A la source de nos malheurs, un système politique démoniaque (pour Atlantico)

Que disait Emmanuel Macron de la réforme des retraites et de la façon de la concevoir durant sa campagne ? 

Son programme disait précisément : « Après plus de vingt ans de réformes successives, le problème des retraites n’est plus un problème financier […] pour la première fois depuis des décennies, les perspectives financières permettent d’envisager l’avenir avec « une sérénité raisonnable ». L’enjeu aujourd’hui n’est donc pas de repousser l’âge ou d’augmenter la durée de cotisation […] L’opacité des règles conduit à ce que notre système de retraite par répartition, qui est l’expression de la solidarité entre générations, ne fournisse pas à chacun la sécurité qu’il est en droit d’attendre. »

On voit donc bien que le projet actuel, dont l’essentiel consiste à fondre 42 statuts en un seul, le régime à points, est directement issu du programme présidentiel. L’inspiration principale de ce texte est politique, idéologique, et non financière ou économique. Il vise à l’uniformisation égalitariste et au nivellement dans une logique jacobine et socialiste, qui nie les particularités entre les professions et l’autonomie de chacune pour organiser ses retraites en fonction de ses réalités démographiques.  La question ultra-passionnelle des cheminots est l’arbre qui cache la forêt. Sont tout autant concernés les agriculteurs, les notaires, les médecins, les avocats, les mineurs, etc.

– Aujourd’hui son gouvernement défend l’âge pivot. Pourquoi ce nouveau changement ? Que pense réellement Macron de la réforme des retraites ? A coup d’hésitations multiples connaît-on vraiment son projet ? 

L’approche présidentielle de la réforme des retraites me semble être avant tout politique et tournée vers l’objectif de 2022. En effet, nous avons en ce moment en face des yeux la quintessence de l’absurdité d’un régime politique. Cette réforme met en œuvre une promesse de campagne présidentielle. Elle a été conçue, en 2017, dans une logique électoraliste : gagner l’élection présidentielle à n’importe quel prix. La priorité absolue est désormais de la mettre en œuvre, d’une manière ou d’une autre. Pour le bien de la France ? Non. Pour espérer être réélu en 2022. La clé de la réélection présidentielle consiste à pouvoir dire : j’ai tenu ma promesse. Que cette réforme soit bonne ou nuisible pour l’intérêt général et pour le pays n’est pas la question. Et pire, la question n’est même pas la réalisation effective de cette réforme mais d’y faire croire: d’où le plongeon vertigineux de la vie publique dans le mensonge, l’hypocrisie, et les manipulations […]

L’évolution des institutions, le quinquennat, a fait du chef de l’Etat, presque par nature, un super-démagogue irresponsable – c’est-à-dire à l’abri de toute sanction politique – prêt à toutes les promesses pour être élu et à tous les coups pour être réélu, quitte à jeter le pays dans le chaos. La responsabilité individuelle? Elle est colossale, mais elle se confond avec celle d’un régime qui produit des hommes à son image, dont la vanité est inversement proportionnelle au sens de l’Etat et de l’histoire. Mais au-delà des personnalités individuelles, d’élection en élection, le régime politique, tel qu’il est devenu, est à la source d’une dramatique dérive narcissique que personne ne veut voir mais qui explique une bonne part de la tragédie française.

Maxime TANDONNET

 

 

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

44 commentaires pour A la source de nos malheurs, un système politique démoniaque (pour Atlantico)

  1. Citoyen dit :

    « Après plus de vingt ans de réformes successives, le problème des retraites n’est plus un problème financier […]  »
    C’est bien là, que tombe le masque de la racaille socialo … Avec la masse de ceux qui vivent sur le dos des contribuables, ou assurés sociaux, tout est problème financier !… uniquement problème financier !… Mais ceux-là ont tout intérêt à faire des écrans de fumée, pour que les regards se portent ailleurs …
    Dans ces conditions, rien d’étonnant au fait que le micron brasse du vent …

