Européennes, le honteux spectacle

Ci-dessous, les réponses aux quelques questions que m’avait posées avant-hier le site Atlantico, en tandem avec M. Christophe Bouillaud, dans la perspective du débat des Européennes sur France 2 dans l’Emission politique. On s’attendait au pire mais ce fut encore bien pire… Un honteux spectacle de pitres déchaînés qui compensaient dans une bataille de crachats leur incapacité à formuler la moindre idée et à se différencier. Divas hystériques, nains de jardins fanatisés, brutes épaisses écervelées s’affrontaient dans une mélasse de bêtise comme on en voit peu et dans une course échevelée aux positions les plus extrémistes et les plus démagogiques qui soient. Les coups de com’ ridicules, les chiffres débiles, les mensonges éhontés, l’avalanche de bons sentiments dégoulinants de haine et d’hypocrisie, valsaient dans un tourbillon de démence et de férocité. Peut-être qu’un ou deux des participants surnageaient au beau milieu de cet océan de crétinerie. Il n’auraient jamais dû accepter de participer à cette mascarade ridicule. Ou alors quitter le plateau. Rien ne vaut la dignité. Mieux vaut perdre une élection que de renoncer à sa dignité. On pense toujours avoir atteint le fond de l’abîme, mais c’est de pire en pire. Le mépris des spectateurs, des électeurs, atteignait un nouveau sommet. Et après, les bonnes consciences et donneurs de leçon s’indigneront que les Français n’aillent plus voter.  Le « nouveau monde » disiez-vous? Eh bien le voici!

Maxime TANDONNET

1-Ce jeudi 4 avril, l’Emission politique de France 2 accueillera douze candidats sur son plateau à l’occasion des prochaines élections européennes. Comment mesurer la réalité idéologique d’un tel émiettement politique et peut on considérer que ces 12 candidats représentent-ils réellement 12 conceptions différentes de la France et de l’Europe ? Cette abondance est-elle plus le signe d’un vide ou d’un trop plein idéologique ? 

Dans l’ensemble, il n’est pas facile de tracer des clivages clairs fondés sur des différences idéologiques dans la France contemporaine. On discerne vaguement quatre courants: une gauche qui se veut écologique, favorable à l’immigration et au multiculturalisme, à davantage de redistribution par l’impôt; un centre LREM qui se réclame du libéralisme économique, du progressisme sur le plan sociétal et du fédéralisme européen ; un courant à tonalité nationaliste qualifié aussi de « populiste » qui se fait le chantre de l’indépendance nationale, des frontières et du rejet total de toute forme d’immigration; enfin un mouvement dit les Républicains cherchant sa voie dans des positions intermédiaires, sur l’immigration, l’Europe, les questions économiques et de société. La présence de 12 listes et 12 candidats sur le plateau de télévision est donc incongrue. Elle ne reflète sûrement pas un trop plein idéologique mais des querelles de personnes et conflits d’ambition. Ainsi, en dehors de désaccords personnels, on voit mal quels sujets de fond pourraient justifier les clivages entre PS et Génération.s ou bien entre Insoumis et PCF ou encore entre RN et « les Patriotes ».

2- Ces clivages politiques internes s’articulent ils avec les clivages des partis représentés au Parlement européen ? Comment mesurer l’intensité de ces clivages des partis européens ? 

Les partis politiques européens sont eux aussi assez éclatés mais pas autant. On ne peut pas faire de véritable rapprochement entre les 12 listes françaises et les 8 groupes politiques européens et l’articulation entre eux n’est pas évidente. Au niveau des formations européennes, les clivages existants ont une certaine logique de fond et ne paraissent pas aussi confus que sur le plan français: PPE, c’est-à-dire la droite conservatrice, libéraux ou centristes, socialistes, gauche, écologistes, eurosceptiques (toutefois répartis en plusieurs groupes). Mais la vraie question est celle de savoir quelle est la représentativité de ces différents partis dans la population. Les listes sont formées par des état-majors partisans nationaux ce qui renforce le sentiment d’éloignement entre les peuples et leurs députés. Selon l’enquête annuelle du CEVIPOF sur la confiance des Français, vague 10 de janvier 2019, seuls 23% font confiance dans leurs députés européens, l’institution politique la moins populaire. En quoi les députés européens sont-ils en mesure de répondre concrètement aux inquiétudes des Européens, sur l’environnement, le chômage, le pouvoir d’achat, l’immigration, etc. C’est la seule vraie question qui compte. Et aujourd’hui les Européens n’y croient pas. D’où les taux d’abstention considérables autour de 60%.

