Le consensus et les doutes

Attention SVP! Mon étrange propos ne ce matin n’est bien entendu, en aucun cas, destiné à porter la moindre esquisse de regard critique ou décalé face aux  mesures de protection imposées par les circonstances d’une effroyable tragédie. Il consiste à essayer – essayer – de réfléchir, dans la solitude d’un dimanche de confinement, à ce qu’elles signifient pour la vie sociale et au regard de l’histoire. 

Les démocraties ont mis au moins deux siècles à bâtir un Etat de droit protecteur des libertés. L’une des plus fondamentales, principe à valeur constitutionnel ultra-protégé, est la liberté d’aller et venir, protégée par les conventions internationales, la Constitution, de multiples jurisprudences. Le confinement à domicile de tout un peuple, qui n’est autre qu’une assignation à résidence collective, mesure habituellement à caractère pénal pour éviter l’incarcération, est un acte d’une portée titanesque.

Aucun exemple dans l’histoire d’une telle opération ne vient spontanément à l’esprit, même sous la Terreur de 1793-1794, sous la Grande Guerre ou l’Occupation. Sous l’effet d’une peur effroyable, cette construction de deux siècles, (voire beaucoup plus dès lors que dans la société traditionnelle, il n’était même pas envisageable d’enfermer ainsi tout un peuple), vient en quelques heures de voler en éclat. L’interdiction pour l’exemple d’accès aux plages, aux forêts, aux montagnes, applicable à l’homme seul, la suspension du droit à la solitude, donc à la pensée solitaire, est une décision à laquelle sans doute aucun régime politique, dans toute l’histoire de l’humanité, n’avait jamais songé. Provisoire? peut-être, mais un précédent est accompli, une étape franchie. Mieux, ce phénomène est venu d’horizons qui ont toujours été perçus comme les sources de la liberté.

Le peuple tout d’abord, incarnation, dans des sociétés à tradition révolutionnaire, de l’amour de la liberté, est le premier, sous l’effet de l’angoisse, à réclamer, à demander, à exiger cette suspension de la liberté au profit de sa sécurité. 95% des Français se réjouissent du confinement. Le mot interdiction prend dans l’opinion, une connotation  salutaire, salvatrice. C’est le peuple en personne qui a soif d’autorité et d’ordre. On est passé, en un rien de temps, d’un extrême à l’autre, du soixante-huitard « interdit d’interdire » à l’interdit de ne pas interdire… Thomas Hobbes, prophète du monde moderne.

La société internationale ensuite. En principe, dans notre conception occidentale contemporaine, la liberté jaillit tout autant de l’extérieur, de l’ouverture au monde, de l’universalité: Convention universelle des droits de l’homme de 1948, convention européenne des droits de l’homme. L’universel, le post national est ressenti comme une garantie du libre-arbitre individuel. Or, la règle du confinement n’est pas seulement nationale: elle est venue de l’extérieur, s’applique à un milliard d’hommes, inspirée par les modèles européens ou étrangers (Italie, Espagne, Chine, etc.) D’ailleurs, cette suspension d’une liberté fondamentale en France procède d’un gouvernement rangé sous la bannière du progressisme et non d’une équipe suspecte de populisme ou d’Etatisme autoritaire.

La grande question est que cette suspension, non pas des libertés, mais de la liberté tout court, à laquelle s’ajoute l’impact d’un épouvantable désastre économique à venir, ne peut valoir que dans un contexte de confiance absolue dans la puissance publique. Cette confiance doit se traduire en obéissance totale, sans la moindre arrière-pensée. Sinon, en cas de doute, de faille dans le pacte de soumission, d’arrière-pensée négative, tout le dispositif s’effondre comme un château de carte. En effet, une telle suspension de la liberté, de la vie collective d’une nation, aussi grave, aussi totale, ne se justifie que s’il est absolument certain qu’il n’existe pas d’autre possibilité, d’autre solution, et que rien ne peut être autrement.

