Pensées pour les treize soldats français morts au Mali

Hommage, héros, cérémonies… Les mots sont à chaque fois les mêmes. Sur un modeste site, comme celui-ci, ils n’ont pas vraiment leur place. Treize soldats Français ont trouvé la mort dans l’opération Barkhane de lutte contre la barbarie islamiste au Mali. Ils étaient jeunes, en pleine force de l’âge. Ils étaient mariés ou en couple, parfois avec de jeunes enfants.  Parmi les parents des soldats,  le sénateur Bockel ne m’était pas inconnu. Il vient de perdre son jeune fils, lui-même bientôt papa. Je suis atterré en pensant à sa peine et à son petit fils ou petite fille qu ne connaîtra jamais son père. La polémique ou même la politique, sur l’opportunité de l’intervention de la France – seule – dans cette région ne sont évidemment pas de mise aujourd’hui. Il n’y a qu’une certitude: les treize sont morts pour la France, dans l’accomplissement de leur devoir, le devoir un mot sacré, qui se dispense de tout hommage, le seul peut-être qui vaille le sacrifice d’une vie. Et notre chagrin pour eux et leurs proches est indescriptible. La France, dans le malaise et la souffrance, n’avait pas besoin d’un tel malheur supplémentaire aujourd’hui.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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47 commentaires pour Pensées pour les treize soldats français morts au Mali

  1. Georges dit :

    Quel gâchis uniquement pour la possession.

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  2. Annick Danjou dit :

    l’abbé Venard, aumônier militaire, qui écrivait, dans Le Figaro :

    « La Nation ne devrait-elle pas, devant les treize cercueils qui bientôt lui seront présentés sur la terre sacrée de la cour d’honneur des Invalides, se lancer dans une introspection ? Qu’en est-il d’un pays qui envoie ses plus courageux enfants à la mort… combattre les racines d’un mal qu’il semble laisser prendre racine, sans beaucoup de résistance, sur son propre sol ? »

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  3. Coucou dit :

    Le numéro du Point en date du 28 novembre publie un entretien avec Gaspard Proust.

    On y apprend que l’humoriste a une double nationalité suisse et slovène (la Slovénie étant son pays d’origine) et n’a pas la nationalité française. Il est d’ailleurs interrogé sur ce sujet :

    « Pourquoi n’avoir jamais demandé la nationalité française ? ».

    Sa réponse est franche et cruelle :

    « En 1990, j’étais au lycée français d’Alger. J’étais un petit Slovène. A cette époque, je regardais la France, admiratif, me disant que, si un jour j’avais le passeport français, je pourrais dire à mes enfants : Voyez, maintenant vous faites partie d’une nation immense où vos ancêtres –même si vous avez chopé le train en route- s’appellent désormais Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle, Hugo, Molière, Baudelaire, Camus, Monet, Rodin, David, Poussin etc… La France, ce n’est pas seulement une vague idée fumant au-dessus de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, c’est une réalité brute, c’est une terre, un peuple, une culture ; bref, un monde. Aujourd’hui je connais peu de personnes venant des pays de l’Est –et je ne parle même pas des amis suisses- qui voudraient du passeport français. Car un pays qui se méprise à ce point-là, qui s’incline devant tout n’est plus attirant… Je vois du matin au soir les hommes politiques éructer « La République : La République ! La République ! » Mais des républiques, il y en a plein dans le monde. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le mode d’organisation de votre démocratie, mais ce qui fait que la France est la France et non pas la Slovénie, l’Allemagne, l’Algérie ou la Corée du Sud. La réalité, c’est que la France est devenue un pays multiculturaliste : alors quel intérêt de devenir français si on me fait l’éloge de pouvoir tout le temps la ramener avec mes origines ? J’ai même changé mon prénom et mon nom, car je ne voulais pas qu’on me renvoie d’où je viens. Je veux me fondre parmi les Français. Or ce n’est plus audible aujourd’hui.»

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  4. Coucou dit :

    Bonjour à vous

    Le sacrifice des braves
    Article rédigé par François Billot de Lochner, le 29 novembre 2019Envoyer par email Imprimer Export au format PDF Ajouter aux favoris
    Mardi, ils sont treize à avoir trouvé la mort au Mali, pendant l’opération Barkhane, dans des circonstances tragiques, au combat, de nuit, lors d’une collision entre deux hélicoptères. Depuis, sur les réseaux sociaux, tournent en boucle leurs treize visages, leur regard franc et déterminé, et leur sourire.

