Sur la candidature de Manuel Valls à Barcelone

Voici ma dernière tribune pour Figaro Vox, consacré à la candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone. J’écris avec la préoccupation d’éviter tout autant le lynchage que l’obséquiosité, ces deux formes de la crétinerie. Il ne faut surtout pas y voir un pamphlet à charge ou à décharge de l’intéressé, mais à travers lui, un essai de réflexion sur le sens de l’Etat, l’ambition, le déclin de la politique, au sens de l’engagement au service d’une conviction.

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La mémoire politique des peuples est souvent courte. Qui se souvient encore de ce que Manuel Valls représentait, il y a une demi- douzaine d’années ? Un grand espoir de la démocratie française. Quelques mois après sa nomination comme ministre de l’Intérieur du gouvernement Ayrault, sa popularité pulvérisait les records. Un sondage IFOP/Paris-Match des 11 et 12 octobre 2012 faisait état d’une cote de confiance de 75%. A la stupéfaction du commentateur de cette enquête d’opinion, un tel niveau d’adhésion faisait de lui « la personnalité préférée des Français ». Or, cet honneur est habituellement réservé « à quelqu’un qui n’exerce pas ou plus de responsabilité de premier plan. » Alors que François Hollande et son Premier ministre se voyaient déjà entraînés dans le gouffre de l’impopularité, Manuel Valls se présentait comme l’étoile montante de la politique française. A cette époque, nul ne doutait qu’il aurait un jour vocation à accéder à l’Elysée.

De fait, Manuel Valls, comparé parfois à Nicolas Sarkozy, fut le précurseur, à gauche, d’une méthode politique révolutionnaire fondée sur la transgression verbale des tabous de son camp idéologique. Ainsi, le 24 septembre 2013, il provoquait un tollé en déclarant : « Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie et en Bulgarie. » Les prises de position de ce genre lui valaient le soutien de l’opinion de droite et d’une partie de la gauche, le propulsant à la tête des sondages et faisant ainsi de lui l’homme de l’avenir. Manuel Valls poussait à la perfection une stratégie de conquête du pouvoir adossée à la communication.  Se réclamant de Georges Clemenceau, il revêtait les habits d’une figure oubliée, depuis mai 1968, de la scène politique française : le républicain de gauche, homme d’ordre et d’autorité.

Pourtant, déjouant tous les pronostics, Manuel Valls a échoué. Il n’a pas su confirmer dans la durée son exceptionnelle popularité des années 2012-2014. Il s’est laissé voler la vedette par Emmanuel Macron qui a triomphé en s’emparant de sa méthode de communication axée sur la provocation verbale à contre-courant de son camp politique (par exemple sur les 35 heures). M. Valls a commis une erreur stratégique en acceptant Matignon en 2014, liant ainsi son destin au naufrage de la présidence Hollande. Ses colères à l’Assemblée nationale, sa gestion musclée de la « manif pour tous », ses hésitations sur la déchéance de la nationalité, ont nui à son image. Mais surtout, par son acceptation du principe des « primaires de gauche », il s’est soumis à la discipline du parti socialiste, reculant devant la transgression suprême et laissant le champ libre à M. Macron.

La candidature de M. Valls à la mairie de Barcelone intervient à la suite de son échec dans sa tentative de succéder à François Hollande à l’Elysée. Elle pourrait engendrer une situation qui n’a semble-t-il aucun précédent dans l’histoire politique : un député français, ancien Premier ministre, reconverti en maire d’une grande ville espagnole.

Les interrogations que suscite l’initiative de l’ancien Premier ministre de François Hollande ne tiennent pas aux grands principes juridiques. La loi française adoptée lors du passage de M. Valls à Matignon, prévoit une incompatibilité entre le mandat de député et l’exercice de la fonction de maire d’une commune française. Elle est muette sur l’hypothèse d’un cumul entre le mandat parlementaire et la présidence d’une municipalité d’un autre pays, tant le cas pouvait paraître incongru… Pourtant, il ne fait guère de doute que M. Valls, élu maire de Barcelone, serait amené, par cohérence avec ses propres engagements, à démissionner de son mandat de député français. En outre, le statut de binational franco-espagnol de M. Valls et l’existence d’une citoyenneté européenne depuis le traité de Maastricht peuvent justifier sa reconversion. Il faut d’ailleurs reconnaître à ce dernier le mérite de n’avoir jamais rompu avec ses racines barcelonaises et d’avoir toujours revendiqué un double attachement, français et espagnol.

