Pourquoi la droite ne profite pas de la chute de popularité de M. Macron (Figaro Vox)

Après 17 mois à l’Elysée, seuls 19% des Français jugent le bilan du président Macron positif (kantar-sofres). Cette chute dans l’impopularité, sinon normale, était largement prévisible: un régime politique fondé sur le culte de l’image présidentielle, une fuite en avant permanente dans la communication et l’obsession de la réélection au détriment de l’intérêt général, expose inévitablement le chef de l’Etat à devenir le réceptacle de toutes les colères et angoisses de la Nation. Le phénomène ne fait que s’amplifier de quinquennat en quinquennat, jusqu’au jour, peut-être, où les milieux dirigeants ou influents prendront conscience de son absurdité et de sa nocivité…

La véritable nouveauté, aujourd’hui, tient à l’incapacité apparente de l’opposition républicaine de profiter de cette chute et à offrir aux Français une espérance. L’impuissance à incarner, aujourd’hui, une alternative crédible, tient à trois facteurs.

D’abord, la défiance des Français envers la classe politique est générale comme le prouve le dernier sondage Odoxa relatif aux élections du Parlement européen: 21,5% à En Marche, soit 10% de l’électorat compte tenu de l’abstentionnisme probable, un score dérisoire pour un parti au pouvoir; 21% au RN soit un effondrement d’un tiers par rapport aux enquêtes d’opinion de 2014; 14% à LR, dans un contexte où la droite et la gauche se fracturent en une multitude de formations dont aucune n’emporte la conviction. La crise de confiance et la décomposition touchent à leur paroxysme.

Le second tient à la crise d’identité qui continue à déchirer les Républicains (LR). Ce courant a sans doute, dans l’ensemble, conscience des préoccupations de l’opinion publique, notamment sur les sujets régaliens (immigration, sécurité, communautarisme). Cependant, avec des nuances liées aux personnes, il vit dans l’obsession de la respectabilité et la peur d’être assimilé au « populisme ». D’où les déchirures apparues lors du vote du Parlement européen sur les sanctions envers la Hongrie. De même, en matière économique, le thème de l’entreprise a été préempté par M. Macron et En Marche (même si leur politique véritable reste socialiste au regard de la hausse continue des prélèvements obligatoires). Qui sont-ils? Que veulent-ils? La ligne de LR n’est pas clairement définie.

La troisième tient aux questions de personnes. Les querelles de chef (Wauquiez, Bertrand, Pécresse) pour la conquête du Graal élyséen, donnent une image désastreuse du parti qui le renvoie à ses heures les plus sombres. Elles cristallisent sur LR le sentiment de l’opinion publique que les responsables politiques sont davantage motivés par leur obsession narcissique et leur destin individuel que par l’intérêt de la France. Ce phénomène est d’autant plus dramatique qu’eux-mêmes donnent le sentiment de ne pas avoir pris conscience de l’effet déplorable, dans le pays, de ces éternels combats d’ego.

C’est une révolution copernicienne de la vie publique qui s’impose désormais pour tenter de regagner la confiance du pays et la crédibilité de la démocratie française. Les responsables politiques, doivent lancer un message d’humilité et de désintéressement aux Français: ils entendent se placer au service de la nation, le temps nécessaire, et non pas soumettre cette dernière à leurs désirs personnels de magnificence.

La réconciliation entre le monde politique (en particulier LR) et les Français, passe par un retour à la notion de res publica, d’intérêt général et aux seuls débats de fond: l’école, la dette publique, le niveau des prélèvements obligatoires, l’autorité de l’Etat, l’unité nationale, l’indivisibilité de la France, la maîtrise des frontières. Il faut proposer aux Français de sortir de la grande comédie de la lutte du « bien » post-national contre le mal « populiste » et renouer avec une conception de la politique fondée sur la vérité et l’action au seul service du bien commun.

