Film: présumé coupable (l’affaire d’Outreau) 2009.

Dans l’avion qui m’entraînait au bout du monde pour une mission à caractère professionnel, j’ai regardé pour la première fois le film « Présumé coupable » qui raconte la descente aux enfers d’Alain Marécaux, huissier, l’un des 14 accusés de viols, tortures et assassinats d’enfants de l’affaire d’Outreau. On s’en souvient: au début des années 2000, accusé avec d’autres, sans fondement par un couple de véritables pédophiles, Alain Marécaux, notable d’Outreau, dans le Nord, est resté plusieurs années en prison à clamer son innocence, avec une dizaine de coaccusés. Il a tout perdu, son honneur, sa famille, son travail, avant d’être totalement innocenté en appel. A l’époque, il avait été question du plus grand fiasco judiciaire de tous les temps. D’un seul coup, tout s’effondre, les repères les plus élémentaires de l’humanité et de l’Etat de droit s’écroulent. Le spectateur est entraîné dans un tourbillon de barbarie. Les responsables et les exécutants, chargés de faire respecter l’Etat de droit et la justice, se transforment en bourreaux. Plus rien ne vaut, plus rien ne compte. Les fondements de l’Etat de droit volent en éclat, emportés dans la tourmente: droits de la défense, présomption d’innocence, justice fondée sur des témoignages et des preuves, esprit d’équité et de justice, respect des plus élémentaires principes d’humanité. Tout cela disparaît. Il ne reste plus qu’une logique froide, sans foi ni loi, orchestrée par ceux dont le métier est de faire respecter la loi. Ce film, parfaitement fidèle à la réalité des faits, inspiré du journal d’Alain Marécaux, fait mal à nos consciences. Il révèle le potentiel d’arbitraire que recèle la vie quotidienne, la banalité des jours qui se succèdent dans un climat d’apparence harmonieuse et normalisé. C’est sans doute pourquoi plus personne ne parle aujourd’hui de cette tragédie. Oublier, le plus vite et le plus complètement possible…. Un grand film, profondément dérangeant, sur la violence qui fermente sous le vernis des institutions et de la civilisation.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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24 commentaires pour Film: présumé coupable (l’affaire d’Outreau) 2009.

  1. Serge dit :

    Et n’oublions pas que le juge d’instruction n’a eu aucune sanction et a reçu une promotion en continuant sa carrière à Paris.
    Mais ne dit-on pas souvent lecélèbre dicton: je nAi pas confiance dans la justice mon pays.

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  2. Georges dit :

    À cause de la dénonciation et enfin la rétractation d’une personne ,beau résultat.

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  3. Patrice Charoulet dit :

    VARIA

    La mystique est à la religion ce que la chimie est à la physique. (Frédéric Nef)

    Plaisante justice qu’une rivière borne ! (Pascal)

    (Parlant de Jésus, qu’il considère comme un « homme juste ») On en fit un prophète, et au bout de trois cents ans on en fit un dieu. (Voltaire, 1763)

    Le philosophe français Pascal Engel (qui a un excellent blog :« La France byzantine ») va en Colombie. Au rayon philosophie des librairies, dit-il, prennent presque toute la place les Obras completas de…Michel Onfray.

    Il faut toujours dire deux fois les choses, parce que de toute façon les gens n’écoutent pas. (Gide)

    Crois, ou je te tue ! (disent certains, depuis toujours)

    La prise de parole est une prise de risque. (Gérald Bronner, 2019)

    David Douillet , judoka, et député (!) a écrit (hélas) dans un livre ceci : « Oui, je suis misogyne, mais tous les hommes le sont, sauf les tapettes ». La phrase a été citée à l’Assemblée nationale à l’époque.

    Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre. (Spinoza)

    Le racisme actuel se manifeste à bas bruit. (Patrick Simon, démographe, 2019)

    Fous-moi la paix avec tes paysages ; parle-moi des sous-sols. (Beckett)

    La data-basification des savoirs…(Paul Mathias, président du jury d’agrégation de philosophie)

    Le principe d’identité : Ce qui est, est ; ce qui n’est pas, n’est pas.

    L’Allemand : de l’obéissance et de bonnes jambes . (Nietzsche)

    Je préfère être professeur à Bâle que Dieu. (Nietzsche)

    Le foot m’indiffère. J’apprends que la France a hurlé de joie en apprenant que l’équipe de France
    avait écrasé celle de la principauté d’Andorre (85 000hab). La bière a dû couler à flots dans différents endroits de mon pays, pour fêter ça.

