Je me suis trompé

Il n’est pas interdit de reconnaître ses erreurs, d’admettre que l’on s’est sérieusement trompé … Il y a quelques années, je déplorais dans Figaro Vox le manque de renouvellement de la classe politique et en appelais, bien avant le séisme des présidentielles et législatives de 2017 à un renouvellement général.  De fait, mon article reflétant sans doute un climat, le renouvellement s’est produit, comme un tremblement de terre. Aujourd’hui, je ne puis que contempler les dégâts. Je vois les nouveaux issus du séisme qui s’agitent, les Grivaux, les Rugy, les Mme Sybeth ou Mme Saillet, les Vallini,  les Tache, etc, etc, etc. Ces quelques noms me viennent spontanément à l’esprit mais ne sont que le reflet d’un phénomène bien plus global. Non qu’ils ne soient sortis de nulle part: ils existaient bien avant, mais sous un autre manteau. Il me semble que leur arrogance et leur médiocrité, morale comme intellectuelle, égalent voire dépassent l’arrogance et la médiocrité du monde d’avant. Les visages ont certes changé, mais le fond n’est pas mieux, sinon encore pire… Aux maux de l’ancien monde ils en ont même, dans certains cas, ajouté un supplémentaire, la vulgarité. A l’époque, comme beaucoup, je sentais venir le big bang politique. Je n’avais pas vu de quelle catastrophe il allait accoucher. Je me suis trompé. Et tout le problème du recrutement politique est posé. Pourquoi la politique française ne produit, pour l’essentiel, de l’extrême gauche à l’extrême droite, qu’autant de désastres, à tout point de vue.  Et ce n’est pas une affaire de Grandes Ecoles qui auraient tout monopolisé, comme le veut la rumeur simpliste et démagogique. D’aucuns ont fait Sc Po ou HEC, certes, mais ils ne sont pas pires que les « autodidactes » sans formation et sans diplômes, passés par les officines politiques, l’UNEF par exemple, recrutés comme attachés parlementaires souvent par réseau familial et passés ensuite par les cabinets ministériels avant d’être parachutés. Le fond du problème tient à l’image de la politique dans la France contemporaine. Sauf exception – j’en connais – les plus valeureux d’une génération, sur le plan moral et intellectuel, choisissent sans hésiter le monde de l’entreprise, de l’université, du droit, des lettres ou de la recherche, plutôt qu’un univers politique réduit, en tout cas au sommet, à un spectacle médiatique guignolesque à l’image de cette  élue haut placée d’un parti politique recrutée dans une émission comique. La question de fond est là: comment rendre à la politique, à la démocratie française, ses lettres de noblesse pour en faire une activité digne des meilleurs et non des plus médiocres?

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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32 commentaires pour Je me suis trompé

  1. patricecharoulet dit :

    CONSEILS AMICAUX

    Un. Ne bloquez pas les ronds-points.
    Deux. Ne mettez pas Paris à feu et à sac tous les samedis.
    Trois. Fuyez les troupeaux.
    Quatre. Quand une équipe de football marque un but et gagne, dites « Youpi » devant votre télé si vous voulez, buvez un verre d’eau et ouvrez un livre dans votre fauteuil.
    Cinq.Quand il y a du gaz lacrymogène dans une rue pour une raison ou une autre, rentrez chez vous sans tarder. Ménagez vos yeux.
    Six. Quand une grenade lacrymogène tombe à vos pieds, ne la ramassez pas pour la renvoyer à l’envoyeur, si vous souhaitez conserver l’usage de vos deux mains.
    Sept. Quand vous faites du boucan sur un pont à une heure indue, et qu’on vous a prié d’aller dormir, ne vous jetez dans la rivière si vous ne savez pas nager.

