Valéry Giscard d’Estaing, souvenirs, nostalgie (pour Figaro Vox)

Valéry Giscard d’Estaing a donc fini par nous quitter, emportant avec lui toute une époque, les années 1970. La triste nouvelle de son décès ressuscite des souvenirs qui ont marqué l’histoire politique de notre pays. Avant tout, il était, à l’image des grands politiques, l’homme des formules théâtrales, qui en quelques mots, bouleversent le cours des choses.  Six ans après mai 1968, et quelques semaines après la mort de Georges Pompidou, la France paraissait promise à l’aventure socialo-communiste qu’incarnaient François Mitterrand et l’alliance du parti socialiste avec le parti communiste sur le fondement d’un programme commun. « Monsieur Mitterrand, vous n’avez pas le monopole du cœur » Cette célèbre tirade fit basculer à son avantage le débat des élections présidentielles en avril 1974 et assurait probablement sa victoire, à quelques centaines de milliers de voix près.

Dans les années 1970, le mot politique avait encore un sens. Certes, Giscard d’Estaing fut un homme de symboles et de discours. Pour autant, la politique ne se réduisait pas, de son temps, au grand spectacle nihiliste et narcissique auquel nous assistons aujourd’hui. Le bilan de Giscard d’Estaing est paradoxal. Homme de tous les contrastes, il fut dans ses premières années le « libéral avancé » annoncé par son programme présidentiel : réforme du divorce, libéralisation – sous certaines conditions – de l’interruption volontaire de grossesse, majorité à 18 ans. Puis, il adopta, à la suite du remplacement de Jacques Chirac à Matignon par l’économiste Raymond Barre en 1976, une approche plus conservatrice de la politique, axée sur le respect des grands équilibres économiques, la lutte contre l’inflation et les déficits. Les derniers budgets en équilibre, signes du sérieux d’une nation qui prépare l’avenir et refuse de laisser une dette publique gigantesque à ses enfants, furent votés sous son septennat. Avec son ministre de l’Intérieur et ami intime Michel Poniatowski, puis Alain Peyrefitte, auteur d’une loi « sécurité et liberté », il fut le premier chef de l’Etat à prendre conscience de la sécurité intérieure contre la délinquance comme enjeu décisif de l’avenir.

Giscard d’Estaing était certes Européen, à l’origine de la création du Conseil européen des chefs de gouvernement et, en partie, de l’élection du parlement européen au suffrage universel, mais aussi profondément national. Présenté comme un père de l’Europe moderne, on oublie souvent de rappeler qu’il ne concevait l’Europe qu’avec une France forte et puissante. Ainsi, la France doit, à son engagement et à son volontarisme, le programme de développement de l’énergie nucléaire qui en fit la première puissance européenne en matière de nucléaire civil. Européen certes, mais partisan d’une Europe où la France parlait strictement d’égal à égal avec l’Allemagne – l’Allemagne de l’Ouest à l’époque – comme en témoigne le binôme qu’il formait avec Helmut Schmidt. Le président Giscard d’Estaing incarnait une France écoutée et respectée sur la scène internationale, pilier du monde occidental aux côtés de l’Américain Carter et du Britannique Callaghan. Dans la poursuite de la politique gaullienne, il entendait exercer un rôle de passerelle vers l’Est et l’URSS de Brejnev et marquer l’influence de la France partout dans le monde.

Mais il serait malhonnête d’oublier que Giscard d’Estaing fut aussi incompris, traîné dans la boue et mortellement haï de son temps. Incompris et malaimé, il le fut sans aucun doute. Lui-même incarnait une forme d’élitisme dont il n’a pas réussi à se défaire. Mais comment le blâmer d’avoir voulu rompre avec la fatalité d’une rupture entre les Français et leur classe dirigeante, qu’il sentait venir avec inquiétude ? Le monde médiatique a beaucoup ironisé sur « son petit déjeuner à l’Elysée avec des éboueurs », ou encore ses « dîners avec les Français », n’y voyant que de simples opérations de communication démagogiques. De fait, par ces gestes, celui qui entendait rassembler « deux Français sur trois » et apaiser la société, soulignait symboliquement une volonté de conjurer la fatalité de la fracture démocratique, qui est, quarante-cinq ans plus tard, au cœur de la tragédie française.

