Déclaration préalable d’Action et Démocratie (CFE-CGC Education)

Conseil supérieur de l’éducation – 17 juin 2021  

Déclaration préalable Action & Démocratie / CFE-CGC 

Monsieur le ministre,  

En quatre ans, vous aurez causé plus de dégâts dans l’institution scolaire que tous vos  prédécesseurs réunis, ce qui est un exploit d’autant plus remarquable et triste que vous étiez  supposé reconstruire l’école de la République, non en précipiter la ruine.  

Les historiens disputeront pour savoir si vous avez été la cause principale de ce désastre, ou  bien si vous n’en avez été que la cause auxiliaire, voire seulement l’instrument, mais il n’est  pas besoin d’en attendre les travaux pour constater les résultats : vous avez rendu à la plupart  des professeurs de ce pays leur tâche impossible sous couvert de l’adapter aux exigences de  l’époque, exactement comme on entraverait tout artisan amoureux du bel ouvrage que l’on  priverait de ses outils. Que vous invoquiez les apports d’une certaine science ou les  comparaisons avec d’autres pays pour justifier des mesures insensées (comme celles  conduisant à la destruction des baccalauréats) ou inutiles (comme la réécriture frénétique des  programmes), cela ne trompe personne sur votre incapacité à prendre les décisions fortes, et  néanmoins simples, que la situation exige : il suffit d’aller dans une salle de professeurs ou sur  les réseaux sociaux pour prendre la mesure de la défiance, de la résignation ou du désespoir  des personnels que vos services soumettent constamment à des injonctions paradoxales, à  des instructions contradictoires et mal inspirées, ou qu’ils laissent sans défense faire face à  des remises en cause désormais permanentes de leur autorité et de leurs compétences  auxquelles vos mesures les ont exposés !  

Nous vous avions déjà alerté ici sur les risques du contrôle continu à cet égard, qui conduit à  se focaliser sur les notes au détriment de l’instruction elle-même, mais vous n’avez rien voulu  entendre et l’on voit maintenant partout des élèves, des parents, mais aussi des chefs  d’établissement, voire des inspecteurs généraux eux-mêmes, contester à tel professeur sa  notation si on la soupçonne seulement d’être trop sévère ou tout simplement juste. Nous vous  avions également alerté sur l’ambiguïté, pour ne pas dire la duplicité, de l’article premier de  votre « loi sur l’école de la confiance » qui sapait l’autorité des personnels en prétendant la  conforter, mais vous n’avez là encore rien voulu entendre et l’on voit maintenant de plus en  plus de professeurs être accusés de n’importe quoi par des apprentis sycophantes auxquels  certains personnels de direction donnent lâchement crédit pour acheter la paix sociale dans  leur établissement.  

Un ministre de l’éducation, se présentant de surcroît comme « le ministre des professeurs »  sur les plateaux de télévision, ne devrait pas accepter ni supporter qu’un seul d’entre eux fasse 

ainsi l’objet d’accusations aussi légères que scandaleuses, comme ce fut le cas de ce collègue  à qui l’on reprocha d’avoir porté atteinte à la moralité de ses élèves de Terminale en leur  montrant l’œuvre de Gustave Courbet intitulée L’Origine du monde et qui, même après avoir  établi de façon étayée et imparable l’invraisemblance de telles accusations, s’est trouvé  malgré tout sanctionné par la hiérarchie qui avait pour devoir de le protéger et le soutenir !  Ces faits, qui soit dit en passant se sont déroulés dans l’académie de Versailles, là-même où  exerçait Samuel Paty et à peine quelques semaines après sa mort, montrent que les personnes  qui y sont chargées des ressources humaines semblent n’en avoir tiré aucune leçon ! Ce sont  pourtant elles que le ministre de l’éducation devrait recadrer de toute urgence, au lieu  d’annoncer comme vous venez de le faire que tous les personnels devront subir à partir de la  prochaine rentrée une « formation à la laïcité », comme s’ils en avaient besoin ou qu’il n’était  pas tout simplement indécent de penser qu’ils en aient besoin !  

Mais nous n’en sommes hélas plus à une inconséquence près ! En effet, comment un ministre  de l’éducation peut-il consentir à ce que des diplômes désormais aussi dévalués que ceux du  Brevet des collèges ou du Baccalauréat soient distribués avec prodigalité et sans aucune  rigueur à des élèves qu’on laisse cependant, pour un toujours plus grand nombre, parvenir  aux portes de l’enseignement supérieur dans un état de quasi illettrisme ? Comment un  ministre de l’éducation peut-il consentir également à ce que les personnels placés sous son  autorité soient de plus en plus nombreux à vouloir quitter cette maison tant les conditions  leur sont devenues insupportables et que le métier ne ressemble plus à celui qu’ils avaient  choisi et aimé ? Comment un ministre de l’éducation peut-il se résigner à ce que, année après  année, l’institution peine à recruter et soit contrainte d’abaisser chaque fois son niveau  d’exigence en la matière, et comment ose-t-il envisager de réduire les concours à de vagues  entretiens d’embauche sans contenu disciplinaire en entretenant de la sorte la crise qu’il dit  déplorer et prétend enrayer ?  

