Uniforme à l’université, les risques d’une dérive idéologique

  • « Je propose que désormais, tous les élèves portent la même tenue vestimentaire. Pour deux objectifs d’ailleurs : à la fois un objectif de laïcité, impératif, je vous fais remarquer que nous le faisons déjà en France, dans les territoires métropolitains, et ça fonctionne très bien. Mais aussi pour un autre objectif, plus social : j’en ai assez de repérer dans les salles de classes, à la tenue qu’ils portent, aux vêtements à la mode qu’ils portent, les enfants issus d’un milieu favorisé et ceux issus d’un milieu défavorisé. Nous repartons à la conquête.
  • Donc c’est l’uniforme, pour dire les choses simplement.
  • Oui, c’est l’uniforme. La République n’a pas à avoir honte de ses valeurs sacrées. L’école, le collège, le lycée, l’université sont des espaces sacrés. Nous avons trop reculé, nous avons trop reculé sur un concept…« 

La proposition d’uniforme à l’université est typique d’une conception de plus en plus répandue de la vie politique. L’université fait face à des problèmes gigantesques et fondamentaux: l’effondrement du niveau scolaire qui se retrouve évidemment sur les bancs de l’université et dans la dévalorisation des diplômes, la précarité de nombreux étudiants qui sont réduits aux files d’attente devant les soupes populaires – ce n’est pas un mythe – les défaillances du dispositif d’orientation scolaire qui aboutit à ce que de nombreux anciens lycéens se retrouvent dans des filières universitaires inadaptées à leur profil au risque de perdre des années de leur vie. Telle est la réalité du monde universitaire aujourd’hui.

Alors, pour fuir la réalité, parce qu’on n’a pas le courage ni la volonté de regarder en face les questions dramatiques qui conditionnent l’avenir de la société française, on donne des coups de menton, on lance des propositions choc dont l’objectif est de séduire l’opinion. L’idée d’uniforme à l’université est de celle-là. En soi elle est inadmissible. L’université est un lieu de liberté d’expression, d’intelligence, de réflexion et de pensée. Elle n’est pas une caserne destinée à embrigader les étudiants dans un moule unique dont l’uniforme serait le reflet. L’idée d’uniformisation en réponse au problème du voile islamique manifeste une fuite devant la réalité. Pour ne pas avoir à trancher sur cette question particulière et bien spécifique qui concerne une minorité d’étudiantes, on s’en prend à la vie quotidienne de l’ensemble du monde universitaire.

L’auteur de cette proposition dément aujourd’hui l’avoir faite. En réalité, ce qui est frappant, c’est qu’elle correspond quand même à l’air du temps et à la pratique. Il se trouve toute une fraction de l’opinion pour l’approuver. Sa logique est celle de l’autoritarisme impuissant ou du coup de menton stérile. On en crève…

[NB: je dis tout cela en tant que chargé d’enseignements dans l’une des universités les plus populaires de la région parisienne Paris-Est-Créteil… ]

MT

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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25 commentaires pour Uniforme à l’université, les risques d’une dérive idéologique

  1. Anonyme dit :

    A l’université je suis bien d’accord avec toi cela n’a guère de sens. Mais dans le primaire et le secondaire, et dans le contexte actuel, une tenue identique, si elle n’est pas prétexte à ne pas traiter d’autres sujets fondamentaux de l’enseignement (statut et rémunération des enseignants, laïcité, niveau scolaire, ….), peut aider (valorisation du mérite et du collectif, lutte contre le harcèlement scolaire, meilleure intégration de jeunes d’origine étrangère.

