Réflexion sur le mouvement social

Rien ne justifie le blocage actuel du pays. Le pouvoir a martelé qu’il ne touchait en aucune façon aux droits acquis des cheminots: le régime de retraite n’est pas concerné, ni les grilles de salaires, ni les avantages personnels dont ils disposent, ni leur système de rémunération. La question des petites lignes est esquivée. Les mesures annoncées ne touchent pas à l’endettement. Elles prévoient un changement de statut juridique, passage d’un établissement public à une société à capitaux public, comme la poste, rien de plus. L’ouverture à la concurrence est reportée aux calendes grecques. La grève s’est déclenchée sans le moindre sens ni la moindre justification. Comme souvent, le mouvement social a un caractère politique. Il est dans une logique de rapport de force. Le gouvernement veut tenir pour donner des signes de fermeté à l’opinion. Le mouvement syndical veut le faire céder pour affirmer sa puissance alors qu’on le dit en déclin. Nous sommes en plein nihilisme français, en pleine absurdité, dont les usagers sont les victimes, des étudiants qui ne pourront pas aller au cours et passer leurs examens, des travailleurs empêchés d’aller au bureau ou à l’usine au risque de perdre leur emploi. Le blocage du pays, sans raison, est une monstruosité. Pour le pouvoir, le risque est considérable. Sauf si une solution émergeait dans les meilleurs délais, il ne peut sortir que perdant de l’épreuve. Si le mouvement perdure et se durcit, il se retrouve dans une impasse. S’il ne cède pas, il donne le sentiment de jouer le pourrissement et sera rendu responsable de l’enfer subi par les usagers pour une réforme sans enjeu. Alors, il risque de sombrer dans une impopularité dont il ne se remettra jamais. S’il cède après avoir laisser les choses dégénérer, c’est encore pire: il sera accusé non seulement d’indifférence envers la détresse de la population, mais en plus de faiblesse. Et comment céder sur du néant? La voie serait alors ouverte à une crise politique. Tout est ambigu dans cette affaire. La réforme ne touche en aucun cas aux intérêts des cheminots. Dès lors, on pourrait imaginer que la mobilisation soit fragile et retombe vite. Toutefois, nul ne voit quel en est le sens et l’objectif véritable . Donc, cette réforme est privée, sur le fond, d’une puissante motivation qui pourrait susciter une adhésion de l’opinion. Rien n’est pire qu’un mouvement social qui repose sur du passionnel: faire plier le pouvoir comme un but en soi et tenir bon comme un but en soi. Le mythe du « nouveau monde » continue de s’effondrer. Il s’est construit sur une image de nouveauté, de jeunesse, d’optimisme. Le choc entre cette image et le monde des réalités est explosif.

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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63 commentaires pour Réflexion sur le mouvement social

  1. Patrice Charoulet dit :

    Je souscris entièrement à votre analyse. Le pire serait de céder devant la grève de la CGT, de Sud
    et du reste. En tout cas, au-delà des désagréments considérables pour les usagers, quel rude coup porté à notre économie ! Quant au statut des futurs entrants, il fallait le changer absolument. Quelle anomalie incompréhensible que l’âge de la retraite, y compris pour des guichetiers.! Quant aux conducteurs de train et aux contrôleurs, leur vie est-elle vraiment cauchemardesque au point
    qu’il faudrait s’arrêter de travailler de si bonne heure ? Nullement. Cette grève perlée est incompré-hensible et scandaleuse. Je l’affirme, en n’étant ni macronien ni du MoDem.

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  2. CLAUDE YVES MARECHAL dit :

     » Là où le niveau intellectuel descend, les charlatans s’élèvent, comme ces rochers de la grève, qui ne grandissent que de l’abaissement de la marée. »
    Jules Petit-Senn

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  3. E. Marquet dit :

    Douce France !
    Les chevaliers du rail, au fil des ans et des grèves, et malgré les améliorations techniques qui gommaient les côtés les plus pénibles, sont devenus des rentiers de la dette publique, et des preneurs d’otages.
    Mr Soubie, spécialiste de tous les conflits sociaux où les gouvernements successifs ont toujours cédé au chantage catégoriel de la fonction publique et assimilée, nous explique que cette grève n’est qu’une réaction à l’humiliation qu’auraient subie les cheminots (et cheminotes), en se faisant traiter de privilégiés. Car bien entendu, cette réforme ne leur enlève rien, mais si en plus ils pouvaient gratter un petit surplus, ce serait le pied. Ils ne nous ont pas encore fait le coup de la grève par procuration, en lieu et place bien entendu des employés du privé qui eux peuvent perdre leur job, sans parler des millions de chômeurs. Çà ne saurait tarder.
    Il me souvient avoir eu l’occasion il y a quelques années, de déjeuner avec un couple dont le mari était contrôleur. Ce ne fut que plaintes et jérémiades. Il s’était déjà brouillé avec ses beaux-parents, qui avaient une PME. Vous savez ceux qui se lèvent tôt et qui bossent dur. Le comble fut atteint lorsqu’il en vint à dire combien il était pénible de ne pas pouvoir rentrer chez lui certains soirs, eu égard au planning de circulation des trains. Agacée, je lui ai répondu que mon mari, Officier de Mar. Mar., restait en mer de trois à cinq mois, et qu’il ne rentrait pas du tout à la maison, ni au week-end, ni pour les fêtes. Mais il parait que ce n’était pas la mème chose !!!!
    Alors des c…. pareils, j’évite….
    Au boulot, les cheminots…..

