Lecture: La malédiction de la droite, Guillaume Tabard, Perrin 2019

M. Guillaume Tabard publie un ouvrage passionnant d’histoire politique qui tombe à point nommé pour la réflexion sur la reconstruction de la « droite ». A travers une multitude de révélations et d’anecdotes, l’éditorialiste de politique intérieure du Figaro souligne à quel point l’effondrement du courant conservateur français est le fruit d’un long déclin de plus de soixante ans, qui combine les conflits de personnes et les désaccords idéologiques.

Tout commence, selon lui, aux débuts de la Ve République par l’incompréhension entre de Gaulle et Pinay, qui pose les prémisses du conflit entre souverainistes et libéraux, atlantistes/européistes:  « Monsieur le ministre des finances s’intéresse aux questions internationales » s’indigne le Général. « Je vous demande pardon! J’ai appris par le journal que vous retiriez de l’OTAN la flotte française de Méditerranée! « C’en est trop. Le chef de l’Etat se lève, met un terme au Conseil des ministres et quitte le salon vert sans serrer aucune main. »

La guerre d’Algérie est à la source d’un immense traumatisme dans la classe politique française. L’auteur rappelle justement que dans les années 1950,  « l’Algérie française » fait l’objet d’un consensus droite/gauche, à l’exception du parti communiste. « L’Algérie, c’est la France » proclament Mitterrand comme  Mendès-France. De Gaulle ne souhaite pas l’indépendance, mais il « pressent la nature inéluctable et irréversible de l’histoire« . Son choix de 1959, en faveur de l’autodétermination, provoque une profonde cassure à droite, dont les stigmates mettront des années à se refermer.

L’auteur souligne la profonde complémentarité du tandem de Gaulle/Pompidou pendant près de cinq ans. Celui-ci ne repose pas sur une logique d’allégeance et de soumission, mais bien au contraire, sur la rencontre de deux forces de caractère. Le Premier ministre est capable de s’opposer frontalement au chef de l’Etat en cas de désaccord de fond. Ainsi, il le menace de démission si le Général Jouhaud, un des quatre généraux putschistes d’Alger, condamné à mort, est exécuté, et obtient ainsi sa grâce.

Cette entente au sommet ne survivra pas à mai 1968. Un profond malentendu naît entre le Général et Pompidou de l’annonce de candidature anticipée par ce dernier, à d’éventuelles élections présidentielles, « si le Général  venait à se retirer, je me porterais candidat à sa succession« .  Ces paroles ont contribué, selon de Gaulle, à l’échec de son référendum du 27 avril 1969 et à sa démission. Ainsi s’ouvre une nouvelle fracture.

Guillaume Tabard jongle avec les événements et les décennies, tous ces épisodes qui marquent de nouvelles étapes dans la marche de la droite, largement majoritaire en France, vers l’éclatement.

Il revient longuement sur le conflit entre le président Pompidou et son Premier ministre Jacques Chaban-Delmas (1969-1972): « Avec votre engagement de responsabilité, vous me fichez toute la Ve par terre! »

Ce psychodrame est suivi d’un autre, aux conséquences encore plus désastreuses: l’affrontement viscéral en Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. Lors de sa démission de Matignon, le 25  août 1976, le second promet au premier, « les yeux dans les yeux: « vous n’entendrez plus jamais parler de moi« . Pourtant, le retournement de Jacques Chirac, au début de 1981, refusant de soutenir Giscard, est la cause directe de l’échec de ce dernier en mai 1981 et de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand et du parti socialiste, un tournant dans l’histoire de la Ve République: « Vous serez battu! » avait prédit Chirac à Giscard quelques semaines avant le scrutin.

A partir des années 1990, le processus de déchirement s’accélère. Aux guerres des chefs se superpose un profond désaccord idéologique sur la « construction européenne ». « France, réveille-toi! » tonne Philippe Séguin dans le Figaro le 27 novembre 1992, se rebellant contre le traité de Maastricht, soutenu par la majorité de la droite autour de Jacques Chirac et d’Alain Juppé. La cicatrice ne se refermera jamais et ronge encore une droite qui ne s’est pas réconciliée sur cette question.

