Le séisme politique (pour Figaro Vox)

« Ce serait un cauchemar » déclarait sur Europe 1, le 16 juin, un parlementaire proche du président Macron à propos du risque pour ce dernier de perdre la majorité absolue à l’issue des législatives de 2022. Le scénario qui vient de se réaliser dépasse le pire des cauchemars de l’équipe au pouvoir avec un nombre de députés macronistes bien plus faible qu’annoncé par les sondages avec un peu plus de 200 députés et très éloigné de la majorité absolue.

Ce geste de défiance, intervenant juste après une élection présidentielle, est sans aucun précédent dans l’histoire politique. Certes après la réélection de François Mitterrand en 1988, le parti socialiste avait échoué à atteindre le seuil fatidique, mais il le frôlait et bénéficiait du soutien d’une frange de centre-gauche ralliée à son Premier ministre Michel Rocard. La situation est aujourd’hui infiniment plus dramatique pour le chef de l’Etat.

Pire : depuis la réduction de sept à cinq ans du mandat présidentiel en 2000, tous les chefs de l’Etat ont bénéficié d’une confortable majorité : Jacques Chirac en 2002, Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017. Tel était l’un des fondements du régime présidentiel issu de l’adoption du quinquennat : le peuple français après avoir choisi le président de la République, lui « donnait » systématiquement une majorité pour gouverner. Ainsi, l’échec du président Macron à obtenir une majorité absolue constitue un tournant dans le fonctionnement du système politique français. Faut-il y voir l’entrée du chaos à l’Assemblée nationale à l’image des IIIème et IVème république finissantes, ou le retour à une démocratie parlementaire digne de ce nom?

C’est un pays déboussolé qui vient de réélire un chef de l’Etat juste avant de lui couper les ailes.  En vérité, cette révolution par les urnes porte à son paroxysme la décomposition politique française. Dans un contexte de désintérêt, d’indifférence et d’abstentionnisme record, elle traduit l’aggravation vertigineuse de la fracture démocratique, le divorce croissant entre la Nation et ses dirigeants. Le message est clair : le président de la République a été élu par défaut en l’absence d’une autre solution acceptable, surtout au second tour de l’élection présidentielle. Désormais, le pays lui refuse sa confiance mettant ainsi fin au mythe de la république jupitérienne. Le dernier quinquennat a sublimé un mode d’exercice de la fonction élyséenne qui consiste à couvrir les déceptions, les échecs et les malheurs collectifs voire les catastrophes sous une débauche de communication narcissique et de provocations. Aux législatives, les Français ont clairement voulu sanctionner cette dérive.

La défiance s’est principalement exprimée dans le vote en faveur de NUPES (environ 150 députés) mais aussi du Rassemblement national (près de 90 députés) qui effectue une entrée historique à l’Assemblée nationale.

Dans le monde de la politique spectacle outrancière, où le sensationnel écrase la raison collective, tout se passe comme si les Gilets Jaunes avaient ainsi pris leur revanche dans les urnes, trois ans après l’échec de leur mouvement dans la rue et le mépris dont ils se disent avoir été les victimes. Déjà Jean-Luc Mélenchon se posait en leader spirituel de ce mouvement : « Macron avait dit, qu’ils viennent me chercher ! c’est fait » tonnait-il le 17 novembre 2018. Symboliquement, l’échec du chef de l’Etat et la poussée conjointe de la NUPE et du RN se présentent comme une victoire des forces dites « anti-systèmes ».  Le geste de défiance semble dirigé contre le président de la République et plus généralement contre l’arrogance des élites dirigeantes envers les milieux populaires, la France dite périphérique, le peuple des ronds-points. Il renvoie à la fois au « non » au référendum sur la Constitution européenne en 2005 et à l’esprit initial du mouvement des Gilets Jaunes. C’est un vote populaire dirigé contre le dit « Système », un vote de revanche.

La nouvelle Assemblée fragmentée, à l’image de la France, s’annonce ainsi chaotique. Un système politique que les experts jugeaient invulnérable est désormais rattrapé par le chaos de la société française. Cette issue achève une Vème République déjà moribonde. Elle rend quasi-impossible les réformes annoncées par l’exécutif (en particulier en matière de retraites) et fragilise fortement tous les gouvernements qui seront nommés par le président Macron et vivront sous la menace permanente d’une motion de censure.