Ce qu’attendent les Français du monde politique est somme toute simple et légitime en démocratie: être pris au sérieux, ne plus se sentir méprisés et considérés comme une vile multitude, proie naturelle de l’obscurantisme et du populisme, indéfiniment manipulable au gré des élections et au service des prétentions narcissiques des uns ou des autres. Il ne supportent plus la démagogie, l’hystérie quotidienne, le spectacle idolâtre, le sentiment d’un détournement de l’intérêt général au profit de calculs individuels, le culte de la personnalité sous toutes ses formes. La première formation politique qui prendra conscience de cet état d’esprit, parviendra à convaincre les Français qu’elle se place à leur service, et non au service d’intérêts particuliers, familiaux ou claniques, aura un avantage décisif sur toutes les autres.

Maxime TANDONNET

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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49 commentaires pour Pourquoi la droite ne profite pas de la chute de popularité de M. Macron (Figaro Vox)

  1. Ralet Etia dit :

    Bonjour M. Tandonnet,
    Merci de nous faire partager votre analyse, toujours très pertinente, de l’actualité.
    Pourquoi ne pas écrire un article sur Nicolas Sarkozy traitant de son avenir politique et d’un éventuel retour ou plutôt l’élaboration de la stratégie du « recours » mais aussi l’état d’esprit, la psychologie de cet homme d’Etat qui fascine encore aujourd’hui et surtout de sa vision de la France et du monde? Votre statut privilégié de conseiller et d’observateur à l’Elysée sous sa présidence permettrait de nous éclairer sur ces questions qui interrogent bon nombre de nos compatriotes.
    Espérant vous lire très vite sur ce sujet, je vous souhaite un bon week end.
    Cordialement

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  2. michel43 dit :

    LA,,,franchement marrant , nous savons TOUS que Mme LEPEN sortira première, de cette élections , nous ,Wauquiez on peine en troisième positions ,et l » Europe du Macron va prendre une baffe magistrale ,et comme souvent ,les abstentions record , la chute de popularité du président ,pas grave pour lui,,,il lui reste quatre ans et l » assemblée a sa botte ,donc attendons tranquillement ,,,,,,et payons

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  3. Mildred dit :

    Tiens, les opposants politiques envoyés chez les psychiatres, on n’avait pas encore vu cela chez nous !
    Mais il faut croire qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire en Macronie, puisque Marine Le Pen – leader à ce jour incontesté – du « parti maudit », comme l’appelle Monsieur Tandonnet, doit se soumettre à une expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal.
    Il n’y a plus qu’à espérer que, cette fois, la droite saura en profiter !
    Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai comme un doute à ce sujet !

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    • Mildred, si c’est tout ce que le « système » a trouvé pour le remettre en selle en le victimisant, c’est bien effroyable en effet…
      MT

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    • Citoyen dit :

      En effet, c’est à hurler de rire !
      Il y a d’abord une expertise psychiatrique, ordonnée par le tribunal, comme étant la phase qui précède juste le goulag …. La maladie mentale se propage jusqu’aux tribunaux …
      Ce pays est devenu un asile psychiatrique à ciel ouvert, où sans que l’on s’en aperçoive, les plus malades ont subtilisé les blouses des soignants ….

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  4. Citoyen dit :

     » Pourquoi la droite ne profite pas de la chute de popularité de M. Macron  »
    Parce qu’une bonne partie des français ont ouvert les yeux, et se sont aperçus que sur nombre de points, il n’y a que l’épaisseur d’une feuille de papier cigarette entre pas mal de ceux « dits de droite » et la clique de nuisibles en place. Bien des LR sont inaudibles, pour la simple raison qu’ils n’ont rien à dire, puisqu’ils partagent les inepties en cours, et n’ont rien d’autre à proposer.
    Un petit sondage fait parmi les LR serait très édifiant, sur un simple sujet comme le racket à 80 sur les routes … et confirmerait ce qui vient d’être dit … A ce sujet, Sarko s’était fait sortir sur la même base … rien de nouveau sous le soleil …
    Certains, qui sont hontectomisés, vont même manger au râtelier des socialos !
    Mais ça va être long d’attendre leur tour, jusqu’au prochain tour de manège …

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  5. Duff dit :

    Bonsoir,

    Laurent Wauquiez n’ose pas trancher dans le vif alors qu’il était le seul « ténor » en lice pour la présidence de LR. Dès lors il a pris le risque d’être associé à cette bouillie idéologique inaudible qu’est devenu le principal parti de droite. Virer la pauvre Calmels n’était pas un signe d’autorité, se couper de Péqueresse (combien de divisions?) déjà plus.