    Tous les anti-philosophes sont des malades. (Un philosophe contemporain que je connais, mais dont je ne dirai pas le nom)

    Donald Trump et l’Anglais Boris Johnson ont un peu la même tronche.Pas jolies.

    J’ai ma thèse sur ce que veut dire « les héritiers » chez Bourdieu : c’est les Juifs .» (Jean-Claude Milner)

    J’aimerais mourir en ne souffrant pas. (François Weyerganz, qui vient des mourir)

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  4. André Lugardon dit :

    Je l’avais déjà mentionné sur votre blog et je me permets de recommencer si vous le voulez bien:

    http://www.arenes.fr/livre/le-bucher-des-innocents-2/

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  5. Citoyen dit :

    Voila un sujet d’intérêt majeur …
    Il se trouve qu’au moment de l’affaire d’Outreau, par un pur hasard, quelques éventements antérieurs m’avaient conduits à une réflexion sur le rôle et les déboires de la justice en général.
    Et l’affaire d’Outreau est arrivée comme à point nommé pour clore cette réflexion.
    Avec le fiasco retentissant de cette affaire, où l’on ne savait plus s’il y avait des innocents ou des coupables, c’est le grand n’importe quoi qui s’était substitué à la justice, … en ne laissant pas de doute sur le fait que : Devant le pouvoir dont ils disposent, un juge ou un procureur n’ont pas le droit à l’erreur … Jamais !… Un justiciable est un innocent, tant qu’il n’a pas été établi coupable.
    Ceci pouvant amener comme conclusion (qui peut être partagée, ou pas), que la vie d’un juge ou d’un procureur, vaut infiniment moins qu’une journée de détention pour un innocent. Le préjudice étant difficilement quantifiable et acceptable.
    Et donc, qu’un justiciable, dont la vie a été bousillée, sans aucune raison valable, par ces individus, en vienne à prendre en dédommagement ou par vengeance (peu importe), celle de ceux qui lui ont porté préjudice, peut paraitre tout à fait normal et légitime.

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  6. E Marquet dit :

    Ce fiasco judiciaire et humain, survenu alors que l’affaire Dutroux était encore dans toutes les mémoires, est malheureusement représentatif du naufrage d’une société tout entière. Tous les éléments étaient réunis pour écrire un scénario noir et sordide, dont le coeur de l’action est le mensonge.
    Un milieu « quart-monde ». La parole de l’enfant sacralisée après avoir été ignorée. Des parents retors et incestueux. Des services sociaux défaillants, aveugles ou négligents. Un huissier dont le métier n’est pas porteur d’empathie, et qui lui-même s’est peut-être montré arrogant, un prêtre coupable par nature, une commerçant, et quinze autres personnes qui se trouvent impliqués sans preuves tangibles dans une affaire pré-qualifiée de « réseau pédophile ». Une justice défaillante, une présomption d’innocence de papier, une enquête à charge, un Parquet qui s’est défaussé de ses responsabilités sur les épaules d’un jeune juge d’instruction inexpérimenté mais imbus de ses prérogatives, des experts psychiatriques qui ont suivi le scénario proposé sans trop chercher à le contrer, tout à leur nouvel a-priori de l’authenticité de la parole enfantine. Enfin, un public qui aime le sang, à qui il faut des boucs-émissaires à lyncher, et dont le côté «  tricoteuse révolutionnaire » est attisé avec gourmandise par des médias qui ont depuis longtemps perdu le sens de la vérité et de la modération.
    Devant l’énormité de cette erreur judiciaire, les « officiels » ont platement présenté leurs excuses : Procureur Général, Ministre de la Justice, Président de la République. Les « accusés à tort » ont reçu des dommages-intérêts de l’ Etat. On a fait quelques réformes, créé un observatoire. Circulez il n’y a plus rien à voir.
    Est-ce à dire que les choses ont changé depuis ? Il semble que la Justice ait encore beaucoup de chemin à faire pour être indépendante, impartiale et équitable. Quand on voit comment s’est créé le Parquet Financier, comment se passent les nominations dans la magistrature, la syndicalisation et son « mur des cons », sans même parler des avocats et du dévoiement de certains , on peut s’inquiéter. Et encore nous sommes dans un Etat dit « de droit » !
    Nos politiques aiment cette petite phrase : « je fais confiance à la justice de mon pays ». C’est beau ! J’ai travaillé plus de 20 ans dans ce milieu, et si j’y ai rencontré beaucoup de gens intègres, j’y ai vu aussi beaucoup de carriéristes dont l’éthique n’était pas la priorité.