Nous sommes dès lors face à deux hypothèses:

  • Soit il est démontré que ces mesures exceptionnelles reposent uniquement sur le caractère exceptionnel d’un virus d’une toxicité hors du commun et sans aucun précédent dans l’histoire contemporaine, une nouvelle peste noire qui déferle sur le monde. Dès lors, la puissance publique peut être considérée comme ayant été irréprochable: toutes les bonnes décisions ont été prises en fonction des informations scientifiques disponibles. Tel est le discours officiel et quotidien. Si tout cela est bel et bien, les voies d’un retour progressif à la normale peuvent s’entrevoir à l’horizon de quelques mois… Ou années.
  • Soit le doute s’instille: la tragédie ne viendrait pas – pour l’essentiel – du caractère exceptionnellement nocif du virus mais de l’impéritie de la puissance publique sur le long terme.  Nous serions dès lors face à un séisme politique et social d’une ampleur gigantesque, amplifié par la vague de chômage et de détresse sociale qui vient: cela signifierait que la puissance publique est elle-même la cause profonde de la suspension de la liberté – et de la tragédie qui l’accompagne. La boucle serait bouclée. Or le doute s’instille bel et bien et se propage insidieusement, sous le couvercle du consensus: affaiblissement des capacités hospitalières sur plusieurs décennies, pénurie de masques, de lits et d’équipement, de médicaments, plainte de 600 médecins, images dévastatrices, en circulation,  invitant les Français, le 11 mars, moins d’une semaine avant la suspension de la liberté, à continuer de vivre comme si de rien n’était, premier tour des municipales, etc. Que savait-on vraiment et depuis quand? A cela s’ajoutent les propos dissidents, sidérants, dérangeants, d’un scientifique de haut niveau, le professeur Didier Raoult qu’il est difficile, compte tenu de son parcours, de disqualifier d’une revers de main comme charlatanisme, et qui battent en brèche toutes les certitudes sur lesquelles reposent le discours et la politique officiels. Derrière le consensus apparent, nous avons devant nous, réunis, les germes d’une vertigineuse crise politique et sociale dont nul ne peut aujourd’hui prévoir les conséquences et l’issue.

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Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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88 commentaires pour Le consensus et les doutes

  1. Annick Danjou dit :

    https://aperi.tube/videos/watch/09480e54-263a-4fec-9c97-b793e397ec0e?lang=fr

    Mis en ligne par Stéphane Bortzmeyer dans son article sur contrepoints
    Même si on ne comprend pas l’anglais il y a les sous titres et c’est comique : la facilité des conférences call

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  2. Annick Danjou dit :

    Maxime apparemment il y a des lits vides inutilisés. On envoie des malades en Allemagne et en Suisse qui acceptent de les prendre. Ne marche t’on pas sur la tête ?

    Marc Sergent
    Les cliniques et hôpitaux privés se sont eux aussi mis en ordre de bataille pour venir soulager le public. Mais sont-ils suffisamment mis à contribution ?

    Ce n’est pas ce que pense Lamine Gharbi, président de la Fédération des cliniques et hôpitaux privés de France. Interrogé par le Huff Post, il exhorte le gouvernement à réquisitionner les établissements.

    “Aujourd’hui malheureusement, alors que les capacités publiques sont dépassées, les établissements privés restent sous-utilisés. Un grand nombre de nos lits qui ont été libérés restent vides.”

    “Dans le Grand Est, nous avons libéré 70 places de réanimation qui n’ont pas encore été totalement affectées ce samedi par l’Agence Régionale de Santé ou les hôpitaux publics débordés. Pourtant, des patients sont transportés en avion dans le sud de la France.”

    “Je demande donc solennellement à ce que nous soyons réquisitionnés pour épauler l’hôpital public. Nos établissements y sont préparés.”

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    • pier212 dit :

      Je viens d’entendre Véran! « C’est faux », mais qu’est-ce qui est faux? La réalité ou ce qu’il dit?

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    • Annick Danjou dit :

      « Il nous reste encore beaucoup de lits » : à Paris, l’hôpital Rothschild se réorganise pour recevoir des malades atteints du coronavirus
      Information de ce matin pier212
      On se demande qui ment ?

