De pire en pire

Une ère nouvelle devait s’ouvrir, celle de la recomposition ou du renouvellement de la politique française. Non seulement rien n’a changé sur le fond des choses, mais nous assistons impuissants à l’aggravation de ses pires travers, comme la quintessence des dérives de ces dernières décennies. Le phénomène a des causes diverses, dont la dérive des institutions (l’excès de présidentialisme), l’évolution des mentalités (l’ère du vide), la médiatisation à outrance de la politique (la politique spectacle), le déclin de la politique au sens noble du terme, celui de « gouvernement de la cité »:

  • Apothéose du culte narcissique de la personnalité, à un niveau encore jamais atteint depuis plus d’un demi siècle, et qui donne le vertige;
  • Enchaînement des polémiques stériles au jour le jour (la dernière en date, sur l’Afrique);
  • Absence de cap, foisonnement des annonces vagues et contradictoires et des volte-face (réformes fiscales);
  • Fuite permanente du monde des réalités (enjeux de la dette publique, du chômage, de la désindustrialisation, de la réforme de l’Europe, de la crise migratoire);
  • Destruction larvée des sources d’autorité et d’action que sont le Gouvernement, le Premier ministre, les ministres, et le Parlement, noyées dans le reflet médiatique d’un seul individu;
  • Nullité de l’opposition républicaine, obsédée elle aussi par ses querelles mégalomanes, ses ambitions individuelles débiles, plutôt que par la réflexion collective sur un avenir commun;
  • Mépris de la « France d’en haut » dans son ensemble (y compris les partis extrémistes) pour les sentiments et des opinions des gens (exemple sur les jeux olympiques à Paris).

Face à cette évolution tragique, cette marche inexorable vers l’abîme, un sentiment général d’apathie et de fatalisme domine aujourd’hui les esprits. Il n’y aura sans doute pas de révolution, les Français sont trop anesthésiés et indifférents pour cela, mais sûrement de révolte larvée, se traduisant par un dégoût toujours plus grand de la chose publique et le repli individualiste avec le risque de l’arrivée au pouvoir, à terme, dans un climat d’écœurement absolu, d’aventuriers extrémistes, de gauche ou de droite qui plongeront le pays dans un chaos irréversible.

Maxime TANDONNET

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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22 commentaires pour De pire en pire

  1. Colibri dit :

    Mon cher camarade,
    « Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ». C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».
    Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.
    Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas. Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance. A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » – qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.
    La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.
    Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.
    La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !
    La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance. C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».
    La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !
    Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.
    Une fois n’est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.
    Fraternellement,
    Général d’armée Pierre de Villiers

  2. CHOISNET Ch. dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Au printemps, en France, nous avons assisté à un coup d’Etat tant par la manipulation de l’opinion publique par les médias que par la mainmise des structures de l’état par l’oligarchie et l’énarchie en particulier. Maintenant où en sommes-nous ? je m’inquiète pour notre avenir, pas tant pour moi mais pour mes petits enfants

  3. Frederic_N dit :

    Ayant été absent pour des raisons personnelles je me saisis de ce post pour vous remercier chaleureusement de la réponse à un ancien post – le blog va vite

    Je suis toujours persuadé que la première chose que nous ayons à faire est de faire vivre un espace minimum de débat, et je suis bien conscient que vous êtes un des seuls à y réussir sur le Net ( en tout cas un de ceux qui ont la plus forte audience ce qui est tout sauf à négliger) . Et cela commande à la fois le respect et la solidarité

