Trump, l’anti-homme d’Etat

« 10 minutes avant la frappe [sur l’Iran], je l’ai stoppée ». M. Trump a ses admirateurs et ses détracteurs. Sans doute en a-t-on bien trop fait dans le dénigrement et le mépris à son égard sur la base de considérations personnelles, liées à son physique, son caractère, sa fortune, son origine sociale. A l’inverse, ses inconditionnels lui attribuent des mérites, relatifs à la situation économique des Etats-Unis, largement excessifs dès lors que la croissance est le fruit du travail de tout une Nation et non d’un seul homme. Mais par-delà ces excès, force est de faire un constat: Trump est tout le contraire d’un homme d’Etat. L’homme d’Etat est celui qui réfléchit sur le long terme, arrête des décisions mûrement réfléchies, après avoir écouté les hommes de confiance de son entourage. Il pense et il agit, plutôt que de bavarder et gesticuler. Il se comporte en fonction de sa vision du bien commun et non de sa vanité. Le président américain fait tout le contraire. Plutôt que de diriger un Etat, il communique à travers une logorrhée verbeuse sous forme de tweets quotidiens. Il pérore, menace, gesticule, change soudain d’avis, et pire que tout: se vante de ses foucades suivies de volte-face qui ruinent sa crédibilité. Il prétend dominer le monde et assurer la suprématie américaine sur la planète mais brouille dangereusement l’image des Etats-Unis. Son imprévisibilité et son amateurisme en font aujourd’hui une menace pour l’équilibre international et la paix. Depuis bien des années, le monde occidental ne sait plus produire des hommes d’Etat. Le phénomène Trump marque le paroxysme de cette faillite. Le monde occidental peut-il un jour réapprendre à se gouverner en se donnant des hommes d’Etat dignes de ce nom?

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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45 commentaires pour Trump, l’anti-homme d’Etat

  1. Anonyme dit :

    Trump,l’anti Politiquement correct en titre seul contre tout un système propagandiste sauce Mac Carthy.

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  2. ADB dit :

    Si je comprends bien la deuxième phrase de votre billet, la décroissance économique actuelle de la France n’est pas le résultat des politiques menées par ceux qui nous gouvernent, mais celui de tous les Français parce qu’ils ne travaillent pas !

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  3. Eric dit :

    Et si son but était tout bêtement de faire monter (ou maintenir) le prix du baril de pétrole pour rendre compétitif le pétrole (et le gaz) de schiste, que les USA peuvent produire massivement (DT a rejeté les accords de Paris) mais qui ne serait rentable qu’avec un baril au dessus 50$ ?

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  4. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Les dernières gesticulations et admonestations de D. Trump ont, une nouvelle fois, produit l’effet recherché. Je ne crois pas du tout que D. Trump ait interrompu dix minutes avant la frappe aérienne sur certains équipements Iraniens. Une telle opération ne doit quand même pas se préparer sur un coin de table en une demi-heure mais en écoutant les collaborateurs et diplomates expérimentés et un peu plus nuancés qui ont probablement évalué les conséquences immédiates et à plus long terme d’un tel acte qui ressemble à s’y méprendre à une déclaration de guerre dans une région du monde hyper stratégique pour la planète. Le Président des Etats-Unis conservant l’avantage de s’exprimer en dernier avec la faconde qu’on lui connait pour tirer les couvertures à lui.
    Tout cela ressemble étrangement à une « grosse » opération de communication de D. Trump, comme il en a l’habitude. depuis le début de son mandat.
    N’oublions pas que la campagne électorale présidentielle vient de débuter aux Etats Unis et que tout est bon pour le Président qui brigue un second mandat pour redorer un blason terni.
    Bien sur D. Trump n’est pas un homme d’Etat et ne le sera jamais mais les Etats Unis ont survécu, comme l’Europe à de nombreux Présidents qui n’avaient pas plus que lui la stature d’un homme d’Etat. Son prédécesseur, que tout le monde encense aujourd’hui aura pourtant été lui aussi un piètre Président ce qui ne l’a pas empêché d’accomplir deux mandats, tout en ruinant son pays.
    Même si l’organisation des élections présidentielles Américaines est différente de la plupart des autres élections en démocraties, ce sont les électeurs qui choisissent leur Président et pour le coup nous sommes bien mal placés pour leur donner la moindre leçon.
    Espérons que d’ici la fin de l’année prochaine la sagesse revienne parmi le peuple Américain sans pour autant, comme chez nous, avoir la moindre idée d’un possible successeur digne d’une telle fonction.