Dans ce contexte, la droite dite « classique » ou de « gouvernement » qui conserve un nombre de députés significatifs, a une carte évidente à jouer. Moins affaiblie que les sondages ne l’avaient annoncé, elle peut exercer demain un rôle charnière dans la nouvelle assemblée, en tant que « troisième voie » entre la majorité relative d’Emmanuel Macron et les formations radicalisées que sont la NUPES et le RN. Elle pourra notamment être amenée à voter, après avoir imposé ses conditions, d’éventuels projets de loi gouvernementaux conformes à l’intérêt du pays.

Mais, ce positionnement se conçoit uniquement sous réserve de rejeter le piège d’une soumission à l’exécutif qui la ferait apparaître dans un rôle de supplétif, indigne et suicidaire puisque liant son destin à celui d’un quinquennat mort-né. Les électeurs de LR ont, eux aussi, voulu sanctionner sévèrement l’expérience macronienne.  Ce serait trahir leur volonté que d’entrer dans une logique de contrat de gouvernement. Bien au contraire, à la veille d’une période profondément troublée sinon chaotique et violente, la capacité d’une droite, même minoritaire, à incarner de nouveau la relève, dépend de la fermeté avec laquelle elle exercera sa mission d’opposition éclairée, aussi bien envers le pouvoir présidentiel qu’envers les excès prévisibles d’autres formations.  

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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89 commentaires pour Le séisme politique (pour Figaro Vox)

  1. lambrays dit :

    Le président Macron avait dans la précédente législature une majorité absolue qui lui aurait permis de mettre en place la réforme révolutionnaire des retraites qu’il avait annoncé, 1 euro cotisé ayant la même valeur pour tous. Son premier chantier était celui de l’éducation et de la culture. On a vu que tout cela n’était que du vent. La présence d’une majorité absolue pour ce président n’est donc pas une condition suffisante pour réaliser des réformes. En fait comme c’est généralement le cas en France, tout dépendra de la pression des évènements. Que le robinet du crédit se ferme ou que ses ressources deviennent trop onéreuses et il faudra faire des choix, qui comme d’habitude remettront en cause les promesses électorales. A partir de là on peut tout imaginer, d’une dissolution hasardeuse basée sur la peur du chaos à une alliance des femmes de ménage de la NUPES avec celles du RN pour faire payer les riches ou cette nouvelle noblesse que sont les fonctionnaires, notamment retraités. Mais peut être aussi assisterons nous à un examen franc et lucide des questions financières, d’immigration et de sécurité, et je compte sur LR pour ce faire, aucun parti ne pouvant se soustraire au débat direct dans l’assemblée.

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  2. Jordi dit :

    LR a une carte à jouer, à condition de retrouver une colonne vertébrale

    Un soutien partiel à Macron, sous stricte condition, et en échange de concessions politiques :
    * baisse de la fiscalité sur les classes moyennes et classes moyennes supérieures.
    * lutte intransigeante contre l’insécurité, quitte à purger la magistrature des félons
    * lutte intransigeante contre l’islamisme, ce nazisme déiste qu’il est légitime de haïr et de contrer par tous les moyens, fussent ils lourdement discriminatoires. La loi Gayssot doit être étendue à tout propos faisant l’apologie de l’islamisme, ou prônant la normalisation de l’islamisme comme une opinion légale.
    * classification du wokisme (vert ou arc-en-ciel) comme étant une cosmogonie de nature religieuse, soumise à la loi de 1905

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    • Pheldge dit :

      LR a une carte à jouer, oui, mais ne rêvez pas les points que vous évoquez ne font pas partie de leur programme, Macron peut dormir tranquille !

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  3. Ping : On est toujours trop optimiste. Certains crient encore victoire. Mais : vaccin partout cet automne (Delfraissy, qui sera remplacé par un tyran pire que lui – syndrome de Denys de Syracuse). Le RN (« seule force d’opposition &

  4. Janus dit :

    On dit que le pire n’est jamais certain. Mais je pense que dans notre Ve république finissante et le climat de corruption et de concussion généralisé, Macron va s’accoquiner avec les LR qui feront la fine bouche au début et qui, devant les plats présentés, les promesses de sinécures et prébendes, vont vite se rallier, tant rien de fondamental ne les sépare réellement.
    Le pire n’est donc jamais certain, mais il est probable…
    L’argument du ralliement sera d’éviter à la France dans un climat politique, géopolitique et économique gravement perturbé, une crise de régime ! Ils vont se rallier pour la défense du bien commun, en l’occurrence, de leurs petites combines et prébendes. Déjà Coppe a dit ce que beaucoup pensent tout bas.
    Le spectacle, peu ragoutant, sera tout de même très intéressant.
    Quant à la France et aux pauvres petits français, tout le monde s’en fout !

