Paroles de circonstances

Trois citations relevées au fil de lectures qui expriment, mieux que je ne saurais le faire, mon humeur de ce matin:

« Et puis, il me restera à abandonner à eux-mêmes ces aimables énergumènes et à aller attendre l’heure, hélas trop prochaine, où il faudra réparer leurs fautes, peut-être leurs crimes contre la France » [Gambetta Lettres, 21 janvier 1882]

« Ceux qui donnent le branle à l’Etat sont les premiers absorbés par sa ruine » [Montaigne, Essais, tome I ch 24]

« Ces prodiges d’erreurs, d’aveuglement, de ténèbres, entassés et enchaînés ensemble, si grossiers, si peu croyables… » [Saint Simon, Mémoires – Fautes de la bataille d’Höchstadt]

Maxime TANDONNET

 

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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18 commentaires pour Paroles de circonstances

  1. michel43 dit :

    André Lugardon pas le choix,,,pour battre le Macron ,c’est ce que les électeurs et sympathisants veulent

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  2. Coucou dit :

    Bonjour à vous, une petite note joyeuse à la morosité ambiante, Humour bien sur ?

    Charles BAUDELAIRE
    1821 – 1867
    La cloche fêlée
    Il est amer et doux, pendant les nuits d’hiver,
    D’écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
    Les souvenirs lointains lentement s’élever
    Au bruit des carillons qui chantent dans la brume,

    Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
    Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
    Jette fidèlement son cri religieux,
    Ainsi qu’un vieux soldat qui veille sous la tente !

    Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
    Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits,
    Il arrive souvent que sa voix affaiblie

    Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie
    Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts,
    Et qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts.

    Charles Baudelaire, Les Fleurs Du Mal

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  3. Simon dit :

    Bonsoir à tous,
    Ce soir, je suis extrêmement choquée, « les bras m’en tombent » :
    https://www.imarabe.org/fr/actualites/centre-de-langue-et-de-civilisation-arabes/2019/l-ima-fete-la-langue-arabe-du-13-au-15
    Suis -je la seule à être interloquée ?

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    • Eric dit :

      Nous sommes au moins deux !
      Fêter la langue Arabe, pourquoi pas, mais célébrer par une accroche « l’Arabe, une langue de France » … Les mêmes qui affichent de tels slogans pousseront des cris d’orfraies devant la montée du RN.
      Je reste continuellement interloqué que les chantres de l’ouverture et de l’universalisme à la française font continuellement la promotion d’idées conduisant à la fragmentation de notre pays.
      « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. », selon la fameuse formule de Bossuet, mais, à la fin c’est la France qui trinque.

      Aimé par 1 personne

    • Annick Danjou dit :

      Bien sûr que moi aussi je suis interloquée. Je voulais en parler hier sur le blog de Maxime mais j’ai renoncé. J’avais écrit un commentaire incendiaire à propos de JL qu’il n’a pas publié ce que je comprends car je citais les noms de ceux qui nous ont menés à notre perte en particulier celui qui dirige l’institut arabe et qui manque infiniment à Macron d’après ses dires.

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  4. Annick danjou dit :

    Et bien moi ce lundi matin je tombe sur cet article et je me dis que le pays est vraiment mal parti!!!
    https://lundi.am/Comment-j-ai-echappe-a-la-greve-des-transports-en-passant-trente-et-une-heure

    D’autre part impossible de se déplacer ou d’aller travailler pas de métro peu de RER les stations près de chez moi ont toutes les grilles fermées. On se croirait en temps de guerre, bientôt il va falloir se ravitailler au cas où tout viendrait à manquer.
    C’est un lundi noir et c’est plutôt triste, à l’image de la France, avec d’un côté ceux qui jouissent de leur position et leurs avantages, de l’autre ceux qui en bavent et qui n’ont pas la parole.

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  5. Montaigne dit :

    De Michel de Montaigne
    Commentant le gouvernement des pédantesques « Marcheurs »

    « … la recherche des phrases nouvelles et des mots peu connus vient d’une ambition puérile et pédantesque. Puissé-je ne me servir que de ceux qui servent aux Halles à Paris! »

    « Je hais par sur tout un savoir pédantesque. »

    Montaigne citant Sénéque : « Il s´agit non de parler, mais de tenir le gourvernail. »

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  6. Mildred dit :

    Il me semble que j’ai une citation – sans doute moins prestigieuse – mais parfaitement adaptée et qui devrait en faire réfléchir certains :
    Quand le vin est tiré il faut le boire.