    Mais j’ai l’impression que vous soulevez deux débats largement différents et qu’on ne peut réellement vous suivre que sur le premier – l’évolution concrète du gouvernement. Parce que nous sommes tous un peu conscient que nous discutons au travers de pré-jugés ( à lire au sens premier et non péjoratif) qui ne pourront être validés qu’au travers d’une expérience que nous commençons à vivre.
    Par contre le débat que vous menez sur la personnalisation du pouvoir est quasiment un débat de recherche. Il est sans doute légitime, mais comment vous suivre sur ce point ? Je pense que cela pose un problème à votre blog, car raisonnablement parlant, vos seuls interlocuteurs valables sont les Platon, Aristote, Ciceron, Toqueville, Rousseau, Hobbes, Locke et peut être Hegel. Mais au-delà vous n’aurez pas grand monde pour vous répondre sur une telle interrogation. Parmi les anglais, que je connais un peu, le seul débat qui y ressemble un peu est celui sur la prérogative royale (autrement dit : instituer un domaine réservé au « roy » pour élargir celui du Parlement). Vous en trouverez quelques éléments chez Locke, mais ni chez Hume, ni chez Hobbes ( Locke – Traité de Gouvernement Civil § 159 à 169). C’est quand même léger
    Peut-être après tout que vous pourrez vous en inspirer.

  4. Infraniouzes dit :

    Les dates des élections à venir nous donnent le calendrier de nos malheurs: Européennes: 2019. Municipales: 2020. Départementales: 2021. Régionales: 2021… Puis présidentielles et législatives en 2022. D’ici là, l’Emmanuel est tranquille. S’il arrive à contenir son aile gauche et à faire taire l’extrême gauche, la droite toujours aussi molle n’ayant aucune capacité de résistance, les gens au pouvoir ont 3/4 ans pour vider nos portefeuilles sans problèmes. Les démocraties se résument à ça: accepter les institutions et se taire devant les camarillas à la mode, payer l’impôt, ne pas manifester pour un oui ou un non et paralyser le pays, ne pas balancer de cocktails Molotov … La démocratie ? Mais c’est la soumission à un ordre établi qu’on croyait parfait. L’ennui c’est que, après, les démocrates ne montent pas au paradis…

  5. TL dit :

    Comment réformer l’Union Européenne ?

  6. M.H. dit :

    Le dégoût autour de moi atteint actuellement des sommets !
    En fait on aperçoit de la part du gouvernement une grande improvisation, une navigation à vue, une impréparation totale sur de nombreux sujets. L’incompétence de certains devient visible.
    La communication du président toute à sa gloire personnelle agace de plus en plus pendant que son gouvernement présente aux gens tous les jours un nouveau plan fiscal, une autre taxe enrobée d’incertitudes et de promesses incertaines rectifiées le lendemain. E. Philippe ferait presque pitié si on oubliait un instant d’où il vient…

    « Penser printemps » et ceux qui se sont laissé enfumer confrontés à la réalité… La meilleure communication lyrique et maîtrisée à ses limites quand elle se trouve face à la gestion quotidienne.

    Oui, la lassitude est grande face à la propagande des médias responsables de ce gâchis, il y a du dégoût pour l’impuissance de l’opposition entièrement occupée par son nombril et il y a le fatalisme de ceux qui auront à subir les conséquences des atermoiements des piètres « marcheurs » en herbe.

  7. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    A peine venons-nous d’échapper à l’élection d’une dangereuse extrémiste, au grand soulagement, paraît-il, du monde entier qui veut nous en récompenser en nous accordant les JO de 2024, que déjà vous nous voyez « à terme » (?) victimes « d’aventuriers extrémistes de gauche ou de droite », est-ce bien sérieux ?

    • Mildred, aujourd’hui, c’est Mélenchon qui a pris la tête de l’opposition et si rien ne change, dans 3 ans incarnera l’alternance.
      MT

    • Eric dit :

      A Maxime 10:35

      N’ayez pas peur, le Canard Enchainé lui trouvera bien quelque chose pour permettre la réélection de Jupiter (quoique, avec JLM, sera-t-il nécessaire de monter une cabale ?).

