Diplomatie du petit coq

La France s’active sur les fronts méditerranéens, brandit la menace maritime contre la Turquie, donne des leçons au Liban  qu’elle souhaite reprendre en main. L’idée serait-elle de renouer avec la politique de la grandeur? Le problème, c’est que la grandeur ne s’invente pas. La France a été une puissance planétaire, à l’époque de son empire colonial, forgé notamment par la troisième République, puis dans les années 1960 et 1970, du temps de de Gaulle, Pompidou et Giscard,  où la voix de la cinquième puissance industrielle et militaire était écoutée et admirée dans le monde la France parlant sur un pied d’égalité avec les plus grandes puissances mondiales et modèle pour de nombreux pays qui lui faisaient confiance.

Mais aujourd’hui, les gesticulations, isolées des pays alliés,  ne sont que vaine et ridicule prétention. L’arrogance n’est que l’envers de la faiblesse. La grandeur ne saurait reposer que sur des bases solides, une puissance économique et militaire, une stabilité intérieure, un socle solide d’unité et de confiance. Un pays en pleine désintégration, rongé par une violence endémique qui fait couler le sang sur son territoire, incapable de juguler la barbarie sur son propre sol, dévasté par le chômage, la pauvreté et l’exclusion, rongé par la désindustrialisation, un vertigineux déclin intellectuel se manifestant par la chute du niveau scolaire,  gouverné par des nuls et des opportunistes qui ont prouvé leur effarante incompétence lors de l’épidémie du covid-19, cette soi disant démocratie où le taux d’abstention atteint 50%, tant la défiance envers le politique est immense, et le vote démago-extrémiste, de droite comme de gauche, plus de 30%, un pays qui touche ainsi le fond de l’abîme n’a de leçons à donner à personne. Qu’il fasse le ménage chez lui en premier lieu, c’est tellement plus difficile que de fanfaronner, et ensuite, il pourra se permettre de donner de leçons aux autres et de remplir sa mission historique.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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52 commentaires pour Diplomatie du petit coq

  1. fraternel dit :

    maintenant qu’on a la rentrée scolaire le chomage qui s’accroit la précarité qui s’installe les chiffres à nouveau égrénés conçernant le covid qui ne va pas arranger la peur des gens la psychose qui s’installe pourvoyeur d’armes à travers le monde utilisées contre la population yéménite sans compter les autres foyers de guerre monsieur se permet de donner des leçons à un pays dévasté
    qu’il s’occupe du notre en premier lieu son arrogance comment à me taper sur le système sans compter sa clique

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  2. bernard Meyer dit :

    Mais qu’attendez vous pour faire bouger cette France si pitoyable que vous décrivez
    M. Sarkozy dont vous étiez un conseiller a démarrer cette dégradation par des promesses non tenues et a instauré un style déplorable à la la fonction Présidentielle
    Le pouvoir actuel n’est pas à la hauteur, je vous l’accorde, mais au vu de l’opposition les francais pourront continuer à gémir sans agir.
    Bien cordialement

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  3. Ping : Entre Erdogan et la Grèce, il y a de l’eau dans le gaz (ou l’inverse?) – La Droite au cœur

  4. Infraniouzes dit :

    C’est maintenant qu’on mesure l’incohérence de l’UE telle qu’on nous la sert matin, midi et soir. On ne peut pas être la partie d’un tout et émerger du lot pour être dans le TOP 5 des pays du monde. On suit les USA, la Chine, la Russie, le Japon, l’Allemagne. Mais on surclasserait le RU, la Corée du sud, l’Inde ? Tout est sujet à caution. Sur le plan du nombre de fonctionnaires par habitant, de la pression fiscale, du nombre d’associations lucratives sans but, du nombre de « touristes » sans arme ni bagage mais gros consommateurs de biens issus du capitalisme, on doit être dans les premiers.
    On a encore une bonne place grâce à notre industrie nucléaire mais pour combien de temps ? Je me souviens, il y a fort longtemps, que, allant en Espagne pour nos vacances on se moquait du pays: franc plus fort que la peseta, réseau routier pitoyable comparé au nôtre, faible réseau ferroviaire…
    J’apprends, stupéfait, grâce à l’émission « des trains pas comme les autres » que l’Espagne a un réseau TGV plus long que le notre. On est grignoté par tout le monde mais il est de bon ton de le cacher. Des fois que…

