Lecture: Passions, Nicolas Sarkozy, éditions de l’Observatoire, 2019 (Pour Figaro Vox)

Le nouveau livre de Nicolas Sarkozy, Passion, diffère sensiblement de ses deux derniers, Libre (2001) et Témoignage (2006). Ces ouvrages précédents étaient centrés sur ses projets pour le pays, l’évocation de certains souvenirs personnels ayant pour objectif d’illustrer ou donner vie à ses idées. Passion a été écrit dans un objectif profondément différent. Il faut y voir avant tout un témoignage pour l’histoire et une réflexion sur la situation de la politique française. De toute évidence, ce document précieux pour la compréhension d’une époque, d’une lecture facile et passionnante, tient du meilleur de la littérature politique.

La presse et les media ont beaucoup mis l’accent, depuis la sortie de l’ouvrage, sur les flèches décochées envers ses adversaires et certains de ses anciens amis. Toutefois, l’ancien ministre de l’Intérieur – l’essentiel du récit s’arrête à 2007 – de page en page, ne s’épargne pas lui-même : « Ma tête avait tourné, trop de pouvoir, trop de réussites rapides, trop de promesse d’un avenir radieux. Je n’étais pas le premier à succomber aux vapeurs déroutantes des premiers succès médiatiques ». La sévérité qu’il exprime envers autrui est proportionnelle à ses attentes déçues. Mais cette sévérité, il l’applique avec la même rudesse à sa propre personne et aux erreurs qu’il admet volontiers.

La richesse de ce livre tient dans son authenticité. La personnalité de Nicolas Sarkozy s’y exprime sans fard, ni arrière-pensée, avec une franchise désarmante. A sa lecture, tout ancien collaborateur de l’homme d’Etat aura le sentiment de revivre une période de la vie publique nationale – l’ascension d’une figure clé de la première décennie du XXIe siècle en France.

L’ouvrage reflète à la perfection « Sarko » tel qu’en lui-même. L’affectif : « Il est mon ami, et jamais je ne pourrai oublier que, quand ma mère en a eu besoin, c’est son père qui lui donna du travail. » La sensibilité extrême : « Je ressentais une colère froide mais profonde contre ces tueurs de policiers et de gendarmes […] Il y eut la sonnerie aux morts. Puis la Marseillaise. Au moment où j’allais épingler la médaille [sur le cercueil], le petit me tira par la manche. Je me baissai pour qu’il puisse me parler à l’oreille : «Sors papa de la boîte. Sors-le ! » me dit-il en me regardant droit dans les yeux. L’énergie : « Je décidai donc de défendre et d’incarner la valeur travail. Je voulais la mettre au cœur de tout, en faire la priorité, commencer et finir par elle. » L’assoiffé d’unité : « Je voulais diriger la cathédrale, pas régner sur une chapelle. J’aspirais à rassembler le plus grand nombre, pas à dominer la secte de mes proches partisans ». L’orateur : « J’ai passionnément aimé ces corps à corps avec les foules rassemblées ». L’homme d’ordre : « Sans autorité, sans ordre, sans hiérarchie, sans sanction, la société revient à l’état naturel, c’est-à-dire, à la loi du plus fort. »

Pour les historiens qui se pencheront sur cette période de l’histoire politique française, « Passion » constituera une mine d’informations sur les coulisses des événements. Sans surprise, Nicolas Sarkozy revient longuement sur un événement qui l’a profondément marqué : « la crise des banlieues de l’automne 2005 fut sans doute l’une des plus difficile que j’ai eu à gérer durant toute ma carrière gouvernementale. Elle fut violente, longue, irrationnelle, communautaire, et, surtout, révélatrice de tous les problèmes que la société française s’était cachés à elle-même tout au long des trente dernières années. » Le récit tourmenté de ses déplacements sur le terrain auprès des policiers, sous les injures et les jets de pierre, de ses échanges houleux, en pleine crise, avec Jacques Chirac et Dominique de Villepin, jette une lumière crue sur le chaos qui s’est alors emparé de la classe dirigeante comme de la France populaire qu’il voyait en pleine désintégration.

