Brexit, Europe, (pour Atlantico)

1-A l’occasion de la présentation de ses vœux à son mouvement « Libres ! », Valérie Pécresse a déclaré : « Je souhaite une Europe qui ne cède pas à la pression du Royaume-Uni car quand on la quitte, cela doit être douloureux ! ». Comment comprendre une telle déclaration -impliquant une forme de soumission de la souveraineté britannique à l’Union européenne- dans un parti se revendiquant du gaullisme ?

Cette déclaration, si décevante de la part de Valérie Pécresse, s’explique par plusieurs facteurs. Elle est dans le sens du vent dominant en tout cas dans les élites françaises, qui n’aiment pas la Grande-Bretagne, éternel empêcheur de tourner en rond au regard de leur idéal fédéraliste. Par ailleurs, elle reflète la faible conscience historique d’une partie de la classe politique qui balaye d’un revers de main ce que l’Europe et la France doivent aux Britanniques, en particulier l’invention des libertés, la démocratie parlementaire et plus récemment, la victoire contre le nazisme. Elle exprime aussi le mépris croissant d’une partie des élites pour les peuples: le Brexit a été décidé par référendum. A travers ces mots, qui consistent à vouloir châtier un peuple pour son choix démocratique, Mme Pécresse, hélas, rejoint l’arrogance d’une partie de la classe dirigeante envers la voix des peuples, le suffrage universel et la démocratie – le pouvoir du peuple. Elle se conforme à une image totémique de l’Europe, réduite au système bruxellois, en négation avec la réalité d’une Europe authentique, définie comme une solidarité entre des hommes et des femmes qui partagent le même continent, la même histoire, une culture et un destin commun face aux grands périls planétaires. Quant au message du général de Gaulle, fondé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le culte des indépendances nationales, mieux vaut ne même plus en parler tant il est bafoué par de tels propos.

2-En quoi une telle déclaration peut-elle souligner, une nouvelle fois, une évolution idéologique de certains courants internes aux LR au cours de ces dernières années ? Ces mouvements peuvent-ils encore réellement se revendiquer de l’héritage de la droite française ? 

Ce qu’on appelle la droite, comme l’observait René Raymond, est en réalité un amalgame entre des courants d’opinion très divers. Il y a une droite nationaliste et anti-libérale qui a toujours détesté le Royaume-Uni, la perfide Albion, accusée de tous les maux de la création. « Je n’aime point les Anglais. Je les hais même beaucoup plus que les Allemands » écrivait le nationaliste Paul de Cassagnac à la fin du XIXe siècle. Et puis il existe un autre courant dite de droite qui méprise le peuple à l’image d’Adolphe Thiers parlant de la « vile multitude » sous la Deuxième République et obtenant le vote d’une loi qui écarte du suffrage universel les indigents ou les sans domiciles fixes, c’est-à-dire, à l’époque, une partie de la classe ouvrière et les travailleurs agricoles. La rencontre entre ces deux sensibilités se traduit par des paroles qui prônent de punir le peuple britannique pour son choix.

3-En quoi la question européenne est-elle fondamentalement une difficulté pour la droite française ?

La droite française est fondamentalement parcourue, sur la question européenne, par une ligne de partage entre deux courants distincts. Cela remonte au minimum au début du XXe siècle. Il y a dans les années 1920 et 1930 deux sensibilités qui se font face. L’une est nationale, autour de Clemenceau, Poincaré, Tardieu. L’autre est européenne, internationaliste et pacifiste, notamment avec Briand, ministre des Affaires étrangères de Poincaré, qui dès la fin des années 1920 prônait, en harmonie avec le chancelier Streseman, une Union européenne. Après la guerre, le clivage s’est retrouvé dans les années 1950, entre le MRP, pro européen, et le RPF gaulliste, qui se sont lourdement affrontés à l’occasion des débat sur l’armée européenne, la CED en 1954. L’arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958 a fait pencher le balancier en faveur de l’Europe des Nations, une politique qui s’est traduite par le refus de la supranationalité, la politique de la « chaise vide » pour parvenir au compromis de Luxembourg de 1966, selon lequel, aucune décision de l’Europe des Six, même à la majorité qualifiée, ne pouvait être imposée à un Etat sans son accord. Le départ de de Gaulle a rouvert la cicatrice et le conflit entre partisans d’une Europe respectant la souveraineté des Etats (UDR, RPR), et ceux d’une Europe intégrée, notamment l’UDF giscardienne. En 1992, le ralliement global du parti héritier du général de Gaulle au traité de Masstricht fondant l’Union européenne, derrière Chirac, la défaite politique des trublions Pasqua-Séguin lors du référendum approuvant ce traité a fait basculer la droite, globalement, dans le camp pro-bruxellois. Mais cette uniformisation du discours de la droite sur la question européenne a favorisé l’essor de l’extrême droite qui a récupéré le sujet de la souveraineté abandonné par la droite. Aujourd’hui, dans une période de profond chaos et d’incertitude, en l’absence de leader charismatique et rassembleur de toutes les sensibilités, à l’image de Sarkozy, la fracture se rouvre presque naturellement.)

4) Comment les LR peuvent-ils aborder cette thématique ?

Il y a deux façons de l’aborder. La première, qui a fonctionné longtemps, permettant à la droite d’exercer le pouvoir, notamment entre 2002 et 2017, est de faire taire les divergences en mettant l’accent sur d’autres sujets, comme la sécurité. On a bien vu ses limites. L’autre est au contraire de faire le choix de la lucidité et du courage en cherchant à développer une vision commune de l’Europe. Il faut partir des faits. L’idée politique européenne a eu des résultats positifs pendant un temps: la modernisation de l’économie française grâce à l’ouverture à la concurrence, voulue par le général de Gaulle dans les années 1960, la démocratisation et le développement rapide de l’Espagne, les échanges universitaires à travers Erasmus, le maintien d’une agriculture avec la PAC, les programmes de recherche, les succès d’Ariane et d’Airbus. Aujourd’hui, cette Europe est plongée dans la tragédie: Brexit bien entendu, mais aussi drame franco-italien, quasi-dissidence de la Pologne et de la Hongrie, crise migratoire, démantèlement de fait de la libre circulation Schengen, poussée nationaliste en Allemagne… En pleine désintégration, elle serait bien incapable de refaire ce qui a été accompli dans les années 1960 à 1980. Admettre les faits, la simple réalité, serait un formidable progrès pour l’ensemble de la droite. Et sur cette base, ouvrir une réflexion sur la refondation de l’Europe en partant des solidarités intergouvernementales, de politiques communes, en incluant bien entendu le Royaume-Uni, et du destin partagé de ses nations… Mais bon, nous n’en sommes pas là…

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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46 commentaires pour Brexit, Europe, (pour Atlantico)

  1. Citoyen dit :

    Valérie Traîtresse est égale a elle-même … Elle avait gagné ce sobriquet, haut la main, lors des primaires de LR, en changeant de cheval au milieu de la course, se ralliant à Ali Juppé, avec le secret espoir de promouvoir ses petites affaires, si celui-ci remportait la mise … patatras !…
    Elle démontrait-là, à son insu, que sa petite personne l’emportait sur toute autre considération …
    Une fois de plus, avec son délire sur le Brexit, et conformément à l’habitude, elle essaie de se positionner dans le sens du vent, des fois qu’il y ait quelque avantage à en retirer …
    On ne se refait pas …

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  2. Georges dit :

    La perfide Albion a toujours tiré son épingle du jeu .Bonne chance Thérèse.

