Etrange et trompeuse euphorie

Ci-joint mon dernier article, paru vendredi, pour le Figaro Vox. Il lance un cri d’alerte devant l’euphorie actuelle de la « France d’en haut » et plus généralement, le climat d’optimisme qui s’installe sur la France avec l’arrivée de l’été. L’optimisme n’est pas meilleur que le pessimisme. Il favorise l’euphorie, l’extase, éloigne toujours du monde des réalités. La société passe sans transition du pessimisme à l’optimisme, puis de l’optimisme au pessimisme, dans un mouvement de fuite en avant de nature névrotique, alimenté par les émotions collectives, spontanée, et les illusions, manigancées. C’est un constat historique: les mouvements d’allégresse collective, en général, finissent dans la déception sinon le désastre. Bien sûr, comme tout le monde, je souhaite la réussite de l’expérience « Macron », pour la France, pour l’avenir de nos enfants. Mais suis-je obligé d’y croire? Par réalisme, je n’y crois guère. Sur l’essentiel, c’est-à-dire la restauration de  l’autorité de l’Etat dans tous ses aspects, la baisse des charges qui pèsent sur l’économie française et la réhabilitation de l’intelligence, je n’attends rien du nouveau pouvoir. En outre, il me semble paradoxal de tenir un discours éthique et de favoriser, dans la formation d’un gouvernement, les trahisons, les retournements de veste, les coups de communication. Rien de nouveau sous le soleil bien sûr, mais ces pratiques, que j’ai toujours réprouvées, ont pris ces derniers jours une toute autre ampleur.  Bref, je souhaite de tout cœur le succès de la nouvelle équipe, mais n’y crois guère et pense que dure sera la chute. Car la France de ces dernier jours me semble baigner dans une illusoire euphorie. Et encore une fois, n’ayant pas de prétention à détenir la vérité, tant mieux si je me trompe.

Maxime TANDONNET

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Trompeuse et dangereuse euphorie

Le passage de la déprime à l’euphorie collective, la béatitude, l’extase est une constante du caractère français et de l’histoire politique de la France contemporaine. Dans ces moments-là, toute manifestation de réserve ou de préoccupation pour l’avenir expose son auteur à l’opprobre, à l’exclusion et aux insultes. Au mieux, il est ringard, pessimiste, aigri, chagrin, jaloux, vieux, homme du passé, dépassé, rabougri, grincheux. Au pire, le voilà étiqueté de traître, réactionnaire, fasciste… Il est étrange de constater comment, de siècle en siècle, les mêmes phénomènes d’hystérie joyeuse se retrouvent avec constance. Mais bien souvent, les manifestations de joie, de bonheur retrouvé, d’allégresse nationale, forment un écran de fumée qui masque les désastres en train de germer. Faut-il se taire pour échapper à la vindicte, au risque de se voir traiter d’oiseau de malheur ?

14 juillet 1790 : la fête de la Fédération donne lieu à des scènes de liesse à Paris, de la part de délégations de patriotes venues de toute la France. Qui imagine la Terreur trois ans plus tard, la loi des Suspects, la grande Terreur, la guillotine, les massacres de Vendée, puis les guerres napoléoniennes, les centaines de milliers de morts et le désastre final?

Février 1848, la chute de Louis-Philippe après une brève révolution, donne lieu à de fabuleuses scènes d’allégresse, Lamartine proclame de la Seconde république, célèbre la bonté, la générosité, le progrès l’humanisme, « l’optimisme ». L’heure est à la plantation des «arbres de la liberté », une ère nouvelle s’ouvre pour la France. Quatre mois plus tard, la fermeture des Ateliers nationaux provoque un effroyable bain de sang à Paris et Louis-Napoléon Bonaparte, élu président de la République, se met en marche vers le coup d’Etat et l’abolition de la République.

3 août 1914, à l’aune de « l’Union sacrée », les politiques annoncent que la guerre « sera courte » et les cris de « à Berlin ! » retentissent dans les gares. Qui prévoyait que ce conflit allaient plonger l’Europe dans l’enfer des tranchées, l’atroce calvaire des Poilus, provoquer 15 millions de morts, combien de mutilés, de veuves et d’orphelins ? 11 novembre 1918, le vertige de la Victoire, après tant de souffrances submerge la France. La « Der des Der » n’était pourtant pas la dernière. Qui voyait alors que le triomphe recelait un siècle de malheur dominé par la montée des barbaries totalitaires, soviétique, fasciste et nazie.

