Le pourrissement de la honte

En ce 9 janvier de mobilisation, le conflit social atteint son 36ème jour, tous les records historiques sont pulvérisés. Mais derrière les jours qui passent, il y a la galère depuis plus d’un mois: des commerçants ruinés, des jeunes qui ne peuvent pas se rendre au cours ou aux examens, des salariés privés de leur gagne-pain, et des centaines de milliers de gens qui s’entassent sur les quais des transports en commun se battent pour monter dans un train ou un bus, et suffoquent littéralement, à pleurer, pendant un transport interminable. Les victimes sont de la France d’en bas, celle qui n’a pas les moyens de rouler en taxi ou avec une voiture de fonction. Les victimes sont de la France qui se lève tôt pour aller au travail. Un pouvoir politique, déconnecté du monde, enfermé dans sa bulle qui laisse délibérément et indéfiniment perdurer cette situation, jouant le pourrissement au prix de la souffrance d’une partie de ses compatriotes est profondément indigne. Les syndicats sont ce qu’ils sont. Mais ils sont élus pour la défense d’intérêts catégoriels, et non pour le bien commun de leurs compatriotes. Tandis qu’un pouvoir politique, lui, a pour première mission d’assurer la sécurité et le bien-être de la population. Nous atteignons les sommets du nihilisme narcissique: cette réforme des retraites est purement idéologique et électoraliste. Pour faire croire au « nouveau monde » et à la « transformation de la France », à « l’universalité », et au nivellement égalitaire, ils ont joué sur le mythe de la « table rase », l’idée invraisemblable de fondre 42 statuts spéciaux en un seul « régime à points ». Mais d’ores et déjà, comme ils cèdent au fur et à mesure des menaces, il est acquis que les policiers, les gendarmes, les juges, les pilotes, les enseignants, les acteurs, les cheminots, etc. garderont un régime particulier. Le but désormais n’est pas de sauver la réforme pour le bien commun, une réforme déjà morte,  mais de sauver la propagande, l’illusion de la « transformation de la France ». Nombre d’instituts de sondage et de médias radio-télé collaborent lâchement à cette manipulation en faisant semblant de ne pas la voir.  Et beaucoup d’imbéciles plus ou moins venus « de droite », environ la moitié de son électorat, suivent comme le troupeau bêlant et béat devant cette supposée manifestation de fermeté qui ne manifeste rien d’autre que la déconnexion, l’indifférence et le nihilisme narcissique, sans autre horizon que les prochaines échéances électorales. Bref, le syndrome du bunker. Nausée, écœurement et dégoût infini. De tout cœur, en pensant aux jeunes, aux femmes et aux hommes naufragés de la galère, à tous ces pauvres gens, les miens, qui galèrent depuis 36 jours, en pensant aussi aux salauds et aux crétins qui s’en foutent,  je souhaite que cela se paye d’une manière ou d’une autre. Et chèrement.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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63 commentaires pour Le pourrissement de la honte

  1. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Plus de deux ans d’étude et pas une seule étude d’impact ni aucun chiffrage des conséquences liées à ce projet de réforme. Si ce n’est pas de l’amateurisme, alors c’est quoi ?
    Tout le monde a maintenant bien compris que l’on veut supprimer les régimes spéciaux et les remplacer par des régimes spécifiques. Les syndicats ont déjà obtenu une belle victoire en obligeant le gouvernement à mettre en place la quasi clause du grand père pour la suppression de tous les régimes spéciaux, tout cela pour çà, dont acte. Et pourtant, E. Macron avait dit qu’il était hors de question de recréer des régimes différents du régime général…
    Pour le reste de la réforme le gouvernement joue une partie de poker-menteur dont le seul objectif, que tout le monde a maintenant parfaitement compris, est de faire baisser le niveau des pensions (calcul sur la carrière entière y compris les périodes de travail partiel, chômage etc.) et de faire également plaisir à Bruxelles.
    La seule solution pour le gouvernement c’est de se débarrasser le plus vite possible des syndicats en faisant voter dardar par ses godillots ce projet de réforme, passer à autre chose et tant pis pour la démocratie à nouveau bafouée.
    Aujourd’hui le Président du Sénat demande que l’on attende les conclusions de la négociation sur le financement avant de soumettre ce projet de loi au Parlement…G. Larcher / L. Berger : même combat.
    En fait tout cela n’est une nouvelle fois qu’un immense gâchis qui ne va pas régler grand chose, plomber la dette de la France après les 17 Milliards € des gilets jaunes , et radicaliser les Français contre cette équipe de politiciens incompétents et incapables de préparer et gérer LE projet phare du quinquennat.
    J’en arrive donc à la même conclusion que vous en souhaitant que tous ces politiciens payent très cher et très vite leur veulerie et leur impéritie.