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  4. Vu du Mont dit :

    Quel est le contenu du projet de loi concernant la SNCF car enfin il n’est nullement à disposition du citoyen.Alors sur quoi réfléchir quand on n’a pas de contenu? Si l’on écoute les médias et les représentants des uns et des autres, vous noterez que rien n’est dévoilé. Les syndicats disent qu’il ne faut pas toucher au statut, le gouvernement leur emboîte le pas et dit qu’il n’y touchera pas pour ceux dont les contrats de travail sont en cours. Donc où est le problème? Quelque chose n’est pas dévoilé! Et la question est la nature du projet et pourquoi n’est-il pas dévoilé!
    Pourquoi le bras de fer alors? On voit bien qu’il y a une stratégie des uns et des autres pour y gagner une légitimité. Où va nous conduire cette épreuve de force?

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    • Vu de Mont, bien sûr, bien sûr!
      MT

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    • IRIS dit :

      Bonsoir,
      Brièvement,
      Vu du Mont, vous soulevez le vrai problème. Le gouvernement a lancé un leurre en évoquant le statut « privilégié  » des cheminots afin d’exciter l’opinion public…Cela fait partie d’une stratégie de manipulation…Le statut des agents qui à déjà évolué sous Nicolas Sarkozy peut encore être amélioré en « concertation avec les syndicats ». Mais ce qui n’est pas dévoilé comme vous le soulignez c’est la privatisation que le gouvernement veut mettre en place.
      (L’État impose à l’entreprise SNCF de prélever une cotisation 12 % de plus que le régime général pour la retraite des agents). Privilège ?
      Pour comprendre cette grande entreprise faites un petit détour vers la vie du rail.
      Cordialement.

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  5. Anne dit :

    Bonjour,
    Je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que le changement de statut de la SNCF sera sans conséquence, comme La Poste. Je ne pense pas que La Poste soit l’exemple d’un changement réussi. Maintenant La Poste fait tout et n’importe quoi, le permis de conduire, l’aide aux gens aidés, ….La Poste a perdu sa spécificité et sa qualité.

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  6. Colibri dit :

    « Là où croit le péril croît aussi ce qui sauve. »

    Hölderlin

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  7. choix fatidiques dit :

    Réflexion sur les réformateurs français :

    – la SNCF marche bien :

    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/reforme-sncf-en-finir-avec-les-donnees-fausses-sur-les-chemins-de-fer-773989.html

    https://www.bcg.com/publications/2017/transportation-travel-tourism-2017-european-railway-performance-index.aspx

    mais les réformateurs vont s’en occuper, et venir y coller leur merde habituelle.

    – il y a peu, EDF marchait bien : énergie la moins polluante d’Europe, à égalité avec la Suède (fortement avantagé par un fort potentiel hydraulique) et l’une des moins chère d’Europe.

    Mais les réformateurs s’en sont occupé : ils arrosent les copains à coup de magouilles dans l’éolien et le solaire, donc cela commence à coûter plus cher (cf CPSE sur les factures), et à terme cela polluera plus.

    – il y a un peu plus longtemps, l’éducation nationale marchait bien : il y a 25 ans, au niveau des terminales, pays le plus performant en maths filière scientifique avec nettement plus d’élèves formés que dans les autres pays ; pays dans la moyenne en physique filière scientifique avec nettement plus d’élèves formes que dans les autres pays.

    Mais les réformateurs, avec leur arrogance coutumière (« rien ne justifie l’opposition des professeurs aux réformes, d’ailleurs ils ne sont pas personnellement lésés bla bla bla bla bla ») ont imposé leurs réformes, et à présent ce n’est plus le cas.
    Cerise sur le gâteau, ils ont tellement tapé sur le statut des professeurs qu’on n’arrive plus à recruter. Leur solution ? Simple, continuer à taper sur le statut (programme Fillon 2017).

    Conclusion : il y a peut-être des gens qui gagneraient à ré-examiner leurs pré-supposés, et au minimum leur manière de faire.

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  8. pier212 dit :

    Macron et la SNCF ou la limite du « en-même-temps »!
    Macron a me semble-t-il a commis sa 1° erreur tactique en mettant en avant le statut!
    Il eût commencé
    -par le statut de l’entreprise devenue « SA à capitaux publics » permettait de « régler » la question de la dette (je dis régler, en fait ce ne serait qu’un jeu d’écritures, le cochon de contribuable demeurant le payeur en dernier ressort, si on rembourse)
    -pour ensuite ouvrir le rail à la concurrence.
    Ceci fait, il suffisait de laisser agir: des employés au statut et d’autres sous contrat, dans la même crèmerie, ça donne du beurre rance, mais surtout ça rend l’entreprise en concurrence non viable! Donc on se serait acheminé vers des clauses dérogatoires qui se seraient propagées dans la SNCF « historique », sauf à la faire dérailler !
    Bref, le statut étant un carcan rendant le nouveau système intenable, il aurait évolué, nolens volens, vers un statut de type contractuel, comme chez feu FT!
    Mais surtout, en agissant ainsi, il donné à la CGT (et à son compère SUD, toujours partant pour foutre la merde en vertu de son nihilisme révolutionnaire) un motif, compréhensible par tous pour peu qu’il soit exploité avec un minimum de mauvaise foi, de grève générale dont les modalités (à la limite de la légalité, chapeau l’artiste) devraient, effet de l’emmerdement maximum, faire « caner » Macron pour peu que l’opinion, fille facile et versatile, se retourne comme elle est en train de le faire!
    Diègo Martinez et son syndicat auraient alors réussi
    – à arracher ce joyau du service public que le monde entier nous envie aux griffes de ce rapace qu’est le grand capital apatride
    – à sauver les cheminots des affres dans lesquelles allaient les précipiter le statut liberticide et paupérisateur concocté par ce président à la solde des riches, et à la botte de Bruxelles,
    – à obtenir (alors qu’on la disait mauribonde) le succès aux élections professionnelles de novembre, succès auquel lui donnait droit son rôle de sauveur, et ainsi renvoyer dans les poubelles de l’Histoire ces organisations vendues , comme le CFDT, FO, ou autre UNSA., sans oublier SUD, officine du gôchisme (qui est la maladie infantile du socialisme, comme l’a si bien expliqué le grand démocrate Lénine)!
    – Enfin, cerise sur le gâteau, la reculade de Macron déconsidèrerait à jamais ce jeune « m’as-tu-vu », soi-disant intello, mais en fait simple télégraphiste des milieux d’affaires qui, par leur médias (et peut-être aussi grâce aux manigances de son prédécesseur qui a longtemps pensé en être le bénéficiaire) l’ont fait prince dans les conditions rocambolesques que l’on sait!
    Bien sûr, ce n’est qu’un scénario,dont on n’est qu’au début! Mais il me souvient d’un autre qui, droit dans ses bottes, a dû pourtant se déculotter! Il est vrai qu’il n’était que le N°2 d’un président que son successeur qualifiera de « roi fainéant »!
    Cette fois, c’est le N° 1 qui joue sa peau, mais dans le cas présent, comme dit le proverbe, il ne peut au final y avoir qu’un seul crocodile dans le marigot!

