Social ne veut pas dire socialiste

Ci-dessous, mon article pour le Figaro Vox au sujet de l’avenir de la « droite ». Le papier est intitulé: « la droite sera populaire et sociale ou ne sera plus ». Nombre de commentaires lui reprochent le mot social, assimilé à assistanat. Erreur d’interprétation : social voulait dire dans mon esprit respect intangible de la société, du peuple ou de la nation par ses dirigeants, notamment en lui donnant les moyens de vivre dignement par son seul travail – le contraire de l’assistanat…

A la veille d’échéances importantes – le campus des jeunes et surtout l’élection du président de LR en décembre prochain – La droite dite « classique » ou « de gouvernement » joue probablement son avenir dans les mois à venir. Après son effondrement des présidentielles de 2022 et son relatif échec des législatives – perte d’une soixantaine de sièges – sa survie en tant que pilier de la vie politique française sur le plan national est probablement en jeu.

Certes, l’opinion n’a « jamais été aussi à droite » comme le confirme l’étude récente de Fondapol, conduite par M. Dominique Reynié, sur les mutations politiques en cours. Mais la droite au sens de LR et de ses alliés, est menacée dans son existence même à l’échelle nationale – et ce malgré sa forte implantation territoriale.  Elle court le risque d’être reléguée au second plan par un RN en voie de « dédiabolisation », devenu le premier parti d’opposition parlementaire. Elle est rongée de l’intérieur par le macronisme : selon la même étude, 47% des électeurs du chef de l’Etat s’identifient aux valeurs de la droite et 19% du centre… Pire : seulement 16% des Français ont en ce moment une opinion favorable de LR.

Le positionnement de la droite classique est complexe. Elle se veut une « force charnière » à l’Assemblée nationale, certes ancrée dans l’opposition mais prête à apporter son soutien à l’exécutif en cas de nécessité. Cette situation, perçue comme ambiguë, rend son discours difficilement audible pour l’opinion et peu propice à un regain de popularité : les électeurs de M. Macron lui reprocheront sa versatilité envers l’exécutif et ses opposants farouches prêteront davantage l’oreille aux saillies des chefs de LFI ou du RN.

Une droite classique ou « modérée » (comme on disait jadis) a-t-elle encore sa place en France, sur le plan national ? Une politique dite de droite, associant respect scrupuleux des équilibres financiers de l’Etat, la liberté d’entreprise, la défense des libertés individuelles, le retour à l’autorité de l’Etat sur les sujets régaliens (sécurité, maîtrise des migrations), la valorisation du travail et la lutte contre l’assistanat, l’indépendance nationale (gaullienne) et le renouveau industriel, a-t-elle une chance de retrouver un jour la faveur de l’électorat ?  

Ce n’est pas en imitant les autres que la droite classique retrouvera le chemin du pouvoir. Miser déjà, cinq ans avant l’élection présidentielle, sur la quête du sauveur providentiel dans le contexte de la succession du président Macron, est la voie la plus sûre qui conduit au cercueil, en nourrissant une image d’ivresse carriériste, en ravivant la guerre des chefs et en désignant une cible aux pires mauvais coups. Quant à fabriquer un programme détaillé de gouvernement – un de plus ! – cela paraît tout aussi prématuré.

La question fondamentale est celle de la ligne politique et de l’identité du mouvement. Qu’est-ce que la droite classique peut proposer aujourd’hui qui la distingue de la démagogie extrémiste, d’une part, et de l’esbroufe autocratique comme paravent de l’impuissance, d’autre part ?