Enfin, comment faites-vous, Monsieur le ministre, pour tenir aussi obstinément les yeux  fermés sur la crise morale profonde qui affecte le ministère dont vous avez la charge, crise à  laquelle vous devriez chercher par tout moyen à apporter des remèdes plutôt que des  complications ? Si tant est que cela soit encore possible, il ne vous reste plus qu’un an pour  changer de cap et prendre enfin en considération les observations et les propositions des  organisations qui, comme Action & Démocratie, n’ont aucun goût pour les simples postures  et les revendications irréalistes et vaines, mais sont attentives au terrain, soucieuses de la  souffrance des personnels et préoccupées par l’état inquiétant dans lequel se trouve  désormais l’institution sur laquelle repose principalement la République. 

CFE-CGC

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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51 commentaires pour Déclaration préalable d’Action et Démocratie (CFE-CGC Education)

  1. Charles dit :

    Allez, encore des chouineurs.

    Les profs, c’est la classe sociale la plus nombreuse, celle qui a le plus fait d’études (qui est donc la plus armée intellectuellement), à eux tous ils cumulent l’ensemble des métiers, des historiens aux ingénieurs en passant par le marketing, le développement informatique, la logistique, la gestion, etc., etc. Ils sont non seulement nombreux, mais ils ont des troupes auxiliaires immenses : élèves, parents, famille, famille élargie et amis, et simples citoyens qui ont tous un intérêt bien compris à ce que les enfants et les jeunes fassent de bonnes études et les rendent intelligents et conscients.

    On ne parle pas d’un auto-entrepreneur isolé, là. Pas d’une femme de ménage immigrée. Ils ont à la fois la sûreté de l’emploi et tous les avantages du fonctionnariat (salaire régulier, prêts bancaires facilement accordés, retraite, sécurité sociale très protectrice…).

    Dans cette masse immense qui constitue plus de 50% des Français, on doit bien trouver 2 ou 3 stratèges géniaux, 100 tacticiens, 1.000 généraux, 10.000 chefs d’escouade pour mener une guerre contre les forces qui s’opposent à un enseignement de qualité dans tous les niveaux. Les profs ont tout pour mener cette guerre ou des dizaines de milliers de guérillas : les troupes, le nombre, la discipline, toutes les compétences, la sécurité de l’emploi, etc., etc. En 3 jours ils font plier n’importe quel gouvernement sur n’importe quel sujet – s’ils le font bien.

    Qu’ils se fixent un premier objectif – pas la hausse des salaires : il faut montrer à leurs troupes qu’elles passent d’abord leur petit statut personnel. Qu’ils emportent la victoire et prennent conscience de leurs forces immenses, invincibles (je ne vois pas comment il pourrait en être autrement). Et qu’ils en fixent un second. Qu’ils ne se fixent que des objectifs dans l’intérêt du peuple dans son ensemble – jamais pour eux-mêmes.

    C’est une guerre gagnée d’avance. Il suffit de la mener.

    Juste prendre conscience qu’il n’existe pas de messie. Il y aura des traîtres. Mais tout se gère. Le vouloir et travailler.

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    • Annick Danjou dit :

      A l’époque de Mitterand, ils étaient partout, dans les ministères, dans les cabinets, sous cabinets, près de dieu aux dents de vampire .. ils ont foutu la merde avec ravissement. Certains sont toujours là qui croulent sous les dossiers avec leur barbe de 48h, poivre et sel ou sel tout court, avec leurs secrétaires et leurs sous secrétaires.. ils ont sévi et mis le pays à genoux. Vous êtes un doux rêveur Charles!

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    • Pheldge dit :

      tout à fait, l’assemblée élue en 81 à la suite de Mitterrand ressemblait à un méga conseil de classe, avec des surnoms comme la république des barbus, ou république des profs …

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  2. Stanislas dit :

    Je passe sur la bande de sinistres et leur caïd qui n’ont plus d’autorité sur rien.. pour me focaliser sur une surprise de plus en plus grande, chaque jour qui passe à propos de l’éducation nationale et ses salariés.

    Comme est il possible qu’ils ne voient pas que le but de leur pantin d’état suit à la lettre la procédure de liquidation de l’institution pour la privatiser comme l’essentiel des restes de la fonction publique?

    Je rajouterais car je suis assez mauvis coucheur en ce moment au vu des évènements de l’arnaque sanitaire que l’éducation nationale va donc couler avec l’aide grandiose d’une partie de ses salariés qui scient la branche sur laquelle ils sont assis en appliquant des protocoles débiles de leurs chefferies..

    Il en est de même pour d’autres secteurs publics…glou glou..

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    • Pheldge dit :

      et voilà, allons-y gaiement sur la privatisation et les « on brade la république aux marchands ! »
      Mais mon pauvre, qui voudrait reprendre le mammouth ? personne ! Qui fait mieux que l’EdNat, et pour moins cher ? là encore, le privé !