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    • PenArBed dit :

      Malheureusement l’éventuel successeur de Trump sera lui aussi à la disposition de l’Etat Profond.
      Les Etats-Unis aux mains de cet Etat profond ne sont absolument pas menacés : Ils sont la menace.
      Eric Branca  »L’Ami américain – Washington contre De Gaulle 1940 à 1969 ». Dans le chapitre 12 il écrit ceci :
       » Selon la définition qu’en donne l’inventeur du concept l’universitaire canadien Peter Dale Scott, professeur à Berkeley, «l’Etat profond n’est ni une institution formelle ni une équipe secrète, mais plutôt un cercle de contacts de haut niveau, souvent personnels, où le pouvoir politique est susceptible d’être dirigé par des gens très riches dont la plupart se connaît un minimum sans nécessairement avoir toujours les mêmes intérêts». Leur influence débouche sur ce qu’il nomme la politique profonde qui elle-même peut déclencher des évènements inattendus ou inexpliqués comme l’assassinat du Président Kennedy ou le Watergate »
      Peter Dale Scott ( son essai:  »La route vers le Nouveau Désordre Mondial – 50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis ») :  » Notre société prétendument ouverte est en fait partiellement dirigée par des forces profondément implantées que la plupart d’entre nous ne perçoivent pas clairement, surtout en matière de politique étrangère. Cette faiblesse de la société civile au niveau fédéral permet à des intérêts particuliers de dicter les politiques à mettre en œuvre. C’est d’autant plus vrai concernant la politique étrangère, dont une partie de plus en plus substantielle est conduite par des bureaucraties secrètes au sein de la Central Intelligence Agency (CIA) et du Pentagone, affranchies du contrôle de l’État public censé assurer l’équilibre des pouvoirs. Dans ce livre, j’utilise l’expression «État profond» pour désigner cette partie de l’État dirigée par des processus verticaux et occultes de prise de décisions politiques, des décisions souvent implémentées par de petits groupes d’individus ».
      Harold Pinter discours »Art, vérité et politique » à Stockholm en 2005 Lors de la remise de son prix Nobel de littérature
      « Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l’issue de la seconde guerre mondiale. Je veux parler de l’Indonésie, de la Grèce, de l’Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d’Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L’horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée. Des centaines de milliers de morts ont eu lieu dans tous ces pays. Ont-elles eu lieu ? Et sont-elles dans tous les cas imputables à la politique étrangère des États-Unis ? La réponse est oui, elles ont eu lieu et elles sont imputables à la politique étrangère américaine.
      Mais vous n’en savez rien. Ça ne s’est jamais passé. Rien ne s est jamais passé. Même pendant que cela se passait, ça ne se passait pas. Ça n’avait aucune importance. Ça n’avait aucun intérêt. Les crimes commis par les États-Unis ont été systématiques, constants, violents, impitoyables, mais très peu de gens en ont réellement parlé. Rendons cette justice à l’Amérique : elle s’est livrée, partout dans le monde, à une manipulation tout à fait clinique du pouvoir tout en se faisant passer pour une force qui agissait dans l’intérêt du bien universel. Un cas d’hypnose génial, pour ne pas dire spirituel, et terriblement efficace ».

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    • Citoyen dit :

      @ PenArBed
      Depuis le sortie de la guerre, les Etats-Unis avaient reçu (et/ou s’étaient donnés, ce qui revient au même) pour mission (au nom, ou pour le compte des pays libres), de lutter contre la prolifération du cancer de la vermine communiste et de ses métastases, de part le monde … Avant qu’il ne prenne des proportions irréversibles …
      Pour faire face à ce genre de pandémie, il ne faut pas se refuser d’utiliser des remèdes extrêmement puissants, si l’on ne veut pas être terrassé …
      Ce qui importe, avant tout, est de sauvegarder ce qui peut l’être dans les parties saines de l’organisme, en ne s’interdisant pas d’utiliser les moyens qu’il faut …
      C’est à cela que l’on mesure la volonté de survie de l’organisme.

