Lecture: De Staline à Hitler, Mémoires d’un ambassadeur, Robert Coulondre (présentation de François-Guillaume Lorrain) Perrin, 2021

Les éditions Perrin publient un document d’un intérêt hors du commun pour l’histoire de notre temps: les Mémoires de l’ambassadeur Robert Coulondre qui fut ambassadeur de France en URSS à la fin des années 1930 avant d’être nommé en Allemagne où il fut le dernier représentant de la France avant le déclenchement de la Deuxième Guerre Mondiale. L’ouvrage est enrichi d’une lumineuse présentation de M. François-Guillaume Lorrain, historien et chroniqueur au Point.

Ce document a quelque chose d’absolument fascinant au sens où il nous entraîne en plein cœur de l’un des moments les plus cruciaux où s’est joué le sort de l’humanité. Ce témoignage est d’autant plus bouleversant qu’il émane d’un homme simple et sans prétention. A aucun moment l’ambassadeur Coulondre ne cherche à se donner le beau rôle. Proche d’Edouard Daladier, il ne se présente pas du tout comme un héros. Dans un style simple et limpide, il raconte son vécu dans les coulisses d’événements qui ont emporté la planète dans la plus effroyable apocalypse de tous les temps.

Les deux périodes de son récit ne se ressemblent pas. A Moscou, d’octobre 1936 à octobre 1938, il tente de resserrer les liens franco-soviétiques (le pacte d’assistance mutuelle de 1935)  face au danger hitlérien et de convaincre son interlocuteur principal, le ministre des Affaires étrangères Litvinov de faire cesser la propagande insurrectionnelle à laquelle se livre le Komintern en France par l’intermédiaire du parti communiste français. « Les Bolcheviks, raconte-t-il, aiment le langage direct. Le mien, s’il surprend Litvinov, n’est pas fait pour lui déplaire. » Cependant, il ne parvient pas à rencontrer Staline, le seul détenteur du pouvoir, qui ne reçoit jamais les diplomates étrangers. Il se heurte à un mur d’opacité et d’incompréhension.

Mais surtout, il expérimente dans sa vie quotidienne les rigueurs du système totalitaire. La Guépéou, police secrète, est omniprésente, le suit partout, ne le lâche pas d’une semelle. « A l’arrivée, on aperçoit, faisant face à l’hôtel diplomatique, une petite maison insignifiante. Elle a été réquisitionnée par la Guépéou. A l’une des fenêtres donnant sur la rue, jour et nuit, un agent veille. Il note tous ceux qui entrent ou sortent de l’ambassade. Il guette surtout la sortie de l’ambassadeur. Dès que celui-ci apparaît: un signe et ses suiveurs toujours deux au moins,  lui emboitent le pas ou l’escortent en auto. Dans le corps diplomatique, nous les appelons « nos anges gardiens ». Robert Coulondre vit au quotidien les purges staliniennes qui battent leur plein en cette période. De temps en temps, les Russes avec lesquelles il est en contact (par exemple une aide soignante), disparaissent dans les locaux de la Guépéou, pour ne jamais réapparaître… Et les interventions auprès des autorités s’avèrent être strictement inutiles et vouées à l’échec.

A Berlin à compter d’octobre 1938, Coulondre trouve une atmosphère radicalement différente. Bien entendu, il est facile de juger quand on connaît la suite de l’histoire… Mais son témoignage est tout de même absolument sidérant sur l’aveuglement de toute la France officielle de l’époque. A le lire, nous sommes plongés dans une France tétanisée  par la peur de l’Allemagne hitlérienne et déjà prête à tous les compromis et toutes les concessions par refus de regarder en face la réalité. Le récit de celui qui fut le porte-parole officiel à Berlin de cette France à la main tremblante fait froid dans le dos.