    J'aime

  2. carlo dit :

    « Le régime politique, tel qu’il est devenu, est à la source d’une dramatique dérive narcissique que personne ne veut voir mais qui explique une bonne part de la tragédie française »
    Ceci est incontestable, et aucune issue à la crise ne sera possible sans des changements institutionnels.
    Mais de tels changements ne suffiront pas, car l’idéologie libérale, dont EM est à la fois le produit et le promoteur, a désormais gangrené les esprits. Quand la vertu n’est plus exigée des citoyens, quand on conçoit les impôts, ou, pire encore, les amendes infligées aux contrevenants, comme une forme de « racket », quand toutes les relations humaines sont pensées sur le modèle des rapports marchands, quand la loi est objet de mépris, quand on a perdu le sentiment d’appartenir à une collectivité vis-à-vis de laquelle on a des devoirs, quand l’école n’est plus au service de la société, quand le but ultime est de libérer l’individu de tous les liens qui peuvent l’attacher au passé, à son pays, à sa culture, à sa famille et aux autres, la société tout entière est menacée de chaos.
    Le point de départ de l’idéologie libérale (« la société n’existe pas ») est aussi son point d’arrivée.
    Qu’en conclure ?
    Il me semble évident qu’il y a désormais deux droites, comme il y a deux gauches, et que la droite conservatrice doit prendre ses distances vis-à-vis de l’autre, la droite libérale, européiste et mondialiste. Celle-ci a d’ailleurs déjà trouvé son champion : il se nomme EM.
    Quelques modifications d’un texte bien connu suffisent à éclairer le moment politique qui est le nôtre : « Les [libéraux] ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs buts. Ils proclament hautement que ces buts ne pourront être atteints sans le renversement violent de tout ordre social actuel. Que les classes [moyenne et populaire] tremblent à l’idée d’une révolution [libérale]. Les [libéraux] n’ont rien à y perdre, hors leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. [Libéraux de tout le pays], unissez-vous ! »

    J'aime

  3. carlo dit :

    Les militaires ne seront pas concernés par la réforme des retraites car, dixit EM, «quand on est militaire, on ne touche pas une retraite, on a une pension».
    Or, tous les fonctionnaires à la retraite perçoivent une pension. Sur la base de cet argument, aucun ne devrait donc être concerné par la réforme.
    Ignorance ou désinvolture ? On ne sait plus que penser.

    J'aime

    • PenArBed dit :

      François Jourdier  »Usine à gaz » (retraites) – site magistro.fr – 20 décembre 2019
      (…)  » On suivra avec intérêt l’évolution du régime de retraite des sénateurs dont la caisse dispose d’une cagnotte de l’ordre d’un milliard d’euros constituée au fil des ans sur fonds publics. Le président du Sénat s’appuie sur le principe de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif, pour dire que c’est à lui de décider d’une éventuelle évolution du régime des retraites des sénateurs; avec de tels arguments on peut craindre que nous ne soyons pas sortis de l’auberge ».
      En attendant ce qu’il en sera des Députés et des  »Intouchables d’Etat » (essai de Vincent Jauvert ):
       »«Emmanuel Macron déteste les privilèges des grands commis de la République. Leur entre-soi mortifère aussi. C’est ce qu’il dit, en tout cas. Dans son livre de campagne, Révolution. Il fulmine contre «les hauts fonctionnaires [qui] se sont constitués en caste». «Il n’est plus acceptable, ajoute-t-il, qu’ils continuent à jouir de protections hors du temps.»
      Mais comme dans nos médias l’insignifiant occulte en permanence l’essentiel mieux vaut focaliser l’opinion sur les régimes spéciaux de la France d’en bas.
      Ghandi :  »L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul »

      J'aime

  4. Annick Danjou dit :

    Le député LR Julien Aubert convoqué par Christian Jacob pour avoir dénoncé des «accords» locaux avec LREM
    Je pense que nous sommes bien loin de sortir de ce bourbier!

