Loi climat, une loi de pénitence (pour le Figaro du 31 mars)

Le projet de loi portant « lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets », actuellement débattu à l’Assemblée nationale soulève de multiples critiques de la part des oppositions de gauche comme de droite. Il lui est reproché d’un côté sa timidité et de l’autre son caractère punitif. Pour Mme Barbara Pompili, chargée de le défendre devant le parlement, il touche « à ce qu’il y a de plus ordinaire, de plus basique mais aussi de plus crucial : nos modes de vie […] une écologie pratique, qui apporte des solutions simples dans le quotidien des Français. » De fait, ce projet de loi est particulièrement fascinant par ce qu’il nous apprend de la politique française telle qu’elle se présente aujourd’hui.

Son caractère grandiloquent sidère dès le premier abord. Les mots claquent : « une transformation sans précédent dans l’histoire de notre pays », ou encore « une véritable bascule globale ». La fuite dans l’emphase – par contraste avec la paralysie croissante des outils de la puissance publique – se présente bel et bien comme un fidèle reflet du « nouveau monde ». D’ailleurs son objectif déclaré est ni plus ni moins que de modifier le cours du changement climatique. Ainsi, il repose sur l’idée qu’une loi votée par le Parlement français serait de nature à modifier la composition de l’atmosphère. Or, selon l’agence internationale de l’énergie, la part de la France n’est que de 0,9% des émissions de carbones (28,2% pour la Chine et 14,5% pour les Etats-Unis). Entre les lignes de ce projet de loi transparaît une forme d’arrogance, typique de la France dirigeante actuelle : il suffirait de voter une loi « comme le président de la République s’y est engagé », pour infléchir le cours de la planète.

Ce projet de loi est particulièrement imprégné de l’idéologie dominante dans les sphères du pouvoir. Il est tout dans une logique de pénitence ou de repentance. Son idée maîtresse est celle de l’éternelle culpabilité de la France. Il n’insiste guère sur le contexte planétaire, la part que prennent les autres, infiniment supérieure, à la pollution de l’atmosphère en particulier la Chine. Ce texte moralisateur, présenté comme pragmatique, tient essentiellement dans un message idéologique : la France et les Français sont désignés comme les principaux responsables de la dégradation de l’environnement. Il s’abstient de souligner que la France – la France seule – ne dispose que de marges de manœuvre infimes sinon dérisoires à cet égard.  

Le mépris de la France dite d’en haut, la classe dirigeante ou influente, envers la France dite d’en bas, autrement dit la France périphérique ou la majorité silencieuse, s’exprime à travers ses lignes. Qui sont les coupables idéaux du réchauffement climatique ?  Les commerçants, à travers la chasse à la publicité et diverses contraintes, les transporteurs routiers, visés par la perspective de nouvelles taxes, les agriculteurs qui sont dans le collimateur du projet, les automobilistes en général notamment les banlieusards, le texte invitant à un « questionnement sur la place de la voiture en ville ». Rien n’a changé de la méthode qui consiste à désigner des boucs émissaires dans la France populaire, « les gars qui fument des clopes et roulent au diesel » comme disait un ex-ministre. La quête du coupable idéal, « ce pelé, ce galeux », est donc toujours d’actualité.  La crise des gilets jaunes n’aura donc servi de leçon à personne. Il n’apporte d’ailleurs aucune réponse aux inquiétudes réelles des Français en matière d’environnement, par exemple sur les conséquences paysagères du développement des éoliennes.

Ce projet de loi fascine par ses accents moralisateurs, son ingérence dans la vie privée à laquelle les régimes autoritaires du siècle passé n’ont rien à envier. Il prétend « changer le modèle français, accélérer l’évolution des mentalités ». Il faudra désormais informer le consommateur de « l’empreinte carbone » des produits : les notions de bien et de mal définies par la puissance publique se mêlent ainsi aux courses quotidiennes. L’éducation au « développement durable » s’imposera dans les établissements scolaires. Les professeurs n’ont-ils pas assez de difficultés avec l’orthographe et les mathématiques ? Les collectivités territoriales « volontaires » pourront proposer des menus végétariens « dans les services et restaurants collectifs dont ils ont la charge ». Fallait-il une loi pour formuler cette concession au « politiquement correct » ? Cette immixtion de « big brother » dans la vie intime de personnes – jusqu’à leur manière de se nourrir –  n’est-elle pas le signe patent d’une tentation totalitaire ? 

