Lecture: L’énigme Pompidou-de Gaulle, Arnaud Teyssier, Perrin 2021

A l’heure où la France sombre dans un authentique chaos politique dont nul ne voit l’issue, le livre de M. Arnaud Teyssier, L’énigme Pompidou-de Gaulle est l’occasion d’un retour sur les fondamentaux de l’histoire politique récente de notre pays. Cet ouvrage passionnant tient à la fois du récit et de la réflexion fondée sur d’abondantes références historiques et littéraires. Aujourd’hui, les noms de ces deux hommes d’Etat renvoient, l’un comme l’autre, à l’image d’une période révolue de stabilité, de fierté et de grandeur nationale. Comment en sommes nous arrivés-là? ne manque t-on de s’interroger à l’issue de la lecture captivante de ces 400 pages. [Sortie aujourd’hui en librairie].

Tous deux proviennent d’horizons bien différents. L’un natif de Lille en 1890, a grandi « dans un milieu familial de vieille bourgeoisie dominée par la passion de la France et la foi dans la providence. » L’autre « petit-fils de paysans d’Auvergne », ayant vu le jour en 1911 dans une famille d’instituteurs qui « mêlaient dans un commun attachement la patrie et la République ». Leur alliance s’est enrichie de leurs différences, le premier animé par un sens aigu de la tragédie de l’histoire et l’obsession du destin national, le second fidèle à une forme de bons sens terrien et de nonchalance naturelle.  Mais ces différences, source de leur entente, portaient en germes les fractures à venir… Tous deux partageaient en revanche les mêmes convictions sur l’autorité de l’Etat et un patriotisme intransigeant.

Le tandem qu’ils ont formé pendant près de vingt ans est né dans des conditions improbables. Georges Pompidou agrégé de lettres modernes, marié à Claude et épicurien, n’a pas pris part à la résistance et ne fit pas partie des compagnons historiques de l’auteur de l’Appel du 18 juin. Par l’intermédiaire d’un camarade de la rue d’Ulm et proche du Général, René Brouillet, il entre au cabinet du chef du gouvernement provisoire à la Libération. Il n’a à l’époque quasiment aucun contact direct avec de Gaulle: « Le premier vrai contact en tête-à-tête se fait, assez classiquement, à l’occasion d’une permanence, un samedi après-midi. Pompidou est surpris par la bienveillance du personnage, alors qu’il s’attendait à plus de rugosité... » Le chargé de mission se fait remarquer par la clarté des notes qu’il rédige. Sans être directement mêlé à l’aventure du RPF (le parti gaulliste de 1947 à 1953), il devient peu à peu l’homme de confiance du Général dans sa traversée du désert, le trésorier de la fondation Anne de Gaulle (sa jeune fille handicapée), puis en 1948, son chef de cabinet, en charge par exemple des relations avec les éditions Plon pour la publication des Mémoires de Guerre.

Après un passage au Conseil d’Etat puis à la banque Rothschild, Pompidou est rappelé par le  Général revenu au pouvoir en juin 1958 comme président du Conseil de René Coty. Comme directeur de cabinet à Matignon, il prend une part active aux travaux constitutionnels en vue de la rédaction de la future Ve République. Après la promulgation de la Ve République, retour à la banque tout en se maintenant au service du nouveau président de la République, qui le charge de missions sensibles telles que certains contacts avec les rebelles algériens. En 1962, à l’issue de la signature des accords d’Evian qui accordent l’indépendance algérienne, le Général le nomme Premier ministre avec l’objectif de mettre en œuvre sa volonté de modernisation de la France.

L’ouvrage de M. Teyssier souligne l’étrange paradoxe de la personnalité et du parcours de Georges Pompidou. Ce dernier n’avait rien d’un carriériste forcené. Porté par l’estime que lui vouait le Général – pour ses capacités intellectuelles, sa loyauté et son sens de l’Etat –  cet amoureux passionné de la vie n’a pas cherché le destin qui le conduisait ainsi au sommet du pouvoir même s’il a pris goût à la politique. Ce qui sidère dans son comportement, c’est la fermeté de son caractère, y compris face à son mentor. Son intelligence, sa culture son épicurisme étaient à la source d’un certain fatalisme, à l’origine de son indépendance d’esprit. Pour ce non-courtisan, il y avait une vie en dehors du pouvoir.  Or, le Général voulait justement près de lui un homme de caractère capable de lui tenir tête . « Il ne semble à aucun moment craindre de livrer sa pensée. C’est sans doute ce qui le fait tant apprécier de De Gaulle. » Ainsi, le livre s’attarde sur un épisode clé de leur relation.  Quand le Général de Gaulle envisage de laisser exécuter Jouhaud, l’un des généraux putschiste de 1961 condamné à mort par une juridiction d’exception, Pompidou s’y oppose et le menace de démissionner si la peine est appliquée. Le Général finit par céder…