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  3. Freddie dit :

    Lu quelque part qu’après que Larcher ait pressé Macron de maintenir le 1er tour des municipales, le sénat maintenant veut que les listes pour le second tour soient déposées avant le 31 mars, alors qu’on ne sait même pas quand le confinement sera terminé. Vous avez votre réponse je crois, Maxime. Oui, il y a un virus. Oui, nous sommes gouvernés par des fous furieux, que seuls les processus électoraux intéressent. Oui, le confinement est nécessaire, parce qu’avec de tels dingues au pouvoir, c’est plus prudent. Ceci dit, une amie toubib me dit qu’on viendra au test généralisé, parce que c’est le seul moyen de pratiquer un confinement ciblé et que trop de gens ne respectent pas le confinement général de toute façon. Notre président donne d’ailleurs l’exemple de la déraison avec son absurde idéologie de la frontière européenne, tandis qu’en février en Italie il y a eu des campagnes « embrasse un Chinois » au nom de l’anti-racisme. Les européens sont gravement malades et pas que du covid. En attendant, j’ai fait un don à mon centre de recherche préféré. Si vous avez encore quelques économies, c’est LE truc à faire en ce moment. Si on doit être sauvés, c’est par ces gens, qui réussiront peut-être malgré nos politiciens. J’en connais qui se battent malgré les difficultés pour leur trouver des fonds. Vos économies y seront bien plus utiles que dans la poche d’un Macron ou d’un Larcher qui s’en serviront contre vous.

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    • Annick Danjou, c’est le décideur qui est le responsable, après on peut toujours se défausser sur un tas de conseilleurs, mais le responsable c’est celui qui prend la décision.
      MT

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    • Janus dit :

      A Maxime, : Certes le responsable est le décideur, mais c’est aussi lui qui choisit ses conseillers et choisir Larcher en dit déjà très long sur la sagesse et la pertinence du décideur . En quoi Larcher est-il crédible ? L’élevage de chevaux ? La science vétérinaire (Dont on sait qu’elle est à l’origine de la notion de dopage sportif avec les courses de chevaux) La gastronomie parlementaire ? Sa connaissance des milieux ruraux ? et quoi d’autre , son expérience du pouvoir ???

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  4. bavardagesdepoque dit :

    L’autre intérêt du coronavirus, c’est qu’il est une répétition sous nos yeux de ce que sera la dictature de demain. Avec la peur, on fait faire aux gens ce que l’on veut. Même si c’est difficile, nous ne devons pas nous contenter de considérer ce qui est en train de se passer comme une solution incontournable et incritiquable.La vie de quelques uns est-elle toujours plus importante que la liberté de tous ? Aujourd’hui c’est le corona, demain ce sera autre chose. Quelle limite poserons-nous à ce principe ? C’est important de le définir, car c’est un motif que l’on peut ressortir sans fin.

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  5. Annick Danjou dit :

    Où sont les masques? Où sont les masques…sur un air connu.. c’est drôle on n’entend plus Hollande lui qui a toujours son mot à dire. Mme Bachelot en connaît un rayon! Elle qui a été si dénigrée en son temps.

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  6. Annick Danjou dit :

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    • Bebop76 dit :

      Annick Danjou, avec tout le respect que je vous dois, je ne peux partager cette vidéo plus qu’anxiogène. La mère nature : sauvez moi ou crevez avec moi, c’est ce genre de doxa qui nous amène à la situation actuelle. Mais cela nécessiterait des développements qui ne peuvent avoir leur place ici

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    • Michel Fremondiere dit :

      Annick DANJOU c’est tres bien votre vidéo ,Maintenant ou jamais ,le temps du fric en a prix un sacrer cout ,redescendons sur terre ,est t »il normal que tres peut de gens on la plus grosse part du gâteau et la majorité des autres , les miettes ,tant de choses sont inutile ,suite bien tot

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    • cgn002 dit :

      la prochaine fois, surtout n oubliez pas de corriger une orthographe désastreuse!!!