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  2. Citoyen dit :

     » Je vois les nouveaux issus du séisme qui s’agitent, les Grivaux, les Rugy, les Mme Sybeth ou Mme Saillet, les Vallini, les Tache, etc, etc, etc.  »
    En fait, ils ne sont pas si nouveaux que ça …. Ils ont été fabriqués dans la marmite du PS … On ne les voyait pas, parce qu’ils étaient tapis (bien planqués) dans l’ombre de ceux qui étaient les têtes d’affiches du moment. Ils n’attendaient qu’une opportunité (que les têtes d’affiches s’effondrent) pour apparaitre au grand jour, et étaler leur capacité de nuisance …

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    • Citoyen dit :

      Et s’agissant de la marmite du PS ….
      C’est le lieu, où la pléthore de nuisibles qui pollue toutes les strates administratives de ce pays, exactement comme progresse le cancer, apprend toutes les ficelles, …. pour devenir de parfaits parasites des contribuables …
      Partant de là, les résultats observés, n’en sont que la conséquence logique …

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  3. Zonzon dit :

    L’Homme au homard entre les dents se requinque. Conforté par l’avis favorable émis par sa bande de copains de l’Assemblée Nationale il échafaude sa défense et illustration. Il n’a aucune idée de l’hilarante réaction qui saisit le peuple quand on lui évoque le « déontologue » du Palais Bourbon !

    Il méconnaît ce qui en profondeur lui est reproché. Sa personne n’est pas en question mais le système dont il est un minuscule rouage ! Il n’a pas conscience que sa démarche de moralisateur au petit pied n’est perçue par les gens d’en bas que par un camouflage au profit des dissimulateurs « d’en haut » !

    Son insolent rappel du destin de ce « camarade » de la Mitterrandie prouve qu’il ignore que l’Étang Rompu de la forêt de Rambouillet, les berges du canal de la Jonction, les caniveaux de rue des Dardanelles et du boulevard Émile-Augier sont des « lieux de mémoire » opaques, totalement opaques au citoyen de base !

    Il ne sait pas que « le petit bruit de la carapace du crustacé broyée sur les comptoirs dorés de la République résonne dans la mémoire de l’homme qui a faim. »

    Le « pauvre homme » ne se doute pas qu’un mot manque encore à sa pathétique intrigue : « tartufe » !

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  4. jamais deux sans trois dit :

    Pour refaire de la politique une activité digne des meilleurs, il faut d’une part que les hommes politiques aient réellement une capacité d’action, d’autre part qu’ils ne soient pas trop maltraités.

    Sur ce deuxième point, par exemple, personne ne voudra courir le risque de se trouver le bec dans l’eau au terme d’un seul mandat, en milieu de carrière. Donc, l’interdiction du cumul des mandats est probablement une mauvaise idée.

    Mais une autre mauvaise idée, pour la même raison, serait d’imposer aux fonctionnaires de démissionner s’ils veulent faire de la politique. Or, vous l’aviez reprise à votre compte au moment des annonces de Macron sur l’ENA.

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    • Jamais deux sans trois, entièrement d’accord, j’ai évolué sur les deux points, surtout le premier.
      MT

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    • Citoyen dit :

      Et donc, jamais deux sans trois, de se retrouver avec des professionnels de la politique …
      C’est précisément ce que l’on a reproché aux derniers en date : De n’avoir pour seul objectif que de faire une carrière en politique …. seul élément moteur de leur action ….

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  5. michel43 dit :

    tout ceux qui part peur on préférer voter Macron ,on eu tort, ,manque de courage comme beaucoup de notre droite MOLLE,,,la prochaine fois, ,voter utile

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  6. charles902 dit :

    Bonjour Monsieur Tandonnet
    « leur arrogance et leur médiocrité, morale comme intellectuelle… » résume tout.
    Je crains que la Démocratie ne soit faible devant cet afflux des médiocres. Les surdoués, qui tentent de fuir cette crétinerie, préfèrent se taire et se concentrer sur leurs propres intérêts. Mais les parasites sauront leur faire cracher gorge, via l’impôt et la délation.
    C’est la forme moderne de la dictature du prolétariat.