Pire que tout, la bataille des présidentielles de 1995, entre Chirac et Balladur. Il faut dire qu’à cette époque, la droite exerce une suprématie électorale vertigineuse: aux législatives deux ans plus tôt, elle a obtenu 80% des sièges. Les sondages des présidentielles la donnent à plus de 55%. Comment la catastrophe est-elle venue? La guerre entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, son ami de trente ans, fait rage. Le premier l’emporte d’une courte tête au prix d’un discours aux accents populaires, contre la « fracture sociale », qui sera suivi, avec Alain Juppé d’une politique de rigueur sans précédent. « Que retenir de la guerre Chirac Balladur? » s’interroge l’auteur. « Que l’amitié n’existe pas en politique […] Que la droite « la plus bête du monde » ne renonce jamais aux mauvais génies de la division« .

La tragédie de 1995 marque d’ailleurs le début d’une longue série de débâcles: la dissolution de 1997, démentie quatre jours avant par le président Chirac, suivie de l’échec de la droite, sur fond de vertigineuse poussée du Front national, et du triomphe de la « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Tout aussi désastreuse sera la perte de la mairie de Paris, le 18 mars 2001, après 24 ans de suprématie chiraquienne.

A la lumière de cette série de débâcles qui semble entraîner la droite vers l’abîme, la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles de 2007 avec 54% des voix, à contre-temps d’une logique historique, apparaît comme le résultat d’un véritable exploit personnel qui permet au courant conservateur de surmonter, le temps d’une parenthèse, la fatalité d’un déclin de plusieurs décennies. « Dans le style et la conception, un mot résume cette mutation: « l’hyper-présidence » constate Guillaume Tabard. Le Premier ministre, François Fillon, considéré comme un « collaborateur« , se verra en victime de ce mode d’exercice du pouvoir: d’où l’entrée dans un nouveau cycle de haine. A lire cet ouvrage, on comprend mieux la logique de l‘hyper-présidence:  celle d’un homme beaucoup trop seul voguant sur un champ de ruines. Mais que peut vraiment un homme aussi seul, dans le contexte d’un pays rongé par la crise de confiance dans le politique?

« La clé de la refondation de la droite réside cependant avant tout dans l’émergence d’un nouveau leader » écrit l’auteur. La refondation passe, se dit-on à cette lecture, tout autant, par une véritable révolution culturelle. Il ne suffira pas de superposer sur une droite en ruines un nouveau leader plus ou moins flamboyant qui serait éventuellement à l’origine d’un éphémère succès électoral avant que ne reprenne la chute inéluctable. Cette révolution culturelle consiste à renouer le lien entre les républicains conservateurs et le peuple, après un divorce de plusieurs décennies, qui s’est concrétisé au milieu des années 1990. La priorité est de restaurer la confiance de la Nation et de réhabiliter une authentique démocratie française s’appuyant sur le peuple. L’émergence d’un nouveau leader peut bel et bien survenir, le temps d’un éclair. Mais le travail de refondation, de reconquête de la confiance dans les profondeur du pays, est lui une oeuvre collective de longue haleine. Comment rompre définitivement avec la démence égotique et son cortège de guerres fratricides pour se replacer à l’écoute et au service de la Nation? Telle est la grande question…

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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20 commentaires pour Lecture: La malédiction de la droite, Guillaume Tabard, Perrin 2019

  1. Citoyen dit :

     » La malédiction de la droite  » …. ressemble étrangement à celle de « L’Oiseau de mauvaise augure », qui était passée par l’extrême-droite sans le savoir !… La malédiction de la droite …, est d’être de gôche sans le savoir …, d’où des quiproquos à répétitions, qui deviennent inextricables …
    Pour illustrer cela, Chirac est un bon exemple … Voila un politique qui a connu son apogée en 86-88, où il n’hésitait pas à utiliser un langage qui lui venait des tripes …, comme ici :

    Et qui, après 95, n’était plus que l’ombre de lui-même … Jusqu’à être, en 2003, l’ardent promoteur de la plantation des machines à racket sur le bord des routes … Là, cette droite, en voulant faire plus à gôche que la gôche, avait déjà touché le fond …

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  2. lugardon dit :

    Nous sommes très divisés. Nos ancêtres les Gaulois l’étaient aussi je suppose. La défaite de Vercingétorix est due à la victoire de César ou au fait que les Gaulois de l’époque ont lâché cet empêcheur de collaborer avec les Romains? La fin de Jeanne d’Arc est tragique aussi. Les méchants n’étaient peut-être pas uniquement les Anglais? Les Révolutions, le Bonapartisme, la Restauration ont des côtés tragiques. De Gaulle condamné à mort pendant la seconde mondiale, Geneviève Antonioz De Gaulle déportée puis De Gaulle mitraillé pendant la guerre d’Algérie c’est pas rien non plus. J’ai l’impression aujourd’hui que les gauches et droites françaises sont très fracturées et qu’il y a beaucoup de sujets qui fâchent.