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    • cgn002 dit :

      Merci. Pas mal, mais plutôt auto-culpabilisateur que critique.
      Dommage d’amalgamer l’attitude puérile des tenants d’une civilisation devenue irresponsable de par ses élites (qui effectivement jouent et entraînent les autres à la perte) et une autre frange plus mature des peuples qui a parfaitement conscience des dérives d’une humanité qui ne croit plus qu’en l’argent et en une vie faciles.

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  7. Gerard Bayon dit :

    Un petite vidéo de 2015 d’une conférence de Bill Gates après l’épidémie d’Ebola….!

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  8. Coucou dit :

    Bonjour à vous , nous avons le temps de lire avec le confinement, alors un petit tour avec Pierre De Chardin,

    Sa pensée
    Prêtre jésuite, géologue et  paléontologue, Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) a été avant tout un inlassable chercheur. Il est l’un des premiers à avoir proposé une synthèse évolutive de l’Histoire de l’Univers et de la Vie telle qu’elle nous est expliquée aujourd’hui par la communauté scientifique, et de l’avoir étendue à une dimension religieuse chrétienne.
    Sa vision du monde, présentée entre autre dans son ouvrage posthume « Le Phénomène Humain », est conçue autour du thème central de l’évolution : évolution comme montée de la complexité qui supporte la conscience avec l’hypothèse d’une convergence en un point ‘Oméga’, le Christ Universel ou Christ Cosmique de St Paul. Il a notamment développé le concept de « noosphère », enveloppe pensante de la Terre, et explicité le phénomène de planétisation en cours.
    Tout au long de sa carrière scientifique internationale il est resté en contact avec le Muséum National d’Histoire Naturelle qui accueille actuellement sa Fondation.
     
    Sa vision du monde 
    Teilhard porte sur la matière un regard nouveau. Darwin vient de présenter sa théorie : « … l’homme descendrait du singe !… ». L’Eglise, mais pas seulement elle, proteste ! Mais très vite, Teilhard comprend que l’évolution des espèces s’inscrit dans la réalité des découvertes en cours de l’anthropologie. A partir de là, à la place de la représentation ancienne du monde, qui était celle d’un monde figé où l’action de l’Homme, apparu d’un coup et ‘tout fait’ dans la nature, s’inscrivait de façon immuable entre les pôles du bien et du mal, il propose une représentation anthropologique nouvelle dégagée d’une vision du monde compris comme une montée de complexité et de conscience. La conscience émergeant progressivement des profondeurs de la matière au fur et à mesure qu’elle s’organise. Emergence procédant par création d’entités organiquement liées de plus en plus complexes et conscientes comme le montre la vie animale. Et cela jusqu’au niveau de l’humain. Mais cheminement opérant par grandes ruptures séparées par des phases d’évolution lente préparant ces sauts : saut de la Vie, puis saut de l’Homme, c’est-à-dire d’apparition d’une conscience réfléchie ou conscience de soi. L’Homme est la créature la plus complexe. Si l’Humanité n’est plus le centre du monde, depuis Galilée, elle en est le sommet de complexité – la flèche – qui vise Dieu, pas moins, au point ultime de la trajectoire du Monde. Ce point Oméga Ω, ne pouvant être que celui de la rencontre plénifiante attendue depuis les origines, Alpha α, par les entrailles du Monde. L’Homme n’est donc pas le fruit d’un hasard. Il est voulu pour sa conscience et son pouvoir d’action. Pour sa conscience réfléchie qui a maintenant les mains sur les leviers de l’évolution, donc en responsable; il est ainsi auto-évoluteur.
     
    Pour Teilhard l’enfance de l’humanité s’achève. Une ultra-humanité, unie, adulte et responsable, est en train d’éclore; et nous assistons, dans les difficultés de la mondialisation, à l’accouchement de cette noosphère, couche de pensée humaine unifiée entourant la Terre (Internet en serait un exemple). C’est « la mise à feu de l’étage suivant de la fusée  Evolution », qui précipite les évènements sous la poussée active de la conscience humaine.
     