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    • Stanislas dit :

      Pheldge

      Vous me faites une réponse à l’arrache à la notion de « service public » et celle de « privatisation » mais je peux comprendre que le format écrit type commentaire rend simplet…

      En fait, soit vous ne suivez pas les méthodes douces des trajectoires appliquées dans d’autres secteurs d’activité comme celui de l’électricité par exemple depuis début 2000, les autoroutes, le rail (sa partie la plus juteuse) etc…

      Mais beaucoup veulent un mammouth, une infrastructure monopolistique, ou un système fussent ils pas chers.
      Le problème ne se trouve pas dans les coûts, les charges qu’il est toujours possible de faire encore baisser, mais dans la capacité à extraire le jus des meilleures parties du total.. C’est un boulot de cost killer « tueur de coûts »

      Pour les segments réfractaires à l’extraction d’oseille, il suffit de les rendre à l’état ensuite comme un vulgaire « plan Hercule » dans l’électricité ou pondre un « pacte tartenpion » pour transférer de l’argent public vers les intérêts privés en masse au nom de la compétitivité, de la préservation de l’emploi,

      Oui Pheldge, on brade la république aux marchands.. mais on peut trouver des mots plus doux pour le dire..comme on déshabille l’état de ses capacités à réguler le business sinon faut m’expliquer pourquoi

      – les prunes sont données à des entreprises privées à Paris
      – la retenue de l’impôt est transférée aux entreprises
      – les moyens de contrôle, de régulation, de règlementation des excès de tous types sont réduits à leur plus simple expressions ou à des agences ou des AAI (autorités administratives indépendantes..)

      Je frustre parce que là voyez vous, je ne vous ai encore rien expliqué…

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    • Pheldge dit :

      Et il faut vous expliquer pourquoi l’état sous-traite-il au privé ? parce que c’est plus efficace, et que ça coûte moins cher ! Pourquoi les administrations emploient-elles de plus en plus de contractuels hors statut, en CDD puis CDI au bout de 6 ans au lieu de fonctionnaires recrutés par concours ? pour les mêmes raisons, avec en plus, pour les dirigeants des collectivités locales, la certitude d’un électorat captif et soumis !
      L’état meurt d’obésité, paralysé, et démontre son inefficacité dans de nombreux domaines, le plus visible étant l’éducation. « La retenue de l’impôt transférée aux entreprises » ? un moyen de leur transférer une charge de travail non rémunérée, c’est tout bénèf pour l’état !
      L’électricité, production et distribution ? nous sommes encore loin d’une concurrence libre et saine, vu que « l’opérateur historique » est obligé de céder une partie de sa production aux alternatifs … mais c’est un début. Etes vous mécontent de l’ouverture à la concurrence des télécoms ? regrettez-vous les factures astronomiques du temps du monopole, et l’obligation d’utiliser des appareils agréés ? je ne pense pas ! Et ne venez pas me parler de politique industrielle de l’état : désormais l’état est un outil au service des élus nationaux, qui ne font que du clientélisme à courte vue, et du copinage sans vergogne pour les postes de direction.
      Nous avons le culte de l’état, on nous l’inculque dès la maternelle. Je vous confie une anecdote personnelle : quand je suis allé aux USA à 18 ans, en 1979, j’étais effrayé : « comment font-ils, les malheureux, pas de sécu, pas de SNCF, pas d’EDF ? » et pourtant le niveau de vie était largement supérieur au notre ! quarante ans plus tard, le nombre de fonctionnaires par habitant a explosé, le nombre d’élus également, nos impôts et nos charges également. Voulez vous continuer sans rien changer ? moi pas !

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    • there dit :

      @stanislas je n’ai pas votre vision . Le problème est que le statut de la fonction publique rend toute réforme impossible. Et je ne parle même pas de licencier les gens mais seulement de les former sur d’autres postes , c’est impossible. Un jour un agent d’ edf me disait « tu sais c’est difficile , on est parfois obligés de se former « . Le secteur publique et assimilé vit sur une autre planète et des cerbères idéologiques pervers et payés par nos sous veillent à ce que rien ne change (les syndicats) . Alors le seul moyen de réformer est de se débarrasser de pans entiers . Pour ce qui reste les réformes se font à la marge , en réduisant les gommes et les crayons , les cartouches d’encre et autres débilités . La vérité est que dans ce monde pour vivre il faut s’adapter, mais cette vérité ne passe pas dans la fonction publique. Pour eux le ciel est rose , l’herbe rouge, les cochons volent, on rase gratis et quand tout ne se passe pas comme ils le veulent c’est que le monde a tort et qu’ils ont raison. Personne ne brade le service publique , il se brade tout seul.

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    • Stanislas dit :

      Je pourrai reprendre chacun de vos arguments pour les démonter, point par point, parce que je vois bien que vous ne suivez pas les trajectoires avant/après et qu’au contraire le privé finit par coûter plus cher que le public..
      En plus vous mélangez un peu tout, je ne vous parle que de la France, parce que si on se met à faire du benchmarking avec d’autres états ça n’a aucun sens puisqu’il faudrait décomposer des pratiques différentes d’un état à l’autre, à l’exemple des « dépenses publiques à 57% du PIB » qui est un indicateur que nombre d’économistes réduisent à néant assez facilement.

      Bref, j’arrête là parce que je tape à deux doigts sur mon clavier et s’il faut que je développe chaque item, j’en ai pour 15 jours et Mr Tandonnet va pas être heureux de passer sa journée à contrôler mes textes..

