Sous le signe de la démagogie… (pour Atlantico)

1) Suppression du permis à points, chèque inflation, vote à 16 ans, doublement du salaire des professeurs, assiste-t-on vraiment à une montée de la démagogie ?

Oui, la campagne des présidentielles démarre sous le signe de la démagogie. Distribuer 100 euros pour 38 millions de personnes pour un coût estimé à 3,8 milliards d’euros, juste avant une élection nationale n’a, me semble-t-il, aucun précédent historique […] Ceci est d’autant plus sidérant que la France est frappée par un déficit public d’environ 9% du PIB et une dette publique de 116%. Une candidate fait dans la surenchère en proposant 200 euros chaque mois pour tout le monde ! Jusqu’où ira-t-on ?  Ce n’est d’ailleurs pas mieux que cette autre candidate qui veut doubler le salaire des professeurs ! Rouvrir le sujet des limitations de vitesse et du permis à points va dans le même sens. La politique de sécurité routière a permis de passer de 16 000 morts sur les routes en 1972 à 2500 aujourd’hui pour un trafic 3 fois plus important. C’est un ensemble de mesures qui ont permis ce résultat, l’amélioration du réseau routier, les limitations de vitesse, la lutte contre l’alcool au volant, l’obligation du port de la ceinture, le permis à points, les radars etc. […] Le projet de droit de vote à 16 ans est du même ordre. Dans la tradition démocratique on estime que 18 ans est un bon compromis entre l’ouverture démocratique et acquisition de la maturité. Il y a-t-il des signes de progrès de la conscience politique, de la culture historique et civique, de l’autonomie individuelle justifiant un passage à 16 ans ? Evidemment non. Et pourquoi pas 12 ans, pourquoi pas 7 ans (l’âge de raison !)

2) A quoi cette poussée démagogique est-elle due ?

Cette poussée est due au néant de la politique. Les principaux candidats n’ont qu’une idée, fuir la réalité en lançant des propositions chocs qui font parler d’eux. Le candidat élyséen fera tout pour éviter de parler de son bilan. Et qu’a-t-il à proposer ? Une nouveau « renouvellement » ? Une nouvelle « transformation de la France » ? Personne n’y croirait. Alors, il faut fuir dans les prétendues « annonces » fracassantes censées déclencher des polémiques et plaire au public. Il en est de même pour les autres. Les candidats pensent qu’ils n’ont aucune chance de briller et de faire parler d’eux avec des projets sérieux et solides. Dans la politique spectacle il faut du sensationnel, du buzz, de l’explosif, des déclarations et des coups de communication qui vont impressionner les médias, déclencher des débats à l’infini et de l’hystérie. Et cela marche plutôt bien !

3) Par le passé, les propositions démagogiques étaient elles aussi prégnantes dans les campagnes présidentielles ? Y a t-il une spécificité de cette élection ?

C’est une dérive progressive. L’élection présidentielle ne se fait plus sur des projets raisonnables et cohérents mais sur des duels d’image narcissique complétement déconnectés du bien du pays. Elle se fait aussi sur des propositions gadgets qui sont le plus souvent parfaitement nuisibles mais qui vont donner une coloration concrète à un projet présidentiel. Voyez la réussite de Hollande qui « n’aimait pas les riches » et sa taxation intégrale des hauts revenus, ou Macron et la suppression de la taxe d’habitation, sans le moindre intérêt économique mais qui a fortement contribué au creusement des déficits publics. La quête du coup de communication démagogique s’impose désormais comme la règle suprême de l’élection présidentielle et nous assistons en ce moment au triomphe de la politique spectacle.

4) Doit-on s’inquiéter du fait que la campagne présidentielle ne soit menée que par des propositions de la sorte ? La multiplication des propositions démagogiques risque-t-elle de rendre inaudible les discours raisonnables qui refusent de céder à ce genre de dérives ?