3- Quelles sont les causes de cet émiettement des partis ?  

Le problème, c’est qu’on nage dans l’hypocrisie. Le Parlement européen n’est pas, en tout cas pour l’instant, une véritable assemblée démocratique, avec une majorité, élue sur un projet, et une opposition qui le critique et propose une alternative. On a 8 groupes politiques composés de représentants de 28 nations. Les députés sont élus dans des conditions et selon des modes différents selon chaque pays. L’ensemble est hétérogène. Il n’est pas question qu’une politique claire et déterminée, voulue par une majorité de citoyens de l’Europe puisse en émerger. Et cela, tout le monde le sait. En réalité, cette élection est vécue en France par la classe politique comme un banc d’essai avant les échéances nationales. Le fond n’a pas beaucoup d’importance. Comme d’habitude, l’Europe et ses grands dossiers vont passer au second plan ou ils serviront d’habillage à une compétition politicienne. D’ailleurs, le choix de faire une seule circonscription nationale, en mettant fin à un vote par région, correspond à un calcul politicien pur et simple, totalement contraire à l’intérêt de l’idée européenne qui est bien au contraire de rapprocher les citoyens de leurs élus. Nous sommes là en plein coeur de la crise du politique, non plus tournée vers l’intérêt général et le service du bien commun mais vers la conquête de fromages au profit de quelques individus, de l’extrême gauche à l’extrême droite, bien éloignés de la réalité des peuples européens.

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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41 commentaires pour Européennes, le honteux spectacle

  1. Citoyen dit :

    N’ayant pas vu  » le honteux spectacle  » (je n’ai pas, ou plus, de prédisposition pour ce genre de débilité), je ne saurais dire, s’il était plus débile que d’habitude … ou pas.
    Il semble que le pire soit atteint ?… donc, rien de nouveau … c’est la forme médiatique de ce type de débat qui veut ça.
    Au moins, je n’ai pas perdu mon temps … Cela dit, faudrait-il espérer quelque chose d’une élection, où « des difficiles à recaser ailleurs » sont seulement en quête de fromages ?…
    Pour une majorité de français, l’intérêt, de cette élection, est d’avoir une belle occasion de filer une grande claque au micron et a ses acolytes … Pour ça, il n’y a pas besoin de débat …
    Il a juste à trouver l’envie de se faire plaisir …

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  2. Annick Danjou dit :

    En Afrique du Sud, un débat télévisé termine en bagarre générale
    Prochaine étape en France, y’a plus qu’ça pour en finir !

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  3. pabizou dit :

    @jfsadys . Bonjour, les principaux exemples sont l’angleterre de Thatcher que l’on peut critiquer mais la critique n’enleve rien aux faits . Elle est arrivée avec le FMI à la porte, a été élu et réelue et a remis l’économie sur la bonne voie, au point que même les travaillistes lorsqu’ils sont revenus au pouvoir n’ont pratiquement rien changé . La Nouvelle-Zélande était en faillite lorsque le 1er ministre travailliste a décidé de faire disparaître tous les excès du socialisme et a réduit d’une manière drastique le coût de l’état et a de plus supprimé toutes les subventions, en particulier dans le domaine agricole au grand bénéfice des agriculteurs eux-même . La Suéde, ce merveilleux modèle dont on nous a rebattu les oreilles, au début des années 90 a suivi le même chemin . Beaucoup de gens ignore que le socialisme suédois entre 1950 et 1990 a vécu sur la réussite libérale des années précédentes . Entre 1990 et 1993, les suédois ont réalisé une cure d’amaigrissement de l’état et en rendant à la société civile la gestion de tout ce qui n’était pas du domaine régalien stricte . Et pour achever les sceptiques, je vous invite à jeter un oeil de l’autre côté des alpes chez nos amis Suisses qui sont très loin de n’être que les bénéficiaires d’un paradis fiscal plus fantasmé que réel, l’industrie suisse est extrêmement performante et represente un % du pib bien plus élevé que chez nous, le taux de chômage est très bas et pourtant ce n’est pas l’état qui forme la majorité des jeunes . Cerise sur le gâteau, ce sont les cantons francophones, où le socialisme et l’étatisme sont le plus fortement représentés qui sont à la remorque . Bonne soirée et merci d’avoir posé la question

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  4. Anonyme dit :

    Mildred OUI j’en suis sur ,Sarkozy-Raffarin-Estrosi -Juppé et bien d’autres de notre droite molle ,A,Danjou nous ne pouvons pas les TUER,, ,,,sourire, ,,,

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  5. Anonyme dit :

    C’est à présent démontré : les Allemands sont moins bêtes que les Français.

    https://immobilier.lefigaro.fr/article/colere-des-berlinois-mobilises-contre-les-requins-de-l-immobilier_ce460718-586a-11e9-9c65-b33fbd60939d/

    En effet, ils manifestent à très juste titre contre la hausse de l’immobilier, alors que les prix de l’immobilier sont nettement plus bas partout en Allemagne qu’en France.