S’il échoua lors de sa seconde candidature en 1981, ce fut avant tout sur un scandale ultra-médiatisé, dont il est aujourd’hui avéré qu’il fut monté de toute pièce et dévastateur pour son image : les diamants de Bokassa. Une autre image, odieuse celle-là, imprègne encore la mémoire collective des Français : les coups qui lui furent portés par la foule lors de sa sortie de l’Elysée après son échec contre Mitterrand en 1981. Frapper un grand, déchu et à terre : tout un symbole de bêtise et de lâcheté. Mais cette image de lynchage d’un chef de l’Etat battu et sortant, tellement médiocre, lâche et violente, n’était-elle pas prémonitoire et annonciatrice d’une certaine France qui venait après lui ?  

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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32 commentaires pour Valéry Giscard d’Estaing, souvenirs, nostalgie (pour Figaro Vox)

  1. Sganarelle dit :

    Giscard? …La dernière fois que j’ai voté POUR un président …ensuite j’ai voté « contre » et maintenant c’est «  blanc »
    Il était l’image d’une certaine classe et ce n’est pas pardonnable
    Ce dernier vote reste l’hommage que je peux rendre à ce président mal aimè mal compris non exempt d’erreurs mais qui a travaillé pour la France avant d’être le président d’une république.

    A l’excellente interview qu’il a donné à la fin de sa vie à Frédéric Mitterrand il nous dit pourquoi il n’aime pas cette époque. Une synthése admirable comme son intelligence savait les faire.
    Adieu monsieur Giscard d’Estaing et adieu à une France disparue.

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  2. Georges dit :

    Ohhh mon Général ,réapparaissez ….

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  3. Citoyen dit :

    Quand un politique disparait, il est courant de jeter un regard en arrière pour mesurer les traces de son passage …
    C’est avec le recul, que l’on perçoit mieux les traces néfastes pour le pays, qu’il a laissé derrière …, et VGE a son lot …
    Le premier point particulièrement critique, est le regroupement familial, dont on mesure les effets tous les jours !…
    Le suivant est que VGE était un socialiste avant l’heure … Se voulant garant de la bonne santé économique du pays, il avait pris soin d’annoncer qu’un pays qui passe les 40% de prélèvements obligatoires, bascule dans le socialisme (façon URSS) … Mal lui en a pris … C’est avec lui (et Barre) que l’on a dépassé les 40%, et nous n’en sommes plus jamais sortis …
    Pour ne citer que ces points là … Mais il est vrai que sa suite a été bien pire … Le passage au mitteux a fait regretter VGE …
    En général, les politiques s’initient au pipeau, qui est leur instrument de prédilection pour endormir les foules … VGE a innové …, pour lui c’était l’accordéon …

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  4. Freddie dit :

    A l’époque de Giscard, j’étais étudiante et chaque année, les chiffres du chômage grimpaient. Ceux qui voulaient intégrer la fonction publique voyaient les concours quasiment se fermer. Nous avions l’impression que nous étions dans une course contre la montre et que chaque année d’étude supplémentaire nous retirait des chances. On parle beaucoup du sacrifice des jeunes en ce moment. Il ne date pas d’hier. Pour trouver une génération qui s’est intégrée facilement, il faut remonter à… avant Giscard.

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  5. Furax dit :

    La France était à peu près à 50/50 à « droite » ou à « gauche » il s’en est fallu de peu que Mitterrand passe dès 1974 puisque VGE a n’a obtenu que 50, 81%! sept ans après, malgré un bilan pas si mauvais (pas de dette) et une grave erreur (regroupement familial) il n’obtient que 48,24%, contre 51,76 à Mitterrand (grâce au traitre Chirac) Je ne vois pas comment un pays peut se redresser quand il est divisé autour des 50/50 en permanence. Actuellement nous sommes clairement sous dictature à faux drapeau sanitaire, un état policier qui ne tient que par la coercition. La police même maltraitée continue à obéir au pouvoir sans rechigner. Elle n’est plus au service du peuple mais de l’oligarchie. L’état de droit est mort. Les élections vidées de leur sens. Tout cela pour un virus qui n’est mortel (hélas pour eux) que pour moins de 1% des personnes infectée. C’est un coup d’état. M. Tandonnet, vous pouvez expliquer avec brio la situation lamentable des institutions , cela ne change rien. Un conseil KGBiste (comité pour la sécurité d’état) dirige de fait. Et rien ne semble pouvoir s’y opposer. L’occupation allemande passera pour une colonie de vacances avec ce qui nous attend si rien ne vient nous libérer rapidement!

