Lecture: les sentinelles de la République, Jean-Victor Roux, le Cerf, 2020

Cet ouvrage de M. Jean-Victor Roux aborde l’histoire politique française sous un angle inhabituel, celui des maires charismatiques de grandes villes, ou barons locaux depuis la Libération, qui ont joué un rôle fondamental dans la reconstruction et l’œuvre de développement économique et social de la France.

L’auteur souligne opportunément que l’actuel chef de l’Etat, le président Macron, est le premier de la Ve République (et sans doute des deux précédentes) à n’avoir jamais exercé un mandat d’élu local. La disparition de ces grandes figures, comme les piliers de la République, se rattache inexorablement au phénomène de fuite de la politique dans la communication et les chimères au détriment de l’ancrage dans la réalité.

Ces grands seigneurs de la politique locale ont aussi tous œuvré au développement  de leur ville qui était leur véritable passion: Gaston Deferre, le Marseillais d’adoption, à l’origine des plages du Prado, du métro et du campus de Luminy; Jacques Chaban Delmas l’ambitieux maire de Bordeaux qui développe une politique avant-gardiste en  matière culturelle (festival Sigma); Pierre Mauroy, ou « Rougeot de Lille », qui ambitionne de faire de Lille la capitale de l’Europe du Nord par une politique sociale et architecturale volontariste; Jacques Médecin, le sulfureux niçois, et ses réalisations notamment l’extension de l’aéroport; Jacques Chirac, maire de Paris et la création du SAMU social; Georges Frêche, le dernier des grands maires, agrégé d’histoire, célèbre pour son franc parler, ses provocations explosives, qui lui valurent l’exclusion du parti socialiste, mais qui a complètement transformé la ville, à l’image du quartier Antigone.

Certes les barons locaux avaient d’immenses défauts. Certains ont utilisé leur mandat à des fins de carrière nationale, tels Chaban Delmas, Premier ministre (1969-1972), Pierre Mauroy, Premier ministre (1981-1984), Jacques Chirac, Premier ministre (1986-1988), et Président de la République (1995-2007). D’autres se sont diabolisés comme Jacques Médecin accusé de détournement de fonds qui a fui la justice en Uruguay, avant d’être condamné à une peine de prison ou comme Georges de Frêche, accusé de racisme par ses ex-amis de gauche pour avoir poussé la provocation à son paroxysme…

Doit-on regretter ces personnages de légende qui ont imprimé leur marque personnelle sur la vie de leur cité et sur celle de la Nation? Oui, à en juger par l’effroyable médiocrité de la nouvelle génération des maires de grandes villes, Lyon, Bordeaux, Marseille, sans parler de Notre-Drame de Paris, des inconnus qui se signalent par des prises de positions dont la bêtise le dispute à la méchanceté tandis que leur ville s’ébat dans la violence et la saleté.  Comme disait Montaigne, « un bien ne succède pas forcément à un mal; un mal pire encore peut lui succéder ». Nous le constatons dans nos grandes cités mais aussi sur le plan national. Merci à Jean-Victor Roux de cette éclairante galerie de portraits.

Maxime Tandonnet

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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27 commentaires pour Lecture: les sentinelles de la République, Jean-Victor Roux, le Cerf, 2020

  1. Annick Danjou dit :

    Maxime leur passion ou le moyen d’assouvir leur ego et leur notoriété. Si les réseaux sociaux avaient existé à cette époque nous en aurions sans doute appris bien plus sur ces maires là. J’ai connu des maires de village qui, selon que vous étiez riche ou misérable, n’agissait pas de la même manière. Et comme je l’avais déjà dit, certains maires communistes avaient un réel objectif pour leur commune. Au fil du temps et des successeurs, ils sont devenus idéologues comme tous les gauchistes et ont fini par faire plus de mal que de bien. Difficile de juger tous les maires de France mais ceux qui sont cités ici n’ont pas tous été des modèles de vertu.

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  2. Georges dit :

    Encore une couche de macronisme parsemée d’universalisme mondialiste (ce vilain mot des théoriciens du complot) avec l’appui d’un énorme influenceur pour UNE protégée qui fait et fera beaucoup parler d’elle grâce aux copains médias ,et voilà comment on fabrique un(e) présidentiable .Le pire serait- Il à venir….