29 et 30 septembre 1938, la signature des accords de Munich entre Daladier, Chamberlain, Mussolini et Hitler engendrent l’illusion que la « paix est sauvée ». La classe politique (à l’exception d’une infime poignée d’hommes politiques de droite et du parti communiste) et la presse dans son ensemble les approuvent. Paris-Soir lance une souscription pour offrir une maison de la paix à Biarritz au Premier ministre britannique. La foule est enthousiaste et des scènes d’hystérie enflamment les rues de la capitale. Rares étaient les hommes et femmes qui sentaient, par-delà l’enthousiasme collectif, se profiler l’apocalypse de la deuxième guerre mondiale et ses 50 millions de morts.

Les grandes scènes d’enthousiasme collectif de ces dernières années ne sont évidemment pas à la dimension de ces moments d’histoire. Pourtant, à une échelle minuscule, leur nature est ressemblante : l’extase qui rend aveugle et masque les dangers de l’avenir. 12 juillet 1998, la victoire de la France en coupe du monde de football provoque une gigantesque flambée de bonheur national autour de l’équipe de France, symbole de la nation réunifiée, que Jacques Chirac reçoit à l’Élysée. Qui imaginait alors les crises des banlieues, la révolte d’octobre 2005, la montée des haines, de la violence, des communautarismes, du repli identitaire et du vote extrémiste en France ?

Ces derniers jours, la France d’en haut, médiatisée, visible, officielle, communie dans un indescriptible enthousiasme, et quasi unanime, à propos de l’élection du plus jeune président de l’histoire, de la faillite des « vieux partis » et de la recomposition politique en marche… Après la déprime de ces dernières années, l’heure est de nouveau à l’optimisme et à l’allégresse médiatique. Il devient incongru de s’interroger sur les ambiguïtés de la situation politique actuelle :

  • Le danger pour la démocratie de l’émergence d’un vaste centre, absorbant les modérés de droite et de gauche, favorisant la démagogie et la tentation du recours aux extrémismes de droite comme de gauche.
  • Les inconvénients d’une « pensée unique », bruxelliste (plutôt qu’européenne), ultra-libérale, anti-frontières, qui ne peut qu’aggraver la fracture entre la France dite « d’en haut » et la France dite « d’en bas », réduite au silence, frappée par le crise sociale et le sentiment d’exclusion.
  • Les manipulations autour d’une fausse nouveauté, celle d’un gouvernement par un vaste centre aux contours indistincts, dominé par les calculs politiciens, qui renvoie au souvenir du parti radical sous la IIIe République, sombrant dans l’instabilité, l’impuissance et l’indécision face aux périls les plus effroyables.

La seule vraie nouveauté dans la vie politique de ce pays tiendrait à la réhabilitation d’un mot, désormais ringardisé : celui de vérité.

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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33 commentaires pour Etrange et trompeuse euphorie

  1. michel43 dit :

    OUI.. beaucoup d’entre vous , me font sourire ,cars nous somme un pays a structure socialo – communiste ,les présidents ,premier ministre et ministres PASSE , mais les hauts fonctionnaires , fonctionnaires, associations , syndicats , lobbys sont toujours LA.. voila ce qu » il faut en priorité changer

  2. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Dans un article de ce jour, Charles Gave détaille pourquoi il est quasiment certain que Macron court à l’échec et conclue ainsi :
     » On peut avoir 70 % de fonctionnaires de plus que l’Allemagne
    On peut avoir un taux de change fixe avec l’Allemagne
    On ne peut pas avoir les deux à la fois. »

    Extrait :

    « ….En fait, quand j’essaie de comprendre pourquoi je pense que tout cela va mal se terminer, je me rends compte que je pense tout simplement qu’il ne peut pas réussir. A l’impossible nul n’est tenu, dit le vieux proverbe français, et je vais donc essayer de montrer dans ce papier que notre Président, compte tenu des contraintes qu’il a accepté, ne peut que continuer à glisser sur la pente qui fut fatale à tous ses prédécesseurs. Il nous faut donc, avant toutes choses, comprendre la -ou les- raisons qui ont fait que Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande… qui n’étaient pas tous sots ou incompétents, se sont cependant tous cassé la figure… »

