« Admiration », dites-vous?

Voici un bel article paru cette semaine dans Causeur, au sujet de ma biographie d’André Tardieu. Son auteur, M. Lucien Rabouille, n’a pas tort: c’est vrai que je l’admire. Trop? Admirer à l’excès un homme politique vivant, au pouvoir ou engagé dans sa conquête, est un comportement malsain, mélange d’obséquiosité et de servilité. Quoi de pire qu’un lèche-bottes? En revanche, il n’est aucun déshonneur à choisir ses héros dans l’histoire, et si possible, pas toujours les mêmes.

La fréquentation des hommes d’Etat disparus est un refuge devant la médiocrité de l’époque. L’intelligence visionnaire, la culture historique et littéraire, le courage intellectuel, le détachement de Tardieu contrastent avec l’inefficacité stérile et la prétention narcissique des dirigeants actuels, proportionnelle à leur degré de réussite dans la hiérarchie des responsabilités. Lui qui haïssait la vanité eût sans doute  toisé de tout son mépris nos modernes roitelets.

Dans mon livre, entièrement fondé sur des archives, des témoignages et la presse de l’époque, pas un mot, pas une phrase, pas une virgule qui n’expriment autre chose que la simple vérité des faits. Et pourtant, c’est vrai que je l’admire avec ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses, et même, par-delà huit décennies, l’aime comme un ami… Mais il faut le connaître pour comprendre.

Extrait:  « Tandonnet verse résolument dans l’exercice d’admiration. On goûte au portrait enthousiaste et nostalgique de ce génie précoce, comme à l’arrière-plan suranné de sa France haussmannienne. Fort en thème dans sa jeunesse, praticien de la IIIe République, il fréquente les meilleurs lycées parisiens et gagne les meilleurs concours. Il travaille tôt sous les beaux plafonds de la République et exerce, jeune, des responsabilités. On trouve peu de commis ministériels si bien dans leur (belle) époque. Dandy et hédoniste, Le Mirobolant remplit, un verre de blanc à la main, toutes les gazettes de France. Il a belle allure ; fume avec un porte cigarette, observe la mode, porte lunettes rondes et pochette le soir, fréquente le Maxim’s ou les grands restaurants… court bien sûr les maîtresses. La Grande Guerre le change, alors qu’il insiste pour monter au front et côtoie comme officier la plèbe des tranchées. Comme converti par cet enfer, il quitte à jamais sa légèreté et n’exprimera plus en politique que des idées et volontés fermes. L’élégance de plume de Tandonnet n’égale pas son objet, bien sûr – car il est douteux que notre société nous redonne avant longtemps un Tardieu – mais elle suffit à nous le faire aimer. A l’antique, elle l’érige en mythe politique ; comme ceux des républiques romaines et athéniennes qui inspiraient notre chère IIIe en recherche de tribuns, de réformateurs, de sages, de sauveurs ou de prophètes. On le trouve en Cassandre quand il formule des choses fermes et définitives sur la menace allemande, dénonce son réarmement dès les années 1920, parle de guerre préventive contre Hitler qu’il accablera jusqu’au bout. Réformateur car au nombre de ses réalisations, on lui doit la première autoroute, (ainsi que la sécurité routière), l’ébauche d’une future SNCF et les premiers actes de l’assurance sociale. Périclès même à un moment où la République, menacée par le chaos intérieur et la menace extérieure, crut reconnaître en lui son sauveur. Cincinnatus enfin, quand au regard d’une France en miettes livrée depuis les grèves de 1936 à la démagogie, aux thuriféraires, bientôt à l’hégémonie allemande, il préfère se retirer dans sa maison de charme au sud de la France pour contempler. Et finalement écrire – Le souverain captif – retrouvant avec cet ouvrage de style une vocation que l’on comprend, à la lecture, légitime. »

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

13 commentaires pour « Admiration », dites-vous?