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  5. Pheldge dit :

    Les rodomontades, tant à Beyrouth qu’à Bruxelles sont affligeantes et pitoyables ! comme si les pantalonnades de Flamby à scooter, qui avaient fait de la France la risée du monde entier, n’avaient pas suffit …

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    • phledge, du scooter au jet ski, grotesque absolument grotesque…
      MT

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    • laregie41 dit :

      et en plus, « même pas honte » !

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    • Citoyen dit :

      Pour le jet-ski, ça doit être des restes d’ « Alerte à Malibu »… il s’entraine pour aller au Liban avec son jet-ski et son chien sauveteur, en tirant une barque pleine de vivres …
      Et aussi, accompagné d’un bateau suiveur plein de caméras … Faut pas dec.., non plus !

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    • Pheldge dit :

      @ MT, le jet-ski, c’est pour donner une image virile, un peu comme les photos de Poutine à cheval ou en treillis avec une carabine … Sarko, Villepin, et même Fillon ont été photographiés en plein jogging ou à vélo. C’est de la comm’. On aime ou pas, mais c’est préparé, étudié, mis en scène. Par contre le coup de la rue du Cirque, là … la honte totale ! D’ailleurs, quand Hollande peu après est allé à un sommet aux USA, il s’est retrouvé à table -il était venu seul- avec Stephen Colbert, qui s’était payé sa tête dans son émission … Un vrai camouflet !

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  6. Annick Danjou dit :

    Le cocorico français après le classement de Shanghai qui n’est qu’un arrangement entre les uns et les autres. Harvard est truffée de chinois. Ils ne vont pas la déclasser en se tirant une balle dans le pied. Quant à notre ministre de la recherche qui fait tout un fromage du classement français, elle ne se vante pas d’avoir soutenu une tricheuse qui était promue au rang de directrice du CNRS. Ces gens là n’ont aucun sens de l’éthique et de la probité scientifique. Cette ministre aurait d’ailleurs dû être virée , mais on se protège au sein du gouvernement, Buzin va être recasée aussi, toutes ces magouilles vous donnent la nausée. Et on voudrait qu’on aille voter? Pour des crapules?

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    • A Danjou, oui, dingue…

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    • genau dit :

      Vous dites l’essentiel…. ne pas voter est la pire arme contre la caste qui gouverne pour elle-même. C’est faire comprendre aux élites qu’il y a un peuple, plus qu’une population. C’est faire peur aux gavés de la république, aux multiples rentiers du peuple que l’impôt sert à quelque chose d’autre que leur goût du pouvoir.
      Oui, ça engendrera de la violence, par la déstabilisation, mais pensez-vous que la caste se réformera d’elle-même , se résoudra à aimer a France ?

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  7. Pierre-Jean dit :

    @Annick D’Anjou,
    Je viens de lire votre commentaire sur ce qu’écrit Coucou, peu après avoir écrit le mien. Bien d’accord avec vous sur Chevènement : un adepte des coups de menton, mais qui finit par appeler à voter pour Macron. Votre qualificatif de « mou » est donc tout à fait adapté. A droite aussi on trouve des personnes du même acabit : je pense ici à Nadine Morano, qui ne dit pas des choses fausses certes, mais qui a voté elle aussi Macron au 2nd tour, et qui soutient bec et ongles Sarkozy après avoir vénéré Chirac. On s’agite mais on n’agit pas.