    En France, ce facteur est rarement mentionné dans les analyses de compétitivité entre les deux pays alors qu’il joue un rôle très important. Il y avait cet article récent de Rémi Bourgeot :

    https://www.atlantico.fr/decryptage/3569447/s-il-n-y-avait-que-les-gilets-jaunes—ce-doute-et-ces-angoisses-qui-etreignent-aussi-la-france-d-en-haut-et-celle-du-coeur-des-metropoles-remi-bourgeot-xavier-camby
    « Par exemple, la dernière phase de la bulle immobilière résulte en partie des mesures monétaires de la BCE, certes indispensables, mais qui appelaient de la part des gouvernements concernés des mesures, dites « macro-prudentielles », sur la limitation des niveaux et types d’endettement, de façon à contenir l’effet sur les prix du logement, facteur décisif de la crise sociale actuelle. »

    mais en général les commentateurs préfèrent taper sur la fiscalité, ce qui en dit long sur la manière dont ils font passer leurs intérêts étroits avant l’analyse objective de la réalité.

    Pour les différences de coûts souvent mentionnées du travail horaire pour un ouvrier, par exemple, cela joue pourtant un rôle majeur.
    Il y a quelques années, il y avait encore une différence du simple au double, en moyenne sur le pays, entre les loyers français et allemands.
    Or, sur un salaire de 1000 euros, si le poste immobilier passe de 200 à 400 €, il est évident que l’impact sur le niveau de vie, et sur la pression à la hausse des salaires, est très fort.

    Mais dans la presse, il me semble qu’on en parle très peu.

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  6. E.Marquet dit :

    Dans une interview au Parisien ayant pour titre « Les élections européennes donnent lieu à une agitation inutile », Mr V. Giscard d’Estaing, toujours confédéraliste, déclare entre autre : « Le débat européen est entre ceux qui disent, il faut se regrouper et ceux qui pensent qu’il vaut « mieux rester chez soi. Le réalisme pousse à l’organisation de l’Europe.
    « Les médias dépeignent les élections européennes comme un évènement politique de nature à « règler un certain nombre de problèmes. Ce n’est malheureusement pas le cas. Si on promet de « grands changements que le Parlement Européen n’a pas le pouvoir d’accomplir, il y aura « déception. On s’imagine que l’élection au Parlement Européen est un acte politique fondateur « alors qu’il s’agit d’un organisme dont le seul pouvoir est d’être associé au processus législatif « européen et d’exercer un contrôle politique ».
    Ce genre de déclaration ne peut qu’inciter les électeurs à aller à la pêche le 26 mai.
    En résumé, si j’interprète correctement sa pensée, nous, les gogos d’électeurs, sommes mobilisés pour élire un Parlement croupion du Conseil de l’UE tout puissant, et de la Commission Européenne qui a le quasi-monopole de l’iniative législative ?
    De quoi « Démocratie » est-elle le nom aujourd’hui, en France aujourd’hui, comme en Europe ? Encore un petit effort et nous entrerons en Démocrature. Bel avenir ! Et bien des questions ….

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  7. pabizou dit :

    Bonjour . Monsieur Tandonnet, je viens de relire votre article et je ne comprend pas comment vous pouvez classer LaRem comme parti centriste . Macron et ce parti ne sont qu’une facette de plus du socialisme . Il est absolument impossible de trouver dans la politique de LaRem la moindre once de libéralisme, c’est du socialisme de marché et du capitalisme de connivence, rien de plus . Il n’y a pas de parti libéral en France et il est tout à fait regrettable de trouver sans cesse, à toutes les sauces(néo, ultra,j’en passe et des meilleures) l’usage de ce terme pour toutes les politiques qui ne fonctionnent pas . Le libéralisme est basé sur le respect du droit et aujourd’hui je ne le retrouve plus en France,et sur le respect des droits fondamentaux qui sont bafoués à longueur de temps . Je peux facilement comprendre facilement l entretien permanent de cette confusion de la part des larbins médiatiques dans la mesure ou un systéme libéral les obligerait à un peu plus de respect dans leurs analyses vis à vis de leur déontologie que ainsi que de leurs lecteurs sous peine de disparaitre, je suis quand même assez étonné de vous voir tomber dans ce piège grossier tendu en permanence pour diaboliser le seul système qui fonctionne et qui la prouvé partout où il a été appliqué .