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    • IRIS dit :

      Gérard Bayon
       »Aujourd’hui le Président du Sénat demande que l’on attende les conclusions de la négociation sur le financement avant de soumettre ce projet de loi au Parlement »…
      C’est bien la moindre des chose ! A ce jour le projet n’est pas financé ce qui signifie que l’on ne sait pas où l’on va…

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    • carlo dit :

      @ Gerard Bayon
      « Tout le monde a maintenant bien compris que l’on veut supprimer les régimes spéciaux et les remplacer par des régimes spécifiques.  »
      Ce n’était pas le projet de départ d’EM, mais il ne peut en effet plus faire autrement désormais.
      « Le seul objectif, que tout le monde a maintenant parfaitement compris, est de faire baisser le niveau des pensions (calcul sur la carrière entière y compris les périodes de travail partiel, chômage etc.) et de faire également plaisir à Bruxelles. »
      Absolument. Il est toutefois regrettable que tout le monde ne l’ait pas compris plus tôt.
      « Aujourd’hui le Président du Sénat demande que l’on attende les conclusions de la négociation sur le financement avant de soumettre ce projet de loi au Parlement… »
      Cela semble plus sage. Comment peut-on débattre d’un tel projet sans savoir ce qu’il coûtera, notamment du fait des exceptions et autres compensations que le gouvernement a bien dû accepter, non pas simplemrnt sous la pression des syndicats, mais aussi pour des raisons évidentes de justice ?
      « En fait tout cela n’est une nouvelle fois qu’un immense gâchis qui ne va pas régler grand chose »
      …et qui va même aggraver la situation. Bravo à l’apprenti sorcier que nous avons élu !

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  2. carlo dit :

    « Le but désormais n’est pas de sauver la réforme pour le bien commun, une réforme déjà morte »
    Pour ma part, je ne crois pas que cette réforme soit morte. Si tel était le cas, comment expliquer la poursuite de la mobilisation ?
    Et comment expliquer que beaucoup de personnes « plus ou moins venu[e]s « de droite », environ la moitié de son électorat, suivent comme le troupeau bêlant et béat « ?
    Il semble difficile de considérer que ceux-là sont tous des « imbéciles » et qu’ils se trompent sur la portée réelle de la politique d’EM.
    Cette réforme est d’inspiration libérale. Elle prépare à l’évidence le passage à terme à un système de retraites par capitalisation, comme la transformation de la SNCF prépare sa privatisation. Quant à la notion d’âge pivot, elle permet de faire reculer l’âge de départ à la retraite, comme l’ont fait les précédents gouvernements, suivant en cela les recommandations de la Commission européenne qui est obsédée par la baisse du coût du travail.
    Qui ne voit, en effet, que le fait de maintenir plus longtemps les salariés sur le marché du travail permet non seulement d’équilibrer à leur détriment le système des retraites, mais aussi d’accroître la concurrence entre les travailleurs et, in fine, de moins bien les rémunérer ?
    EM n’en fait-il pas assez ou en fait-il trop ?
    Se contente-t-il d’en donner l’ »illusion » ou cherche-t-il réellement à transformer notre pays à son idée, en détruisant ce à quoi nous sommes nombreux à être légitimement attachés (notre modèle social, le service public, le paritaisme, le bac, notre système de retraites…).
    J’opterais pour ma part sans hésiter pour la 2ème solution.

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    • Carlo, au début cette réforme avait un but de nivellement et d’uniformisation; le projet de base est totalement délabré et va continuer à se délabrer…
      MT

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    • carlo dit :

      @ Maxime Tandonnet
      « Le projet de base est totalement délabré et va continuer à se délabrer… »
      Bien sûr, Monsieur Tandonnet, et cette réforme, ainsi dénaturée, risque de coûter plus cher au pays que le système actuel.
      Mais le projet de base (retraite par points) était-il bon ?
      Inversement, les exceptions déjà acceptées par le gouvernement pour les policiers ou les militaires ne sont-elles pas justes ? De même, des mesures en faveur des enseignants ne seraient-elles pas justes aussi étant donné que le montant de leurs retraites devrait baisser puisque, à la différence des autres fonctionnaires, ils ont peu de primes ?
      Dans la mesure où toutes ces exceptions et autres compensations ne font que corriger, imparfaitement d’ailleurs, les défauts nombreux du nouveau système, n’est-ce pas celui-ci, plutôt que les reculades inévitables du gouvernement, qu’il faut critiquer ?

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    • Carlo, je vous dirais, les deux: le projet initial est mauvais, dénaturé par les reculades, il est tout aussi mauvais et la crise actuelle qu’il a déclenchée est désastreuses MT

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  3. jfbonnin dit :

     » …je souhaite que cela se paye d’une manière ou d’une autre. Et chèrement. »
    Moi aussi.