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  3. jfsadys dit :

    « Les ministres ont l’habitude d’oublier d’où vient leur bien-être. » (Chmouël Yossef Agnon)

    « La tragédie n’est pas une solution. » (Albert Camus, 1949, « Les justes »)

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  4. Maréchal dit :

    RAPPEL IMPORTANT
    Le « Brexit » est une abréviation de « British Exit », désignant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).
    Le 23 juin 2016, lors d’un référendum organisé par l’ancien Premier ministre David Cameron, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’UE. A la suite du déclenchement de l’article 50 du traité sur l’Union européenne le 29 mars 2017, le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres de l’Union européenne se sont donné deux ans pour préparer la sortie effective du pays. Jusqu’au 29 mars 2019, le pays reste donc membre de l’UE.
    Nommée en juillet 2016 et reconduite en juin 2017, c’est la Première ministre Theresa May qui mène les discussions sur la sortie de son pays face à une équipe de négociateurs représentant l’UE.

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  5. JulesXR52 dit :

    « L’idée politique européenne a eu des résultats positifs pendant un temps: la modernisation de l’économie française grâce à l’ouverture à la concurrence, voulue par le général de Gaulle dans les années 1960, la démocratisation et le développement rapide de l’Espagne, les échanges universitaires à travers Erasmus, le maintien d’une agriculture avec la PAC, les programmes de recherche, les succès d’Ariane et d’Airbus. » Mais doux Jésus, comment pouvez-vous attribuer avec une telle assurance ces « résultats positifs » à l’UE ? Que savez-vous de ce qu’il serait arrivé si l’Europe politique n’avait pas existé ? La France ne se serait jamais ouverte à la concurrence, l’Espagne serait resté un pays sous-développé ? Je ne parviens décidément pas à comprendre ce type de raisonnement, ça me dépasse. Pour moi, ça relève de la pensée magique. Et je vous signale aussi que Airbus ne doit rien à l’Europe politique, c’est une alliance de pays (dont les Etats-Unis) pour faire des avions.

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  6. Sganarelle dit :

    Dans ces échanges intéressant et de bonne tenue je m’étonne de voir très souvent une faute de grammaire assez répandu qui consiste à utiliser l’infinitif à la place du participe passé en occasionnant parfois des fautes de sens. N’ayant pas bien suivi les évolutions de la langue je pense néanmoins devant la répétition du problème qu’ il ne s’agit pas de banales fautes de frappe et la voyant aussi dans nos journaux je commence à douter de croire que la lecture des pertinentes interventions y gagnerait si on ne confondait pas les conjugaisons . Qu’en dites-vous?

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  7. Jean-louis Michelet dit :

    Clin d’œil pour un historien
    Je ne sais plus qui a écrit une chose comme ça :
     » Le respect de l’histoire est inconnu à cet homme qui ne conçoit le monde que contemporain de lui  »
    – Changez  » homme par femme , au singulier comme au pluriel  » on peut aussi qualifier  » homme et femme  » par  » homme et femme politique  » …..
    Bon dimanche

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  8. bernard06 dit :

    Cela fait déjà un moment que cette dame me fait penser qu’on peut être couvert de diplômes tout en restant. (en même temps…) une parfaite imbécile…

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  9. Bernderoan dit :

    Maxime,
    Pensez-vous sérieusement que la riche pensée de Valérie Pécresse mérite un article ?

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  10. Iris dit :

    Bonsoir Monsieur Tandonnet,
    La déclaration de Madame Pécresse est singulièrement inadéquate et n’engage qu’elle, elle ne s’exprime pas au nom des Républicains.
    Selon vous : aujourd’hui, dans une période de profond chaos et d’incertitude, en » l’absence de leader charismatique et rassembleur de toutes les sensibilités », à l’image de Sarkozy.
    En êtes-vous sûr ?
    « Il y a deux façons de l’aborder. La première…L’autre est au contraire de faire le choix de la lucidité et du courage en cherchant à développer une vision commune de l’Europe ».
    C’est exactement ce que préconise L.Wauquiez qui d’ailleurs a écrit un livre en 2014 : L’Europe : il faut tout changer.
    La page des anciens que vous citez est tournée, c’est un fait.
    Les Républicains aujourd’hui, autour du président L. Wauquiez c’est une génération qui a quarante deux ans de moyenne d’âge.
    l’Europe est en mauvais état, cependant ne croyez pas qu’ils vont baisser les bras. À Versailles Francois-Xavier Bellamy (élu depuis dix ans) a donné quelques pistes sur l’engagement européen des Républicains le programme proprement dit sera dévoilé la semaine prochaine. Néanmoins il a affirmé  » Nous voulons maîtriser notre destin, ne pas subir une histoire qui se ferait sans nous. Nous avons besoin d’Europe. On ne laissera pas dire que nous sommes anti-européens, c’est absurde ».
    Un article sur le point : Bellamy Depuis Versailles, Bellamy (r)avive « notre besoin d’Europe.
    https://www.lepoint.fr/politique/depuis-versailles-bellamy-r-avive-notre-besoin-d-europe-09-02-2019-2292332_20.php
    Demain est un autre jour.
    Bien cordialement

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    • Iris, je parle de leader entraînant, capable de susciter ou d’incarner un élan national par delà les partis et les courants. C’est cet élan que je ne sens pas (encore?). Peut-être que cela sera le cas avec Wauquiez et Bellamy, je le souhaite, mais ne peux me départir d’un certain scepticisme, au regard de ce que j’entends et vois un peu partout et surtout ressens.
      MT

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    • E.Marquet dit :

