Le président Sarkozy peut-il être un recours? (réponses à Atlantico)

Le site Atlantico m’a interrogé avant-hier: dans la tragédie que nous vivons, le président Sarkozy, compte-tenu de son expérience, peut-il être un recours? Voici mes réponses.

– Le retour de Nicolas Sarkozy au premier plan du jeu politique est un sujet qui revient souvent dans les conversations politique. Il serait impossible pour lui de revenir dans un contexte normal mais est-ce que le chamboulement économique, politique et social pourrait fournir un terreau favorable à son retour ? Ce scénario paraît-il probable ?  

Oui, cette question revient souvent dans les conversations… Elle recouvre deux scénarios possibles. Le premier est celui du retour comme Premier ministre avec les pleins pouvoirs, le chef de l’Etat M. Macron s’effaçant comme en cohabitation. On y pense car il y a eu deux précédents historiques de président de la République revenant comme Premier ministre (président du Conseil) dans des circonstances dramatiques : Raymond Poincaré en juillet 1924 pour sauver le franc et éviter une faillite financière, Gaston Doumergue, pour préserver la paix civile après la tragédie du 6 février 1934, les émeutes parisiennes qui ont fait 16 morts et des centaines de blessés.

Un tel scénario peut-il se reproduire ? Certes, rien n’est impossible et nous voyons en ce moment à quel point l’histoire est imprévisible. Cependant, il est improbable pour deux raisons. D’abord, il faudrait des élections législatives, gagnées par la droite pour qu’il ait une majorité, à l’issue d’une dissolution de l’Assemblée nationale par M. Macron. Or, rien n’indique que telle soit l’intention du président. Ensuite, Nicolas Sarkozy a une vision présidentialiste des institutions, il voit dans le Premier ministre non pas un chef de gouvernement comme le définit la Constitution, mais un collaborateur du chef de l’Etat et nul n’imagine un seul instant qu’il accepterait de devenir le collaborateur de M. Macron.

L’autre scénario c’est celui de Sarkozy se présentant aux présidentielles de 2022 et les remportant. Là aussi, on peut tout imaginer dans le chaos que nous vivons. Mais un recours à Sarkozy comme sauveur providentiel, dix ans après, cela paraît un peu surréaliste. Une (courte) majorité des Français lui a tourné le dos en 2012. En 2016, les électeurs de droite aux primaires lui ont préféré Fillon et Juppé. Pourquoi serait-il tenté de revenir dans ces conditions ? Sauf vaste élan national et consensuel en sa faveur que rien ne laisse prévoir pour l’instant, on ne voit pas du tout pourquoi il aurait à l’esprit de convoiter un retour à l’Elysée.

– Le principal handicap à son retour, c’est ses affaires judiciaires mais aujourd’hui cela parait plutôt dérisoire. Au contraire, l’homme politique a un atout majeur dans sa manche : sa gestion de la crise financière en 2008 qui a permis à la France d’éviter la catastrophe. Demain arriverait-il à faire plier Merkel à nouveau pour relancer l’Europe et la France économiquement après le confinement ? Quels seraient ses armes pour faire re-partir la locomotive industrielle française ? 

Sa réussite en 2008 n’était pas liée à des armes secrètes ou une recette économique magique. Il y avait chez lui en 2008 une autorité, un charisme, une image de dynamisme et d’énergie qui ont inspiré la confiance à l’intérieur, par-delà les critiques virulentes, et un prestige à l’international face à M. Bush, puis M Obama, face à Mme Merkel en Europe.  Aujourd’hui, les circonstances paraissent encore plus terribles car le monde occidental est fragmenté. La solidarité qui a pu jouer en 2008 entre la France, les Etats-Unis l’Allemagne avec le concours de la banque centrale semble absente. Le monde occidental paraît entraîné dans une course aux solutions individuelles sans tenir compte des autres. Les détournements de stocks de masques de protection sont symptomatiques de cet état d’esprit ! Nous sommes bien plus proche de la crise de 1929 marquée par des replis nationaux que de celle de 2008 où la coopération internationale a joué pour prévenir la vague de faillites bancaires. Le modèle de 2008 n’est pas forcément valable.