  8. Cyril45 dit :

     » avec le risque de l’arrivée au pouvoir, à terme, dans un climat d’écœurement absolu, d’aventuriers extrémistes, de gauche ou de droite qui plongeront le pays dans un chaos irréversible.  »
    Si cela arrivait, essayons de rester optimisme en utilisant le conditionnel, je pense que cela pourrait venir de deux manières.
    – C’est Mélenchon, avec son train de gauchistes, qui risque de nous faire goûter aux joies que connaissent actuellement les Vénézuéliens
    – C’est le Front national, et nous verrons de suite les grandes âmes indignées se ruer dans la rue et sur les piquets de grève pour faire barrage à  » la bête immonde (!)  » en criant au fascisme, qui, il faut bien l’admettre, est par nature socialiste.
    Bonne soirée quand même.

  9. Geneviève Rouvier dit :

    Votre analyse sur la situation en France est bien pessimiste , mais je la partage ! Comme beaucoup ? Je ne le crois pas hélas , tout est fait pour masquer à l ensemble des Français une réalité bien trop grave pour pouvoir l assumer .

    Envoyé de mon iPhone

    >

  10. Jean-Louis Michelet dit :

    Parole absente ?
    Au-delà de son « One man show versaillais » qui n’a ni éclairé ni convaincu une majorité de français, loin s’en faut, le Président semble vouloir être très économe de sa parole. Qu’il utilise à bon escient et surtout au bon moment, presque tout le monde en conviendra.
    Que « des seconds couteaux » battent la tribune médiatique à tors et à travers, rien de bien étonnant, que sa communication soit maintenant orchestrée par ses groupies twitteriennes et facebouquiennes , pourquoi pas , mais ce qui me semble assez surprenant, c’est comme une absence volontaire et presque délibérée d’avoir une relation directe avec la nation et le peuple français , notamment le jour du 14 Juillet , n’est – ce pas la fête nationale ?
    Est-ce un hasard ?

  11. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Mois après mois, toujours le même constat. On dirait que nos soi-disant élites et nos médias ne vivent pas sur la même planète que nous.
    Ce n’est pourtant pas les candidats qui ont manqué aux diverses élections et pourtant la majorité des Français mal conseillée par des médias soit nihilistes soit aux ordres du pouvoir, n’a surement pas fait le bon choix.
    Cette année il fallait mettre en œuvre le « dégagisme » pour enfin pouvoir virer tous ces vieux et vieilles politicien(ne)s qui avaient pour la plupart, si mal servi la France et se donner l’illusion d’avoir de nouvelles têtes bien faites et de nouvelles idées. Pour quel résultat ?
    Je ne sais pas si nous pourrons encore attendre 5 ans avant de mordre la poussière mais le constat d’échec est patent : un gouvernement et une Assemblée Nationale d’amateurs priés d’obéir sans état d’âme à celui qui se considère comme Jupiter. Depuis 1958, nous n’avions pas encore atteint un tel sommet de crétinerie.
    Mais ce qui ne dérange le plus est la bêtise ( je tiens à rester poli) de l’opposition de droite qui non contente de s’être fait voler l’élection Présidentielle qui lui était pourtant offerte sur un plateau, est incapable de réfléchir, de tirer les leçons de son échec et de s’organiser pour devenir la vraie force d’opposition parlementaire et nationale laissant le champ libre à la poignée de trublions de la France insoumise dont le seul objectif est de mettre en valeur son chef : le dieu Eole.
    Qui est encore capable parmi LR de remettre un peu d’ordre et d’autorité parmi cette bande de paranoïaques, tous plus présomptueux les uns et que les autres mais surtout stériles en matière d’idées nouvelles et dont le seul objectif est de s’écharper y compris publiquement comme en fin 2012, pour devenir calife ? Même si je n’ai pas aimé le Président, je serais tenté de dire : Sarkozy revient ils sont devenus fous !
    Quant à la dernière lubie de nos élites : l’attribution des J.O à Paris en 2024 ou 2028, je reste très circonspect sur cette « bonne nouvelle » qui aura probablement l’avantage de redonner un peu de fierté à beaucoup de Français mais qui risque, comme on a pu le constater depuis des décennies pour chaque ville attributaire malgré les mensonges éhontés des dirigeants, d’entrainer un désastre financier dont nous aurons du mal à nous remettre.
    Mais d’ici là, Jupiter aura été remplacé par Zeus et tout ira surement bien…..