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    • PenArBed dit :

      Complément à la réponse de Citoyen du 24 juin.
      Où voyez-vous cette lutte à l’encontre de la pandémie Communisme depuis 1990?
      En Irak (1991 et 2003)? En Lybie (2011) ? En Syrie (2013/2019? En Iran (à venir) ?
      Nietzsche : souvent, les gens ne veulent pas voir, entendre, ou parler de la vérité parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions soient détruites.

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    • Citoyen dit :

      @ PenArBed
      Il ne vous aura pas échappé, que c’est à cette période (1990), que la pandémie en question a connu un sévère revers, pour ne pas dire une régression d’ampleur … Et comme la nature a horreur du vide, une autre pandémie, à base d’islam et d’islamistes, est venue combler ce vide, dans la foulée …
      Pour ce qui est de l’Irak, il s’était attaqué au Koweït, et menaçait donc l’approvisionnement en pétrole. La communauté internationale a décidé de mettre un terme au problème … La seule erreur, est qu’il fallait taper beaucoup plus fort le premier coup. Faute de quoi, des métastases se sont développées.
      L’affaire de la Libye a été une énorme connerie, avec la France en première ligne … Virer Kadhafi, sans avoir rien à y substituer tout de suite, était une ânerie, que l’on paie aujourd’hui, et pour un moment encore … Pour la Syrie, c’est du même tonneau …
      Et bizarrement, quand il s’agit de faire des conneries, la France est toujours aux avant-postes …

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    • PenArBed dit :

      Citoyen
      Le général Wesley Clark ancien général commandant des forces militaires de l’OTAN en Europe de 1997 à 2001, dans un entretien le 02 mars 2007, mentionne un document qui lui a été montré lors d’un passage au Pentagone après les attentats du 11 septembre 2001. Ce document explique comment, après ces attentats, l’administration américaine envisage de prendre le contrôle de 7 pays en 5 ans : Afghanistan, Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie et enfin Iran. Visible sur YouTube :
      https://www.youtube.com/watch?v=U6y8Bp55ucs (durée 2mn18sec)
      https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U (durée 5mn15sec)
      Autre source le livre sorti en 1997, de l’ancien conseiller national à la sécurité des États-Unis, Zbigniew Brzezinski, publié sous le titre “Le grand échiquier” . Un livre où adoptant les deux concepts, forgés par Mackinder, d’Eurasie et de “Heartland”, il reprenait à son compte sa maxime célèbre : “qui gouverne l’Europe de l’Est domine l’Heartland ; qui gouverne l’Heartland, domine l’Ile-Monde ; qui gouverne l’île-Monde domine le Monde“. Il en déduisait : “Pour l’Amérique, l’enjeu géopolitique principal est l’Eurasie (l’URSS)”.
      D’où la volonté des États-Unis, en 2001, de prendre  »le contrôle ou de soumettre par le chaos » ces 7 pays : Afghanistan (c’est fait) Irak (c’est fait), Libye (c’est fait), Somalie (c’est fait), Liban (à voir), Syrie (c’était en cours mais les Russes sont arrivés), et enfin Iran (en cours)
      Hubert Védrine (source (http://www.hubertvedrine.net/article-86.html) :  » Les États-Unis estiment être en droit de décider seuls, sans limitation extérieure d’aucune sorte, de ce qui doit être fait pour leur sécurité, y compris, préventivement, rechercher la supériorité militaire sur l’ensemble des autres, et même empêcher tout rival d’émerger. Ils s’estiment chargés de propager activement de par le monde les valeurs américaines de la démocratie et du marché  ».

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  5. Aurel dit :

    Bonjour, je ne suis pas du tout en accord avec vous, si la croissance US s est prolongée, c est bien du fait de la politique Trump de réduction massive d impôts, baisse des réglementations, et confiance des entrepreneurs pour un des leurs. Pour sa politique étrangère attendons de voir, c est surprenant mais Reagan en son temps était critiqué par l intelligentsia française pour son style aussi et pourtant il fût plus efficace que le vendeur de cacahuètes… où veulent en venir les américains avec l Iran, qui sait ? La guerre je n y crois pas, cette histoire de frappes pour un drone me parait une mise en scène.