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  7. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    Je me permets de faire ce billet, pour commenter les événements récents. Hier soir, sortie entre amis, nous marchions dans la rue, lorsque klaxons et cris fêtaient la victoire de l’Algérie pour le CAN.
    J’étais entre autre, avec deux anciens amis avec qui j’ai passé mon enfance et mon adolescence. Saïda et Fahim nés en France mais d’origine algérienne. Leur mère Chahida était avec nous âgée de 82 ans.
    Des jeunes nous entourèrent et crièrent vive l’Algérie, nous sommes fiers de notre pays. Saïda interpella ces jeunes et leur dit : « Vous êtes nés où ?, ils dirent ici à Angoulême! » La mère de Saïda leur dit : « Comment pouvez-vous dire que vous êtes fiers de votre pays l’Algérie, alors que vous êtes français, et avez-vous déjà été en Algérie ? » Seul un avait déjà mis les pieds en Algérie sur les huit qui composaient le groupe. Fahim leur dit : « J’ai 56 ans je suis né en France et je suis français ! » et sa mère de répliquer moi je suis né en Algérie, je suis arrivée en France en 1961 et je suis française et fière de l’être ! »
    Un des jeunes plus virulent que les autres lui dit en la tutoyant : « Si tu te dis française, c’est que t’es qu’une bâtarde, va niquer ta race ! » Fahim le pris par le col et lui demanda de faire des excuses à sa mère. L’ambiance était montée d’un ton. Saïda calma le jeu et lui dit : « Tu es né en France, alors pourquoi détestes-tu ce pays »
    Sa réponse nous glaça le sang, il répondit qu’il ne se sentait pas français, et qu’il pensait aux millions d’algériens, ses « frères » que les français ont massacrés durant la colonisation, donc il ne pouvait pas se sentir français. Et il rajouta : « le président Macron a dit que vous aviez fait un génocide, lui il dit la vérité » et il termina sa phrase « vous êtes tous des bâtards, allez niquer votre race. Une fille de leur groupe cria : « on sait que les français sont tous des racistes. »
    Tout le groupe composé de cinq garçons et trois filles partirent en riant, en nous faisant des doigts. Nous avons débattu du sujet à une terrasse de café. Comment notre pays la France peut en arriver là. Fahim, Saïda, leur mère et d’autres amis étions abasourdis. Comment cette jeunesse née en France peut-elle avoir une telle haine de notre pays ? Sachant que beaucoup ne connaissent pas l’Algérie. Nous nous rappelions notre jeunesse, où nous vivions ensembles, dans notre village, italiens, algériens, polonais, marocains, sénégalais, nous étions des ados chahuteurs, nous passions de bons moments. Nous avons évoqué nos bêtises sous le rire de leur mère Chahida.
    Chahida s’inquiète de la montée de l’islam en France, des burkinis et autres femmes voilées, cela la dépasse, elle qui fit des études en France et fut une brillante ingénieure. Elle ne comprend pas cette jeunesse née en France qui méprise ce pays qu’elle aime. Elle eut une pensée pour son défunt mari, lui aussi ingénieur, qui avait un profond respect pour la France et les français.
    Fahim se désespère de voir cette montée du communautarisme, cette division des français entretenue à la fois par les politiques, les médias et les associations dites antiracistes.
    Comment des politiques prônant soi-disant les valeurs de la République, peuvent laisser notre pays partir dans ce déclin qui risque de nous conduire à la catastrophe. Nous avons parlé de Sibeth Ndaye et ses attitudes provocatrices, qu’elles soient verbales ou vestimentaires tout en se réfugiant systématiquement derrière le racisme. Sa tenue pour le 14 juillet 2019 était de la pure provocation.
    Finalement ces jeunes issus de l’immigration sont apatrides, ils ne se sentent pas français et ne connaissent pas les us et coutumes de leur pays d’origine. Officiant souvent dans les pays du Maghreb pour le travail, je constate qu’ils ne sont pas très bien acceptés là-bas, notamment à cause de leurs attitudes. Par contre pour les intégristes c’est un excellent vivier, manipulable à merci.
    La macronie nous dirige vers le désastre chaque jour un peu plus.