Le malaise que suscite sa décision de briguer la magistrature suprême de la ville de Barcelone ne se situe pas au niveau du droit, ni même des grands principes nationaux. Il est d’une autre nature. Par sa fermeté dans la lutte contre l’islamisme radical ou son opposition aux  « quotas d’immigration » de Mme Merkel, sa volonté de mener une lutte implacable au terrorisme, Manuel Valls continuait de représenter une figure singulière dans la gauche française. Sa voix et son message pouvaient encore  peser sur la scène nationale. En faisant le choix de la mairie de Barcelone, il donne le sentiment aux Français de renoncer aux sources de son engagement et de privilégier son destin personnel sur ses convictions de toujours. Son geste exprime un certain nihilisme politique: le  rêve de magnificence élyséenne une fois évaporé, plus rien ne semble compter de la vie publique française.  En cela, il se montre parfaitement conforme à l’image de la politique moderne, comme outil de promotion ou de revanche sociale, de satisfaction d’un besoin de reconnaissance, et non comme engagement au service de l’intérêt général. Bref, Manuel Valls se montre à cette occasion en politique de son époque plutôt qu’en homme d’Etat. A l’heure où 87% des Français affichent une image négative de la vie politique (Cevipof), cette reconversion barcelonaise n’est sans doute pas de nature à restaurer leur confiance.

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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28 commentaires pour Sur la candidature de Manuel Valls à Barcelone

  1. Colibri dit :

    « L’échec est le fondement de la réussite. »
    Lao Tseu

    Je ne l’ai pas toujours fait mais j’essaye de plus en plus de le faire: écrire et dire le moins possible sur les femmes et les hommes engagés en politique parce que plusieurs fois il m’a été proposé d’être candidat à des élections locales et j’ai refusé. Je ne puis exiger des autres qu’ils fassent, qu’ils soient ce que je n’ai pas osé faire, être.

    Revenons à Barcelone que j’ai souvent traversée sans jamais m’y arrêter. C’est la deuxième ville d’Espagne, le troisième port d’Espagne, le 96 ième port mondial, la onzième ville d’Europe. C’est une ville très visitée par les touristes du monde entier. C’est une ville qui ambitionne de devenir « La Capitale » des pays du pourtour du bassin méditerranéen. Détail sans importance pendant 11 ans j’ai passé mes vacances d’été dans l’estuaire de l’Ebre. J’ai beaucoup aimé.

    Je connais mal l’Espagne mais chaque fois que je peux j’y fais de bref séjours et j’en reviens toujours enchanté. Je prends toujours des cours d’Espagnol et j’aime toujours l’Espagne et sa langue. Mon Europe à moi c’est l’Espagne, le Portugal, la Corse, l’Italie, l’ex Yougoslavie, la Grèce, la Sicile, la Sardaigne, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et le Liban.

    Je regarderai à la télé les résultats de l’élection à la Mairie de Barcelone avec curiosité et intérêt.

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  2. amm dit :

    Il parait que M.Valls et E.Macron se détestaient, E.MAcron a humilié M.Valls en le laissant en dehors de LREM.
    On n’humilie pas comme ça un fier catalan.
    Personnellement je soutiens M.Valls de niquer tous ces pourris. Bravo? J’espère qu’il réussira.

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    • Annick Danjou dit :

      Je pense que c’est peut-être lui qui va se faire « niquer » comme vous dites. C’est un fier Catalan qui n’a pas fait grand chose à part de la politique, il est de la même trempe que les Hamon et Julliard, des « jeunes étudiants pas très brillants » qui ont fichu le bazar à l’université avec leur idélologie mortifère et qui ne se sont pas vraiment mouillé la chemise. Valls était sans doute le moins pire et je crois qu’il aurait été meilleur que Hollande, mais à force de retourner sa veste et de ne pas assumer ses convictions quant elles diffèrent un peu de la commandanture, on se fait éliminer et c’est ce qui lui est arrivé à ce fier Catalan. Je lui trouve un seul avantage actuellement il a rasé sa barbe je crois???? Il n’a donc pas la tête de tueur de Philippe.