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    • Janus, je ne suis pas sûr, les LR qui restent sont les durs, ceux qui n’ont pas cédé aux sirènes de la félonie quand ils pouvaient y avoir un intérêt personnel, joindre la majorité présidentielle et le macronisme triomphant pour en tirer un fromage, aujourd’hui, quel intérêt à rejoindre le Titanic?
      MT

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    • Pheldge dit :

      MT je vous trouve bien affirmatif. Certes Macron a perdu de son attractivité, mais il y a des arguments imparables comme « intérêt général », « intérêt supérieur de la Nation », « la patrie en danger », qui seront autant de prétextes pour justifier demain le contraire de ce qu’on affirme aujourd’hui …

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    • Janus dit :

      Maxime, Dieu vous entende ! Mais je ne crois pas qu’ils résisteront très longtemps, vos « durs » de pacotille. Sauf si la catastrophe prévisible leur parait trop proche et que l’instinct de survie les sauve de la collaboration…

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  5. Timéli dit :

    Vous aviez, Maxime, dans un post récent évoquer le mince espoir qui pouvait exister pour la Droite (LR). Sans crier victoire – loin de là – il est bien présent, même s’il n’a pas l’épaisseur escomptée. Ceci dit, le plus à craindre, c’est la perspective de chaos, d’instabilité qui menace le pays. Déjà, NUPES parle de déposer une motion de censure. Dans six mois, un an, qu’en sera-t-il de cette mosaïque de partis de Gauche ? Elle risque l’explosion, car il s’agit d’une unité de façade, momentanée juste (le temps d’une élection) qui ressemblait à une opération de séduction. Personne n’est dupe. La composition de cette nouvelle Assemblée semble refléter le paysage politique français actuel. Donc, attendons et voyons ce que vont faire Macron et son gouvernement, dont la marge de manœuvre est serrée. En ce qui concerne la lutte contre l’abstention, il y a un moyen qui pourrait être efficace : changer le mode de scrutin en supprimant l’existant (uninominal à deux tours). Comment ? Le candidat qui obtient le plus de voix au soir du premier tour est élu. Les électeurs seraient bien forcés de se déplacer et voter s’ils veulent que leur favori soit élu.

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    • Timéli, oui le chaos est inévitable, il était dans la rue, il vient d’entrer au Parlement…
      MT

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    • Pheldge dit :

      allons allons, au moins, pendant qu’ils s’étripent à l’Assemblée, ils ne voteront pas ces lois stupides sur une prétendue transition énergétique à marche forcée et suicidaire ! au moins ils nous ficheront la paix, ce qui en cette période troublée sera déjà un répit.

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  6. Monique dit :

    Finalement, je considérais ces législatives ennuyeuses, je me disais que la baraka de jupiter allait se poursuivre, et pour nous la scoumoune, je pensais que les jeux étaient faits mais pas du tout voilà que je m’amuse. Quel roulis du côté des politiques, même Sarkozy ne sait plus qui il doit soutenir et Estrosi dans tout ça ? quelle claque ! alors là, on boit du petit lait, c’est pas faute qu’il a fait des efforts, déjà cartonné en 2017 comme collabo au bureau des Républicains, venant de la part d’E. Woerth à l’époque, c’est savoureux. « Renaissance » finalement était surfait, on ne copie pas sur ses petits camarades de Reconquête. Je m’interroge, où vont aller toutes les voix de Zemmour ? la chute est dure.

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    • Gamain dit :

      As pas peur Monique, les voix de Zemmour sont promesses d’avenir, comme des graines enfouies dans la terre de France lesquelles ne manqueront pas de forcir tout au long de l’hiver macronien … qui pourrait bien être plus bref qu’on imagine.
      Il n’est pas impossible que notre Président ait usé de toutes les grimaces que sa fonction mirobolante lui permettait

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  7. patricecharoulet dit :

    BONNE NOUVELLE

    Après toutes ces mauvaises nouvelles des législatives, une bonne nouvelle.
    Mélenchon a proposé à ses trois alliés : le PCF, le PS et les écolos
    de former à quatre un groupe unique à l’Assemblée nationale.
    Réponse : Trois « Non ».
    L’union de la gauche , c’était bon avant les élections. Mais après les élections : chacun chez soi.