– Dans le jeu politique actuel, la présidente du rassemblement National réussit sa communication mais manque cruellement de compétences aux yeux de tous et chez les Républicains depuis le départ de Sarkozy aucun chef ne s’est révélé. Christian Jacob ne pourra jamais prendre la place laissé par l’ancien président. Sarkozy ne serait-il pas la seule personne sérieuse à la droite de l’échiquier politique aujourd’hui ? 

Le fond du problème, c’est que la droite a tué le père, Sarkozy, lors des primaires de 2016, mais ne l’a pas remplacé. Elle est toujours orpheline et au fond ne parvient pas à faire son deuil de ce qu’il représentait… Pour piloter le navire France dans la tourmente qui vient, il faut accepter une remise en question profonde et penser autrement l’avenir qu’en termes de sauveur providentiel qui n’existe probablement plus. La politique est à repenser comme un ensemble en plaçant au premier plan le projet et l’engagement d’une équipe au service de la France.

Le pays a besoin d’un président de la République sage et visionnaire, homme d’Etat expérimenté, au-dessus de la mêlée, puisant son autorité dans le sérieux et la discrétion, rassembleur, inspirant la confiance à une vaste majorité de Français par son sang-froid, son exemplarité et sa vision. Le pays a besoin, aux côtés de ce président, d’un Premier ministre autonome, puissant et énergique, capable de prendre les décisions que la situation imposera, de gouverner le pays, d’effectuer les choix nécessaires. Le pays a tout autant besoin d’un authentique Parlement, indépendant de l’exécutif, capable de contrôler le gouvernement et de le sanctionner sans faiblesse en cas d’errements ou de défaillance.

Le pays a besoin de sentir qu’il a à sa tête des dirigeants travaillant dans l’intérêt collectif et non pas à satisfaire leurs obsessions narcissiques et à préparer leur réélection. Il a besoin d’un peuple qui reprenne confiance en ses dirigeants et qu’il faudra régulièrement interroger dans le cadre de referendums sur les questions essentielles. Voilà : la question n’est pas de se donner un nouvel homme providentiel, un dieu de l’olympe qui promettra un « nouveau monde » avant de faire naufrage à son tour, mais de mobiliser tout un peuple autour d’une équipe de dirigeants responsables dans l’épreuve qui nous attend.

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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73 commentaires pour Le président Sarkozy peut-il être un recours? (réponses à Atlantico)

  1. Zonzon dit :

    Si un homme te trahit une fois, c’est sa faute, s’il te trahit deux fois, c’est ta faute ( pabizou 4 avril à 7 h 37)

    Paraphrasons ce proverbe chinois :

    Si nous nous retrouvons une deuxième fois devant un second tour Le Pen – Macron, ce sera notre faute !

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  2. Citoyen dit :

    Ah, Maxime, chez Atantico, soit ils ont beaucoup d’humour, soit la moquette qu’ils fument est nocive …
     » Sarko, le retour !  » … ça ressemble au titre d’un mauvais film.
    Mais mieux encore,  » Sarko, « collaborateur » du micron ! « … Et en simple collaborateur (sa propre formule) du micron, il y en a beaucoup qui paieraient les places un bon prix, pour voir le spectacle de près … Pas de doute que ça vaudrait le déplacement …

    En 2012, les français ont préféré mettre le clown de Corrèze à sa place !… et certainement pas parce qu’ils l’attendaient, mais comme seul moyen de se débarrasser de Sarko … C’est dire à quel point ils avaient envie de le revoir …
    Cela dit, H, pabizou, Janus et d’autres, ont déjà fait un bon tour du sujet … pas besoin d’en rajouter … La cour est pleine …

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  3. lugardon dit :

    Lu ce matin sur Facebook:

    « LES CHOSES QUE LE COVID 19 CLARIFIENT

    1. Les États-Unis ne sont plus le leader mondial
    2. La Chine a remporté la Troisième Guerre mondiale sans tirer de missile et personne ne l’a remarqué.
    3. On ne se tourne vers Dieu qu’au moment où l’on en a besoin.
    4. La prévention sauve plus de vies que d’agir au dernier moment.
    5. Les travailleurs de la santé valent plus qu’un footballeur !!!!!!!!
    6. Les enfants occupent une place privilégiée dans la nature.
    7. Le pétrole ne vaut rien dans une société sans consommation
    8. La mort ne distingue pas la race, la couleur ou le statut social.
    9. L’être humain est opportuniste et méprisable.
    10. Les médias sociaux nous rapprochent, mais c’est aussi le moyen de créer la panique.
    11. Nous savons maintenant ce que ressentent les animaux dans les zoos.
    12. Les enfants d’aujourd’hui ne savent plus jouer sans Internet ni télévision
    13. Certains gagnent des millions et ne servent pas l’humanité.
    14. Les agents de santé sont seuls, abandonnés et oubliés. Pourtant, ils n’abandonnent jamais
    15. Les enfants sont désormais éduqués en tant que libres penseurs par leurs parents.
    16. Nous commençons à apprécier le grand geste de confiance qui signifie se serrer la main.
    17. Les humains sont les vrais virus de la planète.
    18. La planète se régénère rapidement sans humains.
    19. Nous ne sommes pas prêts pour une pandémie
    20. Les politiciens en profitent pour lancer le tapis du rival.
    21. Nous devons investir davantage dans la santé plutôt que d’investir dans des banques en faillite.
    22. l’argent du Vatican reste au Vatican
    23. La reine Mathilde sait lire
    24. L’Europe n’a aucun sens et n’est qu’une coquille vide
    25. L’alcool (sur les mains) sauve des vies
    26. Certains réalisent « un peu » ce que nos grands parents ont vécus durant la guerre, mais sans les bombes et la famine.
    27. Il est préférable d’acheter une maison avec jardin plutôt qu’un appartement
    28. Nos anciens ont besoin de nous
    29. Au terme de cette pandémie le monde va changer
    30. Le digital n’est pas la vraie vie, le contact humain est nécessaire.

    (Copié collé)

    Et vive la liberté !!!
    <>

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    • Coucou dit :

      Bonjour André Lugardon, vous avez raison, Vive la Liberté, mais quel Liberté ?

       liberté et temporalité
      35La culture occidentale reconnaît dans la liberté une de ses valeurs fondatrices, elle définit l’humanité elle-même. Constituant la finalité suprême de l’éducation, l’exigence de liberté apparaît ainsi à tous les niveaux de l’analyse pédagogique : l’idée de liberté oriente vers les créations culturelles la dynamique personnelle de l’enfant. Ou bien elle organise autour d’elle les notions de connaissance, de raison, de projet et de choix ; dans la droite ligne de la tradition philosophique, liberté et connaissance ainsi coïncident : à la fois l’autonomie accordée à l’enfant dans la construction de ses savoirs est la condition d’un accès authentique à la connaissance et en retour la connaissance, la compréhension du monde extérieur pour la maîtrise qu’elles en permettent, assurent l’épanouissement de la liberté. Les difficultés surviennent quand l’idée de liberté est repensée dans une dimension technique de condition et moyen de l’éducation, à travers les différentes figures de l’autonomie. Alors le pédagogue met en place les situations et recourt aux méthodes qui permettront à la liberté de l’enfant de se réaliser. N’y a-t-il pas dans le désir d’organiser à leur place la liberté des autres un paradoxe logique ? Une éducation à la liberté impliquerait pour le moins que l’on puisse sortir de cette contradiction qui au nom de la liberté enferme l’enfant dans un discours et dans un cadre dressés par le pédagogue ; cette conception d’ailleurs condamne aussi le pédagogue à une sorte d’enfermement : celui de l’efficacité de ses méthodes. Une éducation à la liberté devrait avoir pour souci de libérer le pédagogue (de son projet) pour libérer l’enfant. C’est donc la relation première entre l’éducation et l’enfant qu’il faut à nouveau interroger, et principalement du point de vue de la temporalité.
      https://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2011-1-page-17.htm#