    Les déclarations officielles et moins officielles se sont succédé ; l’hommage aux Invalides est programmé. Ce sont des héros, la fine fleur de l’armée française, ce que nous savons former de meilleur. Ils méritent notre reconnaissance, et un profond respect. Qui le leur donnera ? Quel goût de cendres devant tout ce gâchis. Car c’est bien de gâchis qu’il s’agit. Nous ne sommes malheureusement plus à une époque qui sait honorer le prix du sang et l’esprit de sacrifice pour la patrie. Ils sont morts pour la France, mais pour quelle France ? Une France qui, au quotidien, vomit sa haine et son fiel contre tout ce qu’ils représentent, tout ce qui a poussé ces treize héros à s’engager et à courir le risque, un jour, une nuit, de la mort. Ces treize hommes qui ont donné leur vie ont grandi, se sont forgé le caractère et ont mûri leur engagement au nom de valeurs qui sont chaque jour sciemment piétinées par les médias, par une part significative de la classe politique, ou par l’Éducation nationale. C’est presqu’un miracle qu’il en émerge encore, chaque année, pour dire oui à la France et à la grandeur et à la servitude militaire si chère à Vigny.

    L’amertume, nous la ressentons aussi en considérant combien ces morts sont en contradiction avec la politique prétendument menée contre le terrorisme et contre le djihadisme sur le sol de France. On nous explique que ces 13 valeureux militaires sont morts « pour nous protéger », au Mali. Mais en France, les portes sont grandes ouvertes à l’islam radical. L’islamisation fait l’objet d’une complaisance maladive de la part des élites politiques et médiatiques. L’on défile dans les rues de Paris pour défendre le port du voile, et l’on débat au ministère de la Justice du rapatriement des djihadistes. Où est la cohérence ? Comment ne pas sentir le ton faussé des remerciements officiels, d’un gouvernement qui n’est pas digne du sens de l’idéal de ces hommes, qui meurent au loin pour lui ?

    Le sacrifice de ces 13 braves nous renvoie enfin, bien sûr, aux choix politiques de ceux qui ont décidé ces opérations. François Hollande, devant la presse, se mord les doigts et affirme porter une part de responsabilité dans ces morts, témoignant d’un faux remords consternant. C’est lui qui, en 2014, lançait l’opération Barkhane pour lutter contre les groupes armés salafistes du Sahel. Mais il faut rappeler que ces groupes djihadistes sont venus de Libye et ont été armés avec la dernière des irresponsabilités par son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Les opérations militaires dans cette zone de l’Afrique se succèdent depuis plus de trente ans, et chaque président a contribué à charger la barque. Avec inconscience et idéologie, nos présidents manient l’engagement militaire sans l’assumer dans toutes ses dimensions, et se blanchissent a posteriori par une bonne conscience malvenue.

    Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
    Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
    Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
    Car elles sont le corps de la cité de Dieu.

    Notre combat politique est de rendre toute leur vérité à ces vers inoubliables de Péguy, car là est la véritable dignité du soldat.

    François Billot de Lochner

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  5. Coucou dit :

    Bonjour à vous, toujours les même Idiot utile au gauchisme.

    Avez-vous vu les dessins de Charlie Hebdo sur les soldats français morts au Mali ? C’est désopilant : Charlie a gardé les slogans de recrutement de l’armée de terre, mais a remplacé les photos de militaires par des dessins morbides. On voit, par exemple, des paras qui portent un cercueil drapé de tricolore avec cette légende : « Je suis tourné vers les autres et vers mon avenir. » Que dire de tout cela en tant qu’observateur civil ?

    D’abord que, comme il arrive souvent en pareil cas, ce que Charlie Hebdo reproche à l’armée en dit davantage sur les propres obsessions de sa rédaction que sur le poids de la mort dans l’armée. Mettez-vous deux secondes à la place d’un dessinateur de Charlie Hebdo : on ne fait plus rien, ou presque, sur les musulmans, on a renoncé… Mais on veut encore jouer à l’iconoclaste. Alors, pour rigoler à pas cher, il reste encore les piliers de l’ancien monde : la famille, l’école, l’Église, l’armée…

    Mais dans notre société liquide, beaucoup de ces concepts ne sont plus ce qu’ils étaient. La famille est une association temporaire « des deux sexes et autres » (comme la pension Vauquer dans Le Père Goriot) en vue d’avoir ou d’acheter, ou pas, des enfants qui auront notre ADN, ou pas, après avoir été portés ou pas.