  1. Sganarelle dit :

    Excellent et combien vrai.
    On ne lutte vraiment contre une religion et ses dérives qu’en installant une autre religion et ayant perdu de vue la nôtre nous sommes des proies faciles

    J'aime

  2. E Marquet dit :

    Je ne saisis pas pour quelle raison vous éprouvez le besoin de vous justifier de votre admiration pour le sujet de votre livre, et de votre fidélité aux faits et aux archives, et implicitement de reprocher à ce jeune étudiant (que Janus traite de « barbouilleur de 2ème zone » aux « propos aigres » ! Quelle classe !) de n’avoir rien compris : « il faut le connaître pour comprendre » dites-vous.
    Cet article, plutôt flatteur pour votre « belle plume », est une analyse de lecture qui vaut bien les quelques critiques parues de journalistes madrés.
    Le lecteur a la liberté de ses lectures et de ses appréciations. Je ne sais pas qui est cet étudiant. Mais vous devriez vous réjouir de l’intérêt qu’il manifeste ainsi pour votre livre, auquel il souhaite le plus grand succès.
    D’autant qu’il a raison, la biographie est la plupart du temps un exercice d’admiration. Et ce n’est pas une insulte. L’empathie pour le sujet conduit à mettre en avant son côté positif, ce n’est pas une tare. Un bon avocat ne fait pas oeuvre d’historien, mais collige ce qu’il y a de positif pour son dossier, et pour autant la vérité n’est pas bafouée, il y manque seulement quelques éléments défavorables, à charge pour le procureur de les relever.
    Vous vous préférez en historien, il vous voit en biographe. Cela n’enlève rien à votre travail, et ne fait pas de cet étudiant un être borné.

    J'aime

    • E Marquet, non, non, c’est un malentendu sur l’interprétation de ce billet! j’étais au contraire très satisfait de cet article « bel article », que mon idée était de mettre en valeur en soulignant qu’il sonnait très juste!
      MT

      J'aime

  3. lugardon dit :

    Je connaissais ce texte qui bien entendu résonne très fort aujourd’hui. Il a écrit aussi des textes où ils dénoncent des agissements mauvais dont il a été le témoin du côté « des blancs » mais aussi du côté des Touaregs. Il n’a fait aucun disciple de son vivant. Mais aujourd’hui un peut partout en France il y a des groupes Charles de Foucauld qui se réunissent régulièrement pour étudier ses écrits, ses actions et propager sa foi exemplaire.

    Aimé par 1 personne

  4. lugardon dit :

    « Quand le navire n’obéit pas au gouvernail, il obéira aux récifs ».

    Source: http://evene.lefigaro.fr/citation/navire-obeit-gouvernail-devra-obeir-ecueils-23610.php

    J'aime

  5. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    « L’admiration » : j’avoue n’en avoir jamais ressenti pour les personnages politiques quels qu’ils soient qui même si certains se sont comportés en héros ou ont accompli des exploits ou permis de grandes avancées, avaient leurs côtés noirs ou obscurs et qui restent des personnages qui ne se sont démarqués honorablement que par la médiocrité ou la bassesse de leurs semblables.
    Je ne suis pas un contemplatif et réserve plutôt ce sentiment aux sciences, aux sports ou aux arts, mais très peu aux politiciens pour qui je ne peux éprouver au mieux que de l’estime ce qui me semble déjà suffisant.

    J'aime

  6. Janus dit :

    Admirer ce qui est supérieur est un signe d’honnêteté, de discernement et d’humilité que seules en sont capables les âmes nobles. Cioran, pessimiste s’il en fut, a écrit un livre intitulé « Exercices d’admiration », Plutarque, Carlyle ont écrit leur admiration des grands hommes. Mon cher Maxime, vous êtes en si bonne compagnie que les propos aigres d’un barbouilleur de deuxième zone n’ayant jamais rien produit lui même ne sauraient vous affecter. Hauts les cœurs et continuez à nous donner matière à nous offrir des exercices d’admiration !