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    • Pheldge dit :

      le privé finit par coûter plus cher que le public ? ah, tiens ? alors il faudrait lancer des boulangeries d’état, et des hypers d’état – on pourrait les baptiser Goum – puisque ça serait moins cher ! pourquoi donc personne n’y a pensé avant, on se le demande ?
      Une entreprise privée, fait du business, ce n’est pas l’Abbé Pierre, et elle équilibre ses comptes sinon c’est la fermeture. La gestion étatique n’obéit à aucun impératif de rentabilité, et c’est là que les ennuis commencent : elle est soumise à des objectifs politiques, le plus souvent oscillant entre le capitalisme de connivence, et le clientélisme électoral. Et à la fin c’est toujours le contribuable qui paie l’addition. Vous me pardonnerez de préférer une gestion privée, claire, à celle soumise aux caprices des politiciens. La commande miraculeuse de 15 rames de TGV pas vraiment indispensables à Alstom sous Flamby, pour « sauver l’usine de Belfort » est un exemple récent de clientélisme coûteux …

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    • Stanislas dit :

      oh zut !! je viens seulement de me rendre compte que deux personnes différentes avaient répondu..

      la deuxième réponse est à destination de Pheldge..

      la remarque posée par There est d’une autre nature selon moi.. mais je peux en rire (jaune) en vous disant sur le mode sanitaire « la sécurité, c’est la liberté », donc en clair, un travail ou un statut ou un contrat sécurisé rend libre…

      Je n’ai jamais travaillé dans le secteur public, et j’ai bossé dans 18 entreprises différentes sur 44 ans de carrière c’est juste pour dire que mon argumentation sur le service public est exempte de conflit d’intérêt….
      Ceci au cas où vous m’aurez trouvé suspect de défendre une cause .héhéhé

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    • Pheldge dit :

      « Les « dépenses publiques à 57% du PIB » qui est un indicateur que nombre d’économistes réduisent à néant assez facilement » ah ? c’est pourtant une dure réalité que nos entreprises subissent avec les prélèvements les plus élevés de l’OCDE.
      un travail ou un statut ou un contrat sécurisé rend libre… oui, mais à quel prix ? regardez la Poste : en déficit, la SNCF ? RATP? EdF ? en déficit etc … et qui paye? le contribuable, et on voit bien que le prix de vente des prestations est décorrélé de leur coût réel. Trouvez-vous normal par exemple, que des personnes qui ne prennent jamais le train, financent via leurs impôts et taxes, les billets bradés à quelques euros, dont la SNCF fait publicité à grands frais ? moi non !
      Avec une gestion privée, on paie le vrai prix des services, point. Alors oui, ça risque d’être plus élevé, mais il n’y aura pas de surprise à la fin sur la feuille d’impôts.
      Et un statut hyper protecteur déresponsabilise les agents, et ne permet pas de se débarrasser des mauvais éléments: les sanctions sont rares, et l’impunité engendre des abus.
      Et si la sécurité de l’emploi rassure, également dans le privé, une protection excessive des salariés est un frein à l’emploi.

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    • Annick Danjou dit :

      Alors que les chercheurs étaient contractuels ils sont devenus fonctionnaires grâce à la gauche et depuis on le constate la recherche fait des miracles. Les jeunes à quelques exceptions près font des heures de bureau, pas de recherche pendant le week-end et dès qu’ils mettent un pied dedans ils estiment être en droit d’obtenir une thèse… bons pas bons tous au même niveau et les syndicats veillent. C’est un livre qu’il faudrait écrire. Et Pheldge d’accord avec vous la vie est plus sereine aux US, encore aujourd’hui mais bien sûr il faut bosser, et en France on encourage les gens à ne rien faire.

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    • Stanislas dit :

      Pheldge

      « Trouvez-vous normal par exemple, que des personnes qui ne prennent jamais le train, financent via leurs impôts et taxes, les billets bradés à quelques euros, dont la SNCF fait publicité à grands frais ? moi non !….

      Ah je l’attendais celle là, !!! .c’est l’argument godwin pour l’affaire de la SNCF.. ça a bien percé des cerveaux…

      Si on part là dessus, alors si vous êtes tout le temps malade, pas veinard pour un rond, ou que vous faites le con et vous pétez une jambe, et moi tout le temps en pleine forme, pourquoi je paierais des cotisations de sécu pour vous soigner ?

      OK on aurait dû commencer par là….chacun pour sa gueule, et la loi de la jungle..
      Pigé

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    • Pheldge dit :

      Vous n’avancez aucun argument. Et le coup du « chacun pour sa gueule, et la loi de la jungle.. » c’est une façon facile de fermer le débat, d’éviter toute discussion, je vous renvoie à votre prétendu « point Godwin ».
      Pour la maladie, il existe d’autres systèmes, l’assurance privée, que les frontaliers préfèrent largement à notre sécu, vous savez, celle que le monde entier nous envie sans jamais la copier … Là encore, l’application des directives européennes, et l’ouverture à la concurrence, permettraient une saine émulation. Il y a plein de pays qui ont un système d’assurance santé différent du notre et on n’y meurt pas dans les rues, ce n’est pas la loi de la jungle !
      Pourquoi, tant qu’on y est ? donc, au nom de la « solidarité » n’y aurait-il pas d’assurance auto dont les primes seraient calculées selon les revenus ? l’assurance maladie n’a d’assurance que le nom, la cotisation payée est en fait un impôt santé, et qui ne permet même pas de financer le système en déficit chronique depuis 40 ans. Assurance va avec risque, mais également avec responsabilité.
      Notre système actuel, avec un état omni-présent ultra interventionniste est arrivé au bout. Il faut envisager des alternatives, et bien sûr il n’est pas question de changements radicaux, que vous semblez redouter.