Pourtant, l’alliance de deux personnalités exceptionnelles ne survivra pas à la fin de règne compliquée du Général. Une divergence fondamentale les oppose sur la « participation » [des salariés à la direction de leur entreprise] dont le Général veut faire l’axe de son second mandat (à partir de 1966). Pompidou qui y voit un risque pour le développement des entreprises, freine des quatre fers. « Le projet qui m’a été montré hier, de ce que vous aviez l’intention de déclarer au parlement ne va pas assez loin, à beaucoup près », écrit le chef de l’Etat à son premier ministre.  La révolte étudiante de mai 1968 aggrave les malentendus. Le Général reproche à Pompidou un manque de fermeté qui conduira à l’éviction de Matignon de ce dernier dans des conditions confuses. Leur différence de caractère et de sensibilité ressort à cette occasion, envenimant leurs désaccords. Pompidou « introduit une dimension affective dans un univers – celui du gouvernement et du pouvoir – où il devrait savoir que de Gaulle ne prend jamais en compte les sentiments personnels. »

L’auteur consacre enfin de longues et passionnantes pages à l’affaire Markovic, cet effroyable scandale (à connotation sexuelle) mettant en cause Claude, l’épouse de l’ancien Premier ministre qui poussa ce dernier aux portes du « désespoir« . Pompidou reproche amèrement au général son manque de réactivité tout en suspectant certains compagnons de ce dernier d’y avoir trempé. De Gaulle n’y voyait que des racontars et reprochait à son ancien bras droit d’y attacher trop d’importance – signe à ses yeux d’une forme de faiblesse. Enfin, l’une des dernières et plus graves sources de griefs entre eux: les déclarations de Georges Pompidou le 17 janvier  à Rome, puis le 12 février 1969 à Genève, laissant entrevoir la perspective de sa candidature aux présidentielles (dans l’hypothèse, sous entendue, d’une démission du Général). De Gaulle y vit l’une des raisons de son échec au référendum du 27 avril 1969 qui l’a contraint, comme il l’avait annoncé, à quitter l’Elysée.

A l’issue de ce périple au cœur de l’histoire orageuse d’une décennie de « grandeur« , il convient de citer la lumineuse conclusion de l’auteur: « Retour à la case départ. En pis? Cette comédie s’est rejouée sous la Ve République, à partir du milieu des années 1980, lorsque les partis politiques, à la faveur des cohabitations et d’une décentralisation perversement conçue, ont laissé la vraie politique en jachère. François Mitterrand avait tendu un piège aux héritiers du gaullisme, un piège métaphysique qui allait permettre de réinstaller la IVe République au cœur de la Ve mais dans des conditions pires encore dès lors que le pouvoir serait désormais protégé de l’instabilité par des institutions qui avaient été détournées de leur raison d’être: faites pour décider, trancher, gouverner, elles sont devenues l’ultime protection d’un pouvoir irrésolu qui n’ose plus se mettre en jeu par le référendum. Désormais, la stabilité est partout mais l’autorité n’est à nouveau nulle part. »

Maxime TANDONNET

 

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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11 commentaires pour Lecture: L’énigme Pompidou-de Gaulle, Arnaud Teyssier, Perrin 2021

  1. Anonyme dit :

    et bien H,,,,,NON ,a l’époque du RPR ,nous étions les maitres , avec une très large majorité comme Macron a ce jours ,,,,mais le temps change , désormais beaucoup d « arriviste qui pour un poste cire les pompes de ce président ,telle Estrosi,, qui devrait être virer de LR ,,,ce que n’ose pas faire Jacob ,,ce qui pousse les électeurs vers le RN ,,,avec près de dix millions de chômeurs ,la covid ,400 000 étrangers avec papiers et le double sans ,trafics de drogue ,prostitutions ,la mafia règne en maitre ,et ajoutons les dettes colossales ,les prochaines élections seront cruciale ,michel43

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  2. roturier dit :

    «… les noms de ces deux hommes d’Etat renvoient, l’un comme l’autre, à l’image d’une période révolue de stabilité, de fierté et de grandeur nationale. Comment en sommes nous arrivés-là? ».