    La suite ici :
    http://institutdeslibertes.org/les-chances-de-reussite-de-monsieur-macron/

    Amicalement,

    • Annick, avec « 70% de fonctionnaires en plus que l’Allemagne » (dixit), quel que soit le taux de change, on est toujours perdant: taux de change flexible= dévaluation=inflation= appauvrissement= déclin. Ce n’est que la forme de ce déclin qui varie entre les deux type de taux de change.
      MT

    • Prière de ne pas sortir de son domaine de compétence dit :

      Vous racontez vraiment n’importe quoi. J’ignore seulement si c’est par cynisme ou par ignorance…

      Non, une dévaluation ne constitue pas nécessairement un appauvrissement, elle peut même au contraire être un élément de reprise, mentionné ici :

      https://krugman.blogs.nytimes.com/2015/07/08/policy-lessons-from-the-eurodebacle/

      pour le Canada.
      Le Royaume-Uni a connu une dévaluation de 20% par rapport à l’euro lors de la crise de 2010, on ne voit pas que cela ait conduit à la catastrophe.

      Non, avoir plus de fonctionnaires (ou pour être précis plus de dépenses publiques) ne conduit pas à être perdant. Le cas des pays scandinaves est un contre-exemple flagrant.

      Il n’y a pas plus de 70% de fonctionnaires en Allemagne qu’en France. Et ce n’est pas le nombre de fonctionnaires qui compte, mais les montants consacrés à telle ou telle tâche : santé, sécurité, etc.
      Ainsi, la Suède a moins de « dépenses publiques » qu’en France, mais en fait plus de dépenses publiques lorsqu’on réintègre les dépenses privées de santé, éducation, retraite. Et revient ainsi dans la norme des pays scandinaves.

      Enfin, les inconvénients de l’euro ne se limitent pas au taux de change fixé avec un pays qui en joue pour nous mettre à terre (l’Allemagne), mais aussi à l’avantage donné à ce pays qui a, grâce à l’euro, une monnaie plus faible que ce qu’il devrait avoir, ce qui favorise ses exportations par rapport au reste du monde (alors que la France a une monnaie plus forte que ce qu’elle devrait avoir, ce qui nuit à ses exportations).

      Vous êtes le Laval (modèle 1935) ou le Brüning (modèle 1932) de la France, avec vos collègues européistes. Et vous aurez contribué à faire beaucoup de mal à la France.

    • Annick dit :

      Maxime, quand vous dites :

       » taux de change flexible= dévaluation=inflation= appauvrissement= déclin »
      vous oubliez le constat de la dévaluation opérée par Pompidou, alors que De Gaulle s’y était toujours opposé, qui a permis à notre pays de rebondir et mis sur pied les 30 glorieuses.
      Oui, dévaluation = inflation. Mais l’effort demandé ne dure que 2 ou 3 ans et tout repart.
      Alors qu’avec l’euro, monnaie inadaptée qui creuse de plus en plus les divergences entre les pays, nous ramons depuis sa création, nous nous endettons de plus en plus, et la crise est toujours là, sans que l’on puisse y remédier.
      L’euro aurait éclaté depuis longtemps sans les manipulations « non conventionnelles » de Draghi. Une telle monnaie n’est pas saine, la preuve en est donnée par la BCE.

      @Prière de ne pas sortir de son domaine de compétence ,

      Les dépenses sociales coûtent à la France 34% du PIB. Record mondial. De fait, les cotisations des employeurs pour les financer sont aussi les plus élevées au monde.

      Quant à la sphère publique son poids est trop lourd en regard de notre économie. L’État doit impérativement reculer dans ses seules sphères régaliennes, faute de quoi nous continuerons à être rackettés (à ce niveau il ne s’agit plus d’imposition) par de multiples taxes et impôts pour des services publics mal gérés, mal organisés, et qui ne rendent que des services la plupart du temps boiteux.
      Le privé remplirait beaucoup mieux nombre de services publics, avec moins de dépenses dans des couches successives de personnels, donc pour un coût moindre au bénéfice de ses clients, et non des « usagers », avec en prime la liberté du choix.