L’ambassadeur Coulondre, quelques semaines après les accords de Munich*, est chargé  par le gouvernement de  mener à bien un rapprochement franco-allemand. Il assiste ainsi le 5 décembre 1938 à la réception en grande pompe du ministre des Affaires étrangères allemand, Von Ribbentrop, au Quai d’Orsay par son homologue français, Georges Bonnet. A l’inverse de Staline, Hitler reçoit volontiers les diplomates étrangers. Le récit détaillé de ses entretiens avec l’ambassadeur de France à Berchtesgaden – dans sa résidence de montagne en Bavière – est le moment le plus étourdissant du livre. Nous découvrons comment, tel un serpent, il envoûte ses interlocuteurs : « Hitler s’exprime avec simplicité et naturel; sa voix est calme et chaude; il y a dans les yeux de la ruse et une singulière fixité des prunelles très dilatées, mais il y a aussi beaucoup de douceur et de clarté, et on oublie, à les regarder, le burlesque du visage […] Il parle avec bon sens, conviction aussi, semble-t-il. Ma mauvaise impression du début s’efface peu à peu à le regarder et l’écouter; je sens la confiance me gagner et il ne faut rien de moins que tout ce que je sais de Hitler pour que je reste sur mes gardes. »

Puis vient une fabuleuse galerie de portraits des dirigeants du Reich avec lesquels Coulondre est amené à négocier: chaleur et jovialité envahissante de Goering, obséquiosité de Goebbels, froideur de Ribbentrop… Tous répètent les mêmes éléments de langage: l’Allemagne hitlérienne n’a aucune animosité envers la France. Mais les événements se précipitent: écrasement de la Tchécoslovaquie en mars 1939, mouvements de troupes vers la Pologne et pacte Staline-Hitler d’août 1939. Et pourtant, les yeux de la classe dirigeante française ne se dessillent toujours pas. Jusqu’à la fin, les instructions données par Paris à l’ambassadeur sont de favoriser une issue négociée au « désaccord » entre l’Allemagne et la Pologne.   Impossible de se résoudre à l’évidence – pourtant annoncée noir sur blanc dans Mein Kampf: la conquête de « l‘espace vital ». Toutes les démarches ayant été vaines, à la suite de l’attaque de la Pologne, l’ambassadeur de France est chargé de porter la déclaration de guerre – tremblante – de la France à l’Allemagne: la pire des missions pour n’importe quel ambassadeur.

  • Eh bien, répond Ribbentrop d’une voix blanche, la France sera l’agresseur!
  • L’histoire jugera, lui dis-je, et je me retire.

M. Von Weizsäcker (secrétaire d’Etat), qui est présent, me serre longuement la main que je n’ai pas tendue à Ribbentrop. Nous nous regardons au fond des yeux. Plus sûrement que s’il parlait, je sais ce qu’il me dit: « je n’ai pas voulu cela. » Non, lui n’a pas voulu cela, mais que pouvait-il? Je rentre à l’ambassade un peu comme un automate. » Franchement, un vertigineux et hallucinant  témoignage sur les derniers jours de la marche à l’apocalypse: à lire absolument.

* Accords de Munch du 30 septembre 1938: par lesquels les démocraties française et Britannique autorisent le Führer à annexer les Sudètes, une partie du territoire de la Tchécoslovaquie, quelques mois seulement après l’invasion et l’annexion de l’Autriche.

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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22 commentaires pour Lecture: De Staline à Hitler, Mémoires d’un ambassadeur, Robert Coulondre (présentation de François-Guillaume Lorrain) Perrin, 2021

  1. cyril dit :

    merci Maxime pour le conseil de lecture, je vais tenter de la lire entièrement. J’avais visionné le documentaire où Francis Huster a le rôle de Jean Moulin.

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  2. cyril dit :

    j’ai lu un passage de la biographie de Jean Moulin, écrite par sa soeur Laure : à Chartres, Jean Moulin fut torturé par les nazis car il refusait de signer un protocole mensonger : c’est horrible, j’ai eu du mal à terminer le chapitre, ma gorge se nouait