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    • Papi 2.0 dit :

      Bonjour Coucou, j’ai commencé à lire vos deux liens sur la Boétie. Un peu tous les jours en fin de journée. Je viens de survoler le lien que vous m’indiquez aujourd’hui. J’y reviendrai cet après-midi. Il fait si beau et il y a tant à faire autour de la maison que je suis beaucoup moins devant mon ordi. Nous faisons carême de beaucoup de choses cette année!!! Voici ce qu’une ancienne mère d’élèves m’a envoyé avant hier: « Tu n’es pas le seul à n’avoir pas été entendu par tes parents….et nous, avons-nous entendu nos enfants???? Je pense que nous n’avons pas entendu grand chose…. L’éducation est une grande destructrice…. qu’elle soit familiale, scolaire, civique, sportive….
      chacune, avec ses objectifs, piétine avec ses gros sabots quelque chose qu’elle ignore,
      qu’elle ne voit pas, ne reconnaît pas, ne connaît pas….obnubilée par “son” objectif…. d’apprentissage, de liberté, de santé… bises….. de WE pensif…. » J’ai pensé que cette mère d’élève tout en me ménageant en tant qu’ancien instit est convaincue que nous avons négligé l’éducation de l’âme de nos élèves, de nos enfants, de nos jeunes. Aurions-nous trop négligé les nourritures spirituelles?

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  4. Anonyme dit :

    On peut tout au plus créditer Sarkozy de ce qu’il ne s’est pas entouré, sauf quelques socialistes comme Kouchner, de collaborateurs aussi minable ou douteux comme le sont Grive
    aux, Sibeth Ndiaye ou le préfet Didier Lallemand dont la dernière sortie est sidérante . https://www.vududroit.com/2020/04/4395/

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    • Citoyen dit :

      Comme très souvent, le billet de Régis De Castelnau est saignant. Mais celui-là met surtout en lumière un point intéressant …
      Le préfet Lallemand, … euh pardon Lallement, tout à fait dans son élément, en étant mandaté pour contrôler les « ausweis », au service du petit Benito Micron …, c’est déjà suffisant pour instiller quelques doutes dans les esprits, qui ont vécu des époques troubles … Faisant remonter en mémoire, un tableau d’une période peu ragoûtante …
      Si en plus, Juppépé l’a qualifié de nazi … Alors là, la fresque est complète !…

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  5. pabizou dit :

    @Maxime Tandonnet . Pour être plus précis, personne n’était personnellement visé . Je m’étonne seulement que tous ceux qui cherchent a sortir de l’impasse veuillent le faire en rajoutant une louche de ce qui ne fonctionne pas aux résultats catastrophiques actuels . Je ne sais plus qui a dis « la véritable folie c’est de croire que refaire sans cesse la même expérience peut donner des résultats différents » et j’ai l’impression qu’aujourd’hui beaucoup en sont là et répugnent à quitter leur zone de confort et a élargir leurs reflexion, quitte à remettre en cause leurs certitudes .

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  6. Tarride dit :

    Cher Maxime Tandonnet

    Je vous précise en premier lieu que je suis un militant Gaulliste depuis 1962 et un ancien élu Gaulliste étudiant et municipal ( conseiller du XIX ème arrondissement de Paris).
    Je n’ai jamais été d’accord avec Nicolas Sarkozy, et je persiste dans mon opposition notamment sur les questions sociales et sur la question Européenne ( j’ai voté NON à Maastricht).

    Cela étant dit, un homme politique n’est jamais mort avant son enterrement physique et nous pouvons évoquer des résurrections politiques qui auraient semblé, un ou deux ans avant, plus qu’improbables, à commencer par celle du Général lui- même.