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  8. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Les derniers sondages indiquent qu’environ 50% des Français font confiance à leur président. Avec tant de neuneus béats devant un tel bonimenteur on ne peut que constater que la jeunesse, les gesticulations et le baratin suffisent maintenant pour gouverner la France.
    Qu’importe les mensonges permanents, les décisions maladroites et inappropriées, les placards dorés accordés aux copains, aux fayots et à toutes celles et ceux qui ont failli, la gestion déficiente du pays, les mauvais résultats que vous rappelez dans tous les domaines, les instituts de sondage et les médias aux ordres ont décidé qu’E. Macron était le meilleur président et qu’il devait même prétendre enchaîner un nouveau quinquennat.
    Je suis effondré devant tant de bêtise et d’aveuglement collectif. J’ai souvent écrit ici dès 2017, que je ne voyais pas comment un tel personnage pouvait terminer son mandat actuel et j’ai même cru que la crise des gilets jaunes l’enverrait vers la roche Tarpéienne. J’avais simplement sous-estimé l’inclairvoyance et l’abrutissement de la majorité de nos compatriotes.
    A moment où le gouvernement qui persiste à gesticuler et à gérer en dépit du bon sens la crise de la covid 19 et à imposer en tous lieux le port du masque à tous les Français, sans doute pour mieux les museler, je me demande comment tous ces « ravis de la crèche » vont réagir lorsqu’ils vont peut-être comprendre dans quelques semaines que le chômage de masse et de longue durée les attend et que la misère les guette.

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    • G Bayon, moi j’ai vu 39% Elabe dans la béatitude médiatique…mais cela ne m’impressionne pas beaucoup.
      MT

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    • Gerard Bayon dit :

      Monsieur Tandonnet,
      Sondage publié dans la voix du Nord du 29/07/2020 :
      « Avec 50 % d’opinions positives, le chef de l’Etat retrouve son niveau du mois de mars (51 %), au tout début de la crise du Covid-19 en France. »

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  9. Gribouille dit :

    Politique du petit coq

    LR s’active sur les fronts médiatiques, brandit la menace de réformes contre l’électorat, donne des leçons au RN qu’elle souhaite remettre au second rang. L’idée serait-elle de renouer avec la politique de la grandeur? Le problème, c’est que la grandeur ne s’invente pas.
    La démocratie libérale a été membre d’un parti utile et de premier plan lorsqu’elle acceptait de se subordonner, en alliée utile, au gaullisme. Jusqu’en 1974, tenant compte des aspirations de l’électorat autant que de son idéologie propre et de ses intérêts matériel, sa voix était écoutée et respectée.

    Mais aujourd’hui, les gesticulations isolées des politiciens et chroniqueurs qui la composent, ne sont que vaine et ridicule prétention. L’arrogance n’est que l’envers de la faiblesse. L’accès au pouvoir ne saurait reposer que sur des bases solides, une doctrine réaliste et réfléchie, stable dans la durée, tenant compte des intérêts de tous et pas uniquement des intérêts de la grande bourgeoisie et des milieux d’affaire.

    Un parti politique associé à toutes les réformes ayant dégradé la situation du pays : réformes incessantes de l’école ayant conduit à la baisse de niveau et à la démoralisation des enseignants ; politique migratoire et d’accès à la citoyenneté totalement irréaliste et conduisant à la fois à la fragilisation de la nation, de son histoire, et aux violences de minorités ne voulant pas s’intégrer ; politique européiste et libérale se traduisant par la désindustrialisation et par le déséquilibre dans l’encadrement supérieur de l’Etat ; réformes libérales récurrentes ayant, parmi de nombreuses autres conséquences, conduit ce parti à supprimer des lits de réanimation dans les hôpitaux dont on a constaté les manques ce printemps ; un parti qui touche ainsi le fond de la nullité n’a de leçons à donner à personne (et notamment pas au RN, ni même à LFI).

    Que ce parti fasse le ménage chez lui en premier lieu, c’est tellement plus difficile que de fanfaronner, et ensuite, il pourra se permettre de donner de leçons aux autres et de remplir sa mission historique.

