La force de l’histoire

Voilà ce que j’écrivais, le 1er mars 2014, six ans déjà, dans un billet intitulé, Les chemins de l’apocalypse… A l’époque, pour ces écrits, des amis me traitaient de pessimiste, de misanthrope et de Cassandre…

« Un jour, même lointain, des événements titanesques vont se produire et nous exploser à la figure;  n’étant pas devin, pas plus que nos anciens de 1914 qui n’ont rien vu venir, nous ne savons pas ni d’où, ni quand, mais ils se produiront un jour, même lointain, cela ne fait guère de doute. Les aboyeurs, les démagogues, les pantins de la télévision, des cabinets et des états-majors politiciens partiront alors se planquer. Et voulez-vous parier, ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer, d’une manière ou d’une autre, la chair à canon, les jeunes, la majorité silencieuse qui n’avait rien demandé à personne, sinon vivre et travailler en paix, comme y a cent ans. Et tout cela paraîtra du plus grand normal… »

Ces écrits n’avaient bien entendu aucune prétention prophétique, ni même d’une forme de lucidité. Ils n’étaient que l’expression d’une évidence, presque une lapalissade : chaque époque s’enivre dans l’idée que sa paix et sa prospérité, nourries de sa sagesse et de ses technologies, sont définitives. Mais l’histoire de l’humanité est faite, par nature, d’un enchaînement perpétuel d’accalmies et de désastres. Ceux-là changent d’apparence, prennent la forme de leur époque – drame de la mondialisation post nationale et post frontières aujourd’hui. Mais ils tombent nécessairement, et toujours au pire moment, où et quand l’humanité plongée dans l’aveuglement se croyait définitivement à l’abri du chaos.

La force de l’histoire, le fleuve des événements, ce grand fauve, toujours, imprévisible, incontrôlable, échappant à toute logique et toute maîtrise par les hommes.

« C’est ici le plus grand mystère peut-être de l’événement, mon ami, c’est ici proprement le mystère et le mécanisme même de l’événement, historique, le secret de ma force, mon ami, le secret de la force du temps, le secret temporel mystérieux, le secret historique mystérieux, le mécanisme même temporel, historique, la mécanique démontée, le secret de la force de l’histoire, le secret de ma force et de ma domination… » Péguy (Clio, dialogue de la vertu et de l’âme païenne).

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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28 commentaires pour La force de l’histoire

  1. Freddie dit :

    On peut imaginer bien sûr des cataclysmes insurmontables à l’échelle nationale. Bien sûr les privilégiés fuiront. Mais sinon, je ne crois pas à des changements majeurs. Juste après la survie physique, le besoin numéro un de l’être humain semble de se rassurer sur la qualité de sa propre intelligence, élément indispensable à sa survie. C’est presque impossible pour la plupart des gens de reconnaître avoir mal évalué des situations. C’est trop anxiogène, trop dur pour la confiance en soi. D’où l’acharnement de la plupart des gens à vouloir toujours avoir raison et à ne pas se remettre en question. Même en face des faits, nous persévérons. Un petit test, Maxime : il y a des assesseurs malades maintenant. Pensez-vous toujours qu’il fallait maintenir les élections ? Ou argumentez-vous qu’au moment de la décision (malgré les alertes du corps médical) on n’avait pas toutes les informations et qu’on a décidé de bonne foi ? Si, honnête comme vous l’êtes, vous ressentez ne serait-ce qu’un soupçon d’envie de pencher pour cette excuse, vous pouvez imaginer ce que feront nos politiciens.

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  2. Janus dit :

    L’affaire de la chloroquine, quels que soient les bienfaits attendus de cette molécule, ressemble de plus en plus à l’histoire tragique du Dr Semmelweiss qui, le premier, à Vienne en 1847 qui a démontré que l’hygiène des mains faisait tomber les fièvres puerpérales de 13-18% en moyenne sans hygiène à 1% en lavant mains et outils avec une solution à l’hypochlorite. Bien que ne connaissant pas les raisons de fond des effets de cette hygiène (Les travaux de pasteur sur la génération spontanée ne seront publiés qu’entre 1861 et 1862), en imposant celle-ci, il a fait tomber le nombre des mortes en couche à un niveau très bas. Il fut méprisé et agressé par ses collègues, qui comme aujourd’hui, préféraient leurs habitudes et leurs théories fumeuses à la diminution du nombre de morts.
    Je souhaite pour tous et surtout pour lui que le Pr Raoult et son équipe aient raison dans cette affaire…
    L’histoire du Dr Semmelweiss a été le sujet de la thèse de médecine de Louis-Ferdinand Céline
    Quid novi sub sole ?

