Le philosophe et la crise du covid 19

Ci-dessous, quelques extraits d’une interview donnée par le philosophe André Comte-Sponville au site l’Echo au sujet de la crise du covid 19. Ce texte absolument splendide sort de l’ordinaire par son élévation. Il illustre  le rôle authentique d’un intellectuel à notre époque: stimuler la réflexion plutôt que d’alimenter la polémique. Ce qui m’impressionne dans ce texte, c’est la rencontre entre la hauteur de vue et la simplicité du rapport au quotidien. Attention, les passages ci-dessous ne sont que des extraits que je me suis permis de reprendre tant ils sont lumineux d’intelligence simple, et pas le texte intégral (que j’évite de publier pour des raisons tenant au droit de la propriété mais que l’on pourra trouver sur le lien joint ci-dessus).

La grippe de 1968 – « grippe de Hong Kong » – a fait environ un million de morts, dans l’indifférence quasi générale. Pourquoi, cinquante ans plus tard, nos sociétés réagissent-elles de manière totalement différente face à la menace du coronavirus?

La grippe dite « asiatique », en 1957-1958, en avait fait encore plus, et tout le monde l’a oubliée. Pourquoi cette différence de traitement? J’y vois trois raisons principales. D’abord la mondialisation, dans son aspect médiatique: nous sommes désormais informés en temps réel de tout ce qui se passe dans le monde, par exemple, chaque jour, du nombre de morts en Chine ou aux États-Unis, en Italie ou en Belgique… Ensuite, la nouveauté et le « biais cognitif » qu’elle entraîne: le Covid-19 est une maladie nouvelle, qui, pour cette raison, inquiète et surprend davantage. Enfin une mise à l’écart de la mort, qui la rend, lorsqu’elle se rappelle à nous, encore plus inacceptable.

Notre rapport à la mort a-t-il changé? La mort est-elle devenue en quelque sorte inacceptable aujourd’hui?

Elle l’a toujours été, mais comme on y pense de moins en moins, on s’en effraie de plus en plus, lorsqu’elle s’approche. Tout se passe comme si les médias découvraient que nous sommes mortels! Vous parlez d’un scoop! On nous fait tous les soirs, sur toutes les télés du monde, le décompte des morts du Covid-19. 14.000 en France, à l’heure actuelle, plus de 4.000 en Belgique… C’est beaucoup. C’est trop. C’est triste. Mais enfin faut-il rappeler qu’il meurt 600.000 personnes par an en France? Que le cancer, par exemple, toujours en France, tue environ 150.000 personnes chaque année, dont plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents? Pourquoi devrais-je porter le deuil des 14.000 mors du Covid 19, dont la moyenne d’âge est de 81 ans, davantage que celui des 600.000 autres? Encore ne vous parlais-je là que de la France. À l’échelle du monde, c’est bien pire. La malnutrition tue 9 millions d’êtres humains chaque année, dont 3 millions d’enfants. Cela n’empêche pas que le Covid-19 soit une crise sanitaire majeure, qui justifie le confinement. Mais ce n’est pas une raison pour ne parler plus que de ça, comme font nos télévisions depuis un mois, ni pour avoir en permanence « la peur au ventre », comme je l’ai tant entendu répéter ces derniers jours. Un journaliste m’a demandé – je vous jure que c’est vrai – si c’était la fin du monde! Vous vous rendez compte? Nous sommes confrontés à une maladie dont le taux de létalité est de 1 ou 2% (sans doute moins, si on tient compte des cas non diagnostiqués), et les gens vous parlent de fin du monde.

Certaines voix s’élèvent pour critiquer le blocage économique, qui pourrait créer des dégâts immenses, pires peut-être que le virus lui-même… Qu’en pensez-vous?

J’en suis d’accord, et c’est ce qui m’effraie. Je me fais plus de soucis pour l’avenir professionnel de mes enfants que pour ma santé de presque septuagénaire. La France prévoit des dépenses supplémentaires, à cause du Covid et du confinement, de 100 milliards d’euros. Je ne suis pas contre. Mais qui va payer? Qui va rembourser nos dettes? Nos enfants, comme d’habitude… Cela me donne envie de pleurer.

Cette crise aura-t-elle un impact à plus long terme sur nos libertés?