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  3. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Qui a droite pour espérer rivaliser avec la Macronie ou le RN ? Depuis deux ans et demi, c’est une vraie catastrophe , le néant, aucune idée nouvelle, et une pléthore de prétendant(e)s prêts à toutes les compromissions, bassesses, trahisons pour conserver leur siège et leur poste. D’où va bien pouvoir survenir le sursaut ? A quoi a servi l’élection d’un nouveau Président LR ?
    L’avenir est toujours sombre et bouché de ce côté-là !

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    • Sganarelle dit :

      Merci à Coucou pour cette magnifique prière que j’ai apprise à l’école Il y a bien longtemps et merci pour permettre de revoir Madeleine Renaud , de Funès et d’autres qui manquent cruellement dans notre époque vide et sans âme. Merci parce qu’un peu de spiritualité et de sublimation sont indispensables à notre survie et qu’avant tout Noël reste une fête chrétienne.
      La droite qui ne soutient pas nos valeurs ´ celles de nos ancêtres a disparu . Tant qu’elle hurlera avec les loups nous ne la soutiendrons pas . Il faudra attendre les prochaines générations pour avoir un revirement ou voir brûler ce qui fut la France comme à flambé
      Notre Dame . Elle sera reconstruite sans doute mais ce sera un symbole car nous verrons comment…d’ici-là il faut attendre et résister.

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  4. Infraniouzes dit :

    La déliquescence de la droite politique française est indéniable. Mais à qui la faute ? On ne voit que des individus qui courent après des mandats, de toutes sortes, et font mine d’être dans le coup alors que la plupart ne sont que des »suiveurs » de mode. Caresser l’électeur dans le sens du poil, ne contrarier aucun fonctionnaire, surtout les hauts, faire ami-ami avec les syndicats les plus destructeurs, courir plus vite que les écolos qui veulent le démantèlement du nucléaire français, laisser un géant du cinéma se faire lyncher car « balance ton porc » c’est tendance etc. la liste est infinie et tient lieu de credo.. Des hommes de droite se lèvent-ils pour taper du poing sur la table ? Nenni. Ils cherchent l’idée à la mode, qu’ils vont reprendre à leur compte. Ce n’est pas comme ça qu’un homme de caractère va se lever et rassembler les électeurs de droite. Tant que la confiture sera bonne et le pot à portée de la main, n’attendons rien de bon.

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  5. Mildred dit :

    Guillaume Tabard, c’est celui qu’on voit très souvent sur les chaines infos, la brosse à reluire à la main, encensant Macron et la Macronie, alors pour moi, ce sera : non merci !

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  6. Timéli dit :

    Il est certain que le parti LR a un beau rôle à jouer. Contrairement au PS, il n’a pas été laminé par Macron. Même si certains de ses adhérents ou responsables ont tourné casaque et succombé aux sirènes de LREM, il n’empêche que ce parti résiste bien aux tempêtes malgré les apparences. Tout dernièrement, LREM a vécu un épisode peu glorieux et passé sous silence par une forte majorité des médias, à la botte du pouvoir. LREM peine à mobiliser : le 16/12, le parti présidentiel avait organisé un vote interne sur la réforme de ses statuts. Seuls, 4,2% des adhérents ont participé au scrutin, soit 17.820 personnes sur 418.377 adhérents. Sur le fond, 16.177 d’entre eux ont approuvé la réforme, mais 1.011 ont voté contre et 632 ont voté blanc.C’est le désenchantement le plus total ! Et, aujourd’hui,nous pouvons dire quei LREM ne tient que… grâce à son créateur ! Ce parti commence à se déliter tout doucement. C’est pourquoi je réaffirme que LR doit saisir cette chance exceptionnelle, celle de se ressaisir. Si Christian Jacob est consensuel et donne l’impression de rassembler quelque peu le parti, nous pouvons à juste titre lui reprocher de ne pas l’entendre marquer sa différence sur les grands sujets d’actualité. Seul, Julien Aubert s’emploie à critiquer Macron et son gouvernement, comme il se doit… Une seule voix dans le désert !!! Et là, nous pensons tous la même chose : aurions-nous la Droite la plus bête du monde ?