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  3. cyril dit :

    merci Maxime pour cet article, et nous faire partager votre passion pour l’Histoire, des connaissances qui manquent grandement à beaucoup de personnes , étudiants etc.
    Ensemble, nous vaincrons ce virus et les dirigeants politiques et autres qui n’ont rien vu venir , rien anticipé seront balayés, je l’espère.
    cyril

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  4. Pierre-Jean dit :

    @Maxime Tandonnet,
    Un élément possible de réforme, que je soumets. Par principe, une collectivité publique de quelque nature que ce soit, ne pourrait plus accorder de subventions à quelque association que ce soit.

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  5. Alceste T. dit :

    Dans le désordre actuel, les réformes poussées par l’un comme par l’autre des deux partis majeurs, qui ont affaiblies et désorganisé l’Etat, ne sont pas pour rien.

    Depuis 40 ans, droite et gauche privatisent tout ce qui bouge pour le délocaliser ensuite, et désorganisent les grands services publics pour les faire peu à peu disparaître. C’est de cela que nous voyons les résultats (hôpital sous-dimensionné, dépendance envers…la Chine pour la production industrielle).

    Et ces réformes sont également plus ou moins supportées par la majorité des hauts fonctionnaires de formation juridico-économique, qui en obtiennent de plus en plus d’influence par rapport aux autres hauts fonctionnaires.

    Lorsque vous critiquiez l’agitation stérile des hommes politiques, pourquoi la critiquiez-vous sinon parce qu’elle empêche d’aller plus vite dans des réformes, qui se trouvent aller dans ce sens-là ?

    https://www.latribune.fr/economie/france/francois-fillon-un-conservateur-du-19e-siecle-620428.html
    « La seule véritable politique publique que propose le nouveau candidat de la droite et du centre, c’est la réduction des déficits. Une fois cette politique réalisée, la France, à son sens, retrouvera sa puissance passée. »

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  6. Coucou dit :

    Bonjour, texte de Hubert Védrine dans le Figaro papier,

    « Le choc du coronavirus est en train de pulvériser des croyances très enracinées »
    Anne Fulda Védrine, Hubert

    6 min

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    Dessin Clairefond
    Dessin Clairefond
    LE FIGARO.- Selon vous que révèle la crise du coronavirus sur le plan international ?

    Hubert VÉDRINE.- Cette crise globale, sans précédent depuis les guerres, révèle ou confirme qu’il n’existe pas encore de réelle communauté internationale ou qu’elle n’est pas préparée à faire face à une pandémie mondiale. Bill ­Gates et des stratèges militaires le ­disent depuis Ebola. Et on savait déjà que la mondialisation a été essentiellement, jusqu’ici, ces dernières décennies, une déréglementation financière et une localisation des productions industrielles là où les coûts salariaux étaient les plus faibles, en Chine, et dans les autres pays émergents (la fameuse « chaîne de valeur »), à l’exclusion de toute autre considération. On redécouvre que les dépendances stratégiques que cela a généré ont été jugées secondaires. On voit qu’il n’y a pas de système multilatéral (ONU, OMS, G7, G20…) suffisamment opérationnel. Et on a la confirmation que l’Union européenne, le marché unique, et la politique de la concurrence ont été conçues pour un monde sans tragédie. Par ailleurs, les mouvements de population sont devenus permanents, massifs et problématiques. On le savait mais là, c’est éclatant.

    L’Europe aux abonnés absents, la Chine qui vient au secours de l’Italie en livrant du matériel médical… ’est-ce pas tout de même le signe d’un basculement ?