      Amicalement,

    • annick danjou dit :

      « Prière de ne pas sortir de son domaine de compétence » vous êtes démasqué « Peine perdue »!!!!

    • hugues dit :

      @Prière de ne pas sortir de son domaine de compétence

      Une dévaluation ne sert strictement a rien si elle n’est pas accompagnée de réformes structurelles et de compétitivité. Elle est un moyen court-terme pour redonner un peu d’air aux exportations, mais sans mesures de structures, un pays est condamné très rapidement à encore et toujours dévaluer. (voir la politique des premières années Mitterrand ou les dévaluations se succédaient les unes aux autres avant que le gouvernement ne se décide enfin au « tournant de la rigueur »).

      Bien sûr que si, une dévaluation est un appauvrissement, tout simplement parce que cela fait augmenter le coût de nos exportations, en particulier pour la France le coût des resources naturelles et technologiques dont nous ne disposons pas, celui des biens que nous ne produisons plus (electro-ménager, vêtements, etc.)

      Le Canada, le RU et les pays scandinaves ont surtout fait ces réformes de structures, c’est fondamentalement que qui explique leur bonne santé économique, la dévaluation de leur monnaie ne constituant qu’une opportunité de plus pour leurs exportations. Je vous signale d’ailleurs que le RU commence à souffrir d’une inflation du prix des biens importés depuis la dévaluation de la livre suite au vote du Brexit.

      En 1993, en pleine récession, la Suède a lancé une cure d’austérité sans pareille en réduisant le nombre de fonctionnaires (- 21% en 10 ans), les indemnités chômage et maladie, et en supprimant les aides au logement (2% de la richesse nationale). Résultat: le poids de la dette est passé de 80% du PIB, au début des années 1990, à 37% en 2012.

      L’Allemagne regrette que l’euro soit sous-évalué, mais cela ne depend pas d’elle mais des pays du club-med qui ne parviennent que difficilement à être plus compétitifs. Le reste de l’Europe se réjouit que l’Allemagne, le Benelux, la Finlande, l’Autriche soient excédentaires: c’est une chance pour les pays du club-med qui peuvent ainsi bénéficier des financement des marchés à des taux bas: il est vrai que les pays du club-med ne sont pas ainsi incités à se réformer car il leur est plus facile de se recroqueviller sous le parapluie allemand plutôt que de faire des efforts. Cependant, à part les Français et les italiens, tous les autres ont consentis à de gros efforts depuis la crise de 2008 et cela est en train de payer même si cela va encore prendre 5-10 ans.

      Quant à vos références à Laval ou Bruning, c’est vous qui devriez ne pas sortir de votre domaine de compétence: les politiques actuelles en Europe et aux Etats-Unis ne sont en aucun cas déflationnistes, mais bien au contraire, les politiques de QE sont toutes aujourd’hui inflationnistes, tout le contraire de ce qui avait été fait dans les années 1930 et qui a conduit à la cata. (Les politiques inflationnistes ont aussi leur inconvénients, mais cela est autre débat)

    • Annick dit :

      Bonsoir annick danjou,

      Comme vous dites, on n’en sortira jamais, sauf si la Droite redevenait effectivement ce qu’elle n’aurait pas dû cesser d’être.
      A force de giter à gauche, la France se délite et roule vers la tribalité.
      Il faut être aveugle, ou idéologue – ce qui revient au même- pour ne pas voir le danger arriver au galop.

      Amicalement,

    • annick danjou dit :

      En effet Annick, nous sommes vraiment impuissants car on nous musèle. Je ne sais pas si la droite aurait ce courage là. Je dis toujours que Copé avait essayé courageusement, vous avez vu comment il s’est fait ramasser, il n’a eu aucun soutien de son propre camp à l’époque et il avait pourtant raison.
      Bonne soirée

