Oui, mais après?

Une forte majorité des Français approuve  le mouvement des gilets jaunes selon les sondages. La déferlante des commentaires, dans les médias et sur les réseaux sociaux, reflète la crise profonde qui secoue le pays et dont le mouvement social actuel est un symptôme. L’infime minorité dominante dans l’Etat, la politique et les médias ne cesse de s’enfoncer dans une spirale de mépris. En jouant de la caricature, elle ne fait  qu’attiser les flammes. En face, nous assistons à l’explosion d’une révolte qui couvait depuis longtemps dans les entrailles du pays.

Sur fond de crise, la faillite d’un système politique et la trahison d’une démocratie atteint son paroxysme. La pire des erreurs est de penser qu’il suffirait de remplacer un acteur par un autre pour sortir la France de son drame. Une logique infernale est à l’oeuvre. Chaque président est inévitablement pire que celui qui venait avant et la chute en enfer vertigineuse. Le pouvoir, enfermé dans sa bulle de certitudes, s’est irrémédiablement coupé du monde réel et de la Nation. Ce qui me frappe, donc, dans l’avalanche de commentaires qui tombent de partout, c’est l’absence de réflexion sur la révolution politique nécessaire.  Ce néant des idées est peut-être ce qu’il y a de plus grave dans la crise actuelle… Cultiver le chaos, oui, mais après?

Bien sûr, nul n’a de prétention à détenir la solution miracle, mais il me semble que la réflexion politique doit s’engager sur des pistes sans tabou: la réhabilitation des démocraties nationales au regard de la bureaucratie bruxelloise; la suppression d’un culte élyséen qui transforme notre vie politique en un jeu sectaire d’adoration et de lynchage de personnages d’une affligeante médiocrité; le renouveau de la représentativité et de la souveraineté du Parlement; la reconstruction d’une démocratie qui associe la Nation aux décisions la concernant à travers les référendums nationaux et locaux; la question fondamentale du recrutement de la classe dirigeante sur des bases nouvelles, éthiques et intellectuelles; le l’éducation politique, historique et démocratique de la Nation. Les solutions miraculeuse et providentielles n’existent évidemment pas. Mais en revanche, l’avenir passe par la réouverture d’un débat d’idées digne de ce nom…

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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78 commentaires pour Oui, mais après?

  1. Stéphane B dit :

    Je ne veux pas mettre d’huile sur le feu mais que penser de ce petit milliard donné en septembre de cette année.
    https://www.dreuz.info/2018/09/07/limpot-des-francais-finit-en-afrique-macron-envoie-1-milliard-deuros-de-dons-supplementaires/ ?
    Pourtant, il parait que les caisses sont vides. Par pour tout le monde en apparence ou bien existe-t-il une jolie rétrocommission ?

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  2. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    Ce gouvernement est complétement à côté de la plaque, et je disais au conseil municipal ce soir, c’est fou aujourd’hui comme les crétins sont pleins de certitudes et les gens de bon sens pleins de doutes !
    Dans une démocratie les auteurs de la vie publique doivent avoir le respect de l’intérêt général et national, mais aussi des citoyens.
    Nous sommes face à des dirigeants qui estiment avoir la vérité suprême et une intelligence supérieure. Mais le propre de la médiocrité, c’est de se croire supérieur.
    Ce qui m’énerve d’autant plus, c’est d’entendre politicards et journaleux dire régulièrement qu’il faut faire de la pédagogie et expliquer aux français. Cette humiliation de faire passer les français pour des imbéciles m’exaspère.
    La colère monte, même dans les forces de police. Un ami d’enfance, aujourd’hui policier, me disait qu’il était dégouté par le ministre et sa hiérarchie. Lors d’émeutes provoquées par les black blocs, les voyous de banlieue, ils ont ordre de prendre mille précautions, d’utiliser au minimum les gaz, les matraques etc. Là, les consignes furent : « tapez dans le tas, n’hésitez pas ». Il y eut de la part de CRS des violences injustifiées, totalement gratuites face à des gilets jaunes pacifistes, mais en aucun cas cela fit les titres du 20 heures. Total, des hommes et des femmes furent blessés sans que cela émeuve les médias qui sont d’habitude, toujours à l’affût de la bavure policière. Mais Castaner a donné ses ordres pas de quartiers. Force est de constater que les médias sont devenus des PRAVDAS. Manipulations et mensonges permanents. Et la future loi sur les fakes news me fait craindre le pire. Wait and see.
    Le gouvernement est faible face à la délinquance, mais fait preuve d’intolérance face à des personnes qui travaillent pour survivre, je dis bien survivre, et qui veulent seulement vivre mieux.
    Que penser d’Agnès Buzyn qui fit accueillir, les infirmières et la Maire de Le Blanc par des CRS ? Elles venaient simplement réclamer le maintien de leur maternité.
    Nous sommes dans un totalitarisme, et un régime policier pour les français qui demandent de travailler et de vivre correctement de leurs salaires.
    Que dire d’un gouvernement qui taxe le carburant alors que dans les campagnes, les départements ruraux 70 à 100% des transports en commun ont été supprimés. La pauvreté augmente chaque année.
    Ce qui me choque, c’est l’arrogance de Macron et de l’ensemble de son gouvernement.
    Aujourd’hui la liberté meurt par une insuffisante, voir totale absence d’appréciation par le pouvoir de ses responsabilités et des conséquences de ses actes. L’Incapacité de diriger le destin collectif, l’avenir de la nation, nous conduit indubitablement à une crise qui ne fera que s’amplifier. L’attitude de ce gouvernement et la crise qu’elle entraine, fragilisent, une démocratie édifiée sur la liberté.
    Avec ce gouvernement, je constate amèrement que la liberté et la démocratie ont leurs limites, mais la servitude n’en a pas.
    Macron et son gouvernement d’amateurs ont oublié un principe fondamental, la démocratie c’est la reconnaissance de la liberté, de l’égalité des citoyens et entraine leur participation.
    La légitimité républicaine et démocratique doit être issue directement de la volonté du peuple ce qui n’est plus le cas depuis des années et nous avons désormais perdu notre souveraineté.
    A quand une démocratie participative comme chez nos amis helvètes…
    Mais il ne faut pas rêver, le totalitarisme macronien n’en veut pas. Le monde nouveau n’est pas pour demain.