    Tout à fait, mais il est en cours depuis longtemps même si les puissances établies, les Occidentaux, tentent d’y résister et ils ont beaucoup de cartes en mains. La Chine est numéro un bis et ne s’en cache plus. Voyez le gigantisme et l’ambition des routes de la soie. Mais aussi sa communication paternaliste, comme la nôtre. Il n’y a pas à reprocher aux Chinois d’avoir tiré parti de la mondialisation. C’est à nous, Européens, de nous interroger sur notre stratégie, sur notre naïveté. C’est très dur pour les Européens qui se voyaient encore comme l’avant-garde civilisationnelle du monde.

    Cela dit, concernant l’Europe, la Banque centrale européenne vient quand même de mettre sur la table plus de 1 000 milliards d’euros (9 % du PIB) et la Commission de décider « la suspension générale » des règles budgétaires ! C’est potentiellement une Europe ­nouvelle !

    Cette crise met aussi à jour une vulnérabilité sous-estimée ou non perçue jusqu’alors : la dépendance économique de la France concernant certains produits stratégiques, comme les médicaments…

    C’est vrai et cela ne concerne pas que la France. Dans le monde de l’économie globale de marché, et pas seulement par « idéologie OMC », presque plus rien n’était considéré comme stratégique, à part le militaire stricto sensu. Cela allait de pair avec la décrédibilisation tonitruante, exagérée et déraisonnable de la souveraineté des États et de leur rôle.

    Une certaine idée de la mondialisation ne risque-t-elle pas d’être sérieusement remise en cause ?

    Beaucoup de ces aveuglements, exagérations, dérives devraient être remis en cause. Même si certains vont essayer de l’empêcher. Cela concerne évidemment, l’idée de la mondialisation heureuse qui avait déjà du plomb dans l’aile. Heureuse ? Elle l’a été, un certain temps, selon la formule, pour les pauvres des pays pauvres et pour les riches des pays riches. Jusqu’à ce que la déception des classes populaires et moyennes des pays développés se mue en frustration et en populisme. Mais au-delà, n’est-ce pas tout un mode de vie insouciant, hédoniste, individualiste et festif, qui semble devenu le premier des droits de l’homme (bien avant, pour certains, la liberté de la presse) et qui est mis en cause ? Ce mode de vie se traduit, pour tout ou partie de l’humanité, par une mobilité permanente sans limite ni entraves, type mouvement brownien. Ajouté aux voyages économiques incessants et au tourisme de masse (1,4 milliard de touristes en 2019), cela donne 4 milliards de passagers aériens en 2017, 8 milliards « espérés » en 2035 (avant la pandémie) !

    Il faudrait également remettre en cause aussi « l’économie casino » financièrement sans borne (ce qu’Obama avait commencé à faire et que Trump a détruit) et ces « chaînes de valeur », qui ne tiennent aucun compte des coûts écologiques externalisés.

    Si on ne s’aveugle pas délibérément, tout cela ne remet pas seulement en cause un mode de vie mais toute une civilisation. La nôtre, sauf ­parade absolue. C’est vertigineux.

    Parmi les dogmes qui ont explosé avec cette crise, il y a celui, jusqu’alors intangible et lié à l’Europe, de l’ouverture des frontières ?

    Ce dogme a déjà été sérieusement remis en cause au sein de Schengen face à la vague migratoire des dernières années, consécutive à la guerre de Syrie. Mais le choc du coronavirus est en train de­ ­pulvériser un certain nombre de réflexes, d’idéologies et de croyances très enracinées.

