Lecture: Dessine-moi une Eglise, Emmanuel Belluteau, Balland 2021

L’incendie de Notre-Dame, le 15 avril 2019 s’est imposé comme un emblème de la crise profonde que traversent l’Eglise catholique et au-delà le christianisme en France. Dans un ouvrage aussi dense que passionnant, Emmanuel Belluteau, président de l’Office chrétien des personnes handicapées qui mêle expériences personnelles et références évangéliques, ne lésine pas sur la gravité du constat. D’ailleurs, il n’hésite pas à citer des paroles cinglantes de Bertrand Vergely dont le mérite est d’inviter à un débat sans tabou: « Le christianisme, qui est originellement une religion de vie, est tombé en décadence. Il est devenu un ordre conservateur frileux […] * ».

Comment en sortir? A juste titre, E. Belluteau évite les sujets polémiques et autres serpents de mer habituels autour de la la réforme de l’Eglise catholique (par exemple la question du mariage des prêtres) qui divisent plus qu’ils n’apportent de solution. Il nous entraîne bien loin de toute forme d’hystérie pour se concentrer sur l’essentiel à ses yeux. Son intérêt se porte bien davantage sur l’état d’esprit de l’Eglise, évidemment l’Eglise au sens le plus large de la communauté des catholiques et même au-delà, de tous ceux qui se reconnaissent dans le message évangélique.

En 11 brefs chapitres, il propose un retour aux sources de la religion chrétienne et de ce message évangélique « Ce n’est pas en recourant à des solutions toutes faites que nous rebâtirons l’Eglise, ni par des pansements ou des formules faciles. Il nous faut au contraire revenir à ce qui constitue le cœur du témoignage que nous avons à porter et remettre ces fondamentaux au centre de la réflexion pour relever l’Eglise que nous aimons […] On a coutume de dire que c’est au sort qu’elle réserve aux plus fragiles de ses membres qu’on juge une société. Il en va de même pour l’Eglise, qui a tant fait pour affirmer la dignité de toute vie, qui a souvent été la première – et parfois la seule – au chevet des pauvres et des affligés et qui aurait tout à gagner à se souvenir de cette priorité […] Parce qu’ils ne peuvent souvent vivre que l’essentiel, sans calcul et sans artifice, les plus fragiles nous donnent à voir, dans la vérité et la simplicité de leur existence chahutée par la maladie ou le handicap (physique, mental, psychique, social), un témoignage étonnement proche du message évangélique. »

L’auteur met en avant les piliers d’un renouveau de l’Eglise tel qu’il l’envisage. Il préconise par exemple de redécouvrir le sacrement de la joie, au cœur de l’héritage du Christ: « Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » De même, il valorise le message d’audace et d’optimisme qui imprègne les Evangiles: « Pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi? » Une Eglise, fière et humble, mais aussi forte et fragile ne doit jamais céder à la facilité du siècle et savoir tenir un cap dans la tempête « pour annoncer à un monde qui doute, y compris à contre-courant et parfois « en défendant l’homme contre lui-même » (Jean Marie Lustiger) que Dieu sauve et que la pardon est toujours possible. »

Enfin, l’auteur lance un appel à la fraternité qu’il illustre d’une anecdote bouleversante, à l’image de tout son livre: « Au cours d’un pèlerinage qu’il effectuait avec sa famille à medjugorje […] un journaliste a demandé à l’un de nos jeunes amis, Thibaud, s’il espérait être guéri miraculeusement de la myopathie qui l’empêchait de vivre normalement. Sa réponse a été édifiante pour tous ceux qui se trouvaient là […] Après avoir réfléchi un instant, Thibaud a relevé la tête vers son interlocuteur et lui a dit de sa voix faible et belle qu’il ne le souhaitait pas si les autres personnes souffrant de cette affection n’étaient pas guéries aussi! »

Je recommande chaleureusement la lecture de ce livre, mince par le volume mais épais par la richesse des sentiments et de la pensée qui l’inspirent et l’animent.

* La tentation de l’homme Dieu, le Passeur, 2015.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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38 commentaires pour Lecture: Dessine-moi une Eglise, Emmanuel Belluteau, Balland 2021

  1. cyril dit :

    c’est toujours un bonheur pour moi d’entrer dans une église et de contempler l’architecture et ressentir la vie de ce monument

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  2. Annick Danjou dit :

    http://www.nicematin.com/securite/litalie-premier-pays-de-lue-pour-le-nombre-des-afghans-evacues-selon-le-chef-de-la-diplomatie-710776

    Aurons nous besoin d’églises ou de mosquées? les italiens nous donnent une partie de la réponse. Ils sont très fiers, mais ont-ils demandé l’avis des citoyens?

