Que cherche M. le président?

Mon propos de ce jour est dans le cadre de mon activité d’universitaire (culture générale en master 1 à l’UPEC) et les suites d’une réflexion sur la présidence de la République engagée avec l’ouvrage ci-joint. Il est d’une parfaite correction et d’un irréprochable respect envers le chef de l’Etat élu des Français.

Que cherche M. le président? Hier, est survenu un événement sans précédent je crois. Une vidéo le montrant en pleine réunion des ministres, au salon vert de l’Elysée, parlant à ses ministres, a été largement diffusée. Elle émanait de son service de communication, semble-t-il, donc ce n’était pas un enregistrement volé. C’est là que la président Macron a déclaré: que les minima sociaux « coûtent un pognon fou ».

Cet incident m’a intrigué.. Le salon vert, dans le système actuel, est le lieu sacro-saint du pouvoir, une salle de réunion adossée au salon doré, le bureau du président, le lieu où le chef de l’Etat  et son gouvernement se réunissent pour arrêter les décisions de politique nationale et internationale. Quand je travaillais avec Sarko, à l’Elysée, les photographes prenaient quelques clichés, puis se retiraient du salon vert avant le début de la réunion. Qui dit pouvoir, dit secret. Si les délibérations gouvernementales précédant une décision s’effectuent dans la transparence absolue, elles perdent leur sacralité et leur autorité.  Le public n’en retiendra que les arguments défavorables et les divisions que leur adoption a suscités.

La divulgation volontaire de travaux du salon vert a un caractère symbolique fort, elle marque une révolution dans la conception du pouvoir politique. La question n’est plus de gouverner, d’agir sur le monde réel et le quotidien des Français. Elle est de sublimer un personnage, de vendre au public un spectacle, une mise en scène. « Un pognon fou ». La phrase provoque un émoi, favorable à droite, défavorable à gauche. Mais la pauvreté, le chômage, l’exclusion, s’aggravent tous les jours et ces propos n’y changeront rien. La parole polémique est là pour couvrir le néant, l’impuissance, le renoncement. Une partie de l’opinion de droite est contente et approuve. Ceux-là disent que le président « accomplit les réformes qui n’ont jamais été faites auparavant ». Mais ils sont absolument incapables de citer une seule réforme importante susceptible d’avoir eu le moindre impact réel, concret, efficace, sur la vie économique et sociale de la nation et des résultats. La dernière réforme authentique et courageuse dans ce pays, fut la retraite à 62 ans, en 2010. Depuis, il n’y a jamais eu de réforme autre que de renoncement nuisible ou d’esbroufe.

Nous voyons la stratégie du pouvoir élyséen actuel: rompre les amarres à gauche, d’où il vient, pour gagner les cœurs à droite. La transmutation est en cours, l’impopularité à gauche bat tous les records. Elle est définitive: on brûle les vaisseaux et d’ailleurs, on ne revient jamais en arrière en termes d’image. A droite, la popularité est fragile: elle repose sur une sensation, des petites phrases, une impression. Elle n’a rien à voir avec une politique, au sens noble du terme, action pour le bien commun de la cité, tournée vers des résultats.  La fuite en avant va se poursuivre voire s’accélérer. Un jour, à la faveur de tel ou tel incident, l’illusion va se lever, la bulle se crever et l’effondrement d’un système sera vertigineux. Logiquement, en 2020, cette cassure pourrait se traduire par la dissolution de l’Assemblée nationale, dont la majorité est largement composée de socialistes retapés, d’un coup de pinceau hâtif, en opportunistes, au sens électoral et historique du mot.