Bien sûr qu’il faut s’en inquiéter. Car ces mesures peuvent trouver à s’appliquer dans le futur. Un président élu a de bonnes chances de renoncer à mettre en œuvre la plupart des gadgets sur lesquels il a été élus. Mais, en revanche, il garde les plus nocifs et les plus faciles à appliquer car allant dans le sens de la pente de la facilité quelle que soit leur nocivité. En outre le naufrage dans la démagogie a tendance à étouffer toute velléité de réforme sérieuse et de rigueur dans le gouvernement du pays. Après qu’une candidate a proposé la distribution de 200 € sur l’argent public par personne et par mois, qui pourra parler de réduction du déficit public et de la dette publique qui pèsera sur les générations futures ? Le seul espoir tient au bon sens populaire. Les politiques ayant actuellement le vent en poupe baignent dans la démagogie. Il n’est pas certain que cela plaise forcément dans les profondeurs du pays. On se souvient des propositions de revenu universel qui avaient entraîné l’effondrement de la candidature de Benoît Hamon en 2017 […] Le bon sens populaire est le dernier filet de résistance à la démagogie et le vertigineux déclin qui l’accompagne. Dans les six mois à venir, il peut y avoir de l’espace pour un candidat exprimant la voix de la vérité et de l’intérêt général, mais ce n’est pas gagné, loin de là…

MT

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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96 commentaires pour Sous le signe de la démagogie… (pour Atlantico)

  1. socratedefrance dit :

    Certains, en commentaire, n’ont vraiment pas l’air de comprendre les principes de la dette et du déficit de l’Etat.
    40 ans où les débats se reduisent à un ping pong entre ceux qui veulent imposer une austérité de Moins Shaolins et les adorateurs (laïques???) de l’Etat providence.
    Entre la peste et le choléra, je choisi la « bonne santé ».
    Rappelons que cette dette, qui relève plus de la cavalerie qu’autre chose est vitale tant pour les créancier que pour l’emprunteur.
    Oui le ratio dette/intérêts remboursés est monstrueux.
    N’oublions pas que 97% de l’argent qui circule n’existe pas et se matérialise par un simple jeu d’écriture comptable: personne n’a intérêt à ce que système s’effondre. Pour gagner de l’argent les banques privées seront toujours prêtes à fournir de l’argent (virtuel).
    Il serait peut-être temp pour nos politiques de redevenir sérieux:
    – L’uns en arrêtant de faire culpabiliser le peuple en agitant le chiffon rouge d’un ration dette/PIB qui ne correspond à rien.
    – Les autres, en laissant croire que l’on peut financer tout et n’importe quoi…et surtout financer des gens qui s’en remette à la générosité de l’état.
    La dette peut être vertueuse si elle sert essentiellement à des investissement lourd, créateur de richesses à moyen et long terme (éducation, démographie, infrastructure, technologie et recherche).
    La dette n’a pas vocation à pallier ceux qui ne veulent pas prendre leur part de responsabilité dans la création de richesse.

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    • Pheldge dit :

      « La dette peut être vertueuse si elle sert essentiellement à des investissement lourd, créateur de richesses à moyen et long terme ». Oui, nous sommes d’accord, mais au bout de 40 années sans voir aucun ROI, avouez qu’il y a comme un problème, non ?
      Je vous laisse méditer cette phrase célèbre de Albert Einstein qui dit: « La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose et d’espérer des résultats différents »
      Par ailleurs, depuis quand l’état produit-il des richesses ? ce n’est ni son rôle ni sa fonction !

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  2. Astriate dit :

    Le même schéma s’observe ici au Congo. À la veille des législatives, les députés se sont enfin souvenus de leurs électeurs.

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  3. Georges dit :

    Copie conforme de la politique américaine .

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  4. Citoyen dit :

    Bien sûr, Maxime, qu’à la veille d’élections, et dans ce pays probablement plus qu’ailleurs, on assiste à une déferlante de démagogie inquiétante sous bien des aspects, car cela va en s’amplifiant à chaque élection.
    C’est la surenchère qui est inquiétante …
    Les promesses de gabegie qui sont faites, pour s’acheter un électorat, sont d’autant plus faciles à faire qu’elles le sont avec l’argent des autres, dans un pays qui n’a plus de sous, et endetté jusqu’à plus soif … Ce qui n’en fait certainement que des promesses de Normands : Peut-être bien que oui …, peut-être bien que non …
    L’exemple, pour ne citer que celui des 100 euros « rendus » à presque tout le monde, parle de lui-même … On essaie de faire croire que l’on donne une obole, pour compenser l’inflation, à des gens qui, en taxes, en on payé 100 fois plus dans l’année qui précède …
    Cela se passe volontiers de plus de commentaires …