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    • André Lugardon dit :

      Merci de votre témoignage Philippe. Né en 1953 je ne ferai pas dans la repentance et la culpabilisation. Elève de l’Ecole Normale d’Agen de 1969 à 1974 il y avait dans la promo de filles et dans la promo de garçons des enfants d’Algériens et de pieds-noirs. J’ai été plusieurs fois invité dans leurs familles. Et j’ai bien senti les déchirements des uns et des autres. Ils ne parlaient pas de ce qu’ils avaient vécu. Ensuite lorsque je suis devenu instit j’ai eu des enfants de marocains. J’ai été de loin le témoin de révoltes d’enfants de harkis. J’ai bien senti que pour certains d’entre eux ils n’étaient ni Français ni Algériens. Excusez svp mon expression: le cul entre deux selles. Prisonniers de l’intérieur et de l’Histoire. Je ne sais pas très bien m’expliquer. Mai j’ai bien senti qu’il y avait en eux des choses qui n’allaient pas et dont je ne savais pas les réparer le temps que je les ai eu à l’école. Maxime Tandonnet écrit souvent qu’il n’y a pas débat dans notre pays des sujets qui fâchent. La guerre d’Algérie en est un. La France n’en parle pas. L’Algérie n’en parle pas non plus. Je ne sais pas si ça pourra vous aider vous et vos amis mais voici quelques références de livres: « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie » de Jean Sévilla. L’auteur m’a fait la dédicace suivante: « Pour Jean-François, « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie » à regarder en face pour comprendre ce drame national. A Casteljaloux le 2 février 2019. » Un autre titre: « Le trauma colonial » de Karima Lazali aux éditions la découverte. Elle est psychologue clinicienne et psychanalyste à Paris depuis 2002 et à Alger depuis 2006.

      Voici aussi un lien à parcourir ou pas: http://www.harkisdordogne.com/lot-et-garonne-les-harkis-se-font-une-place-en-politique-agen-47

      Jean François Sadys qui signe souvent André Lugardon.

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    • Curmudgeon dit :

      Ces anecdotes significatives méritent d’être largement diffusées.

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    • Zonzon dit :

      @ Philippe

      Vous êtes une bonne personne, votre irénique commentaire le prouve amplement !
      Mais la mansuétude n’est pas bonne conseillère en politique !

      Certains, ayant sur ce sujet une expérience équivalente à la vôtre, pourraient avoir une vision plus réaliste, voire opposée. Ils ont probablement des raisons impérieuses de ne pas en faire part.

      Il en est même qui prétendent que la France meurt de ses colonies ! Et parfois ils ajoutent méchamment : « C’est bien fait ! »

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  8. Curmudgeon dit :

    Maxime Tandonnet a parfaitement raison d’attirer le projecteur sur l’UNEF, cette machine cynique et corrompue à produire des apparatchiks sans vergogne.

    Pour faire rire, l’UNEF est un « syndicat » étudiant, puisque, la chose est connue, les étudiants sont des « travailleurs » salariés par les universités (c’est ça, non ?), et il faut donc que les intérêts matériels et moraux de ces salariés soient défendus par leurs mandants syndicaux.

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  9. La classe politique et les électeurs évoluent en symbiose. Il est clair que nous sommes dans une phase où la classe politique est de faible qualité et la population d’électeurs est peu évoluée. Comme la carrière politique ne donne que peu de satisfactions, il est compréhensible qu’elle n’attire plus que des seconds couteaux ou pire des caractériels. L’électeur manquant d’esprit critique ne comprend pas que les talents méritent de la reconnaissance et il se laisse duper facilement par des promesses démagogiques.
    Cet état déplorable n’est pas une fatalité. On pourrait imaginer une classe politique éclairée favorisant l’éveil critique de la population. Le problème est que l’on ne peut pas basculer d’une situation vers une autre très différente sans un très fort stimulus. Quel évènement extérieur pourrait être assez fort pour cela ? Il faudrait une crise d’une ampleur gigantesque (pas ce que nous appelons crise aujourd’hui). Certains pensent que notre planète est au bord de l’abime. Si c’était vrai (je n’y crois pas une seconde) cela pourrait être un choc salutaire. Quoi d’autre puisque c’est faux ?