Le regard que Nicolas Sarkozy porte sur la politique française est lucide et désenchanté. « Le spectacle a gagné en ridicule et en cruauté… Car naturellement, le réveil est douloureux pour tous ceux dont les rêves se transforment si rapidement en cauchemar. C’est comme s’il n’y avait plus désormais ni mesure, ni limite, Or, il n’y a rien qui exaspère davantage les Français que l’arrogance de ceux qui les dirigent. » Parlant de Simone Veil et de son mari Antoine : « avec eux, il n’y avait ni médiocrité, ni petitesse, ni calcul. Je n’ose imaginer ce qu’ils pourraient bien penser de notre actualité politique. » Non, le message de Nicolas Sarkozy n’est pas à l’optimisme ni à la béatitude, encore moins à la complaisance : « C’est sans doute dans cette absence de réactions fortes [à l’islamisme radical] chez ceux pourtant censés incarner ce qu’il devrait y avoir de meilleur dans la Nation, que se trouve la preuve la plus flagrante de l’état de décadence de l’Europe en particulier, et de l’Occident en général. » Un appel à la lucidité et au réveil avant qu’il ne soit trop tard ?

Maxime TANDONNET

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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40 commentaires pour Lecture: Passions, Nicolas Sarkozy, éditions de l’Observatoire, 2019 (Pour Figaro Vox)

  1. Gavroche dit :

    Je ne crois pas que ce soit un homme capable d’écrire un livre, c’est un bavard ! Alors comme d’autres il a du avoir recours à des aides en racontant verbalement sa vie qui ne nous intéresse plus. Et puis nous supportons encore le poids de ses dettes 600 milliards et les deux millions qu’il nous coûte chaque année pour l’entretenir.
    Avec cette série de mauvais présidents, notre pays sombre dans la tristesse et la décadence.
    Aujourd’hui nous ne savons même plus si nous existons encore !

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    • Mary Preud'homme dit :

      Sans vouloir vous froisser, il me semble que Maxime Tandonnet , qui fut son conseiller, connait mieux que vous ou moi les aptitudes et capacités de Nicolas Sarkozy en matière d’écriture.
      En outre ce qui importe est davantage son authenticité que les qualités d’un style qui peut toujours être remanié sans dénaturer l’essentiel du propos. Et lorsque NS relate notamment sans fard la touchante « prière » d’un enfant de policier lors des obsèques de son papa, l’on ne peut-être que profondément émue !

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  2. souris grise dit :

    bonjour Maxime , bonjour tout le monde .

    eh bien moi j’achèterai et lirai le livre .
    et quand à choisir entre Madame .Lepen et Monsieur Sarkozy , mon choix est très clair ce serait M.Sarkozy .
    Chris .

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  3. Mary Preud'homme dit :

    Un passionné brut de décoffrage qui aurait pu donner bien davantage et redresser ce pays s’il avait pu ou su s’entourer d’hommes et de femmes de sa trempe, et non pour la plupart de « courtisans  » ou d’ambitieux (notamment politicaillons d’un faux centre prêts à jouer double-jeu et le trahir honteusement).
    Ce qui a manqué à Sarkozy pour réussir son programme et s’imposer comme leader, contrairement à un De Gaulle, une vie privée apaisée et sereine et une faculté de savoir résister à la propagande et aux pressions médiatiques sauvages qui polluent l’opinion et la rendent de plus en plus versatile.

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    • Gavroche dit :

      Sarkozy n’est pas mon idole, comme vous, il a fait trop d’erreurs :
      – Kadhafi (avant-pendant et après),
      – sa vie privée complétement bling-bling,
      – l’affaire Borloo-Tapie-Lagarde-crédit Lyonnais,
      et pour le reste des paroles de karcher ou kacher.

      Par contre je suis ravi de vous lire sur ce blog car l’autre d’où vous venez est radicalement Macronien et devient rasant.

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  4. JACQUET dit :

    NS est sans aucun doute un homme brillant et d’un charisme sans égal. Cela étant, cela ne suffit pas. Personnellement j’y ai cru et j’attendais ce changement tant désiré depuis 1981. J’attendais le retour de l’ordre en France, une gestion efficace et sensée de l’immigration, un retour à notre souveraineté. Manque de chance, il a menti trahi ses électeurs qui ne l’ont pas oublié. Il a largement participé à la destruction de notre belle France, continuée certes par la suite. Aucune chance que je ne lise une seule page de son livre dont l’objectif est probablement en partie lié à sa cupidité légendaire.