      Mr Tandonnet,
      Sur votre réponse à Iris,
      Je n’ai jamais « fait » de politique, n’ai jamais été « encartée », mais tant bien que mal j’ai partagé une grande partie des idées de la droite modérée. Aujourd’hui on ne sait plus quel est son corpus d’idées.
      J’abonde le commentaire d’Iris.
      Je ne suis pas sûre que NS fût ce leader charismatique et rassembleur. Il a rassemblé pour gagner en 2007, certes, mais ensuite il n’a rien trouvé de mieux que de faire «l’ouverture à gauche » ! Il n’a pas tenu ses promesses ! Et aujourd’hui, il roule pour Macron. A quel jeu joue-t-il ?
      Je ne sais pas si FX Bellamy est ou non une promesse de renouveau, la nature profonde des évènements nous échappant largement. Mais ma capacité d’admiration, sérieusement émoussée face à la sottise des apparatchiks de cette droite introuvable, a été réveillée devant l’intelligence, la culture, la courtoisie de ce jeune philosophe, l’approche éclairée et cultivée qu’il a de son époque, l’aisance et la simplicité de son discours. Certes ce ne sont peut être pas les qualités requises dans l’arène politique, où la fourberie, le cynisme, le mensonge ont été érigés en vertu, mais cela fait du bien de voir que peut encore règner intelligence et élévation d’esprit !
      Quant à votre scepticisme au regard de ce que vous entendez, voyez et ressentez, j’aimerais bien que vous détailliez un peu !

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    • E Marquet, la seule chose qui m’intéresse, dans le jugement que je porte sur un responsable politique, c’est ce qu’il a accompli, la lucidité de ses jugements face au monde des réalités, la justesse et l’audace de ses décisions dans la tourmente, et les résultats qu’il a obtenus; le reste, « intelligence, courtoisie, culture, aisance, simplicité », et tout ce qu’on veut, je suis bien désolé de le dire, mais cela relève d’un ressenti personnel et cela, personnellement, ne m’intéresse absolument pas. Concernant M. Bellamy, je note que dans le camp des Républicains modérés, certains l’apprécient beaucoup, comme vous, d’autres beaucoup moins, voyant en lui une pure créature de M. Wauquiez sans véritable raison de se retrouver projeté soudain ainsi en tête de liste aux Elections européennes. La place de ce philosophe de 30 ans en tête de liste (le Pen fait encore « mieux » en termes de communication jeuniste avec un petit bonhomme de 23 ans) est surtout le fruit d’une dérobade des ténors LR qui veulent à tout prix éviter la place du mort afin de ne pas compromettre leur putride fantasme élyséen. Il me semble que tout cela va très très mal finir et tant mieux si c’est moi qui me trompe. Bien triste de faire une fois de plus le Cassandre, mais feuilletez ce blog depuis qu’il existe 2010, et vous verrez si je me suis souvent trompé…
      MT

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    • E.Marquet dit :

      Monsieur Tandonnet, cher Cassandre,
      Je ne doute pas un instant de la justesse de votre analyse ! Vous baignez dans la politique, votre cursus vous y a enferré. Mais le bulletin de vote de la personne lambda n’est souvent que le reflet d’un « ressenti » personnel qui, vous le précisez, ne vous intéresse pas. C’est le point de vue éclairé d’un techno et d’un sachant. Je ne suis ni l’un ni l’autre, la seule chose qui est sûre c’est qu’au vu du personnel LR actuel, je m’apprêtais à oublier ma carte d’électeur, comme je l’ai fait pour la première fois de ma vie d’électrice, au 2ème tour de la dernière présidentielle et au 2ème tour des législatives qui ont suivies, et que la nomination de B en tête de liste m’a fait changer d’avis. Je sais que cela ne modifiera en rien le cours de l’histoire, mais au moins je serai raccord avec moi-même, c’est déjà çà !

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    • E Marquet, je ne crois pas du tout que ce soit de ma part la vue éclairée d’un « techno », car le techno, presque par définition, méprise les gens. Moi au contraire, je me définis comme un brave homme lambda, désirant partager avec les autres le fruit de son expérience et de sa réflexion sur la vie publique. Précisons, pour éviter les malentendus, que je n’ai absolument rien contre M. B dont je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il a pu jamais faire en bien comme en mal pour le pays. Dans la vie, il y a une seule chose que je ne parviens pas à supporter malgré les années qui devraient adoucir l’amour-propre: me sentir pris pour un c..
      MT

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  11. Janus dit :

    Allons, Maxime, que peut-on attendre de cet ectoplasme en jupon dont l’histoire ne se souviendra même pas ? Quoi qu’elle caquette, cela n’a et n’aura nulle importance, personne ne l’écoute et tout le monde se fout de ses opinions qui viennent tout droit du couvent des oiseaux….C’est une triste apparatchik de la droitegauche qui ne sait même pas que la balance commerciale France vs GB est largement en notre faveur. Et c’est la même chose pour l’ensemble des pays européens. Un Brexit dur amènera les anglais à se retourner activement vers le grand large comme le disait Churchill et à redéployer leur industrie moribonde comme l’ont fait les russes depuis les sanctions imposées par Washington et Bruxelles. Et nous chercherons désespérément des marchés de substitution, avec une concurrence exacerbée y compris entre les pays qui sont censés constituer l’Europe. Les allemands, moins cons que nous, commencent à mettre de l’eau dans leur vin et a essayer de négocier avec les anglais (Ils exportent plus de 700 000 véhicules chaque année vers la GB). Ils doivent déjà regretter d’avoir mandaté le bellâtre BARNIER pour mener cette négociation : L’archétype du bidasse qui, au stand de tir, tue son adjudant et se loge une balle dans le pied sans le faire exprès.
    Mais nous sommes toujours représentés par des minables sans aucun sens pratique et qui pérorent ad libitum sur des sujets qu’ils ne comprennent pas. « Les cons, ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît » comme dirait le grand Michel Audiard, qui connaissait bien ses glorieux français…

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    • Janus, « cons » « ectoplasme », l’échange d’idées vaut mieux que les insultes.
      MT

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    • Janus dit :

      Certes, Maxime, mes propos sont un peu crus, mais cela fait du bien de temps en temps d’appeler un chat un chat…
      Désolé de vous avoir choqué, mais admettez que cette damoiselle est bien irritante et totalement insipide et inconséquente.

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  12. Philippe dit :

    Bonjour maxime,
    Pourriez vous publier ce texte fait par mon frère et moi?
    Mon frère Maire d’un village de France
    Une réflexion sur notre devenir!

