Liberté maudite, liberté chérie

La mairie de Paris de Mme Hidalgo réclame un confinement total de 3 semaines à Paris. Mme Pécresse s’attend à des contraintes supplémentaires dans la région Ile-de-France. Ces dames de pouvoir réclament plus d’interdictions, plus de contrôles et plus d’amendes. Les promenades sur les quais ou les bords de mer sont partout interdites et réprimées par la force comme le ski est prohibé. Les études sont pour une fois unanimes sur un point: le virus se transmet en espace confiné et non pas au grand vent du large. Mais les images de gens heureux et libres face à l’étendue liquide ou aux grands espaces enneigés dérangent, perturbent, indisposent. L’esprit de repentance et de pénitence n’y trouve pas son compte. Or, il doit s’imposer uniformément partout.  Un mot est désormais banni du vocabulaire politique et médiatique: celui de liberté. On ne l’entend plus nulle part, il est comme éradiqué du vocabulaire courant. « Après avoir terminé la création de l’homme – qui était tout neuf et tout beau – Dieu lui dit : homme, tu seras égal à moi, ton Dieu. Et comme gage de ta ressemblance avec moi, je te donne dès maintenant la prérogative par excellence : la liberté » (Saint Grégoire de Nysse, La création de l’homme, 379).  Que le mot liberté ait été banni de la logorrhée politico-médiatique peut se comprendre. Mais ce qui est le plus extraordinaire, c’est que la liberté a aussi disparu du discours ou de la parole des intellectuels. Même les penseurs vaguement rebelles (du genre Alain Finkielkraut) y ont complètement renoncé. La liberté est d’ailleurs le dernier souci d’un peuple avide de sécurité et d’égalité. Il nous reste la liberté de redécouvrir un grand classique, merveilleux poème de circonstance :                                    

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)

 

 

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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59 commentaires pour Liberté maudite, liberté chérie

  1. Raymond dit :

    Bonjour monsieur,
    Bonjour à toutes et à tous.

    Ici,
    Le samedi, c’est poésie,
    Le lundi,  AUSSI  🎶  !
    👍

    « Après avoir terminé la création de l’homme – qui était tout neuf et tout beau – Dieu lui dit : homme, tu seras égal à moi, ton Dieu. Et comme gage de ta ressemblance avec moi, je te donne dès maintenant la prérogative par excellence : la liberté » (Saint Grégoire de Nysse, La création de l’homme, 379).

    Les oreilles, de Grégoire, ont elles bien
    entendu ?
    Son esprit à t’il bien interpréter les Saintes Paroles ?

    Est-ce vraiment la《 Liberté》 ou le《 Libre arbitre 》 qui fût offert à Homo  Faber ? Tel est la question.
    Si la condition initiale relève d’une volonté et d’un don céleste gratuit, la seconde implique que chacun se bouge le popotin et engage la mise en route d’une coûteuse volonté personnelle. 😳😬
    Dès lors, réflexion, autonomie, responsabilité, dignité, nana na et nana na, …
    Tout ce que la société moderne adore (lol).

    SAVOIR SE BOUGER …_
    Cordialement.

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  2. jfsadys dit :

    Lu ce matin sur le blog de Fa dièse:

    « Le tragedie naturali sono la risposta della terra al nostro maltrattamento. E io penso che se chiedessi al Signore che cosa pensa, non credo mi direbbe che è una cosa buona: siamo stati noi a rovinare l’opera del Signore”.

    « Les tragédies naturelles sont la réponse de notre terre à notre mauvais traitement. Et je pense que si je demandais au Seigneur ce qu’Il en pense, je ne crois pas qu’il me dirait que c’est une bonne chose : c’est nous qui avons ruinée l’oeuvre du Seigneur »

    Pape François

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  3. jfsadys dit :

    J’ai entendu dire sans avoir cherché à le vérifier que le poème de Paul Eluard aurait été écrit au départ pour une femme?

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  4. Stanislas dit :

    Je ne devrais ni plaisanter, ni faire le fanfaron, mais Mr Tandonnet, il y a une légère différence de rien entre l’époque de Mr Eluard et la nôtre.
    J’explique avec la maladresse convenue et contrôlée qui est la mienne. J’ai la chance d’être immunisé depuis des années contre le virus télévisuel et je recompte mes doigts après avoir serré la main à un politique professionnel. Ceci explique celà.

    Si ma mémoire est bonne, entre 1940 et 45, il y avait des boches, des chars, des bombes, des fusils, des nazis qui torturaient ou flinguaient des otages, des collabos. et couvre feu….. etc quoi !! qui a fait disparaître une partie de la jeunesse…

    Si ma mémoire est bonne, en 2020 et depuis un an, une bonne moitié de la population française ou plus, est rentrée dans son trou, terrorisée sous l’effet conjugué d’un bombardement de télés, des tirs de décrêts et des mortiers de décisions « scientifiques » « algoritmeurs », de prostitués bien en main et enfin une 5ème colonne du corona star télé cov 2 que personne n’a jamais vu dans une rue, ni dans un bistro d’ailleurs,
    L’année 2020 a un bilan de mortalité coronesque, qui correspond grosso modo au nombre de décès des infections respiratoires aigües depuis des décennies (symptômes surveillés par le réseau Sentinelle) soit 40 000 décès par an…(INSERM causes décès)
    Or, le site GEODES de Santé publique indique 36 858 décès « associés au covid », la moyenne d’âge est de 82 ans…

    En 1940 il fallait se libérer des boches venus occuper un autre pays, aujourd’hui ce sont des français élus, des ronds de cuir, qui cognent sur des manants français avec avidité et plaisir sado-maso (oui je sais, mais avec le cuir….).