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  3. Galatine dit :

    « C’est une révolte? Non sire, c’est une révolution! »
    On prête ces paroles à Louis XVI à l’annonce de la prise de la bastille, en 1789…

    « Les gilets rouges » ne déboucheront probablement sur rien de concret dans un premier temps, mais les Français ont pris date et exprimé leur ras-le-bol fiscal.
    Et ce gouvernement de pieds nickelés incompétents et gaffeurs(n’est-ce pas Gérald Darmanin?) ferait mieux d’en tenir compte au lieu de chercher à diviser les Français, jeter de l’huile sur le feu ou multiplier les provocations.

    Le château de cartes macronien est en train de vaciller sur des bases,fragiles et superficielles,de toutes façons,depuis le début : ce pays n’est pas dirigé !
    Macron est une imposture et aucune com’ ne peut cacher le réel et remplacer la politique,éternellement.
    L’escroquerie Macron éclate enfin et les derniers aveugles finissent de retrouver petit à petit la lumière,qu’ils avaient perdue depuis les dernières élections.

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Des « gilets rouges » ?
      Où sont-ils ?
      De grâce ne compliquez pas davantage l’affaire. C’est déjà assez le boudin comme ça !

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    • Galatine, il reste encore trop de naïfs.
      MT

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    • Galatine dit :

      Gilets rouges?
      Comme c’est bizarre,ce n’est pas la première fois que je commets ce lapsus.
      Peut-être que c’est la « convergence des luttes » ou mon surmoi marxiste et contestataire qui ressurgissent inopinément,bien que j’aie toujours été un anticommuniste conséquent…

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  4. Niemand dit :

    « Oui, mais après? »
    Le retour de votre cher Sarkozy, voyons, l’homme qui piétina les résultats du référendum de 2005 et qui fit tant pour la Libye !
    Avec Juppé comme premier complice, oups, ministre !
    Et retour du vote censitaire : au dessous de 5000 par mois, silence aux gueux !

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    • PenArBed dit :

      Nous n’avons que ce que nous méritons :
       »Une nation vaut ce que vaut son peuple »(Camus) –  » Chaque génération a les élites qu’elle mérite » (Bernanos) –  »le désir du privilège et le goût de l’égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque » (De Gaulle) –  »Je n’ai jamais vu autant d’inconsistance à la tête de l’État » (Régis Debray sur France culture en 2014) –  »les élites sont affligeantes mais le peuple est décevant » (Emmanuel Todd – 9 avril 2017).
      Eh bien il faut faire avec ce que l’on a :
      1) fusionnons le Sénat ( 100 sénateurs maximum) avec le CESEE (100 membres maximum) afin de mettre fin à l’entre-soi des médiocres: le citoyen entre dans la boucle des lois
      2) faire en sorte que les membres de ce nouveau CESEE soit des volontaires tirés au sort parmi les inscrit sur les listes électorales pour un mandat unique de trois ans ;
      A l’évidence, il en découlera une mise à plat de l’ensemble des avantages corporatistes en commençant par ceux de la  »noblesse d’état »
      Pour être respectés il faut avant tout être respectables.