La même enquête de Fondapol établit que lors des dernières élections nationales de 2022, le comportement de rejet du système, en additionnant le vote protestataire (RN, LFI), vote blanc et abstentionnisme, atteignait presque 80% du corps électoral. Cela signifie que le vote d’adhésion aux partis dits de gouvernement, les fréquentables avec lesquels l’exécutif s’autorise à dialoguer, dépassait à peine un cinquième de l’électorat…

La droite classique, si elle veut retrouver le chemin du pouvoir, doit être une droite populaire et sociale. Il lui revient de tendre de nouveau la main aux 80% de cette majorité silencieuse, victime du mépris de sa classe dirigeante (des « sans dents » à « ceux qui ne sont rien » ou « qu’on a très envie d’emmerder ») et qui ne se reconnaît plus dans les courants politiques traditionnels auxquels elle reproche de n’avoir pas tenu leurs promesses.

Sa critique du bilan des dix dernières années d’exercice du pouvoir (aujourd’hui quasiment inaudible) doit être sans la moindre concession face à un authentique désastre aux multiples facettes : libertés, éducation nationale, énergie, sanitaire, régalien, dette publique, désindustrialisation (record absolu du déficit extérieur), influence internationale, exemplarité, etc…  

Retrouver le chemin de la confiance passe par le renouveau d’une image de désintéressement et de sincérité. La politique peut-elle être autre chose qu’un naufrage dans l’exubérance narcissique, la fuite dans la démagogie, les provocations et la manipulation de l’opinion ? La politique peut-elle redevenir une forme d’action humble et honnête au seul service de la France et de convictions ? A voir…  Aujourd’hui, la droite n’a pas besoin d’un candidat aux présidentielles dans cinq ans ni d’un programme de gouvernement détaillé, mais pour commencer, d’un message de respect adressé au peuple. Elle sera populaire ou ne sera plus…

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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42 commentaires pour Social ne veut pas dire socialiste

  1. cgn002 dit :

    La droite au sens noble du terme dispose d un boulevard très large devant elle, mais les 40 dernières années ont forcé le pli de ceux qui font basculer le vote en faveur de la médiocrité et du renoncement.
    Les mentalités c est comme l endoctrinement sauf le temps qu il faut pour en obtenir un résultat.
    La modification des esprits ça prend du temps dans les sens : pour l inculquer d abord et pour le rectifier ensuite.
    Essayez de faire bosser un rentier confirmé par exemple…
    Essayez de rendre un assisté autonome…
    Essayez de rendre bienveillant un malveillant
    Essayez d obtenir une parole sincère d un menteur formaté
    Généreux un egoiste
    Collectif un individualiste
    Etc
    Etc

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  2. Monique dit :

    Hier soir, sur LCI chez Darius Rochebin, l’invité constant, entre autres, était Guillaume Roquette du Figaro, j’ai apprécié combien cet homme est claivoyant et ne sombre pas dans le délire émotionnel devenu guerrier contre la Russie et il a dit surtout « mon ami Zemmour » à propos de son optique sur la Russie et des mots qui ont choqué et a expliqué brièvement pourquoi il avait échoué. Que l’on me dise, ici, où Zemmour s’est trompé ?…… la France a les politiques qu’elle mérite.

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  3. cyril grataloup dit :

    je suis entièrement d’accord : désintéressement, sincérité, honnêteté sinon le peuple ne suivra pas

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    • Pheldge dit :

      vous oubliez l’essentiel : une vision, les qualités et la compétence pour la mettre en oeuvre … l’honnêteté, le désintéressement, la sincérité, c’est bien joli, mais ça ne fait pas le job ! Il faut arrêter d’être naïf, je préfèrerai toujours un escroc compétent qui obtient des résultats dont nous profitons, à un saint homme inefficace.

      J’aime

    • Pheldge, d’un autre côté, penser qu’un escroc peut « obtenir des résultats » (dont vous profiteriez!), c’est-à-dire faire confiance à un escroc, est bien le sommet de la naïveté!
      MT

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    • Pheldge dit :

      mais ne le sont-ils pas tous ?

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  4. Raymond dit :

    EST-IL SI COMPLIQUÉ D’ENTENDRE LE SILENCE ?