    La liberté en 40 consistait à sortir des tueurs, des envahisseurs qui contrôlaient un pays ennemi

    En 2021 le gouvernement s’étant aligné sur les demandes sur tous les morts vivants qui réclament leur mise au cachot individuel et leur traçage pour être protégés. De quoi ?? j’avoue mon incompréhension …

    Ceci dit les virus courent toujours ; et ça va durer.
    Si les élites de vain, (oui je sais), calculent bien leur coup ; à deux variants pour deux pays, en changeant tous les trimestres, on est parti pour 24 ans de chocottes (193 pays). Moi j’aurai déposé le bilan, mais bonne continuation à la jeunesse française. J’espère que les labos vont trouver un remède pour provoquer une joie neurasthénique. Y a du blé à se faire…

    Mr Tandonnet, avec tout mon respect, je voulais juste vous faire savoir, un peu longuement, que je ne suis pas sûr que le poème d’Eluard soit bien correspondant à la situation…héhéhé.

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    • ADB dit :

      Je vais dans quelques jours passer le cap de mes 89 ans, et permettez moi de vous dire que pour moults motifs, j’ai de nombreux souvenirs précis de l’époque de l’occupation, je dirais même pour certains plus précis que je ne le souhaiterais ! Or, j’ai par trop actuellement le sentiment de revivre à maints égards des moments difficiles et/ou honteux de cette époque.
      Votre réaction me fait me re-souvenir la visite de Pétain à Paris le 26 avril 1944 ….

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    • ADB, moi je n’étais pas encore né, loin de là, mais de mes lectures, je vous confirme: beaucoup de ressemblances avec ces années que vous évoquez.
      MT

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    • Stanislas, je ne pense pas avoir dit que c’était la même chose, mais la liberté est toujours la liberté, la perdre d’une manière ou d’une autre, provoque le même ressenti, et Eluard, dans ce poème, l’exprime avec beaucoup de sensibilité.

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    • Stanislas dit :

      Mr Tandonnet,
      Je n’ai jamais rien supposé à l’égard de votre réflexion, je ne me serai pas permis, je prends soin de regarder à qui je m’adresse quand j’arrive sur un blog. Je lis ici en silence depuis un bon moment, mais comme j’ai fait des recherches sur ce qui se passe depuis mars dernier, je me permets d’intervenir.

      J’ai juste voulu marquer un peu ironiquement, pour ne pas pleurer, la nuance entre reconquérir une liberté supprimée par la violence d’un envahisseur extérieur en arme, et la privation de liberté autoconsentie par une majorité de français (ou pas) sous la violence de JT télés et de quelques dirigeants serviles de leur propre pays (je ne sais même pas si j’ai bien expliqué mon fond de pensée tellement c’est idiot ce qui se passe)

      Je me partage entre colère et pitié par rapport à nombre de mes concitoyens. Il ne s’agit même plus de niveau de diplôme ou de qualité de synapses, mais de bon sens commun, car la personne qui sait lire et comprendre ce qu’elle lit et qui possède internet, a la faculté de vérifier que les affirmations d’une poignée de prostitués des plateaux télés sont du baratin disproportionné voire complètement hystérique ou délirant. (je passe sur les politiques de plus haut niveau pour lesquels je suis passé de l’indifférence à la pitié tout court).

      je démontre d’ailleurs cette disproportion à mes concitoyens qui veulent savoir ou qui me traitent de « complotiste » (comme des perroquets) puisque je m’appuie sur des documents officiels des services de l’état ou des rapports et autres méthodologies du système médical avant 2020 et depuis mars 2020.

      Vous n’êtes pas obligé de publier, c’est juste pour être au clair avec vous.

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    • Stanislas, ce n’était pas du tout un reproche, tout le monde peut penser et écrire ce qu’il veut.
      MT