    Religieusement, Teilhard s’inscrit dans la christologie cosmique de St Paul et St Jean («.. Je suis l’α et l’Ω..») qu’il traduit ainsi : « …le rédempteur n’a pu pénétrer l’étoffe du cosmos, s’infuser dans le sang de l’univers (phase α), qu’en se fondant d’abord dans la matière pour renaître ensuite (phase Ω)». Teilhard propose donc une lecture chrétienne modernisée de l’univers qui intègre la connaissance scientifique intime de la matière à la vision paulinienne du Corps du Christ Universel : un corps cosmique en phase de sublimation sous l’action transformatrice des énergies de l’amour. Il n’y a pas de place dans cette vision paulinienne de l’Incarnation pour un dualisme ( = séparation âme/corps des philosophes grecs où l’âme est créée spécialement par Dieu, tandis que le corps n’est qu’une forme de la matière, lieu de la souffrance et du mal) car pour Pierre Teilhard, il n’y a pas de corps possible séparée de l’âme, celle-ci en maintenant unies toutes les parties. De ce point de vue il est indéniable que Teilhard irrite encore chez les chrétiens des résidus de dualisme hérités des grecques et du modèle manichéen du mal identifié à la matière.
     
    Philosophiquement, Teilhard réduit le vieil antagonisme Esprit/matière dans une vision unifiée du réel : matière et esprit sont les deux faces d’un même réel : un Esprit-Matière.
     
     
    https://www.teilhard.fr/sa_pensee

    Cliquer pour accéder à presentation_t_en_a5.pdf

    https://www.teilhard.fr/sites/default/files/pdf/locutions_latines_tdc_oct_2017.

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  9. E Marquet dit :

    « Il y a deux sortes d’abus : ceux qui naissent de la logique d’un régime, et ceux qui naissent de son incohérence ». (Journal sans date de G Cesbron).
    Aujourd’hui, on ne peut bien entendu parler de logique d’un régime, mais d’une crise sanitaire qui débouche sur des pratiques autoritaires qui ne sont que le résultat d’une politique de santé en déshérence, d’une impréparation au plus haut sommet de l’Etat, d’une incohérence jupitérienne et d’une défaillance gouvernementale.
    « La démagogie est un mal bien français. Ce jeu sinistre, qui nous avilit et nous ruine, requiert d’un côté des menteurs, et, de l’autre, des dupes ». ( G.C. dans Huit paroles pour l’Eternité).
    On nous a menti, c’est certain : masques, tests, gels, respirateurs, capacité et préparation de nos hôpitaux…En sommes-nous dupes ? c’est moins sûr.
    Dupes ou pas, nous sommes assignés à domicile, seul moyen d’enrayer la propagation d’un virus qui se joue des frontières, du progressisme, et de la toute puissance de l’homme-dieu. Nous sommes tous traités « Comme un malade qui ne veut pas se soigner, il faut l’effrayer et lui faire violence » (G.C. dans On croît rêver).
    A la fin, il faut toujours payer la note.

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    • E Marquet, seul moyen, en est-on bien sûr? Et s’il y avait des masques, un traitement et des places en hôpital?
      MT

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    • E Marquet dit :

      MT,
      Le confinement est une bombe à retardement, mais en l’état quel autre moyen puisqu’il n’y a ni masques, ni traitement et une désorganisation totale.
      Si l’on en croit certains échos des cliniques privées se sont organisées. Elles ont le matériel, les soignants, et attendent les patients……qui pour certains sont accueillis en Allemagne et en Suisse ! .Nous rejouerait-on, même face à une urgence sanitaire, le coup de la lutte public-privé ?

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  10. there dit :

    Je pense que le confinement est le seul levier du gouvernement . C’est une tentative d’achat de temps. J’espère sincèrement pour tout le monde que les masques, etc., tests matos respiratoire seront arrivés d’ici la frappe du tsunami viral. J’ai une amie qui vit à LA , l’impréparation est rigoureusement la même. Nos gouvernants ont fait preuve d’une insouciance qui va s’avérer extrêmement risquée. Pour moi le risque le plus important est que la Chine (ou d’autres pays ) profitent de l embarras des US , gendarmes du monde pour pousser leurs pions , c’est pour moi le risque majeur que nous courrons. On aura de la chance si tout ce barnum ne se termine pas en cacahuète mondial .