    Bonjour monsieur,
    Bonjour à toutes et à tous,

    Alors voici, maintenant, que le pays, selon paroles de spécialistes, n’aurait  « jamais été aussi à droite » ?
    Seulement, voilà, quand on l’invite à s’exprimer, il se tait !
    Devons nous (rapidement) conclure, qu’il manque de courage d’expression, de confiance en ses pseudos représentants, ou pire encore, qu’il perçoive l’ensemble de sa classe (qui se veut et se dit) dirigeante comme étant de gauche ?

    En faisant simple, peut on réellement considérer que populus soit l’unique porteur de vérité.
    Dois je vous rappeler, que nous sommes en démocratie (et que quoique l’on pense et l’on dise), le résultat actuel est celui de, notre révolutionnaire, système de concertation et d’approbation politique de notre fameux.

    TROP TARD ! A l’heure du retour à la sombritude,
    et même,  si elle ose émettre, comme vous le dites, l’idée,《… politique dite de droite, associant respect scrupuleux des équilibres financiers de l’Etat, la liberté d’entreprise, la défense des libertés individuelles, le retour à l’autorité de l’Etat sur les sujets régaliens (sécurité, maîtrise des migrations), la valorisation du travail et la lutte contre l’assistanat, l’indépendance nationale (gaullienne) et le renouveau industriel, … 》d’une volonté particulière, nous n’avons plus le temps de disserter sur le sexe des anges.
    Le discernement et l’abnégation, mais aussi (et surtout) les valeurs ancestrales et leurs attachement à celles-ci rassemblent toujours, subrepticement, les naufragés de l’Histoire du pays, en certaines circonstances.
    Voici le moment de bascule, voici le moment où le parleur se perd en conjectures et le marcheur se prend les pieds dans le tapis (à vouloir justifier l’injustifiable) … nous avons déjà, depuis fort longtemps, ici, fait le tour de la question, je passe …

    Toutefois et pour conclure, contrairement à la nébuleuse environnementale, il convient d’être, en ce lieu, aussi clair et limpide que Vérité.
    De ce fait, monsieur, dois je comprendre que votre proposition (à forte raisonnance Gaullienne )
     » Elle sera populaire ou ne sera plus…  » révèle, bien évidemment, la composition physique du prochain élan électoral que vous souhaitez/imaginez voir poindre, mais surtout qu’il fixe, également les dispositions mentales et morales qui doit le toucher. Et que chacun doit alors, finalement, entendre :《Nous devons être responsables, ou nous ne serons plus》

    Dans ces conditions, est-il si difficile comprendre, que ce n’est pas l’écho de la voie de la France de《droite》qui vibrionne le plus en ce moment, mais, (en ce vieux & beau pays de France fort de son passé), celui d’un salutaire exemple venu d’outre-tombe •••▪︎

    À suivre,
    Cordialement

    … Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe …

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  5. Pheldge dit :

    deux choses : d’abord, je crains que vous ne soyez le seul à avoir cette définition du mot « social », et les électeurs – puisque c’est à eux que on s’adresse – comprennent assistance, aides diverses, bref, « distribution de pognon », ainsi que ponctionner les productifs, pour financer ces mesures, c’est donc du socialisme honteux. Je ne critique pas votre propos, je dis simplement comment le mot « social » est habituellement compris, et qu’il sera difficile de faire passer votre message avec lui.

    Ensuite il n’ est pas prématuré de commencer à construire un programme, parce que il faut se préparer à l’alternance. Définir les idées directrices, que vous avez rappelées, et réfléchir à la façon de les mettre en oeuvre. Non pas attendre la veille de l’élection pour établir à la va-vite, une liste de propositions inspirée par les enquêtes sur les souhaits des électeurs. Et cela permet aussi d’enrichir le débat parlementaire, et politique. Quand on n’a rien à proposer comme alternative aux projets du gouvernement en place, on est mal parti pour reconquérir le pouvoir …