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  2. Iris dit :

    Permettez un avis contradictoire, auquel je souscris.
    Par Madeleine Bazin de Jessey, professeur agrégée de lettres en classes préparatoires
    «Oui à l’uniforme à l’école, pour promouvoir la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité» l’uniforme contribuerait à refaire de l’école un sanctuaire.
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/oui-a-l-uniforme-a-l-ecole-pour-promouvoir-la-liberte-l-egalite-la-fraternite-et-la-laicite-20221120
    […Un des principaux arguments contre l’uniforme tient au fait que ce dernier entraverait la liberté des élèves en les empêchant d’exprimer leur personnalité. Mais rien ne les empêche de s’exprimer sur le plan vestimentaire en dehors du temps scolaire, le mercredi ou les week-ends! Par ailleurs, les modalités d’expression de soi sont déjà multiples à l’école, et doivent se réaliser dans le cadre spécifique des disciplines qui y sont transmises: rédactions, débats, exposés, théâtre, concours, défis sportifs, créations d’œuvres artistiques ou manuelles, affirmation progressive des appétences, goûts et talents de chacun au fil des enseignements dispensés… Rappelons l’essentiel: on n’envoie pas son enfant à l’école pour qu’il y fasse connaître son «identité », qu’elle soit vestimentaire ou autre. On l’y envoie pour qu’il y reçoive la culture et les savoirs qui lui permettront de croître en sagesse, en logique et en liberté, de développer ses talents propres et d’être dépositaire d’un héritage commun…]

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    • Là vous parlez de l’école, pas de l’université…
      MT

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    • Iris dit :