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    • there, oui, les Américains ne sont pas fiers non plus semble-t-il.
      MT

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    • there dit :

      @MT ce virus dévoile une réalité que nous refusions de voir : le basculement de la puissance-croissance-vigueur de l ouest vers l’est. L’occident s’est endormi dans son confort et personne n’est à blâmer c’est la pente naturelle et largement encouragée par tous les acteurs en présence -et chacun d’entre nous-. Je suis allé à Pékin en 89 (juste après Tian-Anmen) j’ai alors pensé que jamais la Chine ne s’éveillerait , puis en 2000 à Shanghai : le choc , le même sans doute que les européens découvrant le nouveau monde au 19e. Il était clair pour moi que le monde avait changé de locomotive. La crise de ce virus le révèle crument. C’est ainsi , ce n’est pas grave .

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    • Coucou dit :

      Bonjour André L, Merci, sur le blog de R,Poujol, Bonne journée
      1 – ETTY HILLESUM
      (Son « confinement » dans l’anti chambre des camps de la mort où elle écrivit son œuvre n’a bien évidemment rien de comparable avec le nôtre. Mais son propos vaut aussi pour nous, aujourd’hui)
      « Avec toutes ces souffrances autour de soi, on en vient à avoir honte d’accorder tant d’importance à soi-même et à ses états d’âme. Mais il faut continuer à s’accorder de l’importance, rester son propre centre d’intérêt, tirer au clair ses rapports avec tous les événements de ce monde, ne fermer les yeux devant rien, il faut « s’expliquer » avec cette époque terrible et tâcher de trouver une réponse à toutes les questions de vie et de mort qu’elle vous pose. »
      Etty Hillesum, Une vie bouleversée
      – Le monde fait la queue à la porte d’une nouvelle guerre (G. Bernanos, Le Chemin de la Croix des Ames, novembre 1944).

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    • lugardon dit :

      Oui coucou j’ai repéré ce texte de BH. Je l’ai enregistré avec mon téléphone portable et envoyé à la radio locale où j’étais bénévole. Je n’y vais plus puisque nous sommes confinés.

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  11. Cordouan dit :

    Cher Maxime, la confiance est impossible envers les gens qui gouvernent la France et sont en charge de cette crise pour une simple raison qui touche à la question suivante : oui ou non le masque était il utile pour la population, autre que soignants et malades ? Pendant plusieurs semaines, chaque jour, le discours officiel, relayé par des médias serviles et /ou incultes à été de répondre non. Il y a une très forte probabilité pour que cette position n’ait eu qu’un seul motif : occulter le problème des stocks de masques…Or, en ce dimanche
    est annoncée la commande de dispositifs de tests et de masques, ce qui signifie la remise en cause de la stratégie initiale basée sur la « science » dixit M Macron. Personne, dans les médias, ne s’interroge sur ce revirement… ET alors que s’egrenent le nombre de morts au quotidien, personne ne songe à mettre en perspective ces chiffres au regard de la mortalité…. Le peuple, pas totalement idiot, même s’il n’est pas éclairé par la pensée progressiste et bourgeoise de la firme Macron, s’interroge sur ces revirements et silences. Hélas, malgré des efforts, la porte parole du gouvernement a bien du mal à convaincre tandis que les vétérans du système, comme l’inusable Alain Duhamel, peinent à accompagner efficacement la doxa jupiterienne…

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  12. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Exprimer vos doutes ici, est tout à votre honneur ! J’imagine que vous avez entendu notre ministre de la Santé qui nous a expliqué, ce midi, que tout a été fait pour le mieux concernant la pandémie. Et s’il a cité le professeur Delfraissy, président du CCNE, il n’a pas eu un mot pour le Pr. Raoult, qui pourtant défraie la chronique en ce moment.
    Quant à répondre à votre question, qui hante aussi beaucoup de Français : « Que savait-on vraiment et depuis combien de temps ? » il a esquivé disant que ce n’était pas le temps de la polémique.
    Ce Grand Jury LCI ne nous a rien appris de neuf et n’a pratiquement répondu à aucune question.