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  6. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    « Retrouver le chemin de la confiance » . Voilà bien le vrai challenge !
    Cela ne peut pas se produire avec l’état-major du parti actuel qui s’est compromis et gavé depuis des décennies dans des gouvernements et des postures qui le rend définitivement inaudible et foncièrement insincère.
    On a vu par exemple comment F.X. Bellamy qui reste à mon avis quelqu’un d’intelligent, de sincère et d’avenir s’est très vite trouvé écarté par la clique de chapeaux à plumes LR après son échec aux élections européennes de 2019. L’occasion était trop belle pour ces barbons et ces magouilleurs professionnels de chasser un personnage qui aurait pu leur faire un peu d’ombre.
    Depuis 2012, E. Macron a profondément détruit le pays et la vie démocratique. Comme F. Mitterrand, il a tout fait pour faire monter les scores du RN pour mieux se faire élire et réélire par une minorité d’électeurs aux yeux et à la barbe de tous ces politiciens impuissants, passifs et obsédés par un seul objectif : leur seul avenir.
    Faire aimer la politique et le débat d’idées par des électeurs devenus pour un grand nombre des béotiens à cause de nos politiciens de gauche et de droite depuis plus de 40 ans, relève de l’exploit.
    Et ce ne sont assurément pas les candidats actuels à la présidence de LR qui seront en mesure de faire changer d’avis les Français.
    Vae victis.

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  7. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIAet a ajouté:
    Certes, il faut essayer de « rester dans les clous  » de la raison, comme le fait très bien Maxime Tandonnet: la vraie question est cependant de se demander si c’este pays lui même qui y est encore, dans la raison, ou s’il en est déjà suffisamment sorti pour attendre cinq ans de plus que des gens « modérés » et dévoués arrivent aux commandes. A mon sens, une course contre la montre est engagée depuis un certain temps entre raison et urgence, avec des variantes ( immigration, islamisation, insécurité…) incontrôlées et hors-système qui faussent tout le jeu « normal » du fonctionnement démocratique.

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  8. Gribouille dit :

    « Une politique dite de droite, associant respect scrupuleux des équilibres financiers de l’Etat, la liberté d’entreprise, la défense des libertés individuelles, le retour à l’autorité de l’Etat sur les sujets régaliens (sécurité, maîtrise des migrations), la valorisation du travail et la lutte contre l’assistanat, l’indépendance nationale (gaullienne) et le renouveau industriel, a-t-elle une chance de retrouver un jour la faveur de l’électorat ? »

    Mais une telle politique a-t-elle vraiment pour objectif d’améliorer le fonctionnement du pays et la situation de la majorité des Français, ou de l’enrôler au service de vos préférences, goûts et a-priori personnels ? Car, dans le deuxième cas, vous continuerez naturellement à avoir peu de candidats.

    L’observation des fabuleuses réformes conduites et approuvées par les tenants de cette politique, comme les regrets et analyses qu’ils expriment sur les raisons des mauvais résultats lors de leur passage au pouvoir, permet de se faire une idée.

    Engagez-vous rengagez-vous dans la « droite populaire »…ou pas.

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  9. fraternel dit :

    bonsoir,
    si la droite veut avoit de la cohérence et une assise au parlement il va déjà falloir que certains n’aillent pas donner de l’importance aux sirènes de l’extreme droite et aux macronistes.
    qu’elle soit un parti d’opposition avec des idées claires indépendantes et intéressantes pour le débat démocratique.
    et pourtant là c’est u nsympathisant de lanupes qui vous parle.
    le fait qu’elle ait invité des ministres et une ancienne garde des sceaux (rachida dati) montre que l’on peut avoir des débats sereins meme si on est pas d’accord.
    moi non plus forçément avec tout le programme de la nupes c’est pourquoi je ne m’engage pas à avoir le petit doigt sur la couture du pantalon et puisse garder mon esprit critique.
    bonne soirée à toutes et àtous.