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    • michel43 dit :

      comment avoir confiance dans nos politiciens ,de gauche ,il passe a droite , de plus Sarkozy qui ne respecte pas un référendum ,Fillon qui se fait payer des costumes, un président qui s’enfuie de l « Elysée pour voire sa copine ,,et le Chirac ,,,STOP,,,,

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  10. artofuss dit :

    « Errare humanum est », Maxime, mais attention à la suite de la formule.
    Car, maintenant qu’il est prouvé que la « nouvelle vague » est encore pire que la précédente, à qui confierons-nous le flambeau au prochain tour (pour peu qu’on arrive à se débarrasser de la présente équipe, bien sûr, ce qui est moins certain) ?…La droite est nulle, la gauche nocive, la « jeune garde » nombriliste, va-t-on recommencer en 2022 un nouveau tour de piste avec un des ces trois cavaliers de l’apocalypse qui ont fait la preuve de leur nocivité …ou regarder un peu vers ceux qui, depuis trente ans, sont tenus soigneusement tenus à l’écart du pouvoir ??? Rassemblement des droites , Maxime. Rien de moins.

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    • artofuss, avec le FN au pouvoir ce serait (sera?) encore pire, un pas de plus dans l’abîme.
      MT

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    • Un changement d’ère politique ne peut venir que d’une crise très grave. Le général De Gaulle n’est revenu que parce que la guerre civile menaçait. Il n’est malheureusement pas exclu que l’on ne soit plus très loin de ce type de situation.
      L’hypothèse d’un RN seul au pouvoir ne me parait pas réaliste. En revanche une union des droites sur des bases plus nationalistes est jouable. Certains LR commencent à parler de ne plus se soumettre à la cour européenne des droits de l’homme qui nous ligote trop étroitement. C’est un bon début. Mais l’électeur se rendra t il compte qu’il faut en arriver là avant que la guerre civile ne soit effective ?

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  11. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    J’appartiens, malgré moi, à la génération Mitterrand. Je crois que l’Histoire jugera sévèrement ce dernier qui, au cours des 14 longues années qu’il a passé à la tête de l’état, a consciencieusement et méthodiquement détricoté, quand ce n’est pas détruit, ce qui avait été laborieusement construit depuis 1958. L’homme, à la différence de la caste actuelle qui prétend régenter nos vies, était cultivé, ça devient rare, et intelligent. Pour autant, il a surtout eu une action néfaste et aujourd’hui, nous devons supporter son héritage malsain.
    La clique malséante qui s’est emparé des leviers du pouvoir par le biais d’un coup d’état qui ne dit pas son nom, l’élection présidentielle de 2017 restera dans l’Histoire comme un remake moderne de la journée des Dupes (1630) sauf que cette fois les dupes ont été les citoyens français, est la conséquence directe de l’esprit délétère qui s’est emparé de ce pays depuis 1981. La pseudo-droite qui aurai du inverser cette tendance mortifère, n’a strictement rien fait, Jacques Chirac et Alain Juppé n’étant que des radicaux-socialistes égarés dans la fin du 20ème siècle. Le bilan est pourtant claire. La France, qui pouvait encore pretendre jouer dans la cours des grands en 1990, n’est plus qu’une puissance de seconde zone qui perd régulièrement des places dans le concert des nations que ce soit au plan économique, éducatif ou militaire. Nos bouffons, comment les qualifier autrement quand on voit l’inanité des débats dans les chambres (et je reste poli) que le simple bon sens et l’intelligence la plus élémentaire ont déserté (comment voter un texte aussi crétin que la fin des voitures thermiques en 2040), cherchent vainement un échappatoire à cette déchéance dans une Europe mythifiée qui devient de plus en plus un espace germanique avec ses avantages (je pense particulièrement à la gestion des fonds publics) mais aussi ses inconvénients (le reste des pays européens n’a pas à gérer les problèmes de conscience de ce pays). Ca ne trompe plus guère de monde et il faut être hélas bien conscient que cette Europe et l’Euro ne résisteront pas à une crise financière majeure (les grecs resteront une exception).
    Effectivement, il fallait que notre classe politique change mais rien ne nous imposait d’hériter d’une génération de Rastignac pour qui le bien public se décline surtout en terme de biens privés accompagnés des prébendes correspondantes. Que le poste numéro 3 de l’état ait été attribué à un individu dont on ne vantera jamais assez les immenses qualités d’insignifiance suffit à démontrer l’impasse dramatique dans laquelle ce pays se trouve. Ce que je lis, vois ou entends n’incite pas à l’optimisme. La crise sera terrible.

