Leçons de l’après premier tour des régionales (pour Atlantico avec M. Jean-Sébastien Ferjou)

En 2017, Emmanuel Macron voulait dépasser le clivage gauche-droite et parlait de nouveau monde. Face au relatif échec de sa stratégie, il s’est posé en rempart contre le RN. Affirmant d’un côté que le parti n’était pas républicain et qu’il était en mesure de gagner. A la lumière des élections régionales, cette rhétorique est-elle encore tenable ? Est-il encore possible d’utiliser le RN comme épouvantail ?

Les élections régionales peuvent en effet avoir un impact important sur l’équilibre politique des forces en présence. S’il se confirme que le RN ne gagne aucune région, pas même PACA, cela jette un fort doute supplémentaire sur les chances de Mme le Pen aux élections présidentielles. Un tel résultat risque de dessiller les yeux de nombreux électeurs qui voyaient en elle la chance essentielle d’éviter un second quinquennat Macron. Il infirmerait le matraquage médiatique à l’œuvre depuis dix ans sur la « dédiabolisation » et la « fin du plafond de verre ». Si tout cela est confirmé au second tour des régionales, l’utilisation macronienne du RN comme épouvantail devient en effet beaucoup plus incertaine. Les cartes peuvent être rebattues dès lors que LR redeviendrait aux yeux d’une grande partie de l’opinion le principal opposant au pouvoir macronien. Encore que cela ne soit pas gagné : les LR doivent éviter de retomber dans le danger de la guerre des chefs en vue de la conquête de l’Elysée et s’entendre sur une ligne claire répondant aux préoccupations de la majorité des Français sur la sécurité, la maîtrise des frontières, le chômage et un thème fondamental, celui de la démocratie et des libertés, délaissé par tous les partis. Nous n’en sommes pas encore là.

Sans la menace du RN, Emmanuel Macron dispose-t-il encore d’arguments pour séduire un électorat de gauche et de droite qui ne lui sont pas acquis ?

Le macronisme est avant tout un mode de communication fondé sur une image de jeunesse, de modernité et de réformisme. De fait, l’élection du président Macron en 2017 reposait sur quelques mythes, la transformation de la France, l’exemplarité et le combat contre le « populisme ». Or, le « nouveau monde » promis semble à des années-lumière  après les affaires (Benalla), la crise des GJ et l’épidémie de covid 19. Au centre de cette vision, la lutte entre le bien progressiste et le mal nationaliste devait se substituer au vieux clivage droite gauche. Cette approche reposait sur une extrême personnalisation, une auto sublimation de lui-même en tant que héros du bien face au RN comme incarnation du populisme. Les élections régionales ont souligné les limites de ce schéma. De fait, l’expérience actuelle repose sur une mystification. Le fond de la politique est dans la continuité du socialisme : explosion de la dépense publique et de la dette, aveuglement en matière de sécurité et d’immigration, libéralisme sociétal. Cependant, la posture est en revanche plutôt de droite à travers une image autoritaire, sous réserve de clins d’œil lancés aux jeunes comme l’invitation des youtubeurs à l’Elysée. M. Macron peut difficilement choisir de pencher d’un côté ou de l’autre. Il ne peut être réélu qu’en mordant sur les deux électorats, de gauche et de droite fidèle au « en même temps » et en pariant sur son rayonnement personnel pour transcender ce clivage.

A l’approche de 2022, et face à l’échec relatif de ces stratégies, que peut inventer ou utiliser Emmanuel Macron pour l’emporter à l’élection ?

Il sera difficile au président Macron de renouer avec les chimères de 2017 en particulier le renouvellement de la classe politique au regard de l’échec de LREM. En 2017, il a opportunément pris appui sur le « dégagisme » qui imprégnait l’air du temps après la déstabilisation de la candidature Fillon. En 2022 l’air du temps est à la résignation, au fatalisme, au scepticisme et au triomphe de l’abstentionnisme. M. Macron peut compter sur l’indifférence pour l’emporter. Pourquoi un autre plutôt que lui ? A cet égard, sans doute va-t-il persévérer dans la personnalisation à outrance et tenter d’incarner un autre personnage, garant de la continuité et de la stabilité face au risque du chaos. Il ne pourra pas rejouer l’air du nouveau monde et de la transformation de la France. Il peut en revanche compter sur le désenchantement général et le désintérêt des Français envers la politique et espérer que par routine, ils voteront pour le candidat en place faute d’alternative crédible.  Se présentant en garant de l’ordre, le « chef de guerre » qui a fait traverser à la France l’épreuve du covid 19, il peut ainsi séduire les 22% de premier tour qui lui permettront d’être présent au second et pourquoi pas, toujours face à Mme le Pen même si cette perspective est moins assurée depuis les régionales.