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    • Janus dit :

      D’autant plus que le Pr RAOULT fait partie du comité de scientifiques réunis pour conseiller le gouvernement : Il y aurait dans ce comité un anthropologue(sic), mais pas de pneumologue… Ce sont des crétins, des pitres, des escrocs et de probables assassins. Quant à leur faire confiance , que nenni !
      Les banlieues ne respectent pas le confinement, et vont donc être contaminées et j’imagine avec effroi les urgences lorsque le malade en détresse respiratoire sera accompagné par la smala hurlant au racisme si on ne peut s’occuper du malade à la minute, ça risque de décoiffer.
      10 000 policiers sont confinés parce qu’ils sont contaminés ou qu’ils ont été en contact avec un contaminé. On n’est pas capable de les doter de tests permettant de remettre au service actif ceux qui ne sont pas contaminés. La logistique n’est pas une spécialité française et sur le plan de l’organisation de crise et de la logistique de crise, tout est en train de foirer.
      J’ai honte d’être français, une honte qui m’étouffe plus surement que le coronavirus.
      Il faut que toutes les familles des personnes décédées portent plainte contre tous ces incapables;
      Le raisonnement de Trump est limpide : Si la chloroquine est efficace et sans danger aux doses préconisées par le Pr RAOULT, il n’y a aucune raison de ne pas tenter l’utilisation massive associée à l’antibiotique destinée à traiter les pneumopathies microbiennes. et on comptera les bouses à la fin de la foire, permettant aux autres traitements en cours de test d’arriver à maturité. On va faire un test sur 3900 malades en Europe : Pourquoi pas sur tous, puisque que s’il y a risque pris pour 3900 malades (risque limité à l’échec et rien d’autre, la chloroquine administrée en milieu hospitalier ne tuera, elle, personne), pourquoi pas sur 10 000 ou 20 000 ?
      Bref une logique à l’américaine que nos cartésiens au petit pied ne semblent pas comprendre. sans compter les haines inextinguibles entre les différents grands patrons des services d’infectiologie qui pérorent sur un tas de cadavres et ne semblent pas vouloir mettre leurs querelles de chapelle en sourdine.
      Quel triste pays qui explose aujourd’hui sous nos yeux de TOUS SES MAUX ancestraux. César doit bien se marrer dans sa tombe : 2000 ans après, les petits enfants de Vercingétorix n’ont pas changé d’un iota.

      Ce qui rassure un peu, c’est que le sauve qui peut est général : Les tchèques viennent de détourner une cargaison de masques et autres produits de santé adressés par la Chine aux italiens et ceci avec les encouragements des US qui, en pleine crise, n’oublient pas de tenter de contrer le soft power chinois. « Seigneur, protège moi de mes amis, pour mes ennemis, je m’en charge ».
      La solidarité européennes vient de se noyer dans un petit filet de gel hydroalcoolique et désormais il n’y a PLUS AUCUNE RAISON d’adhérer à cette sinistre connerie qu’est l’Union Européenne. Si les italiens sont lucides, c’est la décision qu’ils prendront au sortir de la crise.

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    • IRIS dit :

      Janus,
      En m’abstenant de tout commentaire !
      Jérôme Salomon salue l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg
      « La résistance, c’est aussi la solidarité : je voudrais remercier le Luxembourg, la Suisse et l’Allemagne qui vous accueillir des malades du Grand Est », a déclaré le professeur Jérôme Salomon dans son point presse. Le directeur général de la Santé a précisé que 13 malades avait été transférés vers la Sarre (Allemagne), 2 vers Fribourg (Suisse) et 7 vers le Luxembourg. Soit un total de 22 malades transférés vers des pays européens voisins.
      Sur le Figaro.