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    • cgn002 dit :

      Jamais le mot INFLUENCE n’a eu autant d’importance !
      Vu la disparition de la morale ou de toute éthique humaine, on voit ce qui nous attend…
      Influence deviendra propagande, mais ces mots ne seront jamais prononcés.
      Principe de manipulation dirigiste élémentaire…

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  3. Coucou dit :

    Bonsoir à vous tous, « À partir du 22 septembre 1792, les députés prêtent serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation : « Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l’égalité ou de mourir à mon poste. » Le 25 septembre, quatre jours après l’abolition de la royauté, la Convention nationale décrète « la République une et indivisible. »» comme c’est beau !, mais, comment dire.?

    22 septembre 1792 – Galerie

    Proclamation de « l’an premier de la République française »

    La fête nationale élève chaque année le 14 juillet 1789 au rang d’événement fondateur de la Révolution française. A cet égard, qu’en est-il du 22 septembre 1792, jour fondateur de la République française, dans la mémoire nationale ?

    Deux jours plus tôt, le 20 septembre 1792, la bataille de Valmy, remportée in extremis par le général Dumouriez, est la première victoire des troupes révolutionnaires françaises contre celles de Léopold II d’Autriche et de Frédéric-Guillaume II de Prusse. Pour la première fois, la France de la Révolution triomphe des monarchies européennes. Et le lendemain 21 septembre, la Convention nationale, réunie pour la première fois, « décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France. » [voir ci-contre l’original du décret]

    Dès lors, le pas est franchi. Sur proposition de Danton, la « République française » est proclamée par la Convention, le 22 septembre 1792. Mais elle l’est sans pompe, sans proclamation solennelle. C’est même de manière « furtive », selon le mot de Robespierre, que la France se découvre en République. Le décret de la Convention stipule simplement qu’à compter de ce jour, 22 septembre 1792, les actes publics seront datés de « l’an premier de la République française ».

    L’événement est pourtant de taille. Mais la prudence des conventionnels s’explique. Au terme d’une évolution de moins de quatre ans, les Français sont passés d’une monarchie de droit divin, vieille de près d’un millénaire, à un régime républicain qui a encore du mal à dire son nom, y compris parmi les adversaires les plus acharnés du roi. Mais les évènements ont finalement joué le rôle décisif : notamment la prise des Tuileries et l’incarcération de Louis XVI six semaines plus tôt, le 10 août 1792. À cette occasion, l’Assemblée législative proclame la « suspension » du roi et décrète l’élection au suffrage universel d’une Convention chargée de la rédaction d’une nouvelle Constitution – la première Constitution républicaine française (24 juin 1793).

    À partir du 22 septembre 1792, les députés prêtent serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation : « Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l’égalité ou de mourir à mon poste. » Le 25 septembre, quatre jours après l’abolition de la royauté, la Convention nationale décrète « la République une et indivisible. »

    https://www.gouvernement.fr/partage/9416-la-republique-francaise-est-proclamee

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    • Coucou dit :

      Complément,

      je suis fascine par l’air. Si on enlevait l’air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre….Et les avions aussi…. En même temps l’air tu peux pas le toucher…ça existe et ça n’existe pas…Ça nourrit l’homme sans qu’il ait faim…It’s magic…L’air c’est beau en même temps tu peux pas le voir, c’est doux et tu peux pas le toucher…..L’air c’est un peu comme mon cerveau…

      Jean-claude Van damme

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    • Pheldge dit :

      Merci de citer un des Maîtres à penser, injustement méconnu. Je profite pour citer un de ses éminents confrères SAR Laurent de Belgique :

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    • Dorine dit :

      Il s’agissait encore de République FRANCAISE. Maintenant, c’est un terme générique ; République…..tout court….
      Au moins, en Corée du Nord ou en chine, ils mettent des adjectifs et des noms plus explicatifs !