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    • Aurel, certes, mais les signes inquiétants ne manquent pas (déficits commerciaux et budgétaires gigantesques, taux d’intérêts extrêmement bas, bulles spéculatives); si demain, comme le prédisent nombre d’économistes, une nouvelle crise frappe les US (comme en 2008), vous direz que tout est de la faute de Trump?
      MT

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    • Eric dit :

      Maxime, les signes inquiétants que vous listez existent depuis longtemps, bien avant Trump. C’est une constante de la politique américaine depuis de nombreuses années.
      Il sera possible de reprocher à Trump de ne pas avoir entamé la correction de ces dérives mais pas de les avoir créées. Cependant les esprits brillants qui nous gouvernent et méprisent Trump, aidés par la BCE pour de qui concerne les taux d’intérêt, affichent le même type de « performances ». Il est vrai que nous ne savons plus, et depuis longtemps, ce qu’est un homme d’état. L’ultra médiatisation du processus électoral pousse, comme aux USA, à mettre à la tête de l’Etat un bateleur (NS) ou un démago (FH), voire avec son « en même temps » et sa tête de gendre idéal quelqu’un comme E. Macron qui cumule ces deux « qualités », plutôt qu’un véritable homme d’état.

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  6. bernard allouche dit :

    Vous écrivez « que la croissance est le fruit du travail de tout une Nation et non d’un seul homme »
    Dans ce cas il ne faut plus critiquer le président Macron quand la croissance n’est pas au rendez -vous, mais accabler le peuple français qui tarde à se mettre au travail.

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    • bernard Allouche, si la croissance dépendait du président, cela se saurait.
      MT

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    • Philippe Dubois dit :

      @ Maxime
      La croissance dépend peut-être aussi de la politique économique menée par le gouvernement.
      Juste un peu !

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    • Oui bien sûr, mais surtout d’une culture, d’un état d’esprit, d’une mentalité bien plus que d’un seul homme, surtout que l’Amérique est un Etat fédéral pourvu d’un puissant Congrès d’une « Fed » indépendante. Les gesticulation ne doivent pas leurrer.
      MT

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    • Eric dit :

      FED indépendante ? Vous y croyez vraiment Maxime ?

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  7. Anonyme dit :

    J’ai quantité de camarades de prépa qui sont partis aux US pour travailler dans l’innovation informatique, comme ce monsieur :

    https://www.bfmtv.com/tech/qui-etait-jean-marie-hullot-ce-francais-qui-parlait-a-l-oreille-de-steve-jobs-1717030.html#page/contribution/index

    En France, nous avions de l’avance dans les telecom, et il y aurait certainement eu matière à faire comme on le voit avec les internet chinois et à présent russe.
    Mais on a préféré tout privatiser, avec pour conséquence par exemple la disparition d’Alcatel, au nom de l’UE ; et avec pour conséquence l’invasion des multinationales US, Airbnb par exemple, ce que les Japonais ne laissent pas faire.

    Or, qu’est-ce que l’UE ? C’est le retour de l’hégémonie allemande :

    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/19/au-sein-de-l-union-europeenne-l-appetit-sans-fin-de-berlin_1734932?fbclid=IwAR2wkvU85h_1yBSERqbz4kXKf9rIeRTcqGvJvADEk57RVza1mApXug2Mzn0

    qui fait par ailleurs n’importe quoi.

    Cela n’empêchera pas nos énarques, pourtant comptables de ces orientations désastreuses (bien peu dignes d’hommes d’Etat ou de leurs assistants) de venir donner des leçons au président américain du moment, et de pontifier gravement sur la priorité à la réduction des dépenses publiques (de recherche, par exemple : vérifiez, ils ont encore été réduits) alors qu’on est en ce moment à taux zéro pour emprunter.

    Si on les mettait tous sur orbite, ils n’auraient pas fini de tourner…

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  8. Philippe Dubois dit :

    Bonjour Maxime

    C’est absolument fabuleux : tout le monde tombe ou fait semblant de tomber dans le panneau !

    Trump a des défauts, certes, mais
    – il n’a pas un Q.I. de poule morte
    – c’est un communicant extra-ordinaire, i.e. totalement hors normes

    Et vous prenez la version diffusée par Trump et reprise par les médias au premier degré ?
    Même à C dans l’air, hier, qui ne passe pas pour être un rassemblement de groupie trumpistes, les commentateurs semblaient beaucoup plus circonspects et dubitatifs