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  6. Georges dit :

    L’initiateur du regroupement familial .

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  7. there dit :

    Je ne suis pas nostalgique du personnage VGE. Ce grand bourgeois caricatural manquait -à mes yeux- d’empathie et surtout de modestie, marque des grands hommes. Je suis en revanche nostalgique de la France de cette époque, forte, rayonnante et pleine d’espoirs. Votre article montre pour moi la faiblesse de notre démocratie trop portée par l’image d’un homme, image dont on a vu qu’elle pouvait être glorifiée ou à l’inverse démolie par une poignée d’hommes clés motivés et retors. La suite a montré comment le suicide squad Mitterrand a pu s’approprier tout l’appareil pour le diriger irrémédiablement vers le mur. Aucune correction de trajectoire n’est possible, sauf à la marge. Pour moi nos institutions portent en elles une grave faille.

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  8. 1cacochyme dit :

    « Interruption volontaire de grossesse » : novlangue.

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  9. Gribouille dit :

    C’est à la portée d’un élève de primaire d’équilibrer un budget, ou de justifier son inaction en invoquant des règles juridiques. La valeur ajoutée de la formation à l’ENA, c’est de savoir faire tout cela, mais avec aplomb et condescendance.

    On voit mal pourquoi une nation qui refuse de laisser une dette publique gigantesque à ses enfants, mais également une formation de qualité, un système de santé permettant d’éviter le confinement, ou un tissu industriel leur permettant de trouver leur place sans partir aux US, préparerait leur avenir.

    De même, il vaut mieux aujourd’hui être un écolier japonais, même deux fois plus endetté qu’un écolier français, parce que là bas l’avenir du pays a réellement été préparé, plutôt que par de solennels branquignols qui auront ralenti la progression de la dette, mais saboté…tout le reste.

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    • Gribouille, le problème c’est que nous avons à la fois la dette titanesque (120% du PIB) signe de gestion déplorable, que nous allons lâchement léguer à nos enfants et petits-enfants, l’effondrement industriel, éducatif, sécuritaire, à cause de politiciens irresponsables depuis 1981, dont vous vous faites bien involontairement le porte-parole (convaincu!)
      MT

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  10. Trigwen dit :

    Il est regrettable de constater que le président Giscard d’Estaing restera dans l’esprit de trop nombreux Français comme un président incompris dont beaucoup de gens ont oublié la majorité des réformes qui furent faites sous son septennat et Dieu sait s’il en a faite, plus qu’il n’y en eut sous Mitterrand qui lui succéda. Beaucoup ont en tête la dépénalisation de l’avortement et le vote de la majorité à 18 ans.
    Trop peu de gens oublient qu’il fut le premier à créer un secrétariat d’Etat à la condition féminine et à faire rentrer des femmes au gouvernement, qu’il permit l‘accès à la fonction publique des mères de famille, protégea l’emploi pendant la grossesse et donna aux femmes la priorité pour elles aux stages de formation professionnelle.
    Qui se souvient que c’est lui qui permit la libéralisation des prix, la création du G 6 devenu ensuite G 7 ? Qui se souvient que c’est sous son septennat que furent créées les A.P.L. ? La mise en place d’un collège unique comme l’antichambre du lycée , la création des aides de l’État pour les entreprises qui embauchent des jeunes, qu’il fit éclater l’ORTF, symbole de la main mise du pouvoir sur la radio et la télévision, qu’il fut le père de l’euro avec la mise en place, en 1979, le système monétaire européen, le SME, le divorce autorisé par consentement mutuel
    La campagne de dénigrement qui eut lieu contre lui avec les diamants de Bokassa relève du coup monté par les sbires d’alors du R .P.P., ces diamants n’étaient que des éclats de diamants invendables et sans valeur marchande puisque impossible à tailler et impossibles à être montées sur un bijou quelconque.
    Les socialistes se servirent de cette « histoire » de diamants pour faire une affiche avec la photo de Giscard qui avait des diamants à la place des yeux. Apprenant cela, Mitterrand rentra dans une rage folle et jugea ce procédé innommable, ignoble et bas. Il ordonna que les affiches soient retirées et qu’on cesse cette campagne d’affichage mais le mal était fait dans l’opinion.
    Quant à Chirac, il ne fit pas mieux : on sait de source sûre que les militants chiraquiens avaient reçu l’ordre de voter Mitterrand et non Giscard. Comme quoi faire passer ses sentiments personnels avant les intérêts du pays ne furent pas à sn honneur.
    Rendra-t-on justice à Giscard un jour ? Je me le demande tant son image de grand bourgeois guindé reste, à tort, inscrite dans les mémoires.