      Voici le texte intégral de la tribune de madame Bazin de Jessey :
      «Oui à l’uniforme à l’école, pour promouvoir la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité» Par Madeleine Bazin de Jessey
      TRIBUNE – Face à la multiplication des modes et des revendications vestimentaires controversées – notamment le port de l’abaya -, l’uniforme contribuerait à refaire de l’école un sanctuaire, argumente la professeur agrégée de lettres en classes préparatoires Madeleine Bazin de Jessey.
      Il est tout à fait singulier de voir les acteurs de l’Éducation nationale se laisser à ce point déborder, chaque année, par des modes ou des revendications vestimentaires controversées, qu’il s’agisse des tenues religieuses musulmanes attentatoires au principe de laïcité ou, à l’autre extrême, des vêtements qui exhibent l’élève plus qu’ils ne l’habillent – pensons aux jeans taille basse qui révélaient la raie des fesses il y a quelques années, aux shorts version couches Pampers, aux crop tops toujours plus économes en tissu, aux jeans troués façon gruyère ou encore aux claquettes-chaussettes, si confondantes de grâce et de subtilité.
      Les médias s’en mêlent, des débats enflammés s’ensuivent, chacun y va de son avis personnel, du dernier sondage Ipsos ou de son propre vécu. Tant et si bien que les thématiques éducatives sont épisodiquement mais très chroniquement polluées par des problèmes qui n’ont pas grand-chose à voir avec le niveau de nos élèves et l’éveil de leur esprit, mais qui détournent assurément l’école de sa vocation première et l’Éducation nationale des véritables chantiers.
      Jusqu’ici, on aura régulièrement perdu notre temps et notre énergie à chercher pour chacun de ces problèmes disparates une solution différenciée qui variait également selon les établissements. Le plus souvent soumis à la discrétion du principal ou du proviseur, le problème était alors enfin résolu… Jusqu’à l’apparition d’une nouvelle mode problématique. Alors qu’ils ont déjà fort à faire, les chefs d’établissement se trouvent ainsi régulièrement mêlés à des polémiques vestimentaires qui viennent s’ajouter à leur lot de tracas quotidiens.
      Rendez-vous, signalements, déplacements, conseils de discipline, exclusions… Mais que de temps et d’énergie perdus !
      Prenons le dernier exemple en date: le nombre recrudescent d’élèves venant en cours en abaya ou encore en qamis. Voici la marche à suivre que le ministère de l’Éducation nationale recommandait en octobre dernier aux chefs d’établissement, d’après une synthèse consultable sur le site de Franceinfo: «Si le chef d’établissement constate qu’un élève porte cette tenue, le ministère l’invite d’abord à rencontrer l’élève avec sa famille. C’est souvent à ce moment-là que les parents apprennent que leur fils ou leur fille va à l’école en portant une abaya ou un qamis. Après cette réunion, si l’adolescent continue de venir avec sa tenue, une procédure disciplinaire est alors lancée, pouvant aller jusqu’à l’exclusion de l’élève avec sursis. Les chefs d’établissement doivent également signaler chaque incident sur une application. Ils cochent la case “atteinte aux valeurs de la République”, en l’occurrence la laïcité. L’information remonte alors aux rectorats. Un inspecteur référent “valeurs de la République” peut ainsi venir en aide au chef d’établissement afin de gérer ces incidents. Il y a un inspecteur référent par académie. Ces incidents consignés remontent ensuite jusqu’au ministère de l’Éducation nationale.»
      Rendez-vous, signalements, déplacements, conseils de discipline, exclusions… Mais que de temps et d’énergie perdus! Et pour un résultat très vraisemblablement contre-productif, puisqu’il fait entrer l’institution dans un bras de fer que cherchent précisément à provoquer les fondamentalistes musulmans, pour mieux exploiter ensuite le filon de l’islamophobie.
      Quoi de plus propice à l’égalité qu’un uniforme qui gommerait du même coup une grande partie des différences économiques et sociologiques que les élèves révèlent par leur tenue vestimentaire, quand ils ne les exhibent pas franchement ?
      Pourquoi donc mettre en œuvre des procédures si complexes, alors qu’il existerait un moyen de se simplifier considérablement la vie, que certains de nos voisins européens ont eu la sagesse de ne pas remettre en cause, et qui serait aujourd’hui accueilli favorablement par une majorité de Français? Je veux ici parler de l’uniforme. Non seulement il permettrait de résoudre d’un même coup tous les problèmes évoqués plus haut et de siffler la fin de la récréation sans provoquer par ailleurs d’embrasement communautariste, mais il contribuerait également à promouvoir au sein de l’institution scolaire ces grands principes que la République française a fait siens et qu’elle peine trop souvent à mettre en œuvre.
      Car quoi de plus propice à l’égalité qu’un uniforme qui gommerait du même coup une grande partie des différences économiques et sociologiques que les élèves révèlent par leur tenue vestimentaire, quand ils ne les exhibent pas franchement?
      Quoi de plus favorable à la fraternité qu’un uniforme qui éviterait à certains élèves d’être stigmatisés et moqués pour leur apparence, et qui donnerait aux membres d’un même établissement un esprit de corps, d’appartenance et de cohésion, comme c’est aujourd’hui le cas chez nos voisins d’outre-Manche, par exemple?
      Quoi de plus favorable à la liberté qu’une tenue qui affranchirait l’école et les élèves de l’emprise des marques, de la mode et du consumérisme, au profit de vêtements qui incitent par ailleurs en eux-mêmes à la sobriété et à la durabilité, et préparent ainsi les futures générations à un rapport plus raisonné à la consommation, dans une perspective écologique?
      Quoi de plus favorable à la laïcité, enfin, qu’une tenue scolaire qui contribuerait à évacuer toute revendication religieuse et à sanctuariser l’école pour en faire le lieu de l’apprentissage et du savoir, et non la caisse de résonance des derniers clivages sociétaux, politiques ou communautaristes qui divisent notre société?
      Un des principaux arguments contre l’uniforme tient au fait que ce dernier entraverait la liberté des élèves en les empêchant d’exprimer leur personnalité. Mais rien ne les empêche de s’exprimer sur le plan vestimentaire en dehors du temps scolaire, le mercredi ou les week-ends! Par ailleurs, les modalités d’expression de soi sont déjà multiples à l’école, et doivent se réaliser dans le cadre spécifique des disciplines qui y sont transmises: rédactions, débats, exposés, théâtre, concours, défis sportifs, créations d’œuvres artistiques ou manuelles, affirmation progressive des appétences, goûts et talents de chacun au fil des enseignements dispensés… Rappelons l’essentiel: on n’envoie pas son enfant à l’école pour qu’il y fasse connaître son «identité », qu’elle soit vestimentaire ou autre. On l’y envoie pour qu’il y reçoive la culture et les savoirs qui lui permettront de croître en sagesse, en logique et en liberté, de développer ses talents propres et d’être dépositaire d’un héritage commun.
      L’uniforme aurait aussi ceci de profitable qu’il permettrait de préparer les élèves à la vie adulte en leur apprenant notamment à enfiler autre chose que des vêtements de sport. Car, pour un grand nombre d’entre eux, il existe déjà un uniforme, le survêtement, noir le plus souvent, floqué de marques diverses, et qu’ils revêtent dans presque toutes les circonstances de la vie. Je ne dis pas que l’uniforme résoudra les problèmes de comportement, mais il contribuera certainement à donner à nos élèves un certain sens de la tenue: ils sont nombreux à en avoir grand besoin et à y aspirer, bien plus qu’ils ne le savent eux-mêmes et qu’on ne voudrait le croire.