Les dispositions de ce projet de loi procèdent de 146 propositions de la convention citoyenne désignée par tirage au sort. Ce mode de décision est présenté par les promoteurs du texte – qui entendent le pérenniser – comme une innovation démocratique. Faut-il vraiment parler de démocratie à ce sujet ?  Dans la Grèce antique, le recours à la méthode du hasard dans la sphère politique se fondait sur la croyance dans la toute-puissance des divinités. Aujourd’hui – en l’absence des dieux – les inspirateurs de ces propositions ne représentent strictement qu’eux-mêmes. Ils ne procèdent ni de la légitimité démocratique – dès lors qu’ils ne sont pas élus – ni de celle de la compétence. Les parlementaires, députés et sénateurs, élus de la Nation tout entière, saisis de ce projet, ont ainsi l’occasion de prouver, en le soumettant à un authentique débat de société, qu’il n’existe pas d’autre démocratie que celle qui émane du suffrage universel : celle dont ils procèdent. Sauront-ils s’en saisir ?

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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36 commentaires pour Loi climat, une loi de pénitence (pour le Figaro du 31 mars)

  1. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Em…. les français à la veille du week-end pascal, il fallait oser. Audiart avait donc raison. Je ne reviendrai pas sur la notion de tenaille si chère à Robert Lamoureux dans une célèbre trilogie. L’Histoire ne se répète pas, dit-on, mais je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le printemps 1940. Qui écrira « L’étrange défaite » version 2021 ? Pour les conmunicants du Château, ils ont oublié « Nous vaincrons car nous sommes les plus forts ! ».
    Faute de grives, je vous invite à lire cet excellent article publié sur le blog de Jean-Dominique Michel (chassé de Linkedin, YouTube et autres sites si soucieux de la liberté d’expression) : https://anthropo-logiques.org/covid-19-un-crime-de-masse-des-statistiques-au-scandale-comment-la-france-n-a-pas-soigne-prescrit-ou-combattu-la-covid/
    Il se passe de commentaires mais si ce pays redevient un jour normal, il faudra que de nombreux individus rendent des comptes.

    Bonne journée

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  2. JEAN-LUC dit :

    On est entré avec l’écologie politique punitive en absurdie généralisée.
    La terre a toujours connu en dehors et en présence de l’homme, des périodes de réchauffement et refroidissement pour des raisons multifactorielles, tels l’angle de rotation de la terre sur son axe, l’activité solaire, l’activité volcanique, l’activité magnétique, les rayons cosmiques, les vents de haute altitude, les courants marins, l’effet de serre…etc
    Avec de grandes incidences sur les récoltes et des famines qui ont décimé et fait disparaître des espèces, des civilisations, des empires, provoqué des révolutions…..
    Ces changements climatiques sont permanents dans l’histoire de notre planète.
    Sauf qu’aujourd’hui on veut y voir la responsabilité de l’homme via le CO2.
    L’idée est que l’homme pourrait modifier, diriger le climat simplement en agissant sur le CO2 qui est par ailleurs indispensable au végétal et à la vie.
    Donc â grand renfort de culpabilisation on part dans une guerre picrocholine contre le moteur à explosion, le diesel, l’industrie, le nucléaire ( non gènérateur de co2), l’avion, le bateau, le feu de brindilles dans le jardin du voisin ….etc
    On n’a plus d’industrie, mais on importe, donc à nouveau coupable indirectement.
    C’est quoi le projet redevenir chasseur cueilleur ?

    Au contraire de supprimer, il faut diversifier les sources d’énergie, car si catastrophe par exemple volcanique, on perd l’énergie solaire, on sera content de s’appuyer sur le nucléaire, le gaz et le générateur diesel pour se chauffer, s’éclairer, cultiver.
    Pourquoi focaliser sur le climat et le co2 et pas sur l’actvité volcanique? (Ex transport aérien paralysé par un volcan Islandais,) le pire n’est jamais certain.