    Maintenant, là de lire des commentaires truffés d’a priori, je suis en train de lire un récent discours d’Orban. Toujours quand on le peut, aller chercher l’info à la source. Ses mots sur l’UE et la vague migratoire ainsi que la pression du politiquement correct qui interdit même la simple application du droit ne me paraît pas pour le moment mériter le moindre commentaire.

    Pour lire les descriptions de français expatriés à Budapest, cet enfer populiste épouse étonnamment les contours d’un pays occidental qui résisterait aux sirènes gauchistes : fiscalité modérée et lisible, état de droit, police efficace et concentrée sur ses priorités régaliennes etc.

    Je n’exclus pas comme en Pologne la tentation de lois liberticides au plan politique néanmoins. J’ai besoin de me faire une opinion.

    Si M. Orban est infréquentable, que M. Wauquiez et les républicains m’expliquent pourquoi.

    Cdlt

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  6. Sam dit :

    Depuis quand le communautarisme et l’immigration sont des sujets régaliens ?

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  7. Annick Danjou dit :

    Voilà on est rassuré: Benalla a fait son cinéma, il a bien récité sa leçon, dit des contre vérités sous serment, les sénateurs n’ont rien tiré de ses propos et on repart à zéro. Quel beau pays la France!!! Et pendant ce temps là Dame Pécresse fait la leçon à Wauquiez en critiquant la Hongrie et son chef, au lieu de s’intéresser à la France et à ce qui s’y passe en ce moment. Elle cherche à faire son trou, son rêve étant de devenir présidente, cela ne date pas d’hier, nous avons eu l’occasion de la côtoyer. Jen ai marre de tout ce cirque!

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  8. Philippe Dubois dit :

    Bonjour Maxime

    LR ne profite pas des difficultés de jupinet et et ce n’est pas près de s’arranger :

    La magouille organisée et validée pour empêcher Erik Tegnér de se présenter à la présidence des jeunes LR risque fort de dégoûter définitivement ceux qui avaient un espoir de retrouver dans ce parti des convictions affirmées.
    https://www.valeursactuelles.com/politique/presidence-des-jeunes-lr-coup-dur-pour-le-candidat-de-lunion-des-droites-99039

    Cette monstrueuse stupidité va renforcer votre deuxième facteur ainsi que le quatrième ajouté par Martin : 18 septembre 2018 à 10:46

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    • Philippe Dubois, la monstrueuse stupidité c’est de ne pas voir que ce mouvement extrémiste est une pure créature médiatique destinée depuis 40 ans à assurer le triomphe du socialisme en France et que tout ce qui contribue à entretenir son existence, notamment ce genre de trahison, est un coup de poignard dans le dos de notre pays.
      MT

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    • Philippe Dubois dit :

      Bonjour Maxime

      Le destin personnel de Monsieur Tegnér m’indiffère, ainsi que LR et le néo FN d’ailleurs
      Je regarde ça un peu comme un entomologiste regarderait une colonie de fourmis.

      Ce que je voulais dire :
      On peut être en désaccord absolu avec Erik Tegnér sur le sujet de l’union des droites ou sur la recette du cassoulet ; dans ce cas :
      – on engage un combat d’idées,
      – on combat les arguments du Monsieur par d’autres arguments
      – on essaie de convaincre les électeurs,
      – éventuellement, si on y arrive, on ridiculise Erik Tegnér lors d’un débat.

      Mais on n’empêche pas Erik Tegnér de se présenter, par un procédé minable qui pue la magouille politicarde – magouille dont les Français ne veulent plus et qui leur donne la nausée. Procédé qui va leur retomber sur le coin du museau.

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    • Philippe Dubois, ah, je vous comprends en effet (j’ignorais ce point).
      MT

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  9. les étranges rengaines dit :

    Il n’est pas possible que les LR persuadent les Français qu’ils se « placent à leur service », s’ils ne recourent pas à des manipulations de l’opinion leur permettant d’être élus, mais qui ne peuvent durer qu’un temps.