    Mort annoncée d’un village
    Peu importe mon nom et où je suis. Je vais vous raconter ma vie, en ce temps où tout le monde parle d’échange, de dialogue, de démocratie, il me parait utile de vous faire part de ma fin programmée.
    Comme 19 800 de mes frères, je suis un village qui n’est plus maître de son destin. Certes je suis très vieux, ma naissance date de plusieurs siècles pour ne pas dire de deux millénaires, malgré ça j’ai de beaux restes car j’entends encore des touristes, qui passent dans mes rues, dirent que j’ai du charme et que mon patrimoine est intéressant. Heureusement il y a encore des habitants qui me trouvent beau, même si beaucoup de ceux-là ont un âge avancé. J’ai aussi la joie de voir de nouvelles têtes et des jeunes venir s’installer chez moi car ils sont à la recherche d’une qualité de vie. Bien que je les entende se poser la question s’ils ont bien fait d’avoir voulu notre compagnie.
    C’est pourquoi chers habitants alors que ma mort approche, non pas parce que je suis malade, mais parce qu’ils en ont décidé ainsi. Ils trouvent de bonnes raisons à leurs yeux pour me dire que je ne suis plus capable de vivre. Ils ne le disent pas comme ça. Ils utilisent des mots différents et puis il est vrai que depuis 1992, ils puisent dans mes forces, ils m’affaiblissent lentement mais sûrement.
    Voyant l’issue fatale arriver, j’ai décidé de répondre à toutes vos questions, tout du moins de vous expliquer pourquoi j’en suis là. Peut-être après m’avoir lu, saurez-vous me redonner de l’espoir et les Oligo éléments pour me revitaliser.
    Il m’arrive de partir dans mes souvenirs où il y avait des commerces, des lieux de rencontres, de nombreuses activités, il y avait une réelle économie comme ils disent aujourd’hui, des cris d’enfants qui couraient, s’interpelaient. Eh, oui ! La guerre des boutons existait presque dans tous les villages de France.
    A présent, si un cri d’enfant me fait sortir de mes souvenirs, c’est parce qu’il est devenu rare et dans ces moments de torpeur, ça me surprend, je sursaute.
    Il y avait une vraie vie avant ! Certains vont dire que je suis nostalgique ! Eh, bien non ! Je suis optimiste et je vais de l’avant, du moins je fais en sorte car j’ai la chance d’avoir des hommes et des femmes qui me soutiennent et s’appliquent à me tenir en vie. Toutefois, je vois bien dans leur regard, qu’il n’y a plus l’éclat d’entant.
    Il fût une époque où mes 4 piliers principaux étaient, le Maire, le Curé, le médecin et l’instituteur. Dès l’instant où l’un de ces 4 membres notables m’a quitté, j’ai pu constater que mon destin commençait à vaciller. Le souffle commença à me manquer et je peux identifier ce sentiment comme le début d’une agonie irréversible.
    « Ne vous inquiétez pas » m’ont-ils dit, « nous allons réorganiser le territoire et vous allez vous sentir mieux ! ». Peut-être avait-il raison. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que nous avons des grands frères. Comment s’appellent-ils ? Les cantons. Puis pour nous diriger se trouve le département dont le cerveau représentant l’état est la Préfecture. Elle règne en maître pour l’application sans faille des lois.
    Pfff…, là encore au fur à mesure que j’avance en âge, je me rends compte que les choses ont bien changées et que certaines désillusions vont naître dans mon cœur.
    Que la vie fût belle le temps où tout en respectant les lois, nos initiatives étaient considérées, car notre cerveau à nous c’est le Maire. Il était le décideur de mon évolution, de mon embellissement. Je pouvais me rendre attrayant. Bien sûr comme dans toute famille, il y a des courageux, des peureux, des mous pour ne pas dire des dormeurs, des ambitieux, d’autres n’ont pas d’ambition, etc…
    Pour autant, moi qui suis optimiste, pourquoi m’infliger des obligations qui vont à l’encontre de mon évolution, de mon avenir, et surtout de ma propre vie ?
    Contrairement à ce qu’ils pensent, je ne suis pas un chat qui ronronne et qui passe mon temps à sommeiller en ouvrant un œil de temps en temps, pour voir si mes maîtres me nourrissent bien à des heures prédéfinies.
    Non, je veux vivre ma vie, je veux avancer, je veux exister, j’ai en moi suffisemment d’adrénaline pour avancer et créer.
    Tout a commencé dans les années 80. Ne craignez rien, je ne vais pas vous parler de chansons.
    Je vais vous parler du début de mes interrogations qui au départ normalement étaient plutôt empreintes d’un vent d’espérance.
    La décentralisation ! Oh là ! En voilà un mot qui devait nous redéfinir une nouvelle structure source d’indépendance. La région allait être notre nouveau berceau de développement et être le généreux membre de la famille pouvant satisfaire nos besoins financiers.
    Si j’avais bien compris, l’état était là maintenant pour nous donner des orientations, et avec notre grande sœur et nos grands frères sous la surveillance du Préfet seigneur et maitre de la préfecture nous étions sensés réaliser nos envies, nos projets et avoir les moyens nécessaires pour continuer à vivre.
    Aie ! aie ! nous apprîmes à nos dépends que cela n’allait pas être tout à fait comme ça.
    Vous avez parlé de décentralisation ! « Allons voyons, nous dit l’état, ne vous méprenez-pas, je vous donne de l’autonomie, mais c’est moi qui vous dis ce que vous devez faire et comment faire et en plus je vous attribue l’argent comme je l’entends……. Non, non, c’est moi qui décide, vous avez bien compris ».
    Alors tout penau, le Maire informa son conseil municipal de la nouvelle structure administrative. Qui dit décentralisation, dit nécessairement créer des régions. Alors 22 régions vinrent grossir la famille. L’idée parut séduisante. En effet, le fait d’avoir la possibilité de prendre une partie de son destin en main nous donna quelques ailes.
    Jusque là pas vraiment de raisons de s’inquiéter. La France est encore dans l’effervescence des années précédentes qui étaient plutôt dynamiques et vivantes. Je me sentais encore bien dans ma peau. On sentait cependant qu’il y avait quelque chose qui se tramait sans vraiment en connaître l’origine et où cela allait nous conduire.
    Eh oui ! L’état souverain tient à garder la main mise sur l’ensemble du territoire et tient à imposer sa vision de comment et pourquoi je dois vivre. L’automatisation parfois sous des noms barbares telle que la robotique vient troubler l’existence des différentes activités qui me donne de la vie.
    Au fil de mon existence, un être qui n’est pas humain commence à prendre de plus en plus d’importance, tout le monde en parle et veut se l’acquérir. Ordinateur !
    La façon dont on en parle, il va révolutionner le monde et d’ailleurs il va même remplacer l’homme dans ses activités ou contribuer à son divertissement. Mais voilà quand il y a des problèmes, car finalement il n’est pas si parfait que ça monsieur l’ordinateur. C’est sa faute. Eh oui ! Commence alors l’ère des gens irresponsables. Donc si je comprends bien, moi village, mes frères et sœurs, nous allons être peuplés d’ordinateurs et d’irresponsables. Ça se complique un peu……