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  7. Mildred dit :

    Et finalement, c’était où de « bout du monde », et c’était quoi cette « mission à caractère professionnel  » ?

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  8. Sganarelle dit :

    Tout le problème vient de ce qu’un individu est présumé coupable et doit prouver son innocence . Il en irait différemment s’il était présumé innocent et qu’il soit nécéssaire de prouver sa culpabilité.
    Il en résulte une peur permanente de la police et une crainte de la justice qui peut arbitrairement vous enfermer préventivement avant de prouver quoi que ce soit.

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  10. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Triste souvenir que cette affaire hors norme, symbole des dysfonctionnements de la justice et confiée à un jeune juge d’instruction entêté, peu expérimenté, manipulé par les médias et les politiques et surtout non soutenu ni aidé par sa hiérarchie, des expertises qui n’en étaient pas pour finir par les excuses publiques du Président de la République et une sanction de principe ridicule du Conseil Supérieur de la Magistrature.
    Bien que l’affaire soit très différente, la catastrophique instruction de l’assassinat du petit Grégory Villemin en 1984 par un jeune juge d’instruction vite dépassé, n’avait pas servi de leçon à notre Justice ankylosée de ses certitudes et par un mode de fonctionnement sclérosé.
    Quelques mesures de simple bon sens devraient pouvoir être mise en œuvre :
    – prioritairement et urgemment que le secret de l’instruction ne soit pas que des mots et soit appliqué sans aucune faille par les enquêteurs et la justice. Il est tout à fait anormal et préjudiciable à une justice sereine que dès le début d’une garde à vue, les médias soient les premiers informés.
    – qu’un juge d’instruction puisse rapidement soit se dessaisir d’un dossier qu’il considère comme trop complexe ou pour le moins se faire assister ou être remplacé par des professionnels expérimentés.
    – que l’incarcération préventive des prévenus ne soit que la solution ultime et incontournable retenue et non la solution de facilité ou médiatique.
    – que les peines infligées à l’issue d’un procès soient réellement appliquées et non pas aménagées en fonction de critères peu objectifs.
    …/…
    Bref, ce qu’écrivait La Fontaine au XVIIème siècle : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » est malheureusement toujours vérifiable et n’est pas à l’honneur de notre justice.

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    • PenArBed dit :

      Jacques Le Goff – historien –  »Saint Louis – 2009 » . Le contexte : Nous sommes en 1259. Trois jeunes nobles chassent le lièvre dans le bois d’une abbaye, ils s’égarent et tirent leur gibier dans le bois du seigneur de Coucy. Après les avoir attrapés, Coucy les fait pendre. Les abbés, très énervés, se tournent vers le saint roi Louis IX, qui convoque le seigneur de Coucy à la cour et l’emprisonne à la tour du Louvre. Jacques Le Goff raconte la suite :
       »Les seigneurs, choqués de la punition, supplient Saint Louis d’avoir pitié de leur pair. Saint Louis ne les écoutera qu’à demi, il fait libérer Enguerrand de Coucy mais le condamne à verser 10.000 livres d’amende – une somme énorme, le contraint à partir trois ans en croisade et l’enjoint de faire construire deux chapelles dans lesquelles tous les jours des prières devront être chantées pour l’âme des trois jeunes gens. »
      Saint Louis venait d’inventer la justice aussi forte avec les forts qu’avec les faibles.

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    • Bravo et merci pour ce rappel historique Pernarberd!
      MT

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    • G Bayon, merci d’élargir le sujet et de ce catalogue de propositions très intéressantes.
      MT