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  4. Annick Danjou dit :

    Au risque de déplaire à Mr Marchenoir, obligeons les ministres à prendre le métro aux heures de pointe. La ligne 13 par exemple. Je ne pense pas que ce soit leur faire une injure que d’espérer qu’ils se confrontent au vrai monde, celui des gens qui vont au boulot ou qui se font agresser au coin d’un bois. Ils sont élus pour rendre la vie de leurs concitoyens la moins pénible possible et ce n’est pas ce qu’ils font actuellement en fermant les yeux et en n’écoutant pas ce que chacun exprime: le ras le bol, l’anxiété et la peur du lendemain qui souvent déchante.

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    • Annick Danjou, ne rêvons pas… Qu’ils descendent 2 mn sur un quai de métro pour se rendre compte de la situation… mais ils n’en sont même pas foutus.
      MT

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    • carlo dit :

      @ Annick Danjou,
      « Au risque de déplaire à Mr Marchenoir »
      Au risque de lui déplaire moi aussi, je conseillerais à Robert Marchenoir de toujours bien faire la différence entre critiquer des idées et attaquer des personnes.
      A cet effet, je lui suggérerais de s’imaginer que l’auteur des pensées qui lui déplaisent n’était pas lui-même convaincu par ce qu’il a écrit ou dit, et que ses propos étaient seulement destinées à nourrir le débat.
      Le fait d’être soi-même convaincu ne change en effet strictement rien à la valeur intrinsèque de ce qu’on écrit ou dit.

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  5. pabizou dit :

    Je n’arriverai jamais à comprendre comment des gens de droite peuvent voter pour Macron . Ce sale type a été un des pire ministre de l’économie, venant d’un ministre de Hollande ce n’est pas surprenant mais aprés avoir fait la preuve de son incompétence, qu’il ait pu se faire élire restera un mystère pour moi . Le battage médiatique n’explique pas tout . Cette réforme n’est que de la poudre aux yeux . Le baratin de mediapart, à l’aide d’une photo traficotée me laisse perplexe . Tout ceci me fait penser à une manipulation de l’opinion dans le but de sanctuariser les avantages indus de certains au détriment de tous les autres . En effet, qui aprés tout ce cirque osera s’attaquer au vrai problème des retraites qui est la répartition dans les conditions actuelles de la démographie en France Nous n’avons pas de Thatcher en France, malheureusement, et l’endormissement de la population nous amenera obligatoirement à un moment ou un autre à prendre des mesures qui seront très mal vécues par beaucoup de monde pour n’avoir pas eu le courage de regarder la réalité en face avant qu’il soit trop tard pour éviter les mesures les plus dures . La Gréce est l’exemple type de ce genre de cas extrème . Paris-Mikonos même motif, même punition . Une fois de plus, les méfaits du socialisme dans toute leurs splendeurs .

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  6. Janus dit :

    Votre écœurement est aussi le mien. Nous n’avons pas choisi ce pitoyable Macron, mais nous subissons les exactions et les betises de ce Président amateur qui ne sait pas gouverner.
    Il est trop jeune, trop prétentieux, trop ambitieux et trop moralement douteux pour exercer les plus hautes fonctions de l’État, Que ce soit dans les affaires intérieures ou les affaires étrangères, il se trompe avec une régularité et une prétention qui donne le vertige
    J’espère aussi que tout cela se paiera un jour et chèrement !

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  7. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIAet a ajouté:
    « Je souhaite que cela se paie, d’une manière ou d’une autre »….
    MOI AUSSI.
    Artofus.

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  8. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Et puisque vous évoquez, à juste titre, ce « nihilisme narcissique » de politiques atteints du « syndrome du bunker », permettez-moi ce citer cette réflexion d’un lecteur de V.A. publiée dans le N°4336 du 2 au 8 janvier, qui, si je ne m’abuse, va tout à fait dans le sens de votre pensée :

    « Les élus Les Républicains me font penser à un groupe d’ours coincés sur un iceberg qui se fractionne (sous l’effet du « réchauffement climatique », sans doute) et qui dérive vers le macronisme, qu’ils croient être la terre ferme; plusieurs petits morceaux de l’iceberg s’étant déjà détachés, les uns ont débarqué (et sont même ministres), d’autres ne sont pas loin. La stratégie de Christian Jacob, toujours partisan du « cordon sanitaire », en fidèle héritier du radical-socialiste Chirac, comme la gauche évidemment, doit faire exulter La République en marche, qui n’osait en espérer tant, alors que nouveaux riches (en politique) sont si mal en point. Après l’exclusion d’Éric Tegnér, un boulevard s’ouvre pour la droite de conviction, qui se sent plus proche des autres petits partis de droite, voire du Rassemblement national, que de l’ex-socialiste Macron, autocrate, libertaire, mondialiste, partisan d’une Europe fédérale, qui continue à creuser le déficit public. »
    Michel de Crousnilhon, Toulon
    Et on aurait pu ajouter : en appauvrissant toujours plus la classe moyenne !