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  7. E Marquet dit :

    Selon J.F.Clarke « un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat, à la prochaine génération ». Il faut croire que nous sommes incapables de reconnaître ceux qui ont l’étoffe des hommes d’Etat, et que nous aimons nous laisser berner par d’habiles politiciens !
    Admettons aussi avec E.Halévy que « la sagesse ou la folie de nos hommes d’ Etat est purement le reflet de notre propre sagesse ou de notre propre folie ».
    La droite conservatrice est-elle un mythe ?
    Quant au « développement de courants citoyens structurés, formés, travaillant pour le bien commun et s’affranchissant des politiques partisanes », ceux qui ont essayé et refusé d’être récupérés ( je pense notamment à Sens Commun) ont été immédiatement ostracisés par les bien-pensant. Et ce n’est pas avec la bande à Jacob que les « conservateurs » vont voir l’aube se lever.
    La crédibilité n’est pas plus du côté des Asselineau, Dupont-Aignan ou Le Pen.
    A Noël on a chanté « un sauveur nous est né », spirituellement c’est réconfortant, mais temporellement, le nouveau César ne s’est pas encore fait connaître et le temps presse !

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  8. colococo2 dit :

    En aucub cas je n’ emploierai le mot MALEDICTION ….
    J’ emploierai les mot : CONNERIE + LACHETE ………….OK ?

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  9. carlo dit :

    « Guillaume Tabard publie un ouvrage passionnant d’histoire politique qui tombe à point nommé pour la réflexion sur la reconstruction de la « droite ».
    « L’éditorialiste de politique intérieure du Figaro souligne à quel point l’effondrement du courant conservateur français est le fruit d’un long déclin de plus de soixante ans ».
    Mises bout à bout, ces deux phrases suggèrent que la droite serait par essence conservatrice.
    Or, on voit bien aujourd’hui que le clivage entre la droite et la gauche ne recoupe pas le clivage entre conservateurs et non conservateurs.
    Actuellement, il y a, en effet, deux droites, l’une qui est conservatrice et l’autre, au contraire, qui veut transformer en profondeur la société et qui se reconnaît parfaitement dans la politique libérale d’EM, mais regrette, simplement, qu’il n’aille pas assez loin dans la mise en œuvre de son projet révolutionnaire … malgré l’état de chaos dans lequel se trouve plongé notre pays du fait de cette politique … que cette droite libérale appelle pourtant de ses vœux, de façon totalement irresponsable.
    Quant à ceux qui parlent de « racket » à propos de l’action légitime de l’Etat en matière de sécurité routière, ou à propos de la fiscalité, qui est destinée à financer les dépenses de la Nation (et à payer les fonctionnaires ayant en charge l’intérêt général), ils sont peut-être de « droite », mais ce ne sont certainement pas des conservateurs.
    Il en est de même de ceux qui ne veulent pas entendre parler de changement climatique et pensent « après moi le déluge ».
    Ne sont pas non plus des conservateurs tous ceux qui approuvent la fuite en avant européiste prônée par EM et ses alliés libéraux, de droite et de gauche.

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  10. De Vos dit :

    Un ancrage conservateur se référant aux valeurs chrétiennes. Remettre en cause le fonctionnement intégral de l’Union Européenne, sinon se retirer sur nos terres.