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  3. badin26 dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Je reviens vers vous ce soir à propos de ce que vous avez écrit sur la période pendant laquelle l’ambassadeur Coulondre était à Berlin. Vous parlez de l’aveuglement de la France de cette époque face aux agissements d’Hitler. Je n’étais pas né à cette époque mais mon père m’en a beaucoup parlé et, passionné par cette période difficile que notre pays a traversée, je l’ai beaucoup questionné.
    La France sortait du Front populaire pendant lequel, pour calmer les revendications violentes des ouvriers manœuvrés par le PC, le gouvernement Blum avait octroyé les congés payés (entre autres). L’ambiance était mauvaise car les avantages octroyés ne suffisaient (évidemment) pas.
    A cette époque, mon père arrive sur le sol métropolitain pour faire son service militaire. Le trajet en train de Marseille à Paris fut un réel calvaire à cause des grèves à répétition. Les usines arrêtées, le chaos généralisé dans le pays donnaient une image d’anarchie au visiteur. En face de cela, l’Allemagne, qui avait traversé une période très difficile avec la crise de 29, se remettait au travail et tout tournait à fond. Le moral allemand était au beau fixe alors que celui des Français était en berne. D’autant que les tensions internationales étaient fortes. Personne n’était dupe de ce qui se tramait. Comme à l’accoutumée, notre gouvernement ne prenait aucune décision. En bref, la situation d’un côté et de l’autre du Rhin était complètement différente. Et l’attitude de l’ambassadeur vis à vis de ce pays qui avait réussi à se sortir de l’impasse dans laquelle il se trouvait est compréhensible, surtout en le comparant au nôtre! Enfin, le charme – sinon l’envoutement d’Hitler – était exceptionnel.
    En effet, l’Allemagne était admirée par une portion non négligeable de la population française, on n’oubliait pas la Grande Guerre mais entre leur rigueur et notre « foutoir » on avait vite choisi. Il ne faut pas oublier que les services secrets français avaient averti le gouvernement de tout ce qui se tramait en Allemagne et le général Vuillemin avait fait un rapport très précis sur les capacités de la Luftwaffe. Le gouvernement savait donc parfaitement ce à quoi il devait s/’attendre. Et la presse – qui était plus libre qu’aujourd’hui (L’Humanité ne sera interdite que le 27/08/1939)- relatait ce qu’elle savait. Selon les quotidiens, les nouvelles étaient différentes: pas tout à fait comme maintenant!
    On oublie un peu facilement aujourd’hui de rappeler le rôle prépondérant que le parti communiste a eu dans la déroute de notre pays en entretenant un esprit pacifiste au sein de la population, en n’encourageant pas (le mot est faible) les ouvriers à redoubler d’ardeur pour réarmer le pays et en sabotant les matériels (ouvertement quand le pacte germano-soviétique a été signé mais auparavant, les donneurs d’ordres à Moscou intégraient évidemment le fait que les Allemands finançaient des usines de tracteurs et s’entrainaient à la guerre sur le territoire soviétique). Souvenez-vous de ce qui se passait pendant la guerre d’Indochine (avec les sabotages des armes, des matériels et les manifs à l’arrivée des blessés à Marseille) et imaginez l’ambiance du pays à l’époque qui nous intéresse!
    L’histoire ne conservera que la participation du PC à la Résistance, cette réécriture des événements lui a permis de se refaire une virginité et le gaullisme en a profité à la libération puisqu’il était à ce moment, la seule force incontournable unifiée dans le pays.
    Évidemment, on peut faire une comparaison avec ce que nous vivons. On dit bien que l’histoire est un éternel recommencement.

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    • Gribouille dit :

      « La France sortait du Front populaire pendant lequel, pour calmer les revendications violentes des ouvriers manœuvrés par le PC, le gouvernement Blum avait octroyé les congés payés (entre autres). L’ambiance était mauvaise car les avantages octroyés ne suffisaient (évidemment) pas.
      (…)
      Le moral allemand était au beau fixe alors que celui des Français était en berne. »

      Oui, je comprends bien : vous pensez qu’en plus des congé payés, il aurait fallu instaurer un équivalent du Kraft durch Freude :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Kraft_durch_Freude

      « Il ne faut pas oublier que les services secrets français avaient averti le gouvernement de tout ce qui se tramait en Allemagne et le général Vuillemin avait fait un rapport très précis sur les capacités de la Luftwaffe. »

      Le renseignement militaire avait bien réussi à percevoir les intentions des nazis, dont ils alertaient les politiques, et l’état du réarmement, sauf justement dans le domaine aérien. La surestimation par Vuillemin de l’état de l’aviation allemande est une des raisons de la décision pour la conférence de Munich.

      « En face de cela, l’Allemagne, qui avait traversé une période très difficile avec la crise de 29, se remettait au travail et tout tournait à fond. »

      La crise de 1929 vient du désordre économique aux Etats-Unis, qui aux dernières nouvelles n’étaient pas communistes (pas plus qu’en 2008). la France a été l’un des derniers pays touchés, et les préconisations des « réalistes » autoproclamés en France (dont le refus de dévaluer, équivalent de l’euro) ont aggravé la crise.