    J'aime

  5. Coucou dit :

    Bonjour à vous,
    Pour Leibowitz la notion du peuple relève d’une « conscience collective en référence à une continuité historique ». Un peuple est une entité intersubjective qui peut être une combinaison d’éléments ethniques, territoriaux, politiques ou linguistiques, mais n’a pas à argumenter de son aspiration à l’existence ni à s’en justifier ; il doit au contraire la défendre sous peine de disparaitre.
    A la manière leibowitzienne je dirais que la francité relève d’un sentiment d’appartenance à un peuple ancien pétri de grandeur et de souffrance, de magnificence et de déchéance, de conquêtes et de défaites, aussi bien sur le champ de bataille qu’au niveau de la pensée. Cette longue histoire a créé une conscience collective transmise de génération en génération par des Français de souche ou de nouveaux venus s’étant approprié la francité. A cela il faut ajouter que celle-ci est d’origine chrétienne, et que le nier serait l’équivalent de parler d’un triangle qui n’aurait pas trois côtés.
    https://www.causeur.fr/judaisme-yeshayahu-leibowitz-daniel-horowitz-169955

    Je christianophobe, donc je suis
    Article rédigé par Constance Prazel, le 20 décembre 2019




    A quelques jours de Noël, la ville de Toulouse a été le théâtre d’une affligeante manifestation, destinée à empêcher la tenue d’une crèche vivante incarnée par de jeunes enfants. Au cri de « Stop les fachos », une cinquantaine d’activistes ont tenté d’empêcher la représentation de la Nativité de Notre-Seigneur, avec un certain succès, puisque chorales et petits acteurs ont dû plier bagages et costumes plus tôt que prévu.
    Une immense tristesse ne peut que nous saisir à la lecture de ce qui est plus qu’un fait divers : la manifestation d’un repli, d’une défaite, d’une renonciation à ce qui devrait être une évidence, l’affirmation joyeuse de notre identité chrétienne, d’une belle tradition enracinée dans le Sud, et surtout, de la présence du Christ irradiante d’humilité au milieu de tous.
    Les réactions officielles ont été globalement très timides, comme s’il était devenu trop compliqué, trop risqué d’affirmer sereinement, simplement mais fermement, l’essentiel.
    A travers cet épisode funeste qui vient teinter de gris la lumière de Noël, c’est la question du rayonnement de la foi, de la mission qui est posée : est-il encore possible, aujourd’hui, en France, de rappeler à nos concitoyens et de garder vivant, y compris sous les traits bien innocents d’une crèche enfantine, le trésor de notre chrétienté ? Rien n’est moins sûr. Les raisons de cette situation critique sont bien connues, et ne doivent pas être un mystère. Le « fait religieux », expression pudique et politiquement correcte, fleurant bon la sociologie, est venu remplacer la foi, et doit être parqué dans des limites toujours plus étroites, et cela, non parce qu’il faudrait répondre à un catholicisme outrageusement militant, mais parce que l’espace public est peu à peu grignoté et conquis par un phénomène qui, lui, n’entend pas se laisser enfermer, à savoir l’islam. Le mal n’est pas nommé, toujours évité, noyé dans des considérations langagières généralisatrices, et permet de jeter l’opprobre, de manière privilégiée, sur la foi catholique transmise par les siècles, au nom du combat pour une « laïcité » à deux vitesses. Le danger vient de ce que nous avons tendance à toujours plus intérioriser ce conditionnement, qui devrait s’appliquer à une autre croyance, qui, elle, s’en soucie bien peu, et prospère devant notre mutisme.
    Aujourd’hui, nous sommes assaillis par un mal à deux facettes, une déchristianisation croissante qui vire à l’agressivité anti-catholique, et une islamisation en profondeur de notre pays, l’une se nourrissant de l’autre. Ce sont des réalités du quotidien qui font de la France, chaque jour un peu plus, une « terre de mission ». Mission pour les musulmans eux-mêmes, à qui nous ne devons pas cesser de proposer la voie de la conversion au Christ, et mission pour ceux qui furent chrétiens, afin qu’ils redécouvrent et assument le legs magnifique de la chrétienté, suprême richesse et ultime recours à opposer à l’abstraction mortifère du laïcisme et à l’islam conquérant.
    Constance Prazel
    Rédactrice en chef de la revue Liberté politique