Seule une révolution des mentalités, de l’intelligence collective, de la lucidité d’un peuple peut sortir la France de l’impasse. Il faudrait que les Français ouvrent les yeux. Le système est stupide, archaïque, monstrueux de bêtise. Il repose sur la sublimation d’une idole médiatique pour masquer tout le reste: l’effondrement de l’Europe et la désintégration de la France, l’impuissance publique qui atteint un niveau historique. Mélenchon, Hamon, Macron, le Pen, ou autres, sont exactement de la même catégorie: celle des néons destinés à aveugler la nation. Plus personne ne gouverne rien, ne dirige rien. Tout n’est que paraître, frime, gesticulation. Le salut ne peut venir que des entrailles de la nation, de la résurrection  de son intelligence  collective, aujourd’hui anéantie. Sortir du despotisme narcissique et impuissant pour replacer le bien commun, l’intérêt général, la res publica, la chose publique, l’action au service de la nation, au premier plan de politique. C’est une révolution de l’intelligence collective qui est nécessaire. Elle commence par la base. Bien sûr il faut des leaders, non pour pavoiser, mais pour animer et coordonner cette révolution des mentalités. Rien n’est possible sans le retour à la lucidité de la nation. C’est là que tout se joue.

Maxime TANDONNET

 

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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43 commentaires pour Que cherche M. le président?

  1. Georges dit :

    Allez savoir?

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  2. Sganarelle dit :

    Les Francais sont toujours excessifs et ignorent tout des »révolutions de velours » . Lorsqu’ils se mettent en marche ils cassent tout , le bon comme le mauvais et il n’en sort pas forcément une amélioration. Du changement..on veut du changement là où il faudrait le plus souvent conserver pour apporter mieux , mais ça prend du temps et demande du savoir-faire et on veut que tout aille vite.
    C’est le cas des présidents qui se succèdent et ne pensent qu’à l’éphémère et les prochaines élections, celui-ci n’échappe pas à la règle il joue au roi dont il n’a pas les qualités et le peuple le sait fort bien , ses thuriféraires sont les bénéficiaires , il est « le président des riches  » qui part du pricipe humoristique bien connu qu’il « vaut mieux faire payer les pauvres parce qu’ils sont plus nombreux » et personne n’est dupe .
    C’est un constat d’echec qu’il a mis en lumière un constat de gaspillage , il a seulement oublié que de ce gaspillage il est aussi l’artisan et le bénéficiaire.
    Certains demandent qui il est vraiment ? Il n’est rien de précis et tout  » en même temps » on est rassasié de ses mises en scène et agacé de voir la fonction réduite à un roman photo.
    Une révolution ? non.. Mais un changement de constitution , de régime ou autre c’est toujours possible

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  3. CLAUDE YVES MARECHAL dit :

    « Tenter de persuader, c’est démontrer que l’on n’a pas d’arguments pour convaincre. »
    Elisabeth Wolff

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  4. Citoyen dit :

    « Rien n’est possible sans le retour à la lucidité de la nation. »
    Hé bien, le retour, ce n’est pas pour demain !… Et ce n’est pas chez LR, qu’il faudra chercher un retour à la lucidité …
    Y en a-t-il seulement un seul chez LR, qui ait trouvé la décence de se mobiliser contre l’imposture du racket à 80 sur la route ? … non, certainement pas !… Pour la lucidité, faudra attendre encore un bail … ils n’ont pas d’échantillon disponible …
    Avec des carpettes de cet acabit, micron joue sur du velours ….
    Lancer des petites phrases, lui permet de mesurer la profondeur du néant qui s’est installé autour de lui …

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  5. Anne dit :

    J’ajoute que la diffusion de cet enregistrement est voulu, comme vous l’indiquez, et du à la responsabilité de l’ineffable Sybeth Ndiaye, responsable de la communication et de cette phrase à propos de Simone Veil: « yes, la meuf est dead ».

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  6. Anne dit :

    Trouvé sur le blog de Philippe Bilger:

    « Le modèle de baskets LV Archlight que porte Madame Macron pour déambuler en semaine coûte 790 euros, c’est la somme dont disposent des millions de Français pour tenir dans le mois ; s’y ajoutent 129 euros de la CAF, un pognon de dingue.
    Rédigé par : SR | 15 juin 2018 à 12:52 »

    La seule résistance à la politique de Emmanuel Macron, c’est la grève de la fin, comme l’ont démontré les personnels de l’hôpital du Rouvray, qui ont obtenu par ce moyen les effectifs qu’ils demandaient.