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    • Et toujours avec son exaspérant petit ssseveu sur la langue…
      MT

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  13. cgn002 dit :

    Pour faire simple :
    – Le problème de chaque pays c est la contagiosite d’un virus qui ne dispose pas de ralentisseur médical (on se retrouve aux siècles passés où les épidémies étaient dévastatrices);
    – Le problème de chaque pays c est qu’aucun n a pu anticiper la mise en place de moyens à la hauteur de la contagiosite;
    – la loi exponentielle de la propagation du virus nécessite une mobilisation de même intensité, donc pour l instant intenable (hormis l arrêt des contacts entre humains)
    – il est évident que la mise en place de tout ralentisseur doit être la priorité absolue;
    – le comportement des gouvernants sera la clef du règlement des crises sanitaire, économique, sociale et peut être diplomatique (tensions internationales inéluctables);
    – l’absence de respect des barrières inter humaines fera (au niveau planétaire) un massacre faute de ralentisseur autre (vaccin, anti-virus, etc)

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    • cgn0002, et quelle leçon va-t-on tirer de cette épidémie?
      MT

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    • cgn002 dit :

      @MT
      La réponse mérite des développements sans fin…
      Une partie de la leçon est donnée par la nécessité d écouter nos meilleurs scientifiques comme Bill Gates.
      En effet certains scientifiques (meme non chercheurs) disposent d une dimension humaniste, du moins en ont des capacités.
      Hélas la plupart des politiciens de la planète écartent bien volontiers les considérations scientifiques, pour eux nul n est besoin de rechercher La vérité, il est essentiellement question de la tordre,… et dans quels desseins ? ? ?
      Tout s’est trouvé dans la fuite globalisée des valeurs .
      La minorité capable de comprendre et responsable, se heurte à une majorité écrasante de bêtise et d irresponsabilité généralisées, y compris dans les rangs de nos politiciens, désormais.
      Les considérations politico-politiciennes depuis 40 ans en France sont à l image d’une dérive planétaire de perte de valeur, d’oubli de la sacralité de la vie, de l’humanité et de la nature dont nous sommes issus, et avec laquelle nous formons un tout, totalement imbriqués.
      Tous les paramètres pour tomber dans un tout autre paradigme planétaire…
      Le virus aura été peut être le catalyseur (j espère me tromper…).

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  14. Janus dit :

    On a beaucoup parlé des bobos parisiens : un témoignage intéressant d’un policier parisien sur deux catégories d’habitants de la France : les beaux quartiers et les quartiers perdus de la république : https://www.bvoltaire.fr/un-policier-il-y-a-des-problemes-avec-deux-categories-des-jeunes-aises-et-surtout-des-jeunes-des-cites-qui-sont-dans-une-opposition-frontale/

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    • janus, le parallèle me paraît un peu artificiel, je pense qu’il est quand même beaucoup plus difficile de faire respecter le confinement dans les quartiers perdus que chez les bobos froussards…
      MT

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  15. Olivier Seutet dit :

    La caractéristique d’un chef est de garder son calme et de savoir agir au moment opportun. Comme le disait Foch à la veille de la bataille de la Marne : « mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j’attaque ! L’autre force d’un chef est de ne pas hésiter à remplacer les incapables : Foch avait proposé de fusiller Pétain au printemps 1918 pour défaitisme devant l’ennemi, Clémenceau a hésité avant d’y renoncer.
    Autres temps, autres mœurs : Agnès Buzyn est lancée dans la course à la mairie de Paris au lieu d’être mise en garde à vue pour gestion déplorable des commandes de masques de protection et mise en danger de la vie d’autrui ; le maréchal Macron préfère piétiner les libertés fondamentales (droit de se déplacer), prendre des mesures absurdes comme le confinement de gens sains et mettre à plat toute notre économie plutôt qu’essayer de comprendre les leçons des stratégies menées en Corée, à Taiwan, à Singapour.
    Il ne peut y avoir d’union nationale autour d’un freluquet qui épisode, après épisode, conduit le pays à l’abime : gilets jaunes non maîtrisés et récompensés pour leurs exactions, réforme des retraites impréparée et rejetée par tous, et maintenant atmosphère de panique généralisée dans tout le pays. Il se fait relayer par des médias moralisant qui croient être dans le service public en répétant que c’est de l’incivisme de se promener tout seul en forêt ou sur la plage ! La seule guerre à mener est de neutraliser au plus vite ce gouvernement. La seule urgence est de changer de stratégie. Le problème est de savoir comment faire : trouver un sous-secrétaire d’état à la guerre qui relève le défi ?

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