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  5. Sganarelle dit :

    Plus encore que son mandat c’est son style qui a déplu. Son côté bling bling son manque de pudeur sa façon de s’agiter perpétuelle et son absence de stature et de classe. Vous me direz qu’il a été battu dans ces domaines par la suite mais il a donné le ton . Je crois que la France préfèrerait un Pompidou plus simple et plus discret. Un président pour tous’ proche du terroir et moins vibrionnant.
    Ces messieurs semblent ignorer les valeurs aristocratiques de la simplicité et confondent la fonction présidentielle avec la communication tapageuse des artistes de cinéma
    Monsieur Sarkozy s’ennuie alors il écrit aussi un livre pour se raconter pensant qu’il sera mieux compris mais s’il ne pense pas à un retour où est l’intérêt ?

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  6. Anonyme dit :

    Comment endoctriner les nouveaux bacheliers:

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  7. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Même si N. Sarkozy est « un cran au dessus » de nos pitres actuels de droite et de gauche, et bien qu’il ait su gérer efficacement la crise financière de 2008, il n’en demeure pas moins qu’il m’ a énormément déçu en ne respectant pas les engagements qui lui avaient permis de se faire élire en 2007. Et cerise sur le gâteau, il n’a pas respecté le vote majoritaire des Français et les a trahi avec le traité de Lisbonne. Trop c’est trop. Je ne lirai donc pas son livre.

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    • G Bayon, lire un livre n’est pas forcément un acte d’allégeance à son auteur, c’est pour l’intérêt du témoignage.
      MT

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    • Gerard Bayon dit :

      Monsieur Tandonnet,
      J’ai plutôt tendance à faire davantage confiance aux historiens sérieux plutôt qu’aux autobiographes

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  8. André Lugardon dit :

    Quand Nicolas Sarkozy a été candidat aux élections présidentielles, j’ai senti autour de moi un grand engouement pour lui. « Travailler plus pour gagner plus » a beaucoup plu. Un langage ferme et « guerrier » pour remettre de l’ordre dans le pays a beaucoup plu aussi. Le soir de son élection, j’ai retrouvé le même enthousiasme qu’en Mai 1981. Ce n’était pas le même peuple, bien entendu, qui était autour de lui. Je me suis demandé si des personnes de gauche et du Front National n’avaient pas voté pour lui? Le vote « utile » alors c’était lui? Il allait redresser la France? Et puis rapidement autour de moi j’ai constaté que l’enthousiasme retombait comme un soufflet raté. C’est tout de même avec curiosité que j’ai décidé d’aller à la rencontre de Nicolas Sarkozy quand il est venu en Mai 2010 en Lot-et-Garonne. Je voulais le voir pour de vrai. L’observer de près pour de vrai sans passer par l’oeil des caméras de télé. La veille de son arrivée, Casteljaloux s’est remplie de gendarmes. Je n’avais jamais imaginé qu’il y avait autant de gendarmes en Lot-et-Garonne. Le matin de son arrivée, je n’ai pas pu approcher du stade sur lequel son hélicoptère devait se poser. Tout était bouclé sur un vaste périmètre de sécurité. J’ai vu de très loin deux hélicoptères arriver de deux directions différentes, se poser en deux temps différents sur le stade, de très loin j’ai aperçu des personnes mais impossible de distinguer qui était qui. Plusieurs voitures ont alors quitté le stade, sont passées devant moi car j’étais sur la bonne route empruntée par le cortège. Mais impossible de voir qui était dedans. Cela m’a rappelé les visites du Maréchal Tito quand j’étais enfant aux thermes de Barbotan où il a fait plusieurs années de suite des cures.Je suis rentré chez moi et … j’ai regardé le journal télévisé de 13h pour voir une ou deux minutes à peine Nicolas Sarkozy en visite chez un producteur de fraises sur une commune voisine où j’ai été instit quelques années. Une animatrice de la radio locale associative qui a eu l’autorisation de suivre Nicolas Sarkozy ce jour-là m’a dit plus tard: « Il nous a totalement ignoré, il a parlé seulement avec les représentants de la presse nationale. » Ce jour-là il n’a pas mis les pieds dans la Mairie de Casteljaloux et aucun élus locaux ne l’a rencontré. Et encore moins la population. Ce n’était sans doute pas le but de cette journée. En 2011, il est revenu en Lot-et-Garonne. Voir lien suivant: https://www.lagazettedescommunes.com/69488/en-visite-nicolas-sarkozy-na-pas-rassure-les-elus-de-lot-et-garonne/