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  9. Brindamour dit :

    Je suis favorable au statut des cheminots et notamment leur régime de retraite s’ils’peuvent se l’offrir sans faire appel à l’argent des autres professions. Et si la profession des maçons peut elle aussi partir en retraite à 52 ans. Je suis un vrai gauchiste très sensible aux notions de justice, de solidarité et opposé aux privilèges indus de certaines castes. Vive la Révolution.

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    • michel43 dit :

      vive la REVOLUTIONS ,,,,mais elle va appauvrie les pauvres , comme toujours

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    • Sganarelle dit :

      @ Brindamour
      Comment paie-t-on nos retraites si ce n’est avec l’argent de ceux qui travaillent?
      Le « chacun pour soi » d’un vrai capitalisme à l’américaine n’existe pas en France , nous sommes tous solidaires pour notre santé comme pour nos retraites et c’est bien pour ça qu’on regarde ce qui se passe dans la poche du voisin qui « optimise » ses impôts ou bénéficie de privilèges. Remettre tout à plat est un travail de quasi dictateur et surtout de longue haleine Or qu’on le déplore ou non comme ce n’est pas le cas on colle des rustines quand il faudrait changer la roue et ces petites « médecines » attisent les plaies.
      Viendra sûrement un jour le temps de la révolution attendue mais craignez que ce qui en résulte ne soit pas forcément dans votre sens…

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    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      Salut camarade,
      Moi aussi je suis un vrai gauchiste.
      Comme vous je suis attaché aux idées de justice.
      C’est la raison pour laquelle je suis opposé au régime de retraite de nos camarades syndiqués ainsi qu’à la gestion rigolote de cette entreprise qui reposent en grande partie sur l’argent public, autrement dit les CON-tributions de ceux qui se lèvent à l’aube, triment sans faire chier leurs compatriotes et payent tribut sans rechigner… Comme vous camarade les privilèges me révoltent. Une bonne pédagogie pour faire passer cette réforme, que tout révolutionnaire labellisé comme vous devrait soutenir, aurait voulu qu’on s’attelle à leur abolition dans leur totalité : les hauts fonctionnaires, les assistés professionnels, les syndicalistes, les cheminots, les électriciens, les enseignants, les diplomates, les journalistes, les huissiers parlementaires, les jardiniers du Sénat, j’en passe et des meilleurs.
      À bientôt vous lire camarade.

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  10. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    « Rien ne justifie le blocage actuel du pays ». Vous avez raison mais sans vouloir défendre les cheminots de la SNCF qui ne sont pas plus à plaindre que de nombreux salariés beaucoup moins favorisés, dire que leur régime de retraite n’est pas concerné, je n’aurais pas été jusqu’à là puisque vous savez très bien que ce sujet est en fait décalé à la très prochaine réforme des retraites ; que le système de rémunération ne sera pas changé, c’est faire semblant d’ignorer de qui se passera pour l’ex cheminot SNCF devenu employé d’une société privée du rail où le système de primes et d’indemnités diverses sera obligatoirement revu pour ne pas créer de conflit avec les salariés de cette société.
    Vous écrivez : « L’ouverture à la concurrence est reportée aux calendes grecques ». Ne pensez-vous pas qu’une fois le conflit actuel réglé dans quelques semaines, Bruxelles n’interviendra pas très vite pour exiger de passer dare-dare à la mise en concurrence et en tout état de cause avant 2020 ?
    « Les mesures annoncées ne touchent pas l’endettement » alors là je ne vous comprends plus. Rappelez-vous les termes précis sur ce sujet du rapport Spinetta : « Le traitement de la dette est une condition préalable et nécessaire à un retour à l’équilibre du gestionnaire d’infrastructures », c’est par ailleurs le sujet mis en avant en permanence par le gouvernement pour justifier sa réforme. Et nous savons tous que la seule solution, puisqu’il n’en existe pas d’autre, est que cette dette abyssale soit reprise d’urgence par l’Etat et donc probablement financée par nos impôts qui ne sont donc pas prêts de diminuer.
    Que dire de l’annonce pour le moins étrange, ce matin de la ministre des transports de la création prochaine d’une nouvelle taxe poids lourds dont le périmètre est encore inconnu pour assurer le financement des infrastructures de transport. Comme à l’habitude, cette taxe si elle voit le jour se traduira in fine par une augmentation des prix pour les consommateurs.
    Se pose aussi le problème des mensonges évidents et affichés de notre gouvernement qui affirme qu’il ne fermera pas de lignes secondaires alors qu’il sait très bien qu’aucune société privée ne candidatera à la reprise de ces lignes non rentables et que les Régions qui devront les gérer ne disposent pas des budgets nécessaires pour les remettre en état et les exploiter même à perte à moins d’augmenter une nouvelle fois les impôts.
    Que la CGT et les quelques organisations syndicales jusqu’auboutistes cherchent le rapport de force et à faire chuter le gouvernement, c’est évident car il en va de la survie de ces organisations syndicales. Il n’est que de voir l’organisation de la multiplication concomitante des conflits (Air France, étudiants, éboueurs, électriciens/gaziers…) pour comprendre l’objectif recherché de gêne maximale de la population en espérant reproduire le conflit de 1995. Le contexte général et social étant très différent, il est très peu probable que le résultat soit identique mais ce conflit hors norme, laissera des traces dans notre société et provoquera sans aucun doute la mise au tapis d’un des deux protagonistes.