    L’école est une usine qui produit, chaque année, en série, des centaines de milliers de futurs chômeurs qui sont, pour beaucoup, immédiatement engloutis par les fournaises infernales de l’université gauchiste, persuadés d’être uniques, mais voués à devenir des clones.

    L’Église est une ONG socialiste, en voie de paganisation, qui compte sur la démagogie, la soumission et la mode pour remplir les églises que ses propres prêtres ont vidées. Au moins, il reste l’armée.

    Hélas pour Charlie, l’armée n’a jamais été aussi connue, aimée et respectée depuis 1945. Entre notre pays et son armée, les dernières décennies n’ont pourtant pas été faciles. Il y a eu l’Indochine, avec les ouvriers communistes qui sabotaient le matériel militaire qu’ils fabriquaient ; il y a eu l’Algérie, avec les porteurs de valises et les intellectuels anticolonialistes. Il y a eu les comités de soldats, les chansons de Maxime Le Forestier, les années sans OPEX dans l’Est, les corvées de patates, les alcooliques à moustache et verres fumés, les revues de chiottes. Il y a eu l’attentat du Drakkar, la guerre du Golfe à laquelle on ne comprenait rien.

    Aujourd’hui, il suffit d’ouvrir les yeux pour constater que l’armée est comprise, que les militaires sont unanimement salués. Il y aura du monde sur le pont Alexandre-III. Avec émotion mais sans faiblesse, parce que la mort fait partie du job et que, n’en déplaise à nos défenseurs du monde libre, tout le monde sait, en dehors du périphérique, que parfois on meurt, tout comme les crayons ne sont pas plus forts que les canons.

    L’humour insultant et méprisable des tocards de Charlie arrive trop tard, dans un monde qui commence à comprendre que la dérision de tout ce qui est grand et beau est un puissant corrosif, un jet d’acide gratuit sur une statue de marbre blanc. Les charlots, avec le clin d’œil du « dernier homme », salissent ce qui est admirable, pleurnichent sur leurs morts et allument des bougies. Les soldats, eux, trouvent de la grandeur dans ce qui est prosaïque, honorent leurs héros puis engagent des chargeurs.

    On peut imaginer que les familles des défunts porteront plainte et que les autorités militaires livreront un communiqué. Quant à nous, laissons rire les charlots : le panache, vertu française, c’est aussi refuser de se colleter avec des minables. « Ils n’auront pas ma haine… »

    Lu sur boulevard voltaire.

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  6. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Je ne sais si vous considèrerez comme trop « polémique » de citer le blog d’Yvan Rioufol qui écrit :
    « Mali : des héros français pour oubiier les lâches » ?

    http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2019/11/les-heros-francais-pour-oublie.html

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  7. Annick Danjou dit :

    Lundi 25 novembre. 13 militaires français de l’opération Barkhane trouvent la mort au cours d’une mission aux confins du Mali.
    Par Jacques Coudrais

    Dès le lendemain, une figure emblématique de la communauté malienne de Paris – jeune universitaire très actif dans une ONG de la diversité – interpelle vigoureusement ses concitoyens. En quelques jours, une conscience commune s’est émue, un élan s’est formé et des centaines, puis des milliers de jeunes hommes, âgés de 18 à 35 ans, se sont présentés, soit spontanément, soit poussés par leur famille, à des centres de recensement installés à la va-vite dans le quartier de La Chapelle, répondant au mot d’ordre « Malien de France, avec Barkhane et tes frères, viens combattre pour ta patrie ! » Une noria aérienne est organisée vers Bamako, où ces volontaires sont équipés, formés puis intégrés dans les unités du G5 Sahel…

    Fin de la fiction. Voilà ce qui serait juste, normal et digne.

    Or, comment ne pas être révolté devant ce scandaleux paradoxe : de jeunes Français combattent et meurent pour le Mali – État failli incapable de restaurer la paix dans ses frontières – tandis que des milliers de jeunes Maliens en âge de combattre errent dans nos banlieues, en mal de reconnaissance, d’identité et d’avenir.