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  4. Pheldge dit :

    que dire, sinon, que ces maires là, c’étaient des gens de la génération d’avant 68, d’avant Mitterrand …

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  5. jfsadys dit :

    Je reviens sur votre message Philippe parce que je le trouve intéressant et parce que vous allez me permettre de partager avec qui voudra bien me lire mes convictions. En tant qu’instit de l’EN il m’a fallu travailler avec des maires différents et de sensibilités politiques différentes. J’ai travaillé dans de petites villes de 4/5 milles habitants et dans des villages de 2/300 habitants. Et si je regarde mon parcours professionnel aujourd’hui terminé j’ai travaillé le plus souvent avec des Maires et Mairesses (le mot n’est pas bien joli) qui avaient le souci de bien faire pour tout le monde. Et beaucoup ont fait de bonnes choses. En 1981 j’ai participé à la création d’une radio locale associative lot-et-garonnaise qui existe toujours. En tant que bénévole j’ai participé à des émissions qui invitaient les Maires et Mairesses du 47 à venir parler de leur fonction de Maire en période électorale mais aussi et surtout en période non électorale. Beaucoup d’entre eux et d’entre elles étaient vraiment des personnes biens qui ont fait beaucoup de bonnes et belles choses. Mes racines familiales se sont les Landes. Et là aussi combien de conseillers municipaux ont travaillé à améliorer les conditions de vie de tout le monde. Dans mon village natal, dans mon enfance, seulement 4 routes goudronnées, pas de réseau d’eau potable, deux ou trois téléphones sur la commune, électricité en 110 volts, peu de wc dans les maisons, pas de salles de bains, pas de chauffage central, des fermes avec des sols de terre battue, la tuberculose présente jusqu’en 1961, peu de pompiers forestiers avec peu de matériel, bref je pourrais continuer la liste de ce qui n’existait pas alors et de tout ce qui a été fait pour améliorer les conditions de vie de tout le monde. Je pense que la fonction d’élu municipal de notre pays a été et est encore d’une grande richesse pour notre pays. De même que le bénévolat dans les associations est une richesse de notre pays. Il y a eu et il y a encore beaucoup de femmes et d’hommes de bonne volonté qui ont le souci de faire au mieux sur leurs lieux de vie et d’engagement citoyen. Amen! 🙂

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  6. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    J’espère que vous me pardonnerez cette liberté de n’avoir pas l’intention de m’intéresser au livre que vous nous proposez aujourd’hui.
    Aucun des hommes politiques que vous citez – de Deferre à Frèche, en passant par Mauroy, Médecin (auquel j’ajoute le père), et même Chaban ou Chirac – ne représentent ce que devraient être de véritables « sentinelles de la République » ou plutôt, et avant tout, des sentinelles de la France.
    Avec mes regrets.

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  7. Annick Danjou dit :

    https://www.causeur.fr/belgique-voile-enseignement-belgique-wbe-190321
    Aurons-nous assez de sentinelles pour empêcher notre perte? J’en doute. Quant à Notre-Drame de Paris ‘c’est bien trouvé Maxime, bravo mais pourvu qu’elle ne parvienne pas à l’Elysée, ce serait alors une immense catastrophe !

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  8. Anonyme dit :

    le vrais problème avec ses gens la ? doit t  » on tout leurs pardonner ,,au NON de quoi ,,,heureusement , il y en a qui se batte pour que certains respecte notre devise , Liberté-Egalité-Fraternité

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    • Pheldge dit :

      il ne faut pas oublier à propos de la devise républicaine que « Fraternité » est à prendre au sens maçonnique et absolument pas au sens chrétien qui est plus ou moins le sens commun donné à ce mot …