      « les ouvriers à redoubler d’ardeur pour réarmer le pays et en sabotant les matériels (ouvertement quand le pacte germano-soviétique a été signé mais auparavant, les donneurs d’ordres à Moscou intégraient évidemment le fait que les Allemands finançaient des usines de tracteurs et s’entrainaient à la guerre sur le territoire soviétique). « 

      Il y a eu quelques cas de sabotages isolés, dont deux frères condamnés à mort et exécutés…après la signature de l’armistice de juin 1940.

      Il y a eu une alliance avec l’Allemagne au début des années 1920, ce n’était pas alors Hitler qui était au pouvoir. Avant et après la venue de Hitler au pouvoir, les deux principaux pays libéraux (US UK) ont fait fortement pression sur…la France, pour qu’elle désarme et laisse l’Allemagne réarmer à parité avec elle.

      l’URSS savait être visée par l’Allemagne, elle hésitait entre deux lignes : détourner l’agression vers l’Ouest pour gagner du temps, s’allier à l’Ouest. Les discussions entre Français, Anglais et Russes pour une alliance, en 1939, ont capoté notamment du fait de la volonté anglaise de traîner des pieds.

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    • Badin26, merci pour ce témoignage passionnant qui complète ma recension!
      MT

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  4. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous l’avouerais-je ? Votre ambassadeur ne m’inspire pas ! Il est vrai qu’entre temps je suis tombée, chez La Mouette rieuse, sur un style de « héros » qui me semble beaucoup plus attachant, et que de surcroît, à la fin de sa vie il m’arrivait de croise dans le métro :

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    • Mildred l’idée n’était pas de trouver un héros attachant mais plutôt un témoignage intéressant.
      MT

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    • Mildred dit :

      Monsieur Tandonnet,
      S’il s’agissait de nous convaincre que, depuis longtemps, tout est perdu, même l’honneur, je crois qu’il n’est pas besoin d’enfoncer le clou avec un témoignage supplémentaire, pour intéressant qu’il soit.
      Mais si en revanche on voulait témoigner qu’il restait encore – et dans un passé très récent – des « hommes d’honneur », alors l’évocation de Hélie Denoix de Saint-Marc fait sens.

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  5. Coucou dit :

    Bonsoirs à vous tous,

    Grenoble : les noms de deux professeurs accusés d’islamophobie placardés sur les murs de l’IEP
    Cancel culture
    Par Hadrien Brachet

    Publié le 05/03/2021 à 20:35

    Deux professeurs de Sciences Po Grenoble sont accusés d’islamophobie. Leurs noms ont été placardés devant l’établissement ce 4 mars. L’un d’eux, critiqué pour avoir questionné la notion même d’islamophobie, dénonce auprès de Marianne un climat tendu où la liberté d’expression est menacée et où les débats autour de la religion musulmane sont devenus tabous.

    « Mettre ma vie en danger »

    Trois jours plus tard, sans que l’on sache s’il y a eu des menaces,Vincent T. écrit dans un mail adressé à ses étudiants et transmis à Marianne par l’une d’elles : « Pour des raisons que je ne peux expliquer par mail, je demande à tous les étudiants qui appartiennent au syndicat dit « Union Syndicale » de quitter immédiatement mes cours et de ne jamais y remettre les pieds », avant d’ajouter : « Je ne comprends pas, du reste, pourquoi ils n’ont pas d’eux-mêmes demandé à changer de [cours] puisque ma personne leur est tellement insupportable qu’ils sont prêts à mettre ma vie en danger. »

    https://www.marianne.net/societe/grenoble-les-noms-de-deux-professeurs-accuses-dislamophobie-placardes-sur-les-murs-de-liep

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    • Gribouille dit :

      L’article de Marianne est bizarre, puisque tout en utilisant un nom abrégé dans le texte ils mettent un lien où on a le nom de ce professeur.

      C’est un collègue de M. Tandonnet à Atlantico, qui y tient des propos généralement nuancés.

      Cela montre en tout cas que la situation politique créée par l’immigration « raisonnable » et les campagnes médiatiques destinées à la faire accepter peut être délétère.

      Les pays d’Asie (Japon, Corée…) ne se sont pas créé cet inconvénient.