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    • Niemand, mais non, ce n’est pas une affaire de retour de « mon cher Sarkozy », la question est bien plus vaste!
      MT

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  5. Il est clair que le soutien massif de la population (77%) signifie que ces soutiens transcendent largement les clivages habituels. Les manifestations relativement maigres ne doivent pas faire sous-estimer cette fronde de la part d’une population qui n’est pas habitué à manifester et qui ne dispose ni de transports affrétés ni d’une masse de permanent syndicaux et politiques requis d’office en tête de manifestation.
    Mon interprétation de ce chiffre est qu’il s’agit simplement des classes moyennes inférieures et supérieures, soit en gros tous ceux qui travaillent, payent l’essentiel des impôts et taxes et ne reçoivent pas des services à la hauteur de leur contribution. C’est l’essentiel de la population dont on peut déduire le pour cent supérieur et les 10 ou 20% inférieurs (qui se confondent largement avec les habitants des enclaves où les forces de l’ordre ne sont pas les bienvenues)
    En dernière analyse, la part d’impôts non dédiés aux dépenses publiques régaliennes est transférée directement du corps de la population vers cette frange inférieure. C’est d’autant moins facilement acceptable que le gros des contributeurs ne voit pas ces bénéficiaires comme des alter-egos n’ayant pas eu de chance mais soupçonne qu’il s’agit largement de population refusant de se fondre dans notre nation.
    Les questions du ras le bol fiscal et de l’immigration excessive sont donc intimement liées. Ce n’est pas encore évident pour tout le monde et c’est bien sur soigneusement occulté par le Macronisme mais je ne serais pas étonné que cela émerge prochainement. Il est plus que vraisemblable que les partis populistes en feront un cheval de bataille aux prochaines élections européennes.

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  6. Timéli dit :

    Ce mouvement des Gilets Jaunes a un côté sympathique au premier abord. Certes, il représente avant tout un ras-le-bol contre la politique fiscale, et ensuite, contre la baisse du pouvoir d’achat pratiquées par le gouvernement et voulues par le Chef de l’État. Certes il y a eu des accidents graves et regrettables, mais, dans l’ensemble, les manifestations se déroulent dans un esprit plutôt bon enfant, sans afficher de violences particulières. Elles ressemblent à un défoulement contre l’arrogance et la surdité du pouvoir face à de justes revendications.Il y a comme un air de Mai 68 (les syndicats qui n’ont pas initié et ne maîtrisent pas le mouvement se tiennent à l’écart)…D’où l’empathie que nous pouvons avoir vis-à-vis de ces GJ, constitués aussi bien par la France d’en-bas que par la classe moyenne.
    Quant à Macron, il compte sur un essoufflement du mouvement, ne fait rien et attend patiemment. Quelques ministres (Castaner, de Rugy), au lieu d’apaiser, préfèrent jeter un peu d’huile sur le feu et entretenir la colère de GJ avec des menaces ou déclarations mal à propos.
    Et si tout le monde s’interroge raisonnablement sur l’issue et la suite du conflit, Macron a quand même tout intérêt à rester vigilant et essayer de calmer le jeu, car le mouvement, à l’image de celui des Bonnets Rouges, pourrait bien prendre une tournure plus dévastatrice pour lui.

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  7. E. Marquet dit :

    Lisant votre billet, je me disais que vous parliez d’or, comme souvent.
    Mais vous parlez d’éducation politique, historique et démocratique de la Nation, de recrutement de la classe dirigeante sur des bases nouvelles, éthiques et intellectuelles.
    N’avons-nous pas une E.N.A que le monde entier nous envie, parait-il ? Une majorité de nos dirigeants ne sortent-ils pas de nos grandes écoles, soi-disant les meilleures : Sciences Po, Polytechnique, Centrale, ENS, HEC, ESSEC….
    Que leur enseigne t-on depuis tant d’années ?
    Les gilets jaunes, les beaufs méprisés, les sans dents, les illettrés, les ploucs et les bouseux, plébéiens incultes et mal pensants qui roulent au diesel et fument des clopes, ont peut-être moins de neurones mais certainement plus de bon sens que la plupart de nos patriciens.
    Alors ce n’est pas : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers !  » comme à la Bataille de Fontenoy, mais :
    « Messieurs et Mesdames les élites dirigeantes, réformez-vous les premiers ».

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Je vous approuve.