    Il est curieux que la libre circulation au sein de l’Europe soit devenue son symbole absolu. Les accords de Schengen n’ont démarré qu’en 1985 (alors que le traité de Rome date de 1957). Au départ, ce n’était d’ailleurs qu’une modeste – et intelligente – initiative de secrétaires d’État chargés des Affaires européennes. C’est devenu, petit à petit, au fil du temps, un élément central, mais aussi marqué, hélas, d’une négligence coupable en ce qui concerne les frontières extérieures, par idéologie, par « sans-frontiérisme », puisqu’à l’époque on pensait que ces accords humanistes et économiques allaient s’étendre sans fin. Comme on avait autrefois évangélisé, colonisé, civilisé, on a pensé qu’on allait ouvrir le monde. Démarche émouvante, sympathique, naïve, prétentieuse et dangereuse tout à la fois. Les accords de Schengen, la libre circulation, sont donc devenus rétroactivement le symbole même de l’Europe. Le refus des frontières était devenu comme une sorte de religion que l’on ne pouvait pas remettre en cause. Sylvain Tesson a totalement raison quand il déclare (dans Le Figaro du 20 mars dernier, NDLR) : « Qui s’opposera intellectuellement à la religion du flux est un chien. Le mur devient la forme du mal. ». Tout cela va cependant être ébranlé par ce qui se passe. On devrait pouvoir ­redevenir pragmatique.

    Quelles leçons tirer de tout cela ? Peut-on espérer l’émergence d’un « nouveau monde » après cette crise ?

    Il y aura beaucoup de leçons à tirer et de changements à opérer. Bien sûr, de puissantes forces d’inertie économiques, commerciales et sociétales vont exiger le retour à la « normale », surtout si le traitement des Coréens et du Dr Raoult s’avère efficace. Il ne faudrait pas leur céder, en commençant par essayer de conserver les gestes barrières de précaution, après la sortie du confinement. Au-delà, il faut procéder à une évaluation implacable de tout ce qui doit être corrigé ou abandonné aux niveaux international, européen, national, scientifique, administratif, collectif et personnel. Il faudrait créer un système opérationnel de coopération internationale entre gouvernements – plus sûr qu’une fumeuse « gouvernance mondiale » – pour détecter immédiatement, alerter, organiser les mesures de précaution et les traitements face aux inévitables futures pandémies. Il faudrait aussi tirer au clair les conditions de déclenchement des maladies passant de l’animal à l’homme. Passer au crible tout le système ONU-Bretton Woods- G7-G20, etc.

    Il faudra aussi tout écologiser : agriculture, agro-industries, industries (y compris chimiques), transports, construction, énergie, modes de calculs macroéconomiques (type PIB). Cela conduira à rerégionaliser davantage les courants économiques. À rendre la production et l’économie circulaires (plus de recyclage, moins de déchets). Cela mènera à une mutation en dix ou quinze ans de l’agriculture et de l’agro-industrie. À une révolution dans les transports, et dans d’autres domaines. Tout cela a commencé, dans les pays les plus avancés, mais va devoir être accéléré et généralisé.

    Toutes ces pistes que vous tracez impliquent un changement radical de notre mode de vie ?

    Ah ! Sans aller jusqu’à Pascal, il faudrait en effet réduire cette bougeotte permanente ! Mais qui le pourra ? Les 7 milliards actuels de Sapiens ne vont pas redevenir chasseurs-cueilleurs dans la vallée du Rift. C’est la façon d’être de l’humanité au XXIe siècle. Ceux qui en sont encore exclus n’ont qu’une idée : y accéder. Néanmoins, on prendra peut-être conscience des ravages du tourisme de masse (à ne pas confondre avec le voyage) : Dubrovnik, Santorin, ­Angkor sont des victimes précoces, bientôt Venise. Et faut-il vraiment atteindre 100 millions de touristes en France ? « Quoi qu’il en coûte ? » Cette formule peut signifier qu’il y aura des manques à gagner qu’il faudra assumer.

    Certains, déjà, prônent une démondialisation énergétique…

    Parlons plutôt de « décarbonation ». Je rappelle d’ailleurs que la France bénéficie de l’énergie la plus décarbonée de tous les pays développés. Cela suppose d’abord la réduction régulière du charbon (Comment en convaincre les Chinois, les Indiens, les Polonais, les Allemands ?) et la poursuite du nucléaire – qui n’émet pas de CO2- jusqu’à ce que l’on dispose des moyens de stocker l’électricité produite par les énergies renouvelables à des coûts raisonnables.

    Et l’Europe ? Peut-elle tirer elle aussi des leçons de cette crise ?