    Aurions-nous imaginé, en 1914, qu’une diaspora française, jeune et nombreuse, reste oisive au-delà des mers tandis que le pays était en guerre ?

    L’auteur de ces lignes, dont l’un des fils, officier, rentre à peine d’une mission au sein de Barkhane, ne trouve pas tolérable que nous entretenions chez nous une population étrangère dont le pays en guerre est défendu par nos propres soldats.

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    • Philippe Dubois dit :

      Surtout quand une grande partie cette population étrangère nous crache dessus.

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    • lugardon dit :

      Bonjour Annick Danjou, je trouve que le texte que vous portez à notre connaissance est à double tranchant. C’est bien écrit, bien dit, bien balancé, c’est percutant mais ça peut se retourner contre nous. Très peu de Français sont partis combattre au Liban aux côtés des chrétiens libanais qui se sont faits tailler en pièces dans l’indifférence générale. Très peu de Français accueillent les chrétiens d’Irak. L’indifférence des Maliens vivant en France actuellement n’est pas différente de l’indifférence des Français à ce qui se passe dans le Lycée que vous nous signalez dans un lien que Maxime a commenté de la manière suivante:

      maximetandonnet dit :
      29 novembre 2019 à 06:08

      Annick Danjou, dans l’indifférence générale…
      MT

      Les jeunes français qui s’engagent dans la police, la gendarmerie, l’armée, la justice,l’éducation spécialisée sont minoritaires dans notre pays. Ils n’en ont que plus de mérite d’ailleurs. Mais ce que vous reprochez aux Maliens vivant en France pourrait s’écrire des Français qui ne s’engagent pas pour affronter ce qui ne va pas chez nous.

      En tant que père d’un fils engagé dans un régiment de parachutistes je m’interroge: pourquoi les Algériens, les Tunisiens, les Marocains, les Espagnols et les Italiens ne nous aident pas au Mali?

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  8. Anne dit :

    Comme l’a dit E.Zemmour hier et ce soir, c’est un traumatisme. Ces jeunes gens représentaient l’élite de la Nation, des aristocrates.

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  9. Chris,

    J’ai l’impression que vous n’avez pas compris mon commentaire.

    Peut-être me suis-je mal exprimé.

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  10. Coucou dit :

    Bonjour à vous, lu sur Boulevard Voltaire,
    Je ne suis pas d’une famille de militaires et je me suis toujours demandé comment elles faisaient avec ça. Ça : l’engagement, comme le rappelait Georges Michel, de donner sa vie, à chaque instant, pour son pays, pour nous. Ça, cette réalité qu’ils savent, qu’ils ont intégrée, qui fait partie du contrat, du paquetage. Une signature avec ceux d’ici, leurs familles, un engagement partagé, et une signature avec l’au-delà, l’au-delà d’eux-mêmes, l’au-delà tout court. L’au-delà tout grand.

    À chaque fois que l’un de ces enfants tombe, la même émotion nous submerge. Images des Invalides, et puis des cérémonies dans nos villages. Toujours poignantes. Même quand on ne connaît pas les familles. Ils sont une part de nous.

    Et puis il arrive que ce jeune militaire français, comme hier, soit un nom, un visage connu, proche.

    Il arrive que les hasards de l’existence vous amènent à rencontrer une de ces familles, celle de Clément. Extraordinaires, oui, au sens premier du mot. Toujours pour cet engagement rare. Pour bien d’autres raisons aussi, comme nous avons pu le découvrir en nouant une amitié forte.

    Clément Frison-Roche est l’un de ces treize militaires. Clément est le fils de ces amis proches, Maguelonne et Benoît Frison-Roche, eux-mêmes officiers. Ce garçon plein d’allant. Cet adolescent prometteur, gentil, ce grand qui a tant apporté à nos grands et à nos petits. Et à nous. Cet élève unanimement apprécié de ses enseignants, que Christine, mon épouse, a eu le plaisir d’avoir en cours, et qui illumine une existence de professeur. Brillant, il savait rester modeste ; d’un grand sérieux dans ses études, il irradiait une gaieté contagieuse jusque dans les exercices les plus austères ; ses grandes qualités intellectuelles se doublaient de qualités humaines encore plus rares chez un lycéen. Ce jeune officier exceptionnel. Ce jeune mari. Ce jeune père.