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    • jfsadys dit :

      pabizou bonjour accepteriez-vous de me dire où selon vous le libéralisme a été appliqué et fonctionne bien?

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    • Stéphane B dit :

      Bonjour jfsadys,
      Il faut savoir de quel libéralisme on parle. Si on parle du libéralisme au sens anglo-saxon ou rousseauïste, alors nous l’avons au Canada et au USA par exemple. Mais là-bas, libéral signifie socialiste dans le sens ou libéral est celui qui a l’Etat qui le pomponne, ou la personne n’a plus à penser, elle est libre, car l’Etat a pensé à tout pour ne pas que la personne ait autre chose à faire que jouir de son temps libre.
      Après, nous avons le libéralisme au sens Bastiat, Hayek ou Tocqueville. Celui-ci n’a jamais été appliqué, car peu de gens veulent assumer leurs actes. Il promeut la liberté d’entreprendre, la réduction drastique du code du travail et de réduire l’Etat uniquement à son périmètre régalien. Pabizou parle de celui-là. Je vous invite à aller lire h16 ou contrepoints par exemple.

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    • jfsadys dit :

      Merci de votre commentaire Stéphane B.

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  8. E.Marquet dit :

    Je m’étonne qu’on s’étonne de la cacophonie d’hier soir. Il faut être journalistes de TV/Radio d’Etat pour envisager de monter une telle supercherie. Un débat à 12 sur un sujet complexe, chronométré avec des temps de parole par question de moins de minutes qu’il n’en faut pour cuire un oeuf à la coque.
    On comprend que l’émission ait fait une audience faible, il faut étre maso pour se laisser infliger 3h30 de lieux communs, d’invectives ou de contre-vérités.
    Nos 12 apôtres européens (ou anti) se sont montrés tels qu’en eux-mêmes. Ils étaient jusqu’à la caricature le visage des français dans leur diversité. Et ce n’est pas réjouissant. En majorité, ça ne volait pas haut. La prime à la « grande gueule » comme toujours en politique.
    On verra si la campagne évolue vers des débats plus constructifs, et qui nous enverrons au parlement européen pour nous représenter. Reste à savoir quelle Europe nous voulons ? Pour l’instant on nous prédit un duel Macron/LePen. Que chaque électeur prenne ses responsabiltés.
    A suivre….

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    • PenArBed dit :

      Noam Chomsky :
      « La façon la plus intelligente de maintenir la passivité des gens, c’est de limiter strictement l’éventail des opinions acceptables, mais en permettant un débat vif à l’intérieur de cet éventail et même d’encourager des opinions plus critiques et dissidentes. Cela donne aux gens l’impression d’être libres de leurs pensées, alors qu’en fait, à tout instant, les présuppositions du système sont renforcées par les limites posées au débat ».

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  9. Tarride dit :

    Cher Maxime Tandonnet
    Chers e-copains

    Il me semble que les grands vainqueurs du débat d’hier sont l’abstention, le vote blanc ou le vote nul. Surtout le vote nul.
    Le foutoir devient la règle lors des élections Européennes. Le vote par région avait, au moins, le mérite de cacher un peu la chose.

    Les candidats à ces élections sont hors sol… est-ce un hasard ou est-ce l’institution elle même qui l’implique ?

    Etienne Tarride

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    • Philippe Dubois dit :

      Bonsoir
      Je répète partout qu’il est impératif que la liste lrem fasse le score le plus faible possible en % des suffrages exprimés.
      C’est le seul chiffre que retiennent les gens et les journalistes
      Il est donc obligatoire d’aller voter, pour n’importe quelle liste (la plus proche ou la moins éloignée de vos idées tant qu’à faire), mais d’aller déposer dans l’urne un bulletin opposé à Macron et sa clique.

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    • loonloonychantemerle dit :

      il reste un parti-refuge (sans jeu de mot) : le parti animaliste. J’ai bien l’intention d’y apporter ma voix : au moins eux, les animaux, on sait qu’ils sont dépourvus de fourberie et de surcroît, ils sont toujours les grands oubliés de notre société – Monsieur Macron étant par ailleurs soutenu par le lobby chasse, auquel il apporte de son côté un soutien actif.