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    • Citoyen dit :

      Très drôle !
      Il sont camarades …, mais pas trop …
      Faut pas abuser … Chacun sa gamelle !
      En plus, manger tous dans la même gamelle, c’est pas très sain … En période de covid, faut éviter la promiscuité …

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    • Stanislas dit :

      Ah mince !!! ça y est, ils recommencent le coup des frondeurs à deux voix près…

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  8. Mildred dit :

    Tiens ! Je croyais avoir écrit un commentaire, mais j’ai dû le rêver !

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  9. charles902 dit :

    Finalement, s’ils veulent profiter de leur « succès », les NUPES vont maintenant devoir s’entendre entre eux pour se positionner comme un unique parti d’opposition …et gérer « en même temps » des communistes, des socialistes et des insoumis ça va être « Rock’n Roll » d’autant plus que Mélenchon, pour une raison qui m’échappe, a laissé tomber une réélection facile dans sa circonscription Marseillaise, y bombardant son copain Bompard…

    J’ai l’impression d’ailleurs que les NUPES découvrent soudain cette situation et qu’ils ne savent pas comment gérer cette patate chaude, mais que ça les excite d’autant plus que le front National lui aussi s’estime mandaté par ses électeurs et lorgne avec intérêt les possibilités avantageuses de sa situation électorale inédite, comme la direction de la commission des finances de l’assemblée. Mais comme les NUPES s’estiment seuls détenteurs de la vérité vraie et anathémisent tous ceux qui s’opposent à leurs vues, ils vont se ruer tête baissée dans le panneau de la confrontation systématique et méprisante avec le RN, ce qui promet des lendemain qui rigolent, la Marine n’étant point finaude quand il le faut..

    Dans le même temps nous avons une guerre à nos portes, avec son cortège de hausses de prix incontrôlées et de réduction soudaine des échanges commerciaux, plus un flux migratoire énorme, incapable de s’adapter à nos valeurs et lorgnant nos richesses avec l’intensité de Wisigoths déboulant sur Rome, plus plus plus…: comment voulez vous que nous nous en sortions indemnes?

    Un accord de collaboration entre LR (ce qu’il en reste) et LREM pourrait elle atténuer nos futures souffrances?

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    • Citoyen dit :

       » d’autant plus que Mélenchon, pour une raison qui m’échappe, a laissé tomber une réélection facile dans sa circonscription Marseillaise, y bombardant son copain Bompard… »
      C’est normal, le merluchon n’avait pas besoin de la députation … grand seigneur, il a laissé la place à plus nécessiteux … En grand visionnaire qu’il est, il se voyait premier sinistre …
      « grand visionnaire », c’est après s’être farci les oreilles jusqu’à la nausée avec du Aznavour :
      J’me voyais déjà ……… (la suite est intéressante)

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    • Citoyen dit :

      Oups! il y a une fôte dans le titre. C’est :
      « Je m’voyais déjà »

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  10. Christophe dit :

    Il est urgent que le pouvoir législatif se reprenne.Il est temps de réduire le pouvoir exécutif.
    Je le répète depuis des années le quinquennat n’est pas un modèle pour nous.

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  11. roturier dit :

    N’exagérons rien.

    Cela s’appelle la démocratie qui, comme chacun sait, est un système exécrable mais on n’en a pas encore trouvé de meilleur.

    Les SEULS pays (peu ou prou démocratiques) qui connaissent une majorité parlementaire absolu sont les pays à deux partis politique ; où la majorité (pas forcément favorable à la gouvernance en place) ne peut qu’être automatiquement, mathématiquement absolue (les USA, la Grande Bretagne…).

    En revanche l’Allemagne, par exemple, démocratie à plusieurs partis politiques, a l’habitude de coalitions longuement négociées avant la constitution d’un gouvernement ; ainsi que du marchandage des maroquins ministériels.

    Dans un système à la française c’est la majorité parlementaire absolue qui est une anomalie, et non son absence.

    Sachant quand même que Macron a eu 245 sièges et Mélenchon 131… Les cris de victoire du dernier sont déplacés, d’autant qu’il est à la tête d’une coalition de la carpe et du lapin. On verra à l’usage…

    Notons aussi que LR a obtenu 7% des votants. Cette misère correspond exactement au pourcentage obtenu par Pécresse à la présidentielle ; et rejette ce parti, autrefois « de gouvernement », à la marge ; en étant poli.