    Bonne fin de journée

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    • Simon dit :

      Merci H,
      Je suis également de la génération Mitterand. Je me souviens très bien de la pression effectuée par tous, médias en tête, afin que nous votions pour ce dernier, un de mes profs nous dessinait un nouveau monde. Giscard était antipathique et il y avait les « diamants de Bokassa ». Bref, cela a été la seule et unique fois où j’ai voté socialiste, à ma grande honte !
      Vous avez raison de souligner le role néfaste de Mitterand,dont on disait qu »il était aux abois financièrement, avant d’être élu. Pour moi, le grand tournant a été Maastricht, nous étions derriere Philippe Seguin et autant qu’il m’en souvienne, il s’en est fallu de peu que le traité soit rejeté.

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  12. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Nous sommes nombreux à nous être trompés comme vous mais ne faut-il ne pas voir les choses autrement et considérer que l’on nous a trompé qui plus est, volontairement, délibérément. Ceux que l’on nous a présenté comme les meilleurs, les plus vertueux, les plus expérimentés, les plus ceci ou cela n’étaient en fait que la mauvaise copie de ces bonimenteurs qui, au travers de leurs protégés, pensaient renforcer leur pouvoir et devenir des dénicheurs de talents.
    Les exemples de F. Hollande vis à vis d’E. Macron ou de VGE vis à vis de R. Barre en sont la caricature.
    Que cherchent en fait la plupart de ces paranoïaques arrogants qui se lancent dans la une carrière politique ?
    La gloriole qui leur monte à la tête entre deux rangées de tambours et de gardes républicains, l’admiration des autres, le pouvoir ostentatoire, les honneurs indus, l’invulnérabilité, les palais de plus en plus dorés et de plus en plus prestigieux encombrés de lèche-bottes, les breloques obtenues à l’ancienneté sans aucun fait exceptionnels, sans oublier bien entendu les prébendes souvent à vie.
    Alors que leur idéal devrait être de vouloir servir leur pays en ayant prioritairement en tête sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité sans en attendre en retour rien de plus que le commun des salariés: la satisfaction du travail bien fait et la reconnaissance des Français.
    Alors, si l’on commençait par exiger de nos représentants qu’ils se comportent comme n’importe quel cadre d’entreprise. Qu’ils travaillent dans un environnement normal sans une cour de fayots prêts à tout en échange d’un quelconque avantage, qu’ils se déplacent comme tout le monde et non avec un cortège de voitures et motos sans respecter le moindre panneau du code de la route (leur temps n’est pas plus précieux que le mien ni que le vôtre), qu’ils soient responsables du budget mis à leur disposition et qu’ils en rendent compte, qu’ils habitent dans leur logement payé de leur deniers et non aux frais des Français, que leur mandat électif les oblige à l’exemplarité et que toute faute soit, comme dans n’importe quelle entreprise, immédiatement sanctionnée et suivie d’une inéligibilité à vie, bref, qu’ils soient comme Monsieur et Madame Michu, entièrement responsables de leurs actes.
    Mais c’est sans doute trop demander à ces gens-là !