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  11. Janus dit :

    Mais c’est une question à laquelle ni Le Pen, ni Jacob, Ni Dupont Aignan ni Poisson, ni Retailleau, ni inénarrable Pecresse etc ne sauraient répondre. Je suis d’accord avec votre analyse, à un détail prés : Aucune refondation ne peut avoir lieu sans des leaders dignes de ce nom, persuadés de l’urgence et acceptant de mettre entre parenthèses leurs ambitions personnelles. En bref des leaders plus occupés des intérêts de la France que des leurs propres. Il ne semble pas que la classe politique compte actuellement dans ses rangs de telles personnalités, moralement correcte, intellectuellement bien formées et dotées de l’esprit de combat qui est désormais nécessaire car il y a beaucoup de coups à prendre. Les exemple de TRUMP, au delà des turpitudes et des excès du personnage, ou de Boris JOHNSON sont la pour démontrer que la prise du pouvoir et la mise en œuvre des vraies réformes sera toujours difficile tant sont coalisés les intérêts contraires, qui eux, savent ce qu’ils font et au premier rang d’entre eux, les oligarques qui ont temps, stratégie de long terme et argent…
    Emmanuel Todd disait sous forme de boutade que ce qu’il fallait contrôler et limiter dans son pouvoir ce n’est pas l’État et ses gouvernants, mais les richissimes dont il citait le nom du premier d’entre eux. Ce me parait plus qu’une boutade, une évidence !

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  12. michel43 dit :

    Balladurien je suis et je reste,,8 ans avec lui ,réunions a Falguière ,tous autour de la table, les lèches bottes lui disait de foncer ,les sondages sont bon ,il y voyait que leurs intérêt ,Moi, je lui disait ,Chirac -Toubon sont imbattable ,cars se sont des populistes ,et notre petit prince ,ne pouvait lutter ,contre eux ,la droite la plus bête du monde ,continue ses erreurs ,en collant a Macron, Sarkozy lui ,part intérêt ,certains autre ,vont vers Macron ,pour moi, il sont mort politiquement ,la seule solutions ,les droites unies sur un programme unique ,sinon on va avoir une nouvelle fois Macron,,

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  13. Xavier de Furst dit :

    La refondation de la droite exige certes l’émergence d’un chef ( laissons les leaders au Brexit) mais elle exige surtout de sortir de l’esclavage intellectuel imposé par la gauche . Cela veut dire que ce chef devra prendre en compte les aspirations des français et non celles des minorités et des journalistes.

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  14. Pierre-Jean dit :

    Bonjour Maxime Tandonnet,
    Pourquoi, si je vous ai bien compris, tant tenir à rester à l’intérieur du parti Les Républicains et ne pas oser franchir le pas ? Trois partis sont disponibles pour utiliser vos talents : le Rassemblement national de Marine Le Pen, Debout la France de NDA, l’UPR de François Asselineau. J’ai bien compris qu’il n’est pas question pour vous d’aller contre le tabou suprême, l’interdit fondamental posé par Jacques Chirac. Mais pourquoi pas les deux autres partis ?
    NB. Ce message étant relativement personnel, je comprendrais très bien que vous ne le publiez pas. Mais vous connaîtrez désormais le fond de ma pensée.

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    • Pierre-Jean, je n’ai jamais pris la carte d’un quelconque parti de toute ma vie et ce n’est pas maintenant que je vais commencer! S’intéresser à l’évolution de la vie politique et présenter des livres à ce sujet ne signifie pas que l’on ait l’intention de s’encarter.
      MT

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  15. Alain Raynaud dit :

    J’ai suivi de l’intérieur les diverses tentatives de réveil de la droite, de sa reconstruction.
    Nous sommes face à ce paradoxe : le courage politique nécessite un ego fort développé, et le souci du Bien commun, une humilité et une écoute particulières. Aujourd’hui les partis politiques ne sont que des entreprises à fabriquer le prochain chef d’État, et tous les moyens sont bons pour y parvenir, de la petite compromission à la grande trahison. Il est possible que ce leader charismatique, incarnant un fort courant conservateur existe, mais avant toute action il faut sortir la politique de sa gangue infâme. Ceci ne passera que par le développement de courants citoyens structurés, formés, travaillant pour le Bien commun et s’affranchissant des politiques partisanes.

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    • Alain Raynaud, c’est excellemment bien vu! Je partage tout à fait votre avis sur ce « grand paradoxe » et vous m’ouvrez un nouvel horizon sur le dépassement des partis traditionnels.
      MT

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    • carlo dit :

      « Ceci ne passera que par le développement de courants citoyens structurés, formés, travaillant pour le Bien commun et s’affranchissant des politiques partisanes. »
      Et aussi des clivages traditionnels, y compris entre la gauche et la droite, ce que MLP a parfaitement compris.
      Qu’ont en commun H Guaino et V Pecresse ?

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