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  10. E Marquet dit :

    La tambouille politicienne, les manoeuvres et intrigues dans le but de servir leurs intérêts propres, les ont conduit au suicide. Car, en politique comme en cuisine, il y a un tintement de casseroles.
    Le consommateur-électeur vomit leur cuisine. Pour le voir revenir à table, il leur faut redonner de la profondeur au menu.
    On sait que la cuisine simple, reflet d’une certaine tradition, est souvent la meilleure.
    On ne peut se contenter de mélanger des ingrédients au hasard.
    Il faut sélectionner des ingrédients de qualité, combiner les textures, doser l’assaisonnement, et si le résultat est un peu fade, il suffit de quelques ajustements pour le rendre appétissant.
    Le chef doit laisser tomber toute morgue, et être attentif à l’appréciation positive ou réservée du client qu’il soit gourmet, gourmand, ou glouton.

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    • cgn002 dit :

      Nos cuisiniers ont decreté que les français n étaient que des gloutons sans goût.
      Ils n ont vraiment pas la carrure ( la pedagogie) ni la volonté de faire remonter le niveau…
      Pour faire taire le cochon qui crie pas besoin de soigner la nourriture…

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  11. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Désolé, mais je ne vois pas en quoi la Droite que vous proposez sera différente de celle existante. Pire même, je ne vois pas la direction réelle que vous voulez qu’elle prenne, car les mots sonnent creux.

    Quant à la droite sociale, cela ne veut rien dire sauf à être une pale copie de ce qui a déjà existé.
    Avant tout, et sans être grand clerc, mais en se demandant juste pourquoi, il faudrait proposer des solutions sur l’énergie, car sans elle point de salut quelconque, mais aussi sur la sécurité (qui rejoint l’énergie mais aussi celle de nos concitoyens) et enfin la fiscalité qui englobe notamment les deux précédents mais aussi l’économie.
    Le social ne sera qu’une conséquence de ces trois piliers.

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  12. Monique dit :

    Bonjour Maxime Tandonnet toutes et tous,

    Moi, « classique » ou « modérée » je ne comprends pas ces termes, classique par rapport à quoi, idem. pour modérée mais là on peut penser qu’au delà il y a l’extrême droite avec le RN, or il y a d’autres droites que ce vieux LR et que ce remâché RN.
    Et puis, depuis des décennies, la gauche a le monopole du coeur, voilà une idée bien ancrée à combattre. Dépouiller Paul pour habiller Pierre c’est pas le monopole du coeur mais celui de l’injustice et d’une idéologie idiote (je me modère !) qu’il serait temps de mettre à mal.
    Si !… nous avons des leaders à droite (Julien Aubert, Ciotti, Wauquiez, Retailleau, F. Poisson, Zemmour etc..) mais apparemment ils ne plaisent pas aux Français, on veut le changement mais d’un autre côté on ne fait rien pour que ça change, au contraire on aime se flageller.
    On peut parler de refondation de LR qui ne représente plus rien hormis Macron, pour moi, ce ne sont plus des politiques de droite mais des centristes. On a vu avec le FN devenu le RN, que le fait de changer de logo ne suffit pas pour changer un parti si les petits chefs usés jusqu’à la corde restent en place.
    La notion de gauche et de droite ne veut plus rien dire non plus, j’ai entendu pas plus tard qu’hier que Macron était de droite après avoir été l’héritier de Hollande !
    A qui se fier, mais les grands combats sont finis faute de combattants, j’avais rêvé d’une union de toutes les droites, c’est maintenant ou jamais.
    Je ne comprends pas très bien votre message de « respect » dans une société qui ne respecte rien, à qui la faute ? on ne la changera pas si la justice qui est, elle, vraiment de gauche, se montre exemplaire et neutre. C’est elle que j’accuse de tous les maux . « Désintéressement et sincérité », n’est-ce pas là un rêve d’idéaliste alors que le monde politique est celui des intérêts et des carrières à tous les niveaux. Je me contenterais d’un chef compétent, intelligent, juste et surtout constant.