    Etes-vous amnésique, M. Tandonnet ? Sinon, c’est la mémoire sélective. CAR.

    Pompidou, « bourgeois gentilhomme » si l’en est, a acquis sa place dans l’Histoire à cause de De Gaulle ; et ce dernier, sur fond et pour cause de guerres :
    – L’occupation de la France par les armées allemandes (pendant laquelle la « grandeur nationale », on en parlera si vous y tenez…). « Si l’Amérique n’était pas là », chante Sardou.
    – La guerre d’Algérie qui n’avait rien de « stabilité, fierté et grandeur nationale ». Euphémisme.

    La médiocrité apparente des autres gouvernances (dont l’actuelle) est la conséquence de la PAIX.
    Vive la médiocrité !

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  3. nicolasbonnal dit :

    Encore des phrases de songe-creux. On n’a pas à regretter cette époque vilaine et d’ailleurs sans le vouloir vous le montrez : constitution dangereuse, diplomatie brouillonne, immigration, industrialisation bâclée, enlaidissement du pays (cf. Péricard et Bériot), destruction acharnée de Paris par Pompidou (Beaubourg, Montparnasse, les Halles, la Défense (voyez les livre de mon ami Paucard), mécontentement général, trépanation de la vie culturelle (Debord, Fumaroli), société de consommation et abrutissement médiatique (Guy Lux, Tour de rance ou Danièle Gilbert) : revoir Godard et même Audiard pour le comprendre. Sans oublier mai 68, éternellement au pouvoir dans cet hexagone agonique. Rétrospectivement la IVème me semble une époque vivante et rayonnante pour la France.

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  4. Coucou dit :