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    • G Bayon, de ce que j’ai lu de cette « réforme » le cas que vous évoquez est impossible (pas « d’ex cheminot »); les avantages personnels ne seront pas touchés (billets gratuits); la suppression du statut ne s’appliquerait qu’au prochains recrutés et d’ailleurs rien n’indique que le futur régime contractuel sera moins intéressant que le statut actuel; quant à l’endettement de la SNCF, on ne voit pas ce qui dans le projet pourrait avoir la moindre incidence dessus; sur le passage du statut de’établissement public à celui de société à capitaux public, cela n’a rien de bouleversant (poste). Je pense simplement que le blocage du pays par les syndicats au regard des annonces faites, est disproportionné et scandaleux… On se demande ce qui se passera le jour où un vrai gouvernement mettra les pieds dans le plat, y compris sur les modalités du droit de grève d’ailleurs. Mais cela arrivera-t-il un jour? MT

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  11. Philippe dit :

    Bonjour Maxime, Bonjour à tous,
    La responsabilité de cette situation revient à Macron. Depuis le début il joue la « com, la posture ». Depuis le début il s’applique à monter les gens les uns contre les autres. Les retraités contre les actifs, les cheminots contre les privés. Lui et les journalistes parlent de privilèges. Privilèges lorsque l’on gagne à la SNCF 1568€ brut, vous parlez de privilèges, ce n’est pas les voyages gratuits qui mettent du pain dans la soupe. Faire croire que le déficit de la SNCF est dû aux statuts des cheminots, c’est se moquer des français. Mais Macron connaît la faiblesse des français « jalouser les biens et les acquis d’autrui. », Donc il joue sur cette corde. Le déficit de la SNCF est dû à l’incompétence de ses dirigeants successifs, des gouvernements précédents. A ces élus qui voulaient du tout TGV, et à ceux qui faisaient des « cacas nerveux » s’ils n’avaient pas leur gare TGV dans les champs de betteraves ou au milieu de nulle part. Le Partenariat Public Privé est une cause aussi de l’endettement. Un groupe comme Vinci se gave largement par ce type de contrat. Ces contrats sont largement en faveur des gros groupes qui veulent une rentabilité maximum.
    L’ouverture à la concurrence doit être surveillée de près, car il est certain que les investisseurs ne s’intéresseront qu’aux lignes rentables, les lignes non rentables seront abandonnées du fait des investissements que demandent ses lignes, qui sont très importants.
    N’oubliez pas Maxime, aujourd’hui, l’argent est devenu un but et non un moyen, les ingénieurs, les autodidactes ont vu leur pouvoir soufflé par des gestionnaires, qui ne pensent qu’à deux choses la rentabilité et la performance, avec un investissement minimum, et leur variable d’ajustement est le salarié, donc les salaires. J’ai un collègue formateur italien, dont le frère travail comme conducteur de train sur ETR 1000 à Trenitalia, depuis l’ouverture à la concurrence il a vu son salaire baissé de 20%, et son temps de travail augmenter de 30%. Le travailler plus, pour gagner plus fut une illusion. Pourtant ils avaient eu des promesses en matière de salaires et de statuts, je dis bien des promesses.
    Macron a fait fort, il a réussi à mécontenter les militants de la CFDT, parler de privilèges et de nantis à la SNCF cela me fait rire, les effectifs de la SNCF ont baissé de 255 000 depuis 1960. Quant à la retraite, ils doivent partir avec 164 trimestres pour toucher le taux plein. Par contre les effectifs des cadres supérieurs ont explosés avec une masse salariale qui a explosée aussi. Hier sur France 24, Mr François de Closet, nous parlait de privilèges scandaleux, et se lamentait pour les pauvres qui ne pourraient prendre le train. Mais si les journalistes mettaient sur la table leurs avantages et privilèges, et aussi ceux des hauts fonctionnaires. Dans beaucoup de professions, il y a des privilèges, notamment au niveau des CE, mon épouse en bénéficie de certains dans son entreprise (armement).
    Vous dites : « Elles prévoient un changement de statut juridique, passage d’un établissement public à une société à capitaux public, comme la poste, rien de plus. » Allez interroger les postiers et leur condition de travail. Ma postière n’est jamais la même, elle doit faire une tournée de plus en plus grande, en un minimum de temps et le salaire est dérisoire. De plus ils prennent de plus en plus d’intérimaires, moins couteux. Les postes communales ferment les unes après les autres, obligeant des personnes âgées à faire de 20 à 30 km pour aller chercher un recommandé. Les tarifs postaux augmentent et le service devient lamentable. Nous sommes passés d’un excès à un autre.
    Il n’y a pas de secret, si vous voulez faire des tarifs attractifs et réduire les coûts, la variable d’ajustement est le salarié. L’Allemagne en est l’exemple type, où la consommation des allemands stagne, car ils ont leur pouvoir d’achat qui diminue, et je sais de quoi je parle, j’ai vécu 5 ans en Allemagne de 1989 à 1994 et j’y ai de nombreux amis qui ont deux travails pour s’en sortir.
    Maintenant je n’approuve aucunement la méthode de la CGT et de Sud Rail, ni des syndicats en général qui sont politisés. Mais avouez que les membres du gouvernement s’y sont pris comme des manches, pour entreprendre ces négociations.
    Il faut des réformes, mais des réformes réfléchies, intelligentes, menées avec intelligence et non avec une arrogance puante, comme le fait Macron. Macron ne fédère pas, il divise, il méprise, son attitude face à un cheminot au salon de l’agriculture en est l’exemple type.
    Le pays a besoin de réforme, mais en prenant compte des idées de chacun. En France on ne sait pas faire de négociation. Dans 90% des cas les élus prennent des décisions ensuite font des négociations, tout en sachant qu’ils feront ce qu’ils veulent et pour le bien de tous vous disent-ils, vaste fumisterie.
    Macron joue le même jeu, en faisant croire que tout ira mieux en réduisant le nombre de députés, ce qui est une ineptie.
    Macron doit faire attention, car de plus en plus de personnes, ne peuvent le souffrir, son arrogance, ses actions « people » photo avec madame devant le Taj Mahal commence à énerver sérieusement. La bienveillance que fait apparaitre Macron lors de ses bains de foule est une hypocrisie, il est machiavélique et calculateur. Ce matin j’entendais des personnes soutenir la grève, pas pour les cheminots, mais pour contrer Macron. Comme vous le dites si bien : « Rien n’est pire qu’un mouvement social qui repose sur du passionnel: faire plier le pouvoir comme un but en soi et tenir bon comme un but en soi. »
    Je pense que la crise politique n’est pas loin. Ce que nous avions prévu depuis l’élection de Macron se confirme.