Le confinement est la plus forte restriction de liberté que j’aie jamais vécue, et j’ai hâte, comme tout le monde, d’en sortir. Pas question, sur le long terme, de sacrifier la liberté à la santé. J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire!

Au sujet de l’après-crise, certains réclament le retour à la normale et au monde d’avant, tandis que d’autres prédisent un monde nouveau…

Le monde d’avant ne revient jamais. Essayez un peu de revenir aux années 1970… Mais à l’inverse, on ne recommence jamais à partir de zéro. L’histoire n’est jamais une page blanche. Ceux qui croient que tout va rester pareil se trompent. Ceux qui croient que tout va changer se trompent aussi.

On a vu se développer des mouvements de solidarité, notamment envers les ainés, ainsi qu’une plus grande reconnaissance envers le personnel soignant et d’autres professions souvent dévaluées. Ces comportements altruistes peuvent-ils s’inscrire naturellement dans la durée ou faudra-t-il leur donner un cadre légal et politique pour les faire exister à plus long terme?

L’altruisme ne date pas d’hier. L’égoïsme non plus. Ils continueront donc de cohabiter, comme ils le font depuis 200.000 ans. Donc oui, comptons sur la politique et le droit plutôt que sur les bons sentiments. Quant à nos aînés, leur problème ne commence pas avec le Covid-19. Vous êtes déjà allé dans un EHPAD? Le personnel y fait un travail admirable, mais quelle tristesse chez tant de résidents. Pardon de n’être pas sanitairement correct. En France, il y a 225.000 nouveaux cas de la maladie d’Alzheimer chaque année, donc peut-être dix fois plus que ce que le Covid-19, si le confinement fonctionne bien, risque de faire. Eh bien, pour ma part, je préfère être atteint par le coronavirus, et même en mourir, que par la maladie d’Alzheimer!

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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41 commentaires pour Le philosophe et la crise du covid 19

  1. Zonzon dit :

    – Que faites-vous pendant le confinement ?

    – J’attends Godot !

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  2. Zonzon dit :

    – La fin du monde ?

    – C’est quand les philosophes dissertent sur le Néant !

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  3. Coucou dit :

    Bonjour,

    CORONAVIRU

    AVC ou accidents cardiaques : ce que l’on sait des cas récents frappant jeunes adultes ou enfants

    Tandis que les États-Unis affrontent une remontée des AVC chez les jeunes adultes, les pédiatres français alertent sur la montée de défaillances cardiaques chez les enfant

    https://www.atlantico.fr/decryptage/3589219/avc-ou-accidents-cardiaques–ce-que-l-on-sait-des-cas-recents-frappant-jeunes-adultes-ou-enfants-coronavirus-covid-19-coeur-sante-influence-virus-pandemie-sars-cov-2-stephane-gayet-

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  4. Coucou dit :

    Bonjour à vous,

    Voici un texte écrit en 1938 par Don Luigi Sturzo, grand critique du totalitarisme, qui a toute son actualité en cette période de refus du culte public par le pouvoir :

    Don Luigi Sturzo, « De l’obéissance aux pouvoirs constitués, Réflexion sur le temps présent. » La vie intellectuelle, 10 septembre 1938, p. 404-410. (Extraits)

    https://www.lesalonbeige.fr/faut-il-obeir-au-pouvoir-et-a-ses-lois-injustes/

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  5. Philppe dit :