    J'aime

  6. Zonzon dit :

    À l’Athélé, pour sa troisième fin d’année de gouvernance, notre Prince franchit une « passe sémantique » sérieuse. Le mot Noël a disparu, remplacé par le mot « réveillon » !

    Ainsi on entend des phrases du type : Pour la fête de Réveillon ! Pour Réveillon ! Pour préparer le Réveillon …

    Quel doute encore que ce petit Monsieur achève la civilisation européenne !

    J'aime

    • carlo dit :

      @ Zonzon
      Merci d’avoir relevé cette « passe sémantique »;
      Rappelons aussi qu’il avait voulu “présider” la messe d’hommage à Jacques Chirac.
      Ignorance ou désinvolture ?

      J'aime

    • À l’Athélé, j’aime bien cette expression même si elle n’est pas totalement vraie.

      J'aime

    • PC dit :

      J’adore « à l’Athélé »!!!

      J'aime

    • Annick danjou dit :

      Vous auriez dû mettre un e à la fin! Figurez vous que j’ai cherché ce qu’était l’Athélé, un nouveau théatre parisien? non un cirque dont le clown bozo est notre président, une bonne tarte à la crème et il aura presque tout de l’original!

      J'aime

  7. Annick Danjou dit :

    Maxime, Comment font les allemands ce serait bien de comparer

    J'aime

  8. « Un système politique démoniaque ». Démoniaque ce mot m’a rappelé l’évocation du diable faite ci-dessous par le pape François:

    « On est en train de châtier la Terre,les peuples et les personnes de façon presque sauvage.Et derrière tant de douleur,tant de mort et de destruction,se sent l’odeur de ce que l’un des premiers théologiens,Basile de Césarée,appelait « le fumier du diable »,l’ambition sans retenue de l’argent qui commande.Le voilà le fumier du diable.Le service du bien commun est relégué à l’arrière-plan.Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains,quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique,cela ruine la société,cela condamne l’homme,le transforme en esclave,détruit la fraternité entre les hommes,oppose les peuples les uns aux autres,et comme nous le voyons ,met même en danger notre maison commune.Notre soeur et mère la Terre….(…)

    La première tâche est de mettre l’économie au service des peuples : les êtres humains et la nature ne doivent pas être au service de l’argent.Disons NON à une économie d’exclusion et d’injustice où l’argent règne au lieu de servir.Cette économie tue.Cette économie exclut. Cette économie détruit la Mère Terre…(…)

    L’avenir de l’humanité n’est pas uniquement entre les mains des grands dirigeants,des grandes puissances et des élites.Il est fondamentalement dans les mains des peuples;dans leur capacité à s’organiser et aussi dans vos mains qui arrosent avec humilité et conviction ce processus de Changement »

    Pape François

    à Santa Cruz de la Sierra(Bolovie)

    9 juillet 2015.