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    • carlo dit :

      @ Gérard Bayon
      « Alors, si l’on commençait par exiger de nos représentants qu’ils se comportent comme n’importe quel cadre d’entreprise »
      Mais pas comme certains de leurs dirigeants qui, à l’instar de Carlos Ghosn, se comportent exactement comme les politiques et leur servent -malheureusement- de modèles.
      Les frais des salariés du public et du privé sont contrôlés. Il doit en être de même de ceux des politiques que le service de l’Etat devrait, de surcroît, incliner à la frugalité.

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    • Philippe Dubois dit :

      Bonsoir Maxime
      je ne trouve pas choquant que
      – un ministre ait un logement de fonction, comme les gendarmes ou certains autres fonctionnaires
      – certains ministres soient escortés, eu regard de la sensibilité des dossiers qu’ils traitent (intérieur, défense, affaires étrangères essentiellement.
      Ce qu’il faut, c’est de la mesure
      Ils devraient se demander : « Si j’étais chef d’entreprise, comment demanderais je à mes cadres dirigeants de se comporter ? » et agir en conséquence.
      Que le président de l’Assemblée Nationale mette les petits plats dans les grands à l’occasion de réceptions officielles, je trouve ça normal et même souhaitable : il convient de mettre à l’honneur notre gastronomie et nos grand crus et il ne va pas recevoir le président du Bundestag avec jambon et coquillettes.
      Mais que de Rugy invite les copains cultureux de sa femme à des agapes hors de prix payées avec mes impôts, c’est non.

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    • Gerard Bayon dit :

      Merci à @carlo et @Philippe Dubois de vos commentaires.
      En ce qui concerne C. Ghosn, ses probables malversations sont en effet scandaleuses et doivent être sanctionnées si elles sont avérées. En revanche il faut reconnaitre à cet homme ses compétences hors du commun de dirigeant d’entreprise. Il a sauvé Renault, Nissan et Mitsubishi de la faillite et a créé le leader mondial de l’automobile. Que nos dirigeants politiques essaient donc de se mettre à la hauteur de ses compétences et on leur pardonnera peut-être un dîner de homard et de vins fins.
      Que le 1er ministre et le ministre de l’Intérieur dispose d’un logement de fonction…pourquoi pas et encore…! Vu les moyens dont ils disposent pour se déplacer on peut se poser légitimement la question d’un tel avantage. On ne peut pas comparer avec des gendarmes, des fonctionnaires ou agents de services publics qui eux doivent être obligatoirement les premiers arrivés et prendre immédiatement les mesures de sauvegarde et de sécurité lors d’un évènement grave.
      Que les ministres disposent d’une escorte : bien sûr, mais là aussi il ne faut pas confondre sécurité et pléthore de suiveurs comme ont peu le constater à chacun de leur déplacement. (souvenez-vous des déplacements de Mme Taubira en vélo pour l’image avec une escorte de voitures et de motos)
      Quant aux « déjeuners et dîners d’affaire » de nos élus, ils devraient prendre modèle sur ceux des cadres d’entreprises qui savent mettre en avant la gastronomie et les vins Français sans tomber dans la démesure. L’heure n’est plus aux dépenses somptuaires.

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    • G Bayon, exactement!
      MT

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  13. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous vous demandez assez naïvement, pourquoi la politique française, ne produit de l’extrême gauche à l’extrême droite qu’autant de désastres à tout point de vue, alors que depuis des années Christophe Guilluy nous a mis en garde contre ces « deux France » qui se font face et qui s’ignorent : celle des métropoles de la « mondialisation heureuse » et celle des laissés pour compte de la périphérie, devenue aujourd’hui celle des Gilets jaunes ?
    Mais voilà que l’historien Pierre Vermeren vient, lui aussi, expliquer « le désastre ». Pour lui, les différents groupes politiques ont trouvé un consensus sur les sujets économiques, pour ne s’opposer que sur des sujets sociétaux. Ce qui expliquerait cette « longue dégringolade » de la France depuis les années 90, jusqu’à cette partition de la société française d’aujourd’hui.