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    • Mildred, merci, sauf que moi, l’extrême droite lepéniste, avec ses « détails » et ses « bienfaits » me répugne tout autant que le délire narcissique actuel.

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    • carlo dit :

      @ Mildred
      « L’ex-socialiste Macron, autocrate, libertaire, mondialiste, partisan d’une Europe fédérale, qui continue à creuser le déficit public. » Et on aurait pu ajouter : en appauvrissant toujours plus la classe moyenne ! »
      Entièrement d’accord avec vous Mildred.
      J’ajouterais seulement que, pour ma part, je comprends très bien que les libéraux de droite, eux aussi « libertaire[s], mondialiste[s], partisan[s] d’une Europe fédérale » soutiennent EM.

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    • IRIS dit :

      Mildred,
      Est-ce que vous pourriez intégrer une fois pour toute que les » adhérents » les Républicains ne veulent en aucun cas d’un rapprochement avec le parti d’extrême droite du trust Le Pen !( ils ont été consultés maintes fois sur le sujet ) Ce parti d’ailleurs a plus besoin des Républicains que les Républicains ont  » besoin » de lui. C ‘est cocasse parce que M. Tégnèr a écrit un article sur le sujet:
      https://www.nouvelobs.com/politique/20170825.OBS3785/tribune-la-droite-doit-refuser-toute-alliance-avec-le-front-national.html
      Quand à M. Tegnér, il n’était qu’un adhérent sans aucune responsabilité dans l’organigramme du parti, mais se permettait dans les médias qui n’attendait que cela, de s’exprimer au nom des Républicains. Ce qui ne sera plus le cas !

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    • Mildred dit :

      @ IRIS
      Très intéressante tribune de monsieur Tegnér. Mais il y a un petit hic, qui vous aura sans doute échappé, elle date d’août 2017 ! Or que dit-il en 2018, au moment de sa rupture avec Virginie Calmels ? « Quand j’étais avec elle, j’ai menti. Mais tout le monde ment. Une majorité de la base LR pense comme moi sur l’union des droites, mais dit le contraire. »
      Et le voilà qui organise la « Convention de la Droite » – de sulfureuse mémoire – avec Marion Maréchal pour essayer de construire « une alternative au progressisme ».
      C’en est trop pour les Républicains qui ont élu Christian Jacob à leur tête. En novembre ils lancent une procédure d’exclusion à son encontre, malgré le soutien de Julien Aubert (cher à Maxime), Guillaume Larrivé ou même François Bellamy…
      Auditionné le 10 décembre, il est exclu le lendemain.
      Qu’on se le dise : pour LR, hors Macron, point de salut !

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    • IRIS dit :

      Mildred,
      A propos de M. E. Tégnèr.
      [… En novembre ils lancent une procédure d’exclusion à son encontre, malgré le soutien de Julien Aubert (cher à Maxime), Guillaume Larrivé ou même François Bellamy…]
      Ni M. Aubert, ni M. larrivé , ni M. Bellamy ‘’n’ont soutenu’’ M. E. Tégnèr. Nuance, ils n’étaient pas pour une exclusion, ce qui n’est pas la même chose. Son exclusion était demandée depuis un certain temps déjà…
      Cette exclusion n’a absolument aucun rapport avec la macronie. Ne prenez pas vos désirs (délires) pour la réalité.

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  9. Une telle obstination dans l’erreur est assez incompréhensible. Il est bien évident que dans toute réforme faisant beaucoup de perdants, ceux-ci ne se laissent pas faire. Et encore plus lorsqu’ils disposent d’atouts (certains diront un pouvoir de nuisance) importants comme c’est forcément le cas avec ceux qui ont obtenu dans le passé des régimes spéciaux qui ne sont pas tombés du ciel. Le bon sens en l’occurrence aurait simplement été de laisser ces régimes s’éteindre naturellement. Il suffit de ne plus embaucher au statut (cas SNCF) et surtout d’éviter des types d’organisation donnant un pouvoir démesuré à une petite minorité (il faut qu’il y ait des solutions de substitution). Et pour le reste de la réforme (points, universalité…), il ne faut pas procéder par table rase mais par touches successives.
    Plus généralement le problème est de vouloir réformer sans soutien significatif. Il peut arriver que des « élites » minoritaires aient raison contre des masses irrationnelles mais vouloir alors passer en force ou par la tromperie est une erreur. La seule bonne méthode est de prendre le temps du débat et de laisser évoluer les esprits jusqu’au moment où une majorité d’idée (qui ne correspond pas forcément au seul clan dominant du fait du système électoral) peut se dégager.