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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31 commentaires pour Leçons de l’après premier tour des régionales (pour Atlantico avec M. Jean-Sébastien Ferjou)

  1. Sur le lien suivant:

    https://www.lantieditorial.fr/episode/lamazonie-vaut-elle-moins-quamazon/#regarder

    Il y est question de valeurs et de la valeur des valeurs.

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  2. cyril dit :

    toutefois, une politique de compromis entre partis comme en Allemagne, d’une manière constructive, intelligente, cela est efficace

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  3. cyril dit :

    Xavier Bertrand ? un centriste droitier qui cherche des compromis à l’instar de l’ancien Pdt François Hollande. Cette politique fut et est un échec

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  4. cyril dit :

    en auvergne rhone alpes, le PS s’allie avec les Verts arrivés devant au 1er tour. LR avec Wauquiez est largement en tête. Ce baron local, narcissique, qui fut maire du Puy en velay n’est pas franc du collier, il a attisé les problèmes lors de la crise des gilets jaunes lorsque la prefecture fut incendiée

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    • pabizou dit :

      Il sera toujours moins pire que les kmers verts . Quand à avoir attisé les problèmes il serait peut-être bon de faire des reproches d’abord à celui qui les a créés par son incapacité à gérer une crise qui aurait facilement être éviter . Si vous croyez réellement que les commentaires débilissimes du genre « les ploucs qui fument ds clopes et roulent au diésel » ne sont pour rien dans ce qui c’est passé à la préfecture du Puy je crains que vous n’ayez pas tout compris .

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    • Sganarelle dit :

      @ Cyril
      Nul doute qu’on ne pardonne pas à Laurent Wauquiez ses origines bourgeoises sa réussite a Normale Sup et le fait qu’il soit catholique. Il a cependant un pedigree fort présidentiable et l’allure nécessaire pour plaire aux photographes. Reste à amadouer une partie de la population et faire oublier son bagage intello, ses réflexions abruptes et son manque de diplomatie clientéliste . S’il devenait président il n’y aurait pas lieu d’en avoir honte…

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    • Pheldge dit :

      sauf que Laurent Wauquiez est jugé trop à droite par ses pairs de chez LR, et que c’est sous sa présidence du parti que Raffarin, Juppé, Bertrand , et Pécresse ont quitté le parti. Les médias lui ont mis une étiquette de « compatible RN » qui lui colle comme le sparadrap du capitaine Haddock !

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    • Annick Danjou dit :

      Qu’il se rase déjà cette mode est insupportable car elle nous rappelle constamment qu’il faut se fondre. J’ai discuté une fois avec un gars qui disait qu’il avait la barbe pour passer inaperçu dans le quartier où il habitait et aussi pour que ses enfants n’aient pas de problèmes. C’est pas beau ça ?
      Mon commentaire va sembler futile mais au fond je pense qu’il ne l’est pas!! Mais ça c’est mon avis personnel.

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    • Bonsoir Annick Danjou, concernant la barbe je me souviens de certaines personnes m’affirmant que c’était un masque permettant de dissimuler les réactions du visage aux émotions. Une manière de se masquer en quelque sorte. Et d’avancer dans la vie masqué. D’autres personnes affirment que c’était une manière de marquer aux autres le pouvoir. Des rois, des empereurs ont porté la barbe. Cela peut donner aussi à certains hommes un visage théâtral. Et puis il y a aussi aujourd’hui une connotation religieuse chez les orthodoxes, musulmans et juifs. Il est de bon ton aussi dans les médias de ne pas porter la barbe mais de ne pas être rasé de deux ou trois jours. Porter la barbe peut être aussi un signe de liberté. A certaines époques de l’Histoire de France c’était une manière de se démarquer du pouvoir politique dominant.