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    • Mildred dit :

      Monsieur Tandonnet,
      J’espère que vous me pardonnerez ma franchise, mais je trouve votre réponse à Gribouille tout à fait lamentable et de plus, indigne de vous.
      Je considère que par cette réponse vous justifiez qu’il ne pourra jamais y avoir un grand parti populaire de droite, qui seul pourrait encore nous sauver de tous ces maux que vous savez si bien lister.
      Alors demandez-vous plutôt pourquoi ces millions d’électeurs du RN, toujours plus nombreux, d’élection en élection, votent RN au lieu de voter LR ?
      Eh bien, personnellement je me fous des dérapages verbaux du Le Pen des années 70, car je pense qu’il y a péril en la demeure. J’ai en effet, le sentiment que nous sommes comme en 1957, à la veille de l’arrivée du général De Gaulle où, rappelons-le, il avait été appelé par le président Coty, pour nous éviter une guerre civile.

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  10. Pierre-Jean dit :

    @Coucou,
    Mon pauvre coucou, votre naïveté est désarmante ! Surtout ne changez rien. Après vous être émerveillé sur cette pianiste jouant dans les décombres de sa maison (votre commentaire sur le billet de Maxime Tandonnet à propose du Liban), voilà que vous vous mettez à encenser Jean-Pierre Chevènement. Chevènement, le type même de l’homme politique qui montre ses muscles mais qui en réalité fait surtout de l’agitation. Chevènement l’un des fondateurs du Ceres, l’un des courants les plus dogmatiques du parti socialiste à son apogée. De plus, en tant qu’enseignant, je mesure chaque jour les conséquences très néfastes de son slogan « 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat » : la planification appliquée aux questions d’éducation. Comme en URSS, on peut d’ailleurs constater que les objectifs du plan sont aujourd’hui très largement dépassés, le département de la Seine Saint-Denis ayant d’ailleurs obtenu les meilleurs résultats : « bizarre, comme c’est bizarre ».

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  11. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Quoi qu’on puisse en penser, en politique, il n’y a que le résultat qui compte. Or Macron n’a qu’un seul but : être réélu en 2022 !
    Là, nous sommes bien obligés d’admettre que le « petit coq » ne manque pas d’habilité.
    Car ses gesticulations à l’étranger – que nous sommes nombreux à trouver ridicules – lui apportent une forte augmentation de confiance dans les sondages, et particulièrement auprès de l’électorat de François Fillon qui lui accorde 58% de confiance soit une augmentation de 16% ! (Sondage Élabe)
    Et quant à sa méthode de gouvernement, comment ne pas être admiratifs de la manière dont il va imposer au peuple français sa « démocratie augmentée », qu’on a pu voir à l’oeuvre au cours du « grand débat » et surtout au cours de la « Convention citoyenne pour le climat » (CCC) dont Macron a promis d’appliquer les propositions au pays, sans prendre la peine de consulter le peuple français dans son ensemble, dont pourtant les seuls modes d’expression prévus par notre Constitution sont : le vote ou le référendum ?

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    • Mildred, je tiens les supposés « 58% d’électeurs de Fillon favorables à Macron » pour des lâches et des imbéciles, surtout des imbéciles.
      MT

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    • Jacqueline Aberlin dit :

      Monsieur, je ne peux vous laissez dire que 58% des électeurs de François Fillon accorde leur confiance à Emmanuel Macron! Filloniste et entourée de fillonistes je n’en connais aucun qui soutiennent Macron! C’est de la propagande gouvernementale ! Par contre je vous rappelle l’admiration que porte Sarkozy au pantin qui nous tient lieu de président! Beaucoup de sarkozystes sont maintenant des soutiens de Macron à l’image de Darmanin…

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    • Jacqueline, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les derniers sondages!
      MT

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  12. nicolasbonnal dit :

    Bien envoyé – mais inutile. Il y a vingt-cinq ans je publiai le coq hérétique aux belles lettres. Aujourd’hui il est carrément erratique. Macaron sera réélu ou on aura pire.

