Sur le naufrage de la vie politique française à la veille des municipales et les leçons à en tirer

Si les partisans LR sont nostalgiques du sarkozysme, ils apparaissent également proches de certaines valeurs portées par le fillonnisme. Or aucune de ces tendances politique n’est représentée aujourd’hui dans ligne actuelle du parti. Comment explique ce paradoxe?

 Le sarkozisme me semble se caractériser par un discours de fermeté sur l’autorité de l’Etat et le fillonisme par le libéralisme économique. La priorité de la direction actuelle du mouvement LR ne semble pas être à la définition d’une ligne ou d’un projet. D’ailleurs, à la veille des municipales, on peut penser que les instances dirigeantes de LR sont tout normalement plus préoccupées par des questions d’arbitrage et de fonctionnement interne que par la définition d’une ligne générale. Par la suite, que va-t-il se passer ? Il est à craindre que LR soit emporté dans un phénomène plus général d’affaiblissement des partis politiques classiques. La vraie question : les partis peuvent-ils jouer un autre rôle que celui de tremplin électoral? Ont-ils encore une mission, fondamentale en démocratie, d’exprimer les attentes du pays, de relais entre le peuple et les institutions, et de les traduire en projet politique ? Leur déclin et celui de LR en particulier, est sans doute lié à l’affaiblissement du Parlement et plus largement, de la démocratie française.

– Les luttes de clans basées sur des questions de charisme ne sont-elles pas un frein à la reconstruction d’un parti capable de présenter une alternative crédible au macronisme?

 Il me semble que la politique française dans son ensemble connaît une profonde dérive et dénaturation. En principe, le fondement de toute politique devrait être le projet de société qui s’incarne dans une ou plusieurs personnalités chargées par l’électorat de le mettre en œuvre. La personnalité n’est rien d’autre, dans une authentique démocratie, que l’outil d’accomplissement d’un choix collectif. Elle n’est pas une fin en soi. Des personnages comme Poincaré, Blum de Gaulle, Pompidou se considèrent comme au service d’une cause, la nation. La confiance est le lien qui devrait unir le peuple à ses représentants. Quand celle-ci est rompue, le responsable politique se retire et disparaît. La vie politique actuelle n’a plus rien à voir avec cela. Désormais, la politique sombre dans l’idolâtrie : la vanité devient la fin en soi. Le spectacle a pris la place du débat d’idées ; la séduction celle de la confiance ; l’obsession narcissique celle de la nation ; et les gourous celle des hommes d’Etat. Si l’avenir de LR devait se résumer à choisir entre trois ou quatre marques de savonnettes, sans contenu, sans projet pour la nation il est à craindre que les Français préfèrent l’original, le macronisme à ses copies.

– En refusant d’écouter les attentes des sympathisants, et en cédant à la personnalité du candidat plutôt qu’à son programme, les dirigeants LR ne risquent-ils pas de voir leur base se dissoudre totalement?

 C’est bien le risque : celui de la disparition totale de LR et d’ailleurs, des autres partis politiques à l’exception de ceux dont l’existence est vouée à la prosternation devant une idole. La vie politique se limitera à une affaire de courtisanerie et l’éblouissement devant un gourou. La déconnexion entre le peuple et la classe dirigeante ne cessera de s’aggraver. Le pays continuera à s’enfoncer dans les profondeurs de son naufrage – la dette publique, la violence, l’exclusion, la haine, l’effondrement scolaire, l’incapacité à maîtriser les frontières – tandis qu’en surface, les grimaces et les psychodrames continueront à l’enfumer. Mais justement, dans ce climat délétère, une formation politique comme LR pourrait tenter d’offrir un contre-modèle, montrer que la vie politique peut être autre chose qu’un grand cirque mégalomane. Il faudrait pour cela placer au premier rang de ses priorité la réconciliation entre la nation et sa représentation politique, refonder la démocratie française dans ses profondeurs. Avec un message : les politiques ne sont pas des gourous et la politique n’est pas une affaire d’idolâtrie ni de roitelets narcissiques. Les politiques ne sont rien d’autre que les humbles serviteurs de la nation, au service, le temps nécessaire, de son redressement.