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    • E Marquet, je suis prêt à reconnaître la faillite des élites dirigeantes passées par les grandes écoles, mais vous conviendrez avec moi que ce n’est pas beaucoup mieux du côté des politiciens qui n’ont pas fait de grandes écoles (Darmanin, Schiappa, Castaner, Griveau, Ferrand, etc, etc.). C’est même parfois pire. Le problème n’est sans doute pas de type de formation mais d’éducation (à la base).
      MT

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    • E. Marquet dit :

      J’en conviens, mais ils sont entourés de conseillers et hauts fonctionnaires qui en sortent. L’éducation de base reçue est fondamentale, mais le formatage des grandes écoles ne laisse que peu de place aux « humanités » semble-t-il.
      S’Il n’y a pas de morale en politique, il peut y avoir de l’éthique. La tendance est de rejeter toute notion de bien et de mal, ou plutôt de ne retenir que la notion du bien pour soi, au lieu du bien en soi.
      Les personnages que vous citez sont de vraies caricatures : Une Secrétaire d’Etat à la Condition Féminine, blogueuse et auteur de livres pornographiques, un Ministre du Budget qui dit comprendre la frustration des gilets jaunes qui ne peuvent s’offrir des repas à 200€ et encore sans les vins, un Ministre de l’Intérieur et des Cultes qui semble sorti d’une pochette surprise, roi de la gaffe et des énoncés surprenants comme le voile que porteraient les femmes catholiques dans les églises de France, un Porte-paroles sans talent oratoire, pressé de candidater à la mairie de Paris, qui, accessoirement confond Maurras et Bloch, et un Président de l’AN, vieux politicien madré, prêt à toutes les filouteries !
      La République est bien mal représentée !

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    • E Marquet, moi-même j’ai fréquenté certaines grandes écoles: je ne pense pas qu’il y ait vraiment de formatage, en quelques mois. Il s’y trouve des gens odieux, grotesques et stupides, qu’hélas ont retrouve au plus haut niveau, mais ils l’étaient déjà avant d’y entrer…
      MT

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  8. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    Je comprends très bien vos inquiétudes .
    Je crois que ce qu’il faut comprendre , toutefois aussi, c’est qu’une grande partie de la population – celle qui fume des clopes et roule en diesel, autrement dit la France d’en-bas taxée d’homophobie et de racisme – n’a pas- n’a plus ces petites inquiétudes ( il suffit de constater les taux d’abstentions aux élections) : cette France veut vivre ; elle veut qu’on arrête de la faire chier (contraintes technocratiques idiotes – les 80km/h, contraintes techniques insupportables; contraintes administratives kafkaïennes); elle veut qu’on arrête de la taxer par tous les côtés . Elle n’admet pas cette écologie punitive. Elle ne comprend pas qu’on lui demande de jeter ses voitures achetée il y a 10 ans et ses chaudières parce que les bobos l’auraient décrété ! La France d’en-bas comprend tout simplement que tout ça n’est que prétextes fallacieux pour faire rentrer du fric dans le puits sans fond que sont les caisses de l’Etat . Elle comprend parfaitement « qu’on a choisi, sans honte, d’établir le niveau des recettes fiscales par rapport aux prévisions de dépenses au lieu de l’inverse » ( H16) et que nous sommes ainsi engagés dans un processus confiscatoire sans fin ou comme un canard sans tête… La France d’en-bas prétend réclamer l’arrêt de toutes les taxes et impôts. C’est assez simple à comprendre.
    Évidemment, il y a problème institutionnel qui ajoute au malaise : pour faire court, comment est-il possible qu’un parti qui représente une majorité des Français ne soit pas en mesure de constituer un groupe à l’A.N. ?
    Comment s’en sortir ?
    Peut-être dissoudre. Peut-être prendre une décision de bon sens. En tout état de cause il conviendra de remettre de l’ordre, de remettre du sens dans les dépenses de l’Etat. Un Gilet Jaune n’ayant pas fait nécessairement l’ENA serait capable de faire une série d’économies sur:
    Les subventions attribuée à la presse;
    L’abattement fiscal de 7530€ dont beficient les journaliste;
    L’AME ( aide médicale d’Etat) ;
    Les subventions aux syndicats….
    La liste n’est pas exhaustive.
    La suppression du conseil économique social et environnemental qui ne sert à rien ;
    La suppression des 389 commissions  » Theodule » ;
    Bien cordialement et VIVE LES GILETS JAUNES !

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  9. Jean dit :

    Ça serait bien de pouvoir rééditer pour corriger les fautes …

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  10. Jean dit :

    Les débats d’idées ?:
    Il ne peut pas y avoir de débats d’idées à partir du moment ou les ???élites??? qui sont tout sauf des élites baignent dans la même pensée unique qui est radicalement rejetée par le peuple. Les seuls débats d’idées ne portent en réalité que sur des détails.Jamais sur le fond.
    Ils sont tous pour l’Europe, pour poursuivre encore et encore l’intégration, la soumission à Bruxelles, la perte de la souveraineté dans tous les domaines (la dernière lubie est une armée européenne)

    Le retour des anciens (et de l’ancien) ?:
    J’ai vue récemment une vidéo d’un discours de Sarkozy où il disait clairement qu’il fallait œuvrer à fond pour la mondialisation, pour une intégration complète des nations à l’intérieur de l’Europe et que rien n’y personne ne pourrait s’y opposer ! Et vous voulez qu’il revienne ?