    Bonjour Maxime, Bonjour à tous,
    Les propos de Gérard Bayon sont justes ainsi que ceux de ce philosophe. Je le disais récemment sur ce blog. On nous a fait croire que nous pouvions nous extraire de la chaîne de vie de la nature, en la méprisant, en croyant que nous étions largement plus forts qu’elle. Qu’avec le numérique, l’IA et les progrès, nous étions hors d’atteinte, que nous ne connaîtrions plus ce que nous avions connu. Forts de ces certitudes, nous avons affaibli notre système de santé au nom de la rentabilité, et patatras un petit virus vient balayer toutes les certitudes. Et d’autres événements de cette ampleur, de toutes sortes viendront nous rappeler que nous sommes de simples mortels. Les médias en recherche de sensations fortes, de scoop créent des psychoses. Nous devons relativiser.
    Je travaille régulièrement en Afrique, Congo, Bénin, Côte d’Ivoire et autres, leur rapport avec la mort est différent du nôtre, pour eux c’est la suite logique de la vie, ils croient aussi en la réincarnation. Même certains pays d’Asie ont une vision différente de la mort.
    Ce qui est paradoxale c’est la vision que le monde occidental a de la mort. Le monde occidental est sélectif par rapport à la mort. Dans un conflit que j’ai connu en opération, des Serbes massacrent des civils cela fait les gros titres, les journalistes se précipitent, des Bosniaques et des Croates massacrent des civils on en parle pas. Des massacres ont été faits dans les deux camps.
    Les morts dus au camp du bien sont acceptables et chose normale, ceux fait par le camp du mal sont inacceptables.
    Pourtant de chaque côté des familles souffrent, des innocents souffrent, des enfants meurent. Selon où la mort frappe les occidentaux ne réagissent pas de la même manière, ils sont très sélectifs sur la mort. Regardons ce qui se passe en Libye, au Yémen, des milliers de morts, des massacres, mais les occidentaux s’en fichent éperdument. Nous avons mis dans la tête des gens que des morts sont acceptables et d’autres totalement inacceptables. L’innocent qui fait partie du camp du bien ne doit pas mourir, mais celui du camp du mal doit mourir.
    Le COVID n’aurait attaqué que les pays d’Afrique noires, ou d’Amérique latine qui s’en serait soucié en occident? Personne. Quelques ONG pas plus. Les occidentaux se croyait dans une bulle hermétique, pensant que notre technologie nous protégeait de tout.
    Comme le dit notre philosophe : « Elle l’a toujours été, mais comme on y pense de moins en moins, on s’en effraie de plus en plus, lorsqu’elle s’approche. » et « Ceux qui croient que tout va rester pareil se trompent. Ceux qui croient que tout va changer se trompent aussi. »

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  6. Christophe dit :

    Çà manque de hauteur aujourd’hui.

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  7. Coucou dit :

    Bonsoir à vous,

    La France cocue et contente

    La France confinée supporte plutôt bien le confinement sans précédent qu’on lui a imposé, c’est-à-dire la privation de ses libertés. Elle ne doit pas trop craindre pour son chiffre d’affaires ni pour ses économies. Et le soir elle fait sagement son jogging ou son vélo, comme on le lui a autorisé.
    La France confinée applaudit bien fort comme on le lui a dit, vers 20 heures, les personnels de santé.
    Quand on applaudit c’est qu’on est content.

    La France des Gilets jaunes se révoltait. La France confinée est déjà mûre pour une longue servitude.

    https://www.polemia.com/la-france-confinee-contre-la-france-en-gilet-jaune/

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    • Michel Fremondiere dit :

      pas d « accord avec vous ,ce virus est un vrais problème ,la France confiné,,,mais dans les rues les gens font leurs courses ,vont a la poste ,chez le boulanger ,le boucher ,ou voyer vous une longue servitude ? faut faire attentions , c « est tout

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  8. cgn002 dit :

    Je ne vois pas comment on peut parier sur la dangerosité d un nouveau virus non encore correctement appréhendé …
    pas plus comparer un virus inconnu avec un autre virus dont on connaît après coup son impact.
    Bien que non expert en biologie, je crois savoir qu un virus mute, et sans doute d autant plus qu on le laisse proliférer d homme à homme…
    Non seulement nous sommes démunis pour ralentir la pandémie, mais nous n avons pas l assurance qu un virus muté soit encore plus dangereux (niveau de contagiosité et de létalité) et que le prochain vaccin soit ainsi rendu obsolète…ca peut durer longtemps… sauf chance ! ! !
    Pour info nous avions un vaccin de la grippe efficace à 30 % pour l épisode « Hong Kong »: infiniment mieux que rien du tout …pour ralentir et juguler in fine la contagion…

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  9. E Marquet dit :

    André Comte-Sponville est le philosophe contemporain qui répond le mieux, me semble-t-il, à la définition de la philosophie que donnait le naturaliste Buffon : « La vraie philosophie est de voir les choses telles qu’elles sont ».
    Depuis son « Petit traité des grandes vertus », j’ai toujours eu plaisir à lire ses ouvrages où l’on retrouve toujours son objectif « Penser sa vie, vivre sa pensée ».
    Ce qu’il dit dans cet article est frappé au coin du bon sens !