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  9. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Il fut un temps lointain où le Maire, l’instituteur et le curé constituaient avec l’aide des gendarmes, le triumvirat de la plupart des villes et villages de France.
    Dans les grandes villes, le mandat de maire a souvent servi de tremplin politique aux quelques politiciens ambitieux qui se constituaient ainsi rapidement un réseau et un carnet d’adresses pour préparer les étapes électives suivantes.
    Aujourd’hui être maire n’est pas une sinécure mais un travail ou plutôt un sacerdoce de tous les instants où les difficultés se succèdent aux embuches et aux contrariétés (le témoignage de Philippe est édifiant ) c’est sans doute pour cela que les postulants sont de moins en moins nombreux dans la France profonde.
    Le pouvoir de décisions des maires a été considérablement réduit par le rajout de strates politico-administratives qui complexifient, empoisonnent, retardent et coûtent un pognon de dingue aux administrés sans leur apporter la moindre valeur ajoutée, bien au contraire. Mais nos politiciens ont trouvé là un moyen approprié de parader, d’exister localement et d’augmenter au passage substantiellement leurs revenus.
    La récente création des métropoles est le dernier exemple criant de la stupidité jacobine complexifiant à souhait le fonctionnement de nos communes et rajoutant au passage un nouvel échelon décisionnel et de nouveaux prébendes à quelques centaines d’élus.
    Depuis l’arrivée du nouveau président de la République, vierge de toute connaissance administrative et élective locale on assiste à l’accélération du jacobinisme réduisant au passage beaucoup de démocratie locale. Le Sénat étant lui aussi devenu par ricochet, victime consentante de cette doctrine destinée à réduire davantage le pouvoir de ces barons locaux un peu trop turbulents, exigeants et embarrassants.
    Que sera demain l’avenir des communes ? Je pense que le mouvement de centralisation amorcé depuis des décennies s’amplifiera et aboutira au regroupement de plus en plus important de nos villes et villages, au détriment de l’efficacité et de la satisfaction locale mais à la jubilation de nos politiciens avides de pouvoirs importants….
    Le ramassage des crottes de chiens et le nettoyage des trottoirs et des caniveaux seront assurés par les « gens qui ne sont rien », après tout, il faut bien que ces « fainéants » justifient l’abandon de la taxe d’habitation !

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  10. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,

    Cet ouvrage m’intéresse, il doit être passionnant. j’en profite pour vous raconter l’histoire d’un maire qui n’est autre que mon frère. En 2014, il est élu maire d’un petit village du Jura Montfleur situé à mi-chemin entre Los Le Saunier et Bourg en Bresse. Lors de sa prise de fonction, le village est perturbé par un éleveur de bovins. Ce dernier laisse divaguer ses vaches, les maltraite, elles manquent de tout, fourrage, eau etc. Ce qui a pour conséquences qu’elles s’échappent, vont sur la route, vont dans les exploitations voisines où elles font d’énormes dégâts. En tant que Maire et OPJ, le maire voit à plusieurs reprises cet agriculteur, en le sommant de faire le nécessaire afin que ces animaux puissent évoluer dans de bonnes conditions et n’importunent plus le voisinage.
    Mais rien n’y fait, de plus l’agriculteur laisse son matériel agricole n’importe où, il roule la nuit sans lumière, en fait il est un danger, non seulement pour ses animaux, mais aussi pour la population. Le maire est donc contacté plusieurs fois par semaine pour aller courir après les vaches, aidé par les gendarmes. Pour chaque événement signalé, il fait un procès-verbal qu’il envoie à la substitut du procureur.
    Il est aussi appelé car des vaches sont retrouvées mortes, il en meure 1 par semaine. Le maire en fait part à la DDCSPP, le ministère de l’agriculture, le préfet, les associations, rien ne bougent. Il se fait renvoyer sur les roses par le directeur de la DDCSPP, qui lui dit « c’est votre problème », il a les mêmes réponses de la part du préfet, mais aussi du ministère de l’agriculture. La Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, le préfet lui donnaient pour réponse, ce n’est pas de la maltraitance, mais simplement de la négligence. Un jour de 2018, alerté par un voisin de la présence d’une vache morte, le maire intervient, met en garde le propriétaire, ce dernier lui assène un méchant coup de poing. Le maire porte plainte, interpellé, l’agriculteur a été placé en garde à vue et devait comparaître devant le tribunal correctionnel, mercredi 25 avril 2018, il ne s’est pas présenté. L’audience a lieu le 15 mai 2018, la substitut du procureur demande : « Monsieur le Maire pouvez-vous me dire combien de procès-verbaux m’avait vous envoyé ? » Réponse du Maire : « Une quarantaine je pense ? » Non ! Répond la subsitut « vous m’en avez envoyé 74 j’estime que c’est du harcèlement de la justice » De victime le Maire devient un agresseur. Le Maire lui assène qu’il n’a fait que son travail, que c’est de son devoir de protéger ses administrés. Verdict L’agriculteur a écopé de 8 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve et obligation de soins, qu’il n’a jamais fait. Il devra également verser 800 euros de dommages au maire et 1 euro symbolique à l’association des maires du Jura qui s’était constituée partie civile. Il est bien évident que le Maire n’a pas vu la couleur des 800€,
    Cependant, la folie continue, l’agriculteur continue ses frasques et la tension avec les autres agriculteurs et les habitants monte. Les gendarmes sont appelés deux à trois fois par mois, pour courir après les vaches d’autant plus que celles-ci meuglent à longueur de journées, car elles ont faim et soif. La maire continue d’alerter les pouvoir publics, le préfet, le directeur de la DDCSPP, le ministère de l’agriculture, le président de la communauté de commune, du département, mais il passe pour un emmerdeur, pour un chieur. Il se sent seul. Mais grâce à une formidable équipe municipale, il tient le coup, fait front. Quand, mi 2020 il est enfin entendu, une décision judiciaire est prise, la saisie des bovins. Mais toujours pas d’action, les gendarmes furent exemplaires, ils ont soutenu sans faille le Maire. Le 14 janvier 2021, mobilisation de 45 gendarmes pour saisir le troupeau. Le constat est terrible, des corps de vaches, dont l’agriculteur a voulu faire des césariennes, des veaux qui doivent être euthanasiés, car ils sont déshydratés, des vaches euthanasiées car elles sont trop maigres, 352 vaches saisies, 230 sont mortes en trois ans et 35 se baladent dans les parages car elles sont devenues sauvages. Les gendarmes les recherchent car elles divaguent.
    Je vous joins les coupures de presses relatant les faits. On voit ici encore une fois le disfonctionnement des institutions de la République. Et ce seul individu donne une mauvaise image des éleveurs. Notre République va mal, et cela s’amplifie chaque année.