      Aimé par 1 personne

    • Coucou dit :

      Bonjour à vous tous. Complément,

      Professeurs de Sciences Po Grenoble accusés d’islamophobie : ouverture d’une enquête pour injure publique

      Ce jeudi, leurs noms étaient affichés à l’entrée de l’établissement, accolés aux mots «fascistes» ou «l’islamophobie tue». Le procureur a par ailleurs rejeté la plainte pour discrimination à l’encontre de l’un des deux professeurs.
      Par Le Figaro
      Publié hier à 19:38, Mis à jour hier à 20:15

      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/professeurs-de-sciences-po-grenoble-accuses-d-islamophobie-ouverture-d-une-enquete-pour-injure-publique-20210306

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  6. Gribouille dit :

    C’est assez chou de la part de Coulondre de serrer la main de Weizsäcker, membre du parti nazi et de la SS, et de croire qu’un haut fonctionnaire de ce niveau, après 6 ans de pouvoir de Hitler, pouvait réellement « ne pas avoir voulu cela ».

    Peut-être Weizsäcker ne voulait-il pas la guerre avec la France et le Royaume-Uni parce qu’il craignait que l’Allemagne ne la perdre, mais en quoi pouvait-il être en désaccord avec les objectifs fondamentaux du régime, et à quoi bon lui serrer la main ?

    S’il avait proposé un couple franco-allemand, une monnaie unique, la mainmise des constructeurs de blindés allemands sur leurs homologues français, un transfert de technologie dans le domaine aérien, la renonciation au nucléaire civil et le partage du siège de sécurité à l’ONU (oups, non, sur ces deux derniers points c’est franchement anachronique) est-ce que Coulondre aurait recommandé de donner suite ?

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  7. Gribouille dit :

    Au niveau de la vie quotidienne plutôt que des sommets, le livre de Dorgelès (1937), Vive la liberté ! , fait lui aussi une comparaison entre URSS et Allemagne, mais aussi plusieurs autres pays européens. J’en garde un excellent souvenir.

    Quant à l’aveuglement face aux méfaits de l’extrême-droite, qui ne voit qu’il recommence aujourd’hui ? Malgré le cri d’alarme de quelques courageuses vigies :

    https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/nous-affirmons-avec-force-limperatif-suivant-ne-jamais-laisser-lextreme-droite-semparer-du-pouvoir

    Heureusement, les humanistes de LR (Baroin, etc) n’ont pas voulu cela, pas plus que le père du futur participant à la Convention sur l’avenir de l’UE Weizsäcker ; et ils ne le voudront certainement pas plus en 2022.

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  8. Anonyme dit :

    Bonjour
    Votre blog est d’un grand interet. Mais concernant la volonte d’appaisement de laFrance vis avis de l’Allemagne en 39, ne faut-il pas faire reference a l’accord secret franco-britannique de fin 38: eviter la guerre avec l’Allemagne jusqu’a la fin du programme de rearmement debut 42 ?
    Les critiques de la politique francaise des annees 30 ne devraient elles pas prendre en compte ce facteur, et aussi le manque de soutien des autres pays europeens ?
    DS

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  9. Coucou dit :

    Bonjour à tous,

    Signes religieux à l’école: «Un gouffre sépare les attitudes des lycéens musulmans de l’ensemble de leurs camarades»

    FIGAROVOX/TRIBUNE – Un sondage Ifop montre qu’une majorité de lycéens est favorable au port de signes religieux à l’école, et que les jeunes musulmans accordent une large importance à leur foi. Pour le co-fondateur du Printemps républicain Gilles Clavreul, ces résultats ne sont pas surprenants.

    Par Gilles Clavreul
    Publié le 04/03/2021 à 18:59, Mis à jour hier à 13:11

    Les jeunes sont-ils en train de s’éloigner de la laïcité ? Un sondage ne saurait répondre à lui seul à une si vaste question. Mais celui que Le droit de vivre, la revue historique de la Licra, publie sur les lycéens et la laïcité, riche d’enseignements, ne peut manquer d’alerter. D’abord, il confirme des constats établis dans d’autres enquêtes, y compris des travaux scientifiques approfondis comme La tentation radicale d’Anne Muxel et Olivier Galland, ou Les adolescents et la loi, une remarquable enquête de terrain dirigée par Sébastian Roché auprès des collégiens des Bouches-du-Rhône (2016).