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  13. Citoyen dit :

     » Un pays en pleine désintégration, rongé par une violence endémique qui fait couler le sang sur son territoire, incapable de juguler la barbarie sur son propre sol, dévasté par le chômage, la pauvreté et l’exclusion, rongé par la désindustrialisation, un vertigineux déclin intellectuel se manifestant par la chute du niveau scolaire, gouverné par des nuls et des opportunistes qui ont prouvé leur effarante incompétence lors de l’épidémie du covid-19, cette soi disant démocratie où le taux d’abstention atteint 50%, tant la défiance envers le politique est immense, et le vote démago-extrémiste, de droite comme de gauche, plus de 30%, un pays qui touche ainsi le fond de l’abîme n’a de leçons à donner à personne.  »
    Eh oui … Mais, il ne faut pas oublier, que le coq est le seule animal qui est encore capable de chanter, avec les deux pieds enfoncés dans la merde !…
    Ce n’est pas pour rien qu’il est l’emblème de ce pays ….

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    • Sganarelle dit :

      @ Citoyen
      Il l chante il chante mais il pond point d’œufs !

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    • Madzi dit :

      Vous avez raison de citer Coluche, un comique mais aussi homme de gauche….

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    • Citoyen dit :

      Madzi, chez Coluche, il faut saluer l’humoriste … Ce n’est déjà pas mal …
      Être de gôche, n’est pas nécessairement une tare …., sauf quand on veut faire de la politique, et se mêler de régenter la vie des autres …. Là, ça vire rapidement, et systématiquement, à la catastrophe …

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  14. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    L’illustration que vous avez choisie et votre texte me font penser au sketch de Coluche « Le belge » où, après une longue suite de clichés sur nos amis d’outre-quievrain, il fait dire à son personnage l’histoire suivante : « Vous savez pourquoi, vous les français, avez choisi le coq comme emblème ? C’est parce que c’est le seul oiseau qui chante les deux pieds dans la m…! ».
    Jamais notre tas de fumier n’a été aussi important et jamais le coq n’a chanté aussi fort. Je n’ai jamais senti une telle défiance dans la population. Tout le monde a peur d’autrui et, à ce sujet, la gestion déplorable de la pandémie, terminée à ce jour quoiqu’en rapporte les médias officiels, a été la cerise pourrie sur un gâteau pas frais.
    Autrefois, il y a de cela plus de vingt ans, les critiques acerbes venaient plutôt de la base. Désormais, ça atteint largement les couches supérieures de l’Etat. Le pouvoir actuel, s’il reste légal, n’a aucune légitimité et beaucoup de gens, effarés et malheureusement impuissants (c’est très vrai dans les ministères régaliens comme l’intérieur ou les Armées, assistent au naufrage programmé du pays, l’équipe dirigeante fonçant à toute vapeur vers l’iceberg mortel.

    Bon week-end

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    • Citoyen dit :

      C’est très drôle H ! … Nous avons des références communes …

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    • H. défiance est le mot…
      MT

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    • alexrebelde dit :

      @ Maxime Tandonnet
      Défiance ?
      Je crois que vous n’avez pas idée du nombre de citoyens qui n’en sont plus à la défiance, et depuis très longtemps. Il y a d’autres stades après la défiance ; colère, résignation, désespoir… , Ils en sont à la haine.
      Lorsque je lis votre billet j’ai l’impression très forte que vous venez d’atterrir sur cette planète ; nombre de personnes vivent cela dans leurs tripes depuis 40 ans déja, voir bien plus.
      Coluche président, c’était en 80 (j’avais 21 ans) et il ne disait rien de moins.

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  15. PenArBed dit :