    Il me semble très difficile d’imaginer que Nicolas Sarkozy puisse revenir au pouvoir par une élection présidentielle. La primaire de 2017 me semble sur ce point révélatrice. il n’est en revanche pas impossible qu’il puisse occuper enfin Matignon qui lui a jusqu’à présent toujours échappé du fait du choix de Macron avec ou sans dissolution de l’Assemblée Nationale. Ce serait je crois une erreur lourde puisque les circonstances amèneraient sans doute une sorte d’Union Nationale contre l’exécutif ainsi constitué, compte tenu des terribles difficultés économiques et sociales que nous
    allons affronter. Nous risquerions alors d’aller jusqu’à l’insurrection, ce qui n’arrangerait guère les choses.

    Vous dites fort justement que la Droite a tué le père sans le remplacer. C’est bien à cela qu’il faut remédier.Nous en revenons toujours au même point. Ce qui devrait nous intéresser ce sont les propositions et non les attitudes. Ceci et encore plus vrai depuis le début de la crise sanitaire lourde que nous traversons. Les Français ont je le pense compris que la faute politique majeure, l’erreur dans la prévision, pouvait avoir des conséquences plus grave qu’ils ne l’imaginaient.
    A terme, l’actuel pouvoir en sortira en héros ou en charpie, et je pencherais plutôt vers la deuxième hypothèse.

    L’avenir de Nicolas Sarkozy comme celle de quelques rares autres personnes m’apparait plutot se trouver dans un rôle de validation des idées, ce que son expérience du pouvoir lui permet de faire mieux que ceux qui ne l’ont jamais exercé. Encore faut-il que ces idées se manifestent dans un monde bouleversé.C’est à cela, et à cela seulement qu’il faut appeler les futurs candidats aux responsabilité.

    Etienne Tarride

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  7. Cordouan dit :

    Cher Maxime, il y a une chose dont vous ne parlez jamais et qui est pourtant essentielle si l’on veut comprendre à quel degré d’insignifiance est arrivé le Politique aujourd’hui : la place des juges, administratifs et constitutionnels notamment… Qui ont si largement contribué à subordonner notre droit national au droit communautaire… Pb : ils sont globalement issus du même moule que le personnel de l’exécutif et donc malades des mêmes pathologies : europeisme, orgueil de castes, populophobes… Aucun changement en profondeur sans… Confinement strict de ces institutions dans leur mission première….

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  8. Ludovic Caudrand dit :

    Bonjour Monsieur Tandonnet.
    Atlantico a-t-il posé la même question à Patrick Buisson ?
    Ses réponses seraient intéressantes, non ?

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    • Ludovic, je ne pense pas…
      MT

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    • Mildred dit :

      Patrick Buisson…, Patrick Buisson… ? N’est-ce pas lui qui déclarait :  » Remettre à flot le Radeau de la Méduse avec l’ancien équipage du Titanic ne saurait garantir une arrivée à bon port en 2022″ ?

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  9. pabizou dit :