    La photographie que sa famille a choisi de nous confier le montre avant son départ pour le Mali : en tenue de combat, sa fille Victoire, rayonnante, dans ses bras, devant sa bibliothèque. Ainsi était le Clément que nous avons connu, que nous connaissons. Rayonnant.

    Sa mère déclarait hier : « J’ai senti toute ma vie que mon mari pourrait disparaître brutalement. C’était pareil pour Clément. Je l’ai toujours eu en tête, c’était en filigrane toute ma vie. Je ne suis pas pour autant fataliste… Je suis brisée mais je savais que ça pourrait arriver. J’y ai pensé en lui disant au revoir il y a deux mois. »

    Tous les souvenirs affluent, les images, les inquiétudes.

    À son épouse, à ses parents, à ses frères et sœurs, nous adressons nos sincères condoléances, nous les serrons très fort dans nos bras de père et de mère. Que le rayonnement de Clément, que la foi qu’il partageait avec eux les portent dans ces journées terribles.

    Gabrielle Cluzel, Georges Michel et toute la rédaction de Boulevard Voltaire qui, peut-être plus que d’autres rédactions, connaît de près cet « extraordinaire », se joignent à Christine et à moi.

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    • Simon dit :

      Merci de ce beau témoignage ! Je pensais ces tous derniers jours à Lugardon, à son fils para et j’ai relu avec émotion la prière du para. Je pense à mon fils qui vient d’intégrer l’Alat et qui brigue Pau. Émotion toujours en regardant la photo de ce jeune Clément qui a dans les yeux cette lumière que je vois dans le regard de mon fils. Admiration pour ces jeunes hommes qui ont décidé de servir la France, au prix, parfois, de leur vie. Et je pense à nous, parents, qui devons respecter le choix de nos enfants et l’accepter tout en craignant la mauvaise nouvelle. Beaucoup d’émotion ces dernières 48h.

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    • « Admiration [partagée] pour ces jeunes hommes qui ont décidé de servir la France, au prix, parfois, de leur vie ».

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  11. lugardon dit :

    Je m’adresse à vous aussi qui lirez ce commentaire ou pas…

    Je m’adresse à vous, mon Dieu
    Car vous donnez
    Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
    Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
    Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
    Je ne vous demande pas le repos
    Ni la tranquillité,
    Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
    Je ne vous demande pas la richesse,
    Ni le succès, ni même la santé.
    Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
    Que vous ne devez plus en avoir !
    Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
    Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
    Je veux l’insécurité et l’inquiétude
    Je veux la tourmente et la bagarre,
    Et que vous me les donniez, mon Dieu,
    Définitivement.
    Que je sois sûr de les avoir toujours
    Car je n’aurai pas toujours le courage
    De vous les demander.
    Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
    Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
    Mais donnez-moi aussi le courage,
    Et la force et la foi.
    Car vous êtes seul à donner
    Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

    Source: https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/la-priere-du-para

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  12. Janus dit :

    Merci Maxime pour ces pensées honorables dans le sens strict de ce mot : La France est de nouveau confrontée à ses vieux démons et malgré toutes ses faillites, de jeunes hommes acceptent de risquer leur vie pour leur idéal dans lequel la France tient la place principale.

    L’émission Passé – Présent de TV Liberté vient de faire une excellente présentation élogieuse de votre travail sur Tardieu et son œuvre politique et ses écrits. De toutes les tendances politiques, il apparait que les gens qui réfléchissent reconnaissent les mérites des véritables hommes d’État comme l’a été TARDIEU. Mais reconnaissez, Maxime, que ces véritables hommes d’État ont TOUJOURS été des hommes d’exception , non seulement au plan moral mais surtout au plan intellectuel et que rien ne peut se mettre en place sans l’action efficace de ces individus hors du commun. C’est ce qui nous manque aujourd’hui, un système, aussi bien huilé soit-il, ne peut se passer pour l’animer de tels hommes.
    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n260-la-nostalgie-dordre-nouveau

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  13. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Je m’associe complètement à votre message d’hommage à ces 13 héros et pense à leurs familles et à leurs proches. Cet accident est lourd de conséquences humaines et ce drame pèsera un certain temps sur le moral de leurs frères d’armes qui devront quoi qu’il arrive repartir demain au combat.
    Cette catastrophe repose le problème déjà évoqué du soutien militaire des autres pays Européens à la lutte anti-terroriste.
    Lorsque le brexit sera effectif nous perdrons un de nos plus proches et important allié militaire dans cette Europe, qui continuera de nous épauler ? Il n’est pas normal que ce soit en très grande partie nos soldats et nos moyens qui soient toujours sollicités. Notre armée se bat pour le bien et la paix de tous, du Mali et des pays proches mais aussi de toute l’Europe.
    Certes, l’heure n’est pas aux polémiques mais ce sujet devra néanmoins être abordé rapidement par nos dirigeants et par Mme Ursula von der Leyen.