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    • Philippe bien d’accord, on atteint un niveau d’amateurisme et d’irresponsabilité, dans un climat de crétinisation généralisée, qui fait froid dans le dos. MT

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    • Colibri dit :

      La semaine dernière ma xième nouvelle postière prend le temps de discuter avec moi au bord de la route puisque le courrier n’est plus porté à la maison en campagne. Elle me dit qu’elle a appelé à voter Marine Le Pen aux dernières présidentielles et qu’elle est très déçue par Marine Le Pen et elle ajoute que de toute façon elle est déçue par la gauche et la droite aussi. Il y a dans cette grève qui se met en place des grévistes qui ne croient plus à aucun syndicat et à aucun parti politique. Quelque soit le « gagnant » à venir il y aura des perdants et ça va laisser des traces. Dans notre pays parfois nous nous trouvons en présence de situation ce qui personne n’a prise. Est-ce que ça va être le cas cette fois-ci?

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    • michel43 dit :

      OUI,,, remercions ceux qui en grève, on voter MACRON

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    • Mildred dit :

      @ Philippe
      Je vous remercie pour ce commentaire qui, je l’espère, sera repris ailleurs car il rend justice aux cheminots sans nier la nécessité d’une réforme, ce que monsieur Tandonnet qui s’est contenté de relayer les arguments du gouvernement, n’a pas su – ou pas voulu – faire.

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    • Colibri dit :

      oups…  » de situation sur qui personne n’a prise ».

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    • Janus dit :

      De toute façon et quelle que soit l’habileté du dirigeant, il va falloir se coltiner la CGT et SUD, alors autant y aller franco et une bonne fois pour toutes et profiter des errements pénaux de ces syndicats escrocs pour les casser définitivement.
      Quand aurons nous des syndicats responsables et raisonnables comme les syndicats allemands avec lesquels les négociations sont quotidiennes au sein des entreprises ?
      La CGT est une maffia (Syndicat du livre = Presse française exsangue et subventionnée; Ports français exsangues et dépassés par des ports belges hollandais et allemands qui devraient être seconds par rapport aux français pour de simples raisons géographiques; enseignement en miette en raison de l’emprise délétère de syndicats imbéciles et qui se foutent comme de l’an 40 de l’avenir des enfants qu’ils sont sensés former; SNCF dont l’inadaptabilité est, avec les syndicats des ports, une des raisons de l’inefficacité portuaire française, EDF en péril en raison des ponctions colossales opérées par les syndicats depuis 1946; Air france en limite atterrissage forcé etc, etc, etc.) Il faut donc percer l’abcès une bonne fois pour toute et prendre résolument le peuple à témoin. Que les dirigeants aient le courage de dire et de montrer chiffres à l’appui ce qu’avait commencé à dire FILLON : L’État français est en faillite et il serait temps que les français se rendent compte que nous sommes en sursis provisoire avec une dette globale connue et une dette cachée (Retraite de la fonction publique, régimes spéciaux, etc) et que ce sursis cessera lorsque les taux d’intérêt remonteront, c’est à dire dans quelques mois…Nous n’aurons rien fait pour faire face à ces problèmes de fond depuis CHIRAC sachant que Maxime l’a dit dans un de ses commentaires, la gauche Mitterandienne est à l’origine de la gabegie : dans sa conquête du pouvoir en etant dans la surenchère permanente et au pouvoir dans sa gestion imbécile et calamiteuse jusque et y compris dans la mise en place de l’Euro qui a donné à l’Allemagne qui a tout compris, les moyens de la victoire sans guerre ni morts dans le 3e round…
      Il suffit d’un peu de courage , mais en lisant les différents posts, je vois que tous y compris ceux qui se disent libéraux sont prêt à lâcher le morceau pour que la grève cesse…
      Par conséquent, notre destin est écrit : La chute à plus ou moins brève échéance.