    Cela fait quelques mois que je suis votre blog, le plus souvent avec intérêt, même si je ne commente pas toujours . Aujourd’hui, avec cet article, je commence vraiment à me poser des questions . En 2007 j’ai voté pour Sarkozy, je le regrette encore aujourd’hui . J’ai voté ce jour-là pour le pire enfumeur des 50 dernières années . Il est aujourd’hui à sa place, dans les poubelles de l’histoire, sans majuscule . Il ne suffit pas de dire ce que les gens veulent entendre pour se faire élire, il faut aussi être capable, au moins d’essayer de le réaliser après l’élection . Ce n’a pas été le cas, à part des gesticulations grotesques, qu’a t-il fait? Souvenez vous du discours, effacer les utopies gauchistes de 1968, résultat il nomme des ministres socialistes au mépris de ses électeurs . Passer les banlieues au karcher, une immigration choisie . Résultat? même pas zero: moins l’infini . Et je ne parle même pas des clandestins, combien sont aujourd’hui encore ici? Je précise qu’il ne s’agit pas de racisme mais il est inadmissible de laisser s’installer des gens à qui on n’a rien à proposer comme avenir que l’assistanat permanent au risque de fracturer la société, particuliérement lorsque le fossé culturel est trop profond et ne peut déboucher que sur du communautarisme . Une culture ne peut y survivre . J’ai beau être athé je sais parfaitement que je suis influencé par la culture judéo-chrétienne et face à la barbarie de l’islam qui est une religion assise sur une vision féodale de la société qui est totalement incompatible avec la laÏcité et les droits naturels . Le Coran porte les germes du totalitarisme et de l’intolérance et, étant « incréé » ne peut évoluer que par la volonté de réformistes déjà eux-mêmes musulmans et sur lesquels nous n’avons aucune possibilité d’action . L’immigration de peuplement est un suicide . Que ce suicide soit acceptable dans une vision internationaliste de l’utopie socialiste, passe encore, mais que quelqu’un qui prétend vouloir lutter contre les méfaits de cette gauche suive le même chemin, j’appelle ça une trahison .
    Je lis souvent ici des commentaires tapant sur le capitalisme et l’économie . Je n’ai qu’une question à poser à ceux qui les font : comment peuvent ils ne pas comprendre qu’un pays qui n’est pas indépendant économiquement n’est pas un pays libre . L’argent n’est pas une fin, c’est un outil . Nous sommes le pays le plus taxé de l’OCDE à cause de cette vision là . Lequel de ces commentateur peut trouver normal que certains s’arrogent le droit de savoir mieux qu’eux ce qui est bon pour eux? Nous avons un taux de chômage énorme qui s’explique facilement par cette jalousie maladive des riches sur laquelle surfent les gauches et en même temps les entreprises qui ont le moins de marges de manoeuvres pour investir et créer de l’emploi . Qu’est devenu le « travailler plus pour gagner plus », pourquoi les 35h et l’ISF n’ont ils pas été supprimés? On ne gagne pas une course avec 100kg de plus sur le dos que la concurrence . Qu’a t il fait pour aller dans ce sens, les excés de réglementation ont ils été combattus, rien de ce qui aurait dû être fait ne l’a été . La fiscalité des entreprises n’a quasiment pas été diminuée . Ce qui a été rendu d’une main a été repris de l’autre et on aurait voulu que le résultat soit différent . La crise de 2008 a bon dos . Aucune des causes fondamentales n’a été réellement affrontée . On s’est appuyé sur de la dette, qui n’est rien d’autre que de l’impôt à venir en accusant les banques, sans vouloir voir que ce sont les réglementations et le capitalisme de connivence qui sont les vrais responsables . C’est pour des raisons politiques et électoralistes que les banques ont prété à des gens qui ne remplissaient pas les conditions de solvabilité nécessaires . Aucune réforme structurelle n’a été faite . Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que c’est l’investissement qui crée l’emploi, pas l’état ni les politiques et que tout ce qui entrave la liberté d’entreprendre est contre productif .
    Je ne m’appesantirais pas sur les méfaits de l’euro, il n’a été que le verre que l’abruti offre à quelqu’un qui veut arrêter de boire . Les pays du sud (Grèce, Espagne, Italie, France), empoisonnés au socialisme ont profité du parapluie Allemand pour se surendetter à des taux injustifiés et faire durer la fête à neuneu .
    L’ultime trahison de Sarkosy a été de participer à l’extension des pouvoirs de la commission européenne qui n’est rien d’autre que l’ultime expression du mépris des peuples par une fausse élite, en faisant valider un référendum qui n’aurait pas du l’être . Plus grave encore, par cet acte anti démocratique, il a fortement contribué à décrédibiliser les parlementaires qui ont renoncé ce jour là à représenter les français et à leur role de contre-pouvoir exposant au grand jour leur position de godillots et leur soumission aux partis
    Alors, non, que monsieur Sarkosy reste dans l’anonymat qu’il ne méritait pas de quitter et qu’il se souvienne de ce proverbe chinois : si un homme te trahit une fois, c’est sa faute, s’il te trahit deux fois, c’est ta faute.