    J'aime

    • carlo dit :

      Merci à vous, André Lugardon, d’avoir cité ce texte du Pape Françpis.
      J’en retiens tout particulièrement un passage qui décrit parfaitement la révolution libérale qui est actuellement en cours dans le monde et dont EM s’est chargé d’accélérer le rythme en France
      « Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains,quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique,cela ruine la société,cela condamne l’homme,le transforme en esclave,détruit la fraternité entre les hommes,oppose les peuples les uns aux autres,et comme nous le voyons ,met même en danger notre maison commune. Notre soeur et mère la Terre… »

      Aimé par 1 personne

  9. Citoyen dit :

     » L’inspiration principale de ce texte est politique, idéologique, et non financière ou économique. Il vise à l’uniformisation égalitariste et au nivellement dans une logique jacobine et socialiste, qui nie les particularités entre les professions et l’autonomie de chacune pour organiser ses retraites en fonction de ses réalités démographiques.  »
    Et pire que ça …, le concept de départ, est le fruit de la décomposition de la cervelle d’un Piketty !
    C’est dire le niveau de cogitation auquel il fallait s’attendre … Les mots manquent pour qualifier …

    J'aime

  10. Annick danjou dit :

    Maxime à la source de nos malheurs: un président, un gouvernement et des députés incompétents, je crois qu’il n’y a pas à chercher ailleurs.

    Aimé par 1 personne

    • Annick Danjou, c’est évident mais par-delà de l’écume des choses, essayer de comprendre pourquoi notre pays s’effondre comme un château de carte.
      MT

      J'aime

    • Pierre-Jean dit :

      @Maxime Tandonnet,
      Vous vous demandez, en réponse à Annick Danjou, quelle est la raison de cet effondrement « comme un château de cartes ». Je vous réponds, sans hésiter : une immigration depuis bien cinquante ans. Vous me direz que c’est simpliste : je vous répondrai que les vérités les plus éminentes sont aussi les plus simples.

      J'aime

    • Annick Danjou dit :

      Oui bien sûr je suis tout à fait d’accord avec vous mais à notre niveau que pouvons nous faire? Si je savais je serais prête à m’investir

      J'aime

  11. Angil dit :

    Je suis d accord sur l inacceptable psychologie du régime : rien de nouveau sur le principe d impunité, toujours moins de vision sur les intérêts communs, toujours plus sur le principe d ego centrisme, en particulier.
    Toutefois je me pose toujours la question sur un principe de répartition ou certains régimes disposeraient de la faculté d augmenter le nombre de cotisants ou le montant des cotisations (respectivement sur le dos de la grande communauté ou alors parce que leur propre marché le leur permet…) et voudraient ainsi maintenir un principe de de.-solidarisation par rapport à une majorité de citoyens qui subit subira) frontalement la baisse du ratio cotisants sur retraités.
    Il reste donc à déterminer quel doit être le socle commun à Tous les français et d autre part si les spécificités de régimes particuliers sont l affaire de tous ou alors l affaire des individus ou de leur corporation (ainsi libre de fixer des règles au delà d’un socle universel ou n existerait plus de transferts occultes entre caisses).

    J'aime

  12. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Si vous me passez cette expression, je dirais qu’il semble qu’il y ait de la rumba dans l’air :

    https://lesmoutonsenrages.fr/2019/12/20/dossier-sur-la-reforme-du-regime-des-retraites-larnaque-du-siecle-artemisia-college/

    J'aime

  13. Mildred dit :

    A toutes fins utiles, je note qu’il existe une proposition de résolution pour l’ouverture de la procédure de destitution du Président de la République en application de l’article 68 de la Constitution depuis le 1er décembre 2018, initiée par François Asselineau :

    https://www.upr.fr/france/proposition-de-resolution-pour-louverture-de-la-procedure-de-destitution-du-president-de-la-republique-en-application-de-larticle-68-de-la-constitution/

    J'aime

    • Guillaume d'Anthenaise dit :

      La démocratie Américaine semble mieux fonctionner le Président Trump risque la destitution pour un coup de téléphone ! Imaginons les mêmes pouvoirs en France ?