    Revenir aux référendums ?
    Faut pas rêver ! Aucun des politiciens de gauche ou de droite n’utilisera le référendum pour les questions qui porteraient sur la souveraineté (immigration, frontières, droit du sol, etc). Ils connaissent d’avance la réponse du peuple ! Je suis sidéré d’entendre certains politiciens annoncer (ou souhaiter) que certainement il y aura un autre référendum en Grande Bretagne ! On voit le niveau ! La méconnaissance de l’Angleterre !
    Pour nos politiciens: La réponse ne convient pas ? On diffuse pendant 6 mois la bonne parole au peuple ignare et stupide via les donneurs de leçons à carte de presse (comme dit l’autre) puis on repose la question ! Et une fois de plus on l’a dans le baba ou si vous préférez: « ils nous la font à l’envers »)

    Non, la démocratie n’existe plus dans ce pays (pour autant qu’elle ait existé un jour) Quand on regarde notre histoire on voit que nos élites, Rois ou présidents, ont souvent œuvré dans la médiocrité . Et en ce qui concerne la révolution française: bof ! bof ! bof ! Et les droits de l’homme: je n’oublie pas qu’ils nous viennent des US (comme le chantait Jean Ferrat).
    Il serait grand temps que le peuple se réveille. Pour ma part je ne voterai plus jamais pour cette bande de bras cassés de droite ou de gauche. Mon vote n’aura d’autre but que de faire exploser le système. Sortir de l’Europe et de l’euro (pour mieux reconstruire). De Gaulle n’aurait jamais accepté cette Europe.

    On va vers une explosion dans se pays, ne répétons pas les erreurs du passé. Faire du « sur place » ne règle rien. Jamais
    Désolé d’avoir été un peu long et peut-être confus, mais parfois je me lâche !

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    • Jean, non, vous avez raison de vous exprimer! Nous sommes bien d’accord sur le fait que la démocratie n’existe plus, mais cela n’empêche pas de réfléchir aux moyens de la réhabiliter.
      MT

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  11. artofuss dit :

    Maxime, je ne vous suis pas sur votre expression « cultiver le chaos ». Personne ne souhaite le chaos, c’est lui qui risque de s’imposer du fait de l’absence totale de solutions constitutionnelles pour se débarrasser d’un pouvoir devenu illégitime; les USA ont l’impeachment ( bien encadré d’ailleurs) mais nous n’avons rien d’autre que la dissolution, laquelle est entre les mains dudit pouvoir illégitime…Alors ??? Que faire si l’actuel mouvement devient insurrectionnel (ce que je ne pense d’ailleurs pas, mais sait-on jamais…) ? Sauf ignorance de ma part, je ne vois que l’intervention d’un ou de chefs militaires, méthode d’ailleurs utilisée dans le passé. Grave imprudence ( ou arrogance) de n’avoir pas prévu de vraie porte de sortie légale dans un pays enclin aux soubresauts.
    On ne lui laisse le choix qu’entre subir ou exploser. Qu’en pensez-vous ?

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    • artofuss, c’est vrai que cette expression était mal choisie. Vous parlez de « l’intervention d’un ou plusieurs chefs militaires ». Mais à quoi pensez-vous? En 1958-1962, cela a mal tourné pour eux. En mai 1968, peut-être de Gaulle y-a-t-il songé (entrevue de Baden Baden avec Massu), la chienlit s’est réglée autrement, par la politique. Je ne vois pas l’armée se lancer dans une telle aventure même si le pays est plongé dans le chaos total, mais plutôt une issue politique… Laquelle, je n’en sais rien à vrai dire, peut-être l’effacement du chef de l’Etat et le recours à un chef de gouvernement puissant et capable de ramener la confiance comme je l’ai écrit dans le FigaroVox.
      MT

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    • artofuss dit :

      Maxime,
      A mon tour de dire que je ne me suis mal fait comprendre.
      Je ne pensais certes pas à un « putsch » à la manière d’Alger, mais plutôt à des issues du gent-re De Gaulle ou, bien avant lui, à des Boulanger ( pas vraiment une brillante réussite) ou, encore, à un Bonaparte…A la vérité, je bats un peu la campagne car le facteur temps oblige à envisager des solutions pratiques en cas d’évolution brutale de la situation. Bien sûr, le plus probable est que nous sortions du goulot d’étranglement actuel simplement en attendant la prochaine présidentielle. Mais là encore, trois ans de perdus me semblent, au moins dans certains domaines (éducation, insécurité, immigration , souveraineté…) un prix lourd à payer. Car je ne vois pas l’actuel occupant de l’Elysée s’effacer volontairement…Et pensez-vous que d’ici là, la nouvelle morale politique que vous préconisez à juste titre aura pris racine ? J’avoue mon désespoir…et mon impatience !