    Par contre, vous développez le sujet de la sécurité routière, en pensant évidemment à la proposition de Zemmour, sur le 90 et le permis à point … Sauf que là, pour le coup, ce n’est pas de gabegie qu’il s’agit, mais de rectifier des ineptie, qui sont le résultat de la démagogie du passé … Sujet, pour lequel Zemmour a raison, et n’a rien de démagogique.
    Surtout s’agissant du 90, où le micron avec son abruti de PM, on fait absolument n’importe quoi …, il est bon que quelqu’un se propose de rectifier ces âneries …

    Quant à la sécurité routière en général, Maxime, beaucoup a été dit depuis longtemps, et surtout des âneries … Une chose est sûre, ça n’a pas grand chose à voir avec la vitesse, mais avec les aptitudes de ceux qui sont au volant … Question de comportement.Trop long à développer ici …
    Les limitations, telles que pratiquées, et le racket qui est associé avec les radars, sont des inepties, qui ont fait que Sarko s’est fait sortir, à juste titre …

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    • Citoyen dit :

      Houlà, quand j’ai posté mon commentaire, je n’avais pas vu que le sujet de la route et le racket associé avait déjà provoqué pas mal de débat … Ce qui est une bonne chose …
      Pour le coup, je partage bien évidement sur ce sujet, ce qu’en disent : H, Pheldge, laregie41, socratedefrance, et éventuellement d’autres …

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  5. Stanislas dit :

    Je reprends deux points du texte

     » la distribution de 200 € sur l’argent public par personne et par mois, »

    Si vous finissez par admettre que le but actuel des salariés des intérêts privés au pouvoir mais aux ordres pour mettre une grande partie des manants au pied est de sortir du schéma politico-économique actuel de la France basé sur le soutien intergénérationnel et l’entraide par transfert financier des nantis et bien portants aux humains défaillants sous toutes ses formes, alors le revenu universel prend corps dans un cadre utilitariste qui est devenu celui que nous vivons.

    Mr Tandonnet la chute de votre texte est celle ci..
     » un candidat exprimant la voix de la vérité et de l’intérêt général »

    Si un candidat vous lit, on n’est pas sorti le cul des ronces, bien au contraire.
    1° « L’intérêt général » est employé jusqu’à l’usure dans les avis du cercle sciento-politique « aux seules fins de limiter la propagation de l’épidémie du sars cov2 ».
    Or pour rappel, c’est donc à ce titre que des lois et des décrets sont enfilés les uns derrière les autres dans les dortoirs législatifs pour nous contraindre excessivement, sévèrement mais progressivement.

    2° Service d’intérêt général est un concept sorti des caves de Bruxelles, qui n’a rien à voir avec la notion de services publics à la Française. L’intérêt général pour le sièges des multinationales européen est celui qui permet de bâtir un « service d’intérêt général » avec des entreprises privées.

    C’est le cadre du secteur électrique actuel par exemple, où on voit gentiment s’opérer des transferts d’investissements publics vers le privés, du réseau complet, alors qu’ils sont payés par les manants.

    3° Si on suit la logique du paragraphe 2, on réussit donc à accepter le fait que tout secteur, quel qu’il soit, qui doit servir la population, puisse le faire sous conduite hybride d’un PPP (partenariat public privé) ou sous toute autre forme de privatisation qui est selon moi, une extorsion des actifs de la France pour éliminer progressivement la gigantesque dette privée dont personne ne parle mais qui est chargée d’un amas gigantesque de créances irrecouvrables.

    Exemple : Quand on parle d’EDF et sa dette …blablabla… il est rare d’entendre parler des 10 à 15 milliards laissés sur le carreau après des achats d’actif dont le prix a été surestimé ou des affaires foireuses lors de sa course à la taille critique internationale juste après sa privatisation relaté dans un rapport cour des comptes..
    Si on commence à parler des autoroutes…

    Tout est lié, tout. Gaffe aux mots.
    Je précise que je ne bouffe à aucun ratelier, que je n’ai appartenu à aucun parti (sauf quelques mois pour faire plaisir à des copains) mais tout simplement je conçois depuis des decennies qu’un homme politique au plus haut niveau est d’abord un représentant de « l’intérêt général ». Celui qui nous dessert..