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    • Pheldge dit :

      je vous fais brièvement la réponse officielle à cette inadmissible critique envers LR, officiellement parti de gouvernement : « si les Français ont voté RN, c’est qu’ils sont bêtes, car le seul vote acceptable c’était pour LR, point. ! » ça ne vous convient pas ? désolé, mais surtout n’attendez pas de réponses complotistes du style « LR récolte ce qu’il a semé … » , parce que ça demanderait un peu d’honnêteté et de responsabilité, ainsi qu’une dose certaine d’humilité, toutes matières qui sont hors programme des écoles formant nos élites.

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  12. Anonyme dit :

    j’ajoute que la circonscription gagnée par Jean Pierre TAITE (LR) fut celle de Georges Bidault à une époque antérieure !

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  13. NicoM dit :

    On parle de séisme, mais rappelons nous des sondages avant la Présidentielle qui indiquaient qu’une grande proportion des Français souhaitaient un retour à une cohabitation. Élire Macron mais le limiter dans ses pouvoirs. Donc cette situation est conforme à l’état d’esprit de beaucoup de Français et donc prévisible !

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  14. Monique dit :

    … et c’est demain que Macron devait présenter un projet de loi : « le 22 juin, trois jours après le second tour, le gouvernement présente  » un nouveau projet de loi Covid  » . Le 23 juin, le Parlement européen vote pour prolonger d’un an le pass sanitaire européen. Alors que c’était prévu le 7 juin. »(Bld Voltaire) ah, un grand retour des listes mortuaires et mortifères, les morts du jour, les intubés, les entrants et les sortants, surtout les pieds devant pour la nécrologie de M. Salomon, tous les jours, on attendait ces résultats comme on attend sa série familiale. Ce qu’on a pu nous faire peur et nous enfumer !

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  15. Anonyme dit :

    Je suis satisfait que le député Julien Borowzyk proche de Macron ait échoué dans la Loire, le maire de Feurs, Jean Pierre Taite, ami de Laurent Wauquiez, est élu

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  16. patricecharoulet dit :

    CINQ ANS, C’EST LONG !

    Quand on voit les résultats des législatives, ce qui saute aux yeux, c’est que la majorité parlementaire ne peut agir utilement qu’avec l’appui des élus LR et UDI.
    Or, les premiers députés LR qu’on a entendus, ont tout de suite claironné : « Nous sommes dans l’opposition ! Pas question de servir de béquille. » Certes, et l’on comprend bien leur appréhension.
    Ils pensent à l’avenir et à l’après-Macron , dans cinq ans. Mais cinq ans, c’est long. Je serai peut-être au cimetière, dans cinq ans. Mieux vaudrait voir qu’il y a non pas quatre blocs principaux, mais trois. L’extrême gauche, dominée par Mélenchon et les siens, l’extrême droite lepeniste et le bloc central, hostile aux extrêmes. Bruno Lemaire, Darmanin, Lecornu, Estrosi, Eric Woerth et quelques autres l’ont déjà compris. La direction LR et UDI ne devrait pas attendre cinq ans et renforcer le groupe central, en posant certes leurs conditions et en orientant la politique gouvernementale .
    Telle est mon opinion. Elle n’est pas majoritaire, si je comprends bien, à LR. Je le déplore.

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  17. Charles Heyd dit :

    Je ne suis absolument pas d’accord avec un certain nombre de vos assertions et surtout cette interrogation: « Faut-il y voir l’entrée du chaos à l’Assemblée nationale à l’image des IIIème et IVème république finissantes, ou le retour à une démocratie parlementaire digne de ce nom? ». Cela fait maintenant des années que tout le monde se dit: « il n’est pas normal qu’un parti qui représente 30 à 40% des voix lors des législatives n’ait que quelques députés; donc ce qui vient de se passer , c’est tout simplement que le corps électoral a à peu près sa représentation à l’Assemblée; j’appelle cela la démocratie. Est-ce que l’Assemblée sera en état de chaos? je ne pense pas dut tout; si pour vous le fait que Macron ne puisse pas faire ce qu’il veut c’est le chaos, alors oui ce sera le effectivement le chaos! Quant à vos amis LR et la fin de la Vème République et donc les comparaisons sans fondement avec la III ou IVème République , ce vote montre enfin que les castors ne font plus ce qu’ils veulent et longue vie à la Vème!

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  18. Ping : Mort mystérieuse de la courageuse maman louve Delphine Provence (no comment, on est en démocratie mondialiste) ; Macron baise des crânes nus avant chaque élection. Les stars vaccinées commencent à souffrir. Le blog fasciste du centrisme bourgeois pr

  19. nicolasbonnal dit :

    C’est un pays déboussolé qui vient de réélire un chef de l’Etat juste avant de lui couper les ailes. Bien dit….

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