    Elle va continuer et peut-être trouver avec cette crise exceptionnelle les moyens de se libérer de certaines œillères et handicaps constitutifs : en combinant mieux – par la subsidiarité – les souverainetés nationales, à préserver, et la souveraineté européenne, à concrétiser.

    Que pensez-vous de la manière dont Emmanuel Macron gère cette crise ? De son vocabulaire guerrier, de son injonction à lire ?

    La guerre ? Oui ! Lire ? Si seulement il était entendu ! Mais il a dit que « plus rien ne serait comme avant ». Plus ­largement, la crise redonne des moyens d’agir aux « mondialisés » du pouvoir face aux « mondialisateurs », et aux régulateurs face aux ­dérégulateurs irresponsables. L’urgence est bien sûr de stopper la pandémie et d’éviter le collapse économique (et donc social). Mais on attend ­d’Emmanuel Macron qu’il orchestre « l’après », à tous les niveaux. C’est une occasion historique.

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  7. Liber dit :

    Les époques qui ont privilégiés «le pain et les jeux» ne s’en sont jamais vraiment bien sorti.
    Nous adulons les gladiateurs des stades de foot mais jalousons les entrepreneurs
    Budget du ministère de la «kultur» supérieur à celui de la justice
    Économies de quelques dizaines de millions d’euros sur une réserve stratégique, mais des Jeux Olympiques à près de 7 milliards d’euros
    Etc, etc…..
    L’histoire est implacable

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  8. E Marquet dit :

    Si l’on en croit Euripide « le meilleur prophète est celui qui devine juste ». Mais vous avez raison d’écrire aujourd’hui que vos propos de 2014 n’étaient que l’expression d’une évidence, presqu’une lapalissade. L’essayiste que vous êtes « est un prophète qui regarde en arrière » comme dirait Heinrich Heine. Car « l’art de la prophétie est extrêmement difficile, surtout en ce qui concerne l’avenir », (je crois que c’est de Mark Twain).
    A tout prendre et pour le bénéfice de tous, nous n’avons besoin ni de prophètes de malheur, ni d’optimistes béats, mais de réalistes. Les marins connaissent bien cette maxime de William Arthur Ward : «  le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles »

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  9. Freddie dit :

    Et hop, voilà, l’Express raconte des cas d’assesseurs aux municipales qui tombent malades une semaine après les élections. Sans compter leurs familles. Bravo Larcher, bravo Macron ! Quand je pense au contraste entre nos héroïques toubibs, soignants, policiers et même livreurs et à, n’ayons pas peur des mots, la racaille qui gouverne…

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  10. Janus dit :

    S’agit-il d’assassiner un peuple de gaulois réfractaires ? https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/03/22/le-ministere-de-la-sante-debout-sur-le-frein-pour-empecher-une-gestion-urgente-de-lepidemie/
    Lecture à faire après le visionnage de la video du Dr Peronne dans mon commentaire précédent.

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  11. Janus dit :

    https://echelledejacob.blogspot.com/
    De l’impuissance en politique

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  12. Janus dit :

    Petite info qui pourrait expliquer les oppositions entre Buzyn et le Pr Raoult qui fut en son temps en opposition forte avec M. LEVY, époux de la dame Buzyn et patron de l’Inserm… Il est tout à fait possible que certaines décisions prises dans le cadre de la « lutte » contre l’épidémie soient le résultat de haines professionnelles du passé. Quand on connaît les humains, ce ne serait pas impossible
    https://marcelle.media/2020/03/19/mais-qui-est-le-professeur-raoult/
    Plus je connais les humains, plus j’aime mon chien disait l’humoriste.

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  13. Janus dit :

    Toujours pertinent, Maxime. La lecture de vos notes est un réel stimulant pour l’esprit, quoique je ne sois pas toujours d’accord avec vous. Et j’en profite pour vous remercier très sincèrement de votre présence constante et de vos propos toujours mesurés (bien que je les trouve parfois un peu trop mesurés)
    Il faudrait ici citer aussi Léon Bloy et sa théorie dure , très dure de la réversibilité des mérites
    https://www.sombreval.com/La-Reversibilite_a1.html

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  14. Coucou dit :

    Bonjour à vous, le future proche ?