    L’objectif de Macron était de tuer le PS, c’est fait.
    Puis de tuer LR. Je souhaite beaucoup de courage à Laurent Wauquiez, qui n’en manque pas, et à ses soutiens. Il leur faudra beaucoup d’intelligence.

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    • Anne, Bilger écrit ça? Je me souviens il y a un an, il me fustigeait dans un billet pour mes réserves face à l’idolâtrie ambiante…Les esprits évoluent, lentement mais sûrement.
      MT

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  7. Cher Maxime Tandonnet

    J’irai un peu plus loin que vous dans l’analyse.
    Aujourd’hui, les hommes et les femmes politiques se divisent, selon l’opinion dominante en deux catégories : l’homme ou la femme providentielle paré ou parée de toutes les qualités pour résister à la tempête ou alors les voleurs, les violeurs, les putains, les traitres. Tout se passe comme si nous regardions collectivement l’actualité comme nous regardions dans notre jeunesse John Wayne et les indiens.
    Peut-être faudrait-il que les partis politiques jouent leur rôle pédagogique ou que nous envisagions de créer une amicale de ceux qui, dans tous les partis se refusent aux outrances ad hominem que ce soit dans l’admiration puérile ou dans la dénonciation gratuite. Ce ne serait qu’un début avant de passer aux choses sérieuses. Un début tout de même.

    Etienne Tarride,

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  8. E. Marquet dit :

    Qui est-il, que cherche-t-il ?
    C’est un personnage ambigu. Il se met en scène, il vibrionne. Tout ce qu’il fait ou dit semble calculé pour produire un effet ( ainsi en est- il du « pognon » du salon vert, qui n’est que la suite des illettrées de Gad, des fainéants, de ceux qui ne sont rien dans des gares et autres traits cyniques et dévalorisants). Il aime provoquer. Dans quel but ? Manque d’empathie comme disent certains ? Inconscience d’une intelligence qui se veut supérieure et qui méprise les autres ? Message subliminal nous prévenant que c’est lui le maître des horloges et que, quelles que soient les contestations ou oppositions, c’est lui et lui seul qui décidera de notre sort ?
    Certains français, eux-même victimes de leurs indécisions, voulant secouer une classe politique amorphe, sans idées, et carriériste, ont applaudi ce Roi « Moi-Je » qui aujourd’hui avance, suivi de sa Cour de béats, flagorneurs, et autres béni oui-oui, qui se veulent « dans le vent » (ambition de feuilles mortes dit-on). Quand le Vicomte De V. l’inonde de compliments, sans doute pour en tirer bénéfice et sauvegarder sa petite entreprise familiale du P du F, on se pince. De même en lisant les déclarations de tous ces caciques de droite, du centre ou de gauche qui lui baisent la babouche pour espérer survivre dans le jeu politique délétère actuel, et qui seront balayés si le Prince le décide. Les propos tenus par certains députés de la majorité, sont sidérants sinon inquiétants. La seule opposition qui pourrait être crédible est inaudible. Et les extrèmes des deux bouts du spectre, ne font que surfer au gré du vent sur les mécontentements.
    Si en principe, la démocratie représentative est la délégation, par le peuple, de la prise de décisions à des acteurs mieux informés que l’électorat, aujourd’hui elle ne ressemble plus à ça, car ces délégués ne sont représentatifs que d’eux mèmes, de leurs groupes d’intérêts, de leur carrière politique, suivant une opinion formatée par les médias et les sondeurs.
    Révolution des mentalités, de l’intelligence collective, lucidité d’un peuple ? Je n’y crois guère.
    C’est un peuple sous anesthésie générale qui mettra du temps à ouvrir les yeux. Et le réveil risque d’être brutal. Le choc viendra de l’intérieur ou de l’extérieur, mais il fera mal.
    C’est déprimant, comme la météo de ce début juin.