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  3. Gribouille dit :

    « [NB: je dis tout cela en tant que chargé d’enseignements dans l’une des universités les plus populaires de la région parisienne Paris-Est-Créteil… ] »

    plutôt en M2, ou plutôt en L1 ?

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  4. jean claude fraternel dit :

    et pendant qu’on y est des gradés de l’armée qui vont faire les cours?
    franchement pas d’autre idées farfelues alors que étudiants sont dans la précarité les moyens pour l’université sont un cautère sur une jambe de bois à tel point que des étudiants de l’université de rouen doivent parfosi attendre 45 mn pour bénéficier d’un repas à un euro parce qu’ils ne peuvent se payer ceux à 3,30 euros?
    mais dans quelle société vivons nous?

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    • charlymesdoun dit :

      J’ai été un peu en fac avant de partir à l’armée où je suivais des cours en uniforme sous-off et officier); j’ai mieux suivi mes cours à l’armée qu’en Fac; c-à-d qu’il vaut mieux être en uniforme pour étudier? bien sûr que non, mais dans mes cursus militaires j’étais encadré tandis qu’à la Fac …!

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  5. Philippe Dubois dit :

    Bonjour Maxime

    Lâcheté des politiques, aveuglement volontaire, peur de déplaire aux médias
    Bref, on n’a pas le cul sorti des ronces

    Le problème posé, celui de l’offensive islamiste à l’université et dans l’éducation nationale, n’est pas qu’une histoire de vêtements
    La conjonction d’intérêts entre wokisme et islamisme est extrêmement dangereuse dans la mesure où l’endoctrinement de nos gamins commence dès la maternelle.
    Et là effectivement, les solutions existent mais leur mise en oeuvre nécessite un Churchill.

    Pour les accoutrements islamiques, application stricte et sans faiblesse de la loi sur les signes religieux à l’école avec extension à l’université et ensuite à tous les bâtiment ressortissant du service public (dont la CAF – on va rire)

    Ou, pour l’enseignement, une loi toute simple, qui éviterait aussi les casquettes à l’envers, en deux articles
    Art. 1 : Elèves, professeurs et accompagnateurs assistent à tous les enseignements et activités annexes tête nue
    Art. 2 : l’article 1 ne fait as obstacle au port des protections réglementaires requises pour la pratique de certaines activités
    Je laisse les juristes peaufiner la rédaction

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    • Gerard Bayon dit :

      Comme une majorité de Français, vous savez bien Philippe, qu’il ne s’agit pas d’un problème de rédaction de loi mais lorsque l’on entend certains personnages qui briguent les plus hautes fonctions de l’Etat tenir publiquement des propos aussi ridicules, on ne peut que constater l’évidence : la médiocrité, l’indigence, les mensonges et le manque crasse de courage de ces gens-là.
      Le pays n’a rien à espérer de ces pitres.