      J'aime

  14. Sganarelle dit :

    Quand des employés sont incapables cumulent les fautes et les erreurs ils sont virés.
    Quand un roi n’accomplit pas fermement sa tâche et est incapable de réformer il est guillotiné
    Quand un président républicain apporte chaos et divisions et se montre sourd et incapable de résoudre les problèmes il continue son mandat et nous devons le conserver jusqu’aux prochaines élections.
    Crier «  dehors Macron «  semble servir à rien pourtant l’exaspération de la majorité des français arrive à son comble et nul doute que sa réélection est de moins en moins probable , de ce fait en prenant conscience de son éphémère passage , il risque d’en profiter pour nous faire avaler quelques pilules . Le pire est encore possible.

    Aimé par 1 personne

    • Sganarelle, c’est bien là où je voulais en venir!
      MT

      Aimé par 1 personne

    • Citoyen dit :

      Il se prépare peut être un destin à la Ceausescu, pour laisser une trace dans l’histoire …
      Chacun fait comme il peut …

      J'aime

    • Freddie dit :

      Bah, face à MLP ou tout autre nationaliste, les Français seraient bien capables de réélire Macron (ou n’importe qui d’autre). Les Français ne veulent plus s’affirmer comme peuple ou comme nation. C’est mal vu et considéré comme une fermeture à l’autre. Tout le reste en découle : il « faut » détruire notre culture, nos particularités. Je me souviens d’une réunion politique où un gros bonnet avait affirmé avec une condescendance pateline que « on » nous laisserait quand même cultiver quelques caractéristiques régionales (cuisine par exemple). Pourquoi les Français acceptent ? Je suppose un mélange de pas mal de choses : la léthargie issue d’une longue période de paix, l’isolement des individus dans les grandes métropoles où on ne se lie plus au collectif qu’en regardant Big Brother, une économie a chômage qui fait qu’on se préoccupe avant tout de survivre, et peut-être aussi un inconscient collectif qui n’a plus la pèche depuis les deux guerres mondiales. Quand j’étais en fac, j’ai rencontré une tripotée de gens qui trouvaient le monde trop moche pour avoir des enfants. Pas vraiment un signe de banane !

      J'aime

    • carlo dit :

      @ Freddie
      « Les Français ne veulent plus s’affirmer comme peuple ou comme nation. C’est mal vu et considéré comme une fermeture à l’autre. Tout le reste en découle : il « faut » détruire notre culture, nos particularités.  »
      Entièrement d’accord. L’amour du lointain a remplacé l’amour du prochain.

      J'aime

  15. carlo dit :

    « L’opacité des règles conduit à ce que notre système de retraite par répartition, qui est l’expression de la solidarité entre générations, ne fournisse pas à chacun la sécurité qu’il est en droit d’attendre. »
    Et que dire de la transparence du nouveau système qui ne permet pas de savoir si l’on fera partie des perdants de la réforme (puisqu’il a été reconnu à demi-mot qu’il y en aurait), le gouvernement étant incapable de mettre en ligne des simulateurs ?