    • Sganarelle dit :

      Jupiter autre nom de Zeus c’est Poutine aux manettes. Faute d’avoir le courage de faire des réformes drastiques et justes ils s’agitent pour rien , l’Olympe ne joue que sa réélection. Ce système est bloqué.
      Vous avez raison Gerard Bayon et sur toute la ligne , je me demande seulement pourquoi des gens comme vous ne sont pas écoutés surtout si en plus j’ajoute des blogs comme celui de Maxime Tandonnet . Aucune chance ils s’entourent de novices et de courtisans .
      Actuellement on cherche des milliards dans nos poches sans parler d’abord de la chasse au gaspillage qui continue avec la folie des grandeurs. En avant pour les JO qui ressemblent aux fêtes données par les banquiers avant la faillite.
      Pas d’accord cependant pour regretter Sarko à qui on doit Hollande et..la suite.
      Bonnes vacances à tous et bon courage pour la rentrée

    • Colibri dit :

      Les jeux olympiques devraient rester du domaine de la vie privée. 🙂

  12. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Raimanet.

  13. Très bonne description de la situation actuelle. Vous oubliez cependant -mais c’est votre angle mort habituel- une administration en roue libre, au service d’elle-même, prise d’un délire règlementaire toujours plus grand!

  14. Roland dit :

    Pas de révolution aussi longtemps que la France vivra sous perfusion de la dette. Pourquoi se poser des questions si les retraités, les fonctionnaires, … sont payés ? Pourquoi se poser des questions si les allocations de toutes sortes sont payées essentiellement aux chances du pays ? Rien ne se passera d’ici là. Nous allons nous faire bouffer par l’immigration non contrôlée. Attendons la fin et carpe diem.

  15. Jean-Louis Michelet dit :

    Dans une nation qui est dans la servitude, on travaille plus à conserver qu’à acquérir. Dans une nation libre, on travaille plus pour acquérir qu’à conserver.

    • Annick dit :

      Bonsoir jean-Louis,

      J’approuve absolument.

      Mais dans une nation libre, ceux qui la gouvernent sont responsables de leurs actes et décisions. Tout comme les gouvernés.
      Dans la nôtre, ils sont, comme les enfants, délestés de leur responsabilité.
      Ceci explique cela, sans doute.

      Amicalement,

  16. Bien entendu, l’apathie du corps électoral est la cause principal du fait que dorénavant, et dans l’indifférence générale, le peuple laisse à peu près n’importe qui faire n’importe quoi. L’école détruite par plus de 40 années de réformes absurdes a cessé d’être le pilier du régime républicain, lequel s’est complètement dissout dans la forme de la démocratie moderne, dont Léo Strauss nous donne encore la meilleure définition : la démocratie moderne repose sur la culture de masse. Voir à ce sujet la très profonde et magistrale conférence « Qu’est-ce que l’éducation libérale ? » qui décrit très exactement notre situation.

    • H. dit :

      Bonjour,

      La République, la Troisième ou la Gueuze, c’est selon, s’est construite autour de deux piliers: l’instruction obligatoire et le service militaire. Les effets des deux conjugués ont permis aux poilus de tenir à Verdun mais ce régime a échoué lamentablement en 1940 pour des motifs sensiblement identiques à ce que nous connaissons. 100 ans plus tard, le système éducatif n’est plus qu’un champ de ruine (même le taux de réussite au BAC est en baisse cette année) quant au service militaire, pardon national, sa suspension a signé son arrêt de mort définitif alors qu’il était le dernier filet de sécurité existant permettant de corriger les dérives de l’EN depuis 68. Il est strictement impossible à remettre en, oeuvre dans notre société hédoniste. Il n’y a plus les moyens financiers, les locaux, l’encadrement requis et surtout la connaissance nécessaire à sa mise en œuvre qui a totalement disparu. Au final, échec total avec de surcroit, un état ruiné. L’avenir s’annonce sombre. Winter is coming comme on dit.

      Bonne journée

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