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  12. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Même si je les partage, vos propositions relèvent aujourd’hui plus de l’incantation que du pragmatisme auquel nos gouvernants vont devoir faire face dans l’urgence absolue. Engager une réflexion politique avec des politiciens et des membres d’institutions qui n’ont pas forcément envie de scier la branche sur laquelle ils sont confortablement assis et dont on sait qu’il faudra y consacrer beaucoup de temps et d’énergie sera pour demain et sans doute même après-demain.
    Aujourd’hui, personne n’est en mesure de connaitre l’ampleur et les conséquences de la manifestation prévue demain quelque part à Paris. E. Macron, le premier ministre, son ministre de l’Intérieur et quelques autres manient dangereusement et de manière inintelligente la menace et la provocation qui ne font que renforcer l’intention d’en découdre chez certains manifestants. Ce comportement de chefaillon ou de sous-officier est d’une part inapproprié et d’autre part montre l’amateurisme de nos gouvernants lors d’une gestion de crise.
    Ce n’est certainement pas en condamnant immédiatement et en incarcérant pour plusieurs mois quelques crétins violents qui bloquent une autoroute que l’on va calmer les esprits et la population qui constatent par ailleurs que la justice se montre plus que laxiste en laissant en liberté des violeurs et toute la voyoucratie violente de manière permanente des zones de non droit pour éviter les émeutes. Assurément ce pays et ce pouvoir sont bien mal partis pour pouvoir continuer encore longtemps.
    L’urgence est maintenant de trouver des mesures qui satisfassent les revendications prioritaires des Français : leur pouvoir d’achat et l’arrêt du nouveau matraquage fiscal attribué cette fois à l’écologie.
    Lorsque l’on sait les difficultés financières de ce gouvernement qui vit à crédit depuis le 15/11 et qui est incapable de réformer la France on ne peut qu’être inquiet des suites immédiates du 24 novembre.
    « Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi; il faut les faire suivre » disait Montesquieu. E. Macron et sa secte en sont incapables.

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    • Stéphane B dit :

      Permettez moi de m’indigner par rapport à ce que vous écrivez au regard des sous-officiers. Ce n’est pas parce que vous êtes tombé sur un ou des cas qu’il faut tous les mettre dans le même panier;
      Avoir ce genre de commentaire ne vous sert pas et ne vous fait pas honneur.

      Un ancien de l’ENSOA

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Il y a dans vos propos une condescendance presque macronienne à l’égard d’une corporation qui forme l’ossature de notre armée.
      Pour des raisons identiques à Stéphane B, j’appuie sa remarque et partage son indignation. Il faut faire attention à ces amalgames sémantiques .

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    • G Bayon, il y a les deux choses à mon avis, régler le problème immédiat, mais aussi, réfléchir aux changements nécessaire sur le long terme, même si cela n’intéresse pas grand monde, j’en conviens. « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » comme disait l’autre.
      MT

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  13. Ulysse dit :

    Il y a quelque temps j’écrivais qu’on ne sait pas vraiment si Mr Macron est le messie ou l’antéchrist , il ne lui reste peut etre que peu de temps pour décider de son avenir
    Je partage les réflexions d’Eric Zemmour ou de Philippe de Villiers , qui conseillent à Mr Macron d’incarner la question identitaire française pour éviter de sombrer avec le navire , ou de le faire sombrer.
    Le mieux serait une dissolution de l’assemblée nationale.
    Ce qui n’arrivera vraisemblablement pas .

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  14. Alexandre dit :

    Sauf erreur, notre histoire nous a plusieurs fois montré, que ce « Vieux Pays » et sa vieille culture, imprégnés de spiritualité et de traditions régionales, ne réagit vraiment que face à une « douleur profonde »!…
    Il rappelle alors, d’une façon ou d’une autre, à la tête de l’État un être porté par l’Histoire. La vraie!
    Alors si de nos jours, il existe ? allons le vite le chercher!

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  15. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    « Une forte majorité de Français approuve le mouvement des gilets jaunes », et même Nicolas Hulot, hier au soir, a réclamé une grande concertation fiscale :
    « Moi j’ai acheté une voiture électrique, j’ai eu droit a une prime. C’est pas normal, c’est pas à moi que ça doit être destiné. », a-t-il dit. « Les gens savent que le kérosène des avions n’est pas taxé, que le fioul lourd des cargos n’est pas taxé. Pas besoin d’être un gilet jaune pour s’en indigner. La solidarité aujourd’hui, ça n’est plus une option. La fiscalité n’est pas équitable ».
    Et pourtant les corps intermédiaires laissent les gilets jaunes désespérément seuls face à un président qui s’obstine dans ce que tout le monde considère comme une erreur.
    Il me semble que ce serait l’honneur du Sénat de faire face à Macron en soutenant le combat des gilets jaunes contre la taxe sur les carburants avant que la fronde ne dégénère.