    https://actu.fr/bourgogne-franche-comte/montfleur_39353/jura-maltraitance-animale-a-montfleur-le-maire-denonce-l-immobilisme-de-l-etat_38771629.html

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    • jfsadys dit :

      Il devrait y avoir une médaille de la ténacité pour le récompenser.

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    • Sganarelle dit :

      @ Philippe

      Il existe beaucoup de ces «  bidon- fermes » qui comme les bidons-villes sont des taudis où cohabitent gens et bêtes dans la crasse et la misère. Véritables no man’s land où personne ne pénètre comme dans certains quartiers de nos villes. On n’imagine pas quand on est en vacances trouver à quelques centaines de mètres de chez-soi des endroits où ne pénètre pas la vie moderne avec ses coutumes et ses lois.
      Si les maires ont une approche plus ou moins grande des réalités ils ont peu de pouvoir , et que dire des beaux messieurs des élites qui ne connaissent de La Terre que le livre de Zola ( et encore!) et le public des salons agricoles ….
      La France ce n’est pas que Paris et sa banlieue à problèmes..c’est aussi le monde rural et il est loin d’être une image d’Epinal.

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    • cgn002 dit :

      Un exemple parfait de notre mediocratie centralisée !
      Ou le triomphe du médiocre, et l’asservissement des bonnes volontés.
      Et la démonstration de services administratifs qui justifient leur existence par des dossiers qu’elles ouvrent mais qu’elles ne traitent pas de manière responsable…

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    • cgn002 dit :

      Et je ne parle pas de la presse qui en fait ses choux gras, et qui restera au mieux neutre vis à vis de tous les services administratifs déficients.

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    • Gil dit :

      Bonsoir

      Il y a belle lurette que la République n’est plus qu’une petaudiere sans gouvernail il semble aujourd’hui que seules les balles changeront quelque chose puisque le vote n’y arrive plus.

      Cordialement

      Aimé par 1 personne

    • Pheldge dit :

      je note « la substitut du procureur », qui utilise naturellement le mot harcèlement … sans faire de machisme, la féminisation excessive de la justice plus de 60 % de magistrates est un réel problème !

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