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    • Philippe dit :

      @ Janus

      Je n’ai jamais dit qu’il fallait lâcher le morceau, Les réformes il faut les faire. Il faut changer l’état d’esprit du syndicalisme. Les syndicats sont politisés donc à partir de là c’est mort.
      Un syndicat ne doit pas être une entité ouvrière, une classe hostile qui attaquerait sans scrupules toutes formes d’oppressions patronales.
      Le syndicat doit être un organisme de représentation du travailleur dans l’entreprise et non du travailleur abstrait contre toutes les entreprises. Ils appartiennent à la société, comme la société leur appartient puisqu’elle se réduit en dernier lieu à une communauté d’hommes. Un syndicat doit à la fois défendre les ouvriers, mais aussi prendre cause pour les patrons lorsque les réformes sont pour le bien de tous.
      Pourquoi les syndicats sont-ils en perte de vitesse? Les gens ne leur font plus confiance. Les leaders syndicaux sont comme les politiques, ils défendent des intérêts particuliers et des coalitions d’intérêts.
      Mais il faut voir aussi l’amateurisme de nos dirigeants, qui comme je l’explique ne font qu’exacerber la lutte des classes en montant les individus les uns contre les autres.

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    • michel43 dit :

      les syndicats sont politiser,, ,et on appeler a voter MACRON ,,de plus se sont des syndicats représente peut de gens ,et sont surtout dans le publics ,plus de 30 000 personnes sont détacher de leurs administrations, pour les gérer ,cours des comptes , qui les payes,,NOUS

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  12. Lecteur attentif dit :

    Bonsoir Maxime,

    Je ne réponds que très indirectement (encore que…) à votre papier pour vous dire qu’ ayant réussi à mettre la main sur un exemplaire de « La décadence » de Duroselle, je suis atterré, le mot n’est pas trop fort, par le parallélisme des attitudes, des inepties, des aveuglements idéologiques entre alors et maintenant. Ce livre, introuvable en réédition, et on comprend pourquoi, devrait être l’ouvrage de chevet de tout ceux qui pensent un minimum dans ce malheureux pays…Merci infiniment de nous l’avoir signalé…

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    • lecteur attentif, oui, c’est un livre magnifique et devenu introuvable qui monte à quel point, sur le fond, la France, la mentalité française n’a pas vraiment changé depuis le pire des années 1930.
      MT

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  13. Timéli dit :

    Les syndicats français ne vivent pas aujourd’hui des seules cotisations de leurs militants adhérents, ceux-ci étant trop peu nombreux. Les syndicats tiennent grâce aux subventions généreuses du pouvoir. Si, chaque année, l’attribution de ces subventions était proportionnelle aux jours de grèves ayant eu lieu l’année précédente, ces dernières seraient sûrement davantage effectuées à bon escient et, sans nul doute, moins nombreuses.
    But, I have a dream….

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  14. Jordi dit :

    Les cheminots font leur petit caca nerveux, très bien.

    Si le mouvement persiste, il faudra prendre des mesures radicales. Supprimer les « facilités de circulation », par exemple. En étant clair si la grève persiste encore, les retraites des cheminots seront suspendues jusqu’à fin du mouvement social.

    Un état prêt à gazer des familles avec des poussettes devrait avoir les moyens de surmonter ce genre de crises.

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  15. choix fatidiques dit :

    Bien sûr que cette réforme lèse les cheminots : elle supprime le statut, c’est à dire le non licenciement pour raison économique, pour les nouveaux entrants, et il ne faut pas être grand clerc pour savoir que dans 5 ou 10 ans cela sera étendu à l’ensemble.
    Je trouve d’ailleurs cette manière de procéder (celle qui consiste à pousser les gens à la faute morale en reportant les réformes sur les jeunes) détestable, et une raison suffisante de s’y opposer.

    Par ailleurs, je suis opposé à la mise en concurrence et à l’arrivée d’entreprises allemandes, etc car cela revient à effacer un peu plus la France. Ce qui a globalement été refusé en 2005, et le serait encore plus nettement aujourd’hui.

    Je souhaite donc que les cheminots fassent plier le gouvernement, même si j’en doute (et si je doute que leur mouvement soit piloté vers la remise en cause de la mise en concurrence).

    Les réformes des partis politiques, de droite comme de gauche, n’ont depuis quelques décennies plus pour but d’améliorer les choses (d’ailleurs, en général elles dégradent les choses).

    Elles ont pour but de mettre en place un nouveau modèle, individualiste et néolibéral. Mais ce nouveau modèle n’a jamais été validé, et la procédure qui s’en approchait le plus (le referendum de 2005) a au contraire été une claque retentissante. Elle serait encore beaucoup plus forte aujourd’hui.

    Il convient donc que les couches dirigeantes arrêtent de vouloir imposer leur idéologie, et reviennent à une conception pragmatique du gouvernement.

    Enfin, si je refuse par principe les décisions qui viennent de Bruxelles et visent à nous noyer dans l’UE, je pense par ailleurs qu’elles ne tiennent même pas ce qu’elles promettent, c’est à dire un meilleur fonctionnement. Les entreprises publiques privatisées, qui ont le nez dans le guidon de la médiocrité « managériale » et font beaucoup moins de recherche, marchaient mieux avant. Mais, même si ces réformes amélioraient un peu les choses (ce qu’elles ne font pas), je n’en voudrais pas pour la raison de principe indiquée en début de paragraphe.

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    • Choix fatidique, c’est faux, renseignez-vous sur la réforme elle ne touche pas aux avantages des cheminots (retraites, rémunération statut, etc) Renseignez vous et évitez de relayer bêtement la propagande de la CGT.
      MT

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    • choix fatidiques dit :

      La réforme supprime le statut pour les nouveaux entrants, et dans 5 ou 10 ans il est évident qu’elle le supprimera pour les autres.