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  16. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Pour vous répondre, je vais utiliser des citations:
    « La différence entre un État-providence et un État totalitaire est une question de temps. » (Ayn Rand)

    « Un dieu nouveau va naître de l’union de la connaissance avec la force. L’union de la science et du gouvernement donnera naissance à un État-providence, qui sait tout et est assez fort pour tout faire. C’est ainsi que le rêve de Platon se trouvera enfin réalisé : la raison triomphera et le souverain sera rationnel. Les philosophes seront rois ; c’est-à-dire que les premiers ministres et leurs parlements, les dictateurs et leurs commissaires obéiront aux ingénieurs, aux biologistes et aux économistes qui organiseront tout. Les « experts » dirigeront les affaires de l’humanité, et les gouvernants les écouteront. L’état-providence de l’avenir possédera toute l’autorité du plus absolu des États du passé, mais il sera très différent ; les techniciens consacrés remplaceront les courtisans et les favorites des rois, et le gouvernement, armé d’un pouvoir irrésistible, disposera à son gré de l’humanité. » (Walter Lippmann, La Cité libre, 1937)

    Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, nous ne cessons d’aller vers encore plus d’Etat. Il faut que ce dernier s’immisce de plus en plus dans nos vies, dans nos façons de faire et d’agir.
    « L’État-providence devient un foyer où un pouvoir paternaliste contrôle la plupart du revenu de la communauté et l’alloue aux individus dans la forme et les quantités qu’il juge appropriées. » (Friedrich Hayek, La Constitution de la liberté)
    « Une première calamité étant créée par les hommes de l’État, ils en créent d’autres pour prétendument corriger la première tout en s’enrichissant eux-mêmes personnellement sur la chaîne sans fin des calamités. » (Michel de Poncins)
    « La grande erreur de ce temps, c’est de croire que le gouvernement, quel qu’il soit, peut tout, et de le rendre responsable du sort de chacun, comme s’il pouvait donner plus qu’il ne reçoit, et faire plus pour tous les citoyens réunis que chaque citoyen pour lui-même. Ce préjugé déplorable est, au moment où nous parlons, le ver rongeur des populations ouvrières, le vrai fléau de notre pays. » (Adolphe Blanqui)
    « L’État-providence est une pornographie de la générosité, car il nous force à accomplir les gestes, même si nous n’éprouvons pas le sentiment. Le capitaliste connaît la valeur de la générosité, car il connaît la valeur de la propriété. » (Christian Michel)
    Aussi, « Le patron, dans le système capitaliste pur, ne fait que louer au salarié sa force de travail. Il ne se préoccupe de son état de santé ou de son moral que si c’est dans son intérêt. Dans l’État-providence, en revanche, le statut des employés et ouvriers est à bien des égards plus proche du statut d’esclaves que de celui des travailleurs libres des débuts de la révolution industrielle. » (Philippe Simonnot)

    Dès lors, il convient d’arrêter l’Etat nounou providence pour en revenir aux fondamentaux, c’est à dire laisser libre court au marché (attention toutefois, je ne parle pas du marché de connivence comme on le voit bien trop souvent actuellement pour ne pas écrire que nous le voyons presque partout. Des haut fonctionnaires qui passent du public au privé puis reviennent au public, voire prennent un strapontin ministériel voir présidentiel)

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  17. Colibri dit :

    « Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre. » Paul Eluard

    « Sans partage il ne peut y avoir de justice, sans justice il ne peut y avoir de paix, et sans paix il n’y a pas d’avenir » (Je ne sais plus de qui c’est)

    « Tout devient meilleur quand on le partage. » (Je ne sais plus de qui c’est)

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  18. Ping : Oui, mais après? | Raimanet