    Aimé par 2 personnes

  7. alexrebelde dit :

    Dommage que l’on ne puisse pas reprendre notre texte pour corriger les quelques erreurs de frappe, les copier/coller ratés… ;o)

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  8. alexrebelde dit :

    La plus grosse erreur est de n’avoir jamais changé de système de gouvernance ; pas grand chose n’a changé depuis environs 1500 ans :
    – La population est volontairement laissée dans l’ignorance et la crétinerie afin que les « zélites » puissent gouverner comme bon leur semble tout en faisant croire qu’il a un pouvoir en nommant des représentants… (foutaise !)
    – le système de gouvernance est toujours basé sur l’opposition, le conflit (gauche / droite, luttes des classes), le chantage… plutôt que sur la véritable discussion et la recherche du consensus,
    Le résultat, nous le voyons aujourd’hui plus fort que jamais.
    J’avais 18 ans (en 1976) quand j’ai compris que le système français ne pouvait pas marcher. Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre cela…
    Seul l’implication réelle de la population (les concernés), permet l’adhésion aux projets et l’acceptation (des réformes, des impôts et taxes, etc…). Il n’y a pas de moyen plus efficace pour cela.
    Les pays qui s’en sortent le mieux sont ceux dont la population est impliquée et décide.
    Pour cela, encore faut-il, dès les premières années scolaires, apprendre à réfléchir, analyser, faire la part des choses, faire des choix et… décider. Décider pour « le bien commun », et pas forcément pour soi !
    En France, on est très, très, très loin de cela.
    En modérant des groupes de Gilets Jaunes en décembre 2018 et janvier 2019, ce que j’ai vu m’a abasourdi et fait fait peur. Je me suis demandé si l’inculture et la crétinerie d’une immense partie de la population n’était pas volontaire. J’aimerais que la réponse soit NON. Mais j’ai de gros doutes.

    Il y a 20 ou 25 ans déjà, mon beau-frère, qui avait un poste important au siège du CIH (Crédit Immobilier et Hôtelier) au Maroc, venait « chasser des têtes » en France à la sortie des grandes écoles. Selon lui, la plus grande carence à laquelle il était confronté, c’était que les personnes qu’il auditionnait, bien que diplômées, étaient incapables de bien poser les problèmes.

    Moi, qui n’ai jamais fait d’études et qui suis 100/100 autodidacte, j’ai peur quand je pense que ces personnes-là sont censées diriger des institutions voir même, un pays, ça me fait flipper.

    La Suisse me manque !

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  9. E Marquet dit :

    « Paroles de circonstances » comme l’indique votre billet de ´mauvaise´ humeur.
    Gambetta lui-même n’est pas exempt de reproches. Tout homme politique est mû par des ambitions ou des perceptions qui peuvent conduire le pays dans des voies contraires à son devenir. Tout dépend de leur « bord » politique et de leur idéologie.
    Il semble que ses contemporains le jugeait sévèrement.
    George Sand : « Nous avons bien le droit de maudire celui qui s’est présenté comme capable de nous mener à la victoire et qui ne nous a menés qu’au désespoir. Nous avions le droit de lui demander un peu de génie, il n’a même pas eu de bon sens ».
    Louis-Jules Trochu (certes Général d’Empire), lui reproche d’avoir voulu « faire prédominer ses passions politiques dans les questions où elles n’auraient pas dû trouver place, par exemple dans la défense du pays réduit aux dernières extrémités ».
    Quant àThiers en 1871 : « Ils se sont trompés, gravement trompés : ils ont prolongé la défense au-delà de toute raison ; ils ont employé […] les moyens les plus mal conçus qu’on ait employés à aucune époque, dans aucune guerre […] Nous étions tous révoltés, je l’étais comme vous tous contre cette politique de fous furieux qui mettaient la France dans le plus grand péril ».

    Alors comme disait Coluche devrait-on « faire souffler les politiques dans un ballon pour savoir s’ils ont droit de conduire le pays au désastre » ?

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  10. Fredi M. dit :

    Eh bé dites-moi…
    Prenez un peu de vitamines D, ça vous évitera la déprime.

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  11. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Notre Jupiter se voulait démiurge, il n’est devenu après l’affaire Benalla et le mouvement des gilets jaunes qu’un diable qui s’agite désespérément dans sa boîte et qui tente un ultime coup de poker bien trop tardif qui va le ramener à son périgée avant les abysses de l’Histoire.

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  12. michel43 dit :

    Parole de circonstance ,,,mais après on fait QUOI ? a ce jeux ,un seule gagnant ,Macron ,voila pourquoi, je suis pour une alliance des droites

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    • Michel 43 oui mais les droites veulent-elles une alliance des droites? Chaque parti de droite et de gauche touche des subventions de l’état. Chaque président, présidente de parti peut rester président, présidente à vie et vivre confortablement de la politique.

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