    Donc, j’ai une autre version, mais ceci n’est que mon humble avis,
    1.- Trump – tout le monde le répète et il l’a affirmé à de nombreuses reprises – ne veut pas d’une guerre avec l’Iran
    2. – Il a délibérément monté une riposte après la perte du drone en sachant parfaitement qu’il n’irait pas jusqu’au bout, puis, il a annulé publiquement sous un prétexte hallucinant :
    – Un drone ne vaut pas 150 morts chez les gardiens de la révolution iraniens, qui sont pourtant les ennemis jurés des USA, qui n’ont jamais oublié ni pardonné l’attaque de leur ambassade à Téhéran
    – C’est un gus mal contrôlé qui a dû faire une sonnerie
    (Et toujours selon moi, l’attaque avortée a dû être très utile en termes de renseignement et de préparation militaire, surtout si les opérateurs ne savaient pas que c’était pour du faux)
    3. – Il demande une réunion du conseil de sécurité ce lundi

    Je crois que Trump est beaucoup plus fin et rusé qu’il ne le laisse paraître et qu’il cache remarquablement son jeu
    Parce que, autant je suis certain qu’il s’agit d’un fake délibéré, autant j’ai du mal à entrevoir où il veut en venir

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    • Philippe Dubois, un communicant hors normes, peut-être, mais y en a marre des communicants hors normes!
      MT

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    • Philippe Dubois dit :

      @ Maxime

      Je rejoins le commentaire d’Anonyme : 22 juin 2019 à 14:09.

      Et ce qu’il a dit fait partie du plan d’ensemble destiné à semer le doute et le trouble chez les Iraniens, qui doivent être en train de se faire des noeuds au cerveau.

      Arrêtez de prendre Trump pour un abruti !

      D’autant que tous les commentateurs, y compris ceux qui ne l’aiment pas, sont d’accord pour dire que Trump ne veut pas d’une guerre avec l’Iran, ce que Trump a dit et répété maintes fois.

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  9. EMarquet dit :

    Je partage votre analyse. Seulement les Etats-Unis ne sont pas la France. Trump est dérangeant, mais il « colle » parfaitement à son électorat. Il suffit de suivre un de ses meetings, et d’entendre les commentaires de ses électeurs.
    De Gaulle opposait une certaine idée de la France à la médiocrité des Français. N’avons-nous pas une idée dépassée ou rêvée des États-unis et du peuple américain ? Quel bilan pour un Bush, un Obama ? Qu’aurait donné une Clinton ?
    D’après Thomas d’Aquin, il n’est de pouvoir que consenti par le peuple. C’est le peuple (tout au moins une majorité élective) qui au final adoube celui qui le dirige.
    Le pouvoir n’a aucune valeur intrinsèque, c’est seulement une puissance de médiation qui devrait être indissociable du bien commun. Hélas, l’hubris dénature trop souvent ce pouvoir qui échoit entre de plus ou moins mauvaises mains. L’électeur manque d’indépendance de jugement, faute la plupart du temps d’avoir les bonnes données, et est assujetti aux opinions majoritaires fabriquées par des idéologues de tout bord.
    Les Etats-unis, pour S. Hauerwas, n’auraient de croyance qu’en leur élection et leur vocation à dominer le monde, et de culte que leur puissance.

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    • E Marquet, c’est bien possible!
      MT

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    • PenArBed dit :

      On ne peut ignorer la sophistication de la propagande  »occidentale » et le niveau de manipulation ou d’enfumage de l’opinion publique qui tient à l’alliance et à la collaboration  objectives entre les classes politico-économico-médiatiques de l’Europe vassale et de l’hyperpuissance impériale Américaine.
      Jacques Merlino  » » Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire » – 1993- Préface du général Pierre Marie Gallois qui écrit notamment ceci :
       »Depuis la guerre du Golfe, l’orientation des opinions publiques par la diffusion d’images appropriées aux objectifs visés par le gouvernement est devenue la principale composante de la stratégie. Elle y prépare les populations, sollicite leur adhésion, justifie leur contribution, transforme les dures – et immorales- exigences de la Real Politik en œuvres humanitaires, maintient la cohésion sociale dans l’épreuve et assure aux gouvernement les suffrages de leurs ressortissants. Bernés, ils sont satisfaits de l’être et lorsque, avec le passage du temps la supercherie est découverte, une autre manipulation fait oublier la précédente, si bien que les système de mise en condition par l’image est peu à peu accepté comme une méthode de gouvernement normal.
      (…) L’image reproduit un fait, un évènement dont on ne peut discerner s’il est véridique ou s’il est tronqué, déformé,  »fabriqué » mais qui sur le moment force la conviction (…) Ainsi, se mélange des courants d’informations répondant à des intérêts divers.