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  5. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Je suis surpris de la résignation des Français face à tant d’attaque de la démocratie et de nos libertés essentielles depuis maintenant un an.
    Que nos députés et sénateurs privés partiellement de leur travail et de leur mission sous un fallacieux prétexte de l’état d’urgence sanitaire se contentent d’accepter sans aucune réaction en dit long sur l’état des oppositions et même de la majorité toujours aussi fayotte et dépendante.
    Quant aux Français, je crois qu’ils ont tout simplement peur. Peur de l’arrêt des versements des indemnités du « quoi qu’il en coûte », peur de la vague de chômage qui va déferler, peur des nouvelles contraintes qui vont leur être imposées pour pouvoir voyager ou tout simplement aller déjeuner au restaurant, peur des verbalisations appliquées quelquefois par des forces de l’ordre zélées à la moindre infraction au respect du confinement/couvre-feu ou au port du masque. Même nos étudiants, pourtant habituellement si prompts à la révolte sont eux aussi terrorisés, fatalistes et soumis et même psychologiquement atteints au dire des médecins spécialistes.
    Ce pouvoir autocrate bien aidé par des médias et instituts de sondages jamais aussi lèche-bottes collectivement, a pour le moment réussi à enfermer et réduire au silence les Français, sans doute pense-t-il maintenant profiter de cette vassalité pour en profiter encore quelques mois pour se faire réélire triomphalement puisqu’il n’y a pas d’adversaire face à lui.
    Avec les beaux jours qui reviennent, j’ose espérer que les Français vont enfin réagir et se retrouver pour mettre un terme à cette pantomime qui n’a que trop duré.

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  6. E Marquet dit :

    Ah, la « Liberté » mythique du poète !
    Mais, Il n’y a pas de liberté sans responsabilité, et ce n’est pas à P E et à ses semblables que je confierais la mienne !
    Dans les carnets III de Camus, figure un pastiche de ce poème emblématique qui traite de la trahison de cette liberté « trahie » de cette encre qui « déshonore ». Il ferait allusion à un intellectuel de gauche tchèque, du mouvement surréaliste, qui avait dénoncé ouvertement les procès politiques de Moscou et a été exécuté en 1950.
    André Breton avait signé une lettre ouverte à P E qui, en tant que membre du PC refusait d’intervenir en sa faveur, disant « J’ai trop à faire avec les innocents qui clament leur innocence pour m’occuper des coupables qui clament leur culpabilité ».
    Camus et 50 intellectuels français avaient envoyé un télégramme au PR tchécoslovaque, présentant un recours en grâce.
    Dans « L’Homme révolté » Camus fera allusion à cet aveuglement idéologique. Kundera dans « Le livre du rire et de l’oubli » décrira à sa façon la cécité idéologique de PE.
    Dans « La Chute » de Camus, on lit : « Je n’avais que la liberté à la bouche. Je l’étendais au petit déjeuner sur mes tartines, je la mastiquais toute la journée, je portais dans le monde une haleine délicieusement rafraîchie à la liberté. J’assenais ce maître mot à quiconque me contredisait, je l’avais mis au service de mes désirs et de ma puissance […] Après tout il m’est arrivé de faire de la liberté un usage plus désintéressé et même de la défendre deux ou trois fois, sans aller sans doute jusqu’à mourir pour elle, mais en prenant quelques risques […] Je ne savais pas que la liberté n’est pas une récompense, ni une décoration […] oh ! Non. C’est une corvée et une course de fond bien solitaire, bien exténuante. »

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    • E Mrquet dit :

      Texte du pastiche du poème d’Eluard :

      De l’encre des prisons
      Sur les chaînes de l’esclave
      Au doux visage des fusillés
      J’écris ton nom
      Liberté

      Tes jambages sont des barreaux
      Ton visage est un verrou
      Fraternel aux bourreaux
      Sur les ordres des guichets
      J’écris ton nom
      Liberté

      Liberté, liberté trahie
      Où sont tes défenseurs ?
      Dans la nuit des caves
      Les doux yeux ont crépité
      J’écris ton nom
      Kalande meurt

      Facile est écrire
      Terrible est mourir
      J’écris, j’écris
      J’écris ton nom adultère
      Sur le tien qui désespère

      Oh ! qu’as-tu fait de ma jeune
      Kalande ? On meurt nu
      Quand vos frères vous tuent
      J’écris ton nom sonore

      Pour barrer l’avenir
      Pour raturer le souvenir
      J’écris ton nom
      Liberté
      En capitales de douleur

      Pierre Serment ( Carnets III- Camus)

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    • E Marquet, merci, mais franchement, je préfère l’original.
      MT

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    • Pheldge dit :

      pour paraphraser une autre flêche de la regrettable promotion Voltaire, Sapin, l’ex ministre de Flamby -pardonnez moi MT, mais depuis la rue du Cirque je ne peux plus l’appeler autrement – il y a la « bonne liberté », celle qui est complaisante, soumise, et qui reste dans les clous. Ca me dérange toujours de voir des communistes, qui plus est des staliniens, évoquer la liberté … Il me revient cette éloquente citation de F. Joliot-Curie« Je suis communiste parce que cela me dispense de réfléchir. »

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    • E Marquet, le poème sur la liberté est écrit en 1942 ce qui lui donne une connotation sacrée et sa beauté vaut par elle-même indépendamment des positions prises ensuite par son auteur.
      MT