    Faudra que je revienne sur les 200 balles par mois par transfert et non par endettement, si j’ai le temps aujourd’hui..

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    • Stanislas dit :

      Petite précision
      Je sais qu’ici il y a des personnes qui sont pour le démantèlement du « service public » pour un service « d’intérêt général ». Pas de problème,
      Il faut comprendre de mon texte précédent qu’un service effectué par un « privé ne me dérange pas dans la mesure où son exercice relève de la sphère strictement nationale, donc contrôlable par la « volonté démocratique » d’un état défini dans le cadre de lois en surplomb qui régissent les intéractions entre individus de cet espace, et non pas l’optimisation des normes du business international financier ou non pour contraindre les individus à s’y soumettre progressivement

      Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, je n’ai pas fait littéraire et vu ce que je lis aujourd’hui, je vais le regretter car je n’arrête pas d’ouvrir les dicos pour remettre les mots dans leur sens premier..

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    • Pheldge dit :

      Stanislas, la notion de « service public » est très subjective : certains ici ne seraient pas dérangés par un « service public de l’alimentation » pour que « l’état contrôle les prix » et empêche les grands groupes de « se gaver sur le dos du peuple » … Le souci c’est que ça ne marche pas, nulle part, ni en URSS, ni au Venezuela ni ailleurs. Il est sain que le consommateur connaisse le véritable prix d’une marchandise, ou d’un service, et quand c’est géré par l’état, la tentation est grande pour les politiques au pouvoir, d’afficher un prix bas, ou une prétendue gratuité, en faisant payer l’addition par le contribuable, sans parler de la tentation de surgonfler les effectifs, pour diminuer le chômage, tout en distribuant des boulots de complaisance, niant ainsi toute recherche de rentabilité.
      La gestion étatique a été résumée par l’affligeant Flamby en « ça coûte rien, c’est l’état qui paye ».!
      Sauf que l’état se sert dans nos poches, via les 400 et plus impôts et taxes notamment la TVA et la TICPE que tout le monde paye, mais ça, on l’oublie trop souvent, et qu’à la fin, ça nous coûte souvent bien plus que la concession au privé.

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    • Stanislas dit :

      Pheldge

      Je m’attendais bien à vous voir surgir sur ce sujet.

      1° je ne fais pas votre erreur de faire du benchmarking avec d’autres pays, parce que l’histoire et les moeurs différent, et que le benchmarking consiste dans ce cas à repérer les meilleures pratiques ailleurs pour les mettre en compétition avec nos plus mauvaises.. C’est une technique de cost killer (tueur de coût) de rentabilité de très court terme qui n’a rien à voir avec le fonctionnement d’un pays qui doit penser à long terme pour les générations qui viennent;

      2° Votre argumentation sur la notion de « véritable prix » est une purée aux dix légumes, vous pouvez tout y mettre dedans et ça n’arrête jamais mais développer ça même très simplement prendrait plusieurs pages..
      Bon soit, Restons simple par rapport à « véritable prix » Un slip fabriqué à Paris aura un véritable prix plus important que le même slip fabriqué à Jamalpur..
      C’est avec cet arnaque intellectuelle qu’on se retrouve en France à ne plus rien fabriquer en produits de base…Le problème c’est que le personnel qui pourrait fabriquer des slips devrait aussi partir …..à Jamalpur

      3° Pour le reste mon bon monsieur, vous devriez être bientôt heureux, votre désir de ne participer en impôt et taxe, qu’à ce que vous utilisez, pourrez bien prendre corps dans les prochains mois ou prochaines années.

      Ca se trduit en gros par « je ne vois pas pourquoi je paierai pour l’école parce que j’ai pas de gosse »
      ou
      « je ne vois pas pourquoi je paierai pour la SNCF puisque je ne prends jamais le train »
      ou
      « je ne vois pas pourquoi je paierai pour la sécu puisque je suis en pleine forme »

      on y va mon bon monsieur..

      mais attention fini les prix uniformes d’un bout à l’autre de l’hexagone quelle que soit votre situation géographique, salariale…. et comme tous les secteurs économique sont en oligopole, vous paierez plus cher…..jamais moins cher

      D’autre part vous devez être pour une diminution de la population parce qu’un poste salarié, fut t’il ‘de complaisance » ou pas, c’est un salaire qui repart en consommation, donc en emploi, et en impôt et taxes..