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  10. colococo2 dit :

    UN  » HOMME D’ ETAT  » EST IL ABSOLUMENT INDISPENSABLE …………….. Alors pourquoi pas un homme providentiel ???

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  11. Anonyme dit :

    Mais comment diable pouvez-vous savoir si Trump, sur cette question, n’a pas suivi une ligne d’action mûrement réfléchie ?

    Celle-ci était peut-être tout simplement de dire aux Iraniens qu’ils étaient bien proches de se prendre une frappe de représailles, sans pour autant le faire juste maintenant.

    Vous n’êtes pas embedded dans ses chaussettes pour savoir réellement ce qu’il en est…

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  12. michel43 dit :

    ce TRUMP est pour les Américains ,un très bon Président ,,,l’Amérique avant tout ,,chez nous , la droite qui était sous TOUBON ,approchais le Millions de compagnons ,a ce jours , sous Wauquiez 80 000 ,,,et encore ,,,sont t »il a jours de leurs cotisations pour certains ,notre drame ,ne pas avoir compris que RN est l’avenir et nous devons faire des alliances ,,LR seul ne peut arriver au pouvoir tout comme RN,,,un homme d » ETAT ,doit écouter son peuple ,comme le faisait Pompidou ,,,les président qui on suivie on fait le contraire , TRUMP est un homme du PRIVER et la ,,est la différence ,voyez la FRANCE et ses politiciens d » ETAT ,totalement déphaser de notre peuple ,peuvent t » il vivre avec 1300 euros ,bien sur que NON ,lorsque je les entend dire ,nous allons éradiquer le chômage ,,des MENTEURS ,,,cars cela est impossible ,puisque nous avons plus de 5 millions de chômeurs ,nous donnons des papiers a plu ,s de 130 000 étrangers et des illégaux en très grand nombre ,qui pour certains bosse au Noir ,ou pour les autres trafics la drogue et cigarette ,dans toutes les villes de France ,des quartiers ou notre Police n « ose pas pénétrer ,puis les islamiques ,qui impose leurs Coran ,et leurs écoles ,et ce Ministre qui n « arrive pas a les fermer ,,Alors les Américains on une énorme chance avec ce formidable Président qui LUI, ,défend son pays ,,c’est vraiment un homme d » ETAT ,,comme était DE GAULLE et Pompidou ,,nous avons des Nuls ,Sarkozy-Hollande ,des hommes a femmes ,François qui part en scooter ,SARKO qui savais que sa femme partait ,elle en avait marre de son cirque ,elle n’était pas comme Bernadette ,,,,beaucoup de gens sensée ,devrait se dire ,quand cela arrivera chez NOUS ?

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  13. jfbonnin dit :

    Dans la mesure de ce qui mes reste de foi, je prie toute divinité (sauf une) pour que vienne un jour ne serait-ce que 10% d’un Donald John Trump en lieu et place de ce qui traîne actuellement à la tête (?) de ce qui reste de mon pays.
    « US economy added 312,000 jobs in December [2018], blowing past expectations »

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  14. goupil dit :

    Je trouve que ce « trump bashing » permanent et systématique, de façon unilatérale et sans reconnaître ni les mérites de Trump (il y a en a) ni ses résultats (il y en a) commence à être lassant. Je trouve aussi inquiétant de voir l’unisson de tous ces médias soit disant indépendants et ces prétendus journaliste qui se bornent en somme à répéter Reuter. Sur le dossier iranien : Trump a été élu et la théocratie en Iran non, le peuple iranien aimerait bien se sortir des pasdarans qui ne se maintiennent que par la force. Le jour ou l’Iran aura la bombe atomique car c’est leur objectif, je dormirai moins bien. Israel devra serrer les fesses et nous aussi !
    Je ne suis pas spécialement amoureux des usa et de leurs mensonges mais je pense percevoir qui est le méchant dans ce dossier.