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  10. Bernard dit :

    pardon: qui ait le courage.

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  11. Très souvent dans l’Histoire les personnes qui ont déclenché des catastrophes sont mortes paisiblement dans leur lit.

    « Salauds, crétins, payer chèrement » je n’irai pas jusque là parce que les escalades verbales ou écrites annoncent souvent d’autres escalades encore plus dangereuses.

    Je trouve qu’il y a eu déjà trop de morts depuis le début des manifestations des gilets jaunes.

    La question est désormais que fait-on pour les choses s’apaisent?

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    • que faire pour que les choses s’apaisent?

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    • Annick danjou dit :

      Il arrive un moment où ces mots deviennent des exutoires pour tous ceux qui subissent sans rien pouvoir faire. Je pense que vous ne vivez pas à Paris André et que si vous constatiez ce que les personnes qui travaillent doivent vaincre chaque matin pour aller au travail et chaque soir pour revenir chez eux, vous pourriez éventuellement comprendre cette colère qui monte et qui ne s’apaisera pas, contrairement à vos voeux. Car vous dites que faire? Pour l’instant, rien à l’horizon, puisque Macron campe sur ses positions par vanité et par manque d’humilité. Je crois pour ma part que cela risque plutot de dégénérer. Il faut parler aux gens dans Paris, les commerçants, les restaurateurs, les travailleurs , les patrons qui laissent leurs employés arriver plus tard ou partir plus tôt, pour comprendre que maintenant la coupe est pleine et risque de déborder d’une mauvaise manière.

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    • André Lugardon, j’ai de bonnes raisons personnelles de laisser parler mes tripes.
      MT

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    • Annick d’Anjou, bonsoir. Oui je vis loin de Paris. Et ce depuis ma naissance. Quand est venu le temps pour moi de partir j’ai fait le choix de ne pas partir à Paris ni de quitter la France. Cela m’a valu parfois des remarques désagréables . Je manquais d’ambition. Oui je suis resté un petit instit de campagne. Il y a eu des inspecteurs et inspectrices de l’EN qui nous prenaient de haut et qui fermaient nos classes jugées, à tort, comme moins performantes que les écoles de villes. Oui je ne connais pas tous les problèmes que connaissent les citadins. Vous avez raison de le souligner.Mais je connais bien je pense les problèmes des campagnes que l’Etat a laissé tomber depuis VGE dans l’indifférence générale des citadins qui nous prennent souvent de haut. Pas tous heureusement car tout le temps que j’ai été instit j’ai vu des parents quitter la ville et venir nous confier leurs enfants.

      Si la France coule je coulerai avec elle. Je ne quitterai pas mon pays.

      Oui je souhaite la paix. Oui je ne souhaite pas de nouvelle Saint Barthélémy. De situation à la libanaise ou à l’ex-Yougoslave. Je ne souhaite pas de nouvelle guerre d’Algérie. Mais je ne me fais pas d’illusion sur la nature humaine. Les bisounours ne gouvernent pas le monde et mon pays.

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    • Maxime Tandonnet bonsoir. Je vous dois le respect car vous êtes plus intelligent que moi, plus cultivé, plus diplômé. Je vous dois le respect car depuis un bon moment déjà vous me laisser m’exprimer sur votre blog et vous ne m’avez jamais censuré. Je vous dois le respect car vous avez écrit plusieurs livres publiés et lus. Pour moi c’est très important car j’ai été enfant dans un monde sans télé et les livres avaient et ont toujours pour moi une très grande importance ainsi que celles et ceux qui les écrivent. Mais – in cauda venenum – instituteur un jour instituteur toujours alors je vous dis respectueusement que la fin de votre texte n’est pas à la hauteur des personnages politiques que vous nous faites découvrir. Je sens en vous de la colère et de la rage. Elle est justifiée mais les grandes femmes et les grands hommes politiques que vous appelez de vos voeux dans tous vos textes dépassent leurs passions et leurs émotions pour sortir des solutions difficiles par le haut.

      A mon tour de laisser parler mes tripes … de père. Je n’ai pas de nouvelles de notre plus jeune enfant engagé volontaire dans un régiment de parachutistes actuellement hors de France. Mais vous me direz « pas de nouvelles bonnes nouvelles »… Et vous auriez raison.