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  7. fraternel dit :

    restez chez vous avec votre télécommande
    faites vous livrer à domicile
    écoutez sagement les infos en continu
    regardez les émissions ou on vous montre des hopitaux surchargés des lits en réa saturés
    respectez le couvre feu sinon pan pan c… c..!
    faut écouter les informateurs de mauvaises nouvelles
    STOP!
    je sors aussi souvent que possible
    je met mon masque ou c’est nécessaire
    je me promène en foret en ville dans mon village
    j’ai coupé tout lien avec les chaines d’info en continu
    je me soigne en préventif avec les produits de la ruche
    je n’ai pas peur de mourir ni de parler avec des personnes
    je n’écoute plus les conférences de presse de jean castex d’olivier veran et de toute cette clique du conseil scientifique
    un seul m’as paru honnete c’est l’ancien directeur de santé monsieur DAB meme si je ne suis pas d’accord avec lui sur tout
    une chose est essentielle il faut se parler entre scientifiques médecins politiques psychologues psychiatre monde de l’entreprise syndicats restaurateurs hoteliers monde de la culture etc
    mais nos élites préfèrent se déchirer entre eux ne parlons pas de paris c’est vraiment du grand guignol et çà ne rehausse pas le débat.
    BREF je nait je vis je meurs c’est comme çà virus ou pas
    salutations à toutes et à tous toujours heureux de débattre avec des personnes qui respectent les autres et portez vous bien,

    Aimé par 3 personnes

  8. Janus dit :

    Je ne suis pas très sensible à cette poésie d’adolescent boutonneux. Et venant d’un communiste bon teint, ami de l’ineffable Aragon, je conçois qu’il ait eu une expérience très complète de la liberté…

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  9. Annick Danjou dit :

    Beaucoup parlent de mai 68 en mal plus qu’en bien et sur le blog de Maxime on le lit souvent. Tout est à mettre sur le dos de mai 68, ce en quoi je ne suis pas d’accord, même si je sais et reconnais qu’il y a eu des abus et que certains en ont profité pour se faire une réputation et une carrière plutôt longue!!! Mais finalement ces jeunes avaient plus de courage que ceux d’aujourd’hui, ils défendaient la liberté que nous sommes aujourd’hui en train de perdre. « Il est interdit d’interdire » n’était pas un bon slogan, cependant, ce serait pertinent aujourd’hui de le crier haut et fort à ce jeune coq qui ne connaît rien des luttes antérieures à sa naissance dorée et à son ascension fulgurante non méritée dont nous subissons les outrages en ce moment.

    RAPPEL:

    1968, année explosive ? Du Mexique à la France, du Japon aux Etats-Unis, les cortèges envahissent les rues. Les étudiants se rebellent contre une société qu’ils jugent à bout de souffle. Le vent de démocratie est étouffé à Prague par les chars soviétiques. La guerre s’intensifie au Vietnam. Des leaders charismatiques (Martin Luther King, Robert Kennedy), qui auraient pu changer le monde, sont assassinés… Jamais une année n’aura été marquée par une telle série d’évènements majeurs, dont l’effet de souffle est encore perceptible aujourd’hui. Cinquante ans après, GEO Histoire lui consacre un numéro exceptionnel, avec des dossiers thématiques mais aussi des images et des documents rares ou inédits. On replonge dans la violence de la révolte à Tokyo, sans doute le mouvement étudiant le plus long et le plus virulent de tous les pays industrialisés. On découvre les coulisses de la célèbre photo des Jeux Olympiques de 1968, lorsque deux athlètes noirs firent le salut des Black Panthers sur le podium. Et l’on revit les 55 jours qui ont secoué la France, des premières émeutes à la Sorbonne jusqu’au mouvement de grève le plus important qu’ait connu le pays au XXe siècle. Et puisque l’esprit de 1968 vibre encore un demi-siècle plus tard, l’historien Jean-François Sirinelli raconte l’héritage du « joli mois de mai » dans un entretien exclusif.

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    • there dit :

      @annick le mai 68 français est une grotesque mascarade comparée à ce que vivaient les tchèques, les vietnamiens , les américains, et bien d’autres encore. Sérieusement ils se libéraient que quoi ? et dire qu’ils osent encore pérorer…

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    • Annick Danjou dit :

      There en partie d’accord avec votre commentaire. Avez-vous connu mai 68?
      Je voulais surtout insister sur le fait que les jeunes d’aujourd’hui n’auraient pas le courage de s’élever ainsi contre un système ou des privations de liberté puisque c’est le sujet qui nous préoccupe.

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    • Mary Preud'homme dit :

      @ there
      Vous avez parfaitement raison de rappeler que la révolte petite bourgeoise de mai 1968 ne fut en rien comparable avec ce qui s’était passé ailleurs dans le monde à la même époque où les libertés fondamentales avaient été réellement mises à mal et où un impérialisme ou des dictatures brutales régnaient sans partage. La preuve en est que ce ne fut qu’après deux semaines d’agitation étudiante que les syndicats ouvriers (pour ne pas être en reste) finirent par rejoindre le mouvement soixantehuitard. A noter au passage que les étudiants trublions des différentes universités françaises de l’époque ne faisaient pas partie loin de là des classes défavorisées.
      Evidemment, avec le recul on peut raconter n’importe quoi sauf à ceux qui comme moi ont vécu directement aux USA d’un côté les manifestations pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam (comme sympathisante de MLK jusquà fin 1967) et celles de mai 1968 à Paris où je faisais des photos et fus blessée par des gendarmes mobiles. Et en outre bénéficiièrent d’informations de première main concernant cette sale guerre du Vietnam avec un mari engagé comme médic dans les forces armées américaines.