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  14. Philippe dit :

    Bonjour à tous,
    Ayant passé 25ans au service de cette magnifique institution, je connais parfaitement les dangers des opérations extérieures. Je ne peux avoir qu’une pensée émue pour mes camarades d’active décédés lors de cette opération. J’ai la chance de former encore ces soldats.
    J’ai une pensée pour leur famille, aujourd’hui en deuil, mais ils peuvent être fiers de leur mari et enfants.
    Malheureusement ,Maxime nous ne pourrons pas empêcher les multiples polémiques faîtes par des gens ne connaissant rien ni sur les causes, les circonstances, l’utilité de ces missions.

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    • Annick Danjou dit :

      Philippe pouvez vous alors répondre à Odile Thévenot? Car comme moi , elle se pose des questions très logiques. Puisque vous avez, expliquez à ceux qui ne savent pas. Nous étions ce soir à l’Arc de Triomphe pour une cérémonie en l’honneur de tous ces morts. Les représentants présents ne semblaient pas très affectés en serrant les mains. La ministre des armées, Mme Hidalgo, le secrétaire d’état de l’Education Nationale, un jeunot d’une trentaine d’années affublé de 2 filles dégingandées pour déposer une gerbe. Un spectacle quelque peu affligeant vu les circonstances. Des jeunes de différentes écoles qui ne connaissent pas les paroles de La Marseillaise mais qui agitent leurs petits drapeaux bleu blanc rouge comme lors d’une fête champêtre. Seuls les jeunes pompiers de Meaux étaient corrects. Alors oui j’aimerais que vous nous expliquiez. J’ajoute que dans ma famille très proche 3 jeunes filles se sont engagées dans l’armée. Donc…

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    • Philippe dit :

      Bonjour Annick,
      Bonjour Odile,
      Dans mes propos sur les causes et les circonstances de l’accident et ses polémiques, il est impossible de savoir. Un vol tactique à très basse altitude par une nuit noire demande beaucoup d’attention, la moindre problématiques, inattention, vecteurs extérieurs peuvent être fatale et demande de la part des pilotes une attention extrême. Donc ceux qui croient savoir doivent se taire. Seul l’enquête menée par les autorités pourra déterminer les causes.
      Pourquoi sommes-nous au Mali ? Il faut pour comprendre notre présence, s’intéresser d’abord aux causes. Là je vais vous surprendre, mais la faute pleine et entière revient aux occidentaux, à la France, ainsi qu’aux pays européens aux américains. Il faut remonter aux années 80 où les états sahéliens ont été fragilisés, par les ajustements structurels imposés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale au nom du libéralisme. Les états occidentaux avaient des intérêts particuliers à en tirer. De là nous avons mis des hommes de paille à la tête de ces pays, d’où par la suite une forte prévarication ou concussion de la part des dirigeants. Mettant à mal toute la fonction publique de ces pays, paupérisation de tous les ministères publics alors que ces pays allaient connaitre l’explosion démographique la plus importante que l’humanité eut à connaitre, en moyenne 7 enfants par femmes. D’où une paupérisation du peuple africains. Les populations sont livrées à elle-même. L’Etat n’existe plus. Donc du pain béni pour les terroristes, le nombre d’organisations terroristes explose dans les pays sahéliens.
      Deuxième cause et faute des occidentaux : déstabilisation des pays tel que l’Irak, la Syrie, la Lybie car des illuminés ont cru qu’une fois les dictateurs disparus, la démocratie serait immédiate. C’est bien mal connaitre l’histoire de ces pays depuis la chute de l’empire Ottoman., et toutes les erreurs qui furent faites par la France, l’Angleterre, les américains depuis cette chute. Vous ne pouvez pas imposer à un peuple la démocratie, c’est au peuple souverain de ces pays de décider de leur avenir et non à nous avec toute l’arrogance que l’on nous connait.
      De plus, avant, le monde était divisé en deux d’où des conflits bipolaires, les uns soutenus par l’URSS et les autres par les Etats-Unis. Depuis la chute du mur de Berlin les conséquences géostratégiques et géoéconomiques sont différentes. Nous sommes rentrés dans des conflits dit asymétriques. Le terrorisme, la guérilla.
      Du fait de ces dernières déstabilisations sont nées des hydres, les organisations terroristes dont l’Etat islamique et moulte organisations terroristes 24 connues pour l’instant. Depuis le déclin de DAESH le terrorisme se déplace vers l’ouest et notamment les états sahéliens d’où ces derniers temps la multiplication de nombres d’organisations. La déstabilisation de la Lybie n’a pas amélioré les choses, la Lybie est en proie à des conflits permanents. Un coup d’arrêt fut porté par l’opération SERVAL déclenchée par hollande à la demande des maliens. Par la suite la France fit encore des erreurs et notamment en empêchant les malien d’attaquer les rebelles à Kidal les maliens manifestent à Gao pour dénoncer l’attitude trop conciliante de la France vis-à-vis du MNLA. La France fait plusieurs erreurs entrainant des guerres communautaires. Les djihadistes trouvent leur bonheur dans ces différents désaccords que la MINUSMA est incapable de gérer. La paupérisation des différentes communautés favorise le recrutement pour les terroristes. Leur intégration dans ses groupes terroristes leur apporte de l’argent, de la nourriture.
      La France à tout intérêt à rester au Mali afin de maintenir un peu de stabilité afin que les pays sahéliens ne soient pas accaparés par les djihadistes. Et pour la sécurité de l’Europe.