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    • there dit :

      @stanislas un peu dommage que vous ne répondiez pas point par point . Le privé plus cher que le public ? rien que celui là me plairait bien .J’attends .

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    • there dit :

      @stan « un travail ou un statut ou un contrat sécurisé rend libre… » vous mélangez choux et carottes . Un travail oui , un statut tel que celui de la fonction publique ou d’agent EDF non ça ne rend pas libre, ce statut est tellement protecteur que personne ne le quitte, ils sont dans une prison en fait , mais une prison aux murs molletonnée qu’ils sont incapables de quitter . Vous avez une bien curieuse vision de la liberté .

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    • Stanislas dit :

      There

      @stan « un travail ou un statut ou un contrat sécurisé rend libre… »
      relisez SVP, vous prenez au sérieux une blague que je tire de phrases de politiques sous couillonacircus « la sécurité c’est la liberté »..

      Quant au « privé plus cher que le public » elle est un peu facile, puisqu’aucune étude ne démontre quoi que ce soit dans un sens ou dans l’autre….Je ne suis pas un tronche genre Sylvestre ou JM Daniel ou ces guignols de plateau télé qui une fois qu’ils ont dit « si ça ne marche pas, c’est qu’on n’est pas assez loin. »..

      Et puisque vous m’emmenez gentiment dans une impasse bien commode, bien grasse et bien à la mode, qui consiste à faire fournir des preuves à ceux qui questionnent la gestion d’un état comme une entreprise, je vous demande, puisque je n’ai pas l’info de me transmettre toute donnée, étude sérieuse qui démontre que l’oligopolisation privée des infrastructures, par multinationales interposée du pays coûte moins chère que sa gestion souveraine par l’état..

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    • Stanislas dit :

      merde je n’ai pas fini ma phrase

       » guignols de plateau télé qui une fois qu’ils ont dit « si ça ne marche pas, c’est qu’on n’est pas assez loin. »..ont l’impression d’avoir fini une étude économique..

      Au leu d’user mon clavier en vain ici, vous n’avez qu’à m’offrir l’apéro et je vous développe tout ça tranquillou..

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    • Pheldge dit :

      pas de soucis pour l’apéro, mais il vous faudra prendre l’avion, je vis à la Réunion … 😉

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    • Stanislas dit :

      Pheldge

      vous croyez franchement argumenter ? mais vous récitez le modèle classique genre BFMTV rien de plus. On trouve vos arguments partout et à la 1ere page de gogueule

      la « saine émulation » comme vous dites, par une concurrence « libre et non faussée » est une vaste plaisanterie..
      Quant aux changements radicaux, ne bougez pas dans quelques mois vous allez être satisfait… pas sûr que ce soit le cas de tout le monde car votre modèle convient probablement à votre niveau de confort matériel.

      https://multinationales.org/Oligopoly-comment-une-poignee-de-grandes-entreprises-peuvent-soumettre-des

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    • Pheldge dit :

      j’abandonne, je vous laisse avec vos illusions et vos croyances.

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    • Stanislas dit :

      Phedge

      héhéhé …….Pas de bol jusqu’au bout, on voit bien que vous ne me connaissez pas…

      En 66 ans, je me suis mis le fion dans une seule chapelle quelques mois, avant d’en sortir en courant.. j’ai une forme d’autisme assez rare celle qui consiste à faire confiance progressivement à un ou des individus jusqu’à la limite de leur organisation psychique..
      je leur conseille de faire la même chose à mon égard. Fort de ce principe, on établit une relation durable ou simplement le temps d’un apéro, d’une réunion ou d’une obligation…

      Ma principale croyance définitive et démontrée :
      on débarque par hasard sur cette pauvre terre par la tête, et on la quitte seul, par hasard, par erreur… les pieds devant.
      Entre les deux, le mieux c’est de tenter de ne jamais s’oublier et de composer avec ce qui nous entoure à l’écoute de son instinct, de son outil émotionnel et de ses synapses.

      Le reste passe, change, évolue.. L’humanité fait des conneries depuis des siècles et des siècles, et ce n’est pas prêt de changer. J’en fais partie.

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    • Pheldge dit :

      je partage assez la deuxième partie de votre commentaire. Pour ce qui est de la confiance accordée, c’est une vaste question, et quand il s’agit de responsables politiques, il y a trop de paramètre qu’on ne maîtrise pas.