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    • E Marquet, bravo pour ce commentaire, concernant le peuple, je ne sais pas, il ne faut pas confondre son reflet médiatique et ce qu’il pense vraiment, que pense-t-il vraiment, j’aimerais le savoir, pas sûr qu’il apprécie beaucoup le grand spectacle que vous décrivez si bien…
      MT

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    • Jean-louis Michelet dit :

      Bonjour E Marquet
      De mon point de vue, dans une bonne partie du peuple, il y a beaucoup de résignation. Pour rappel, la grosse impulsion a été donnée le soir du 18 Juin 2017 (deuxième tour des législatives) 62 % des français se sont mis hors-jeu de la démocratie. (Abstentions, nuls et blancs)

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    • E. Marquet dit :

      A Jean Louis Michelet,
      Devoir se mettre hors jeu de la démocratie, parce qu’on ne peut plus avoir confiance dans nos représentants, c’est celà qui ne va pas. Notre démocratie est malade.
      En est-on arrivés à ce que Tocqueville appelait le despotisme démocratique qu’il décrivait comme «une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer des petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme » ?

      Aimé par 1 personne

  9. Infraniouzes dit :

    Maxime,

    Si je peux résumer votre propos, il faudrait la manière forte pour changer quelque chose. Pas la force tranquille de ce paltoquet de Mitterrand mais la force légale, la force désintéressée, la force juste. Pour ma part, je ne vois que cette issue pour sauver la France.

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  10. Annick Danjou dit :

    « Seule une révolution des mentalités, de l’intelligence collective, de la lucidité d’un peuple peut sortir la France de l’impasse. Il faudrait que les Français ouvrent les yeux. »
    Vous êtes très optimiste Maxime quand vous pensez que la révolution peut venir du peuple. Hier à Nice les gens faisaient la queue devant une librairie pour aller chercher l’autographe de Hollande qui dédicacait son livre. Que cherchent-ils dans ce livre? Des anecdotes, des blagues, des ragots, des racontards? L’ancien président qui, à peine éjecté, écrit un lisvre sur le fiasco dont il a été l’auteur….Et les français qui se pressent pour aller l’applaudir comme lors d’un spectacle. C’est lamentable et votre optimisime me semble démesuré par rapport à ce qu’on peut voir et vivre au jour le jour. Mais bon c’est bien d’être optimiste, moi je suis pessimiste sur l’avenir de ce pays et j’ai bien peur que Macron soit encore là dans 10 ans.

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    • Annick Danjou, oui, mais pour prendre votre exemple, au total, combien de cons qui achètent le livre de M. Hollande: 100 000 maximum, pour 64 millions de Français, soit un sur 640, ce n’est pas beaucoup, ce n’est qu’une petite partie des cons il me semble…
      MT

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    • michel43 dit :

      Maxime,,pourquoi des CONS ,,,il on le droit d » acheter son livre ,tout comme les vôtres,

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    • michel43, eh bien achetez le et mieux, lisez le plutôt que de nous faire la morale!
      MT

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    • michel43 dit :

      et bien MOI,,,,contrairement a VOUS,,je suis pour la liberté individuel

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    • michel43, c’est bien ma liberté individuelle de dire qu’un con est un con!!! Vous vous êtes un gars bien, d’abord vous venez sur le blog de Tandonnet, ensuite, vous n’êtes pas du genre à dépenser 22€ pour le livre de Hollande.
      MT

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    • michel43 dit :

      ,,Merci Maxime

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    • michel43 dit :

      a que,, OUI ,mais je comprend ceux qui le lise ,,,il aime Hollande ,pourtant, il leurs a mit beaucoup de suppositoire,,,,,

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    • Annick Danjou dit :

      Bon, alors Maxime vous m’avez redonné un peu d’optimisme mais je pense malgré tout que ce que vous dites n’est qu’en partie vrai car figurez vous que les chinois et les irakiens veulent aussi son livre. Remarquez les cons il y en a partout!