      Je précise que je ne n’ai jamais appartenu au secteur public…

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    • Pheldge dit :

      MT, il ne faut pas être excessif, ni dans un sens ni dans l’autre, et on peut discuter de tout, sans tabous. Concernant l’enseignement par exemple, le système anglo-saxon reproduit je crois en Asie, implique l’étudiant dans le financement de ses études. Chez nous, c’est « gratuit », et tout le monde a le « droit » de s’inscrire en fac, résultat, les facs sont engorgées et le taux d’échec en première année dépasse les 60 %, tout ça pour ça ? n’y a-t-il pas matière à réflexion ? si bien sûr, par contre le débat est interdit, parce que c’est un tabou de la république !
      L’administration ? avec l’évolution technologique et l’accès Internet, n’y a-il pas des pistes, pour réorganiser, ou bien faut-il continuer à dépenser de l’argent pour maintenir des bureaux coûteux et inefficaces, argent qui serait mieux dépensé ailleurs ? Prenez la DGFIP, entre le prélèvement à la source, et la déclaration en ligne, sa charge de travail a été considérablement allégée, non ?

      Je ne suis pas un ayatollah de la privatisation, mais dans un pays où on voue un véritable culte à l’état, malgré une efficacité grandissante, une faillite de plus en plus visible dans ses missions régaliennes, où on croit que le gouvernement et l’état ont les solutions miracles et indolores à tous nos problèmes, où depuis 50 ans on applique avec une régularité qui force l’admiration, les mêmes mauvaises solutions aux résultats catastrophiques, il serait temps de sortir la tête du sable !

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    • socratedefrance dit :

      Oui, mais comme je l’avais déjà dit:
      Depuis 50 ans, notre dette équivaut à ce que nous avons remboursé en intérêts d’emprunt.
      Intérêts que nos élites dirigeantes ont décidé (sans l’accord du peuple) à verser aux banques privées depuis 1970.
      C’est un peu gros tour de même de faire croire aux français que le poids de la dette est dû à un état trop dépensier : les banques se gavent de nos impôts depuis 70 et ça c’est factuel. Sans les intérêts d’emprunt notre dette serait à 0 mais sans optimiser quoique ce soit dans notre administration.

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    • Pheldge dit :

      socrate, je vous invite à lire comment le gouvernement pouvait emprunter « grauitement » auprès de la banque de France, en escomptant ses effets : https://www.contrepoints.org/2011/12/26/61979-lattaque-infondee-contre-la-loi-rothschild
      Et bien sûr, ma Banque de France avait toujours des réserves illimitées, permettant aux gouvernements successifs de s’endetter « sans frais », puisque de toutes façons, c’est « dans l’intérêt général » … Niveau économie, on n’est pas loin du « ça coûte rien c’est l’état qui paye » de Flamby, bravo !

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    • socratedefrance dit :

      Pheldge, merci pour le lien.
      Le problème n’est pas que l’état empruntait gratuitement, l’état créait de la monnaie, ce qui n’est pas la même chose.
      Le risque était de créer plus de monnaie que de richesse, ce qui devaluait automatiquement la valeur de la monnaie.
      L’argumentaire de votre auteur ne tient pas :
      – il est binaire sur l’inflation. Soit il y en a trop soir il n’y en a pas. Il n’envisage pas le cas d’un système où l’inflation reflète correctement la croissance et donc la création de richesse (qui comptablement correspond à une augmentation justifiée de la masse monétaire).

      Il n’y a rien qui justifie la loi rotschild si ce n’est la volonté pour quelques un de s’enrichir sur le dos de l’état et donc des français.
      Le meilleur exemple est le Japon : l’état est fortement endetté mais il n’emprunte qu’au près des citoyens japonais. Sa dette est donc souveraine, le Japon n’enrichi pas des banques privées étrangères.