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    • Pabizou, « Aujourd’hui, avec cet article, je commence vraiment à me poser des questions » Que voulez-vous dire? C’est un fait que des personnes se posent la question de ce recours éventuel, pas vous, mais d’autres. Atlantico m’a sollicité pour cette interview (ce n’est jamais moi propose). Ma réponse n’a absolument rien d’idolâtre, elle est factuelle et débouche sur des conclusions (le III) qui invitent à une profonde remise en cause et à chercher autre chose qu’un recours providentiel. MT

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    • Papi 2.0 dit :

      Pabizou, bonjour, vous vous êtes trompé en votant Sarkozy mois je me suis trompé en votant pour d’autres candidats par le passé. Ce qui est fait est fait. Nous sommes dans une situation nouvelle qui pour moi est sans précédent depuis que je vote. Des derniers écrits de Maxime Tandonnet j’ai retenu une chose: arrêter de se demander pour qui voter, se demander pour quoi voter. Moi j’ai bien quelques idées à soumettre mais l’idéal cela serait que d’ autres que moi puissent se réunir et travailler à plusieurs pour construite un projet collectif à soumettre aux peuples de France pour commencer puis d’Europe et du vaste monde si ça marche. Là nous sommes un peu en panne de projets de société. Mais ça va peut-être venir oui ça va venir par nécessité. Mais il va nous falloir revoir les certitudes de nos disques durs internes. 🙂

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  10. Trigwen dit :

    Les Français ont toujours adoré un candidat comme si c’était une idole. Une idole qu’ils ont élue pour en faire un dieu. Après quelques temps, l’adoration a pris fin et les Français ont voulu brûler ce qu’ils avaient adoré.
    Si Nicolas Sarkozy revenait au pouvoir, il ne pourrait pas agir avec autant de persuasion car, contrairement à la crise 2008, ce n’est pas une crise financière à laquelle nous devons faire face. En 2008, de nombreuses banques risquaient de faire faillite et les grands organismes financiers commençaient à appeler au secours. Si tous les chefs d’Etats et de gouvernements se sont si facilement mis d’accord derrière Sarkozy, c’est parce que ces messieurs de la haute finance les en pressaient.
    Là, ce sont des vies qui sont en jeu, ces systèmes de santé et les financiers n’en ont que faire. Quoiqu’on en dise, quelques soient les critiques dont il fait l’objet, le président Macron s’entoure du mieux qu’il peut par des spécialistes et gère du mieux qu’il peut cette crise sans précédent, se moquant des critères de Maastricht et cherchant à être secondé par l’Allemagne.
    Le Premier Ministre agit, conduit la politique gouvernementale en accord avec le président tente d’adapter au mieux cette politique en fonction des dernières nouvelles et es nouveaux bilans. Ce duo et le gouvernement impulsent aux entreprises la volonté de se lancer dans une économie de guerre et ils sont suivis. Les ordres de confinement sont donnés et ce n’est pas pour leur plaisir ou pour juste embêter les Français.
    Certains les critiquent et tirent à vue en douce sur leur politique et certaines de leurs décisions. Mais nous Français, préfèrerions-nous avoir actuellement à la tête de notre pays un chef comme Boris Johnson ou comme Trump avec les conséquences qu’ont entrainées leurs déclarations et leurs décisions ? J’en doute.
    Alors oui, le président de la République prend des décisions qui déplaisent, il a une politique qui désempare alors que c’est une politique de guerre, ce que trop de gens oublient ; oui, le gouvernement, chaque jour annonce des chiffres nouveaux et des décisions nouvelles en fonction des évènements mais qu’on le veuille ou non, ils agissent et n’ont pas une boule de cristal pour prendre des décisions futures.
    Dans quelques mois, nous repenserons à cette période et, avec le recul, nous jugerons différemment le président Macron et le chef du gouvernement. Les Français agiront avec eux comme ils l’ont fait avec de Gaulle, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, chassés par les Français puis mis sur un piédestal quelques mois plus avec le recul. Alors pourquoi n’en serait-il pas de même avec le Président actuel ?