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    • there dit :

      @Stan je relève juste le point suivant : « étude sérieuse qui démontre que l’oligopolisation privée des infrastructures, par multinationales interposée du pays coûte moins chère que sa gestion souveraine par l’état.. » la comparaison est malhonnête : oligopole privé versus : gestion souveraine …. . Bon une fois dit ça . La gestion par l’état coutera toujours plus cher : d’abord parce que la recherche de rentabilité n’est pas un objectif de l’état et que ce résultat est tres difficile à obtenir et ne s’obtient pas par hasard. Vous en connaissez beaucoup des chefs d’entreprises qui vous disent « je ne fais rien de particulier pour , mais mon business marche du feu de dieu! » . Et on a donc le resutat attendu : tout ce qui est géré par l’état est un gouffre financier . Ce gouffre c’est vous et moi qui le payons. Une entreprise privée a des gardes fous , et dieu sait s’ils le sont aussi : une entreprise privée qui perd de l’argent est sanctionnée sur les marchés et crève. Elle est donc obligée de gérer. Par ailleurs lorsque cela arrive ce n’est ni vous ni moi qui payons les pots casses mais les actionnaires ;

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  3. Anonyme dit :

    Le niveau a baissé dans toute l’Europe pour s’adapter par rapport à qui ?

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  4. E Marquet dit :

    Je ne suis pas dans le consensus face à ce texte, même si les problèmes et difficultés posés sont bien réels.
    Je pense qu’une bonne partie de la corporation enseignante « déplore les effets dont ils chérissent les causes » selon la vieille formule attribuée à Bossuet.
    Elle a, hélas, largement contribué au délitement actuel de l’enseignement et a une part de responsabilité non négligeable. Mais il semble que, pour bien des raisons sans doute, il lui soit particulièrement difficile de se remettre en question.

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    • Therese Salviat dit :

      ce n’est pas inexact, même s’il est difficile de se remettre en cause : ayons le courage de dire qu’une partie des enseignants hyper-syndicalisés sciait la branche etc, mais défense de toucher à ceux qui préconisaient une grève 3 jours avant les vacances de Pâques, pour ne citer qu’un exemple d’absurdité coupable… (c’était dans les années 70 !!!). Sous peine de lynchage. On n’en est plus là, il y a aujourd’hui péril en la demeure autrement plus sérieux… Ce qui fait de la peine, c’est de se rendre compte que nous sommes dans la phase descendante du cycle (toutes les civilisations sont passées par là), mais que l’inéluctable est aujourd’hui vraiment inéluctable et que l’état de déliquescence est étayé par la résignation. La peste est dans nos murs, et les conditions sanitaires sont en harmonie parfaite avec les temps qui courent… Se révolter, oui, mais dans quelle but, en choisissant quelle direction ? Camus, help !

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    • Janus dit :

      @E. Marquet : Entièrement d’accord avec vous : J’ai vécu mai 68 dans ma dernière année de Lycée et j’ai assisté à des retournements de vestes aussi lamentables que ridicules avec l’ensemble des professeurs bien pensants passant avec armes et bagages au PSU de l’innénarable Rocard et jetant aux orties leur blouse d’enseignant pour revêtir la bure du gauchiste soixante-huitard et réclamer le droit de jouir sans entraves, la liberté totale des consciences et le laisser aller généralisé.
      J’ai le souvenir d’un professeur d’histoire, très classique dans son enseignement, efficace et solide, qui a sombré corps et biens après mai 68, de son propre fait par abandon de TOUT ce qui faisait la qualité des ses enseignements : Autorité, cours suivi de manière chronologique, sans interférence idéologique et suivi rigoureux de TOUS ses élèves (J’étais un rude cancre alors, mais j’ai continué ensuite à m’intéresser passionnément à l’histoire dont ce professeur, avant de sombrer dans les délires de 68, m’avait donné toutes les bases sans que je m’en rende compte). J’ai assisté à sa conversion brutale avec stupeur, dégout et tristesse…
      Oui, nombre de ces enseignants ont fait eux-même leur malheur. Je ne raconterai pas la fin tragique de cet homme, mais on ne peut être à la fois bique et bouc comme disaient nos anciens et ce type de conflit interne se paye toujours tôt ou tard.
      Brigheli a dit beaucoup de choses sur ce sujet sur son blog au temps où il exerçait encore. Il vient d’y mettre fin, probablement saisi par le désespoir.
      Mais nous devrions tous être désespéré par ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux.

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  5. Cyril45 dit :

    Le même sujet en humour avec le lien suivant (enlever les guillemets) : « https://www.youtube.com/watch?v=KenWAvzaOg8 »

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  6. Via dit :

    Si j’avais été élève dans la classe, mixte très probablement, de ce professeur, j’aurais ressenti en tant que jeune fille, un grand embarras devant ce tableau « l’origine du monde ». Fausse pudeur, pudibonderie, on peut appeler ce sentiment comme on veut, cela n’enlève rien à la gêne ressentie. Dans une société de consommation des jeunes femmes nues étaient exhibées pour vous vendre des yaourts, est-ce que cela fait partie de l’hypersexualisation de nos meurs ? (tiens, on n’en voit moins comme argumentaire publicitaire, même pour les produits de toilette…bizarre, les modèles publicitaires changent en ce moment et s’uniformisent de plus en plus, par l’aspect capillaire entre autres)
    Que propose ce syndicat pour améliorer le niveau ? plus de personnels ?