    Donc Afghans en Italie…Afghans à Nice grâce à Hérou qui doit déjà être en embuscade et Afghans partout en France venant rejoindre la cohorte de tous ceux évacués par la France!!!

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  3. radjun dit :

    Acheté. Merci pour votre conseil. Je vais aussi commander la Tentation de l’homme-Dieu… Bravo pour votre blog toujours très intéressant et source de réflexion. Béatrice B. Valleix – van Vollenhoven

    >

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  4. Anonyme dit :

    pas pour Moi,,,,Merci michel43

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  5. Zonzon dit :

    La lecture de ces 6 premiers commentaires donne à penser que l’on va voir et entendre, si Dieu le veut, toutes sortes de choses torrides dans ceux qui vont suivre !
    Après celui qui cite JP2 – le meilleur homme du XXème siècle – je tiens à ajouter subito Benoît XVI qui n’est pas mal non plus.
    A+

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  6. Mary Preud'homme dit :

    Les prêtres font voeu de célibat mais pas de chasteté, cherchez l’erreur ? Alors que les hommes mariés doivent s’interdire sous peine de péché mortel de convoiter une autre femme ! Idem pour les épouses…
    Et quid de la double peine infligée à l’un des divorcés (privé de communion) même s’il a dû subir (à son corps défendant) une séparation douloureuse doublée d’une trahison (et ne serait donc en rien responsable de l’infidélité de son conjoint qui s’est terminée par un divorce imposé).
    Où l’on voit dans ce cas le manque de charité chrétienne et de compassion élémentaire de tous ces moralistes à la petite semaine qui devraient bien relire et méditer les Evangiles selon l’esprit et non selon des règles rigides condifiées par une Eglise institutiionalisée, rétrograde et figée.
    Et dans le cas cité en premier le manque total de logique, sinon de réalisme .

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    • Mildred dit :

      Vous lisant comment ne pas songer à cette conversation entre deux prêtres, le premier disant : « Tu crois que nous verrons le mariage des prêtres, de notre vivant ? »
      Et l’autre de lui répondre : « Nous non, mais nos enfants, certainement ! »

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    • Zonzon dit :

      Évoquez-vous des expériences vécues ?

      Les prêtres font voeu de chasteté bien sûr ! Et pour assumer pleinement leur mission il est préférable qu’ils ne soient pas affligés d’une épouse.

      Maintenant si l’on veut un clergé au rabais …

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    • Annick Danjou dit :

      Mildred moi je connais l’enfant et « la femme »d’un curé de mon village. Elle était institutrice et lui était un bel homme qui nous a mariés.
      Votre blague m’a bien fait rire.

      Vous connaissez celle du curé qui réveille sa compagne encore au lit d’une claque sur la fesse en lui disant :  « debout la Marie le vicaire arrive. »

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    • Allons bon une épouse peut-être affligeante? J’ y crois pas… Dieu ne peut pas l’avoir voulu ainsi. 🙂

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    • Mary Preud'homme dit :

      @ Zonzon
      Rien à voir avec une expérience vécue « directement' » car n’étant pas divorcée.
      Mais connaissant bien ce problème affronté par nombre de personnes de ma connaissance abandonnées du jour au lendemain par un mari ou une femme volage, et donc victimes confrontées à un divorce dont ils n’ont pas voulu et qui leur fut néanmoins imposé. Auquel cas il ne leur restait plus, sauf à être exclues « inexorablement » de la communion et à différentes participitations au culte, telles que lectures ou préparations aux sacrements, à être condamnées à rester seules jusqu’à la fin de leur jour.
      Où l’on voit le niveau de compassion sommaire et dévoyé de ladite église apostolique et romaine n’ayant manifestement rien à voir avec celle des premiers temps.
      Quant à la chasteté, quelle rigolade, sachant qu’il n’y a pas plus tordus que les frustrés, au premier rang desquels doivent manifestement figurer quelques prêtres, religieux et religieuses, dont la prétendue vocation dissimulerait en fait – à en juger par les affaires de pédophilie dont regorge l’actualité depuis quelque temps – des refoulements méritant d’être mis à jour et non « frauduleusement dissimulés » sous le boisseau, voire maquillés en vertus !

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    • Zonzon dit :

      @ Mildred
      Peut-on rire de tout ?

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    • Annick Danjou dit :

      Zonzon personnellement je pense qu’on peut rire de tout et hélas maintenant on ne peut plus rire de rien!!!