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  11. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, Bonjour à tous,
    Ce film est poignant et démontre le vrai visage de la justice. La présomption d’innocence est depuis longtemps bafouée dans notre pays. Et encore plus, depuis que les médias et les réseaux sociaux déclarent coupable une personne sans connaître quoique ce soit de l’affaire. Et horreur, les réseaux de délations fleurissent tel que « Balance ton porc ». Des personnes retrouvent leurs noms balancés sur le réseau détruisant leur vie familiale. Oui il faut condamner les actes répréhensibles sans faillir, mais la délation mène à tous les excès. La délation n’est pas la justice. Souvenons-nous du pendant de la seconde guerre mondiale et des purges de 1944/1945 où nombre d’innocents furent tués ou humiliés, pour assouvir des vengeances personnelles. Que penser de l’affaire Quesada où un procureur balance des informations concernant l’instruction sur les ondes radio ? Que pensez de Ruquier et sa bande qui balancent le casier judiciaire de l’intéressé en direct ? Combien de magistrats se laissent influencer par l’opinion publique et la presse. Des réseaux de presse paient copieusement ceux qui leur donnent des éléments sur les dossiers. Les magistrats, avocats, greffiers, policiers qui bafouent le secret de l’instruction devraient être radiés à vie avec interdiction d’exercer définitivement. Dire que la justice est indépendante est aussi un sérieux mensonge, selon qui ont est, qui peut-être mouillé, les enquêtes et instructions se déroulent différemment. Différentes affaires récentes nous le démontrent. Aujourd’hui, plus qu’hier personne n’est à l’abri de l’erreur judiciaire.
    Chaque année des personnes victimes d’erreurs ont fait de la préventive, ou de la prison ferme alors qu’ils étaient innocents, leur vie est détruite à jamais. Et si l’on accompagne les vrais coupables, délinquants dans la réinsertion, les victimes d’erreurs judiciaires sont laissées à l’abandon, certains se suicident, mais là, la presse n’en parle pas. Et surtout qu’avec les réseaux sociaux, la trace est indélébile.
    Aujourd’hui rien de différent avec le moyen-âge où l’on jugeait en place publique, heureusement que potence et bûcher ont disparu. Car les condamnés seraient nombreux.

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  12. michel43 dit :

    Présumer coupable,, ,,ou innocent ,et la justice dans tout cela ,,,dans tout les pays , il y a de nombreuses affaires ,c’est si facile d’accuser des gens ,,,voyez en politique , les footballeurs ou artistes pour soutirer de l’argent ,que reste t »il de l’affaire d » Outreau ,qui s’en souviens ? Alors OUI,,,il vaut mieux dix coupable en liberté ,qu’un innocent en prison ,la justice c « est cela et nous pensons tous que cela est mieux pour tout le monde ,,,en prisons nombreux innocent se suicide ,faut surtout pas en parler,,,,,

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  13. Etienne Tarride dit :

    Cher Maxime Tandonnet

    Vos observations sur l’affaire d’Outreau sont justifiées. De nombreuses personnes ont été trainées dans la boue sans raison valable, l’arrêt de la Cour en Appel l’a démontré. Aujourd’hui encore, il est de bon ton dans les conversations de salon de suggérer que ce sont peut-être certains acquittements qui laissent des doutes.
    Il est certain que si le secret de l’enquête et de l’instruction étaient mieux respecté les dégâts seraient moindres, mais les rumeurs dans les quartiers seraient tout aussi virulentes dès que quelqu’un est interrogé, ou pire encore incarcéré dans une affaire dont on parle, et notamment une affaire de moeurs. Les rappels à la « présomption d’innocence » ne provoquent que des sourires plus ou moins discrets
    Je n’ai pas pris part à la défense des accusés d’Ouvreau mais j’ai eu l’occasion de plaider une cinquantaine d’affaires criminelles. Q’on en parle ou qu’on n’en parle pas dans les journaux, les accusés ou même les témoins, voire, dans certain cas, les victimes sont tenus pour déshonorés dans leur ville ou dans leur quartier.
    C’est la raison pour laquelle je pense qu’il convient de réfléchir à une réforme de la procédure criminelle qui dure aujourd’hui plusieurs années afin que celle-ci soit organisée en deux temps. Un premier temps réservé à la question de la culpabilité, ce qui peut, le plus souvent, se faire assez rapidement dès lors que l’on admet que ce sont les faits avérés qui comptent et non les « on-dit » ou les réputations. Ce n’est que dans un second temps, après une audience publique décidant de la culpabilité, que seraient conduites les recherches nécessaires à l’établissement d’une peine juste, et notamment les expertises psychologiques, les « curriculum vitae » et la recherche des circonstances atténuantes.
    Un individu soupçonné a droit à ce que les charges qui pèsent contre lui soient examinées sans délai. Certes le Juge peut rendre un non-lieu mais Il faudrait une force surhumaine à un Juge d’instruction surtout dan les villes moyennes pour résister à l’opinion sans audience publique ou tout est exposé.
    Cette méthode, qui se rapproche de la procédure des Etats-Unis, se heurte à une considération hélas très partagée. Chacun d’entre nous proclame qu’il vaut mieux dix coupables en liberté qu’un innocent en prison mais nous pensons collectivement le contraire.

    Etienne Tarride

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  14. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Tout est oublié sauf une phrase, qui résonne et raisonne dans l’esprit de certains JAF, personnels de l’aide à l’enfance, travailleurs sociaux et dont certains parents en séparation se servent. Je veux parler de celle prononcée par éolienne impériale alias la reine des pôles, madame Royal: « un enfant ne ment pas. »

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