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    • Pierre-Jean dit :

      Tout à fait d’accord avec vous. Donner à voir à des élèves ce tableau très célèbre est totalement saugrenu.

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    • Pheldge dit :

      je crains que les « élèves dans la classe, mixte très probablement, de ce professeur » ne soient plus tout à fait aussi prudes ou pudibonds : ils ont un accès et gratuit à des tonnes de porno gratuit avec leur smartphone, et sont certainement bien dessalés pour la plupart …

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  7. Philippe Dubois dit :

    Bonjour Maxime

    Un syndicat d’enseignants qui dénonce une politique que TOUS ces mêmes syndicats ont soutenue et promue depuis au moins la funeste Loi Haby.
    Enseignants qui votaient presque tous à gauche, gauche qui est à l’origine de la destruction de l’école
    Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

    Mais pourquoi donc attendre la fin de ce funeste quinquennat pour écrire cette missive ?
    Pourquoi ce syndicat n’a pas alerté plus tôt sur le désastre de l’EN alors qu’il aurait sûrement trouvé une tribune dans la presse ?

    Ce serait à éclater de rire si l’avenir de la France n’était pas en jeu

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    • Pierre-Jean dit :

      @Philippe Dubois,
      Pour votre info ce texte émane d’un syndicat très minoritaire, en opposition avec les syndicats de gauche dominants. Un de ses animateurs est René Chiche, et c’est certainement lui qui est auteur de ce texte. René Chiche lutte avec talent et détermination contre le courant pédagogiste qui a détruit notre système d’enseignement, naguère l’un des meilleurs du monde mais en pleine déliquescence aujourd’hui.

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  8. Pierre-Jean dit :

    l’importance que Blanquer donne aux neurosciences montres que le niveau intellectuel de ce ministre est limité : en clair, c’est un con.

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  9. Infraniouzes dit :

    Je lis cette lettre de la CFE-CGC et je fais deux remarques:
    1 – La présentation du tableau de Gustave Courbet à des élèves de terminale me semble assez incongrue pour ne pas dire provocatrice. Ce professeur enseignait quelle matière ? Sciences humaines, histoire de l’art ? Anatomie comparée ? Ça n’apporte rien à l’instruction et je conçois parfaitement que quelques élèves aient pu être choqués.
    Ce tableau, exposé au musée d’Orsay et que je suis allé voir, ne déchaîne une admiration générale mais plutôt une certaine gène principalement chez les étrangers: pas d’attroupement, passage rapide du visiteur donc aucune difficulté pour voir le tableau contrairement aux impressionnistes dont faut admirer les œuvres en jouant des coudes.

    2 – Dans leur lettre les auteurs oublient un point essentiel: l’ignorance crasse du monde de l’entreprise par les « sommités » qui président aux destinées de l’institution . Que propose-t-on comme formations et vers quoi conduisent-elles ? Ceux qui ont leur mot à dire sont les chefs d’entreprises. Ils donnent des salaires, permettent donc de s’intégrer dans la vraie vie, ils savent de qui ils ont (ou auront) besoin. On travaille, on consomme, on épargne, on construit son avenir. Au lieu de ça, on relève sur les sites officiels des quantités de formations plus ubuesques les unes que les autres et pléthore d’inscrits. Et généralement elles se terminent par un diplôme bac+5 qui gonfle d’importance le lauréat qui ira ensuite se fracasser contre le mur de l’emploi sans comprendre que son parchemin ne vaut rien. On nous parle d’excellence. Laquelle ? Le monde du travail est de plus en plus dur, concurrentiel, changeant. La France vit à crédit pour prouver son illusoire rang de 5ème puissance mondiale. Qui paiera les pots cassés ?

    PS: un Compagnon du devoir et du tour de France ou un Meilleur ouvrier de France, est bien plus recherché qu’un diplômé lambda de l’EN. Eternelle vérité du monde réel: le mieux disant l’emporte toujours.

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  10. Fredi M. dit :

    Hé oui…
    Pourtant à sa nomination on ne tarissait pas d’éloges : on allait voir ce qu’on allait voir !
    On a vu…

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  11. Therese Salviat dit :

    tout cela est tristement vrai! Ancien professeur, j’avais pris mes fonctions d’agrégée des lettres en 1964( la préhistoire!). Déjà à cette époque, j’avais constaté les prémices (ou prémisses?) d’un déclin, mais sans encore imaginer que le renoncement était inéluctablement en marche: tout avait commencé vers 1968 (coupable de bien des maux au milieu d’un bilan plutôt globalement positif), avec l’invasion du structuralisme, et de tous les -ismes adjacents; l’apprentissage de la lecture se faisait dorénavant avec l’écriture syllabique, qui remplaçait l’écriture alphabétique; une catastrophe, aggravée par l’entêtement de quelques ministres successifs; bref, à l’encontre de tout pragmatisme, la théorie remplaçait partout la pratique et l’usage qui avaient jusque là fait leurs preuves. Il fallait tout détruire et tout remplacer, tout rénover, à l’aveuglette. L’apprentissage de la lecture et de l’écriture ne s’en est jamais remis. C’est sans aucun doute par la base qu’il faudrait aujourd’hui tout reprendre, et attacher la plus grande importance à la formation des « maîtres des écoles » qui ont fait place aux instits sans que la prétention du terme ait amélioré leur situation (financière entre autres choses). Mais il faut avoir la vocation chevillée au corps pour qu’un jeune aujourd’hui ose s’aventurer dans la carrière de l’enseignement… ou pire : qu’il ne sache pas faire autre chose !