    Concernant Macron, je garde en mémoire son attitude déplorable envers le général de Villiers qui, lui, était en opérations quand Macron était encore à ses études :
    Macron : discours à l’Hotel de Brienne le 13 juillet 2017 – (source elysee.fr)
    « Il ne m’a pas échappé que ces derniers jours ont été marqués par de nombreux débats sur le sujet du budget de la Défense. Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire.
    De mauvaises habitudes ont parfois été prises sur ces sujets, considérant qu’ils devaient en aller des armées comme il en va aujourd’hui de nombreux autres secteurs. Je le regrette. J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées où elles sont aujourd’hui et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins lorsqu’il s’agit des armées. Un effort a été demandé pour cette année à tous les ministères, y compris au ministère des Armées. Il était légitime, il était faisable, sans attenter en rien à la sécurité de nos troupes, à nos commandes militaires et à la situation telle qu’elle est aujourd’hui.
    La loi de finances initiale de cette année sera confirmée, à l’euro. A l’euro ! »
    C’était recevable en comité de Défense mais pas dans les circonstance où ça s’est déroulé.
    La réponse du Général De Villiers – son livre  »Servir » – édition Pluriel (page 16) :
    « Après avoir entendu les propos du Président de la République, le 13 juillet au soir, j’ai estimé en conscience que le lien de confiance entre le chef des armées et son chef d’Etat-major était trop dégradé pour que je puisse continuer dans mon poste. Critiqué publiquement et explicitement, devant les représentations étrangères, dont mon homologue américain présent à mes côtés pour notre fête nationale, devant les familles des soldats morts au combat au cours de l’année, devant les blessés des armées et de l’ensemble des représentants de la communauté de défense, il me semblait impossible de poursuivre ma mission. Ce serai donc la démission ».
    Pour être respecté, il faut être respectable !

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  16. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIA.

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  17. Timéli dit :

    Dans votre post du 8 août dernier (20 mots clés du monde d’après – petit lexique), vous avez mis en valeur le don d’ubiquité. C’est sans doute l’une des meilleures caractéristiques de Macron et Castex en cet été 2020. Avec, bien entendu, le concours docile, bienveillant et empressé des médias qui communiquent et relaient sans modération les moindres pas qu’ils accomplissent et transforment leurs actions en agitations. Mais il est vrai que, par temps de chaleur accablante, un peu de vent fait du bien….Hélas, c’est le seul point positif de cette triste constatation.

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  18. Janus dit :

    Oui, notre pays vit quelque chose qui ressemble aux prémisses de la révolution française , dont l’histoire des débordements et des délires , décrite par Taine , est hallucinante et effrayante. Notre pitre , sapeur camembert, Président de la république de la parole, montre ses petits bras, mais il n’est même pas sur d’avoir le stock de munitions et missiles pour faire face à une confrontation avec le grand turc ( lors des guerres du golfe comme de l’action de la France en Lybie, il avait été nécessaire de se fournir chez les américains pour faire face aux besoins. Il n’est pas sur qu’ils nous donneraient aide et assistance dans une confrontation avec leur allié clé au moyen orient. Et je crois même que la Turquie est fournisseur de la France en pièces détachées et munitions. À vérifier). Bref l’image du coq est la bonne et votre diatribe tombe juste, une fois de plus

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    • Janus, « prémisses de la révolution française », peut-être, mais voilà au moins 30 ans que j’entends dire cela sans que rien ne se passe.
      MT

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    • Janus dit :

      J’aurais du écrire prémices et non prémisses. Au temps pour moi. Merci Maxime pour votre aimable remarque…Il est toujours dangereux de se laisser aller au rythme de ses exaspérations, la langue français en pâtit souvent !

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    • Pierre-Jean dit :

      @Janus,
      Vous êtes totalement pardonné pour moi car vous avez par ailleurs écrit « au temps pour moi » et non « autant pour moi », la première expression étant correcte et pas la seconde. Je n’ai d’ailleurs appris cela que récemment, persuadé depuis toujours qu’il fallait écrire « autant pour moi ». Cela rachète donc complètement l’erreur commise en écrivant « prémisses » et non « prémices ».