      Lu sur le site Atlantico:
      Hollande traduit en chinois

      Les droits du livre de François Hollande « Les leçons du pouvoir » paru aux éditions Stock, viennent d’être vendus à un éditeur chinois, et à un éditeur irakien qui le diffusera dans les pays de langue arabe selon L’Obs.

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  11. Laurent grélot dit :

    Bonjour Maxime,
    «On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas.»

    Ce qui m’interpelle le plus dans ce « buzzzzz » ce n’est pas la mise en scène (le Président étant jeune, il a été biberonné à la comm et la tyrannie de l’image) ou les propos eux même (sur le fond ou la trivialité de leur forme).
    Non, ce qui me surprends, c’est que personne ne questionne la cohérence de la politique du Président qui dit en substance que les aides sociales sont un gouffre financier sans réelle efficacité au regard des résultats espérés et qui dans le même temps augmente la CSG de 1,7 points.
    Drôle de logique quand on sait à quoi sert la CSG. J’ai probablement manqué un épisode.
    Cordialement.
    Laurent

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  12. Ping : Que cherche M. le président? | Boycott

  13. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous vous demandez : « Que cherche M. le Président ? » et vous répondez, en substance, qu’il cherche à provoquer un émoi favorable à droite. Jusque là on peut vous suivre. Malheureusement, vous finissez, comme souvent, par en appeler à « l’intelligence collective » comme si notre peuple en était totalement dénué. Or je crois, comme J.P Brighelli, que « nos prétendus démocrates (ceux de droite et de gauche qui depuis 50 ans se partagent le pouvoir) se sont saisis de la démocratie pour contourner la République. »
    Allez donc faire un tour sur « Bonnet d’âne ». Vous y apprendrez que « ce ne sont pas les partis « fascistes » qui présentent un vrai danger. Ce sont ceux qui se parent ostensiblement des oripeaux de la démocratie pour mieux la contourner. Le danger c’est l’extrême centre. »
    Je crois qu’on peut difficilement être plus clair !

    https://blog.causeur.fr/bonnetdane/du-fascisme-democratique-et-autres-aleas-de-la-modernite-002231.html

    Aimé par 2 personnes

    • Mildred, votre commentaire me semble contradictoire: si j’en appelle à « l’intelligence collective », c’est justement parce que j’y crois, enfin, plus précisément, je crois à la supériorité de l’intuition populaire sur celle de la classe dirigeante.
      MT

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  14. Je doute que le président soit un leader (i.e. quelqu’un qui a des idées pas forcément en phase avec la population et qui sait provoquer un retournement de celle-ci si nécessaire). Il n’est que le porte parole des forces oligarchiques qui sont derrière lui. Le président actuel est de ce point de vue plus habile que la moyenne mais ce n’est pas le point fondamental. Ce qu’il cherche est vraisemblablement la satisfaction de son support et il abandonnera donc sans états d’âme tout ce qui est secondaire. Il est donc vraisemblable que le droitdelhommisme traditionnel de la gauche va passer à la trappe pour satisfaire une opinion qui sans cela pourrait basculer vers une droite plus dure (son seul concurrent sérieux, la gauche extrême n’étant qu’un bouffon repoussoir). Son support oligarchique se fiche vraisemblablement complètement des droits de l’homme (comme d’ailleurs tous les requins de la politique) et ce virage sur un point mineur pour eux ne les gênera pas. Arrivera t’il ainsi à couper l’herbe sous le pied à une remontée de la droite ? Cela devient urgent pour lui car les européennes pourraient être un raz de marée nationaliste et identitaire préfigurant une évolution de la France suivant celle de pas mal de pays européens, le dernier en date étant l’Italie et l’Allemagne semblant mure pour bientôt.