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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16 commentaires pour Sur le naufrage de la vie politique française à la veille des municipales et les leçons à en tirer

  1. Michel Fremondiere dit :

    beaucoup de politiciens ,mange a plusieurs râtelier,, ,et c’est cela notre drame ,voyez Bertrand , pour se faire élire ,il se colle avec la gauche, sois disant pour empêcher le FN de prendre le pouvoir, NON , il voulait ce poste part tout les moyens ,

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  2. Bayard dit :

    On parle beaucoup de l’énormité de la dette, sans pour autant dire où elle est passée. L’argent emprunté n’a pas disparu et il serait intéressant de savoir où il est. Cela ne doit pas être difficile puisque c’est une question de comptabilité.

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    • Citoyen dit :

      C’est très simple ! … Il est dans le patrimoine de ceux qui ont vécu en parasite toute leur existence sur le dos des contribuables … Un exemple typique et cocasse, en est le merluchon, dont on sait qu’il fait partie des 1% les plus riches (avec l’argent des autres) … ce qui pourrait paraitre comique, vu de loin …
      Et pour rajouter une belle couche de drôlerie, c’est le genre de personnage (avec sa coterie) qui est des plus actif pour clamer que le pays ne doit pas rembourser la dette !!… Comme on le comprend …
      Vu de son promontoire, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi …

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  3. carlo dit :

    « ll est à craindre que LR soit emporté dans un phénomène plus général d’affaiblissement des partis politiques »
    Le problème de LR est que la ligne politique d’une partie de ses dirigeants actuels ou passés (Alain Juppé, Valérie Pécresse, Christian Estrosi) n’est autre que celle du gouvernement.
    Dès lors, il est en effet prévisible « que les Français préfère[ro]nt l’original, le macronisme, à ses copies. »
    Imaginons quelques instants que le futur programme de LR repose sur les idées suivantes :
    1) « La suppression du statut de fonctionnaire est plus que souhaitable, elle est indispensable »
    2) « la reconstruction d’après-guerre est terminée depuis longtemps »
    3) « nous sommes dans un monde qui bouge sans cesse, et de plus en plus vite »
    4) « tant pis pour les réacs enfermés dans le passé »
    Qui ne voit que c’est très précisément ce que pense EM et que tous ceux qui partagent cette vision ne peuvent pas, s’ils sont un tant soit peu logiques, ne pas souhaiter sa réélection en 2022 ?

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    • pabizou dit :

      Je vois à votre conclusion que l’on ne peut faire boire un âne qui n’a pas soif . C’est d’autant plus regrettable qu’il n’y a sans doute pas autant de différences entre ce que nous voudrions tous les deux pour ce pays et que le plus gros probléme est votre vision erronée de ce qu’est réellement le liberalisme qui parait être pour vous l’épouvantail absolu . C’est quelque chose de compréhensible venant de la part de quelqu’un vivant de l’étatisme ou d’un marxiste ou autre anti-capitaliste mais venant de quelqu’un qui voudrait voir l’union des droites j’avoue que ça me laisse perplexe . Vous devriez passer quelques jours en Suisse et regarder de prés, ça vous permettrait peut-être de voir le résultat d’une politique libérale . Pour ma part, je me satisferais de leur résultats en France, d’autant que c’est un pays qui posséde de très nombreux atouts, plus que beaucoup d’autres pays et que les politiques imbéciles des 50 dernières années et l’irresponsabilité généralisée à laquelle elles ont débouchées sont sans doute notre principal problème actuellement . Si je pense indispensable la disparition du statut de fonctionnaire, à l’exclusion du régalien, ce n’est certainement pas par détestation des fonctionnaires mais parce que aujourd’hui les régimes spéciaux n’ont plus de raisons d’être et que la mise en concurrence des services publics est la meilleure solution pour les améliorer sans en faire exploser les coùts . Par ma part je me moque de savoir si mon courrier est porté par un agent public ou privé, la seule chose qui a de l’importance est qu’il arrive dans les délais . Je me fiche complétement que mon assurance santé soit public ou privé, d’autant que si vous vous renseignez vous vous apercevrez qu’une assurance santé privée est bien moins chère que la sacro-sainte sécurité sociale et ne nécessite, selon le contrat, pas de complémentaire le remboursement étant au 1er euro . Mais, bien sûr les syndicats ne participent pas à la gestion paritaire des assurances privées et je dois avouer que les virer de ce qui ne les concerne pas ne me tirerait pas de larme . Je pourrais continuer longtemps comme ça et parler des hôpitaux publics , de l’enseignement et de beaucoup d’autres choses que l’étatisme a pourri ou dénaturé en les transformant en « fromage de la République » qui aujourd’hui sont devenus des appeaux à rats, et les rats ça se reproduit très vite… malheureusement aux frais de tous et au détriment de chacun