    J'aime

  16. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Constat hélas très juste. Au pays de « l’ultralibéralisme roi » (avec 57% de la richesse produite captée par la puissance publique! Excusez du peu), on peut ajouter à ce tableau réjouissant l’impunité quasi-totale accordée aux syndicats « très représentatifs ». C’est là et c’est désespérant : http://h16free.com/2019/12/20/65079-les-fameuses-methodes-des-syndicats-francais
    Il y a également ce passe-droit franchement « libéral » que ce gouvernement est en passe d’accorder aux sociétés d’assurance au mépris élémentaire des droits de propriété (en clair, de la spoliation institutionnelle) : https://insolentiae.com/en-cas-de-circonstances-exceptionnelles-les-compagnies-dassurance-pourront-piocher-dans-largent-des-epargnants/. « Libérale » également cette mesure concernant le foncier : http://www.lcp.fr/actualites/foncier-la-commission-des-affaires-economiques-donne-son-feu-vert-une-nouvelle-forme
    Ce pays meurt à petits feux d’un régime politique franchement délétère, du capitalisme de connivence et d’une désagrégation orchestrée du pays. L’idéologie la plus stupide est au pouvoir et on aboutit à cette constatation lorsqu’on souhaite décrire ce que l’on voit : faible envers les forts et fort vis-à-vis des faibles. Authueil ne dit pas autre chose et le décrit fort bien dans ce billet : http://authueil.fr/post/2019/12/10/Le-problème-central-de-la-France-est-l-affaiblissement-de-l-Etat.
    Contrairement à ce que certains s’ingénient à croire, le libéralisme ne cherche pas à supprimer l’état mais à l’empêcher de s’immiscer dans tout et n’importe quoi comme c’est le cas dans notre pays au détriment de ses fonctions régaliennes. Il plaide, dans des limites clairement définies, pour un état fort où, par exemple, une demande en Justice est traitée rapidement par une organisation judiciaire quia clairement les moyens humains et matériels de fonctionner. Convenons que nous en sommes hélas très loin et la multiplication des Hautes autorités aux utilités assez discutables peine de plus en plus à en masquer la misère. Je reconnais cependant que le dispositif est assez commode pour caser quelques copains et fermer fort opportunément les yeux (https://www.vududroit.com/2019/12/delevoye-et-la-hatvp-controle-vous-avez-dit-controle/). Il est sain, dans un système politique qui se veut pérenne, que ce soit l’individu qui soit au centre du dispositif sinon, l’assertion de Frédéric Bastiat prend toute son importance et ce au détriment de la collectivité : « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » La grave crise actuelle en est l’illustration la plus criante.

    Bonne journée

    J'aime

  17. carlo dit :

    « La clé de la réélection présidentielle consiste à pouvoir dire : j’ai tenu ma promesse.  »
    Absolument. Mais l’une des raisons de cela est que les hommes politiques ne veulent pas être accusés d’avoir fait de fausses promesses, et donc d’être des menteurs … comme si une promesse non tenue était nécessairement une fausse promesse.
    Une vraie promesse peut ne pas être tenue et une fausse promesse peut l’être. Le manque de culture générale, ou plutôt le manque général de culture, explique qu’une distinction aussi élémentaire ait perdu de son évidence … même pour des journalistes.
    « Homo liberalis » veut avoir tous les droits, y compris celui de s’affranchir des règles du langage, et même de la logique, au point que, pour lui, une femme doit pouvoir être (en même temps) un père …

    Aimé par 1 personne

  18. Janus dit :

    Cette réforme des retraites, catastrophique dans son esprit, lamentable dans sa présentation, inaboutie, risque de nous couter plus cher que le système précédent tant le gouvernement a été incapable de négocier correctement avec les syndicats. De plus la période choisie a permis aux syndicats de prendre en otage toute la population au plus mauvais moment pour le gouvernement qui avait pourtant l’exemple de 1995 pour se préparer et choisir le moment adequat. Macron et Philippe sont de petits amateurs sans talents et sans intelligence manoeuvriere et perclus de certitudes et de prétention. https://www.atlantico.fr/decryptage/3584925/retraites–la-reforme-bien-partie-pour-se-traduire-par-une-facture-astronomique-enseignants-professeurs-policiers-regimes-speciaux-finances-publiques-syndicats-jacques-bichot-michel-ruimy

    J'aime

    • Janus, OK sur le constat mais comment en arrive-t-on à un tel désastre? C’est la question qui m’obsède.