    « Mais non », nous disait on ! Déjà à cette époque, on commençait à nous dire, villages vous n’avez rien compris. Donc subitement je devenais ignare ou presque et mon expérience comme mon passé étaient inutiles, tout ce que j’avais appris ne servait à rien et on aller me démontrer un nouveau mode de pensée.
    « Le monde évolue donc il est normal que l’on organise mieux les choses et puis au bout du compte vous allez gagner en temps de loisirs », n’arrêtaient pas de nous répéter les grands frères.
    Une sensation bizarre m’envahie, comme si je commençais à me vider de mon sang. Les discours répétitifs sur tout ce qu’offraient les villes, le monde urbain, ressemblaient à de belles tentations. Nos grandes sœurs avaient bien compris le message que de façon subliminale, on leur inculquait un mode de vie, un avenir paradisiaque et fantastique.
    Dans leur périphérie, elles virent pousser comme des champignons, des centres industriels et pour mieux faire avaler la pilule au début, on les nomma « zone artisanale », des centres commerciaux lieux de productions et de consommations. Au fond de moi je comparais ça aux tentations du diable, où l’inconscience fit le lit de toutes les illusions et des prochaines déceptions une fois l’euphorie passée. Eh oui, je ne pouvais pas offrir les mêmes choses.
    Le sang vif qui me constituait et coulait dans mes veines, la population, s’éprit de ce monde qui de toute façon n’a pas fait d’heureux ni d’un côté ni de l’autre. Si moi chaque jour je déclinais, les grandes sœurs virent des quartiers entiers devenir des ghettos aux activités douteuses pour ne pas dire périlleuses. Donc de nouveaux problèmes importants liés à la concentration dans la vie du quotidien se faisaient jour.
    Moi je commençais ma descente vers la mort alors que les grandes sœurs devenaient malades de maladies incurables.
    Pensez-vous que nos grands frères et surtout les départements et les dirigeants (Gouvernements, élus parlementaires) prirent conscience de cela ? Non.
    Les nouvelles façons de pensée, allaient résoudre tout cela, d’autant plus que des hommes identifiés comme conseillers allaient, selon une méthodologie infaillible, nous apprendre à mieux vivre pour nos propres intérêts et dans l’intérêt de tous les habitants de France et de Navarre.
    Un nouveau mot nous était imposé : Méthodologie. Remède miracle nous dit-on. « Si vous allez mal, c’est parce que vos Maires, vos secrétaires de Mairie et vos employés communaux n’ont pas de méthode… » C’est bien ce que j’ai déjà dit : « Nous sommes subitement des ignares ».
    Mais moi ce n’est pas la méthode qui me pose un problème c’est que je saigne chaque jour un peu plus. Mes commerces ferment, mes artisans s’en vont, mes habitants sont obligés de faire des kilomètres pour trouver du travail, pour acheter à manger, etc… « Eh oh ! ….. Vous m’entendez ? Eh oh !… Je ne suis donc plus audible ? »
    « Ah, il y a un problème ». dit l’état, « Nous allons reconsidérer la structure administrative du fait de la décentralisation ». Pour cela notre Maire apprend la naissance de nouveaux bébés administratifs. Les communautés de communes et les communautés d’agglomérations.
    Mais alors nos grands frères les chefs-lieux de cantons ne sont plus assez grands et compétents pour travailler avec nous ? Pourtant on faisait une belle équipe ! Nous sommes donc devenus aussi stupides que ça ? L’intelligence serait donc qu’à un certain niveau dans la structure administrative ?
    L’état en a décidé autrement. Ah d’accord ! ….. Encore une fois nous devons accepter sans broncher et nous soumettre. Pourtant j’étais personnellement convaincu si dès l’élaboration de la loi, nous nous étions unis pour démontrer qu’il y avait d’autres possibilités, nous pouvions éviter cette multiplicité des couches administratives. Surtout qu’en ce qui concerne la mutualisation, nous avions déjà fait en partie ce qu’il fallait ce qui prouve que nous étions intelligents.
    Quand l’état décide, il décide ! Oui, mais…… ! Rentrez dans le rang, il n’y a rien à voir.
    Cette grande sœur qui au fond n’était que le regroupement de villages de tailles différentes va également nous imposer notre niveau de représentation. Vous savez c’est comme dans les familles, il y a le petit, le moyen et le grand. Donc plus on est grand plus notre voix a d’importance.
    Ça veut donc dire que lorsque j’émets une idée si je suis petit ma voix est peu audible et plus je suis grand plus je suis audible.
    Je suis tout à coup en train de prendre conscience, non seulement je me vide de mon sang, mais je n’ai plus trop droit à la parole.
    De mes quatre piliers de base, il ne me reste plus que le Maire. L’instituteur est parti car je n’ai plus droit à avoir d’école, le médecin on a préféré élaborer des centres médicaux, car vieillissant il ne trouve plus de remplaçant. Les messages subliminaux inculqués aux jeunes médecins étant que médecin dans le monde rural n’avait pas d’avenir, cela n’aide pas. Quant au curé, si mon Maire s’est battu pour que mon église continue à sonner l’angélus, il y a bien longtemps que la foi ayant elle aussi disparu il n’y avait aucun intérêt à ce que je garde un prêtre.
    Nos grandes sœurs, les communautés de communes, ont donc décidé que nous les petits frères nous devions avec la logique de l’état accepter une mort programmée.
    Surtout qu’elles allaient être victimes de plusieurs virus. Les virus de la grandeur, de la compétitivité et forcément de la représentativité au sein du département. Ce virus est tellement fort qu’il est comparable au V.I.H. Pourtant on nous soutient mordicus, nous ne devrions plus en mourir, car à nous aussi, nous allons nous inoculer une tri thérapie : La croissance, la concurrence et la performance.
    Mais là encore, on va me démontrer que je suis trop petit pour comprendre. Et la tri thérapie ça coûte cher, donc si tu veux être soigné et que ta grande sœur te laisse vivre, tu vas dire à tes habitants qu’il faut des impôts supplémentaires.
    Je suis pris de vertige. Serait-on revenu à l’époque, où pour vous soigner, on faisait des saignées au malade ? Il faut dire que je suis bien mal en point, avec tout ce que l’on m’impose depuis deux décennies. Ne croyez pas que mes malaises vont s’arrêter car deux nouvelles lois viennent de sortir.
    La loi « Notre » et la loi « des communes nouvelles », tout ça c’est pour notre bienêtre, et nous précise-t-on, ne vous en faites pas, c’est du volontariat. Tient pourtant il me semblait que quand on est volontaire, c’est un choix que l’on fait soi-même. Alors pourquoi c’est ma grande sœur qui me dit ce que je dois faire et ajoute tu n’as pas le choix ? Il faut dire que certains responsables des grands frères on fait passer le message que si nous nous regroupions, nous serions plus intelligents. Et une couche supplémentaire, nous les petits, nous ne sommes subitement pas assez intelligents.