    Bonsoir à vous tous, 21 janvier 1971,

    Quatrième conférence de presse du Président de la République Georges POMPIDOU, jugée comme « la plus achevée et la plus simple », il y réaffirme sa légitimité, reste prudent sur l’Europe et se montre soucieux de maintenir l’unité de la nation face au régionalisme. – Question : « la conférence de LA HAYE et l’EUROPE, union monétaire européenne…? » – Monsieur POMPIDOU : « L’EUROPE : historique : dévastée à la fin de la guerre, on pouvait croire à une fédération, or il n’y avait pas de pouvoir politique car le pouvoir était à WASHINGTON – chaque pays a dû se refaire… : « C’est parce que je crois que construire l’EUROPE est possible et nécessaire que j’ai pris l’initiative de la Conférence de LA HAYE. Mais quelle EUROPE ? Poser la question, à mes yeux je l’avoue, c’est la résoudre. Il ne peut s’agir que de construire, à partir de ce qui existe, une confédération d’Etats décidés à harmoniser leurs politiques et à intégrer leurs économies. Et si on le prend ainsi, on s’aperçoit que la querelle de la supranationalité est une fausse querelle. Si un jour la confédération européenne est une réalité, il faudra bien un gouvernement, dont les décisions s’imposent à tous les Etats qui en sont membres. Le problème c’est de savoir à partir de quoi, par quelle méthode et sous quelle forme on parviendra à se gouverner ? » – Question : « Comment fonctionne un Conseil des Ministres dans un Gouvernement de coalition ? » – M. POMPIDOU : « Ce n’est qu’à l’unanimité qu’on peut choisir une solution… » – Question : « Comment le Conseil des Ministres peut-il faire exécuter ses décisions… » – M. POMPIDOU : « l’Assemblée parlementaire… il faudra un véritable parlement européen, ce qui posera de réels problèmes à cause des opinions et des habitudes différentes, les désignations des membres… » – Question : « Qu’est l’esprit de LA HAYE ? » – M. POMPIDOU : « Volonté de la méthode : élargir et approfondir les liens faits et non pas le tout » – Le Times de LONDRES : « La proposition de M. RIPON quant à la répartition des charges financières pour l’entrée de la GRANDE-BRETAGNE dans le Marché Commun ? » – M. POMPIDOU : « La rentrée de la GRANDE-BRETAGNE dans le Marché Commun dépend des Anglais, l’humour, la tenacité, et le réalisme sont trois qualités britanniques, nous en sommes encore au stade de l’humour – « Ah, que le temps vienne où les coeurs s’étreignent… » Citation de RIMBAUD – Un journaliste de la « Tribune de Varsovie » : sur la sécurité européenne et la convocation d’une conférence avant la fin de l’année. – M. POMPIDOU : « Je ne suis pas un diplomate mais je ne suis pas non plus madame Soleil (…) mais je pense que le plus tôt sera le mieux. » – HENRI GRENAGER du « New York Times » : la politique de la FRANCE pour le pétrole et l’ALGERIE, la position de la FRANCE vis-à-vis de la conférence de TEHERAN… ? » – M. POMPIDOU : « Position compliquée à cause de l’histoire – avec l’ALGERIE le dilemne dépasse le simple aspect pétrolier – le secret est gardé quant aux contenus des négociations actuelles avec l’ALGERIE » – Un journaliste Espagnol : M. PILESA : « L’ORTF a présenté une certaine image du procès de BURGOS ! les relations d’avenir avec l’ESPAGNE ? » – M. POMPIDOU : « Il y a ici des représentants de l’ORTF, j’espère qu’il n’y aura pas d’explications à la sortie, j’ai été élevé dans l’estime de la nation espagnole… Notre entente est inscrite dans les faits – je souhaite l’entrée de l’ESPAGNE dans l’EUROPE, je regrette que nos relations aient souffert de la présentation du procès de BURGOS par certains organimes d’information » – JEAN FERNIOT : « Opposition entre le tempérament conservateur de M. POMPIDOU et le désir de Société nouvelle de M. CHABAN-DELMAS ? » – M. POMPIDOU : « Si j’ai choisi M. CHABAN-DELMAS… On disait que le Général DE GAULLE était réformateur… Il a fait appel à moi… En 1962, au lendemain du petit CLAMART il m’a dit : « Je vais frapper un grand coup… Décider l’élection présidentielle au suffrage universel » les démêlés avec M. CAPITANT : je n’ai pas toujours été d’accord avec lui… J’ai décidé à l’exemple de RENAULT d’étendre l’actionnariat… D’étendre les contrats mensuels… » – Jacqueline BAUDRIER : « Questions sur l’inflation…? » – M. POMPIDOU : « Le monde occidental est en inflation… Hausse des prix moyens de 5%… La situation est dangereuse… Je ne crois pas que la FRANCE puisse rester un îlot de stabilité dans le contexte actuel… Pour 1971, notre situation de départ est objectivement bonne…Voir Financial Times…Il n’y aura pas d’aggravation dans le domaine de l’emploi… » – 7) L’ouverture des élections : « Annoncée à ROYAN… Réponse par M. CHABAN DELMAS à BORDEAUX…. Lisez vous à livre ouvert ou à livre fermé ? » – M. POMPIDOU : « Je vous soupçonne de connaître la réponse… Il faut avoir l’esprit ouvert… Il ne faut pas que tout le monde soit du même avis… tel que majorité et opposition. » – 8) Guy CLAISSE : « La régionalisation ? » – M. POMPIDOU : « Je pense comme saint-Just : la conservation de la République… Dans mon discours de LYON, j’ai tracé mes vues à ce sujet… La commission d’aménagement du territoire … les CODERS… ont été créés par moi… On me fait donc un procès d’intention. » – 9) Serge MAFFERT : « Vous considérez vous comme l’héritier du Général DE GAULLE ? » – M. POMPIDOU : « J’ai été pendant 20 ans le collaborateur du Général DE GAULLE, je suis seul responsable de ma politique.

    https://www.ina.fr/video/CAF94060380/conference-de-presse-de-monsieur-pompidou-video.html

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  5. Coucou dit :

    Bonsoir à vous tous,

    1974 : Georges Pompidou, le calvaire d’un président
    Le 2 avril 1974, il y a quarante-trois ans, Georges Pompidou rendait son dernier souffle chez lui, au terme d’une lutte éreintante – et secrète – contre la maladie.

    https://www.leparisien.fr/politique/georges-pompidou-le-calvaire-d-un-president-02-04-2017-6816891.php

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  6. lehibou dit :