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    • Zonzon dit :

      @ jfsadys-a.lugardon
      Les épouses, c’est encore rien mais il y a les enfants. 🙂
      Être fils de prêtre, cela ne doit pas être drôle tous les jours !

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    • Pheldge dit :

      à vous lire, on a l’impression que c’est très courant, voire banal. Heureusement, c’est très, très marginal.

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    • Annick Danjou dit :

      Je suis d’accord avec Mary car moi aussi j’ai connu beaucoup de cas identiques. D’autre part j’ai une amie belge qui après un divorce non voulue s’est remise en couple avec un prêtre. Il avait « exercé » dans les pays de Maghreb et avait connu pas mal d’aventures. Il allait d’ailleurs revoir ses anciennes amies revenues chez nous. Il continuait à aller voir ses collègues au presbytère et sa situation n’était pas dévoilée. Bien que nous l’appréciions ( il est décédé l’an dernier) nous n’aimions pas cette hypocrisie. Il vivait aux dépens de notre amie trop naïve pour voir le mal. Cette amie est athée mais elle a été heureuse avec lui.

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    • Mary Preud'homme dit :

      Annick Danjou, je vois que vous avez parfaitement saisi le sens de mon propos. Oui je le répète nombre d’hommes et de femmes sont contraints à un divorce dont ils ne voulaient pas et qui les font souffrir et pénalisent gravement leurs enfants. Et se font juger comme des coupables par des prêtres se bornant à appliquer des lois rigides et inhumaines. Des hommes et des femmes qui doivent donc subir la double peine, celle du rejet de leur conjoint et celle de l’Eglise. Ou alors la solitude jusqu’à la fin de leurs jours !
      Annick Danjour vous m’avez donc comprise, contrairement à Zonzon qui prend plaisir à faire l’âne pour avoir du son, sinon à tout accommoder à sa manière pour le seul plaisir de polémiquer en pure perte. Qu’est-ce donc que cette histoire de blancos à l’égard desquels je nourrirais soi-disant un ressentiment (moi blanche de peau et Française de souche depuis plus de cinq siècles) et de « malheureux clergé » alors que je n’ai fait reproche qu’à l’église institution son hypocrisie et la chape de plomb qu’elle s’obstine à imposer à ses clercs. Ce qui est d’ailleurs en tout point contraire à la charité, la compassion, la liberté et d’une manière générale aux enseignements de l’Evangile (« s’il te manque l’Amour tu n’es qu’un cuivre qui résonne etc…)

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  7. Alain De Vos dit :

    Je vous invite à lire Lumen gentium
    La plupart des hommes de notre pays ne voient pas pourquoi ils ont besoin d’être sauvés!
    Alors, ils traficotent des solutions bancales à eux au lieu de remettre leurs maux dans les mains de Dieu les éloignant de Lui qui sait ce qui est bon pour eux (Notre Père […] que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel).
    En effet, le témoignage est fondamental, c’est ce que le Christ nous a demandé de faire : porter la Bonne Nouvelle de l’Evangile auprès de tous. Alors, un peu d’écoute de cette Parole et la méditer. Voyons ce qu’il y a au fond au lieu de s’arrêter à la superficialité des hommes qui sont des pécheurs. Et Dieu aime tellement les hommes qu’il leur pardonne. Dieu est miséricordieux.

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  8. Stanislas dit :

    « Pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi?  »

    Le matérialisme, l’utilitarisme, la comparaison, l’envie, la compétition ont pris le dessus.
    L’intelligence artificielle a remplacé l’innée..
    Le siège social des catholiques a peut être une salle de trading…
    La spiritualité est devenue un appli numérique à charger..

    C’est peut être pour ça que 80 % de la collectivité adulte écoute Marron jupitre comme étant parole d’évangile…. Bon c’est vrai qu’il a multiplié les pains ces dernières semaines……… et les poissons d’avril..

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  9. cgn002 dit :

    Le « sacrement de la joie » chrétien, promesse vertueuse qui devra hélas se confronter à la promesse délétère d’ un islam infiniment triste …quoi que le discours prétende.
    La douceur et la tolérance chrétienne ne permettent pas de voir la menace d’une population envahissante, porteuse d un message intolérant, liberticide, exclusif, conquérant…
    Notre territoire ne se confond plus avec la chrétienté, et la réflexion aussi profonde soit elle de nos penseurs, qui sentent bien la fuite de nos repères originels, auront de plus en plus matière à traiter les conséquences de ce choc culturel (sans pouvoir l expriimer, tellement l exercice sera de plus en plus « compliqué « …)

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    • there dit :