    Causin • il y a 10 minutes, sur causeur,
    . « La France a acquis d’importants moyens de protection, déclare Roselyne Bachelot le 1er octobre 2009 : un milliard de masques anti-projections, destinés aux malades, 900 millions de masques de protection, dits « FFP2″, pour les personnes particulièrement exposées et 33 millions de traitements antiviraux. »
    Que sont nos masques devenus
    Que nous avions de si près tenus
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés

    https://www.causeur.fr/confinement-liberte-information-medias-174326

    https://www.causeur.fr/coronavirus-italexit-economies-euro-174353

    https://www.causeur.fr/mayotte-covid-corona-mansour-kamardine-2-174319

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  15. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    « Gouverner c’est prévoir » disait je ne sais plus qui. Cette maxime n’a plus jamais été appliquée par nos gouvernants depuis 1981. Tous les Présidents se sont contentés d’une vision floue à 5 ou 7 ans juste pour essayer de se faire réélire et continuer à jouir du pouvoir, le reste du temps on peut parler de navigation à vue, d’adaptation, avec comme mot d’ordre : « après moi le déluge ».
    L’Europe qui était censée organiser et animer cette vision prospective dans de nombreux domaines a également failli et a même réussi l’exploit d’être incapable de gérer une succession de crises, comme on le vérifie en ce moment.
    Je constate que de très nombreux dirigeants arrogants bardés de diplômes des plus prestigieuses écoles et d’une soi-disant expérience en tout et en rien on conduit notre pays ou leur entreprise à leur perte. Même l’expérience désastreuse au niveau National d’A. Lebrun, major de l’X et de M. Gamelin, major de Saint Cyr, n’aura pas servi de leçon à la France.
    J’ai l’impression qu’aujourd’hui nous sommes en mode « bateau ivre » et que nos gouvernants totalement dépassés par les évènements, tentent au fil de l’eau et sans grands moyens, d’éviter les écueils où il finiront par échouer.
    Puisse cette épreuve faire apparaitre dans tous ces pays ballotés et devenus ingouvernables des vrais personnages d’Etat, visionnaires et humbles. C’est assez souvent lors de très graves crises qu’émergent ces personnages, souhaitons-le au moins pour notre pays.

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    • Pierre Mendès-France.

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Je ne partage votre avis sur « une vision floue ».
      L’impéritie résulte davantage d’une idéologie qui, d’une part visait à faire des économies sur des secteurs essentiels (Santé, Défense, Sécurité) tout en faisant de l’arrosage automatique sur ceux qui ne le sont pas (immigration, AME, aide aux pays d’Afrique, subventions diverses et variées, niches fiscales…); d’autre part en pariant sur le mythe européen. Quant on entend un Christophe Barbier (sur Paris Première le 18/03) prétendre, contre l’évidence, que c’est l’Europe qui est la mieux à même de résoudre un tel problème… on reste pantois.
      Cette idéologie c’est le libéralisme poussé au summum du non sens.
      Il n’y a pas de vision floue : nos Zélites savaient ce qu’ils faisaient !
      On constatera que des réformes sociétales realisées en vertu de cette même idéologie conduiront aussi à des désastres.
      Cordialement

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    • Papi 2.0 dit :

      Pierre Mendes France a marqué mes années de Lycée.

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  16. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Je suis retournée sur votre article de 2014 et j’ai particulièrement apprécié le commentaire de teotimedesavoie !
    Mais pour ceux de vos lecteurs qui ont besoin d’un peu de légèreté, je leur conseille la lecture du réjouissant Bruno Lafourcade :
    https://brunolafourcade.wordpress.com/2020/03/21/la-sequestree-journal-de-prune-lahourcade/