      Laisser ces pays aux djihadistes ne ferait qu’accroitre les risques d’attentats dans nos pays.
      Nous serons au Mali encore pendant des décennies, et pour changer ces faits il va falloir une solution politique forte de l’ensemble des pays européens et des Nations Unies, afin de stabiliser les pays sahéliens, redonner la fonction Etat, leurs donner une armée, des moyens et ne pas mettre des hommes de pailles ne pensant qu’à une manne financière à la tête de ces derniers. La France seule ne pourra atteindre l’objectif.
      La population africaine va encore augmenter faisant de ce pays un réservoir inépuisable pour les organisations terroristes. Pour limiter l’immigration dans nos pays, il va falloir arrêter de piller ces pays, (la Chine s’y emploi), donner de la stabilité sinon les conséquences à court terme seront catastrophiques.
      J’espère vous avoir éclairé.

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    • Philippe, merci pour cet excellent commentaire.
      MT

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    • Annick Danjou dit :

      Et bien Philippe je vous remercie beaucoup d’avoir pris tout ce temps pour répondre à nos interrogations. Je vais garder précieusement vos explications afin d’ être en mesure d’expliquer à mon tour à mes enfants et petits enfants.
      Quant on sait c’est toujours mieux et c’est ce qui nous manque de la part de journaux sérieux loin des polémiques.
      Merci encore

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  15. michel43 dit :

    forcément que cela est triste, ,,surtout pour leurs famille ,la bonne question ,somme nous SEUL ,la bas, ou sont les Européens ,puisque les Américains sont rentrer chez eux ,plus de 4000 hommes ,sur une terre plus de dix fois la France ,donc impossible a sécuriser,, ,nous allons y rester combien de temps,,,,

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  16. On notera que l’un d’eux est le fils de l’ancien ministre Jean-Marie Bockel.

    Il est toujours dommage que des hommes meurent pour la France mais il est sain que, parmi eux, il y ait des enfants de ministres.

    Hommage à Pierre Bockel, qui aurait pu se trouver une planque s’il l’avait voulu.

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    • souris grise dit :

      Bonjour Franck Boizard .

      Je ne pense pas qu’il soit sain qu’un enfant de ministre meurt , Monsieur Jean Marie Bockel a été ministre c’est vrai , a été maire c’est vrai , a fait de la politique , je ne partage pas ses idées , mais il est avant tout un père , et il vient de perdre son fils , alors mes pensées vont vers sa famille très durement éprouvée , comme toutes les familles ayant perdu un enfant dans ce drame .
      Quant à la planque ??? …..
      Chris .