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    • Therese Salviat dit :

      PS.- à propos de l’Origine du monde et de son scandale récurrent, la pudibonderie aurait quelque chose de comique si elle ne voilait l’hypocrisie du système!

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    • Therese Salviat dit :

      au fond, la chose la plus importante qu’un professeur, fût-il des Ecoles, se doit d’inculquer à ses élèves, c’est l’esprit critique et son maniement à bon escient. Il ne semble pas que ça pointe à l’horizon, ou plutôt, Il semble que ça ne pointe pas à l’horizon… 😉

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  12. there dit :

    Anecdote un ministre chevronné était arrivé à l’éducation nationale. Fort de son expérience passée dans d’autres ministères et de sa volonté de réformer il était très sûr de lui. Il rencontre les syndicats . La discussion est cordiale les échanges fructueux. Les syndicalistes à leur sortie sont accueillis par la presse : « comment s’est passée votre entrevue avec le ministre ? » « Tres mal , nous n’avons absolument pas été entendus » . La suite , c’est la réforme portée par Devaquet , le ministre prudent l’avait fait porter par un autre que lui. Et puis , plus rien . Et on passe au suivant . J’étais jeune à cette époque mais j’avais alors compris que notre système éducatif , à la manière des régimes communistes était bien verrouillé . Le pouvoir n’est pas où il se voit , une hiérarchie parallèle et inamovible celle là , gouverne en sourdine . Cela m a bien été utile lorsque bien plus tard je me suis retrouvé confronté au canal historique bien à l’est . Alors cette lettre cher Maxime , eh bien , elle est absurde , qu’ils se la postent à eux mêmes . La paille , la poutre et tout ce genre de chose .

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  13. charles902 dit :

    Bonjour Monsieur Tandonnet,

    Je signe ce texte, sans réserve, et j’associe notre président à cette catastrophe d’une réforme de l’éducation à l’emporte piece.
    Les barbares n’auraient pas pu faire mieux que le nihilisme de ce sinistre ministre de la non éducation qui, à lui seul, aura fait mentir l’adage de La Fontaine (« d’un magistrat ignorant c’est la robe qu’on admire ») . Il est responsable et coupable de ce gâchis.

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  14. Mes collègues encore en activité me tiennent le même discours que ci-dessus.

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  15. Sganarelle dit :

    Avec les nouvelles directives qui touchent actuellement les États Unis dont nous sommes les satellites obéissants , l’Enseignement ne trouve plus les professeurs nécessaires à sa survie.
    Avant même d’enseigner on fait subir aux enseignants un examen de passage concernant les nouvelles directives anti colonialistes et le langage convenant aux futurs et actuels individus qui changent de sexe au cours de leur cursus universitaire. On ne compte plus aux USA le nombre de ceux qui subissent des blâmes ou un lavage de cerveau pro LGBT qui n’a rien à voir avec leur programme professionnel…et nous sommes en passe de suivre leur exemple.
    Ceci pour dire que nous sommes dans l’obligation d’une uniformité de la pensée politiquement correcte et que cela n’a plus rien à voir avec la formation de « têtes bien faites » chères à Montaigne.. l’enseignement de base est stéréotypé et n’offre plus de place à la controverse.
    Si on y ajoute le manque de respect et l’insolence impunie de la plupart des élèves qui exigent des notes favorables il ne faut pas s’étonner du manque d’enthousiasme pour la profession d’enseignant.
    Un gouvernement dont le mot d’ordre est «  pas de vagues » ne protège pas ses ses enseignants et ne peut que favoriser le déclin d’une profession.

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  16. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    C’est excellent ! Mais le ministre de l’Éducation nationale est loin d’être le seul qui ait failli à son devoir.
    Une « crise morale et profonde » affecte TOUS les ministères : Éduc. Nat., mais aussi Santé, Culture, Intérieur, Justice, Armée, Affaires Étrangères, Agriculture, et ainsi de suite…
    Une question demeure, après que ces ministres aient tous reçu leur lettre, que se passera-t-il ?

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    • Anonyme dit :

      RIEN,,,,comme souvent , les ministres passe ,et on continue comme avant ,,

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    • Janus dit :

      Lisez les travaux de Philippe Nemo sur l’éducation nationale, le plan Langevin Wallon et les démissions et atermoiements du gaullisme dans ce domaine. Jean Orieux dans ses souvenirs du Limousin, inspecteur d’académie en 1938 se faisait déjà l’écho des réformes du front populaire et des catastrophes en germe (Méthode globale et autres fariboles).

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  17. Ping : Déclaration préalable d’Action et Démocratie (CFE-CGC Education) – Qui m'aime me suive…

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