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  3. de Cydelah dit :

    Bonjour,
    « En faisant le choix de la mairie de Barcelone, il donne le sentiment aux Français de renoncer aux sources de son engagement et de privilégier son destin personnel sur ses convictions de toujours. »

    J’espère me tromper, mais ce gars là à toujours eu les dents rayant le parquet. Un discours qui au fil du temps sonnait de plus en plus faux. Dire ce que la populace veut entendre; c’est facile, et pourtant pour ma part j’aurais voulu croire aux espérance qu’avait fait naître M.V. pour beaucoup . La démonstration est faite avec ses reniements, que comme les autres il a d’abord roulé pour lui. Sans doute avait-il aussi largement dépassé ses seuils de compétence, la situation le conduisant à même se faire traiter de crétin.
    M.T. vous qui parlez souvent à juste titre du bien commun; ce n’est pas avec ce genre d’individu que cette direction fut prioritaire.

    CDT

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  4. Colibri dit :

    « L’échec est le fondement de la réussite. »
    Lao Tseu

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  5. Janus dit :

    Voila un petit homme politique ambitieux et ridicule, qui n’a ni en tant que ministre de l’intérieur, ni en tant que premier ministre fait quoi que ce soit de notable, sinon limiter les libertés publiques et manifester sa haine des gens de droite. Je lui souhaite bon vent et qu’on ne revoit plus cet hombre en politique en France.
    Son ambition et son orgueil sont immenses et inversement proportionnels à ses talents…
    Sauf votre estimation de ses mérites, que je ne partage pas, votre analyse est parfaite et rend parfaitement compte de ce que vous dénoncez dans vos articles concernant la classe politique française : Ambition personnelle démesurée et indifférence à l’intérêt général et à la France

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  6. artofuss dit :

    Pardon, « sinistre » était vraiment une coquille, mais je vais faire comme Mildred: je la maintiens !

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  7. E. Marquet dit :

    La « politique » devrait être une aventure intérieure, l’incarnation d’une idée au service de la chose publique. La réalité politique n’est-elle pas d’exercer le pouvoir ? Sans doute est-ce tout un art de le conquérir et surtout de le conserver. Mais ne faut-il pas aussi avoìr des qualités morales, au sens d’idéaux à atteindre, et des qualités éthiques, c’est à dire comportementales. Combien de personnages politiques ont encore conscience de cette responsabilité ? Pour combien d’entre eux ce qui devrait être un engagement n’est devenu qu’un débouché comme un autre pour faire carrière ? Quels sont ceux qui estiment encore avoir des comptes à rendre à leur pays, à leurs électeurs ? Cynisme des uns, désespoir des autres !
    Aujourd’hui un ancien député-maire et ancien premier ministre de France, abandonne son pays d’adoption pour le pays d’origine de ses parents, et ainsi continuer d’enrichir une carrière qu’il estime bloquée. Ce sera aux Barcelonais de se prononcer sur sa candidature.
    Mais il me semble que son comportement est une manière d’être qui pose question tant en matière morale qu’éthique. Notre faculté d’étonnement n’a pas fini d’étre mise à l’épreuve.

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  8. Cher Maxime Tandonnet

    La candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone mérite une réflexion plus ample que les cris d’admiration pour son courage alléguée ou sa fuite présumée dont les commentateurs nous abreuvent dans les gazettes.
    Le parti Socialiste a sérieusement envisagé de confier sa tête de liste à un Wallon, M.Magnette. La tête de liste  » En Marche » risque fort d’être Daniel Cohn Bendit un député Européen sortant élu en Allemagne. Un ancien Premier Ministre Français sera candidat à Barcelone. Les Républicains songent à placer en tête de liste Michel Barnier commissaire Européen qui a pour mission depuis des années de défendre les interêts Européens avant les intérêts Français. Ni Valls, ni Magnette ni Cohn Bendit ni Barnier ne sont des héros ou des fuyards. Ce sont des Européistes convaincus qui tentent un coup politique pour accoutumer les électeurs à leur idée maitresse: l’Europe n’est pas composée de Nations, elle est une et unique et les candidats y sont partout chez eux.
    Je pense inutile de préciser à quel point je ne partage en rien cette idée puisque je crois que la souveraineté est Nationale ou n’est pas. je pense surtout utile de souligner que c’est sur le terrain politique qu’il faut combattre ces initiatives, sans s’arrêter à des cris d’admiration ou d’hostilité à des personnes, des cris parfaitement à côté de la plaque, surtout pour ceux qui partagent mon point de vue sur la souveraineté.
    Donner un contenu à la notion aujourd’hui trop vague d’  » Europe des Nations », montrer comment la coopération entre des Nations souveraines ayant les mêmes principes essentiels peut être mis en place, tel est le seul combat que je reconnais comme le mien. L’initiative de Manuel Valls, comme la candidature Barnier pour respectables qu’elle soient en sont aux antipodes.