    La première loi impose des tailles minimales aux régions et aux communautés d’agglomérations et de communes car il n’y a une autre maladie qui est apparue, la compétitivité qui impose de ressembler à nos voisins européens. Oh ! …. Je sens l’éloignement entre nous s’agrandir….
    De plus elle, nous fait comprendre à mes frères et moi, que nous ne sommes plus compétents pour continuer à vivre. Donc il est normal, que je transfère mes compétences, mon savoir-faire à ma grande sœur la communauté de communes. Pourtant localement j’avais des gens capables et c’était même le moyen de conserver de l’emploi….
    La seconde loi me dit que si je me regroupe avec mes frères pour créer une commune nouvelle, je serai plus fort. OK mais pourquoi on me demande de changer de nom, et puis si je perds mon identité, je deviens un hameau. « Mais moi je ne veux pas perdre mon nom ! Je suis vivant, un peu moribond, il est vrai, mais tant qu’il me reste un peu de souffle. Je suis fier de mon nom : vous entendez ? Eh oh ! …. Vous entendez ? »
    Une nouvelle étape est franchie, j’observe mon Maire et son conseil municipal, ils sont tristes et n’ont plus beaucoup de motivation. La situation pour certains devient invivable, inacceptable mais dans le brouhaha de la vie moderne, on ne les écoute plus. Certains de mes frères ont couru vers ce soi-disant eldorado et comme le plus souvent, ils donnent l’illusion que tout va bien.
    Pourtant si je tends l’oreille pas mal de bruits courent, pour certains cela ne se serait pas vraiment passé démocratiquement ou alors, tout simplement pour d’autres, ils regrettent avec une certaine amertume de s’être laisser entraîner dans une illusion.
    Donc si je comprends bien une fois de plus le miracle ne s’est pas produit. Je reviens à ma comparaison avec le V.I.H, il n’y a toujours pas de vaccin et la maladie prend de l’ampleur. Elle arrive sous une autre forme, les communautés de communes seraient trop petites et c’est pour cette raison que la maladie s’étend. De nouveaux messages nous sont transmis. « Nous ne pouvons pas rester dans la dimension où nous sommes, sinon c’est la mort assurée ». Il me semble avoir déjà entendu ça !… Est-ce moi qui radote ?
    Je constate avec un certain effarement qu’une voie m’est toute tracée. En effet, ma mort est bien programmée, en un peu plus de deux décennies, j’ai perdu mes piliers, je me vide de mon sang, je suis handicapé, je ne suis plus audible, je dois suivre des thérapies qui pour l’instant n’ont pas grand effet, je ne peux plus garder mon nom, on me dit que le monde change. Et malgré ça on fait tout pour me convaincre que c’est de la démocratie.
    Il y a quelque chose qui m’échappe ! …. Déjà, j’entends depuis longtemps que l’obésité est un risque majeur pour la durée de vie, donc mes grandes sœurs les communautés de commune, devraient faire attention. Enfin la démocratie, c’est que j’ai la liberté de mes choix et de mon avenir et de m’exprimer et surtout c’est le peuple qui peut exercer sa souveraineté, donc mes habitants. Donc le bon sens de l’expression c’est de bas en haut et pas l’inverse, non ?
    Mais mon pauvre, tu n’as rien compris ! Aujourd’hui, la démocratie c’est : tu dois accepter que l’on te dicte ta pensée, ta parole, tes actes, ta vie et ta mort. On appelle ça du formatage ! et en plus aujourd’hui : Tu dois être connecté.
    Oui d’accord !… Euh, mais pour être connecté, il faut avoir accès à plein de choses et puis je serai connecté si je retrouve le goût à la vie, du moins si mes habitants ne se sentent pas de plus en plus isolés et que l’on ne contribue pas à leur éloignement.
    Il y a une chose qui est sûr, j’ai trop parlé, je suis essoufflé, mon être me fait mal, j’ai encore quelques semaines à vivre tout au plus quelques mois, puisque j’entends des voix qui n’arrêtent pas de dire, il faut que tout soit régler pour 2020.
    Il me reste à avertir ma très grande famille, mes frères, mes grands frères et certaines de mes sœurs que je me meurs, malgré mon envie de vivre, de montrer que mon existence a encore du sens, si on me laisse choisir mes propres remèdes à ce mal, à cette exigence du contraire à toute démocratie.
    Dois-je me consoler des paroles de Jean d’Ormesson : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants ».
    Je ne crois pas, je ne suis pas un village du genre à baisser les bras et je préfère appeler tous mes frères qui sont aujourd’hui dans le même état d’agonie, de retrouver leur force. De nous unir et de crier tous ensembles « Je ne veux pas mourir, et dire à ceux qui nous dirigent « Tu ne tueras point ! …..»
    Ne perdons pas espoir mes frères, la vie nous incite à résister et à écouter le cri de nos habitants qui monte.
    Surtout après avoir entendu la parole de jeunes qui nous disent : « En fait vous ne nous donnez pas le choix, vous avez déjà tracé notre chemin de vie. Tout s’accorde à dire que vous n’avez que faire de notre avenir. Vous nous emmenez dans le mur et nous ne pouvons rien y faire. Vous avez donc décidé pour les enfants et les générations à venir. Cela ne vous interpelle pas ? … »
    Attention mes frères, le processus est lancé et nous devons en avoir conscience. Notre vie sera fonction de nos choix. Il est grand temps de ne plus nous laisser manipuler. Si nous voulons encore vivre, la décision nous appartient. N’oubliez pas nous sommes 19 800. Si nous cédons alors nous aurons sur la conscience 19 800 cadavres.
    Nous avons les moyens à travers nos Maires et nos conseillers municipaux de dire : ça suffit ! Soyons des conquérants. André Malraux disait : « J’ai appris qu’une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie ».
    Aujourd’hui, comme le disait Victor Cherbuliez : « Nous sommes en train de fonder une société où les hommes seront tous de bonnes petites machines bien montées, bien outillées, inusables et fonctionnant au doigt et à l’œil. Désormais, pour louer quelqu’un, on dira : Voilà un gaillard de soixante, de cent chevaux. L’homme-piston, voilà l’avenir ! »
    Est-ce cela que vous voulez ? Réagissons, il n’est pas trop tard. Pensons aux enfants, à la jeunesse.
    Dans hommes il y a humain, ils ont la capacité de penser, de comprendre et de transmettre.
    Rebâtissons une structure de proximité à l’échelle humaine. A vous humains de reconnaître vos erreurs. Ne soyez pas nos croquemorts.
    Remettez en place un fonctionnement qui a du sens. De la base vers le sommet ; Les habitants, le Maire, le chef-lieu de canton, le département, la Région, l’état. A ce dernier de trouver les solutions pour que ce cheminement soit respecté. C’est ça la vraie démocratie. Et c’est possible !