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  17. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Texte prophétique s’il en est. C’est lorsque la mer se retire que l’on voit qui est en maillot de bain ou pas. Le moins qu’on puisse dire c’est que, bien qu’encore loin de l’étal, ce que l’on commence à voir n’est pas des plus jolis. C’est même inquiétant. Au-delà des observations quotidiennes, il convient, je crois, de commencer, si ce n’est déjà fait, à réfléchir sur les causes profondes de cette crise, sur ses conséquences à court, moyen et long terme et sur les solutions ou correctifs, bons, à apporter dans le fonctionnement quotidien de notre société.
    Adepte des cycles historiques, je crois que cette crise marque une inflexion forte dans un cycle qu’on peut faire remonter au moins à 1914 et plus sûrement à 1945. Pourquoi 1914 ? Souvenons-nous, juste avant, c’était la « Belle époque » et son cortège d’insouciance. La crise d’août est venu porté un coup d’arrêt brutal à celle-ci. On en connait les conséquences dans les années qui ont suivi (la periode 1920-1940 ne doit être vue que comme un intermède de paix entre la fin des combats en 1918 et leur reprise en 1939). 1945 est bien l’année de la fin du conflit mondial mais je suis de plus en plus persuadé que ce sont les choix discutables faits à cette époque qui nous ont conduits dans l’impasse actuelle. Pouvait–il en être autrement ? Probablement mais je n’en sais rien et je me borne simplement à en faire le constat. Il y a bien eu le sursaut gaullien mais ça n’a été qu’un sursaut et force est de constater qu’il reste desormais bien peu de fruits vermeils de cette période dans notre jardin. La parole publique est totalement discréditée et certains événements sont porteurs d’inquiétude à venir (https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/03/22/paris-est-calme-mais-le-pays-gronde/ ou http://h16free.com/2020/03/23/65653-confinement-forcement-ca-va-bien-se-passer). La gestion gouvernementale de la crise est proprement calamiteuse et amplifie monstrueusement les dérives mortifères de la vie politique nationale. C’est inquiétant pour l’avenir. L’Union européenne est morte, tuée par le virus, et la crise économique qui va suivre va rester dans les annales. Un dernier mot cependant, note nombrilisme habituel nous fait oublier que d’autres pays sont également touchés. Le continent africain commence à l’être. Vu la situation sanitaire sur ce continent, ne faisons pas l’autruche.

    Bonne journée

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    • Papi 2.0 dit :

      « Notre liberté est solidaire de l’équilibre du monde. » (Léon Bloy, Le désespéré)
      Source: le lien indiqué par Janus

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  18. PenArBed dit :

    Maxime j’ai bien peur de vous avoir mal compris au sujet du Professeur Raoult de Marseille qui dans l’article que vous proposez dit ceci :
    La vraie question est : comment ce pays est arrivé dans un tel état que l’on préfère écouter les gens qui ne savent pas que plutôt ceux qui savent ?
    Si on dépiste et que l’on traite les gens précocement il y a forcément plus de chance de les sauver que 48 heures avant la phase terminale.
    Je ne sais pas pourquoi ce n’est pas une stratégie nationale, c’est un choix politique. Moi, je fais mon devoir, point final. Je fais ce que je dois faire, je joue ma partition dans une pièce. Mais ce n’est pas moi qui ai inventé le théâtre, ni le texte.
    Je connais très bien ces médicaments, j’ai traité 4 000 personnes au Plaquénil depuis 20 ans
    Nous avons réalisé les 2/3 des tests de France, on a mis en place une machine de guerre. Après, on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif.
    Soljénitsyne (1978 discours à Harvard) :  »Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. » –  »Un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques ».

    Aimé par 3 personnes

  19. Therese Salviat dit :

    bien sûr, vous êtes Cassandre… Mais elle avait toujours raison, même si nous voudrions bien qu’il en soit autrement !

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  20. Colococo2 dit :

    De toute manière nous serons bientôt trop nombreux sur terre.
    Il va bien falloir une « régulation «  qu’elle soit viral ou atomique.

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    • pabizou dit :

      Malthus avait tort, ses émules auront tort aussi . les kmers verts et autres anti humanistes devraient penser à faire des stocks de caleçons de zinc avant que la volée de coup de pieds aux fesses qu’ils méritent n’atteignent sa cible s’ils ne veulent pas manger debout

      Aimé par 1 personne

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