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    • pabizou dit :

      J’adore votre dernière phrase et je vais tenter d’y répondre: peut-être parce qu’il n’a de président que le titre, ayant reçu seulement 18.19% des voix des inscrits au 1er tour . Qu’il est aussi incompétent que la plupart des acteurs de la haute fonction publique dont il est issu et que ne respectant pas le peuple il ne pourra jamais obtenir son respect . Cela vous suffira comme explication? Je pourrais aussi rajouter que si la France était encore un pays de droit, sa gestion de la crise actuelle devrait le conduire en prison pour très, très longtemps . Suffisamment en tous cas pour que les français oublient même jusqu’à son nom, comme on oublie lors d’un choc traumatique pour se protéger

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  11. cyril dit :

    bonjour, il convient de ne pas regarder en arriere mais en avant, etudier puis choisir les meilleurs talents, des personnes humbles, exemplaires, visionnaires, proches du peuple surtout, cyril

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  12. TSS… TSS…TSS…

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  13. goupil dit :

    Bonjour,
    Que Dieu nous préserve d’un tel retour !
    Janus a bien synthétisé sur ce personnage. Il ne faut pas avoir la mémoire courte.
    Salutations

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  14. MARECHAL dit :

    Merci Maxime, vous me faites du bien au cœur à vous lire ..
    Voici ce que j’écrivais il y a peu sur mon journal :
    « Je sais qu’il n’est pas d’usage qu’un écrivain ou quelqu’un qui maîtrise le sens de l’écriture se couronne ainsi lui-même du feuillage de la louange, mais la vérité des débats du moment exige que l’on apprécie mon oeuvre avec le recul nécessaire ..
    J’ai en effet pieusement conservé les pages de mon journal personnel notant chaque jour les passions que Nicolas Sarkozy souleva tant il faisait siennes les préoccupations des français.
    Oui mesdames et messieurs, mes chers amis, j’y joindrai à présent la certitude qu’il aurait déjà rassuré la moitié de la planète, apporté des éclaircissements quant aux essais cliniques sans tergiversations; parce que le vaisseau gouvernemental de Nicolas Sarkozy était propre à voguer sur la mer orageuse de la vie, et jamais ne se raffermissait par les coups même de la tempête .. »

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    • MARECHAL, bravo, c’est très bien dit!
      MT

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    • there dit :

      @maréchal point de vue qui a le mérite de la clarté . Ne voyant les hommes politiques que par le prisme déformé des médias il est difficile de se faire une opinion sur les hommes politiques De mon point de vue le point marquant chez lui est son courage physique indéniable lors de la triste affaire de la prise d’otage dans l’école de Neuilly. Mais l’homme reste pour moi une autre forme de Chirac qui a floué ses électeurs.

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    • IRIS dit :

      MARECHAL , Merci pour ce partage !
      N.Sarkozy…Il vibrait de toutes les passions face à l’adversité, Il escaladait le dos des flots amoncelés qui se dressaient devant lui avec un grand courage. Un grand capitaine !

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  15. Sganarelle dit :

    Et si c’était la république qui était malade ? Si ce n’était pas l’heureux candidat aux manettes mais un système à bout de souffle qui a besoin d’un remaniement.
    Est-ce la fonction qui fait l’homme ou l’inverse?
    Nous sommes les grenouilles qui demandons un roi..on n’aime pas celui en place et à chaque fois qu’il s’en va il en vient un pire qui nous fait regretter le précédent. Cherchez l’erreur…

    Aimé par 2 personnes

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