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    • Pheldge dit :

      et comment font-ils « ailleurs », comment se débrouillent-ils pour ne pas sombrer dans la misère ? en passant si on avait continué avec ce système, je préfère ne pas imaginer le prix des marchandises importées aujourd’hui, à force de créations de monnaie de singe, et de dévaluations …

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    • Pheldge dit :

      j’ajoute qu’il est facile d’accuser les banquiers quand ce sont les politiciens en charge qui ont souscrit les emprunts en notre nom, nous engageant financièrement … un peu comme si dans les affaires des « emprunts toxiques » souscrits par de dangereux irresponsables on accusait Dexia … ou encore comme si on rendait le barman responsable de l’ivrognerie de son client !

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    • Citoyen dit :

      Ha ha ! je n’avais pas parcouru le commentaire de socratedefrance, mais c’est hallucinant … Bien vu, Pheldge.

      socratedefrance, il n’y a que le merluchon pour soutenir ce genre d’affirmation, et les acolytes de la même espèce, ou associés … Eux, ont des « excuses » (si l’on peut dire), pour affirmer ces délires. Et il est facile de comprendre leurs motivation : Ce sont des naturellement des parasites des contribuables … C’est leur existence … De fait, leur compréhension de l’économie très orientée est plus que partiale, et ils ne s’en cachent même pas … Chez eux c’est normal, c’est leur nature …
      Alors, pour tenir les mêmes propos …, vous en seriez ?
      Rassurez-nous ….

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    • socratedefrance dit :

      L’amphigourisme n’étant pas un style littéraire, j’ai eu quelque mal à comprendre votre propos.
      Dénoncer ce tabou sur la dette c’est être d’extrême gauche?????
      C’est bien à cause de ces raisonnements binaires que je ne suis ni de droite ni de gauche.
      L’utilisation que l’on fait de nos richesses peut être sujet à discussion en fonction de nos orientations politiques (plus ou moins d’état providence, taille de l’administration etc).
      Personnellement (cela ne veut pas dire que j’ai raison) je suis contre l’état providence qui émoussé la notion de responsabilité individuelle.
      En revanche, ne vous en déplaise, le discours sur la dette fait rigoler n’importe quel étudiant en première année de comptabilité. Notre dette actuelle est constituée exclusivement de la charge de la dette payée depuis 1970: ni plus ni moins.
      Donc la tentative de « gauchiser » mon discours, vous repasserez après avoir étudié (ne serait-ce quelques notions) les grands principes d’économie et de finance s.

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    • Pheldge dit :

      vous êtes incroyable … et comment donc, ont fait les Allemands qui ont eu en plus à gérer le coût de la réunification, pour avoir une dette à 59 % du PIB quand la notre caracole à 120 % ? la dette n’est pas un tabou, mais une réalité, qu’on finit toujours par payer, d’une façon ou d’une autre !

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    • socratedefrance dit :

      Je vous propose ce petit article des Echos.
      Il ne répond pas à tout mais il présente les choses sous un autre angle.
      https://start.lesechos.fr/societe/economie/annuler-la-dette-publique-pour-ou-contre-1291354

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    • Pheldge dit :

      quel article désespérant … je cite « la capacité d’un pays à rembourser dépend de sa capacité à se faire financer dans les années futures, c’est-à-dire la possibilité d’emprunter à nouveau. » Alors qui va prêter à un pays qui n’a pas remboursé sa dette précédente, et continue, comme si de rien était à vivre au dessus de ses moyens, avec l’argent des autres pays, plus vertueux ? Si au moins il s’agissait de financer des investissements … las, ça fait 40 ans qu’on procède de cette façon et qu’on s’enfonce toujours plus !
      Les gens qui tiennent ce genre de discours, sont fonctionnaires planqués et protégés, et n’ont certainement jamais risqué un centime de leur poche, sinon, ils n’écriraient pas ça !
      Pour les détenteurs nationaux, assurances, banques, via les titres d’état, le non-remboursement de la dette publique revient à spolier l’épargnant, soit directement, soit par l’inflation.
      pour l’autre moitié détenue par des étrangers, annuler la dette, je doute que ça se passe bien pour nous par la suite …
      Quand la France, ou plutôt son dirigeant annule la dette des pays africains, la perte est compensée … par l’état, donc par nos impôts. Je crains que nos créanciers soient bien moins conciliants …
      La MMT est une vaste fumisterie,!