      @cgn rien ne vaut pour se connaître que la rencontre avec l autre. Beaucoup de nos concitoyens sont des monsieur Jourdain, ils font du christianisme sans le savoir. Ils ont perdu la source d autres encore la renient. Voici d autres peuples avec d autres fois, cette rencontre qui tournera nécessairement à la confrontation violente va agir comme un électrochoc. Nous verrons ce qu il en sortira. L islam est une religion de guerre , mais le chrétien n est jamais aussi fort que lorsqu’il est faible, persécuté. Rien n est donc perdu …

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    • joelcamach dit :

      Tout à fait d’accord avec vous egnoo2. Et le nombre ? Quand nos media disaient que la France est le premier pays d’Europe pour le taux de natalité, j’ai eu un frisson… Non, l’avenir est sombre pour notre pays en voie de colonisation africaine.

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  10. Pheldge dit :

    MT, peut-on se cotiser pour en envoyer un exemplaire à François Imbroglio, au Vatican, à Rome ?
    Auparavant on aura pris soin d’en surligner les passages importants. Ça le changera de la théologie de la libération …

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  11. badin26 dit :

    Monsieur Tandonnet, vous avez raison, le célibat des prêtres est un épiphénomène qui a peu de choses à voir avec la situation de nos églises chrétiennes. Je parle en connaissance de causes, puisque, protestant luthérien, ma religion rencontre les mêmes problèmes que la catholique bien que le célibat des officiants ne soit pas la règle chez nous. Je crois que la démarche faite par l’église catholique au concile Vatican II – qui a provoqué, chez nous également, les changements qui ont affecté l’église catholique – a été une erreur au sens où la société était en train de perdre ses repères et la religion qui lui en proposait jusqu’alors a perdu ses anciens soutiens sans en gagner de nouveaux. Au moment où nous étions agressés par une religion prônant la violence comme la religion juive de l’ancien testament et la société de l’époque, il fallait au contraire montrer que cette humanité, ce pardon universel offert grâce au sacrifice du fils de Dieu ne pouvaient avoir pour origine qu’un message divin à un tel moment. Au lieu de cela, on a décidé d’abandonner la chaire, la messe en latin et la tenue particulière des officiants. Le dernier soubresaut avec Jean-Paul II fut extraordinaire, puis comme épuisée, l’église catholique s’est tue alors même que ses enfants les plus anciens étaient égorgés en Syrie! Quelle tristesse!

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  12. roturier dit :

    La Foi est une chose ; l’Eglise, organisation humaine pyramidale hiérarchique, une autre.

    Cette dernière, très peu pour moi.
    Trop de cadavres dans les placards dont l’inventaire n’a jamais été vraiment fait.

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    • laregie41 dit :

      Ce que vous dénoncez n’est pas l’apanage de l’Eglise, mais la caractéristique de n’importe quelle institution humaine. Votre constat peut être interprété comme une inclination à ne plus plus rien faire, ce qui équivaut à se perdre, au moins spirituellement.
      Pourtant de grands saints ont souffert de ce paradoxe, probablement bien davantage que la plupart d’entre nous, et ont revivifié l’Eglise, parfois de façon extraordinaire comme le mouvement franciscain. Malgré toutes les imperfections de ses membres, l’Eglise a, selon son Fondateur, les promesses de la vie éternelle.
      Pour conclure, je vous invite comme l’évoquait le Padre Pio à propos du problème du mal, à regarder la tapisserie du bon côté. Je pense que c’est ce que sous-tendent le livre d’Emmanuel Belluteau, et le commentaire de Maxime Tandonnet.

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    • there dit :

      @roturier en matière de cadavres dans les placards , il faut au moins reconnaître la volonté de l’église de les sortir (je parle des abus divers et variés notamment d’enfants, mais aussi d’adultes) et maintenant de les prévenir (on nous a clairement demandé de rapporter si des comportements de séminaristes étaient déviants) . On rêverait que d’autres institutions fassent le même travail (école, sport , colonies de vacances , sans parler des familles ) . Mais voilà , l’Eglise semble porter à elle seule tous les maux, c’est tellement simple . Comme je dis en plaisantant « on rêverait que les pédophiles ne soient que dans l Eglise, ce serait plus facile à éviter »

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  13. « C’est au sort qu’elle réserve aux plus fragiles de ses membres qu’on juge une société. »

    « Redécouvrir le sacrement de la joie . »

    J’aime.

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  14. Ping : Lecture: Dessine-moi une Eglise, Emmanuel Belluteau, Balland 2021 – Qui m'aime me suive…

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