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  16. Frederic_N dit :

    Vous ne voyez pas le sens de ce mouvement ?
    Alors je vais vous expliquer. La France a connu 40 années de domination quasi absolue de la gauche, dans laquelle elle a organisé toute une série de contre-pouvoirs emblématiques pour verrouiller la position des syndicats. Même avec des syndicats faibles, on a multiplié les blocages juridiques, et les positions stratégiques pour compenser la faiblesse des syndicats ( allez voir comment est organisée la DRH de la SNCF d’EDF etc… et vous comprendrez) . Et ceci dans une logique de clientélisme systématique : la voix des salariés du public, c’est ce qui a longtemps sauvé la gauche. C’est pour cela que l’appareil d’Etat n’est pas neutre, mais a toujours roulé pour la gauche. La SNCF est emblématique de cette situation : car le statut est un outil juridique qui empêche toute évolution de l’entreprise , il autorise des milliers et des milliers de passe droit, comme l’organisation du « service « . Vous voulez un exemple entre mille ? Mon chef rentre de Caen à Paris, le train est en retard d’une heure , il s’arrête à Lisieux .. et sans aucune information il y reste 5 heures sans qu’il y ait le moins de problème technique. Pourquoi : eh bien le conducteur ayant fini sa journée puisqu’il était en retard a abandonné le train à Lisieux. Point final et la DRH dira amen. Le statut lui en donne le droit . C’est cela le statut de la SNCF : un outil systématique de blocage au service des intérêts exclusifs des syndiqués sans rapport avec les besoins de l’entreprise
    C’est pourquoi dans les entreprises qui affrontent la concurrence – exemple Orange, la première chose que l’on fait c’est de supprimer les statuts : ceci afin d ‘organiser une relation contractuelle qui tienne compte de l’entreprise. Et depuis ? . Orange est toujours un des plus gros employeurs de France , la SNCF elle accumule les déficits payés par l’argent public ( ainsi les retraités.. )
    Alors dire qu’il n’y a aucun enjeu dans cette grève c’est ridicule . Vous êtes typiquement dans un conflit d’intérêt entre la majorité du peuple et la majorité des salariés d’une entreprise dont les avantages indus sont non seulement à la charge du pays mais risquent de couler la SNCF face à la concurrence.
    S’étonner de plus que cela se passe comme cela est tout aussi absurde. Dans le problème de la SNCF tout le monde sait qu’il n’y aura aucune solution, aucune médiation tant que les syndicats n’auront pas subi une défaite cruelle. C’est peut-être triste à dire, mais c’est comme cela. C’est le choix des salariés de la SNCF et de leurs syndicats. Et le conflit à la SNCF c’est la mère de toutes les batailles sociales. Croire que notre pays peut faire l’impasse sur cet affrontement, c’est se raconter les belles histoires que la vieille droite se raconte systématiquement pour ne rien faire en attendant les élections, et ne rien faire après
    Rappelez vous que vous avez été très proche d’un gouvernement qui devait « venger Juppé » et qui n’a même pas réussi à correctement organiser un service minimum.
    Dans cette situation , il n’y a qu’une chose à faire : soutenir Philippe

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    • FredericN, attention! un changement de statut d’établissement public à société à capitaux publics ne signifie pas privatisation et n’a aucune influence sur la qualité du service (voir la poste…) Ne vous laissez donc pas intoxiquer.
      MT

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    • Gérard Bayon dit :

      @ Monsieur Tandonnet,
      « FredericN, attention! un changement de statut d’établissement public à société à capitaux publics ne signifie pas privatisation et n’a aucune influence sur la qualité du service (voir la poste…) Ne vous laissez donc pas intoxiquer. »
      Je ne partage pas votre avis : la qualité de la Poste de dégrade année après année malgré l’augmentation du prix du timbre. J’habite dans une grande commune en périphérie de Paris et je peux vous affirmer que la facteur ne passe plus tous les jours dans toutes les rues de ma commune !

      Aimé par 1 personne

    • G Bayon, mais c’est bien ce que je veux dire! Le passage au régime de société n’a rien changé, ou en pire…
      MT

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    • Frederic_N dit :

      Maxime,
      Si j’ai fait référence à la réforme de France Télécom ce n’est pas pour rien. Je crois être un bon professionnel et avoir observé « in vivo » l’effet du changement de statut sur le fonctionnement de l’entreprise C’est exactement la même réforme que l’on fait à la SNCF, on ne touche pas aux acquis des restants, mais on change le statut des entrants
      Je peux même vous l’expliquer en détail, mais je doute fort que l’on s’intéresse aux faits aujourdhui.
      . Il faut absolument se raconter l’histoire du peuple méprisé par les élites

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    • hugues dit :

       » tout le monde sait qu’il n’y aura aucune solution, aucune médiation tant que les syndicats n’auront pas subi une défaite cruelle…. Et le conflit à la SNCF c’est la mère de toutes les batailles sociales. Croire que notre pays peut faire l’impasse sur cet affrontement, c’est se raconter les belles histoires »

      Merci Frederic_N pour exprimer les vrais enjeux.

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    • hugues, et le syndicat des lèche-bottes?
      MT

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  17. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Et oui, encore des entreprises qui vont trinquer à cause des cheminots et donc des suppressions d’emplois. Certains étudiants, ceux qui ne sont pas à la fac pour passer le temps, ne vont pas pouvoir préparer leurs examens.
    Quant à l’image qui est donnée de la fRance, elle est déplorable et pathétique. C’est sûr qu’avec ça, on va donner envie aux étrangers de venir.

    Juste un mot concernant les pseudo-étudiants qui prennent la fac pour une garderie pour adultes et qui manifestent contre la sélection à l’université. De beaux parleurs et branleurs mais sans aucun esprit critique sur le pourquoi de cette réforme.Et comme ils ne parlent pas de remonter le niveau du bac, je doute donc sur le fait qu’ils aient le moindre recul et enjeu d’une telle décision.