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    • socratedefrance dit :

      Bon, je n’insiste pas.
      Je voulais juste vous montrer que la question de fond n’était pas le remboursement de la dette mais voulait simplement expliquer c’est qu’est cette dette et comment elle fonctionne;
      Or, autant le discours sur « comment dépenser et investir » est fondamental, autant il apparaît que le discours politique sur la dette est une fumisterie intellectuelle.
      Dire que la dette n’est pas un problème est très loin de dire que l’on peut dépenser tout l’or du monde. C’est cette supercherie que j’entend depuis 40 ans dans la bouche des politique qui m’exaspère. Et je vois bien que la musique a fait sont chemin et que la doxa est toute imprégnée de ces préjugés. C’est dommage….mais bon, si le peuple est saitisfait de ces postulats « hors sol », je m’incline…depuis François I, la France (et aucun autre pays) n’a remboursé sa dette.
      L’Algérie a un tx d’endettement de 12% de son PIB (l’un des plus bas du monde): et après?
      Remarquez que ce ratio (qui ne veut rien dire en soi car on compare des torchons et des serviettes) est du même ordre de grandeur pour tous les pays (70 à 130% du PIB).
      Pour l’Allemagne les choses sont en train de changer, il faudrait également rajouter la dette des Landers contrairement à nos collectivités locales qui, si elles font bien usage de l’emprunt pour gérer, n’en détiennent pas moins un fond d’actif supérieur à la dette de la France: cela relativise beaucoup les choses;

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    • Stanislas dit :

      On peut toujours discuter à l’infini de tout ça. moi je vais faire mon scientifique basé sur les preuves

      – celles qui montrent qu’une privatisation d’un réseau ou d’un investissement collectif issu de l’impôt, quel qu’il soit, coûte moins cher à terme pour le client et de manière uniforme une fois retiré évidemment l’augmentation annuelle des dividendes..

      – celles qui montrent que la dépense publique calée sur le PIB a un sens, y compris avec la technique du benchmarking habituel avec d’autres états

      – celles qui montrent l’état de la dette privée gigantesque et ses montagnes de créances pourries

      et puis accessoirement j’aimerais qu’on discute du CICE, le transfert incroyable de 90 milliards d’euros au secteur privé pour la création et la « préservation de 100 000 emplois …..peut être
      le CICE fait partie du système de transfert de biens publics pour éviter la faillite du système…

      allez Pheldge au boulot, et après on discute de tout ça avec les mêmes bases..

      bon courage…

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    • Citoyen dit :

      MDR !… socratedefrance
      Et c’est vous qui proposez de repasser après avoir étudié les grands principes d’économie et de finance !.. Alors que vous ne comprenez pas des éléments de base !. Merci pour la rigolade …
      Par curiosité, je suis allé voir le lien que vous proposez. Dans la première partie, de banale présentation, j’ai trouvé une phrase au contenu un peu sérieux qui résume le sujet :  » la capacité d’un pays à rembourser dépend de sa capacité à se faire financer dans les années futures, c’est-à-dire la possibilité d’emprunter à nouveau. »
      Mais un peu plus loin, j’ai éclaté de rire au propos d’un certain Baptiste Bridonneau « doctorant en économie ». Pour faire simple, cela ressemble à des délires dans le style de Piketty !… C’est dire …
      Et après cette tranche de rigolade, il y a un autre intervenant plus sérieux, prof à Bordeaux, qui compense …
      Piqué par la curiosité, je suis allé voir le pédigrée du dit Bridonneau … Pas de surprise, j’ai explosé de rire. Je m’en doutais. A eux seuls, les sigles pour les publications, parlent d’eux-mêmes, sans avoir à préciser d’avantage : Terra-Nova, Alternatives économiques, Médiapart, CNRS, Le Monde …et j’en passe … Pas besoin de faire un dessin.
      Autant dire que les pseudo-économistes de cette trempe, ne sont pas difficile à décrypter …
      C’est le genre de personnage qui ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que le roulage de la dette est permanent, et que le défaut à un moment donné, ferait naturellement fuir tout nouvel investisseur. Donc, plus de moyen de d’emprunter à nouveau, puisque le vol a été institué … Ce qui veut dire : plus de moyen de payer les fonctionnaires !… Sans évoquer les conséquences, où, puisqu’il s’agit de vol, les créancier spoliés seraient légitimes à tirer dans le tas …
      Mais c’est un autre sujet …
      Comme je l’ai déjà dit, ceux qui se goinfrent sur la dette ont tout intérêt a affirmer que la dette est une vue de l’esprit, et qu’il n’y a pas lieu de la rembourser.
      Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi …
      La dette, c’est le cumul des déficits de tous les budgets, sur près d’un demi siècle. Et le déficit, de chaque année, sert uniquement à payer la masse salariale des parasites ponctionnaires surnuméraires … Ceux que les prélèvements obligatoires, qui sont déjà à un niveau record, ne peuvent pas assurer seuls…
      C’est ça l’élément important. S’il n’y avait pas de parasites ponctionnaires en surnombre à alimenter, il n’y aurait pas de déficit …, donc pas de dette …
      Vous savez certainement de quoi l’on parle, quand on évoque les parasites ponctionnaires. Il s’agit de ceux qui vivent sur le dos des contribuables, et qui ne sont strictement d’aucune utilité à ceux qui les nourrissent … Donc des poids morts …
      Ce n’est pas un hasard, si j’ai fait allusion au merluchon. C’est parce qu’il est un représentant des plus significatifs de cette catégorie …, qui englobe l’essentiel de ceux qui à gôche (et pas qu’eux) sont dans la politique ….