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  10. jfsadys dit :

    Le bien ne fait pas de bruit car le bruit ne fait pas de bien. Le bien politique ne fait pas de bruit médiatique car le bruit médiatique ne fait pas de bien politique. Amen. 🙂

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Juste pour s’amuser : j’ai cru reconnaître du Louis Pauwels.
      Vous nous direz, peut-être, si le « car » n’est pas superfétatoire ?

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    • jfsadys dit :

      Bonsoir Tracy LA ROSIÈRE, je sais bien entendu qui est Louis Pauwels mais je l’ai très peu lu et pas du tout connu personnellement. Alors je ne sais pas si quelque part dans son oeuvre il fait cette citation. En fait la première fois que j’ai lu cette affirmation que le bien ne fait pas de bruit car le bruit ne fait pas de bien c’était sous la plume de Geneviève Antonioz De Gaulle alors présidente d’ATD Quart Monde. Mon moteur de recherche préféré (lilo) me dit que c’est de Saint François de Sales. Pour continuer à nous amuser un peu je vous propose deux citations de Louis Pauwells:

      “Je vous résume le freudisme : Pourquoi ? Parce queue…”

      “L’enseignement : apprendre à savoir, à savoir faire, à faire savoir. L’éducation : apprendre à savoir être.”

      Oui bien sûr le « car » peut être considéré comme superfétatoire mais moi je le considère plutôt comme une manière d’enfoncer le clou, de se répéter.

      Fraternellement vôtre,

      jfsadys

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    • Timéli dit :

      Je crois que la citation « le bien ne fait pas bruit, le bruit ne fait pas de bien » est attribué à un certain Gabriel Hanotaux.

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    • jfsadys dit :

      Merci de votre commentaire Timéli.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Hanotaux
      Une personnalité qui devrait plaire à Maxime Tandonnet

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    • jfsadys dit :

      « Si tout le monde savait ce que tout le monde dit de tout le monde, personne ne parlerait à personne. »

      Gabriel Hanotaux

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  11. Anonyme dit :

    A) Deux remarques me viennent sur la position intermédiaire que vous prêtez à LR sur l’Europe et sur l’immigration :

    1) cela peut avoir un sens d’être dans une telle position sur des sujets où une décision peut être facilement inversée (on peut par la suite renforcer des mesures écologiques, modifier la fiscalité, etc). Mais lorsqu’il s’agit de décisions difficilement réversibles (donner le droit de séjour ou la nationalité, transférer des pouvoirs à l’UE, fondre l’industrie d’armement française avec l’allemande…) cela manque de sérieux.
    Il n’est objectivement pas normal qu’un parti qui aurait dû être le principal parti d’opposition par ses élus, et surtout par ses financements publics, ne soit pas capable d’avoir une ligne claire sur des sujets vitaux et difficilement réversibles.

    2) en réalité, chacun soupçonne que cette position intermédiaire est en fait uniquement d’affichage, et que sur le fond LR est en accord avec LREM, seules subsistant quelques intérêts de personnes. Le but étant de ménager l’électorat LR, dont une partie ne veut aucunement de ces positions communes à LR LREM et PS.

    B) Si vous regardez l’électorat de droite, la majorité est clairement en faveur d’une ligne souverainiste et opposée à l’immigration. C’est ce qu’on trouve dans les électorats RN, DLF, Philippot et Asselineau. Ainsi qu’une fraction significative de l’électorat LR.
    C’est donc autour de cette ligne qu’une majorité solide peut être bâtie, et pas autour de réformes néolibérales qui sont, comme un peu de réflexion devrait conduire à le reconnaître, basées sur des mensonges.

    Par ailleurs, la ligne actuellement suivie par LR semble conduire d’une part à la soumission à l’Allemagne (qui a bien l’intention de nous passer dessus pour défendre ses intérêts) ; d’autre part à une rupture, voire à une disparition de l’histoire de France par l’immigration de masse.

    C) Quant aux débats TV, cela fait bien longtemps que je ne regarde plus. Mais la faute en revient aux médias plus qu’aux politiques, car sur tous les sujets (émissions littéraires ou de société) les mêmes défauts se retrouvent.