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    • André Lugardon, plus diplômé, c’est possible, encore que je ne le sois pas tant que ça, plus intelligent et plus cultivé, je ne le crois pas un seul instant, sincèrement.
      MT

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    • sortir des situations difficiles par le haut

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    • Annick danjou dit :

      André Lugardon, j’ai été moi aussi une petite instit de banlieue, de ville et de campagne et je me reconnais dans tout ce que vous exprimez. J’ai arrêté avant l’heure pour tout un tas de problèmes que vous avez connus aussi certainement et à cause d’une hiérarchie défaillante. Je connais les instits de campagne et leur dévouement, je viens de la campagne également (parigots têtes de veaux, vous croyez que cela vient d’où?c’est un clin d’oeil évidemment) j’avais des cousins parisiens qui me prenaient pour une idiote et mes parents pour des pequenots mais qui étaient bien contents d’être invités à notre table, avec ma mère qui se pliait en 4 pour eux. D’ailleurs ils revenaient!!!
      Je me suis plus intéressée aux gens qui souffrent et aux malades. grâce à mon mari. Mais je vis actuellement à Paris et je vois le désarroi chaque jour.
      Bien sûr que je n’aspire pas à la guerre où à la faillite du pays bien au contraire. Nous avons passé notre vie au service de ce pays qui se fout de nous. Mais vous êtes plus patriote que moi, car si je ne trouve pas la paix ici je partirai ailleurs.

      Et puis bien sûr pas de nouvelles bonnes nouvelles, ne vous inquiétez pas.

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  12. Bernard dit :

    Bonjour Maxime, Bonjour à tous,

    Se payer chèrement, oui un jour. Mais lorsque j’entendais hier soir les commentaire de LR durant l’émission 24 heures Pujadas c’était pathétique. Mais n’y a t il pas un seul qui est le courage de se lever et dire « ce b….l cela suffit  » !!
    Il faut être Ministres et conseillers serviles pour croire que la base va céder.
    On écrit que la population « de droite » soutient la position du Gouvernement et d’abord du PR. Oui bof ce n’est certainement pas mon avis. Il n’y a pas un pour relever l’autre dans chacun des camps des belligérants.

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    • Bernard, dans ce qu’on appelle la droite aujourd’hui, il y a bien 40% de lèche-bottes et d’imbéciles qui ne comprennent rien à ce qui se passe en ce moment.
      MT

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    • IRIS dit :

      André Lugardon,
      Hé bien, il se trouve justement qu’un homme politique l’a dit : cela suffit !
      Il fût écarté,ou plutôt éjecté… Dans sa région !

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  13. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Une petite blague amusante courrait à l’époque où Normal 1er, pardon François Hollande, se trouvait à la tête du pays: Napoléon 1er incarnait le 1er empire, Napoléon III le second empire, quant à François Hollande, il était simplement le troisième en pire. Je crains fort qu’il nous faille allonger la liste en indiquant que le pouvoir macronien rejoint le troisième en héritant du titre peu enviable du quatrième en encore plus pire!!!
    Je tiens la réforme des retraites pour nécessaire et indispensable mais je m’interroge sincèrement sur la santé mentale de nos dirigeants. Comment ont-ils pu croire après une année de Gilets jaunes que de telles mesures passeraient sans coup férir ? Bien sûr, on me rétorquera que ces dernières ont été annoncées après une longue concertation de plus de deux ans mais au-delà de la personnalité choisie par le pouvoir, qui a au minimum fait preuve de légèreté dans son choix, tout laisse hélas penser que cette concertation était plutôt bidon et que les dés avaient déjà été jetés. Je n’éprouve aucune sympathie pour les syndicats qui bloquent le pays mais le gouvernement aurait souhaité déclencher leur colère qu’il ne s’y serait pas pris autrement. L’annonce du transfert du projet de loi au Conseil d’état n’a rien arrangé laissant penser que les actuelles discussions n’étaient que vaines palinodies.
    Je partage votre point de vue lorsque vous écrivez : « Le but désormais n’est pas de sauver la réforme pour le bien commun, une réforme déjà morte, mais de sauver la propagande, l’illusion de la « transformation de la France ». « . Cette réforme, o combien importante et indispensable, est belle et bien morte. Les régimes spéciaux sont remplacés par des régimes spécifiques. Il n’en restera que des frustrations et des rancunes qui vont contribuer au déclassement de notre pays, déclassement déjà bien entamé (nous ne sommes plus que la septième puissance économique mondiale : https://www.journaldunet.fr/patrimoine/guide-des-finances-personnelles/1209268-classement-pib/). Le narcissisme de la classe politique ne connait plus de limite et la psychiatre Marie-France Hirigoyen (elle a théorisé la notion de harcèlement moral) dans cet interview dénonce bien ce que nous vivons: « Les Narcisse savent très bien jeter de la poudre aux yeux, ils savent briller pour attirer et comme ils savent bien se mettre en avant et qu’ils sont très bons dans le court terme et l’image immédiate, ils arrivent à se placer dans les meilleurs postes… Les Narcisse sont des personnes dont on pourrait penser qu’ils sont arrogants, mégalomanes mais en fait ça n’est pas parce qu’ils ont une très haute image d’eux-mêmes qu’ils sont comme ça, c’est au contraire parce qu’ils ont une image défaillante d’eux-mêmes, avec un vide intérieur qu’ils essaient en permanence de compenser et de comparer. » (http://www.regards.fr/la-midinale/article/marie-france-hirigoyen-il-y-a-une-fascination-du-peuple-pour-les-narcisse). Hélas, contrairement aux USA où des contre-pouvoirs puissants existent (et ils fonctionnent dans les deux sens. En cela, j’envie les américains), il n’y a rien de comparable dans notre pays et la mégalomanie de guide suprême ne connaît pas d’autres limites que celles qu’il se fixe.