    En tous les cas ces débats doivent se tenir en dehors de toute hystérie, avec des spécialistes et des structures démocratiquement élues.
    Toute évolution ne peut se faire que dans un temps suffisamment long et pas dans la précipitation, sauf à se tirer une balle dans le pied.

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    • Alain De Vos dit :

      Votre post est bien juste.

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    • Alain De Vos dit :

      Rappelons que pour la photosynthèse et l’assimilation chlorophyllienne, il y a besoin des échanges d’oxygène et de gaz carbonique..

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    • Pheldge dit :

      mais c’est du négationnisme ! ça mérite un aller simple pour les camps de rééducation ! 🙂

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  3. Berrier Etienne dit :

    Un niveau plus prochE (désolé pour la faute d’orth.)
    E Berrier

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  4. Berrier Etienne dit :

    Bonjour,
    D’accord avec vous sur de nombreux points de votre analyse: emphase des déclarations, insignifiance des actes et supercherie démocratique…
    Un élément de désaccord, cependant: la faiblesse relative de nos émissions nationales ne doit pas nous inciter à ne rien faire ou à reporter les décisions. Pour plusieurs raisons:
    1. Aussi limitées qu’elles soient, elles représentent encore 4 ou 5 fois la moyenne mondiale pouvant nous amener à 2°. Nous avons donc malgré tout, un dur chemin à parcourir.
    2. Ces émissions modestes de CO2 sont largement dues à la désindustrialisation de notre pays, si l’on tient compte de celles qui sont imputables à nos importations, nous sommes ramenés à un niveau beaucoup plus proches des pays comparables. Ces résultats relativement bons sont donc partiellement en trompe l’oeil.
    3. Par ailleurs, elles tiennent essentiellement à notre industrie nucléaire qui, comme vous le savez, est vieillissante et menacée. Si nous n’y pensons pas vite et sérieusement, nous pouvons nous retrouver vers 2035 avec des centrales à gaz en lieu et place de nos centrales nucléaires avec la régression conséquente en terme de CO2.
    4. Le réchauffement est la plus grande menace qui pèse sur nos enfants et petits enfants.

    Voila pourquoi à mon sens, même si on peut à juste titre critiquer les faux semblants du gouvernement actuel, il serait dommage d’en prendre prétexte pour éluder cette question cruciale. La responsabilité de l’actuelle génération politique et des futurs candidats (donc la notre) est immense.
    Bien à vous, merci encore pour vos billets,
    Etienne Berrier

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    • Pheldge dit :

      brièvement : le CO2 n’est pas un polluant, il est indispensable à la vie. Quant à votre affirmation « Le réchauffement est la plus grande menace qui pèse sur nos enfants et petits enfants. » sur quoi repose-t-elle ? Y a-t-il une « bonne » température ? une température idéale ? sachant l’évolution et les variations connues dans l’histoire (redoux moyen âgeux …), on se doit d’^tre prudent avant de faire ce genre d’affirmations. D’autant que la planète reverdit, à croire qu’elle ne s’en porte pas si mal …
      https://www.leparisien.fr/societe/bonne-nouvelle-la-planete-reverdit-04-02-2019-8021307.php
      Le catastrophisme pour instiller la peur, ça suffit. Allez donc consulter la longue liste des prédictions climatiques qui ne se sont pas réalisées.

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  5. Annick Danjou dit :

    https://madame.lefigaro.fr/societe/une-statue-de-greta-thunberg-erigee-dans-une-universite-britannique-fait-polemique-310321-195945

    Voilà où nous mènent ces crétineries… une adolescente autiste qui mène le monde, qui sera sacrée l’idole des jeunes et la salvatrice face au réchauffement climatique qui risque de nous faire exploser et ça y va…ça y va, les verts foncés et les verts pâles, tout le monde marche comme un seul homme derrière cette égérie lancée par des parents dont l’égo n’a pas de limite ni de frontière. Faut-il que le monde soit complètement tourneboulé !!!