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  10. Annick Danjou dit :

    https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(21)00036-0/fulltext

    Les membres du conseil scientifique commencent à voir le vent tourner et veulent se dédouaner.
    Ils ont quand même le courage de reconnaître leurs erreurs mais n’en n’ont pas assez pour défendre leurs collègues mis au ban par ce roitelet et ses accolytes.

    Ecrire un article ne suffit pas! Pourraient-ils dire qu’ils étaient aux ordres?

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  11. Mary Preud'homme dit :

    Sur le blog de Maxime Tandonnet j’écris ton nom Liberté. Mais pour combien de temps encore avant que les rares espaces où l’on respire encore un peu d’air frais comme ici, ne se retrouvent mis à l’index et condamnés au silence pour cause de non conformisme et de langage non politiquement correct ?

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    • Mary, merci beaucoup, c’est vraiment gentil à vous, ce blog durera jusqu’au jour où une tentative d’intrusion et de sabotage parviendra à ses fins…
      MT

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  12. Ping : Liberté maudite, liberté chérie – Qui m'aime me suive…

  13. PenArBed dit :

    « Un mot est désormais banni du vocabulaire politique et médiatique: celui de liberté ……. »

    En mai 2018 la ministre de la culture Françoise Nyssen auditionnée par la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, présentait le projet de loi “contre la manipulation de l’information en période électorale” et faisait cette annonce :
    “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus (…) il faut former les citoyens”.
    Françoise Nyssen a précisé que la future loi contre la manipulation de l’information, évidemment, ne concernait pas « les journalistes de la presse professionnelle ». Il n’est pas question de mettre en cause le « professionnalisme » de ceux qui ont affirmé, par exemple, que le régime de Bachar Al-Assad allait s’écrouler sous quinze jours, qui ont parlé du « charnier de Timisoara », des « couveuses de Koweit City », de la « fiole de Colin Powell » et d’innombrables autres bobards comme en Lybie  »sauver la population de Benghazi » sans présenter la moindre photo satellite des forces en présence ».
    Un professeur de journalisme : « si quelqu’un dit qu’il pleut et un autre qu’il fait soleil votre rôle n’est pas de relayer les positions des uns et des autres mais d’ouvrir la fenêtre et de dire le temps qu’il fait. »

    La  »crise » du COVID est, en cela, très instructive. La  »fabrique de l’opinion » bat à nouveau son plein via ces médias : ces  »professionnels de la profession », ceux qui valent autant par ce qu’ils disent que par ce qu’ils ne veulent pas dire (les masques, les traitements, les respirateurs, les lits de réa supplémentaires, …) Ces médias  »au-dessus de tout soupçon » qui protègent leur image d’objectivité en tirant leurs informations de sources présélectionnées réduisant les coûts d’enquête et un travail journalistique beaucoup plus long et plus onéreux :

    Et voici donc que dans le cadre de cette crise Roselyne Bachelot demande un réexamen du statut de FranceSoir – Source le Figaro – 29 janvier 2021 : FranceSoir, ce journal qui justement  »ouvre la fenêtre » et qui, par conséquent, dérange… !
    « Le site francesoir.fr a trouvé une nouvelle notoriété avec le Covid-19 mais se voit reprocher de diffuser de fausses informations et des thèses conspirationnistes.
    La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé vendredi avoir demandé un réexamen du statut de site «d’information politique et générale» (IPG) dont bénéficie le média en ligne FranceSoir, accusé depuis plusieurs mois de relayer des thèses complotistes.
    «J’ai demandé que soit réexaminé le certificat d’IPG (information politique et générale) délivré au service de presse en ligne FranceSoir, dont le terme est en principe septembre 2022, afin de vérifier dès maintenant que ses conditions d’octroi sont bien toujours respectées», a précisé la ministre sur Twitter, sans plus de détails.
    Le statut dit IPG ouvre droit, pour les publications en ligne, à certains avantages fiscaux et aux aides potentielles du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP). Ses critères d’attribution sont précisés dans un décret de 2009.
    L’annonce de la ministre de la Culture intervient alors que le site, qui utilise la marque du défunt quotidien France-Soir, a trouvé une nouvelle notoriété depuis le début de la pandémie de Covid-19, mais s’est vu reprocher depuis quelques mois de diffuser des fausses informations et de relayer des thèses complotistes, notamment pour avoir fait la promotion du documentaire «Hold-Up».
    D’anciens journalistes du quotidien France-Soir et le Syndicat national des journalistes ont même lancé en janvier une pétition sur le site Change.org, adressée à la ministre, dans laquelle ils jugent «inadmissible» que ce site «puisse répandre en toute impunité de fausses informations et des thèses complotistes dangereuses pour la société», et demandent «la cessation immédiate de ces publications par tous les moyens juridiques ou autres qui s’imposent».
    Marc Twain : « Il est plus facile de tromper des gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés »

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  14. Anonyme dit :

    tout cela est de la rigolade, ,,Liberté- Egalisé-Fraternité ,ne veut plus rien dire ,dans un pays ou la religion nous est imposer ,ou le voile est pour certaine une façons de nous montrer que cette religion a pignon sur rue et a l » université de même ,et cela est du ,a la faiblesse de nos politiciens ,le cul entre deux chaises ,comme souvent et eux en profite pour nous imposer leurs loi,,, ,alors qui va réagir ,,,sinon en 2022 ,il va y avoir une vrais surprise,,,,michel43

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    • Pheldge dit :

      ne jamais oublier que la fraternité dont il est question est à comprendre au sens maçonnique … ça explique beaucoup de choses.