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  5. Sganarelle dit :

    «  Bon appétit Messieurs »
    C’est ce qui revient en mémoire dans nos classiques quand on voit la cuisine électorale actuelle où les électeurs sont des pions dont on méprise l’opinion.
    Ainsi le gouvernement sérieusement sanctionné incrimine notre paresse notre besoin d’évasion ou notre incompréhension oubliant la plus élémentaire introspection tandis que X. Bertrand le grand vainqueur LR dont on parle ,( à défaut de Wauquiez dont le score est supérieur) ose clamer haut et fort : «  Mon seul ennemi c’est le R.N » … À l’entendre on peut se demander comment il fera pour rassembler les Français, sans compter qu’on attendait qu’il choisisse l’insécurité ou le terrorisme mais pas le RN chapeauté par une mme Le Pen mollassonne (cf Gérald Darmanin ) qui semble rayée de la carte régionale.
    Un cinema un cirque un show permanent où les acteurs interchangeables sont mauvais ne mérite pas de spectateurs.

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  6. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Permettez-moi de vous soumettre l’analyse du scrutin de dimanche dernier par le politologue Pascal Perrineau qui s’est appliqué à expliquer le sens profond de l’abstention, tel qu’il échappe aux politiciens de droite ou de gauche :

    https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/l-invite-politique/

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  7. Anonyme dit :

    «  Bon appétit Messieurs »
    C’est ce qui ressort de nos classiques en regardant l’actualité quand on a quelques souvenirs car enfin la cuisine électorale ne donne aucune envie d’aller exprimer un vote dont il ne sera pas tenu compte. L’abstention qui est mise sur le compte de l’épidémie de la paresse ou de l’indifférence ne semble pas servir de leçon au gouvernement actuel où les petits arrangements entre partis vont bon train : quant aux bulletins blancs qui.devraient alerter, ils sont simplement escamotés. Or il y a un rejet profond de cette politique et ce ne sont pas de prochaines élections déjà fabriquées qui vont apporter une amélioration.
    On nous dit que la droite relève la tête mais lorsqu’on entend Xavier Bertrand crier qu’il a un seul ennemi c’est le RN on se demande comment il fera pour rassembler tous les Français, cela rappelle «  mon ennemi c’est la finance » ..on a vu le résultat. Quant à mme Le Pen qui semble devenue la mollassonne dont parle Gérald Darmanin ce n’est pas elle qui s’opposera a égalité avec E. Macron qui connaît mieux les dossiers ..donc pour l’instant rebelote , on a toutes les chances d’une récidive et de ne pas donner aux électeurs l’occasion de se déplacer.

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    • Sganarelle dit :

      NB ….J’ignore par quel tour magique l’informatique met un double Anonyme à mon intervention. J’ai dû faire un brouillon … est ce un troll ou un Elzeihmer ?
      Quoiqu’il en soit ce n’est pas de la schizophrénie !

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  8. Raymond dit :

    ET MAINTENANT !

    Bonjour monsieur,
    Bonjour à toutes et à tous.

    《En 2022 l’air du temps est à la résignation, au fatalisme, au scepticisme et au triomphe de l’abstentionnisme. 》

    Comme c’est bizarre cette drôle de guerre que nous menons tous, à apercevoir les choses différemment et à essayer de convaincre l’Enfer (l’Autre) que ce qu’il devine est l’unique et magestueuse Vérité.

    Avant de commencer mon, libérateur&salvateur, commérage du matin, un petit maux santé et/pour vous signaler qu’une prise de poids excessive des apparences nuit au bon fonctionnement de l’attention et des réflexes.

    Alors, vous nous dites que la tendance 2022 sera ;

    1° A la résignation ; Assimiler les choses telles qu’elles sont et non tel que certains voudraient que nous les gobions, ressemblent plus, dans ma petite tête de linotte, à de l’acceptation, mais bon…

    2° Au fatalisme ; A cette affirmation je ne peux qu’opposer les mots d’une journaliste de 1939   » … Rares sont, en tous pays, ceux qui voient venir le péril de pied ferme, ne comptant que sur leur force ou sur leur ingéniosité pour le conjurer et se résignant, stoïquement, à subir ce qu’ils ne pourront pas empêcher.  » A. David-Néel.
    Et je me plais à  croire, monsieur,  que bon nombre n’est pas fataliste, mais préparant …

    3° Au scepticisme ; je vous l’ai déjà verbalisé, la compréhension n’est pas « jacasseries & clowneries » mais recul&observation, silence&réflexion, calme&opiniâtreté, …

    Et 4° Au triomphe de l’abstentionnisme ; AH ! Le meilleur pour la faim de recevoir, car voici la porte, voici le chemin, voici, comme dit votre référent, l’énergie de la Patrie, voici le peuple de France qui attend dans son impatient ;
    Que vais-je faire ?
    ~ l’Impulse ~ libératrice …_

    Cordialement.