    Antoine 77000
    le 06/03/2021 à 09:21
    Les plus beaux signes religieux : prier discrètement, sourire, servir, écouter, apaiser les conflits, visiter les malades, visiter les prisonniers, aimer son voisin, son prochain, quelle que soit son opinion ! Voilà de véritables signes des enfants aimés du Créateur !

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/signes-religieux-a-l-ecole-un-gouffre-separe-les-attitudes-des-lyceens-musulmans-de-l-ensemble-de-leurs-camarades-20210304

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  10. Coucou dit :

    Bonjour à vous tous,

    Polémique autour d’un bicentenaire : «Célébrer Napoléon c’est célébrer le lien national» 5 mars 2021, 23:06

    Le 5 mai aura lieu le bicentenaire de la mort de Napoléon. Du côté de l’exécutif, rien ne semble prévu pour l’événement. Le député Julien Aubert et les bonapartistes appellent à le commémorer et à ne pas «refuser de célébrer le récit national». Faut-il commémorer, voire célébrer, les 200 ans de la mort de Napoléon Bonaparte, décédé le 5 mai 1821, sur l’île de Sainte-Hélène ? Ou faut-il, comme le préconise le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière, ne rendre aucun «hommage officiel» à celui qui «a été le fossoyeur [de la République] en mettant fin à la première expérience républicaine de notre histoire pour créer un régime autoritaire». Contacté par nos soins, le service communication de Jean Castex nous a fait savoir «qu’à ce stade, il n’y avait pas de séquence particulière de programmée».

    Or, Julien Aubert craint que l’exécutif cherche à ne pas froisser les «déconstructeurs», dont font partie les défenseurs de la cancel culture ou les décoloniaux. «On a une espèce de vision biaisée où on préfère prendre du temps pour s’excuser, reconnaître les crimes passés et faire de la repentance plutôt que pour s’enorgueillir d’être la patrie de Napoléon, Colbert ou Richelieu», s’offusque-t-il. «Napoléon a sans doute été un conquérant violent», reconnaît le parlementaire du Vaucluse «mais c’est aussi l’homme du code civil», dit-il. Julien Aubert demande de fait à ce qu’on ne regarde pas qu’une facette d’un personnage historique : «De Gaulle a sans doute mal géré la sortie de la crise algérienne mais il est aussi le chef de la France libre, Louis XIV a fait la guerre mais c’est l’homme qui a construit Versailles, Mitterrand a reçu la francisque, mais est-ce qu’on va réduire Mitterrand à la francisque ?

    En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/84456-polemique-autour-d-bicentenaire-celebrer-napoleon-celebrer-lien-national

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  11. jfsadys dit :

    Madzi, bonjour.

    Si Monsieur Tandonnet me le permet je voudrais revenir sous le blogon d’aujourd’hui de Monsieur Tandonnet sur le commentaire que vous avez fait sur les chênes qui vont être coupés pour refaire la toiture de Notre Dame. Cela m’évitera de rechercher quand vous l’avez écrit. Cette coupe ne va pas avoir un grand impact sur la forêt française. Elle est en constante augmentation depuis 1830. Voir lien suivant:

    https://inventaire-forestier.ign.fr/spip.php?rubrique11

    Aujourd’hui nous cultivons de la forêt comme nous cultivons du maïs sur presque tout le territoire français. Avec un usage d’engrais et de désherbant contestable. Et avec une transformation du paysage français qui ne plaît pas à tout le monde. Voir lien suivant:

    https://www.forestopic.com/fr/agora/points-vue/879-pourquoi-foret-plateau-millevaches-critiques-que-faire-aujourd-hui

    Enfin dernier point de mon commentaire d’aujourd’hui, je crois qu’il n’existe plus en France, en Europe, de forêt dite « primaire ». (A vérifier) Mais il y a un projet de réalisation d’une forêt « primaire » en Europe. Voir lien suivant:

    https://www.arbre-patrimoine.fr/association-francis-halle-pour-la-foret-primaire/

    Cordialement, jfsadys

    Aimé par 3 personnes

  12. Ping : Lecture: De Staline à Hitler, Mémoires d’un ambassadeur, Robert Coulondre (présentation de François-Guillaume Lorrain) Perrin, 2021 – Qui m'aime me suive…

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