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  6. there dit :

    La manipulation mentale concernant l’environnement atteint des sommets. Les enfants sont biberonnés à cela dès l’entrée en maternelle. Sur ce sujet aussi la peur et la culpabilité sont les deux mamelles auxquelles sont gavés nos rejetons les conduisant à rejeter notre système, nos valeurs, le pays dans lequel ils vivent, leur identité culturelle. Nos enfants n en sont pas victimes mais je regarde les dégâts chez ceux des autres. On entend des choses ubuesques « ma fille nous a offert un compost pour Noël » , « je vais acheter une ferme bio pour m’occuper de mes parents quand ils seront vieux (le jeune a 28 ans, ses parents 55 …) » Ils veulent tous travailler « dans l’environnement » mais ne savent pas ce que c’est . Ceux qui sont les plus pathétiques sont les parents qui veulent se rapprocher de leurs progéniture par la séduction : ceux là lavent le linge avec des noix, font eux mêmes leur shampoing, savon, achètent du bio (et jettent tout à cause des mites alimentaires …) deviennent les rois du végan, leur attitude est tout simplement pathétique . Ce spectacle est affligeant. Bien sûr émettre des doutes publiquement nous case chez les complotistes mais nous avons l’habitude.

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  7. fraternel dit :

    une loi climat qui fait fi des recommandations des 150 naifs qui ont cru qu’on allait les écouter!
    qui va fournir les moyens d’un ouvrier qui a besoin de sa voiture pour aller au boulot pour changer celle çi?
    en haut lieu on utilise la com pour faire du greenwashing.
    quant à pompili c’est elle qui refuse le déstockage des produits de stocamine hautement toxiques et qui risque de polluer la nappe phréatique de toute l’alsace.
    ceux et celles qui font de l’écologie de salon feraient mieux d’écouter les GENS DU TERRAIN!
    ce n’est pas sous les lambris dorés des ministères que l’on met en place une loi climat.
    c’est en écoutant les personnes conçernées qui connaissent le terrain et qui peuvent apporter des solutions.
    On s’en fiche qu’elon musk vende des billets pour aller sur mars.
    l’espace n’est il pas assez pollué comme çà?

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  8. Celtapiou dit :

    En ce qui concerne les enjeux climatiques, énergétiques, environnementaux,
    un scientifique éminent pourrait éclairer la lanterne bien pâle
    de nos écologistes dogmatiques : JEAN-MARC JANCOVICI !
    Ses interventions claires devraient être diffusées larga manu :
    nos gouvernants pourraient se baser sur ses impeccables diagnostics et propositions
    et, cerise sur le gâteau, il est doté d’un humour épatant !

    Mais peut-être ne rentre-t-il pas dans la ligne du Président « meilleur épidémiologiste »
    de France et bientôt plus grand spécialiste de l’environnement…au monde ?
    La marque des grands chefs d’Etat est de savoir s’entourer de grands esprits :
    je regarde mon « environnement »…et je pleure !

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  9. ADB dit :

    Deux remarques :
    1/ Le climat, à l’époque de Jules César, était plus chaud qu’actuellement : il ne me semble pas que la civilisation romaine s’en soit mal portée !…
    2/ Dès sa campagne électorale, il m’est apparu évident, et le temps passant de plus en plus évident et confirmé, que Macron n’aime ni la France,ni les Français. Comment donc se fait-il qu’il y en a encore qui ne s’en sont pas rendus compte ?

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  10. Anonyme dit :

    en priorité montrons du doigt les vrais fautifs ,Chine-Etat Unis ,,,et lorsque vous voyez tout les produit importer ,du monde entier ,on devrait se poser des questions ,vue notre déficit extérieur , ,faut t « il dire protégeons nous ,consommons en priorité nos produit Français ,ou Européens ,puis trions nos déchets ,donc ce projet de loi est une fumisterie de plus ,Arrêtons d « emmerder le peuple de France ,avec toujours plus de taxe ,d « impôts et des prix qui ne cesse de grimper ,,ceux qui nous dirige ferait bien de se méfier du peuple ,qui en a marre de leurs bêtise , ,on le verra bientôt ,a la prochaine élections michel43

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    • Pheldge dit :

      « Arrêtons d’emmerder le peuple de France … » impossible, c’est l’alpha et l’omega de l’action gouvernementale, et les parlementaires ne sont pas en reste ! « Un problème ? une loi, une taxe ! » avec la variante macronienne : « un problème ? un comité citoyen, coaché par un comité Théodule » en plus du processus habituel, loi, et taxe !