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  4. BONGAS dit :

    Tout à fait juste : il n’y a rien à espérer du côté (ou ex partis) constitués. Il nous faut donc chercher ailleurs.
    Je suggère le site http://www.mouvance-france.org qui présente des propositions (cf les onglets en haut de page) susceptibles de nous redonner un espoir.
    Cordialement
    François

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    • cgn002 dit :

      Message fort pertinent de Pabizou.
      On souhaiterait une réponse de MT.
      Personnellement, j’ai toujours pensé que la vraie question de la bonne santé d’une nation résidait dans un judicieux équilibre entre le rôle de l ‘ État (Gestion indispensable des peuples) et celui (libéral, mais raisonnablement réglementé) de la société civile.
      A part quelques rares exceptions sur la planète (US,…) les états sont devenus obèses, tout en devant survivre dans un monde (NEO libéral ET non régulé) où émergent les super puissances (mécaniquement bien plus dynamiques) des super trusts mondiaux.
      La psychologie humaine (individuelle et collective) actuelle n’a plus la capacité de vraiment conscientiser et maitriser cette évolution et cette dérive néo libérale de l’humanité, aveuglée par le triomphe de l’inversion des valeurs (au bénéfice du consumérisme pour les uns et de l’accumulation financière pour les autres).
      A une échelle plus modeste, il est pour moi évident que c’ est la puissance publique (y compris et surtout française) imbue de ses prérogatives (non véritablement démocratiques, ni reponsables) qui est en train de parachever toutes les conditions pour détruire le lien vital entre la société civile et sa gouvernance.

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  5. E Marquet dit :

    La création de l’UMP, réunion de la droite et du centre a démembré la droite. Le centre a colonisé la droite entrainant son déracinement vis à vis de l’histoire. La droite est éparpillée dans différentes forces politiques qui ne feront jamais alliance. L’union des droites est impossible, par contre on pourrait espérer une unité de la droite classique. Pour la réaliser il y a beaucoup d’ego à dépasser, mais elle est indispensable pour résister au système actuel.

    Le système tyrannique plus que dictatorial qui s’est mis en place sous EM qui n’est pas seul responsable de la situation, est très bien décrit par G Bernard, historien du droit et politologue, spécialiste de l’histoire des institutions françaises et des idées politiques et juridiques. Lors d’une conférence, il le décrit ainsi :

    « Un régime oligarchique corrompu, au sens aristotélicien, qui détourne le pouvoir de sa finalité qui est la défense du corps social.

    Notion de post-démocratie : malgré des élections, les décisions ne sont pas prises par le corps politique ou par ses représentants, mais par des institutions supra-nationales en concertation avec des entreprises transnationales qui sont à l’évidence a-nationales.
    Notion de gouvernance qui remplace la notion de gouvernement.
    Un gouvernement s’appuie sur des choix politiques en établissant un diagnostique de la situation, en inventoriant les solutions et en faisant des choix au regard de la morale, de la philosophie, de l’expérience historique.

    La gouvernance qui remplace la notion de gouvernement prétend supprimer les choix politiques au nom du fait qu’il y aurait une seule solution technique et scientifique qui s’imposerait. Seule la solution dégagée, par la compétence scientifique serait une solution acceptable parce qu’elle est efficace, tandis que toutes les autres seraient à mettre au rencard.
    Ces notions de post-démocratie et de gouvernance contribuent à détourner le pouvoir de sa finalité de défense du bien commun, du peuple, dont le pouvoir est supposé diriger le destin. C’est la négation du peuple.
    Il faut être ouverts et non pas fermés et se laisser guider par ceux qui ont la lumière !

    L’aspect oligarchique. Oligarchie, et non aristocratie.
    Les élites sont normalement issues du peuple et sont supposées être ce qu’il y a de meilleur dans le peuple.
    Nos élites actuelles se sont désolidarisées des peuples. Elles renient leur appartenance culturelle et politique (élites mondialisées), elles se replient idéologiquement (multiculturalisme, transhumanisme …), elles se replient territorialement (ghettos dorés des grandes métropoles contre périphérie). Ce sont de fausses élites, entièrement déracinées, peut être techniquement bonnes, mais nulles en histoire, nulles en philosophie. Ces individus défendent leurs intérêts de classe et non pas le bien commun. Au lieu d’envisager de se sacrifier, ce qui est le rôle des élites, d’être les meilleurs, les plus vertueux, les plus adonnés au bien commun pour le peuple en fait ils renient le peuple.
    C’est la combinaison d’un pouvoir central tyrannique autour d’une oligarchie qui le soutient et qui bénéficie de ses largesses.