    C’est là que se trouve le problème, et pas ailleurs.

    Car « l’immigration raisonnable » n’est pas du tout quelque chose qui soit en faveur des Français, pas plus que la fuite en avant vers l’UE.

    Les gens le savent, plus ou moins clairement, et c’est pour cela que LR ne leur apparaît pas comme une alternative. En fait, LR n’est nullement une alternative, puisqu’ils sont sur une ligne qui est à peu près celle de LREM ou du PS, avec certes quelques nuances.

    Vous pourrez peut-être ne pas afficher ce commentaire. Mais le problème, lui, persistera, et ne va pas disparaître.

    Peut-être devriez-vous y réfléchir : beaucoup ne gens ne considèrent pas comme un objectif souhaitable de se borner à organiser l’immigration de gens d’une culture différente et agressive, qui nous mène dans une situation de plus en plus conflictuelle. Ils veulent un clair changement d’objectif, remettant l’église au milieu du village (selon l’expression imagée) et vous ne voulez pas le leur donner.
    De même, l’UE est clairement néfaste à la France (par rapport à l’Allemagne) et est soutenue par les soutiens de LR ou de LREM / PS parce qu’elle leur permet de tout privatiser (ce qui est clairement néfaste à la majorité des Français, dans le cas d’EDF par exemple, ou dans les rachats par des pays étrangers). L’euro est une monnaie laminoir pour la France.

    L’insatisfaction actuelle ne vient donc pas du statut du président de la république ou de la pratique des institutions ; ni d’un manque de clarification de la ligne politique de LR. Elle vient au contraire du fait que cette ligne est à peu près connue, et qu’elle ne convient pas à beaucoup de gens…

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    • les étranges rengaines, il n’y a pas de ligne nulle part, mais une chute vertigineuse du monde politico-médiatique dans la démence nihiliste et narcissique. Ce qu’il faut, c’est réhabiliter le sens de l’intérêt général, mais rien n’est plus compliqué que de provoquer cette prise de conscience.
      MT

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    • les étranges rengaines dit :

      S’il n’y a pas de ligne à LR, les coïncidences font mal les choses puisque les candidats issus de ce parti font régulièrement état de préférences ayant une orientation donnée, et plus ou moins orthogonales (selon la conjoncture) aux préférences de la majorité des Français ou même des électeurs de droite.

      Je veux bien entendre qu’il soit difficile de les faire discuter de ces orientations, mais il me semble quand même qu’elles existent.

      Quant au FN, Giscard était-il extrémiste ici :

      par exemple ? Ou Seguin sur l’UE ? Ou est-ce la combinaison des deux politiques qui ferait l’extrémisme…?

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    • les étranges rengaines, ce qui fait l’extrémisme, c’est les provocations sur l’inégalité des races, les chambres à gaz comme détail de la IIe guerre mondiale, les déclarations sur les « bienfaits de l’occupation nazie », toute sorte de chose qui font que tous ceux qui ont adhéré de près ou de loin à de tels propos sont politiquement bannis à jamais aux yeux d’une immense majorité de Français.

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    • E. Marquet dit :

      Certes, réhabiliter le sens de l’intérêt général est indispensable, mais cela ne pourra se faire qu’après avoir retrouvé le simple « bon sens ».
      Balzac écrivait « La supériorité de la France vient de son bon sens, de la logique à laquelle sa belle langue y condamne l’esprit, elle est la raison du monde ! »
      Où est-il passé ce bon sens ? Le progressisme effréné l’aurait-il enfermé dans ses oubliettes ?

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    • les étranges rengaines dit :

      Je vous ai déjà répondu sur le « point de détail de la deuxième guerre mondiale » et sur l’occupation allemande, mais vous n’aviez pas affiché mon commentaire (pourtant raisonnable, de mon point de vue) si bien que nous n’avons pas pu en discuter.