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    • Chris, Vous avez entièrement raison!
      MT

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  17. Odile Thévenot dit :

    Et qu’est-ce qu’on est allés foutre au Mali?

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    • Sganarelle dit :

      Comment pouvez vous poser la question de savoir ce que l’on fout au Mali alors qu’on y est pour éviter à Daech d’y fonder un foyer d’implantation qui serait une plateforme pour l’islamisme qui est notre principal ennemi. Avez- vous vu le film Tombouctou ?

      Rien n’est plus horrible après le sacrifice de quelqu’un que de lui dire que la cause qu’il a défendue et pour laquelle il est mort n’en valait pas la peine.

      Nos soldats se battent pour nos libertés et éviter que nous devenions islamistes. Point barre.

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    • Sganarelle, il est évident que tout est lié, la sécurité de la France face à la menace islamiste se joue en partie en amont, hors des frontières.
      MT

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    • michel43 dit :

      bonne question ? surtout seul,, ,,,cela rapporte a QUI ? pas a nous ,contribuable

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    • PenArBed dit :

      Si seulement nos politiques étaient à la hauteur de nos militaires……… !
      A défaut d’écouter ceux qui connaissent la situation de l’adversaire, certaines lectures seraient utiles à ces présidents du quotidien qui n’ayant pas fait la guerre n’ont jamais reçu de coups sur la tête et n’ont aucune vision stratégique (Sarkozy, Hollande, Macron):
      Clausewitz :
       »La guerre trouve son origine dans un but politique ; ce motif initial qui l’a provoquée doit faire l’objet de la plus haute attention pendant toute sa conduite.(…) Tout ce qu’on ne fait pas en pleine connaissance de cause, avec une détermination totale, est voué à l’échec. (Libye)
      Winston Churchill :
       » L’homme d’État qui cède au démon de la guerre doit savoir que, dès que le signal est donné, il n’est plus le maître de la politique mais l’esclave d’événements imprévisibles et incontrôlables ». (Libye)
      Lyautey :
      l’action militaire n’a de sens qu’au service d’un projet politique qui ne sera atteint, sous la protection vigilante de la force du soldat, que par des actions civiles de multiples natures orientées vers la recherche du développement économique, social et culturel de la région concernée (Libye).

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    • Penarbed, tout à fait d’accord avec vous, surtout le dernier §.
      MT

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    • danjou_r@yahoo.fr dit :

      https://www.jeuneafrique.com/760569/politique/tribune-la-guerre-au-mali-est-dabord-une-guerre-contre-nous-memes/
      Intéressant!!
      Sganarelle vous semblez êre bien au fait des actions politiques de notre pays mais moi qui ai des doutes, je repose la question de Odile Thévenot « qu’est-ce qu’on est allé foutre au Mali? » Et on aimerait des réponses circonstanciées et bien étayées, seul sans l’aide des autres européens, on est en droit de se poser cette question et cela ne mérite pas votre réponse quelque peu méprisante. Je suis de tout coeur avec les familles qui viennent de perdre leurs enfants, maris, pères et je suis extrêmement triste de voir ces jeunes partis si vite. Ils s’engagent pour la France et c’est vraiment une chance pour notre pays d’avoir encore des jeunes aussi motivés, courageux et prêts à nous défendre. Je leur tire mon chapeau et je repose la question « qu’est-ce qu’on est allé foutre au Mali? » Et surtout pourquoi y sommes nous toujours?

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    • PenArBed dit :

      danjou_r@yahoo.fr dit :
      je repose la question «qu’est-ce qu’on est allé foutre au Mali?» Et surtout pourquoi y sommes nous toujours ?
      En complément de mon billet précédent et de celui, excellent, de Philippe : 27 novembre 2019 à 21:00 , je vous réponds :
       »Qu’est-ce qu’on est allé faire au Mali » . Réponse : «corriger l’erreur du pitoyable Sarkozy en Libye qui a fait de ce pays le magasin des terroristes.
       »Pourquoi y sommes nous toujours » . Réponse : « Parce que nos politiques contrairement à nos militaires ne font absolument pas leur travail » (relire Lyautey)
      Il y a des occasions où on est bien content d’avoir des militaires, pourtant bien souvent en temps de paix on se comporte envers les militaires comme envers un médecin quand on n’est en bonne santé.

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