    Ce n’est pas un totalitarisme officiel avec un état directement tout puissant, avec un parti unique, encore que la grande coalition macronienne en prenne la forme, c’est un totalitarisme mou.
    Nous retrouvons le concept clé dégagé par Hannah Arendt dans la délimitation de ce qu’elle appelle le totalitarisme, c’est à dire la désolation.
    Les populations sont en perte de repères à cause du multiculturalisme – déracinement des uns et non-assimilation des autres. Perte de repères d’une grande partie du peuple qui, malheureusement, est extrêmement influençable, concept même qui est au coeur du totalitarisme d’ H. A. c’est à dire la désolation.
    Un deuxième élément est :
    • l’atomisation des corps sociaux qui ne trouvent leur unité et leur survie que grâce à l’intervention de la puissance publique qui distribue des prestations financières aux individus (providentialisme) qui reconnaît des droits à des groupes sociaux (forme de communautarisme).
    • la chosification et la marchandisation de l’être humain (loi de bioéthique, expérimentation sur les embryons, droit à l’enfant ….
    • prétention de la puissance publique à intervenir dans tous les domaines (réécriture de l’histoire, redéfinition de la nature humaine). Se pose la question : est-il légitime que la puissance publique légifère sur ces questions ? Certaines relèvent de la morale, de la coutume, mais en aucune manière de la puissance publique.
    A partir du moment où aujourd’hui on part du principe que n’importe quoi est de la compétence du législateur, nous sommes potentiellement dans une société où Leviathan peut nous imposer à peu près n’importe quoi.

    Il y a une doxa officielle qui se prémunit de la concurrence, par exemple en évinçant de la sphère publique la question religieuse et évidemment impose sa propre doctrine, ses propres dogmes : les fameuses valeurs républicaines.
    Surveillance idéologique diffuse mais bien réelle et qui commence avec l’endoctrinement scolaire.

    Caractéristique de ce totalitarisme mou qui est en train de se mettre en place, est la réduction de l’espace des libertés et en particulier de la liberté de penser, d’abord par les médias, non pas composés par des gens malintentionnés, mais tout simplement formatés, comme les autres, et qui poussent, sélectionnent et hiérarchisent les informations de la même manière. Ils ne cherchent pas à manipuler , mais en revanche, de fait, ils cachent une partie de la réalité. Enfin, les lobbies communautaristes qui délimitent ce qu’il est permis de penser en raison de leurs propres intérêts.
    La liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin et l’Etat y trouve son compte.
    Ce n’est pas un totalitarisme d’ Etat, mais diffus, utilisé par l’Etat.

    En conclusion, nous sommes face à un pouvoir central corrompu au sens aristotélicien qui s’appuie et qui bénéficie à une oligarchie qui est une fausse élite parce qu’elle n’est pas issue du peuple et qu’elle ne sert pas le peuple et n’est pas prête à se sacrifier pour le peuple.
    Nous sommes en face d’une nouvelle forme de lutte des classes, concept né chez François Guizot, libéral qui opposait les productifs (ouvriers et patron) aux improductifs (armée et clergé), concept repris par Marx, qui remercie Guizot d’avoir inventé ce concept, pour opposer les prolétaires et les bourgeois.

    Une société qui ne fonctionne plus comme un organisme social, malheureusement connaît la lutte des classes et donc en effet, devant une nouvelle lutte des classes qui opposent ceux qui sont soumis à l’insécurité matérielle ou physique, économique ou sociale, culturelle et morale, à ceux qui profitent de cette insécurité, les élites mondialisées, ou ceux qui contribuent à créer cette insécurité, l’immigration non assimilée.

    Toutefois, tout ce qui s’oppose à Macron, n’est pas forcément souhaitable. Il y a des alliances contre-nature dans lesquelles nous n’avons pas intérêt à entrer, car nous sommes les défenseurs de l’ordre naturel des choses ».

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  6. cgn002 dit :

    Le message invoqué dans votre dernier paragraphe est bien celui qui est légitimement attendu par chaque citoyen.
    Mais depuis 40 ans le message se résume aux seuls mots et au seul ton qui les accompagne…
    La dictature de la communication ainsi ressentie est bien à l image d une classe dirigeante profondément irresponsable, étriquée dans un espace qui se limite aux plaisirs narcissiques du pouvoir et le désir de durer.