    Bonne journée

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    • H, oui, on est dans la psychiatrie désormais, c’est clair.
      MT

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    • carlo dit :

      @ H
      « Cette réforme, o combien importante et indispensable, »
      La formule a le mérite d’être claire.
      Certains désapprouvent cette réforme, d’autres reprochent à EM ses reculades qui vident la réforme de sa substance, et d’autres encore – cela me semble être votre cas H – estiment que le gouvernement n’aurait pas dû faire cette réforme « importante et indispensable » maintenant, compte tenu de l’état du pays après la crise des gilets jaunes.

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    • H. dit :

      @ carlo

      Ne vous méprenez pas sur mes propos, si je considère qu’une réforme du régime des retraites est nécessaire et indispensable (ne serait-ce qu’à cause de l’évolution du ratio cotisant/bénéficiaire: 1,7 en 2019, 1,2 en 2050), je ne défends absolument pas celle qui fait actuellement notre actualité. Je déplore simplement qu’un sujet aussi grave soit traité aussi légèrement (choix de Delevoye pour une concertation qui n’en est pas une) et avec une attitude aussi hautaine et méprisante de la part du pouvoir. La conjonction de ce comportement avec des interlocuteurs obtus et conservateurs ne pouvait conduire qu’à la situation actuelle. Par ailleurs, je subodore une mise en demeure de la commission européenne derrière l’imbécile calendrier du gouvernement.

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    • carlo dit :

      @ H
      Merci pour ces précisions, H.
      J’avais mal interprété, en effet, l’expression  » cette réforme ».
      « Je déplore simplement qu’un sujet aussi grave soit traité aussi légèrement »
      Moi aussi, évidemment.
      « La conjonction de ce comportement avec des interlocuteurs obtus et conservateurs ne pouvait conduire qu’à la situation actuelle »
      Absolument, mais il est normal que les syndicats défendent les droits des salariés. Ils sont en effet dans leur rôle lorsqu’ils refusent de cautionner une réforme qui devrait avoir pour effet de faire baisser mécaniquement le niveau des pensions.
      « Je subodore une mise en demeure de la commission européenne derrière l’imbécile calendrier du gouvernement. »
      On peut en effet le subodorer … sans sombrer dans le complotisme.

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  14. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Même si je ne cautionne pas la prise en otage des intérêts du pays et des personnes en vivant, je ne peux qu’aller dans son sens. En effet, comme vous l’écrivez, cette réforme est mauvaise. Elle a pour unique but de satisfaire l’Ego d’un homme, pour qu’il puisse écrire son nom, quel que soit la réforme.
    Cette réforme est nauséabonde pour nos enfants. Elle ne résoudra rien. Elle les rendra otage un peu plus de l’État nounou, privilégiant l’assistanat au détriment du travail, faisant en sorte que le travailleur percevra autant voire moins que celui qui’ n’aura jamais travaillé.

    Je suis donc contre cette réforme. Aussi, je suis pour le blocage total du pays, seul moyen de dire « NON » au gouvernement de sourds qui y siègent. Mon premier parti, c’est celui du pays. Mon second, celui du bien commun, de l’intérêt général. Là, on nous a déclaré la guerre et il faut choisir. Ne pas choisir revient à approuver et collaborer.
    En étant contre cette grève, cela revient à dire qu’on est pour cette réforme, car il n’existe, malheureusement, pas d’autres moyens pour se faire entendre. C’est pourquoi, malgré les gros dégâts collatéraux qui sont en cours, je suis favorable à la grève et au blocage du pays.

    Maintenant, j’ai peur que plus tard, nous sortions d’un libéralisme anglo-saxon actuel, soit socialiste, à une politique de gauche, soit encore plus socialiste. A quand une vraie libéralisation de l’économie ?