  19. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Quelques éléments de réflexions que je soumets à votre sagacité et à celle des lecteurs:
    1) « L’Etat a reçu un mandat du pays mais le gouvernement agit selon sa propre volonté, et le régime s’est peu à peu protégé des influences démocratiques (qu’il appelle maintenant « populistes ») en même temps qu’il s’est inféodé à des pouvoirs étrangers, uniopéens et étatsuniens notamment, de nature gouvernementale ou financière. Cette organisation (l’Etat) qui s’est désormais forgé une volonté propre indépendante des buts pour lesquels elle a été créée a pris parti, et ce n’est pas en faveur de la France. Au contraire la France, qui ne détient aucun mandat puisqu’elle est simplement directement concernée, n’a pas de volonté formelle consciente et se voit privée des capacités d’expression permettant l’émergence d’idées (donc la prise de conscience puis le consensus), et même privée des capacités d’information permettant la prise de connaissance de la situation. Pourtant, même si elle n’est pas le siège d’une volonté affirmée comme celle du régime, la France, contrairement à l’appareil d’Etat, est souveraine, détentrice d’une souveraineté qui lui donne la légitimité d’exister et de persister. Mais dans ce contexte le pays aveuglé et bâillonné ne peut que faire confiance au gouvernement pour l’utilisation judicieuse des deniers (ou des milliards) qu’il lui confie pour le défendre, car c’est la seule fonction régalienne de l’exécutif national, qui utilise pourtant 90% de ce budget à autre chose. Donc en termes de ressources l’Etat a largement de quoi remplir sa mission essentielle, et en l’occurrence maintenir ou rétablir la souveraineté française en France, mais en termes de moyens notamment humains (ceux mentionnés par le général Pierre de Villiers) l’Etat ne s’est pas doté des capacités qu’il a été chargé de constituer, et les derniers gouvernements ont même démantelé l’outil constitué il y a deux générations. » (http://stratediplo.blogspot.com/2018/11/moyens-ou-pas.html);
    2) Cet éditorial de Charles Sannat qui dépeint assez bien la situation et qui démontre l’erreur d’appréciation de nos gouvernants. Je laisse à l’auteur la responsabilité de son jugement mais l’augmentation des taxes sur l’essence est la goutte d’eau qui a fait dé&bordé un vase déjà trop plein. Comme vous le souligner très justement, le mal est profond (https://insolentiae.com/pourquoi-ce-nest-sans-doute-pas-une-revolte-mais-une-revolution-ledito-de-charles-sannat/);
    3) En fin deux liens qui méritent d’être lu, l’un parce qu’il démontre que l’exercice de la démocratie doit s’accompagner d’un pédagogie anti-démagogique (https://institutdeslibertes.org/politique-locale-linconnu-des-citoyens/) sinon elle sombre, l’autre qui évoque le glissement progressif de la machine démocratique lorsque la bureaucratie, l’idéologie et l’incompétence sont aux affaires (https://www.contrepoints.org/2018/11/19/330540-la-france-sombre-dans-la-folie).

    J’ai de la sympathie pour le mouvement des gilets jaunes. Il est avant tout l’expression d’un raz-le -bol général face à l’impéritie du pouvoir politique et son choix quasiment systématique de la plus mauvaise option possible au nom d’un consensus introuvable. Il fallait bien que l’abstention croissante s’exprime un jour ou l’autre face à un système politique et social soigneusement verrouillé où chaque partie joue soigneusement la place qu’il lui est échu. A cet égard, la ralliement suspect de la CGT énergie (blocage des raffineries) m’incite à penser que ce genre d’organisme, dont la nocivité n’est plus à démontrer, pourrait bien avoir été envoyé en mission afin de noyauter un mouvement épars, donner un interlocuteur au pouvoir afin qu’il puisse distribuer comme à chaque fois les inévitables prébendes qui clôtureront la récréation. Comme vous le dites dans votre billet: « La pire des erreurs est de penser qu’il suffirait de remplacer un acteur par un autre pour sortir la France de son drame. ».
    La crise est très grave et dépasse largement le cadre d’une politique fiscale marquée principalement au sceau de la stupidité (je vous taxe mais en retour, je vous donne un chèque machin pour compenser la taxe!!! On dirait le sapeur Camembert et ses trous).. Je vous rejoins donc totalement quant à votre interrogation sur  » Cultiver le chaos, oui, mais après? ». Personnellement, ce que j’ai pu ressentir au-dessus des différentes manifestations ou blocages que j’ai pu observer, c’est une tension réelle, palpable. Actuellement, la France est un baril d’essence (taxée, l’essence, taxée) au-dessus duquel se promène une flamme nue. La manifestation de samedi va être décisive et je formule l’espoir qu’il existe encore au sein de ce gouvernement un ou des individus sensés capables de juguler intelligemment cette crise. De vous à moi, au vu de ce je vois depuis plusieurs années, j’ai de sérieux doutes.

    Bonne journée

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    • H, difficile pour moi de répondre à chacune de vos observations, que j’approuve dans l’ensemble, mais ce qui est sûr, c’est que la secousse actuelle est très grave et vous avez raison de dire que cela dépasse la question de la fiscalité.
      MT

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  20. michel43 dit :

    la PRIORITE ,,,rétablir la proportionnelle de Mitterrand ,que la droite et gauche on voulue supprimer pour empêcher le FN d » avoir plus de 90 députes a l’assemblée national ,en France nous avons encore quatre ans a attendre ,,,,lorsque nous entendons le ministre de l’économie nous dire ,il faut arrêter d e taxer les Français ,il nous prend vraiment pour des imbéciles, ,,a vider les poches des gens ,a un moment ,il vont se révolte ,c »est a l’état de se serrer la ceinture ,c » est tout le contraire qui se passe , attendons les Européennes ,cela va changer beaucoup de chose a Bruxelles , j »espère que Macron va se prendre une claque ,suite bientôt,,,,,,

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