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  13. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    PARLONS DE LA SITUATION…
    « Alors parlons de la situation, tenez !
Sans préciser laquelle !
Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation, quelle qu’elle soit !
    Il y a quelques mois, souvenez-vous, la situation pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui n’en était pas meilleure non plus !
Déjà nous allions vers la catastrophe et nous le savions…
Nous en étions conscients !
    Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui !
Oui ! La catastrophe, nous le pensions, était pour demain !
C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui !
Si mes calculs sont justes !
    Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
Qu’elle est toujours pour demain !
Alors, je vous pose la question, mesdames et messieurs :
    Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons ? D’ailleurs, je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare ! »

    Raymond Devos

    Aimé par 1 personne

  14. charlymesdoun dit :

    Cette vision, être le supplétif des macronistes, ne peut qu’être totalement perdante: « Elle se veut une « force charnière » à l’Assemblée nationale, certes ancrée dans l’opposition mais prête à apporter son soutien à l’exécutif en cas de nécessité. Cette situation, perçue comme ambiguë … ». C’est bien pour cela que cette droite va disparaitre. Réécoutez Zemmour si vous avez des doutes!

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  15. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous parlez d’or : « Aujourd’hui la droite n’a pas besoin d’un candidat aux présidentielles… », et pourtant les voilà qui se bousculent au portillon, les Ciotti, Retailleau, Grouard, Pradié, Barnier, Bertrand, Baroin et autres Lisnard, pour commencer… !
    Donc le sort en est jeté : cette droite-là : la droite LR, « ne sera plus ».

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  16. Monsieur Tandonnet, je me sens en accord avec ce que vous venez d’écrire. Faire du social et de l’humain c’est l’avenir. Je vais probablement me faire sévèrement critiquer car je vais encore écrire des inepties. Il ne faut plus laisser errer sur le territoire français des migrants condamnés pour le moment à la clandestinité. Il faut les accueillir dans des casernes militaires désaffectées, des collèges, des Lycées, des locaux commerciaux qui ne servent plus. Il faut leur apprendre le Français, la législation française. Il faut leur apprendre un métier. Il faut leur accorder le droit de réhabiliter les lieux d’accueil que j’ai cités plus haut. Laisser les migrants errer dans la nature ce n’est pas bon pour eux et pour nous. Il nous faudra aussi j’en suis convaincu ré apprendre à faire du collectif. La recherche du développement personnel individuel ne suffit pas à rendre heureux si tout autour de soi les autres sont de plus en plus en difficultés. J’accepte par avance toutes les critiques qui me seront faites.

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    • Raymond dit :

      Bonjour Lug.

      《 Il faut les accueillir dans des casernes militaires désaffectées, des collèges, des Lycées, des locaux commerciaux qui ne servent plus. Il faut leur apprendre le Français, la législation française. Il faut leur apprendre un métier.》

      Just’ 2 question, pour le débat :
      1° Qui finance ? Parce que, si jai bien compris,  nous sommes, déjà, un peu ric rac niveau pépettes !
      2° Qui fait l’école ? Parce que, là encore, si jai bien suivi l’info.
      Il manque, déjà, un peu de volontaires pour la tâche pédagogique, en terre Franchouillarde ?

      Sans haine – Ni violence !

      Aimé par 1 personne

    • Bonjour Raymond, merci de votre commentaire sans haine ni violence et de vos deux questions pour le débat à venir ou pas.