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  9. Tarride dit :

    Cher Maxime Tandonnet

    J’ai été, tous mes amis le savent, dans une opposition déterminée à la politique de Nicolas Sarkosy, à commencer par le traité de Lisbonne et en continuant par l’idée néfaste selon laquelle le salut du pays passe par la réduction des avantages sociaux aux plus défavorisés qui sont plus ou moins présentés comme des profiteurs.
    Je suis aujourdhui choqué par la complicité qui semble apparaitre entre Macron et lui.
    Cela ne m’empêche pas de trouver de nombreux passages intéressants dans son dernier ouvrage  » Passions »
    J’ai noté la manière dont il parlait de ce hiatus douloureux entre une carrière politique totalement réussie au moins jusqu’en 2007 et une vie privée plus que difficile. Ce n’est pas facile d’évoquer ces sujets, il y arrive assez bien pour qu’on sente la souffrance, une souffrance plus aigue que certains ne voulaient le croire.Surmonter ce hiatus est la preuve d’un caractère et le caractère est la chose au monde la moins bien distribuée.
    J’ai été amusé par la description des coups portés entre « amis » et l’idée implicite selon laquelle les politiques n’arrivent pas à se réunir autour d’une table en oubliant leurs rivalités pour s’attaquer ensemble ( oui je sais, le mot est mal choisi mais c’est volontaire) à l’essentiel. Attention toutefois, le mal en cause n’est pas réservé à la Droite, la Gauche ne connait aussi, et certains signes montrent que des jeunes gens récemment arrivés au pinacle commencent à en faire l’expérience. Tout irait sans doute mieux, ce livre le montre, si les puissants savaient aussi pardonner les offenses.
    J’ai cru comprendre que Nicolas Sarkozy avait plus confiance en les militants et les sympathisants actifs qu’en ses collègues du même niveau. Il a raison. Il est regrettable qu’il n’ait que tres partiellement suivi cette préférence. Les militants usent d’un langage rude, parfois insupportable. Il faut pourtant rechercher sans cesse les pépites ainsi dissimulées sous cette gangue. Pour prendre l’exemple d’aujourd’hui, écouter ces gens là l’éloignerait de tout copinage avec Emmanuel et Brigitte.

    La lecture de  » Passions » ne m’a guère fait changer d’avis sur l’homme politique. Elle m’a confirmé ce que je croyais avoir compris de l’homme tout court. Plus torturé que dominateur. peut-être même arrogant parce que torturé.

    Etienne Tarride

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    • Cher Etienne Tarride, merci et je vous répondrai sur un point: pas sûr que l’on puisse parler de complicité avec Macron, mais plutôt de sympathie pour le président qui lui témoigne du respect contrairement à Hollande. Pour le reste, je n’ai aucun doute qu’au fond, NS partage notre constat accablant d’ailleurs cela transparaît entre les lignes de son livre, dans des passages que j’ai relevés pour le Figarovox.
      MT

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  10. Janus dit :

    Je me souviens de discussions avec des camarades étudiants dans les années 70 ou nous controversions sur les risques inhérents aux mélanges non désirés de populations hétérogènes. Les gens de bon sens ,des cette époque, savaient (Ils avaient le drame libanais sous les yeux) qu’on ne fait pas vivre dans l’harmonie des populations sans lien spirituel ni homogénéité culturelle. Gaston BOUTHOUL fixait déjà à l’époque le seuil de 10% comme seuil de déclenchement des oppositions violentes entre populations hétérogènes.
    Et déjà dans de nombreuses zones de notre pays, à cette époque, le seuil était franchi. Alors Sarkozy montre une fois de plus sa duplicité lorsqu’il écrit sur les événements de 2005. Ses anecdotes sont là pour faire pleurer Margot. Et s’il a attendu 2005 pour constater irréductibilité de certaines situations, c’est la démonstration de son incompétence et de son aveuglement.
    Ce type a commencé ce que Macron va finir : Désintégrer la France et la noyer dans l’immigration et l’Europe Allemande, sous les ordres de l’Empire . A ce sujet, regardez donc cette vidéo de ASSELINEAU sur les nominations à la tête de l’Europe de Bruxelles : https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-francois-asselineau-upr-decrypte-le-nouveau-visage-de-lue
    Intéressant tant le personnage connait bien les rouages institutionnels de l’Europe et où il démonte les cris de victoire de la caste journalistique germanopratine.
    Bref, il n’y a rien à attendre de cet homme politique ni sur le plan politique, ni sur le plan littéraire. N’est pas Chateaubriand qui veut