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    • Anonyme eh bien rigolons si tout est rigolade…
      MT

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    • Anonyme dit :

      Mais OUI Maxime , vaste rigolade ,on prend les mêmes depuis plus de trente ans ,et on continue le cirque ,avec des dettes énormes, pret de 10 millions de chômeurs ,400 000 étrangers avec papiers et le double sans ,papiers ,les 8 millions de retraiter ,a 850 euros ,les LR qui se déchire ,les communistes et le PS qui se déchire ,qui rigole , le RN , et OUI ,le virus et toujours pas de vaccins ,OUI,,,il nous reste la rigolade ,,,,jusqu’à quand ?

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  15. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,

    Comme je l’écrivais sur un billet précédent :
    Benjamin Franklin écrivait : « They that can give up essential liberty to obtain a little temporary safety deserve neither liberty nor safety. Ceux qui troquent leur liberté en échange d’une sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité. »
    Nicolas Machiavel disait bien : « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes »

    Je suis écœuré de voir la soumission des français, j’en parlais avec ma nièce résidant en Suède, elle est bien contente de ne plus résider en France. Le gouvernement suédois à un grand respect des valeurs démocratiques.
    Atteinte à la liberté de circulation, atteinte à la liberté de travailler, atteinte à la liberté d’expression sous peine d’être traité de complotiste, usage de la force, la France et d’autres pays actent sur des dispositions illégales et disproportionnées. Toutes ces mesures prises par la France aidés par des scientifiques intéressés par le fait d’être sous les projecteurs et surtout les médias, appliquant une propagande de la terreur et de la peur favorisant le pouvoir. La pandémie est utilisée comme un prétexte par les dirigeants pour accroître leur pouvoir en restreignant les droits démocratiques.
    Tous les médias à quelques exceptions près se sont fait les auxiliaires du gouvernement en termes de communication, reprenant sans scrupules ses éléments de langage et déniant à ses interlocuteurs la dignité et le droit de défendre une opinion qui ne s’aligne pas sur celle de la pensée élyséenne.
    Sans compter les lèches-bottes de certaines Mairies abusant de leur petit pouvoir pour amplifier ce phénomène.
    Les français qui ne cèdent pas à la panique morale entretenue par les pouvoirs publics, au discours anxiogène des experts bureaucratiques, des médecins de plateaux, des médias main stream qui font essentiellement l’unanimité entre eux, les français qui s’inquiètent des mesures politiques prises par le gouvernement sont soupçonnés de complotismes, de conspirationnistes et sont considérés comme des assassins.
    Les différentes restrictions des libertés publiques, les mesures de confinement partielles ou totales, les couvre-feux et même le port du masque obligatoire en toute occasion détruisent notre économie, le tissu et le lien social. Ils se révèlent plus graves sur le plan humain que la crise de la Covid.
    Nous sommes en train de sacrifier une génération pour rassurer la population, faire croire que nous les sauvons et surtout pour protéger la capacité des hôpitaux publics. Hôpitaux publics qui ont été malmenés depuis trente ans. N’oublions pas qu’en 40 ans nous avons perdu 20% de nos entités hospitalières, 43.5% de nos lits et réduits de façon drastiques le nombre de personnels hospitaliers ; En sachant que la population a augmenté de 19.8% et que la population du troisième âge qui ne représentait que 13% de plus de 65 ans en 1980, aujourd’hui représente 21% donc augmentation des maladies chroniques. La saturation rapide des urgences, des réanimations, des lits, n’est que la conséquence des politiques assassines envers notre système de santé. Le système hospitalier agit depuis trente ans pour mettre en place un système de production, de consommation de biens et services de soins et de santé, qui est évalué, rationalisé et normalisé d’où réduction de sites, de moyens, de personnels. Mais il vaut mieux le cacher en culpabilisant les français.
    Ce n’est pas être complotiste, il n’y a pas de complot lorsque l’on veut défendre les libertés individuels, de travailler, de s’exprimer. De lutter contre le mépris complet de l’État de droit qui nous mènent tout droit à une démocrature que les bien-pensants dénoncent en ce pinçant le nez chez nos voisins d’Europe centrale.
    Les atteintes à la liberté individuelle, la disparition de la vie privée au nom d’une police sanitaire sont en train d’entrer dans les mœurs doucement, insidieusement.
    Je ne suis pas un égoïste ne pensant qu’à lui, mais aujourd’hui les individus appliquant ce totalitarisme sanitaire ne sont pas l’incarnation sur Terre du bien commun, de la conscience morale des français luttant héroïquement contre la COVID, les complotistes, les conspirationnistes, en détruisant tout sur son passage, notamment la vie des français au titre de la prévention sanitaire et de la sécurité nationale.
    Le peuple français est en train de perdre le peu de souveraineté qui lui restait, avec une soumission déplorable.
    « Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet, ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tout le monde ». Cela est devenu un rêve.