    Etienne Tarride

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  9. Duff dit :

    Bonjour,

    Il tente de rebondir et de rester dans l’actualité. L’endroit est un sommet paradoxal de cette Europe en pleins déchirements. La riche Catalogne ne veut plus payer pour les autres régions, elle est gangrénée par le salafisme et malgré son indépendantisme, elle est pro-Européenne et Barcelone est une ville monde.

    Qui oserait songer que ce serait une sinécure? En cas d’échec Valls se suicide politiquement bien qu’il faille se méfier des sentences définitives…

    Est-ce qu’un homme politique ayant échoué au plus haut niveau et qui n’a pas laissé des traces formidables à Evry (cf faillite socialiste tant financière qu’identitaire avec les impôts, la dette et l’islamo-gauchisme local par la représentante de la FI)…

    Valls a du prendre le melon. Il aurait du prendre de la distance, de lahauteur en 2017.
    Il ressemble en effet à tous ces hommes politiques qui semblent tragisquement dépassés par la situation explosive actuelle.

    A suivre,
    Cordialement

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    • Citoyen dit :

       » Il tente de rebondir …  » …. Oui, comme un ballon de baudruche, qui a une grosse fuite ….
      Le sol est instable, le roquet tente de se raccrocher aux branches …

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    • Christophe dit :

      A l’attention de Duff

      Je me marre!!Les Catalans sont essentiellement des gens de gauche,c’est la raison pour laquelle ils veulent rester au sein de l’Union Européenne.Sincèrement,vous croyez vraiment à l’indépendance de la Generalitat de Catalunya,Qu’est ce que la Catalogne peut représenter sur la scène internationale?
      Durant l’automne 2017,j’ai observé des clichés pris à Barcelone sur d’autres sites,et qu’ai- je vu?Un drapeau avec faucille et marteau!
      Beaucoup de gens prennent leurs désirs pour des réalités,disons…pour leur réalité

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  10. Richard Coffre dit :

    Bonjour Maxime, encore merci pour cet article.
    Je me permets juste une correction sur le nom du Premier Ministre Ayrault et non Heyraud. Sûrement une coquille due à un correcteur orthographique trop zélé.
    Bonne journée

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  11. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Le choix qu’a fait M. Valls en annonçant sa candidature à la mairie de Barcelone aura à mon avis les conséquences suivantes :
    – Pour les Français et probablement pour les Catalans une image négative de la politique et de ceux qui en vivent, considérés non sans raison, comme des carriéristes, des opportunistes voire des traitres à leur patrie.
    – Pour la gauche socialiste Française, un nouveau coup tordu dont elle se serait bien passée après les avatars de DSK , de F. Hollande et d’autres moins célèbres qui discréditent affaire après affaire un peu plus l’image déjà bien terne du PS.
    – Pour les électeurs d’Evry, un vrai sentiment d’avoir été cocufiés par un menteur et un déserteur peu soucieux de l’intérêt général et de celui de sa circonscription. Le PS n’est surement pas prêt d’avoir nouveau député ou un nouveau maire dans cette ville et cette circonscription.
    – Pour l’Assemblée Nationale et pour les Français, les constats que la réduction du nombre de députés n’est pas une mauvaise solution puisqu’un député se permet de ne siéger que 4 jours par an et que la pseudo loi de moralisation de la vie publique votée en début de quinquennat à grand renfort de promesses et de mains sur le cœur n’était en fait qu’une fumisterie de plus discréditant un peu plus nos élus et le pouvoir en place.
    – Pour la France et pour les électeurs, une nouvelle preuve que nos personnages politiques actuels dont M. Valls n’était pourtant pas le plus mauvais représentant, ne sont que de fieffées canailles prêtes à tout pour satisfaire leur goût du pouvoir et conserver à vie leurs prébendes même au prix de toutes les vilénies.
    En conséquence, il ne faudra pas venir pleurer lors des prochains scrutins sur le nombre d’abstentionnistes ou sur le vote pour des partis extrémistes en réaction à de tels comportements de politiciens de partis dits responsables et de pouvoir.
    .