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  6. Liber dit :

    Votre pass sanitaire dans la poche droite …
    Votre pass carbone dans la poche gauche …
    votre masque dans la poche poitrine …
    de votre petit uniforme gris …
    vous co-voiturerez ou prendrez uniquement les transports en commun …. pour ne pas polluer la planète …
    Vous pourrez aussi « trotineter » et « vélocipéder » en « espaces partagés » avec les piétons « éco-conscients » …
    Vous vous excuserez pour la viande que vous avez mangé jusque-là et promettrez de ne jamais recommencer … pour ne pas salir votre petit uniforme gris !!

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  7. Anonyme dit :

    NON et non,,,pourquoi ce cinéma ,faut t « il tout interdire ,on est comme on est ,des riches,il y en a toujours eu,des moins riche et des pauvres aussi,alors pourquoi ne pas interdire le voile ? on sait tous que cela est un signe religieux ,ARRETONS ce cinéma ,personne aura le courage de le faire,,,,michel43

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  8. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Quand je vous disais hier, qu’Aurélien Pradié avait tout faux, je ne croyais pas si bien dire !
    Et le voilà qui met dans le même sac les enfants des écoles et collèges – pour lesquels l’uniforme pourrait éventuellement se justifier – et les jeunes adultes fréquentant l’Université pour lesquels l’idée même de l’uniforme devrait être inadmissible !

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  9. cyril dit :

    je suis d’accord avec vous Maxime, vous avez la bonne analyse, toutefois dans un bâtiment dédié au service public , aucun signe religieux ne devrait être vu si l’on s’en tient à la loi , n’est ce pas ? (voile, croix )

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    • Monique dit :

      cyril, parce que vous avez vu beaucoup de croix dans l’espace public ? par contre je reviens du 95, que des femmes voilées y compris dans un centre médical.

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  10. cyril dit :

    dans chaque journal de charlie hebdo il y a une page pour raconter le proces actuel de l’attentat a Nice le 14 juillet 2016, c’est bouleversant

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  11. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    A. Pradié devrait appliquer le vieil adage : « Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ».
    Manifestement, il parle plus vite qu’il ne réfléchit et vouloir imposer un « uniforme » quel qu’il soit à des étudiants pour la quasi totalité, majeurs, relève du grotesque et de l’immaturité politique.
    La jeunesse n’excuse pas tout et ne permet pas tout, surtout lorsque l’on brigue la présidence d’un groupe politique.
    J’ai connu lors de mon enfance et alors qu’aucun problème d’ordre religieux ou de mode vestimentaire n’existait, le port de la blouse grise obligatoire à l’école primaire, puis au lycée les blouses obligatoires uniquement pour les jeunes filles jusqu’en terminale et sans aucune contrainte d’habillement pour les garçons. Cela ne soulevait aucun problème à l’époque où l’on respectait les enseignants et les règles même discutables des établissements scolaires.
    La vraie difficulté est bien celle que vous soulevez.
    Le nivellement par le bas dès l’entrée au primaire, l’absence de toute autorité des enseignants et pour certains l’abandon de leurs missions sans oublier la veulerie de toute la classe politique et des fonctionnaires du Ministère de l’Education Nationale qui, en obéissant sans barguigner aux ordres imbéciles des politiciens se déconsidèrent et entrainent délibérément le pays dans la crétinerie de masse.
    Distribuer plus que généreusement le bac à quasiment tous les lycéens alors que l’on sait qu’au moins 50% d’entre eux n’ont pas le niveau de cet examen et seront en situation d’échec dès la première année d’université est un délit dont tous les politiciens, fonctionnaires et enseignants sont conjointement responsables et devraient rendre des comptes au pays.
    Et pendant ce temps, les mêmes fossoyeurs de notre jeunesse s’étonnent qu’un certain nombre de métiers manuels si nécessaires et indispensables à tous, n’intéressent plus les jeunes non préparés à des études supérieures.