    Si les vaccins donnent aux gens l’espoir qu’il y aura un retour à la normale, nous devrons être très vigilants pour que les valeurs démocratiques soient rétablies et renforcées quand nous sortirons de cette crise sanitaire. Car la liberté est très fragile, facile à perdre, mais très difficile à conquérir.

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    • Sganarelle dit :

      Je crois monsieur Tandonnet que la Liberté est un grand mot très fédérateur mais elle n’existe pas , il faudrait d’abord discuter interminablement sur le libre arbitre et ce serait trop long, ensuite il faudrait être individuellement débarrassé de toutes attaches sentimentales envers gens bêtes et..choses et pouvoir ne pas être conditionné par les contraintes financières . Peu d’entre – nous sont vraiment « libres » ..Alors ce dont on se plaint ce sont de contraintes superficielles mais néanmoins vitales comme de manger boire dormir où on veut et quand on veut et se déplacer à notre guise, toutes ces petites libertés journalières indispensables qui participent à l’illusion…mais il reste que comme le chien de la fable nous avons un collier celui de citoyen parmi d’autres dont il faut protéger les libertés (au dépens les unes des autres.)
      Soljenitsyne au cours d’un remarquable discours en Vendée disait que notre slogan Liberté- Egalité était contradictoire parce qu’il ne pouvait y avoir de liberté dans l’égalité ,   « la liberté réduit l’égalité sociale et l’égalité restreint les libertés ..autrement on ne saurait y atteindre.. » (sic)
      Je pense que dans une société qui fonctionne bien nous sommes tous solidaires et responsables et par là même contraints et dépendants ( c’est ce qui est si difficile d’accepter ) donc en aliénant toutes nos résistances sous couvert du bien commun un gouvernement peut nous emprisonner en rendant le quotidien irrespirable. Le nôtre ne s’en prive pas. Est-ce ignorance, maladresse ou manœuvre politicienne ?

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    • Pheldge dit :

      pourquoi serions nous nécessairement « solidaires » ? c’est un mot qui a un sens précis en droit, mais qui est hélas très galvaudé …

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    • Pheldge dit :

      Le degré de soumission est a rapprocher de l’abêtissement survenu depuis 2 générations …
      par contre pour « Hôpitaux publics qui ont été malmenés depuis trente ans … » désolé, il faut arrêter : https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/02/10/pour-en-finir-avec-le-mythe-dune-diminution-neo-liberale-des-lits-de-reanimation/

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    • Philippe dit :

      Bonjour Pheldge

      Donc cela veut dire que mes amis chirurgiens, docteurs, et infirmières sont des menteurs. Les heures folles qu’ils font, les récupérations qu’ils ne peuvent pas prendre,c’est du cinéma.
      Dans l’hôpital où travail mon ami chirurgien le nombre de lit en 30 ans à baissé de 21% c’est du cinéma. Les lits de réa ont baissé de 20% en 20 ans c’est du cinéma.
      Pourquoi les infirmiers et infirmières quittent le système hospitalier. Pourquoi beaucoup d’Hôpitaux ont du mal à trouver du personnel?
      Je pense que vous devriez cher Pheldge faire un stage en hôpital pendant 1 an.
      Mon ami chirurgien est dans cet univers depuis 1986 et il voit les moyens diminuer de plus en plus, ce n’est pas un mythe contrairement à ce que dit l’article. les personnels étaient déjà à bout avant la crise du COVID. Il a vu personnel et lits se réduire, dans notre département deux entité ont fermé, « non rentable soit-disant »
      Mon ami chirurgien qui vient de lire cet article est furieux, il me dit à l’instant qu’il aimerait avoir ceux qui ont fait cet article en face de lui et il leur démontrerait la réalité.
      Comme il me dit, tant que des gens qui n’ont pas les mains dans « le cambouis » et ne savent pas de quoi ils parlent, feront ce genres d’articles ils décrédibiliseront les personnels soignants.
      Je pense que mon amis avec 35 ans de pratique est plus à même de parler de ce sujet que des technocrates.
      Car quand on écoute les technocrates tout va bien le monde est merveilleux.
      Comme dit mon ami: « Quand dans le désert vous croisez un technocrate et que vous lui demandez de l’eau, il ne vous en donne pas , mais vous donne une statistique sur combien de temps vous pouvez marcher sans eau et vos chances de survie »

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    • Pheldge dit :