    QU’ALLEZ VOUS FAIRE ?

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  9. « L’illusion politique » de Jacques Ellul, 1965:

    L’homme du xxe siècle est persuadé que la politique peut résoudre tous ses problèmes. Le citoyen charge la politique d’organiser la société pour que celle-ci devienne idéale. La politique est efficace en matière d’organisation de la vie sociale : bureaucratie, administration, économie… mais la politique ne permet pas de répondre aux besoins profonds de l’Homme, à savoir : le problème moral, le problème éthique, le problème du sens de la vie ou celui de la responsabilité devant la liberté… Jacques Ellul montre que c’est parce que nous refusons de prendre nos responsabilités personnelles devant la liberté (et, finalement, parce que nous ne voulons pas vraiment être libres) que nous demandons à l’État de nous donner ce que nous voulons. C’est parce que nous ne voulons pas faire l’effort de chercher ce qu’est le bien, le vrai et le juste que nous demandons à l’administration de le chercher pour nous. L’homme préfère être le serviteur du « plus froid des monstres froids » plutôt que d’assumer pleinement sa liberté. Il se déshumanise au profit de l’État, plaçant sa foi dans la politique, qui, au bout du compte, n’a pas le pouvoir de ses ambitions.

    L’illusion est définie comme suit : perception fausse, jugement erroné, opinion fausse, apparence trompeuse, en dehors de la réalité. Le politique serait « la direction du groupement politique que nous appelons État ou l’influence que l’on exerce sur cette direction ». Ce qu’on appelle ‘politique’ serait donc la capacité de gérer la question humaine dans la société. Insinuer l’illusion politique, c’est remettre en question la possibilité effective pour la politique de répondre aux besoins de l’homme. Le livre se compose de huit parties et commence par une introduction. Ellul avait fait une courte expérience politique : « à la Libération, il a été adjoint au maire de Bordeaux pendant six mois ». Il doit alors signer trente lettres par jour, sur des questions qu’il ne maîtrise pas, et dont la décision est orientée par les rapports des cabinets des techniciens. On peut donc imaginer la situation d’un ministre du gouvernement qui doit signer trois cents lettres par jour…. C’est ainsi qu’il prend conscience de « l’illusion politique », à laquelle il consacrera un livre portant ce titre, sacrilège à l’époque du ‘tout politique’. C’est à ce moment qu’Ellul se retire de la vie politique, au sens total du terme : il ne mettra plus les pieds dans un bureau de vote8.

    Ce livre s’inscrit dans la critique de la société technicienne, car pour Ellul, c’est la technique qui réduit le politique au spectacle. Ellul employa le terme ‘spectacle’ dans son ouvrage Propagandes, en 1962, soit cinq ans avant qu’elle n’apparaisse chez Guy Debord (La société du spectacle [archive], Paris, Buchet/Chastel, 1967).

    Source: Wikipédia.

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    • Zonzon dit :

      L’homme du XXème siècle a des problèmes parce qu’il manque d’Éducation.

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    • Bonsoir Zonzon, que mettez-vous dans le mot Education? Quel manque d’Education?

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    • Zonzon dit :

      Pour faire vite je sentais bien que je ne serais pas juste, que je manquerais d’acuité !
      L’homme d’aujourd’hui a des problèmes parce qu’il a été mal éduqué … les italiens disent « maleducato ».

      Souvent il a été mal élevé par ses parents, malmené par ses congénères, mal enseigné et détérioré par ses profs, abimé dans ses relations sexuelles, berluré par les politiciens, trompé (quelquefois) par ses « prêtres, berné par les médias …

      Il lui faut beaucoup de chance pour arriver à survivre honorablement dans la société d’aujourd’hui. Et une sacrée santé !

      Toujours heureux de converser avec vous.
      Bonne journée

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    • @zonzon, je suis d’accord avec vous. J’ai écrit il y a de ça quelques années un article pour le Journal Paroissial de Limoges qui a été publié où j’affirmais qu’il fallait aux jeunes parents d’aujourd’hui la ténacité des saumons pour faire des enfants et les éduquer contre vent et marées. Aller à contre courant demande beaucoup d’énergie, de courage, de ténacité, de vitalité. Merci de votre commentaire et plus particulièrement de vos dernières lignes.