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  11. EMarquet dit :

    Voici un bel éloge qui compensera les critiques, persiflages, ou moqueries qui fleuriront un peu partout.
    Ce genre « d’autofiction » ne m’a jamais convaincue. Il est si difficile d’être son propre juge !
    Vous parlez de « témoignage pour l’histoire, meilleur de la littérature politique, authenticité, homme d’ordre assoiffé d’unité, figure clé de la première décennie du 21 ème siècle, appel à la lucidité ». J’aimerais avoir ressenti tout cela dans ce que cet homme politique nous a donné et nous donne encore à voir. Sans doute suis-je mal placée pour en juger, ne l’ayant jamais rencontré.

    « Le blâme ne nous fait pas pire, ni l’éloge meilleur » : Antoine Petit, dit John Petit-Senn, écrivain suisse, « Bluettes et Boutades » 1846.

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  12. pabizou dit :

    J’espère pour lui qu’il ne pense pas à revenir . Malgré la mémoire de poisson rouge de la plupart des électeurs je doute fort qu’ils aient un jour envie de le revoir, et vu le personnage ce n’est pas étonnant . Pour ma part je préférerais voter pour le pen que pour lui, au moins, avec elle on n’a rien à attendre, mais on le sait, avec lui il faut s’attendre au pire, comme avec tous ceux qui te promettent la lune, en oubliant de te dire que c’est toi qui paiera l’échelle pour l’atteindre et qu’elle sera toujours trop courte . Si quelqu’un te trahit une fois, c’est sa faute, s’il te trahit deux, c’est la tienne .

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  13. Annick Danjou dit :

    Tout comme je n’ai pas lu et ne lirai jamais le livre de Hollande, je ferai de même en ce qui concerne le livre de N.Sarkozy. Quant on est trahi, on ne peut plus faire confiance et c’ est ce qui me pousse à ne pas croire en ce qui y est écrit.

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    • Annick Danjou, pourtant, pour avoir vécu de l’intérieur ce qui y est raconté, je puis vous certifier que c’est de l’authentique, qu’on apprécie ou non le personnage, c’est une autre affaire…
      MT

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    • Annick Danjou dit :

      Alors Maxime c’est vous qui auriez dû l’écrire et raconter ce que vous avez vécu à ses côtés . Je ne doute pas que cet homme puisse être passionnant et passionné, hélas il a perdu tout crédit en devenant président et en oubliant une bonne partie de ses promesses. Dommage pour lui et surtout pour nous!

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    • Annick Danjou, mais je l’ai fait (Au coeur du volcan Flammarion, 2014)!
      MT

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    • Annick Danjou dit :

      Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié, désolée pour mon oubli et de ne pas l’avoir lu, je le ferai.

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  14. Nicolas dit :

    Voilà encore un livre bavard que je n’irai pas acheter, écrit sans aucun doute par un ego sans talent littéraire. Ce petit marécage crapoteux de la politique parisienne ne m’intéresse plus. Triomphe du dérisoire. Je préfère me concentrer sur l’essentiel.

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  15. artofuss dit :

    A reblogué ceci sur MEMORABILIA.

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  16. colococo2 dit :

    «  l’ascension d’une figure clé de la première décennie du XXIe siècle en France. « 
    Brem Brelm … il faut savoir raison garder.

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  17. Jean-Bernard Lasserre dit :

    Bonjour Monsieur Tandonnet,
    Je viens de lire votre article sur le livre de Nicolas Sarkozy. Je me permets humblement de ne pas souscrire entièrement à ce que vous écrivez. En tant que citoyen ordinaire, et très modeste professeur de lycée de province, donc éloigné des lieux de pouvoir – ce qui ne m’empêche pas de m’intéresser à la vie politique de notre pays et du monde – ma perception de l’ancien chef de l’état est quelque peu différente de la vôtre. Je reconnais certes des qualités d’efficacité et de rigueur à Monsieur Sarkozy, mais vous me permettrai d’émettre des doutes sur sa probité. Je suis persuadé que si nos responsables politiques se donnaient moins en spectacle ( l’ancien président à beaucoup fait cela ) et faisaient preuve de la plus grande honnêteté morale et intellectuelle ( je ne pense pas que ce fût toujours le cas du personnage dont il est ici question ), la situation de notre pays et de l’Europe serait bien meilleure.
    Bien cordialement.
    Monsieur Lasserre