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    • Anonyme dit :

      Un exemple parmi d’autres :

      https://francais.rt.com/france/60714-tariq-ramadan-lycee-averroes-comment-qatar-finance-islam-france
      « Christian Chesnot et Georges Malbrunot révèlent dans un nouveau livre qu’une ONG liée à l’émirat offre un salaire mensuel de 35 000 euros à l’islamologue Tariq Ramadan, et a participé au financement du premier lycée musulman de France.
      (…)
      Dans les documents internes qu’ont pu consulter les journalistes, Qatar Charity explique que ses actions visent au renforcement de l’identité islamique des communautés musulmanes d’Europe. C’est donc dans cette optique que l’ONG a financé le développement de mosquées, d’associations mais aussi d’écoles en France. »

      Fillon, dans l’un de ses livres détaillant sa candidature à la présidentielle, écrivait qu’il était en faveur de plus d’écoles privées.

      Or, plus d’écoles privées, cela signifie plus de possibilité de tels agissements.

      Donc, il faut que la droite arrête avec ses réformes néolibérales (d’ailleurs néfastes en elles-mêmes), et s’occupe de réparer les conséquences de ses erreurs passées en en limitant les dégâts.

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    • pabizou dit :

      Si l’objectivité est votre crédo je vous serais très reconnaissant de me dire quelles mesures « néolibérales » nous ont été imposées par l’UE . Pour ma part je n’en trouve qu’une qui puisse être qualifiée de libérale: la fin du monopôle de la sécurité sociale rendant possible à tout un chacun de choisir librement son assureur santé . Mesure que nos élus collectivistes se sont empressés de rendre impossible en France, il fallait protéger le revenus des syndicats à travers la gestion paritaire ainsi que faire perdurer la fabuleuse vision d’un état indispensable, ce qui est bien évidemment faux, dans des domaines non régaliens . Je peux vous assurer que je n’ai en aucun cas besoin de l’avis d’un coco lorsque j’ai un choix qui ne concerne que moi à faire . Ce pays est en train de crever de l’entrisme des communistes au CNR . Il serait peut-être temps de s’apercevoir que les équilibres mondiaux ont changé et de ne pas oublier que tout ce qui n’évolue pas est appelé à disparaître, et dans le cas de ces idées moisies, le plus tôt sera le mieux . Je voterai non à l’UE, mais pour des raisons différentes des vôtres, simplement parce que c’est aberrant de vouloir instaurer des systèmes similaires entre les nations, en particulier fiscaux, mais pas que…

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  12. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    L’Europe ?
    « Dans cette affaire éminemment politique, le véritable et seul débat oppose donc, d’un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d’organisation sociale, désormais dépassée, dans une course à la mondialisation qu’ils appellent de leurs voeux. Et de l’autre, ceux qui s’en font une toute autre idée. La nation, pour ceux-ci, c’est quelque chose qui possède une dimension affective et une dimension spirituelle. C’est le résultat d’un accomplissement. Le produit d’une mystérieuse métamorphose par laquelle un peuple devient davantage qu’une communauté, presque un corps et une âme. La démocratie elle-même est impensable sans la nation.
    Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend au nom des peuples sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences. »
    Pour ma part, j’en reste là !
    La démocratie est inséparable de la souveraineté. Entre l’Europe des nations ou cette plate-forme indéterminée, mon choix est fait.
    Je suis un arriéré. Qu’importe. J’en reste à cette l’analyse qu’en fit Philippe Séguin le 5 mai 1992, à l’Assemblée nationale (et, qu’à cette époque, je suivis sans l’ombre d’un doute ni hésitation). Il m’apparaît toujours qu’il disait vrai, qu’il voyait juste et qu’au regard de l’Histoire il avait raison. Quel gâchis !
    Quant au débat, je ne l’ai ni vu ni écouté et ne puis donc en parler. J’ai par contre la certitude qu’aucun candidat actuel ( des nains de jardin?) n’est capable de se hisser à une hauteur de vue telle qu’atteinte par Seguin, Pasqua ou encore de Villiers. Et, par surcroît, le système est tellement bouclé qu’ils n’ont plus rien à dire.

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    • PenArBed dit :

      A l’évidence, l’actualité donne raison
      à Mendès France* (traité de Rome 1957) :  »il n’y a plus, dans le projet de traité de marché commun, aucune obligation d’harmonisation des conditions de concurrence, de quelque nature qu’elle soit. Eh bien ! mes chers collègues, c’est l’une des lacunes les plus graves des projets qui sont aujourd’hui en discussion »
      à De Gaulle* (Mémoires d’espoir) :  »L’arbitraire centralisation provoquera toujours en retour la virulence des nationalités »
      à Séguin* (en 1992 à l’Assemblée nationale) :  »Qu’on y prenne garde, c’est lorsque le sentiment national est bafoué que la voie s’ouvre aux dérives nationalistes et à tous les extrémismes. »
      Au cours de cette campagne des européennes, avec notamment Macron nous allons réentendre parler de la lèpre populiste, à défaut de reconnaître la virulence des nationalités.
      François Bégaudeau (Histoire de ta bêtise – 2019):  » La démocratie, telle qu’elle fonctionne, laisse le choix que l’on opte pour le seul choix permis »
      Rien ne change sur le fond. Une fois de plus dans cette campagne le politiquement correct fera que l’insignifiant va occulter l’essentiel. Ce n’est donc pas un bulletin de vote en faveur de ceux qui, pour la énième fois, nous proposent  »Une autre Europe » qui y changera quoi que ce soit. Comme le souligne Védrine, les peuples décrochent : seuls des circonstances et des hommes changeront vraiment les choses.