      En fait, c’est vous qui avez besoin de comprendre les notions de base de l’économie, qui vous échappent … Mais vraiment à la base !…
      Pour votre gouverne, et à titre d’info, le cumul des intérêts ne sont pas équivalent au montant de la dette, mais à peine à la moitié du montant !

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  6. Isabelle dit :

    Regardez cette interview des journalistes Davet et Lhomme sur Emmanuel Macron. C’est édifiant:

    Malheureusement, peu d’hommes politiques ont aujourd’hui le niveau pour présider la France.

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    • Pheldge dit :

      après avoir dézingué Sarkozy, puis ridiculisé cet imbécile prétentieux de Flamby qui pensait les aider à rédiger une hagiographie, voici leur opus sur Macron. Personnellement je ne l’ai pas attendu pour me faire mon opinion sur l’individu …

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  7. Ikook dit :

    Entre la démagogie des covido-candidats, il vaudrait mieux aller écouter Philippot dont voici les projets:
    Fin du pass sanitaire et du masque. Aucune restriction de déplacement. Inconstitutionnalité des confinements. Pérennité de la maison individuelle et de l’argent liquide. Fermeture des ARS. Suppression du conseil constitutionnel. Nationalisation des énergies (gaz / electricité). Baisse des taxes sur les énergies (gaz/electricité/essence). Fin des traités de libre échange au niveau agricole, réduction drastique des pesticides et accompagnement vers une agriculture respectueuse et saine et le plus possible bio. Interdiction de l’écriture inclusive. Cahiers de doléance. Déplastification de l’économie. Nationalisation des autoroutes. Reprise des programmes de recherche.

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    • Pheldge dit :

      et comment finance-t-il tout ça ? Philippot est un énarque, ça serait financé par des impôts, c’est la seule chose qu’ils connaissent …

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  8. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,

    Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de l’illusion, du mensonge et de l’arnaque.
    Sous toutes les Républiques qu’a connu la France, le mensonge a existé, mais force est de constater que depuis 4 ans le mensonge, l’illusion et l’arnaque sont devenus les étendards, les symboles de la Macronie.
    Cependant les autres politicards des différents partis, ne se privent donc pas de nous raconter des fadaises, des mensonges, de nous faire des promesses d’une bêtise incommensurable. La démagogie, la vanité, l’égocentrisme, la veulerie, la duplicité, l’opportunisme, la lâcheté sont devenus leurs mots fétiches.
    Il serait temps d’inventer un vaccin contre la bêtise politicienne.
    Ce qui m’attriste, c’est le fait que « les méduses vivent depuis 650 millions d’années sans cerveau, cela donne de belles perspectives à nos politiciens. car chez eux en matière de bêtises pour ne pas dire un gros mot, il n’y a jamais d’éclipse!

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