      Philippe, je ne suis pas médecin, juste client de l’hôpital depuis trente bonnes années. Je m’aperçois que je n’ai pas mis le bon article du site d’Eric Verhaeghe. voici un article avec des chiffres sourcés auprès de la Cour des Comptes qui, je cite « montrent pourtant que les moyens dont disposent les hôpitaux publics n’ont cessé d’augmenter depuis dix ans plus vite que l’inflation.Simplement, le surplus annuel est gaspillé par des postes administratifs destinés à phagocyter chaque jour un peu plus la mission sanitaire des hôpitaux publics. »
      Dans une étude de l’IREF on trouve « selon les chiffres de l’OCDE, 35,22% des emplois hospitaliers en France ne sont pas médicaux ou paramédicaux, contre 24,3% en Allemagne et 30,81% en Suisse. ».
      Que votre ami chirurgien soit en colère n’a rien à voir avec le manque de moyens, mais tout à voir avec une bureaucratisation intensive de l’hôpital au détriment de la médecine.
      https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/02/08/pour-en-finir-avec-le-mythe-dune-baisse-des-depenses-hospitalieres-neo-liberales-en-france/
      https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/L-hopital-etouffe-par-la-bureaucratie

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    • Philippe, la question est de savoir si tout cela est temporaire ou définitif. Je crois que c’est définitif.
      MT

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  16. Pheldge dit :

    ce désir de soumettre toujours plus, une population pourtant docile, au diktat sanitaire semble tourner à la surenchère hystérique. Et ça transcende les partis ! n’en déplaise à Télérama, officine bien pensante, je vais à mon tour citer Benjamin Franklin « Ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni liberté, ni sécurité. »

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  17. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Il est difficile d’être libre. Il ne suffit pas de le proclamer, il faut l’assumer.
    Je pense de plus en plus que cette crise met à jour les nombreux mensonges, les fâcheuses omissions et les considérables lâchetés de notre société et de notre classe politique. C’en est impressionnant surtout que, si on considère les annonces que vous mentionnez, elles découlent principalement de modélisation dont l’année passée a démontré l’inanité. Après tout, et je n’ai pas le chiffre exact en tête, il existe bien une probabilité non-nulle qu’un astéroïde frappe un jour la Terre. Doit-on arrêter de vivre pour autant ?
    J’aime bien la fable de La Fontaine « Le loup et le chien ». Tout y est résumé et pour ma part, il y a longtemps que j’ai choisi dans celle-ci mon favori bien que la vie m’ait appris que la vraie liberté n’est pas nécessairement la plus visible. D’ailleurs et l’actualité nous le montre depuis un an, cette dernière est un peu comme le diable qui sait si bien nous aguicher pour mieux nous posséder, elle a beau revêtir de beaux atours, elle n’est in fine qu’une prison.

    Bonne journée

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    • Coucou dit :

      Bonjour H, Bonne journée.

      LE LOUP ET LE CHIEN (*)

      Un Loup n’avait que les os et la peau ;
      Tant les Chiens faisaient bonne garde.
      Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
      Gras, poli (1), qui s’était fourvoyé par mégarde.
      L’attaquer, le mettre en quartiers,
      Sire Loup l’eût fait volontiers.
      Mais il fallait livrer bataille
      Et le Mâtin était de taille
      A se défendre hardiment.
      Le Loup donc l’aborde humblement,
      Entre en propos, et lui fait compliment
      Sur son embonpoint, qu’il admire.
      Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
      D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
      Quittez les bois, vous ferez bien :
      Vos pareils y sont misérables,
      Cancres (2), haires (3), et pauvres diables,
      Dont la condition est de mourir de faim.
      Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée (4).
      Tout à la pointe de l’épée.
      Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
      Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
      Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
      Portants bâtons, et mendiants (5) ;
      Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
      Moyennant quoi votre salaire
      Sera force reliefs de toutes les façons (6) :
      Os de poulets, os de pigeons,
      ……..Sans parler de mainte caresse.
      Le loup déjà se forge une félicité
      Qui le fait pleurer de tendresse.
      Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
      Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
      Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
      De ce que vous voyez est peut-être la cause.
      Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
      Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
      Il importe si bien, que de tous vos repas
      Je ne veux en aucune sorte,
      Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
      Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

      ************************************************************

      La leçon d’indépendance que vous allez lire a pourtant été désapprouvée par Jean-Jacques Rousseau dans « l’Emile » . Il écrit :
      « Je n’oublierai jamais d’avoir vu beaucoup pleurer une petite fille qu’on avait désolée avec cette fable.
      […] La pauvre enfant s’ennuyait d’être à la chaîne : elle se sentait le cou pelé ; elle pleurait de n’être pas loup. »

      (*) Les sources de la fable sont Phèdre (III,7)
      (traduction Sacy) qui s’inspirait lui-même d’Esope (Névelet)

      (1) le poil luisant
      (2) se dit proverbialement d’un homme pauvre qui n’est capable de faire ni bien ni mal (Furetière)
      (3) homme qui est sans bien ou sans crédit (Furetière).
      Ici : pauvre hère
      (4) signifie au propre autant de viande qu’on en peut emporter avec la lippe, ou les lèvres (Furetière)
      (5) portants et mendiants prennent un « s », pourtant, ce sont des participes présent ; ce n’est qu’à partir de 1679 que l’Académie déclarera qu’ils doivent rester invariables.
      (6) restes

      http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/loupchien.htm

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