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  11. Monsieur Tandonnet, bonjour. Au fil de la lecture de votre article voici quelques remarques qui me sont passées par la tête.

    Nos conditions de vie matérielles se sont beaucoup améliorées depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Des routes partout, l’eau potable au robinet partout, l’eau chaude l’eau froide à la maison, les toilettes dans les maisons, les salles de bain dans les maisons, l’électricité et le courant force partout. Nos maisons et immeubles sont moins insalubres qu’autrefois
    Des camions, des voitures, des engins de chantier, des engins agricoles partout à travers le pays ont modifié les paysages de notre enfance et ont facilité notre vie de tous les jours.
    Des progrès au niveau de la médecine, de la chirurgie, des soins de santé de base mais aussi des soins de santé très avancés ont prolongé notre espérance de vie.
    Des Lycées, des collèges, des universités partout où il a été possible d’en faire ont permis une scolarisation de masse.
    Des terrains de sport, des salles des fêtes partout où il a été possible d’en faire, des terrains de golfs, de tennis, des ports de plaisance, des salles de spectacle gigantesque ont permis la civilisation des loisirs.
    Des maisons de retraites, des Epahd ont remplacés les Hospices.

    Je laisse à chacun la possibilité de prolonger ma liste de tout ce que 70 ans de paix ont permis de faire pour le bien de tous.

    Mais « Rien n’est jamais acquis à l’homme » et aujourd’hui il y a des personnes qui souffrent de leurs conditions de vie, de travail et d’absence de travail. Il y a des Toulousains, des Bordelais qui trouvent leur ville salle, l’air pollué, l’eau trop javellisé. Ils trouvent la circulation automobile en ville difficile, insupportable. Ils tolèrent de moins en moins la promiscuité, leur entassement les uns sur les autres. L’accès à la propriété, à un logement décent devient de plus en plus compliqué.

    Les plus âgés d’entre nous s’interrogent sur leur fin de vie.

    Notre vie a été agréable, notre mort sera paisible mais la transition s’annonce difficile et problématique.

    Notre mode de vie est basé sur le pétrole et l’électricité nucléaire. Une semaine sans pétrole et sans électricité et c’est le chaos. En 1999 mes parents dans les Landes sont restés quatre semaines sans électricité, plusieurs jours sans eau potable pour cause de tempête. Ils ont alors connu le nucléaire et la bougie. Les déplacements en voiture ont été très limités. Il a fallu quinze jours pour pourvoir « libérer » les routes principales des arbres enchevêtrés abattus par une tempête comme nous n’en avions jamais vu encore. J’étais avec eux et j’ai trouvé le temps long. Très long avant un retour « à la normale ».

    Aucune ville de France aujourd’hui n’est en autonomie alimentaire. Et ce que nous vivons depuis un an de Covid nous rappelle tous les jours notre dépendance vitale aux échanges internationaux.

    Et pour en terminer ce matin avec mes remarques nous vivons une situation politique nationale très étrange dont nul ne sait vraiment ce que cela va donner dans un avenir proche et lointain.

    Nous pouvons craindre le pire mais nous pouvons espérer aussi le meilleur car telle est la nature humaine: capable du pire comme du meilleur.

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    • Madzi dit :

      Enfin un commentaire plein de sagesse et de bon sens.

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    • Pheldge dit :

      un petit couplet malthusien pour compléter ? tous les socialistes sont pour l’eugénisme, vous ny faites pas exception !

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    • Pheldge dit :

      « Aucune ville de France aujourd’hui n’est en autonomie alimentaire » oui, et en quoi est-ce un problème ? j’ajoute que le mantra du « consommer local » et d’une grande bêtise, car il revient à subventionner une production locale moins performante, au seul motif qu’elle est locale. Et comme toute subvention à terme c’est une prime au moindre effort, puis à la médiocrité. Entendons nous bien, si la production locale est de qualité, et en quantité suffisante, elle sera toujours préférée par les consommateurs.
      On peut également décliner à l’infini «  »Aucune ville de France aujourd’hui n’est en autonomie énergétique, industrielle etc …  » sans que ça ait plus de sens !