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    • Sganarelle dit :

      @ E .Marquet
      «  Philosopher c’est douter » à Buffon je juxtapose Montaigne et encore plus Alain : «Toute vérité devient fausse dès l’instant que l’on s’en contente »
      A méditer pour tous ceux bien installés dans leurs certitudes ..et pour donner un peu de hauteur au débat comme le demande Christophe…

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  10. there dit :

    Merci pour le texte de ce philosophe, je l’avais déjà lu mais c’est à lire et relire. On nous a inscrit le principe de précaution dans notre constitution. Avec un tel principe nos lointains ancêtres seraient morts de n’ être jamais descendus des arbres. « Les civilisations ne meurent pas assassinées, elles se suicident » dit Arnold J. Toynbee. Nous voulons empêcher les gens de mourir à tout prix, selon le théorème du « whatever is takes » popularisé par Draghi. Ce n’est pas « sauver » qui fait tiquer mais « à tout prix » . Parce qu il y aura bien un prix à payer , non ?

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    • cgn002 dit :

      Le risque c est la vie !
      Cependant le risque inconsidéré vous donnera toute les chances de faillir.
      C est plus embêtant quand il s agit de son prochain, me semble t il …
      Bien entendu chacun est libre de se tromper ou d être insouciant, à partir du moment où cela ne porte préjudice à personne !

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    • cgn002 dit :

      @there
      Le risque c est la vie !
      Cependant le risque inconsidéré vous donnera toute les chances de faillir.
      C est plus embêtant quand il s agit de son prochain, me semble t il …
      Bien entendu chacun est libre de se tromper ou d être insouciant, à partir du moment où cela ne porte préjudice à personne !

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  11. Il n’y a pas un mot à changer ! J’adhère complètement à ses réflexions. J’ajoute que ce qui est dramatique à notre époque c’est que la réflexion philosophique n’est pas encouragée. Je ne parle pas de la philosophie scolaire (qui est plus de l’histoire que de la réflexion profonde et qui a aussi été presque complétement abandonnée) mais bien de la véritable philosophie consistant à s’interroger (méditer ?) sur l’humanité, la civilisation et la société. Les élites gouvernantes recherchent en priorité des peuples qui produisent, consomment et ne réfléchissent surtout pas !

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    • Michel Fremondiere dit :

      ne réfléchisse surtout pas ? Mais a ce jours , ce peuple vote librement ; donc est LIBRE

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    • Pour que le peuple vote librement, il faudrait qu’il ne soit pas soumis à un bourrage de crane permanent. C’est bien mon souci, les dirigeants pratiquent le bourrage de crane (services de com etc…) et découragent la formation de l’esprit critique.

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  12. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Tout d’abord il s’agit de remercier le site « L’Echo » d’avoir permis la lecture intégrale de cet entretien avec André Comte-Sponville.
    Comment ne pas constater avec lui, que notre société, dite progressiste, a tout simplement nié la mort, au point que certains prônaient le transhumanisme, l’homme augmenté ou toutes sortes de chimères qui vont toutes se fracasser sur la présence d’un simple virus ?
    Si effectivement, comme le dit Comte-Sponville « la philosophie peut nous aider en nous poussant à réfléchir », notre réflexion pourrait même nous amener à nous tourner vers Dieu.
    Mais ce faisant, ne quitterions-nous pas les rives de la philosophie pour atteindre à celles de la spiritualité ?