    Aimé par 2 personnes

  12. Mildred dit :

    Où l’on risque de voir un ancien premier ministre de la France, finir sa carrière dans la peau d’un conseiller municipal d’une vile espagnole, pardon, catalane !
    Encore un destin français qui intéressera sans doute monsieur Zemmour !

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    • Mildred dit :

      « Vile espagnole » : lapsus révélateur que je ne regrette pas, car qu’est-ce que Barcelone comparée à la France ?

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  13. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Volontaire la coquille sur Jean Marc Ayrault ?

    Bien que n’étant pas un sympathisant de cette personne, ne peut on pas voir sa candidature comme une sorte de fuite pour se faire oublier afin de mieux revenir plus tard ? Egalement, je me demande si cette candidature n’est pas une copie de celle d’un grand patron qui voyant qu’il ne peut plus rien apporter à son entreprise actuelle en l’état accepte de se faire débaucher pour une autre entreprise.

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  14. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Je dois être un peu vieux jeu mais je suis surpris, le mot est faible, d’apprendre qu’on peut exercer les plus hautes responsabilités politiques dans ce pays en ayant une double nationalités. Le pauvre sans-dent que je suis ne doit probablement pas avoir le niveau requis pour saisir la justification de cette subtilité. Bon, passons. Après tout, à l’heure de de l’Europe triomphante, il en devient désormais un symbole vivant puisque député dans un pays (et pas des moindre), il sera peut être demain le maire d’une grande ville européenne passablement agitée et traditionnellement rétive. Au passage, rien ne l’oblige à démissionner du premier poste en cas de victoire en Catalogne. Nonobstant la proximité du Brexit, j’imagine fort bien Mme Theresa May briguer la mairie de Lyon ou de Milan ou de Munich après qu’elle ait quitté le 10 Downing Street ou encore Mme Merkel se projeter à la mairie de Rotterdam, Vilnius ou Cracovie quand elle aura cessé d’être chancelière.
    C’est d’un moderne Cincinnatus qu’à besoin la politique française, pas d’individu à la recherche de revanche sociale, de satisfaction d’ego et de besoin de reconnaissance ou de promotion. On est là face à un contre-exemple parfait. L’exemple donné n’est pas un service rendu à ce qui reste de notre système démocratique.

    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

    • artofuss dit :

      Nous avons précédemment eu une sinistre de l’Education… »nationale » qui était française ET marocaine, non ?

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    • xc dit :

      Apparemment, l’Espagne ne retire pas sa nationalité espagnole à l’un de ses nationaux qui adopte la nationalité d’un autre État. Et la France ne peut pas retirer sa nationalité d’origine à un étranger qui devient Français, cette décision relevant de la seule souveraineté de l’État d’origine.
      Dès lors, le choix est binaire: soit interdire la vie politique aux binationaux, soit leur autoriser.

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  15. Brindamour dit :

    Le parcours politique de M.Valls va ravir les chantres du multiculturalisme, les militants pour la disparition des frontières, les adeptes de l’Europe transcendant les Nations, les ravis de l’immigration, les citoyens du monde adeptes du “vivre ensemble”. Pour eux Manu est un accomplissement.

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  16. michel43 dit :

    de toute façons ,il va se prendre une claque ,et se sera très bien ,voila le résultat de la double ou la triple nationalité ,il nous a tellement menti ,comme Sarkozy -Hollande-Macron ,qui fait le guignol en Amérique ,un président qui ne cesse de voyager et cela coute très cher,,,,

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