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    • Pheldge ce n’est pas un problème si tout fonctionne bien. Mais une grève générale, un confinement général pur et dur, une panne d’électricité qui dure, une crise pétrolière, une tempête comme celle de 1999 et ça peut devenir un problème. Consommer local pourrait ne pas être qu’un mantra mais une réalité. J’ai toujours trouvé d’une grande stupidité le fait que les écoles primaires et les collèges n’achètent plus sur les marchés locaux et que les cantines scolaires soient aujourd’hui à 90% et peut-être plus des cantines qui ne fournissent plus que des produits industriels. J’ai connu les deux systèmes. Aujourd’hui un gestionnaire de cantine scolaire n’est plus libre de faire ses achats auprès de producteurs locaux. Qui ont le droit de vivre autant que les industriels de l’agro-alimentaire. Je ne vais pas vous convaincre mais je soutiens les positions de la Confédération Paysanne. Le marché commun agricole a été la Saint Barthélémy des petits paysans français. Et la fédération nationale des exploitants agricoles n’a pas fait que du bien aux agriculteurs français. Surtout aux petits paysans.

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    • Pheldge dit :

      a-t-on connu de graves pénuries ces dernières décennies ? parce que les conflits sociaux, grèves en tous genres ça n’a pas manqué, et malgré ça, il y a eu au plus quelques ruptures. Vous aveiz parlé des villes, et je vous ai répondu sur ce point, villes ou départements, c’est idiot de penser vivre en autonomie.
      Vous dites « un gestionnaire de cantine scolaire n’est plus libre de faire ses achats », oui, à qui la faute ? à des lois et des normes en pagaille qui mettent de facto sur le côté les locaux ! des lois votées par ceux-là même qui se font les chantres du bio et du consommer local !

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    • Ne plus être indépendant d’un point de vue énergétique, d’un point de vue industriel, scientifique, de la recherche médicale oui je trouve que c’est un problème. Les exemples abondent en ce sens.

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    • lugardon dit :

      Pheldge je ne suis pas socialiste et je ne suis pas eugéniste ni malthusien.

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  12. Pheldge dit :

    Les parlementaires ? MT, pardon, mais vous plaisantez, comme les autres politiques, ils tremblent désormais devant leur ombre ! quel politicien va oser se lever contre ces mesures débiles, aller à contre courant de la doxa ? aucun, il n’y a pas de Donald Trump en France.

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  13. Fredi M. dit :

    infiniment supérieure, à la pollution de l’atmosphère en particulier la Chine.
    Comme si, en ce moment même, on ne les voyait pas tous ces porte-conteneurs bloqués à l’entrée du canal de Suez.
    Que dit la loi de ces authentiques pollueurs ?

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  14. Janus dit :

    Sauront-ils s’en saisir : Bien sûr que non, trop occupé à la buvette du sénat ou à la cantine de l’assemblée à faire ce que ne peuvent plus faire les français : s’empiffrer aux frais de la princesse. Il faudra faire payer à tous ces gens leur incurie, leur indifférence aux exigences de leur mission et leur mépris du peuple qui les fait vivre.
    L’écologie est le dernier avatar de la gnose mortifère.

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  15. roturier dit :

    La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.
    DONC, mécaniquement, plus nous serons nombreux sur terre et plus les « autres » seront omniprésents ; moins on sera libres et plus nos agissements seront contrôlés.
    C’est inéluctable.

    Le reprocher à tel ou tel engeance « de haut » témoigne d’une hauteur de vue d’un crapaud écrasé.
    A moins que ça soit au service d’une propagande idéologique ou politicienne.

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  16. Ping : Loi climat, une loi de pénitence (pour le Figaro du 31 mars) – Qui m'aime me suive…