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  13. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Le covid-19 fait peur parce qu’en dehors des enfants, il atteint et peut tuer sans aucun discernement. Parce qu’à une époque où nous avons l’habitude de tout maîtriser, tout contrôler, un virus résiste depuis des mois aux connaissances des plus grands scientifiques mondiaux sans que nous puissions trouver un remède et un vaccin ni même savoir si une personne déjà atteinte peut être à nouveau contaminée.
    Ce virus nous rend humble car il bouscule toutes nos certitudes et a contraint tous les pays touchés à mettre un genou à terre en faisant apparaitre les failles des systèmes politiques, sanitaires et économiques . Parce que les mesures quelquefois empiriques prises ici ou là depuis le mois de décembre dernier se révèlent au fil du temps comme approximatives et quelquefois inefficaces.
    Parce que tous nos scientifiques et gouvernants sont obligés de reconnaitre qu’ils tâtonnent et tentent de s’adapter le moins mal possible à des situations qu’ils n’avaient jamais envisagées et encore moins préparées.
    Même si la létalité de ce virus n’est sans doute pas comparable avec des précédentes épidémies, les moyennes de 400 morts/jour en France depuis près de 2 mois ou de plus de 1000morts/jour aux USA ne peuvent pas être balayées d’un revers de main au prétexte d’une comparaison biaisée avec moyennes nationales. Bien sûr ces morts concernent essentiellement des personnes âgées mais considérer qu’il ne s’agit en fait que d’une accélération de fin de vie ne me semble pas satisfaisant intellectuellement ni philosophiquement.
    Comme cela a déjà été dit, cette pandémie causera probablement bien plus de morts et de dégâts de tous ordres par ses conséquences politiques, sociétales, économiques et c’est bien cela qui est le plus important.
    Les dettes accumulées ne seront jamais remboursées tout simplement par ce qu’elle auront dépassé l’entendement et le possible. D’ailleurs, le principe de ne devoir rembourser que les intérêts de la dette commence à être évoqué par certains économistes un peu plus lucides.
    Mais l’une des conséquences majeures que j’entrevois à l’issue de cette crise est la remise en cause par les gouvernants d’un certain nombre de libertés fondamentales aux prétextes fallacieux de sécurité et de pseudo prophylaxie. C’est cela qui me semble le moins supportable.

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  14. patricecharoulet dit :

    Grand merci, cher ami, de m’avoir communiqué l’avis de ce philosophe, auquel je souscris. Patrice Charoulet

    Le mer. 29 avr. 2020 à 04:44, Maxime Tandonnet – Mon blog personnel a écrit :

    > maximetandonnet posted: « Ci-dessous, quelques extraits d’une interview > donnée par le philosophe André Comte-Sponville au site l’Echo au sujet de > la crise du covid 19. Ce texte absolument splendide sort de l’ordinaire par > son élévation. Il illustre le rôle authentique d’un intell » >

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    • P Charoulet, mais je vous en prie!
      MT

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    • lugardon dit :

      Nous avons été nombreux à avoir eu une enfance heureuse. C’est comme ça que j’ai compris la phrase de Michel Fremondiere. Chaque naissance est une heureuse espérance. Après parfois les choses se compliquent.

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  15. Michel Fremondiere dit :

    LA NAISSANCE ,,,,nous somme heureux ,,,après on attend la Mort ,qui arrivera QUAND ? personne ne le sait ,il vaut mieux être riche et bien portant ,que pauvre et malade ,la première solidarité , ses enfants ,la fibre familiale est la plus importante ,,,quand a Nous ,,on préfère être en bonne santé ,le plus longtemps possible ,pres de nos enfants

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  16. Sganarelle dit :

    Il est de bon ton de ne pas affoler les populations afin d’éviter des émeutes rendues possibles par la panique. De plus minimiser le danger valorise le courage et un sentiment viril quasi héroïque. Après tout «  regarder la mort en face » est une vertu digne des héros romains alors que le commun des mortels obeït plutôt à un instinct de conversation primaire et inhérent à tout être vivant. Si on ajoute le fait non négligeable d’une baisse sinon de la recherche d’anéantissement de la religion, la possibilité d’une vie après la mort s’amenuise d’année en année.nce inutile.
    On ne dira jamais assez à quoi correspond la présence d’un virus inconnu susceptible de muter et de frapper tous les organes en laissant de graves séquelles .
    Car on ne sait rien. Ni le nombre exact de morts ..(et claironner qu’ils sont moins nombreux que la dernière grippe est pour le moins prématuré) .. ni l’évolution ni surtout la contagion et le degré d’éventuelle immunité.
    On ne sait rien, mais chacun y va de son jugement de sa philosophie de sa propre expérience, laquelle évolue lorsqu’ils sont atteints.

    Alors merci pour les statistiques alors qu’aucun chiffre n’est stable et la maladie pas éradiquée. Merci pour les bons conseils alors que chacun vit son propre état sanitaire, son âge et son propre confinement. Entendre qu’il s’agit d’une grippe ´, la comparant à d’autres et lire que face à la mort nous acceptons mal la souffrance et enfin comparer ce virus inconnu avec d’autres maladies connues ..c’est parfaitement insoutenable.