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  18. michel43 dit :

    un livre ou les mensonges sont ROI,, ,,cela va lui rapporter beaucoup d « argent , ce qui pour lui est le principal, il l « aime tellement ,Rien sur le NON du référendum , Rien sur Big-,,,,,il est vrais que les fusibles sont la , a la crise des banlieue ,et son karcher qui na jamais fonctionner ,et les millions de sans papiers , plus les millions ,eux , avec papiers , puis la Lybie , ou la, il s’est discrédité ,et les banques soutenue grâce a notre argent ,il fallait les nationalisée et après les revendre ,un ans après record de bénéfice ,,,pas pour nous bien sur ,il peut faire le fier ,mais les compagnons l’on humilier ,,,

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  19. Curmudgeon dit :

    Nicolas Sarkozy dit que la crise des banlieues de 2005 fut « révélatrice de tous les problèmes que la société française s’était cachés à elle-même tout au long des trente dernières années ».

    Je ne l’en blâme guère, mais Sarkozy, ici, montre une rapidité d’expression quelque peu malheureuse.

    Ainsi que vous ne l’ignorez pas, ce n’est *pas* la « société française » qui a refusé de voir la réalité. C’est la majorité des milieux politiques, journalistiques, militants, intellectuels, ecclésiastiques, universitaires. Ce sont *eux* qui ont *menti* en continu, pour les uns, dissimulé une réalité qu’ils entrevoyaient plus ou moins obscurément pour les autres. Chaque fois que quelqu’un a voulu exprimer en termes contrôlés un petit commencement de vérité, il a fait machine arrière devant le « tollé » engendré.

    Tres très peu de ces gens savent ce qu’est l’islam. D’ailleurs ça ne les intéresse pas, vu que c’est censé être une « religion », et que, les religions, on s’en fout. Il suffit donc de répéter les idioties à la mode pour se faire passer pour un expert.

    Tout cela en injuriant bassement tous ceux qui tiraient la sonnette d’alarme. Voilà ce qu’ont fait nos Maîtres. Pas nous.

    La stupidité, l’ignorance satisfaite et la félonie de ces élites indignes et méprisantes a atteint et atteint encore un sommet. (Soit dit en passant, on se demande bien quelle est la qualité tant vantée de leur formation intellectuelle [morale, n’en parlons pas], qui paraît-il les prépare à tout embrasser d’un œil d’aigle. Ces gens-là sont nuls sur ce sujet. J’espère qu’ils sont meilleurs sur d’autres.)

    Toute personne qui a étudié sérieusement l’islam (tel que les savants musulmans l’enseignent depuis de nombreux siècles) sait que, bien évidemment, l’islam tel qu’il est (pas « l’islam politique » et autres faux-fuyants émollients) n’est évidemment *pas* « compatible avec les valeurs de la république », pas plus que ne le furent… les systèmes totalitaires du XXe siècle.

    Il est impossible d’entamer une carrière politique en France si on dit ce que je viens de dire. On le sait tous.

    On prépare même une loi qui peut-être rendra difficile un post comme celui-ci. Alors même que je peux aisément argumenter sur une foule de détails techniques.

    Donc, normalement, ça devrait empirer gravement.

    Aimé par 1 personne

  20. Odile T. dit :

    Se souvient-il d’avoir été traître à la Nation en 2007 en ignorant le référendum de 2005?

    Aimé par 1 personne

    • PenArBed dit :

      L’histoire des référendums depuis le traité de Maastricht est édifiante.
      A défaut de ne pouvoir changer le peuple on ne lui demande pratiquement plus son avis, ou quand il s’exprime on n’en tient aucun compte……..
      1992 Danemark Traité de Maastricht 51,7% NON: obligation de revoter
      2001 Irlande Traité de Nice 53,9% NON : obligation de revoter
      2005 France Constitution européenne(TCE) 54,9% NON : résultat ignoré
      2005 Pays-Bas Constitution européenne(TCE) 61,5% NON résultat ignoré
      2008 Irlande 2008 Traité de Lisbonne 53,2% NON : obligation de revoter
      2015 Grèce Condition des créanciers 61,3% NON : résultat ignoré
      Et il paraît que nous sommes en Démocratie……….

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