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  7. Citoyen dit :

     » Le sarkozisme me semble se caractériser par un discours de fermeté sur l’autorité de l’Etat …  » …. qui s’est traduit en fait (contrairement à ce qui était attendu par ceux qui lui avaient donné sa chance), par le racket à 90 des automobilistes, en lieu et place de l’autorité annoncée …. Ce qui a eu pour conséquence naturelle, en 2012, de le renvoyer à ses études, pour lui donner à méditer sur la fonction politique ….
    Ceci confirme, qu’il ne faudrait pas laisser la bride sur le cou aux politiques … Dans ce cas, le mandat impératif serait la solution aux dérives.

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  8. pabizou dit :

     » réconcilier la nation et sa représentation  » « refonder la democratie » . N’aurait-il pas mieux valu éviter de trahir les 2 au lieu d’essayer de recoller les morceaux aujourd’hui? Aucun politicien, de quelque parti que ce soit, ne mérite plus la moindre confiance et ils peuvent toujours pleurnicher tant qu’ils le voudront ce n’est pas prêt de changer . A trop tirer sur la corde elle casse . La caste des parasites a oublié un détail, le  » plus c’est gros plus ça passe » n’est plus vrai aujourd’hui . Le moment ou les français ne voudront plus de politiciens professionnels se rapproche .

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  9. lugardon dit :

    Une démocratie pour bien fonctionner a besoin d’êtres humains vertueux. Mais à part quelques heureux élus les êtres humains ne naissent pas tous vertueux. Ils le deviennent en travaillant sur eux-mêmes pour non pas vivre mieux mais pour vivre meilleurs.

    Une démocratie pour bien fonctionner a besoin d’êtres humains qui ont une noblesse d’ âme, une grandeur d’âme, une force d’âme. C’est un mot que notre époque a chassé de son vocabulaire de tous les jours parce qu’il renvoie à la religion, à la monarchie et qu’il faut donc à tout prix l’effacer des esprits et des coeurs d’aujourd’hui.

    Et nous finissons par nous retrouver trop souvent dans un monde sans âme, sans idéal.

    Mais « La beauté sauvera le monde ». (Dostoïevski,)

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  10. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Les élections municipales (en dehors de la trentaine de très grandes villes) n’obéissent pas aux mêmes règles que les autres élections à caractère plus politique.
    Dans quelques semaines nous choisirons une équipe et une tête de liste soit, sur la base d’un bilan local plus facile à cerner pour la majorité des Français, soit, sur des projets concrets qui impactent leur vie du quotidien. L’aspect politique de cette élection me semble être plutôt placé au second rôle pour l’immense majorité des communes.
    Celles et ceux qui commenteront cette élection sur le plan politique devront donc se montrer très prudents sur l’interprétation des résultats.
    En revanche, les résultats des très grandes villes (> 150.000 habitants soit +10/12 % de la population française) pourront être un indicateur important sur l’état des partis politiques et sur leur ressenti par la population, notamment sur l’abstention et les votes blancs).
    Faute d’idées nouvelles, de projets ambitieux et en raison des nombreux conflits d’égo interne, je crains que nos vieux partis politiques fassent une nouvelle fois les frais d’opération de dégagisme et de désintérêt massif.
    Il y aura certainement un vote rejet de la politique actuelle et de celles et ceux qui la représentent, de plus en plus mal supportés par une majorité de nos concitoyens mais je crains qu’il ne profite pas du tout aux autres partis politiques qui se continuent de se dévaluer en permanence.
    Peut-être en réaction à l’actualité actuelle et au ras le bol généralisé de nos politiciens, il est possible de croire à une poussée du vote « écolo » mais sans réelle adhésion à cette doctrine bien mal représentée par une clique de mégalos sans vrai projet intelligent.

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  11. Annick Danjou dit :

    E Philippe de présente tête de liste au Havre, ces gens là mangent à tous les râteliers et ça donne la nausée !

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    • Citoyen dit :

       » En même temps  » (comme dirait l’autre) ça sent le sauve qui peut !
      Matignon doit avoir un horizon bouché … Qui incite à chercher des prébendes ailleurs …
      Sauf qu’il semble que le temps est bien couvert, pour faire un parachutage sur le havre … les havrais ont déjà gouté au produit … ils n’en ont pas un souvenir impérissable …

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