    Un grand merci, Mr Tandonnet, pour le choix toujours judicieux des livres que vous nous conseillez.
    Après De Gaulle et Pompidou, aucun président français n’est arrivé à la cheville de ces deux grands hommes.
    Pour les immigrés, Giscard a introduit le regroupement familial avec les effets délétères que cela a causé. A l’époque j’avais dit à une amie que ce projet était dangereux. Elle m’a répondu: – Oui, mais toi, tu n’as pas de coeur !
    Avec Mitterrand, ce fut même pire. Lui et le Parti Socialiste ont créé-soutenu SOS Racisme pour contrer Le Front National. Au final Ils n’ont rien contré du tout, mais ont contribué à nous enfoncer toujours plus profondément dans la mouise politique, intellectuelle, sociétale dans laquelle nous ne cessons plus que jamais de nous débattre. Cette fragmentation sociale a un effet proprement désastreux: toute idée de contrat social semble avoir disparu. Je ne dis pas que c’est le règne de l’anomie, mais parfois cela y ressemble bigrement.

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    • there dit :

      @lehibou « pour contrer Le Front National » , absolument pas, pour le renforcer bien au contraire, sans compter les valises . Le FN doit tout à Mitterrand. Il faut reconnaître à ce dernier un certain génie dans la tactique. Enfin génie est un bien grand mot, disons, sa capacité à ne reculer devant aucune abjection pour arriver à son but -le propre des grands pervers-. La droite n’a jamais pu se dépêtrer de la situation, elle s’est lentement et sûrement fait laminer son électorat par la gauche (ceux qui vivent peu ou prou de l’état) et par la droite (les déçus de la situation) . La France est victime d’une grande perversion. Et comme nous le savons il est très difficile de sortir de pareille situation. La bonne nouvelle est que cette situation n’est pas durable.

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  7. Annick Danjou dit :

    Merci Maxime de nous faire revivre ces évènements. Vos résumés sont précieux !
    Lumineuse conclusion en effet!

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  8. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous écrivez : « En 1962, à l’issue de la signature des accords d’Évian qui accordent l’indépendance algérienne, le Général le nomme Premier ministre avec l’objectif de mettre en oeuvre sa modernisation de la France… »
    Le moment était donc particulièrement mal choisi pour faire face à une grave épidémie de grippe ?
    Or il se trouve que pour des raisons personnelles, parmi toutes les grippes que mon mari, médecin généraliste, a eues à traverser au cours de ses quarante années de carrière, m’est revenu le souvenir de l’épidémie de grippe de l’hiver 1962/1963.
    Mais lorsque j’ai voulu confronter mon souvenir avec ce qu’en disait Wikipedia voilà ce que j’ai trouvé :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hiver_1962-1963_en_Europe

    N.B. Cet article sur lequel je me suis connectée dès le mois de mars à l’arrivée du Covid-19, a été très raccourci, puisqu’il faisait état d’une situation similaire à celle de la France dans divers pays d’Europe dont son titre témoigne encore.
    De là à conclure que « cet événement climatique le plus meurtrier du XXème siècle » était bel et bien une pandémie de grippe, il n’y a qu’un pas que je franchis sans hésitation.

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  9. cgn002 dit :

    Depuis 40 ans effectivement les français ont eu à déplorer ce verrouillage des institutions, dont je fais le constat régulier ici.
    Les présidents désormais et plus que jamais surfent entre ces forces immobilisatrices et un clientelisme qui lui permet de tenir sur la (desormais petite) longueur de leur mandat (à travers l unique passerelle de la communication devenue l’alpha et l oméga de la gouvetnance).
    La nature a horreur du vide évolutif; il faudta bien que les verrous cèdent…
    Et comme l absence de progrès conduit à la régression (à la décadence,), notre configuration politique finira tôt ou tard par craquer en regard de toute la souffrance qu elle aura générée..
    Depuis plusieurs décennies chacun constate que nos gouvernants se comportent comme dans un sursis dans lequel un déluge devrait arriver et qu il suffisait de s accrocher aux bouées en attendant de voir venir…
    Et notre peuple vieillissant aurait tendance à penser que ce dépit est dans l’ordre des choses…

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  10. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    J’ai énormément apprécié le précédent ouvrage d’Arnaud Teyssier « De Gaulle 1969 ». Je vais acquérir ce nouvel opus avec célérité.
    La vengeance de Mitterrand à l’encontre du Général est bien le fait, lui et ses héritiers, d’avoir réintroduit le régime des partis dans une constitution qui l’en avait chassé pour le plus grand malheur du pays. On peut en voir les effets délétères et destructeurs au quotidien.

    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

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