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    • Janus dit :

      N’avez vous pas l’impression que depuis 30 ans les choses s’accélèrent ? Il y a trente ans le désordre n’était pas celui que nous vivons aujourd’hui, les dirigeants semblaient encore crédibles, même si avec le recul, ils apparait qu’ils n’ont pas pris les décisions qui s’imposaient. L’immigration s’est largement développée depuis et la situation de nos armées et de nos forces de l’ordre semble de plus en plus inconfortable ?
      Moi je crains que tout cela ne dégénère rapidement et l’histoire de la révolution française montre qu’il faut très peu de chose pour faire basculer l’ordre ancien : Des dirigeants incompétents ou impuissants, des forces de l’ordre démobilisées et mal utilisées et quelques mauvaise décisions et tout bascule. On en a eu un avant-gout en mai 68 où en quelques jours le pouvoir a semblé vacant face à ce qui semblait être un immense monôme (J’avais 20 ans à cette époque et j’ai vécu avec effarement la crise du pouvoir que rien ne pouvait laisser prévoir quelques semaines avant)

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    • Citoyen dit :

      Pas si simple, Pierre-Jean, les deux formes sont « correctes » et « autant pour moi » est bien plus utilisé que l’autre forme qui n’a pas la même signification.
      D’ailleurs, quelqu’un dans un billet précédent (à retrouver…) avait donné un lien fort bien fait, sur le sujet …

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  19. Coucou dit :

    Bonjour,

    Jean-Pierre Chevènement : « Je m’inquiète pour la République »

    ENTRETIEN. Incarnation vivante de l’autorité républicaine, le « Che » remet les pendules à l’heure dans les confusions du moment. Décapant.

    Propos recueillis par Jérôme Cordelier

    https://www.lepoint.fr/politique/jean-pierre-chevenement-je-m-inquiete-pour-la-republique-15-08-2020-2387797_20.php

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    • artofuss dit :

      Comme quoi la gauche nationale aurait pu exister. Le plus significatif de cette instructive interview est que ce ne soient ni Libération, ni l’Obs, ni Le Monde, mais Le Point qui soient allé la faire…

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    • Annick Danjou dit :

      Merci coucou pour cet article intéressant que je viens de lire et qui me laisse une certaine amertume. Que craint-il maintenant en énumérant tout ce que les citoyens honnêtes pensent? Parler est une chose, agir en est une autre. Expliquer avec des mots édulcorés ne changent rien aux problèmes que nous subissons actuellement. Il apporte son aide et soutien au petit roquet, N.Sarkozy aussi, de Villiers également au début mais tout cela sert à quoi? Ils ont tous voté pour lui pour éviter LePen et avouent silencieusement qu’ils ont mis un incapable à la tête du pays. 2 fois il répète qu’il faut éviter l’extrême droite mais qu’ont -ils tous fait pour qu’on l’évite? Finalement cela ferait peut-être un électrochoc et si seulement cela pouvait éjecter les verts qui vont nous en faire baver sans doute plus encore que l’extrême droite, car ce sont des extrémistes sectaires, immigrationistes, laxistes envers les voyous, on s’en rend déjà compte dans les villes où ils sévissent. Si Chevènement m’a intéressé pendant une période j’ai vite compris que c’était un mou, Mitterand a mis la France dans la merde et a t’il essayé de nous en sortir? Maintenant ce n’est plus la marseillaise qu’il faut faire chanter( d’ailleurs qui le fait aujourd’hui ?) c’est ah ça ira ça ira…

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    • Stephane B dit :

      Bonjour

      Il est quand même comique le « che » (qui fut un assassin digne de la cour pénal internationale pour mémoire) quand il dit
      « Indépendance est pour moi un maître mot. Il s’agit de retrouver des marges de manœuvre, une capacité à s’orienter par soi-même, ce qui est au fondement même de la République. Cette crise nous invite à prendre nos distances par rapport à la règle de l’approvisionnement au plus bas coût possible, qui a prévalu tout au long de trois décennies de mondialisation débridée. Nous avons ainsi laissé notre pays se désindustrialiser, au prix de fractures sociales de plus en plus insupportables. »

      Mais sans s’interroger sur le pourquoi ? sans remettre en question la politique que lui et tous les socialistes,de gauche comme de droite, ont mené avec les augmentations des taxes, impôts et autres prélavements (faute volontaire), dettes. Et tout çà pour faire encore plus de social, ce qui amène à un cercle vicieux. Mais de ça, nul mot !

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