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  11. Simon dit :

    Bonsoir Maxime,
    Je me souviens de cette époque, qui était encore notre belle France d’avant. Je me rappelle aussi que nous avons été « travaillé au corps » par nos profs, paroles d’autorité, pour voter pour Mitterrand. Cela a été la seule fois de ma vie où j’ai voté à gauche, parce que je n’étais pas politisée et ignorante, dans la confiance pour nos « aînés ». Les diamants de Bokassa avaient frappé l’opinion. Je connais des hommes politiques qui, étudiants comme moi-même, ont fait le même choix, pour s’illustrer ensuite à droite. C’est comme si nous avions été les « grands cocus » de l’affaire !

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    • Simon, oui, je m’en souviens aussi!
      MT

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    • Furax dit :

      Je n’ai JAMAIS voté à gauche, et m’agace de voir des gens qui ont voté Mitterrand venir me dire du mal de Giscard. J’ai pourtant ronchonné quand il nous a pondu le regroupement familial, idée de Jacques Chirac… celui-là aura été une calamité! Les erreurs de Giscard, qu’il a lui-même reconnues, pèsent bien peu face à la persévérance des suivants sur la pente descendante. Aucun n’a redressé ce qui devait l’être, ou si peu que c’en est passé inaperçu. Peanuts!

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    • Simon dit :

      Furax,
      Je ne suis pas fière d’avoir voté à gauche, pour Mitterrand. J’avais 20 ans et je vivais dans un milieu plutôt protégé, et j’ai été crédule ; cependant je n’ai pas dit de mal de Giscard !

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    • EQUALIZER dit :

      @Simon : on pardonne volontiers les erreurs de jeunesse! « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » disait ma grand’mère. Non, ce qui m’énerve, ce sont les gauchistes acharnés contre qui j’ai fait le coup de poing à partir de 1968, qui ont voté Mitterrand en connaissance de cause (pour l’immigration, l’abolition de la peine de mort etc), et se permettent de vomir sur VGE comme s’il avait coulé la France. je ne conteste pas les erreurs graves qu’il a faites dont l’immigration, mais sur ce point tous ses successeurs ont fait pire!

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  12. Gérard bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Merci de ce bel hommage au président Valéry Giscard D’Estaing.
    Je rajouterai que son échec en 1981 fut principalement l’œuvre de J. Chirac qui lors du fameux dîner en tête à tête avec F. Mitterrand chez E. Cresson a scellé le sort du président sortant.
    Pour ce qui me concerne, Valéry Giscard d’Estaing restera le meilleur président de la Vème République. Il a commis des erreurs et il manquait à l’évidence d’empathie ou pour le moins, ses tentatives pour faire croire qu’il était proche du peuple étaient toujours destinées à le valoriser plus que l’inverse et les Français n’étaient plus dupes. .
    Les femmes lui doivent beaucoup. La France et l’Europe aussi.
    Laissons maintenant les historiens rétablir la vérité le concernant mais aussi celle de tous les méfaits, les fautes et les trahisons de J. Chirac qui pour moi, ne mérite nullement la sympathie dont il a bénéficié.