  17. Sganarelle dit :

    Ceux qui ont connu une autre France et un autre monde sont accablés de voir celui qu’ils laissent à leurs petits enfants : les progrès de la médecine ne permettent pas d’en faire profiter tout le monde (la pandémie actuelle en limite les bénéfices) la technique informatique et autres machines apportent leur lot de fatigue énervement et anxiété pour ceux qui en sont les esclaves et la vie moderne faite de stress et de solitude ne semble pas avoir apporté l’équilibre et encore moins le bonheur. Il reste tout un monde disparu et une société fragmentée jusqu’à la rupture où on a l’impression que chacun ne parle plus la même langue , on nous construit de gigantesques mosquées et nos églises disparaissent et ce n’est pas qu’une image car ce sont nos origines qu’on essaie d’anéantir et chaque jour avec de nouvelles brimades on fait de nous des moutons.
    Dans ce monde moderne d’interdits aseptisé et sans racine , si certains veulent bien encore mourir pour la France d’autres ne veulent pas mourir pour la république …et d’autres ne veulent pas qu’on leur vole leur mort . C’est le sujet du jour : euthanasie pour tous. Tous ces gens qui veulent notre bien sont charitables jusqu’à l’écœurement . Comme dans le mariage pour tous ou la fabrique d’enfants Mère Nature a ici encore peu de place
    Alors qu’on ne vienne pas nous parler d’écologie .

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  18. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Croire en la réaction des députés et des sénateurs, c’est à mon avis, croire encore au père Noël.
    Depuis 2015 et plus encore depuis le début de la crise sanitaire, tous les élus de la Nation sont considérés comme quantité négligeable par le pouvoir autocrate.
    Nos élus et notamment ceux des oppositions ne sont que des carpettes qui n’ont pas su et surtout n’ont pas eu le courage de se faire entendre dès les premières velléités du locataire actuel de l’Elysée de se passer de leur avis. Il est maintenant trop tard pour réagir sur ce projet de loi qui sera voté quoi qu’il arrive par les députés godillots même s’ils ne sont que des cocus.
    Il était un passé récent où une modeste secrétaire d’Etat bien plus courageuse que ses collègues prenait le risque de s’opposer frontalement au président de l’époque pour lui rappeler que la France n’était pas un paillasson,
    J’aurais apprécié que des voix aussi hardies et énergiques parmi nos députés et sénateurs s’élèvent depuis plus d’un an pour rappeler au pouvoir les prérogatives du Parlement. Au lieu de cela, nous ne pouvons que constater pusillanimité, couardise et soumission.
    Nos élus de la Nation se sont montrés indignes des mandats confiés par la poignée d’électeurs qui se déplacent encore pour aller les élire. Gageons qu’après de tels comportements, ils seront encore moins nombreux lors des prochains scrutins.
    Quant au projet de loi climat qui sera voté dans l’indifférence générale de nos parlementaires et alors que les Français ont bien d’autres préoccupations plus urgentes, il ne servira momentanément que d’argument pour la campagne électorale du président actuel pour récupérer les voix des Khmers verts en attendant de sombrer dans l’oubli après 2022 sous la pression, cette fois, des héritiers des gilets jaunes .

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  19. H. dit :

    Bonjour Maxime

    Au risque de choquer, je ne crois pas que nous soyons face à une manifestation saine de la vie démocratique. Ce parlement ne se distingue pas par des textes des plus pertinents ou nécessaires mais là, on confine malencontreusement à l’absurdie totale. Ce texte abscon, très visiblement inepte tant sur le fond que sur la forme, issu d’une représentativité douteuse dans lequel la démagogie la plus malsaine le dispute aux chimères les plus stupides ne pourra aboutir qu’à une série de catastrophe dans tous les domaines : sociétal, économique et politique. Pour un régime prétendument fondé sur la Raison, on ne peut qu’être inquiet. D’autant plus qu’il semble que nous ne sommes pas le seul pays touché par ces délires : https://insolentiae.com/vers-linterdiction-rapide-de-posseder-une-voiture-essence-ou-diesel/
    Je ne crois pas que ce pays s’en sortira, la pente suivie est désormais trop importante. Par contre, soyons bien conscient que ce faisant nous sortons de l’Histoire et que nos représentants doivent reléguer notre célèbre et insupportable arrogance aux oubliettes.

    Bonne journée

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  20. nicolasbonnal dit :

    On est dans l’épouvante administrative-écologique-médicale-informatique et presque personne ne résiste. Tout cela démontre que nous sommes des « déjà morts ». Le dernier homme de Nietzsche tend la main aux zombies de Romero. Je dirais qu’il n’y a pas plus d’1% de mécontents réeµels. Le reste a bradé son âme et sa liberté.

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