    Je terminerai sur un point qui me choque, bien qu’étant habitué. Voir tous ces drapeaux rouges, cette haine contre le patronat et le capital, braves gens gavaient au pognon de l’Etat nounou. A croire que pour eux ce qui se passe au Venezuela ou à Cuba ou en Chine est une situation normale et que c’est cela qu’ils veulent. Aussi, à quand Bastiat dans les cours d’économie dès le lycée. Attendez, on me dit dans l’oreillette que cela est impossible vu que les professeurs d’économie sont dans leur presque unanimité marxistes ou affiliés et que les programmes sont écrits par ces mêmes professeurs, ou comment se détruire et supprimer toute chance à ce pays de s’en sortir.

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    • StephaneB, de décennie en décennie, c’est toujours la même chose.
      MT

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    • choix fatidiques dit :

      Vous « reprenez bêtement la propagande » du Medef sur les atteintes supposées à l’image de la France, ce qui montre que vous ignorez le grand nombre de mouvements de grève ayant touché le secteur des transport collectif dans de nombreux pays européens (ces dernières années, Allemagne, Suède, et l’an dernier Angleterre, avec une grève de plusieurs mois dans le sud du pays).

      Non, les cheminots ont bien raison de faire grève, et s’ils emmerdent les gens comme Stephane B à plus forte raison. La mise en concurrence ne sert à rien, que les politiciens foutent la paix aux Français et fassent des réformes améliorant les choses et il y aura moins de grèves.

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    • Infraniouzes dit :

      Bien vrai hélas. 3 fois hélas. Hier au journal de Fr 2 on a reparlé des incidents de Montpellier en insistant sur le rôle détestable du doyen. Et ensuite on a parlé avec complaisance des malheureux « étudiants » qu’on martyrise et qu’on empêche de faire leur révolution. Sur d’autres campus on a parlé de blocage des facultés après le vote d’une poignée d’étudiants énervés sans jamais dire leur nombre ni le résultat de ce vote « démocratique ». Les gouvernants ne changent pas: toujours aussi lâches.

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    • Jean dit :

      Donc finalement on en revient toujours à la même constatation « La mentalité française » (qui déroute tellement les étrangers..) C’est peut-être cette fameuse « mentalité (de merde) » qui est « l’exception culturelle » …que le monde entier nous envie !

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    • Stéphane B dit :

      Choix fatidiques, je vous rassure, la grève ne me dérange pas plus que ça, car chez moi, pas de train, ni de bus donc je suis tranquille.

      Vous seriez un étranger (faites preuve d’un peu d’empathie si vous le pouvez), que penseriez vous de la France si vous deviez venir ? Vous seriez un investisseur étranger, que penseriez vous du mouvement social ? Si on rajoute le laxisme de notre justice, penseriez vous en toute bonne foi que la France est un pays sûr pour investir ?

      Allez, juste un exemple. Au Japon, les chemins ferroviaires sont privatisés; les trains sont à l’heure et les personnels se dévouent pour les clients qui les paient. Ici, c’est loin d’être le cas.

      Je vous invite aussi à lire Bastiat et notamment deux excellents livres que sont « La Loi » et « L’Etat » Vous aurez une autre vision et pourrez aborder les choses avec du recul (enfin, si ce n’est pas déjà trop tard pour votre cerveau)

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  18. pierrehuet dit :

    Ah… s’il y avait quelque part une VRAIE réflexion sur les complémentarité des différents modes de transport….

    Aimé par 1 personne

  19. Ping : Réflexion sur le mouvement social | Boycott

  20. michel43 dit :

    elle prévoie de changer de statut,,, ,,comme la poste ,qui est devenue PRIVER ,,qui peut croire Macron,,,,cars grâce a lui , notre dette a augmenter de plus de 50 millions ,tout comme les intérêt ,premier budget de notre pays,48 millions et bizarrement ,on n « ose pas parler des 2000 personnes qui gère cette dette ,ou je sourie ,c’est que la très grande majorité des grévistes ,on voter Macron ,tout comme les retraiter ,le mécontentement est général ,et Philippe en rajoute ,avec ses 80 km ,qui va encore couter cher, et contre l « avis de la populations ,partout le gouvernement augmente , les prix ,nous vide notre portefeuille ,alors continuer M , MACRON ,a force de nous prendre pour des C,,, ,,,vous le verrez dans les urnes e,a chaque élections ,cars vous devez obéir a BRUXELLES , et LA ,,,,est votre problème,

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    • Michel43, voir mes réponses à frédéricN et choix fatidiques, le changement de statut ne signifie pas privatisation et la poste n’est pas privatisée contrairement à ce que beaucoup de gens croient. Ne nous laissons pas intoxiquer par le grand cirque politico-médiatique, dont les Français sont les seules victimes.
      MT

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    • Gérard dit :

      à Michel 43,

      Cher Michel, ne pourriez vous pas un jour vous décider à f…la paix à Macron, je ne sais s’il vous lit mais si c’est le cas je pense qu’il commence à en avoir ras la casquette.
      Soyons sérieux, il n’est tout de même pas responsable de tous ces maux qui font que notre pays est en souffrance.
      Bien cordialement. Gérard;

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    • michel43 dit :

      et VOUS ,regarder le bordel dans notre pays ,grâce a QUI,,,,ce type se prend au sérieux ,alors il faut combattre et foutre la paix au FRANCAIS ,il faut réformer ,sans diviser les gens , voyez les 260 000 avec papiers en un ans ,alors que nous avons des millions de chômeurs ,4 millions de mal loger ,et la dette explose ,plus de 60 millions et pour la première fois, augmentations du budget de l » Elysée ,il voyage beaucoup ,,sans parler de nos retraites ,si vous êtes content , PAS MOI

      J'aime

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