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    • Anonyme dit :

      Arnaud Teyssier dit dans sa biographie que Séguin s’est trompé sur l’immigration.

      10/20 vaut mieux que 0/20, mais enfin s’il n’a pas réussi politiquement peut-être le doit-il aussi à cette erreur.

      La phrase « une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences » s’applique aussi tout à fait à ce dossier-là.

      D’ailleurs, on connaît les cocos qui nous gouvernent : instants T à T+k : « le grand remplacement, ça n’existe pas, ça n’est tout simplement pas possible, etc etc » ; puis, à parti de l’instant T+k+1, « le grand remplacement ? Bien sûr que ça existe, mais maintenant il est trop tard pour y faire quelque chose ».

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    • Anonyme dit :

      Il me semble d’ailleurs que dans sa biographie, la raison qu’Arnaud Teyssier donne de l’erreur de Séguin sur l’immigration dans les années 1980 n’est pas la présence du FN, qui aurait (assez mystérieusement) empêché Séguin de proposer le programme qu’il aurait spontanément choisi, mais son enfance en Tunisie, qui l’aurait induit en erreur sur la possibilité d’une cohabitation, été source de nostalgie…

      Il semble donc (ô surprise) que la droite ait pu se tromper sur ce dossier de l’immigration sans que ce soit la faute du FN, comme on en avance souvent l’excuse, mais parce qu’elle s’est en effet trompée toute seule comme une grande.

      Ainsi, cet exemple de Séguin, celui de la majorité de droite au parlement ne voyant pas la nécessité de seconder la volonté de VGE de remettre en cause le regroupement familial à la fin de son mandat, etc etc.

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    • carlo dit :

       » Le véritable et seul débat oppose donc, d’un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d’organisation sociale, désormais dépassée, dans une course à la mondialisation qu’ils appellent de leurs vœux. Et de l’autre, ceux qui s’en font une toute autre idée. »
      Merci à vous pour ce rappel si juste.
      Malheureusement, le vrai débat est escamoté.
      D’une part, trancher ce débat n’est pas l’enjeu des élections européennes. D’autre part, les LR comme la gauche sont divisés sur cette question.
      Selon moi, ce clivage est pourtant autrement plus important que le clivage droite-gauche, comme le montre d’ailleurs l’élection d’E Macron qui a été rendue possible par l’alliance des européistes libéraux (dans tous les sens du terme), de droite comme de gauche.

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    • carlo dit :

      Voici ce que disait encore Mendès France à propos de l’Europe :
      « L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, conclut Mendès France, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.  »
      Cette funeste prédiction n’est-elle pas en voie de réalisation ?

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  13. Gérard BAYON dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Votre commentaire faisant suite au débat d’hier soir sur France 2 reflète la stricte vérité et mon opinion. J’ai tenu jusqu’à minuit puis devant tant de bêtises et de mensonges, j’ai préféré rejoindre les bras de Morphée.
    Si ces 12 têtes de liste pensent qu’ils vont attirer le vote des Français grâce à leurs arguments bidons, ils se fourvoient. Et pas besoin d’être grand clerc pour annoncer que nous allons probablement battre des records d’abstention, surtout après les annonces des résultats du grand enfumage national. Pour ma part j’irai voter comme je l’ai toujours fait pour chaque élection mais cette fois, je n’aurai que l’embarras du choix pour ne pas voter pour une liste mais contre celle de LREM si mal représentée par une candidate fade, sans aucun charisme et si peu convaincante qu’on se demande même si E. Macron ne l’a pas choisie volontairement pour la rendre responsable de la défaite annoncée !