    Un village de France

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    • Philippe, d’accord
      MT

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    • Gerard Bayon dit :

      Nous en sommes à 7 « couches » du mille-feuilles territorial et tout va de mal en pis, tout nous coûte plus cher alors que le principe des ccommunautés de communes et d’

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    • Gerard Bayon dit :

      @Philippe et son frère Maire,
      Nous en sommes maintenant à 7 « couches » du mille-feuilles territorial !(Etat/Région/Département/Canton/Communauté de communes/ Commune/Métropole) et tout va de mal en pis, tout nous coûte plus cher alors que le principe des communautés de communes et d’agglomérations était de réaliser des économies en mutualisant les moyens et les budgets et à quoi avons-nous assisté ? : à une augmentation exponentielle du nombre de fonctionnaires territoriaux, les communes voulant conserver leurs personnels et les communautés recrutant à tour de bras pour quels effets ? Les « chefs » réclamant des personnels pour pouvoir « chefer ». Aucune simplification, augmentation des coûts de fonctionnement, multiplication du nombre d’élus rémunérés dans ces communautés/Régions/Départements/Métropole ( 1 président + plusieurs vice-présidents+ conseillers) Voilà un beau sujet à aborder dans le grand Débat public avec des centaines de millions d’euros d’économies à réaliser. Mais au delà de ce constat, faut-il vraiment se battre pour conserver nos 35.000 communes maintenant dépossédées de tous moyens ou rationaliser et réduire le mille-feuilles à 3 couches maxi ?

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  13. carlo dit :

    Merci Monsieur Tandonnet pour ces éléments d’explication.
    L’adhésion (rarement assumée) à l’idéal fédéraliste, la faible conscience de notre dette à l’égard des Britanniques et notre méconnaissance des règles de fonctionnement d’une vraie démocratie parlementaire permettent en effet de mieux comprendre la déclaration affligeante de Valérie Pécresse dont la proximité avec EM est de plus en plus évidente.
    La question de l’Europe (de même que celle des institutions) transcende le débat droite-gauche. Indépendamment de tout attachement partisan, chacun doit se demander s’il veut d’une Europe fondée sur « des solidarités intergouvernementales « et « incluant bien entendu le Royaume-Uni » ou d’une Europe supranationale à laquelle le Général de Gaulle était opposé mais que FH, EM, Alain Juppé et Valérie Pécresse appellent de leur vœux.

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  14. Annick Danjou dit :

    Madame May, quelle femme!!!! La jalousie française se niche dans les plus petits recoins et rend certaines déclarations invalides et honteuses.
    La politique ne sied pas à n’importe qui! Il faut de la hauteur de vue et de l’humilité mais qui en a chez nous?

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  15. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Si je pense qu’à part vous, ils seront peu nombreux à être déçus par madame Pécresse – après tout elle n’avait réuni que 962 037 suffrages sur 7 087 099 d’inscrits dans sa région aux dernières élections régionales – j’ai du mal à voir en Chirac autre chose qu’un Rad Soc pur jus.
    En revanche je me souviens que « les trublions Pasqua-Séguin » avaient failli gagner la partie en1992 ! Je me souviens aussi que les « élites françaises », de droite et de gauche, qui s’entendent si bien lorsqu’il s’agit de circonvenir le peuple, avaient néanmoins été désavouées en 2005 et ce n’est que grâce à une trahison qu’elles ont enfin pu changer notre régime démocratique en un régime oligarchique dont on peut aujourd’hui mesurer les dégâts, tant sur le plan politique que sur le plan économique et social.

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    • Mildred, je la connais un peu, elle est de ma « promo », j’attendais d’elle un peu mieux, ou moins mal, c’est tout.
      MT

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    • Annick Danjou dit :

      Je la connais aussi un peu, elle virevolte au gré des opportunités, ne tient pas ses engagements et navigue au sein des FM qui la soutiennent.

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  16. pabizou dit :

    Pecresse est une girouette opportuniste qui ne présente pas le moindre intérêt, ce type de personne change d’avis comme de chemise et ne fini jamais rien de ce qu’il commence tout en étant prêt à donner des leçons au monde entier . Un simple coup d’oeil sur son parcours, pour ma part, la met sur la touche définitivement . Non fiable, du balai et bon vent …Avoir soutenu Juppé est de toute manière, pour moi, d’une imbécilité crasse, ce type n’est pas pour moi un homme de droite mais un progressiste honteux qui se cache derrière une étiquette falsifiée . L’un comme l’autre n’ont aucun respect des peuples,pas plus que macron et nombre de commissaires européens qui ont une si haute idée de leur infaillibilité qu’ils n’arrivent pas à accepter l’idée que personne n’est obligé de vouloir suivre le chemin qu’il voudraient leur imposer . Ce sont ces attitudes là qui ont fait qu’aujourd’hui je n’ai plus la moindre envie d’une union européenne qui devient une trahison des nations au lieu d’être une consolidation des relations inter-gouvernementales dans le respect des différences inhérentes à leur histoire . La vision fédéraliste que l’UE veut imposer aux peuples n’est pas acceptable sans leur accord et les dénis de démocraties successifs vis à vis des choix de l’Italie, la Hongrie et peut-être bientôt de la Grande-Bretagne, aussi discutables soient ils, ne sont pas faits pour me donner envie de plus d’europe . Le droit des peuples à disposer d’eux même pour moi n’est pas négociable quel qu’en soit le prix . La France est déjà un pays crypto-communiste où les droits fondamentaux sont bafouées à longtemps de temps, il n’est pas nécessaire d’en rajouter une couche venue d’ailleurs .Pour la 1ere fois je voterai contre l’UE en attendant son effondrement qui devient de plus en plus inéluctable . Dommage … c’était un beau rêve .