    Pierre Vermeren – La Fance qui déclasse – Tallandier éditeur

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  14. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    Ne soyez pas surpris, c’est le destin de la France. Vous, homme cultivé, regardez notre histoire depuis les mérovingiens. Il y a toujours eu un apogée et un déclin. Dès que les successeurs des grands hommes et femmes n’ont pensé qu’à leur minable carrière en croyant marquer l’histoire, ce fut le chute. Qui se souvient de Thierry III ou Childéric II ? Rois fainéants. Des descendants de Louis le Pieux qui se battaient pour le pouvoir ? etc..
    Nous sommes dans le déclin du aux luttes de pouvoir, au clientélisme, à la défense de coalitions d’intérêts et d’intérêts particuliers depuis 1981.
    Aujourd’hui le pays est entre les mains d’un despote, entouré d’une cour de carriéristes opportunistes, de culture médiocre qui précipitent notre pays dans le déclin. Le pire, c’est qu’ils pensent marquer l’histoire. Ils se prennent pour des êtres supérieurs et plus intelligents qu’autrui, ce qui est le propre de la médiocrité, de la bêtise et de l’incompétence. Que dire de Brigitte Macron qui compare son Manu au dieu Atlas qui porte la Terre. Erreur pour elle, Atlas était un titan et non un dieu, pour une prof c’est moyen ! J’espère que notre Atlas rencontrera Persée et la Gorgone avant 2022…

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  15. EMarquet dit :

    Eh oui ! Quand on en appelle au big bang, il faut toujours s’attendre au pire. Comme dit le proverbe « on sait ce que l’on quitte, on ne sait pas qui l’on prend ».
    Et nous ne sommes pas au bout des surprises. On a changé d’époque (déjà depuis un bail !) et la déculturation lente mais inexorable d’une partie des nouvelles générations ne cessera de nous heurter, d’autant que la politique semble en être un des nids privilégiés.
    Quand un Pascal Durand, député européen, ex-vert rallié à La REM s’indigne que FX Bellamy cite Ch.Péguy ce « nationaliste belliqueux et réactionnaire » dans son intervention au Parlement européen, on avale de travers.
    Comment enrayer le désastre, d’autant, comme vous le dites, que les médiocres ont envahi le terrain ? Comment contrer l’endogamie de la nouvelle caste ?

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  16. André Lugardon dit :

    Je ne sais pas si le lien suivant s’ouvrira et donnera accès au contenu entier de l’article. J’essaye: https://developpement-durable.blogs.la-croix.com/la-democratie-dans-tous-ses-etats/2019/07/02/

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  17. André Lugardon dit :

    Voici ma participation aux échanges à venir:

    A partir de l’attentat du Bataclan un sentiment de malaise collectif qui existait peut-être avant est devenu plus important, plus présent chez beaucoup de nos compatriotes. Et les lignes ci-dessous écrites par Karima Lazali pour décrire la situation algérienne d’aujourd’hui peuvent s’appliquer aussi à notre pays: « Un désarroi massif s’est répandu, à partir de la dimension collective d’une détresse envahissante et insaisissable. Les bords du dedans et du dehors, si protecteurs habituellement, devenaient fragiles et poreux. Le tissu social s’est fragmenté et cela a propulsé les sujets dans des sentiments d’insécurité et de danger permanents. Cette situation nous conduit à penser que nous avons affaire à des subjectivités qui véhiculent un grave « trauma social » dont les causes et les remèdes se cherchent encore. » Et ce désarroi massif s’est amplifié avec la crise des gilets jaunes. Le trauma politique actuel n’est-il pas le pendant du trauma social actuel?

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