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  14. Ping : Européennes, le honteux spectacle | Raimanet

  15. Mildred dit :

    Emboitant le pas à Gabriel Serville, député de Guyane, à tous ces « pitres déchaînés, divas hystériques, nains de jardins fanatisés, brutes épaisses écervelées » on aurait envie de crier : « Assez de pata-pata, assez de blou-blou ! »

    https://la1ere.francetvinfo.fr/grand-debat-national-assez-paroles-assez-pata-pata-assez-bloublou-gabrielle-serville-696718.html

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  16. pabizou dit :

    Bonjour . Je crains fort que la campagne des élections Européennes ne soit qu’un avant-goût de ce qui nous attend pour la prochaine présidentielle . Lorsque le mensonge permanent est érigé en mode de gouvernance, il ne reste plus que la démagogie et le paraître pour cacher la misére intellectuelle . Le seul problème que l’on ne peut régler est celui que l’on refuse de poser . Tant que personne n’aura le courage de jouer cartes sur table rien ne pourra être résolu . Je suis absolument convaincu que de plus en plus de français sont capables d’entendre des vérités dérangeantes, l’abstention n’est pas arrivée à son niveau actuel par hasard, il serait temps que nos trop chers élus et haut fonctionnaires intègrent l’idée qu’ils sont sont élus et nommés pour servir et plus pour se servir . La situation actuelle est suffisamment complexe et délicate pour que l’esprit de caste nous conduise vers le pire . Le temps des petits calculs politicien est révolu . Il serait temps que toute cette clique d’idéologue à deux balles disparaisse du paysage et que ce pays se réveille

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  17. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Je ne sais plus quel prix Nobel déclarait que grâce aux médias et réseaux sociaux, n’importe quel clown (ou abruti (plutôt) pourrait avoir une audience supérieure à des gens sérieux.
    Voici encore une illustration flagrante.

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  18. Curmudgeon dit :

    Au plan national, « un courant à tonalité nationaliste qualifié aussi de « populiste » qui [veut le] rejet total de toute forme d’immigration ».

    Toute forme ? Pas sûr. L’immigration *musulmane*, ça, c’est sûr. Mais c’est mal vu de spécifier. On fait comme s’il y avait un truc global appelé « les migrants », où

    Ensuite « un mouvement dit les Républicains cherchant sa voie dans des positions intermédiaires, sur l’immigration, l’Europe, les questions économiques et de société ». C’est très courtois et même charitable de dire « cherchant sa voie ». En fait, si on regarde les comportements, cette prétendue droite « républicaine » est en grande partie pilotée par des directives de gauche. Les questions dites « sociétales » le montrent assez. C’était déjà le cas à l’époque de Giscard d’Estaing.

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  19. michel43 dit :

    honteux spectacle,, ,Normal, ,avec autant de participants ,tout le monde sait que se sera un duel Macron-Lepen , qui en sortira vainqueur, ,attendons encore un mois ,lorsque vous écrivez ,Honteux spectacle ,mais a chaque élections le spectacle est honteux ,prenez le cas Macron ,les traites de droite lui lèche les bottes part intérêt ,et rien d’autres ,je pense que beaucoup vont se défouler pour les Européenne ,jamais depuis que la république existe ,nous assistons a telle spectacle dans notre pays, le foutoir est partout ,dans tout ,dépenser plus de 12 millions pour le cirque du président est un scandale ,alors que des millions de petit retraiter, on pour survivre 800 euros ,et le traitre Bertrand veut augmenter l « âge pour prendre sa retraite ,65 ans ,une idiotie de plus de la part de cette hypocrite ,plafonnons le montant ,et augmentons les petites retraites ,est t »il normal que certains touchent entre 15 000 et 30 000 euros ,l » immigrations illégale travail au noir ,travailleurs détacher ,voila ou est le vrais scandale ,et cela est honteux,

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    • Mildred dit :

      Lorsque vous écrivez ( je me permets de corriger les fautes) : « Prenez le cas Macron, les traîtres de droite lui lèchent les bottes et rien d’autre… » une question vient immédiatement à l’esprit : en êtes-vous si sûr ?

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    • Annick Danjou dit :

      Michel43,
      j’adhère souvent à vos commentaires la plupart du temps très sensés. Je suis d’accord pour qu’on augmente les petites retraites, pour que le travail paie plus que le chômage, pour que les allocations soient contrôlées, pour que tout le monde paie l’impôt même si ce n’est que quelques euros etc… mais en ce qui concerne l’âge de la retraite, il faut être réaliste quand même. Peut-on accepter que dans notre système des personnes touchent une retraite pendant plus de 30 ans? Qui paie? Que font ces personnes pendant toutes ces années ? A notre époque c’est insensé!

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