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  15. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Depuis qu’il participe aux décisions du pouvoir, E. Macron a toujours volontairement prononcé et mis en scène ses petites phrases qui régalent les journalistes et commentateurs et agacent certains Français. A chaque fois, il dit à dessein, tout fort ce que la majorité des Français pense tout bas, que ce soit sur les 35 heures, les fainéants, les cyniques et maintenant les aides sociales etc. On peut, bien sûr, reprocher qu’un Président de la République parle ainsi mais après tout cela ne me choquerait pas plus que cela s’il mettait simplement ses déclarations en concordance avec ses actes, ce qui n’a jamais été le cas.
    Le lieu de l’enregistrement de sa dernière saillie verbale vous a visiblement perturbé, personnellement je n’y attache aucune importance sachant par expérience professionnelle que certaines décisions stratégiques ne se prennent pas souvent dans les locaux ni même dans les lieux habituels de pouvoir. Ce qui me parait bien plus important et symbolique c’est la mise en scène du pouvoir de cet autocrate à laquelle les Français sont régulièrement invités depuis un an, que ce soit pour la signature de certaines lois en singeant son « ami » Trump ou pour ses interviews avec certains journalistes.
    La mise en scène permanente de la vie de notre roitelet babillard ne peut que nous rappeler les frasques de nos rois de France précédents la Révolution Française et l’on sait comment cela s’est terminé pour eux.
    Le pouvoir actuel commence d’ailleurs à se fêler et l’on entend déjà quelques divergences s’exprimer que ce soit parmi les collaborateurs directs de la cour ou parmi les députés « godillots ».
    Les Français, anesthésiés et manipulés pour le moment par les médias aux ordres et spectateurs de cette formidable fantasmagorie ne réagiront que lorsqu’ils s’apercevront que les promesses de Gascon et les résultats toujours espérés et attendus ne viendront bien évidemment pas. Ce sera probablement le cumul de ces mensonges engrangés depuis le règne de F. Mitterrand et la déliquescence imminente de l’Europe qui finiront par faire réagir nos concitoyens et peut-être même beaucoup d’Européens.

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    • G Bayon, ce n’est pas le lieu en soi qui me pose problème, mais c’est le fait que cet enregistrement ait lieu sur le lieu où se prennent aujourd’hui les grandes décisions de la politique française. Tout un symbole de la transparence absolue, donc de la négation de l’autorité au profit de la communication.
      MT

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  16. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Oui que cherchait il en disant cette phrase ? Diviser pour mieux régner ? Sans doute pense-t-il vraiment à cette idée, qu’il y souscrit mais que rapporte sa mise en avant ? Même si pour moi, il a raison de le penser, quelles solutions va-t-il donc mettre en avant ? Dire une telle phrase en laissant un vide (à l’image de la politique actuelle) ne peut qu’accentuer haine et rancœur !

    Après, c’est lui qui a les commandes et pour l’instant, je ne le vois pas prendre une politique tenant à sortir du solidarisme à outrance

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  17. michel43 dit :

    obliger de sourire ,Chirac-Sarko était des grossier personnages dans le priver ,alors nous dire que cela coute un pognon fou ,et bien OUI,,,tout comme ses voyages ,le service a vaisselle ,les réceptions ,cela coute du pognon ,comme pour Mayotte de notre SARKO,, ,mais tant que les entreprises du priver remplisse les caisses de l » état ,tout va bien ,votez Hollande ,5 ans tout le monde pleurnichait ,et il a finie tranquillement ,donc Macron fera bien ses 5 ans ,et en plus majoritaire a l’assemblée national ,il a de ce fait tout les pouvoir ,alors il faut réfléchir a sa successions ,LR 8% il ne peut rien faire ,a part trouver des alliances ,avec les gens de la droite ,Rien ne sert de gémir ou de pleurnicher ,on subit en attendant mieux ,2019 vote pour l » Europe ,ou il devrait prendre une claque ,cars en FRANCE ,il n » y aura jamais de révolutions ,nous ne somme pas des Espagnoles ou Italiens

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  18. Crisfi dit :

    Que tout cela est bien dit ! Merci…

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  19. loonloonychantemerle dit :

    C’est là que tout Se joue… Oui, mais une révolution, c’est comme un accouchement : en est-il qui puisse vraiment se passer sans douleurs ?

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