      Il y a eu, de la part de la génération du baby boom qui est plus ou moins la vôtre, une sorte de sacralisation de cette période, qui n’était pas le cas de la génération qui a connu la guerre. Et la génération du baby-boom le leur a d’ailleurs reproché, ce qui est est assez curieux quand on y pense.

      Cette attitude me semble, sur le fond, émotive plus qu’historique, et je pense qu’elle participe de la mauvaise qualité du débat public que vous mentionnez régulièrement.

      Aux Etats-Unis aussi, il y a d’ailleurs eu la même évolution :

      https://www.amazon.fr/LHolocauste-dans-am%C3%A9ricaine-Peter-Novick/dp/2070759032/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1537465024&sr=8-1&keywords=peter+novick

      Il me semble également que cette émotivité est entretenue pour des raisons de commodité politique par la droite, que c’est aussi ce que vous faites en ce moment, et que c’est bien dommage.

      Je ne pense pas que les propos de Jean-Marie le Pen sur la période auraient dû choquer, dans un pays plus raisonnable, et je pense même que par un certain côté il a raison et il est courageux de ne pas avoir cédé à cette émotivité.

      Vous pouvez naturellement ne pas afficher ce commentaire (comme ma réponse à M. Courtois sur l’Afrique, pour des raisons qui m’échappent totalement) mais le fond de la question continuera à exister à l’intérieur de la droite française : on ne résout pas les problèmes politiques en faisant l’autruche. Même si cela peut (très momentanément) sembler bien pratique d’un point de vue politicien.

      Quant aux autres propos, il faudra expliquer pourquoi, dans l’affirmative action aux US, les minorités asiatiques sont notoirement défavorisées par rapport à toutes les autres y compris WASP (elles devraient être nettement plus présentes à l’université sur la base de leurs seuls résultats). Question de culture, a priori, mais cela ne change rien au fond.

      Dans un article du NYT récent, un généticien d’origine juive se posait la question de l’influence de la génétique, et relayait les propos de Watson (je crois) un des deux découvreurs de l’ADN, qui l’avait taquiné avec insistance sur les meilleurs résultats des juifs américains, et la nécessité d’en rechercher les raisons génétiques. Il a depuis démenti, bien entendu.

      https://www.amazon.fr/LHumanit%C3%A9-pluriel-g%C3%A9n%C3%A9tique-question-races/dp/2020966581/ref=sr_1_fkmr0_4?ie=UTF8&qid=1537465575&sr=8-4-fkmr0&keywords=l%27humnit%C3%A9+au+pluriel

      On se croirait de plus en plus en URSS, ou sous l’inquisition espagnole…

      J'aime

    • Pas vu d’autres commentaires de vous…
      MT

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  10. Colibri dit :

    Les gauches ne profitent pas non plus de la chute de popularité d’Emmanuel Macron. Je trouve que c’est très dur de faire de la politique. Il faut avoir le cuir dur, le coeur dur, une épaisse carapace pour encaisser les coups et les désillusions. Dans tous les partis la lutte des places est féroce. En politique il n’y a pas beaucoup de compassion, d’altruisme, d’entraide,de générosité (si ce n’est pour distribuer les mauvais coups aux autres y compris ceux de son propre parti). Bref pour avoir refusé par trois fois de m’engager à des élections locales je respecte et j’admire celles et ceux qui le font qu’ils soient de gauche ou de droite. Et je comprends aussi les électrices et les électeurs qui se lassent des combats politiques souvent fratricides.

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    • les étranges rengaines dit :

      En effet. Pour cette raison, je ne suis pas favorable aux mesures qui ciblent actuellement les hommes politiques et leur compliquent la tâche, telles que la parité, l’interdiction du cumul, la réduction du nombre de parlementaires, etc.

      De même, la volonté de certains d’obliger les fonctionnaires à démissionner avant de pouvoir avoir un mandat national. Qui est de nature à dissuader cette catégorie de la population d’accéder à ces fonctions, puis de fragiliser ceux qui le font par rapport aux partis.

      Certes, il y a surreprésentation, mais la fonction publique est diverse…enseignants, A+, ou personnels administratifs / techniques d’autres catégories par exemple.