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  15. André Lugardon dit :

    J’ai parfaitement conscience que je ne suis rien et pas digne de commenter Donald Trump président de la première puissance mondiale alors que j’ai refusé par trois fois de me présenter à des élections municipales. J’ai parfaitement conscience aussi que ce que je vais écrire n’a aucune importance et ne va rien changer à la situation présente et future. Mais comme je suis aussi un peu beaucoup inconscient je vais faire les commentaires suivants. Je regrette qu’après la mort de Georges Pompidou tous les présidents qui se sont succédés ( sauf peut-être un peu Jacques Chirac) aient aligné notre pays sur les USA. J’ai trouvé pathétique que Clinton se soit fait sucer le zizi par une jeune stagiaire de 22 ans et puis ensuite qu’il affirme « Je n’ai pas eu de relations sexuelles avec elle ». Sous entendu je ne l’ai pas pénétrée. J’ai trouvé catastrophique que la droite américaine s’empare de cette affaire pour essayer de faire tomber Clinton. Ils n’y sont pas parvenus mais ils ont contribué encore plus à affaiblir et ternir l’image des USA. Je n’ai pas aimé du tout François Mitterrand engageant la France dans la guerre du Golfe et les révélations sur sa vie privée « aux frais de l’état ». Et maintenant quand Donald Trump s’en prend au maire de Londres je me dis que c’est l’infirmerie qui se moque de l’hôpital. Tous les deux ou trois mois une tuerie de masse aux USA c’est pas terrible pour faire la morale aux autres. Mais il se pourrait bien qu’il soit réélu. Je n’aime pas du tout non plus ses interventions et sa manière de se mêler de la politique des autres pays que le sien. Il n’est pas le seul malheureusement à agir ainsi. Je n’aime pas beaucoup non plus celles et ceux qui vont chercher l’aval de Trump ou Poutine avant de se présenter à des élections présidentielles. Mais bon je ne me fais pas trop d’illusions sur l’impact de mes écrits. Je ne suis rien et pas digne de …etc…etc…

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    • Curmudgeon dit :

      Gardons la tête froide.

      Si on lit la presse française, et qu’on a la candeur de lui faire confiance, on est sûr et certain que Trump s’en est pris au maire de Londres sans raison. Eh oui, c’est normal’Trump est un méchant.

      Si on sait comment fonctionne la presse française, et si on connaît ses biais idéologiques systématiques, alors la sagesse et le réalisme exigent qu’on cherche à *vérifier* les choses.

      Et si on vérifie les choses, alors on constate très rapidement la vérité : c’est le maire de Londres qui a spontanément insulté Trump initialement, alors qu’on ne lui demandait rien.

      Trump n’a fait que répondre. Rien de plus.

      Naturellement on me dira que Trump n’a aucun droit de répondre. Il doit se laisser insulter en continu. Et il faut voir qui est le maire de Londres et les succès stupéfiants qu’il accumule dans la gestion de sa ville.

      Ce schéma est répétitif.

      Comme il est impératif d’exhiber son mépris et sa détestation à l’encontre de Trump, quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, à seule fin de montrer publiquement sa vertu et son élévation de pensée, on peut être sûr que Trump est censé être dans son tort, à propos de tout.

      Si Trump dit une sottise, le monde entier éclate en imprécations et en sarcasmes. Obama pouvait impunément annoncer aux Autrichiens qu’ils parlaient une langue appelée l’autrichien, ça n’avait aucune importance puisque Obama était un « brillant » universitaire. D’ailleurs quel lecteur de la presse française a été tenu au courant des idioties proférées par Obama ? Par exemple du tissu d’insanités accumulées dans le Discours du Caire ?

      Que Trump soit mal élevé est un fait assez clair. Mais qu’il faille s’arrêter à cela montre une absence de sens politique marquée.

      Dès que Trump a été élu, les prédictions les plus apocalyptiques ont déferlé. Jusqu’à aujourd’hui en tout cas, j’aimerais savoir quelles abominables catastrophes se sont produites du fait de Trump.

      De la même manière que Barack Obama a fait l’objet d’un culte adulateur dont je n’ai pas connu l’équivalent depuis Kennedy, antithétiquement, la haine à l’encontre de Trump dépasse toute raison.