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    • carlo dit :

      @ Pabizou
      « Avoir soutenu Juppé est de toute manière, pour moi, d’une imbécilité crasse, ce type n’est pas pour moi un homme de droite mais un progressiste honteux qui se cache derrière une étiquette falsifiée. L’un comme l’autre n’ont aucun respect des peuples, pas plus que macron et nombre de commissaires européens qui ont une si haute idée de leur infaillibilité qu’ils n’arrivent pas à accepter l’idée que personne n’est obligé de vouloir suivre le chemin qu’il voudraient leur imposer . »
      Vous exprimez successivement deux idées bien différentes : tout d’abord l’idée que AJ n’est pas un homme de droite, ou plus exactement qu’il n’est pas aussi à droite que ce que vous souhaiteriez, puis que les progressistes, c’est-à-dire en réalité les européistes, ne respectent pas le vote des peuples et qu’ils sont intolérants à l’égard de tous ceux qui ne partagent pas leur conception du sens de l’histoire.
      Je ne suis pas sûr que vous conceviez qu’on puisse ne pas être d’accord avec vous sur le premier point et considérer par conséquent AJ comme un homme de droite, tout en partageant votre opinion à propos des européistes.
      Comprenez que la question de l’Europe transcende le clivage droite-gauche traditionnel et qu’il appartient donc à chacun de se demander, indépendamment de tout attachement partisan, s’il veut d’une Europe fondée sur « des solidarités intergouvernementales « et « incluant bien entendu le Royaume-Uni » ou d’une Europe supranationale à laquelle le Général de Gaulle était opposé mais que FH, EM, AJ et Valérie Pécresse appellent de leurs vœux.

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  17. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    V. Pécresse est la digne représentante de la pensée complexe, « trop intelligente et trop subtile » d’E. Macron qui va mener avec Juncker, l’Europe et la France à la catastrophe. Elle n’a pas compris que la présence de la Grande Bretagne dans l’Europe était la seule garantie actuelle contre une l’Europe de plus en plus fédéraliste.
    La souveraineté Européenne est la nouvelle formule sacrée de notre clique au pouvoir et de ses adeptes, mais qu’attend donc L. Wauquiez pour se comporter enfin comme un chef et clarifier la position de L.R. sur l’Europe ?
    Les peuples européens commencent à ne plus supporter l’arrogance et le mépris des élites Bruxelloises. Les poussées nationalistes dans plusieurs pays y compris le nôtre en sont la preuve après notamment les déclarations stupides du président de la Commission, usé et malade : J.C. Juncker qui sont devenues insupportables (« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » et s’il est une décision urgente à prendre pour le fonctionnement de cette instance, c’est de le déclarer inapte et de le remplacer.
    Cette Europe-là qui n’est plus démocratique doit être urgemment réformée afin de respecter le principe de souveraineté des Etats membres et autoriser des accords particuliers entre Etats, les traités majeurs qui, contrairement à ce qu’a dit J.C. Juncker : ne sont pas au-dessus de la démocratie, et ne sont pas gravés dans le marbre, doivent pouvoir être renégociés périodiquement afin de s’adapter au contexte international. Les instances fédérales actuelles (Commission, Cour de Justice…) doivent être repensées car elles ne répondent plus et mal aux souhaits des peuples. Des avancées majeures doivent être faites en matière de relations étrangères, militaire, économique, budgétaire, sociétale. Il convient sur ce dernier thème de rappeler que le Brexit est pour partie la conséquence de la politique lamentable et inconséquente de l’Europe sur le sujet de l’immigration.
    Que la commission technocratique et imbécile cesse de pondre incessamment ses normes abscondes, sibyllines et inapplicables et travaille plutôt sur de grands projets pour défendre l’Europe (le rejet récent de la fusion Alstom-Siemens est le dernier exemple d’une crétinerie sans nom !)
    Les Anglais vont bientôt quitter cette Europe à l’agonie qui ne leur plaisait pas beaucoup, c’est dommage pour nous mais sans doute s’en sortiront ils mieux que nous.

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    • G Bayon, c’est mon avis aussi, ma conviction, in fine, les Anglais s’en sortiront mieux que nous.
      MT

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    • Annick Danjou dit :

      Bien sûr que les anglais s’en sortiront mieux que nous, je le dis depuis le début. Nous étions à Londres le jour du résultat du référendum et je peux vous dire que c’était la liesse et pas seulement de la part des « moins que rien » comme dirait Macron ou des « sans dents » comme disait son collègue.

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  18. Anonyme dit :

    D ou l importance majeure des prochaines élections européennes en souhaitant que le résultat sorti des urnes permette de refonder une Europe au service des nations !

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  19. michel43 dit :

    non Maxime ,Mme Pécresse a raison ,le passer est le passer, les Anglais on voté ,était t » il des Européens ,NON ,puisque il avait garder leurs monnaie ,le message du Général de Gaulle tout comme la présidente RN ,est clair, indépendance national ,et le peuple a disposer d’eux même ,eux on choisie ,alors LR sera en difficulté pour l’élection de MAI ,Wauquiez a choisie le mauvais cheval ,cars beaucoup de gens ne voteront pas pour ce partis ,alors nous allons avoir une Europe des Nations ,et beaucoup de changement , après pour la présidentiel , LR doit s’allier au RN ,comme le font certains pays pour chasser Macron ,sinon il sera réelue

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    • pabizou dit :

      Bien sûr …bien sûr, s’allier à des cocos déguisés serait la meilleur façon de faire revivre la droite et de sauver la liberté des peuples . Voudrais pas être méchant, mais je m’interroge 43, dans votre pseudo, c’est le nombre de neurones qui vous reste, ou celui que vous esperez que nous ayons ?

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    • michel43 dit :

      mon pauvre papizou,,,vous êtes a coté de vos pompes ? ou avez vous vue des cocos a notre droite,,notre seule chance de revenir au pouvoir, faire des alliances ,cars nous somme peu de compagnons ,et si nous arrivons a 10% au prochaines élections ,se sera bien, PS, soigner vos neurones, cars vous êtes proche du comas,,,,et cela ne peut se soigner

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    • michel43, ça veut dire quoi « à côté de vos pompes »? On peut échanger des idées gentiment sans s’invectiver!
      MT

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    • michel43 dit :

      OUI,,Maxime,,mais 43 neurones,,,,je le prend comme une insulte ,,j’arrête la, nous partons comme tout les dimanche au restaurant ,,,

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    • michel43, pourquoi, c’est pas beaucoup? Bon appétit!
      MT

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    • michel43 dit :

      MERCI Maxime ,,bon 43 c’est beaucoup trop ,,,,,si si je sourie

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