      Il y a aussi une surreprésentation des médecins et avocats, propriétaires agricoles, etc, toutes professions qui ont un filet de sécurité en cas d’échec politique. Et, si cette situation de surreprésentation pour ces catégories n’est pas entièrement satisfaisante, elle vaut sans doute mieux que de récupérer des apparatchiks serviles car n’ayant aucun filet de sécurité, ou des blancs-becs recrutés « sur CV » comme dans le cas de LREM, dont on voit bien qu’ils ne font pas de merveilles (entre les mordeurs, les manieurs de casques, les incompétents, la député évacuant la commission d’enquête sur Benala, ou les multiples démissionnaires).

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    • Colibri, c’est sûr…
      MT

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  11. Jean Marc dit :

    La gagnante ets sans doute l’abstention

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  12. E. Marquet dit :

    « Tout homme porte avec patience, comme un âne, la charge qu’on lui a mise sur le dos ; car un âne est heureux qui est plus fort que sa charge, ne fût-ce que de très peu » écrivait Robert Musil, dans « L’homme sans qualités ».
    Seulement, voilà, la charge qu’on lui impose est devenue trop lourde.
    France-d’en-haut et France-d’en-bas, deux bulles où on ne parle plus le même langage (encore un exemple avec le jeune horticulteur que notre Président voit parfaitement « plongeur » dans un resto, et pour çà, il suffit de traverser la rue. Youpi !!!
    Nos politiques ne comprennent plus les « gens de rien », ils sont cocoonés depuis leur enfance dans la réussite, le carnet d’adresses, le réseautage, les partis, l’entre-soi de leur caste, Ils ne perçoivent absolument pas qu’à force de s’octroyer les privilèges, les places au soleil, les bonnes filières d’étude, ils se sont séparés de leurs concitoyens. Quand ils sont au pouvoir, ils leur mettent sur le dos des charges qu’ils ne peuvent plus porter. Entre-autres, le poids de l’immigration et de l’islam politique, culturel, cultuel, que ne subissent que de loin les décideurs qui, retirés dans leur tour d’ivoire, peuvent se payer le luxe d’être accueillants, cosmopolites, mondialistes, globalistes. Les seuls émigrés et musulmans qu’ils fréquentent dans leurs clubs, étant les écrivains, les artistes, les scientifiques, les entrepreneurs, toutes personnes en grande majorité fort honorables par ailleurs, mais qui ne voient le monde qu’à travers leur petit bout de lorgnette.
    La confiance perdue sera extrèmement difficile à reconquérir.

    Aimé par 1 personne

  13. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    L’analyse que vous faites de la situation de LR est d’une grande perspicacité et d’une lucidité incontestable. Il est d’ailleurs étonnant que l’état-major de LR organise et se complaise dans l’anarchie et le désordre ambiant depuis l’élection de L. Wauquiez.
    Malheureusement, ce ne sera pas demain et avec le personnel politique actuel que nous pourrons envisager un commencement de réconciliation entre le monde politique et les Français.
    Les 8,7 millions de Français naïfs qui, le 23 avril 2017, ont cru les boniments d’E. Macron et lui ont permis de remporter sans peine le second tour de l’élection présidentielle doivent être aujourd’hui majoritairement désillusionnés et dégoutés du « nouveau monde » promis qui n’est que la copie dégradée de « l’ancien monde ». La plupart des promesses et des engagements ne sont pas tenus, les petites magouilles entre amis se perpétuent, les nominations s’effectuent au bon vouloir du prince même lorsqu’il s’agit de repris de justice, les « gens qui ne sont rien » sont humiliés et méprisés jour après jour, l’Etat et la haute fonction publique sont maintenant gérés à l’envi par un autocrate inexpérimenté et paranoïaque.
    Aucun des partis politiques susceptibles d’arriver au pouvoir (et même en y rajoutant les extrêmes) ne dispose actuellement des qualités nécessaires et des femmes et hommes intègres et scrupuleux prêts à la révolution copernicienne de la vie publique que nous espérons tous.
    Je ne sais pas comment la situation pourrait changer voire simplement s’améliorer sans de profonds bouleversements et sans que tous nos potentats actuels plus cupides et mégalos les uns que les autres ne soient définitivement écartés des allées du pouvoir. Même 1789 n’avait pas réussi a empêcher le remplacement des profiteurs par d’autres manipulateurs !