      Pour ce qui est de votre première question sur le lien suivant vous trouverez des fondations, des associations, des personnes qui donnent du temps et de l’argent pour les autres:

      https://www.captifs.fr/accueil/partenaires/nos-premiers-partenaires/nos-partenaires-financiers-prives/

      Pour ce qui est de votre deuxième question et du problème de manque d’enseignants je vous avoue que je botte en touche. Le problème dépasse mes compétences. Il manque d’enseignants, de docteurs, d’infirmières, d’aide-soignantes, de dentistes, d’ouvriers et d’artisans qualifiés, de gendarmes, de policiers, de militaires, de pompiers, de travailleurs saisonniers et je laisse à qui voudra le faire le soin d’allonger la liste. C’est un problème politique. Peut-être un choix de société? Je ne sais pas. D’autres commentaires viendront sans doute par la suite ou pas pour nous éclairer sur ce sujet?

      Aimé par 1 personne

    • cgn002 dit :

      @jfsadys
      Réponse mal positionnée…
      BV la retrouver plus bas.

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  17. Gamain dit :

    LR n’est pas plus la Droite que le RN est nationaliste. En revanche Nupes c’est toujours la voyoucratie socio-communiste.

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  18. Ping : Social ne veut pas dire socialiste | Qui m'aime me suive…

  19. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,

    Le problème est qu’aujourd’hui plus qu’hier nos politiques tous partis confondus vivent dans le monde de l’illusion, du nihilisme, de l’arnaque et du mensonge. De plus ils sont devenus d’immondes carriéristes ne pensant qu’à leur gamelle et leurs prébendes. L’intérêt général de la nation, des français, ils s’en fichent comme de leurs premières chaussettes. Ils ne voient qu’à court terme, pour eux c’est je suis en poste, je veux garder ma place. De plus, un fait est là, ils n’ont plus de légitimité, car ils sont élus par défaut et avec peu de voix, du fait de l’abstention et des bulletins blancs.
    La légitimité doit être un fait et non une idéologie. La droite actuelle n’est que retournement de veste et léchage de bottes en fonction du vent. Elle a perdu toute crédibilité. Et il lui faut un leader, un chef. Un homme de caractère vertu des temps difficiles, un chef que l’on suit et qui mobilise les ardeurs populaires. Un chef qui se fiche du politiquement correct, le chef, le vrai, doit déranger. Ce leader ne doit pas avoir en ligne de mire les ors de l’Elysée, mais l’avenir de la France sur les cent prochaines années. Ne pas concéder au désir de plaire et à la duplicité. Un chef doit être capable de dominer les intérêts et rivalités sinon c’est un risque pour la liberté de l’homme et aujourd’hui nous le constatons nos libertés d’actions, d’expressions s’amenuisent.
    L’adhésion du peuple est la clef de voute de la légitimité.
    Et surtout un chef est celui qui parle conformément à ces actions et qui agit conformément à ses paroles. Ce qui n’est plus le cas actuellement.
    Aujourd’hui l’homme ou la femme d’état n’existent plus, nous avons des politicards d’opérette. La légitimité de l’état et du politique doit répondre à une condition ultime, « le respect de la personne humaine » dans la conception de l’organisation sociale.
    Vous avez tout à fait raison de dire que le droite si elle veut exister doit être populaire et sociale.
    Un parti n’est pas la propriété d’un clan, d’une classe, pas plus que l’état et son pouvoir ne doivent être à la solde de coalitions d’intérêts et d’intérêts particuliers.
    Ce qui est dramatique aujourd’hui, c’est l’incompétence, la médiocrité élevées à leur paroxysme. Les acteurs de la vie politique n’ont plus le respect de l’intérêt général et national.
    Vous dites Maxime : « Retrouver le chemin de la confiance passe par le renouveau d’une image de désintéressement et de sincérité. » Là, ce n’est pas gagné car lorsque je vois tous les pitres, et charlatans tous partis confondus qui gesticules, et ne sont plus à une connerie prés, je me dis que les années à venir ne vont pas être sympas.
    A moins que le français ait un sursaut de lucidité et qu’une révolte oblige le monarque trop intelligent et trop subtil pour qu’on le comprenne à quitter l’Elysée.

    Aimé par 1 personne

  20. claude pequart dit :

    S’il n’est que social et populaire ce parti n’a plus aucune raison d’etre

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