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  15. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    J’approuve totalement vos propos cependant quelque chose me gêne. L’expression:  » aux hommes naufragés de la galère parisienne » Cher Maxime, Paris n’est pas le centre du monde. La ruralité souffre, la précarité explose, les parisiens ne sont pas le centre du monde et ils ne sont pas la France, ils ne représentent qu’une partie. il y a 12 millions de naufragés dans la précarité dans le monde rural. C’est justement parce que l’on ne s’intéresse qu’aux petits intérêts des parisiens que les communes meurent. Ces mêmes parisiens lorsqu’ils viennent à la campagne nous imposent leurs exigences, (pas de chant de coq, pas d’odeur de vaches et j’en passe) avec pour beaucoup leurs airs méprisants nous regardant comme des bouseux. La France se portera un peu mieux si Paris faisait preuve de plus de bienveillance pour les ruraux. Il n’y a pas Paris et sa couronne et le reste de la France. Je peux vous dire que les jérémiades des parisiens vues tous les jours à la télé commencent à gonfler les gens de la ruralité. Beaucoup disent:  » Et nous on compte pour du beurre, nous ne sommes rien, nous aussi dans les campagnes les transports manquent, ils commencent à nous em………….les parigos! ».
    Comment faire l’unité d’un pays lorsque l’on a Paris et les « autres ».
    Beaucoup commencent à mépriser les parisiens et une détestation de Paris et des parisiens se fait jour dans nos campagnes.
    Nous devons fédérer et non diviser. il n’y a pas que les parisiens qui souffre Maxime ce sont les Français et les régions, les départements, les communes.

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Vous parlez avec justesse de cette opposition de deux mondes décrite par Christophe Guilluy : « La France périphérique » des oubliés, des laissés-pour-compte du grand barnum et la France des métropoles connectée, profitant pleinement de la mondialisation et vous semblez dire aux seconds qu’ayant montré si peu d’empathie ( euphémisme !) pour les premiers lorsque ceux-ci résolurent de ne plus rester invisibles, ils peuvent se débrouiller avec leurs trains à quai et leur métro à l’arrêt. Ce serait donc comme une réponse du berger à la bergère.
      Le Gilet Jaune que je suis s’en réjouis secrètement tout en désespérant pour la France.

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    • Philippe vous avez entièrement raison, c’était une maladresse liée à mon vécu personnel.
      MT

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    • Il n’y a pas que les ruraux qui se sentent mal avec les parisiens, les jeunes boboïsés. 50 ans de vie parisienne, une famille de 5 générations parisiennes…et bien j’ai claqué la porte pour l’installer dans le 93 et fuir leur mépris et leur sans-gêne. Cela fait 10 ans et je ne vais plus à Paris.

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  16. michel43 dit :

    MAXIME ,pourquoi pas un référendum ,allons ,40 ans de cotisations et le tours est jouer ,les prochaines élections, le partis présidentiel devrait prendre une petite claque ,mais cela ne changera ,pas grand chose ,cette réforme est morte ,mais 42 caisses ,une hérésie ,et qui est vraiment impacter part c’est grève ,,les parisiens et banlieusards ,a un moment le gouvernement doit dire STOP ,,négocions ,cars nous savons tous que beaucoup de monde se retrouve après 55 ans sans travail ,donc chômeurs ,il ni a pas de honte a reculer M, Macron ,surtout pour deux a trois ans ,,,pour toucher sa retraite a taux complet ,,,

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    • Iris dit :

      michel43,
      Sauf erreur de ma part, la dame de Neuilly que vous semblez apprécier, préconise la retraite à 60 ans… Mais ne dit pas comment elle finance le projet !

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  17. Catherine Billard dit :

    Bravo et merci pour votre texte. Vous exprimez ce que je ressens. Pourtant, je ne suis qu’une campagnarde qui vient à Paris aussi souvent que possible pour profiter des expos, des monuments, des quais de Seine, des magasins…et de mes cousins ! Je ne peux le faire en ce moment, bien sûr ! Pas très grave pour moi. Je relativise. Ca reviendra ! Surtout, je compatis avec tous ces pauvres gens qui souffrent parce qu’il subissent sans avoir le choix de pouvoir faire autrement. Qui a mis au pouvoir ces faussaires incompétents ?

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  18. annie dit :

    Vous exprimez ce que nous ressentons tous mais en plus je me sens vivre dans une sorte de dictature : nous n’avons aucun moyen d’action, la parole descriptive devient pour moi lancinante et au fond me désole : un constat et après ? Faut-il attendre le vote ?
    L’analyse d’A. Finkelkraut est aussi très intéressante et après ? Il rappelle l’analyse de la démocratie de Tocqueville

    Aimé par 2 personnes

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