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  14. BOIS dit :

    Les Républicains s’honoreraient à déclarer lors des prochaines élections qu’ils se considèrent comme étant au service du peuple français et non au service de l’Etat (qui nous oppresse de taxes, impôts,de sa faillite dans les polices,la Justice, la sécurité). Quels politiques des Répiblicains seraient prêts à celà?
    Je persiste cependant à avoir une bonne opinion, moi aussi, de M .Larcher et de M. Retailleau.

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  15. Martin dit :

    Bonjour,

    J’ajouterais une quatrième raison – la plus importante avec la deuxième: Wauquiez étant, comme Macron, un pur produit de la caste, les français pensent avec raison qu’il poursuivrait peu ou prou la même politique s’il accédait au pouvoir.

    Pour retrouver un avenir, les Républicains doivent rompre avec la caste. C’est en principe plus facile pour eux que pour la gauche de gouvernement, mais quand même bien difficile. La preuve…

    Sincèrement,

    Martin

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  16. Mildred dit :

    Au nom de quoi, Monsieur Tandonnet, il serait légitime que la droite PROFITE (quel mot horrible, dans le contexte) de la chute de popularité de M. Macron ?
    N’a-t-elle pas aussi, largement contribué à précipiter la France dans l’impasse bruxelloise, alors qu’en 2007 à peine arrivé au pouvoir, Sarkozy à fait entériner le traité de Lisbonne qui soumet la France aux lois de Bruxelles, malgré le NON au référendum de 2005 ?
    Aujourd’hui la classe politique, droite et gauche confondues connaissent le chaos, car le peuple a compris que ses élites – politiques, médiatiques, économiques – avaient partie liée pour le tromper depuis des décennies.
    Tout laisse présager qu’en France, comme dans le reste de l’Europe, ceux qu’on appelle avec mépris : POPULISTES, n’ont pas fini de donner de la voix !

    Aimé par 2 personnes

  17. Bruno Adrie dit :

    Cher Monsieur, les Français ne supportent plus seulement le spectacle de la politique mais aussi et surtout les réalités socio-économiques que ce spectacle politique parvient de moins en moins à masquer : la destruction du travail, des savoir-faire et des liens sociaux qu’implique la soumission à la mondialisation qui n’est qu’un mot neutre destiné à cacher la politique de la porte ouverte, c’est-à-dire l’impérialisme, pas seulement étasunien, mais des forces d’argent en général puisque les puissances politiques d’aujourd’hui, en tout cas en occident, ne sont plus les Etats mais les multinationales (Alain Deneault a réalisé un travail remarquable à ce sujet dans De quoi Total est-elle la somme?). Ce que des hommes de droite comme Beau de Loménie, Galtier-Boissière ou Bernanos dénonçaient c’était la rapacité et l’hypocrisie de ces forces (de ces gens, de cette caste) qui tiraient profit de tout (Beau de Loménie les appelait « les habiles ») et vivaient en particulier aux dépens de l’Etat (aux Etats-Unis on parle de Crony Capitalism). Sur la question de la « démocratie » puisque vous évoquez ce mot, il me semble nécessaire de le remettre sur le tapis et de le disséquer. Le système représentatif actuel n’a rien de démocratique (on voit comment les majorités, de droite comme de gauche, gouvernent contre leurs promesses et donc contre les électeurs qui ont voté pour ces promesses) et en démocratie, une élite politique digne de ce nom ne devrait pas s’enrichir et enrichir sa famille sous prétexte d’avoir reçu un mandat et encore moins se mettre au service des grandes familles accapareuses. Malheureusement, je vois mal comment une clique qui a déjà tellement profité pourrait appliquer « une politique de désintéressement ». Comment y croire?

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  18. Jean-louis Michelet dit :

    Comme on dit : perdant sur toute la ligne
    La chute de popularité ne profite à personne
    Un seul perdant, notre pays.

    Aimé par 1 personne

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