      J'aime

    • Janus dit :

      On arrive a un tel désastre par une succession de traumatismes collectifs dont le premier a été la révolution française, le deuxième le 1er empire et son effondrement , le 3e les délires du 2nd empire et 1870, le 4e 1914 et le risque de défaite des les premiers mois de la guerre et le 5e 1940 qui est le point d’orgue et la fin de la foi des français dans leur destin glorieux. La parenthèse du gaullisme n’a été qu’un cache sexe et mai 68 en a été sa fin lamentable, ridicule et théâtrale. Mais la constante de tous ces drames, c’est l’indifférence crasse des français pour leur gouvernement pourvu qu’il n’intervienne pas trop sur leur destin. Les français ne s’intéressent pas à la chose publique et ceci depuis toujours. Leur égalitarisme forcené ne les prédisposent pas à apprécier les supériorités et leurs choix de leurs élites est toujours marqué par une défiance vis à vis des êtres supérieurs lorsqu’il y en a. Cette catégorie d’humains étant par essence rare, les tropismes de l’esprit français les écartent souvent des affaires publiques ou les cantonnent dans un rôle secondaire.
      De plus , phénomène récent, la culture des élites est désormais réduite à sa plus simple expression, pas de références donc peu d’outils du jugement. Prétention, cosmopolitisme et appétits de lucre font le reste.
      Notre destin est de n’être jamais réellement uni pour un but collectif et donc de devoir subir de longue période de déclin voire de décadence.
      En outre aujourd’hui, nous sommes concurrencés sur notre propre sol par une masse d’allogènes dont le poids est de l’ordre du tiers de la nation : Celle-ci n’existe donc plus que de manière virtuelle, le processus de désagrégation prenant de l’ampleur au rythme de l’arrivée des populations allogènes, rythme de plus en plus rapide.
      Vous avez été un des premiers à étudier ce fait, vous savez donc très bien ce qu’il implique à court et moyen terme : La fin de la France que nous avons connus, nous les plus âgés, à cheval entre la fin des années d’avant guerre et le modernisme actuel.
      Il faut ajouter à cela le marxisme ambiant dans les universités, et les pitoyables gourous des années 60 Bourdieu, Derrida, Deleuze, Foucault et leur pales copies Attali et BHL.
      Il faut relire Juvenal, vous y trouverez à 2000 ans de distance une description très actuelle de nos mœurs et de leurs conséquences sur l’avenir du pays.
      Quid novi sub sole ? Rien !

      Aimé par 1 personne

  19. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIA.

    J'aime

  20. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Les slogans de campagne électorale ne valent que pour l’élection concernée et l’on sait bien que lorsque les promesses ne sont pas tenues (et c’est quand même souvent le cas) la responsabilité en incombe toujours aux autres, puisque par définition les politiciens ne mentent jamais et sont capables d’expliquer l’inexplicable.
    E. Macron, faut-il le rappeler n’a été élu sur la base de son programme que par une minorité de Français (24% des suffrages exprimés au 1er tour) mais il persiste à se considérer comme le deus ex machina de la politique française. Il n’en est en fait que le jouet et ses initiatives depuis deux ans et demi se heurtent à la réalité de la vraie vie et mécontentent de plus en plus de Français malgré les gesticulations, les coups de menton, un entourage peu fiable, et les milliards d’euros d’argent public gaspillés.
    Son bilan actuel est minable dans tous les domaines, son amateurisme et ses réformettes ne trompent plus personne. A ce rythme et avec un tels résultats, n’importe quel candidat à une élection serait battu mais il bénéficie outrageusement d’une chance insolente et du soutien de la plupart des médias aux ordres.
    Tant que l’opposition politique persistera à ne pas vouloir sortir de son état de léthargie et que le RN continuera d’être présélectionné pour être le seul idiot utile du pouvoir, le président pourra continuer de se considérer comme le maître du jeu.
    Le vent tournera un jour, c’est certain, mais comme on ne peut pas compter sur nos politiciens girouettes ou en état de torpeur, il faudra attendre l’exaspération d’une majorité de Français ce qui semble se « mettre en marche » puisque dans le conflit actuel et malgré les conditions de vie difficiles des urbains depuis deux semaines, les sondages montrent toujours un soutien de l’opinion aux syndicats.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.