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  10. cyril dit :

    très bonne analyse,

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  11. Pheldge dit :

    Bon, mais que les présidents LR aient été reconduits avec 70 % d’abstention ne garantit en rien qu’un candidat du même parti sera au second tour l’an prochain … parce que la présidentielle c’est autre chose, et que les sondages depuis plusieurs mois sont têtus et confirment une redite de 2017.
    Soyons patients, attendons les sondages post régionales pour voir si ça a changé.
    Quoiqu’il en soit, je doute fort que X Bertrand réussisse, avec son charisme, et la lutte contre le RN comme seul programme, à rassembler sur son seul nom ! Et je m’engage à manger mon chapeau le chapeau de Maxime, s’il parvient à être élu – sauf accident comme disparition de Macron – 🙂

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    • Anonyme dit :

      nous savons que le Bertrand na aucune chance d  » être élues ,se mettre a dos les électeurs du RN est une bêtise absolue ,donc il est mort politiquement,,,,michel43

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  12. EQUALIZER dit :

    dépasser le clivage gauche-droite? LREM n’est que l’UMPS relookées -pour causer globish-, le recyclage des déchets appliqué à la politicaillerie. Quid du Bien commun? néant! Depuis De Gaulle il n’y a eu aucun président d’une tel envergure, aussi intelligent ou lettré fut-il, chaque successeur suivra la pente descendante, et à chaque fois, nous cornichons d’électeurs, tenterons d’élire celui qui nous semblera le moins pire. Jusqu’au moment où, ne distinguant même plus le « moins pire du pire », l’électeur reste à la maison. Le supersonique Concorde est un lusée, le paquebot France à la casse, super-phénix surgénérateur démantelé… la France à l’encan. Qu’espérer encore de quelques hommes au milieu des ruines?

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    • EQUALIZER dit :

      rectif .. « telle envergure » / « Concorde est un musée » / excusez les fautes de frappes chirurgicales.

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  13. Pierre-Jean dit :

    @Maxime Tandonnet,
    Les LR, ce sera sans façon. J’ai déjà donné avec Nicolas Sarkozy en 2007, dont je n’ai toujours pas digéré la funeste « ouverture À gauche ». Nicolas Sarkozy dont vous avez été, Maxime, le très proche conseiller.

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  14. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    J’attends encore l’explication d’une cote de popularité du président actuel de l’ordre de 50% actée depuis des semaines par tous nos médias et nos instituts de sondage fayots et la claque électorale de LREM en 5ème position avec 10% des voix exprimées.
    Je crains que les Français soient réellement épuisés de cette politicaillerie qui ne mène qu’à l’effondrement de notre pays depuis des décennies. Les promesses de Gascon de tous nos politiciens et la dure réalité de la vie montrent à quel point le décalage entre ces démagogues et la population est devenu impressionnant.
    L’électoralisme exacerbé et les idées fumeuses à géométrie variable de l’héritière ont semble-t-il fait long feu. Je ne peux que m’en réjouir si cela se confirme dimanche prochain.
    Pour autant, les rapprochements dignes de ceux de la carpe et du lapin de l’ensemble de la gauche et des Khmers verts et les nouvelles promesses de trahison de certains caciques LR, preuves que les intérêts personnels passent avant l’intérêt de la Région, ne seront certainement pas du gout des électeurs concernés qui pourraient à nouveau s’abstenir fortement.
    Pour 2022, comme vous l’écrivez, « M. Macron peut compter sur l’indifférence pour l’emporter. » même face à l’héritière qui pourrait retrouver par dépit, lors de l’élection présidentielle et face à l’absence d’autres candidats dignes d’un réel intérêt, un niveau de voix lui assurant sa présence au second tour.
    Le « quoi qu’il en coûte » de la crise du covid et le fatalisme à court terme face à une situation politique inepte et vaseuse pourrait jouer une nouvelle fois en faveur du locataire de l’Elysée avec les conséquences que l’on peut pourtant déjà entrevoir.

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  15. Anonyme dit :

    effectivement ,la bande a Macron ,cinq on été booster dehors ,il devrait donc ,remanier son gouvernement ,après que le premier partis de France ,les abstentionnistes ,vont t » il réagir pour le second tours Dimanche ,tout le monde est écorer de ce cirque ,qui malheureusement continue ,comme en Paca ,des vert vont soutenir un LR Muselier ,a mourir de rire ,après cela ,beaucoup non plus envie de voter ,donc attendons Dimanche et peut être un remaniement ,,,,michel43

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  16. Ping : Leçons de l’après premier tour des régionales (pour Atlantico avec M. Jean-Sébastien Ferjou) – Qui m'aime me suive…

  17. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIA.

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