    Aimé par 1 personne

  12. Bernard dit :

    Bonjour à tous,
    L’Université ? 90 % de réussites aux baccalauréats donc tout le monde pense qu’il est taillé pour entrer à l’Université. Que de toute façon c’est un droit de s’inscrire dans la matière que l’on veut puisque de toute façon  » autant faire ce que j’ai envie de toute façon je serai au chômage ». Que cela coûte à la Société ce n’est pas leur problème. Ne pas avoir le courage de faire un tri et une orientation digne de ce nom aux niveaux scolaires avant le bac et bien on arrive à cette situation. Maintenant l’uniforme quelle vaste rigolade. Il n’est pas sérieux cette homme politique qui cherche à prendre la direction de LR. J’ai travaillé 4 années à Londres début années 80. Là-bas l’uniforme est obligatoire en primaire et secondaire. Du premier coup œil on remarquait l’enfant dont la famille est aisée pour lui acheter un uniforme à sa taille au fur et à mesure qu’il grandit. Les autres : peut-être celui d’un enfant de la fratrie plus âgé ou dans le cas contraire c’est feu de plancher pour le pantalon ou bermuda trop petit et manches de veste trop courtes. C’est cela l’égalité ? N’importe quoi comme d’habitude avec ces hommes politiques qui ne voient que par le buzz au travers de leurs déclarations sur l’oiseau bleu ou les plateaux de télévision. Pathétique.

    Aimé par 2 personnes

  13. J’accepte par avance toutes les critiques qui me seront faites. Elles m’aideront à y voir plus clair.

    L’ex-Urss s’est détruite de l’intérieur.

    La crise de l’Eglise catholique vient de l’intérieur de l’institution.

    Les divisions des droites et des gauches françaises viennent de l’intérieur de notre pays.

    La guerre civile entre Blancs d’Ukraine et de Russie va se ralentir mais se poursuivre.

    Je ne vois aucun pays capable d’y mettre fin.

    Tout comme je ne vois aucun pays capable de mettre fin au terrorisme islamiste mondial.

    Le temps des Oradours sur Glane et des Guernicas est revenu.

    Pour ne pas en rester sur une analyse aussi négative de notre époque je propose le petit texte ci-dessous:

    « La vie est une chose merveilleuse et grande, après la guerre nous aurons à construire une monde entièrement nouveau et, à chaque nouvelle exaction, à chaque nouvelle cruauté, nous devrons opposer un petit supplément d’amour et de bonté à conquérir sur nous-mêmes. Nous avons le droit de souffrir, mais non de succomber à la souffrance. Et si nous survivons à cette époque indemne de corps et d’âme, d’âme surtout, sans amertume, sans haine, nous aurons aussi notre mot à dire après la guerre. Je suis peut-être une femme ambitieuse: j’aimerais bien avoir un tout petit mot à dire. »

    Etty Hillesum est décédée en 1943 à Auschwitz à l’âge de 29 ans.

    Aimé par 3 personnes

    • Gribouille dit :

      « La guerre civile entre Blancs d’Ukraine et de Russie va se ralentir mais se poursuivre. »

      Ce n’est pas une guerre entre blancs. C’est une guerre entre gens qui, à l’intérieur du monde slave et du fait de différences mineures de culture, d’antagonismes historiques remontant à une période qu’ils n’ont pas connue, n’arrivent pas à s’entendre.

      Autant dire qu’essayer de faire cohabiter de force des gens de cultures très différentes n’a rien d’un acte de sagesse et d’amour, de bienveillance ou de progrès.
      Il est possible que ce soit plutôt, pour certains, l’occasion de laisser s’exprimer des tendances agressives qu’ils ne veulent pas s’avouer par ailleurs : forcer d’autres personnes à s’accommoder de choses et politiques dont elles ne veulent visiblement pas, en leur affirmant que c’est au nom du bien…

      « Je ne vois aucun pays capable d’y mettre fin. »

      Si les US en venaient à se désintéresser du conflit, ne finirait-il pas, faute d’armements et de financements ?

