manière plus générale a négligé et je dirais même abêti depuis tant d’années soient aujourd’hui capables d’entamer une quelconque reconquête ? Les aider, les entraîner ne sont probablement pas à la portée et à la volonté de la minorité de celles et ceux qui ont réussi à se soustraire à ce nivellement par le bas. On voit bien d’ailleurs que les plus machiavéliques d’entre eux qui ont échappé à cet effondrement intellectuel de masse et sont parfaitement conscients de ce déphasage, l’exploitent, ne cherchent pas à le réduire et se comportent souvent en donneurs de leçons arrogants plutôt qu’en éducateur.
    C’est ce que l’on peut reprocher à des personnages comme L. Wauquiez qui utilise sa supériorité intellectuelle et culturelle quelquefois à bon escient par exemple dans sa fonction de gestionnaire mais à tort lorsqu’il s’agit de sa fonction politique.
    Alors oui, « Inverser la tendance à l’aggravation de la fracture entre la France profonde devrait être la priorité absolue de la droite républicaine. » mais je persiste à penser que L. Wauquiez ne me semble pas être l’homme de la situation. Il faut que cette récupération, que ces débats d’idées nécessaires, que le rattrapage de toutes les personnes prêtes à s’engager, passent par une personne tout aussi intelligente et cultivée mais plus humble, plus pédagogue, plus empathique comme peut l’être B. Retailleau ou d’autres que je ne connais pas.
    C’est à mon avis, la seule solution pour que la droite républicaine puisse encore attirer et séduire celles et ceux qui ne supportent plus le narcissisme et l’égotisme de la plupart de nos « élites ».
    Il y a maintenant urgence absolue à réformer ce parti politique qui risque de devenir sous peu un parti croupion alors que les valeurs qui sont les siennes sont plus que surement partagées par la grande majorité des Français.

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  17. michel43 dit :

    notre droite républicaine ,n’est pas a droite, elle colle a la gauche et au centre ,et cela est un drame pour les gens de cette droite molle et préfère voter pour Mme LEPEN ,qui ne vous en déplaise est en tète pour les Européennes ,devant la liste a Macron ,pourquoi nous en somme arriver la ? la trahison de Sarkozy ,qui na pas respecté le NON du référendum et qui désormais colle a Macron a cause des affaires ,,que peu faire Wauquiez ,face au tires de ses faux amis ,pas grand chose ,alors attendons la victoire de RN ,nous on fera 8% , alors le patron de LR devra nettoyer les écuries en demandant a certains élues soit de le soutenir ou de partir,,

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