    J'aime

  7. Sganarelle dit :

    Merci Coucou pour cette très belle et juste lettre
    On obtient davantage l’adhésion par l’exemple que par la persuasion et la force et en critiquant constamment notre pays et ses habitants nous ne donnons guère envie d’en faire partie.
    Est -ce là le secret d’une émigration ratée? Ce sont les nouvelles générations les pires..cherchons l’erreur.
    La religion catholique en chute libre et sans le secours des citoyens n’a plus les moyens et encore moins un de Foucault pour s’opposer à une autre religion, la société de consommation est le veau d’or de notre décadence.
    Comme pour la dégradation du climat et de la terre la disparition de notre pays de son passé et de son patrimoine est programmée.
    Chacun de nous a les idoles qu’il mérite parce qu’elles lui ressemblent ou bien qu’il essaie de leur ressembler …mais par quel miracle tous les talents se retrouvent-ils autour d’une personne ? Si nous regardons ce qui a fait le siècle de Louis XIV ..la liste des personnages brillants à ses côtés est impressionnante ..savoir s’entourer est le secret de la réussite, la plupart des grands hommes n’agissent jamais seuls . Est – ce l’arrivée d’un chef extraordinaire ou celui des circonstances qui permet l’éclosion des talents?

    Aimé par 1 personne

  8. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Ces louanges sont méritées. Je vous signale, si vous en ignorez l’existence, le republication chez Perrin du l’ouvrage de Tardieu « La paix » préfacé par Clemenceau (https://www.laprocure.com/paix-andre-tardieu/9782262076603.html).

    Bonne journée

    J'aime

  9. carlo dit :

    L’admiration n’est guère prisée aujourd’hui. Notre ère est devenue celle du soupçon.
    L’admiration, comme le respect, suppose en effet de s’incliner et induit donc une relation de verticalité dans un temps où l’horizontalité est de rigueur. Admirer, c’est reconnaître qu’on n’est pas l’égal de celui qu’on admire. Nul ne devrait donc s’infliger une telle blessure narcissique.
    De plus, l’admiration (d’autrui) fait baisser l’estime de soi alors qu’avoir une haute estime de soi est aujourd’hui fortement valorisé, un haut degré d’estime de soi favorisant la prise de risques, condition de tout succès.
    « On lui doit (…) la sécurité routière, l’ébauche d’une future SNCF et les premiers actes de l’assurance. »
    On ne peut qu’avoir de l’admiration pour un tel homme à l’heure où la securité routiere est jugée attentatoire aux libertés individuelles et où le gouvernement actuel s’attaque à la SNCF et à l’assurance retraite.

    Aimé par 1 personne

  10. Coucou dit :

    Bonjour à vous, aujourd’hui dans le calendrier Romain c’est la Fête de Charles De Foucauld, voici une lettre écrite à René Bazin de L’Académie Française le 29 Juillet 1916,

    Lettre du Bienheureux Charles de Foucauld à René Bazin, de l’Académie française, le 29 Juillet, 1916

    JESUS CARITAS,
    Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.

     » Monsieur, Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m’écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu’on peut attendre d’une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l’exemple et par l’éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d’Europe et sur la guerre.

    I — Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes

    Habituellement chaque mission comprend plusieurs prêtres, au moins deux ou trois ; ils se partagent le travail qui consiste surtout en relations avec les indigènes (les visiter et recevoir leurs visites) ; œuvres de bienfaisance (aumônes, dispensaires) ; œuvres d’éducation (écoles d’enfants, écoles du soir pour les adultes, ateliers pour les adolescents) ; ministère paroissial (pour les convertis et ceux qui veulent s’instruire dans la religion chrétienne). Je ne suis pas en état de vous décrire cette vie qui, dans ma solitude au milieu de populations très disséminées et encore très éloignées d’esprit et de cœur, n’est pas la mienne… Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. Vous avez en partie décrit leurs devoirs dans votre article : « Le plus grand service » (Écho de Paris, 22 janvier 1916). Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l’ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l’affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n’est que quand on est arrivé là qu’on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d’âmes qu’on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c’est notre premier devoir : ce n’est qu’après l’avoir bien rempli, assez longtemps, qu’on peut faire du bien.

    Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m’entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.

    Il y à fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s’efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi…

    Espérons qu’après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d’aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s’y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !

    II — Comment franciser les peuples de notre empire africain

    Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.
    Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

    Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve;  » l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération « , disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

    De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi…

    Le Medhi-Le Bien Aimé-Le Sauveur de L’Islam.

    Aimé par 2 personnes

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.