      « Tout comme je ne vois aucun pays capable de mettre fin au terrorisme islamiste mondial. »

      J’en vois plusieurs qui se sont prémunis contre ses conséquences, en évitant de faire n’importe quoi en matière migratoire.

      J’aime

    • Gribouille bonsoir,

      j’ai écrit Blancs par opposition aux conflits du Moyen Orient et de l’Afrique qui retenaient mon attention et je n’ai pas vu venir le conflit entre Russes et Ukrainiens ou je n’ai pas voulu le voir.

      L’avenir nous dira si le conflit reste limité ou s’il annonce d’autres conflits à venir.

      Pour ce qui est de notre pays il nous divise entre pro-Poutine, anti-Poutine et indifférents.

      Je ne sais pas ce que les USA vont faire vraiment. Nous aurons peut-être l’occasion d’en reparler si je suis encore là pour en reparler.

      De mon point de vue se prémunir du phénomène migratoire ne protège pas du terrorisme islamique international. Avec ou sans migrants nous ne sommes pas l’abri d’attentats terroristes islamistes.

      Je ne l’ai pas fait dans mon précédent commentaire mais j’ai eu la tentation de le faire et je le fais aujourd’hui: le Royaume Uni est-il vraiment uni? Les Etats-Unis sont-ils vraiment unis?

      Le monde de mon enfance est en voie de disparition. Un nouveau monde s’annonce dont je ne sais pas trop ce qu’il va donner.

      Bon week-end à vous.

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  14. Ping : Uniforme à l’université, les risques d’une dérive idéologique – Qui m'aime me suive…

  15. Monique dit :

    Bonjour Maxime Tandonnet toutes et toutes,

    Bravo pour cet article, Pradié faisant un cours sur la laïcité qui porterait un uniforme, c’est quand même cocasse, d’ailleurs ce serait le moment de mettre en avant nos costumes traditionnels par région, on imagine les petits bretons ou les petits alsaciens dans leur uniforme régional, ça ce serait du patriotisme, on peut juste être inquiet pour Marseille, je ne sais trop quel uniforme serait retenu.
    La laïcité, personne ne veut s’y atteler fermement, tout le monde en parle mais finalement on ne veut pas la définir parce que l’on sait que notre société, finalement, n’est plus vraiment et complètement laïque, les cultures anti républicaines ont fait leur chemin.
    Un effet d’annonce en plus qui n’aurait aucun effet, M. Pradié n’a jamais mis les pieds dans les cités, il y a longtemps que les classes sociales ne se distinguent plus, les enfants ont tous des vêtements de marque et surtout de leur choix, c’est fini le temps des tabliers noirs et des blouses grises. La laïcité commence dans tous les lieux publics, les signes ostentatoires religieux sont partout et qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit des cornettes ou des croix catholiques.
    Aujourd’hui, les universitaires français (les professeurs d’université) sont massivement à gauche (on pourrait essayer l’uniforme Mao)
    Vous imaginez le contrôle de l’uniforme à l’entrée des écoles !! c’est ubuesque.
    M. Pradié ne mettra pas un uniforme à LR et on peut constater que l’uniformité n’est pas leur fort. Et puis cet « autoritarisme », il est compatible avec la politique de Macron…!!

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  16. there dit :

    « Sa logique est celle de l’autoritarisme impuissant ou du coup de menton stérile » Oui Coup de trique sur jambe de bois dirait la sagesse populaire .

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  17. claude pequart dit :

    Faites les signes et vous croirez
    Pourquoi ce qui est vrai pour les vêtements islamistes serait faux pour l’uniforme

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    • there dit :

      @claude D ou vient cette citation excentrique ? Une sorte de méthode Coué spirituelle ? Et en quoi serait on supposé se mettre à croire en université ? A la déesse Ed Nat ?

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