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    • Gérard Bayon, oui, la trahison de Chirac en 1981 qui lui fut fatale, c’est vrai.
      MT

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    • Trigwen dit :

      La trahison de Jacques Chirac avait deux origines :
      1°) cette haine qu’il avait pour Giscard d’Estaing faisant passer ses sentiments personnels avant l’intérêt du pays
      2°) Une origine politique car il savait qu’en faisant battre Giscard, il devenait le leader incontesté de l’opposition capable battre Mitterrand en 1988. On connait le résultat.

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  13. Koufra dit :

    Bonjour Maxime,

    On peut également ajouter son influence majeure sur l industrie des télécommunications en France et l industrie informatique…

    Ou … sur son œuvre littéraire érotique… qui contraste avec l image du personnage.

    Je suis né sous sa présidence et je regrette la grandeur du pays qu’il a eu l honneur de guider avec plutôt une certaine compétence.

    Rappelons que c’est le dernier président a avoir présenté un budget à l équilibre…. c’était il y a quarante ans.

    Koufra

    Aimé par 1 personne

    • Koufra, eh oui…
      MT

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    • Koufra, budget en équilibre, une vraie nostalgie…
      MT

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    • Trigwen dit :

      Son influence sur l’informatique ? C’est à voir ! Il y eut une autre énorme erreur de Giscard d’Estaing, et celle-ci, de taille: avoir préféré le Minitel et coupé les fonds au groupe de chercheurs qui travaillait sur l’Internet français bien avance sur les Américains. Alors que les Américains travaillent sur le projet Arpanet, un Français, Louis Pouzin, a inventé le datagramme, est fut nommé à la tête du projet par le général de Gaulle en 1966 dans le cadre du Plan Calcul.
      Baptisé « Cyclades », ce projet bénéficiait d’un budget de taille et du soutien du CNET, le Centre national d’études des télécommunications. En 1974, trois événements se succèdent : le réseau Cyclades est opérationnel, Georges Pompidou, alors président, décède, et Valéry Giscard d’Estaing est élu à sa succession.
      Sous la pression d’Ambroise Roux alors patron de la CGE qui travaillait sur le Minitel, Giscard laissa tomber le plan Cyclades et lui référa le Minitel.
      Pire ! Les américains Robert Kahn et Vinton Cerf vont se servir du datagramme – l’invention de Louis Pouzin – qu’il avait partagée aux scientifiques internationaux pour mettre au point Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui.
      Sans les pressions des industriels et cette erreur d’appréciation de Giscard, Internet aurait donc pu être français.

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  14. Anonyme dit :

    Allons Maxime, vous savez bien , que VGE fut battue pars notre RPR ,qui disait , faut battre Giscard ,,,de michel43

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  16. badin26 dit :

    Merci, Monsieur Tandonnet d’avoir écrit cet article sur Valéry Giscard d’Estaing. Je rajouterai deux points.
    Le premier qui est à son désavantage (mais je ne suis pas sûr de sa véracité), il aurait annoncé au début de son septennat qu’il n’utiliserait jamais l’arme atomique. Si c’est vrai, c’est une faute grave qui détruit entièrement le principe de la dissuasion.
    Le second, c’est que cet homme particulièrement intelligent et instruit avait le don d’expliquer les choses clairement et simplement à la télévision si bien que les plus compliquées étaient facilement comprises de tous.
    Je terminerai en commentant votre dernière phrase. L’arrivée de Mitterrand au pouvoir fut le début de la descente aux enfers de notre pays. J’avais entendu autour de moi le commentaire suivant: « C’est nous maintenant qu’on va s’en mettre plein les poches! » . Et effectivement, cela a duré un an et nous continuons à ramer pour rembourser cette belle politique qui nous a mené où nous sommes avec, de surcroît, l’idée que depuis cette élection, le président n’est plus celui de la France mais de la partie qui l’a élu. A cette époque, le peuple de gauche! Lourd héritage!

    Aimé par 2 personnes

    • badin26, sur le premier point, il l’a écrit dans ses mémoires (le pouvoir et la vie) mais il n’a pas dit cela à ma connaissance quand il était aux affaires.
      MT

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    • jfsadys dit :

      @badin26,

      Je ne crois pas et je suis même sûr que Mitterrand n’a pas été élu par le peuple de gauche en tous les cas pas par tout le peuple de gauche.

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