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    • Eric dit :

      Je ne sais pas où vous vivez mais j’ai plutôt le sentiment que nos média passent l’essentiel de leur temps à essayer de nous affoler. Heureusement, quelques textes, comme celui que Maxime a mis en lumière, ou interventions, rarement dans les principaux journaux télévisés, remettent quelques idées en place.
      Je ne pense pas être plus courageux qu’un autre, au contraire, mais le risque, encore plus quand il est minime, fait partie de la vie.

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    • cgn002 dit :

      Je suis d accord, on ne peut pas blâmer un décisionnaire (de la chose publique) pour avoir à statuer face un danger dont il ne connaît pas les tenants et aboutissants.
      Juger est toujours facile, pendant ou après la decision…
      Personnellement, je pense qu un décideur doit évaluer le potentiel de risque du danger qui se présente.
      S il ne le fait pas correctement, il sera légitimement responsable des conséquences de la non prise en compte de ce potentiel (humainement) délétère.
      En l occurrence tout semble indiquer que faute de décision (publique) mesurée, ce virus présente un potentiel de contamination particulièrement alarmant pour toute l humanité…
      La mise en perspective est toujours utile, la réalité scientifique ne peut toutefois être balayée d un tour de passe-passe…

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    • Annick Danjou dit :

      Entièrement d’accord avec vous Sganarelle!

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    • Sganarelle, mais toutes le maladies sont inconnues avant d’être connues!
      MT

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    • Michel Fremondiere dit :

      Heureux a la naissance, ,et bien OUI Maxime ,arriver dans une famille heureuse ,ou la joie de vivre et le bonheur ,compte en premier,,,Heureux ,,,OUI

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  17. Catherine Billard dit :

    Merci de nous donner à lire ce texte plein de bon sens. André Comte-Sponville  » étalonne » bien ce Covid par rapport aux virus antérieurs. Les virus ont toujours existé ; il y en aura d’autres. Le fait de nous enfermer, crée un précédent fâcheux. Les politiques ne savent plus décider depuis qu’ils ont institué le risque zéro, le principe de précaution. Pourtant, nous les élisons pour qu’ils dirigent et pas pour qu’ils se retranchent derrière tous les avis des experts. Prenons notre part de responsabilité en tant que citoyens. Acceptons d’appréhender la mort de façon naturelle. Cessons de prioriser l’émergence d’un nouveau virus par rapport aux cancers, aux affections cardio-vasculaires, aux démences… Sinon, à chaque nouvelle virose, les politiques nous enfermeront à nouveau et sans liberté, plus de république.

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    • cgn002 dit :

      Nous devons être humbles face aux maladies et face à la mort, certes, mais pas résignés face aux causes de ces maladies.
      Il faut souligner ici que nous sommes en face d une épidémie, et donc que le vecteur est son prochain (ni plus ni moins)
      Différence notable me semble t il par rapport aux maladies consécutives au tabac, à l alcool, à la mal bouffe, la sédentarité, la bêtise, etc
      Toute mesure qui, indifféremment, vise à s attaquer à la cause est donc plus que souhaitable, pourquoi ne se préoccuper que d Alzheimer dans ce cas ?
      Pour les maladies auto provoquées, il y a effectivement un problème psy (passons sur les solutions…), toutefois pourquoi subir un manque de décision ou un laxisme lorsque votre maladie ou mort est provoquée par un autre humain ?…
      Dans ce contexte, le nombre de morts (ou la nature de la maladie) ne saurait constituer un prétexte pour minimiser la problématique du moment.
      Pourquoi accepter autant de souffrances, par simple négligence ou laxisme de la part des responsables politiques d une part, ou irresponsabilité de son prochain, d autre part ?…
      Potentiellement 1 milliard d humains auraient pu avoir à être hospitalisés, si rien n avait été anticipé par les gouvernants…avec toutes les conséquences sanitaires, sociales économiques etc que vous devez imaginer, au niveau de notre (si petit) village planétaire.
      Nous sommes tous concernés, tous responsables, …sauf si nous nous résignons…

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