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    • Lugardon, mais si vous êtes digne de commenter cela, au moins autant que moi!
      MT

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    • PenArBed dit :

      Barak Obama : complément à la réponse de Curmudgeon
      Grégor Brandy pour Slate.fr (source The New York Times, The Atlantic) — 15 mai 2016
      Obama – 8 années de guerre ininterrompues
      « Il était le candidat qui voulait mettre fin à la guerre en Irak et pourtant, jamais un président américain n’a été en guerre aussi longtemps. Le New York Times revient sur les huit années de présidence Obama et indique que «si les États-Unis restent au combat en Afghanistan, Irak et Syrie jusqu’à la fin de son mandat […] il deviendra de façon assez improbable le seul président dans l’histoire du pays à accomplir deux mandats entiers à la tête d’un pays en guerre». Franklin D. Roosevelt, Lyndon Johnson, Richard Nixon ou encore Abraham Lincoln ne peuvent pas en dire autant.
      En plus de la guerre en Afghanistan, les auteurs ont pris en compte les guerres menées par les drones au Pakistan, en Somalie et au Yémen, la lutte contre Daech en Irak et en Syrie, ainsi que deux autres «missions de conseils et d’assistance», au Cameroun contre Boko Haram, et en Ouganda, contre la LRA de Joseph Kony.
      Pourtant Obama était loin de se présenter comme un va-t-en-guerre lors de la campagne présidentielle américain 2008. The Atlantic rappelle que sa campagne était basée sur la promesse d’une fin de la guerre en Irak et celle de mener correctement la guerre en Afghanistan.
      «Lors de sa première adresse inaugurale, il avait également promis une politique étrangère qui s’appuierait plus sur la diplomatie et mois sur l’armée.»
      Mais comme le rappelle, le New York Times, Barack Obama avait vite fait le deuil de toutes ces volontés:
      «Barack Obama a reconnu rapidement la contradiction entre son message de campagne et la réalité à laquelle il faisait face une fois à la tête du pays. Quand il accepté le Prix Nobel de la paix, en décembre 2009, il a déclaré que l’humanité devait réconcilier « deux vérités en apparence irréconciliables —que la guerre est parfois nécessaire, et qu’elle est aussi, à un certain niveau, l’expression de la folie humaine ».»
      Si le président américain a considérablement réduit le nombre de troupes au sol, il a aussi largement développé le programme des drones. Résultat, conclut The Atlantic, si Obama ne cherchait pas à terrasser de nouveaux dragons à son arrivée à la Maison Blanche, huit ans après, «les dragons sont toujours là, mais ceux qui les chassent ont désormais tendance à opérer dans les airs — ou dans l’ombre».

      Stendhal :  » Les USA ce pays modèle me semble le triomphe de la médiocrité sotte et égoïste, et , sous peine de périr, il faut lui faire la cour  »

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    • André Lugardon dit :

      @Curmudgeon, je vous remercie de votre commentaire que j’ai lu en entier. Je suis d’accord avec vous pour garder la tête froide. Effectivement les tweets de Donald Trump me sont parvenus sur mon téléphone portable. Pas ceux du Maire de Londres, élu démocratiquement comme Donald Trump et peut-être moins bon communiquant que DT? La démocratie est souvent conflictuelle à moins que ce soit les hommes qui soient conflictuels par nature et que la démocratie soit le meilleur moyen de gérer les conflits humains? Tant que ce sont des noms d’oiseaux qui volent ce n’est pas trop grave. Nous verrons comment tout cela va évoluer. Wait and see.

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    • André Lugardon dit :

      @Cudmemrgeon, suite et fin, personnellement je n’ai pas de haine contre Trump non pas par vertu mais parce que la haine n’est pas bonne conseillère pour analyser une situation ou une personne.

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  16. Patrice Charoulet dit :

    J’ai toujours été de droite (pour de Gaulle, Pompidou, Chirac, Sarkozy…) et je ne comprends pas comment des gens, en France, parce qu’ils sont de dr la perploite, soutiennent , de loin, le sieur Trump.
    Ils sont aveugles , sourds et obtus. Ont-ils reproché à Obama d’être noir ? Ont-ils détesté Mme c
    Clinton d’être la femme du coureur de jupons Clinton? Je lis que Trump, le roi de Twitter, a…71 millions de folowers. Qui dit mieux ? Je n’ai pas l’intention de faire de reductio ad hitlerum, mais quand on voit les foules allemandes exaltées acclamant le monstre allemand, quand on voit les foules américaines, qui applaudissent un tel clown, un homme si nul, si grotesque, on est plongé dans la perplexité. On se frotte les yeux et l’on se dit : Est-ce possible. C’est peu dire qu’il ne soit pas un homme d’Etat. Il est dix mille lieues en-dessous. Très manifestement.Pour toute personne sensée.

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