  3. Frederic_N dit :

    Maxime , vous dites : « si je me trompe , j’en serai heureux »
    Eh bien vous vous trompez sur deux points
    D’abord sur l’économie : l’essentiel ce n’est pas la baisse des charges. L’essentiel est la puissance économique de la France ( et de l’Europe), car sans puissance économique vous n’avez pas de société stable ni souveraineté. Encore moins de rétablissement de l’autorité. Et la puissance cela passe par une chose : le travail , la relance de l’industrie, la fin du chômage. Le reste, tout le reste c’est contingent, ou cela s’en déduit
    Et c’est là que vous faites une deuxième erreur . Ce que vous ne voyez pas c’est que pour la première fois nous avons une constellation politique qui permet d’avancer dans ce sens. Il suffit de faire un tour rue de Solferino et de voir la désolation qui y règne : elle a perdu son pouvoir de nuisance. Et cela les français le sentent
    Alors il est facile de prêter à ses adversaires ( qui sont d’ailleurs aussi les miens) des pensées et des projets qu’ils n’ont pas, pour ressortir les grandes orgues de la lamentation dans quelque temps.
    Il serait plus judicieux de conclure à cela : manipulé ou pas, Macron s’est donné les moyens de renforcer un minimum notre économie, autrement dit d’outrepasser la résistance des syndicats et de la gauche sur la loi travail , (lesquels sont sur ce point en phase avec la majorité des français). Médias ou pas médias, ce n’est plus le problème – je doute d’ailleurs que le Monde fasse autre chose que du « Sapir faux-cul' » si Macron ose bouger.
    Nul ne sait s’il va le faire, mais rien que cela doit être salué.
    alors soyez heureux, Maxime

    • FredericN, je trouve que vous êtes trop péremptoire, comme aveuglé par vos certitudes. Vous affirmez des choses avec un ton professoral. Surtout, vous vous limitez à la surface des choses. La puissance économique c’est l’essentiel, évidemment, tout le monde le sait, mais qu’est-ce qui fait la puissance économique sinon la santé des entreprise donc en bonne partie le niveau des charges et des contraintes pesant sur l’économie? Quant la « désolation de la rue Solferino », ça nous fait une belle jambe si « en Marche » et « la France insoumise » chacun à sa manière remplacent le parti socialiste!
      MT

  4. Infraniouzes dit :

    Magnifique raccourci historique infiniment plus parlant que les discours à rallonge de nos politiciens. Il prouve, en plus, que ces derniers se trompent régulièrement à nos dépens.
    Connaître l’histoire pour tirer des leçons du passé, expliquer le présent, se projeter avec prudence dans l’avenir, voilà la seule règle de l’honnête homme. Mais notre histoire, par le truchement des socialo-marxistes, a été habilement contrefaite dans les programmes scolaires, en gommant les erreurs, les horreurs du passé des totalitaires rouges mais en exagérant les autres. On a remplacé « Hitler ? connais pas ! «  par « Mao-Staline-Pol Pot ? connais pas ! «. Qui peut séparer le frais du faux ? C’est ainsi qu’on a encensé Castro avec l’arrivée des socialistes au pouvoir. Petit mensonge dans l’histoire du monde mais qui en dit long sur le danger de la falsification historique. Endormir des peuples par le mensonge les conduits au malheur. Cette euphorie soigneusement mise en scène est le prélude à plus grave: l’asservissement des peuples… avec leur accord !

  5. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Il y a maintenant bien longtemps que le mot « vérité » ne fait plus partie du dictionnaire utilisé par les politiciens. La preuve en est que le candidat LR que j’ai pourtant soutenu pour son programme jusqu’au 1er tour de la Présidentielle en avait oublié le sens.
    Je ne crois pas du tout à la réussite du 1er gouvernement d’E.Macron composé de bric et de broc, un peu comme celui de Sarkozy en 2007 où il était tout aussi important d’afficher des « prises de guerre » et des récompensés pour donner l’illusion (Borloo, Kouchner, Boutin, Jouyet, Besson, Hirsch). On a vu rapidement où cela nous a mené et je fais le pari qu’il en sera de même avec ce gouvernement dès la 1ère difficulté.
    La France ne peut pas être gouvernée par un centre flou et mou à géométrie variable.
    Je croyais jusqu’aux derniers sondages que les élections législatives de juin prochain ne donneraient pas de majorité à ce gouvernement ni d’ailleurs aux autres partis et que nous nous acheminerions vers ce qui ressemblerait à la fin de la IVème République, il semble aujourd’hui que le mouvement d’E.Macron pourrait disposer (je reste prudent mais je voulais écrire: disposera) d’une majorité à l’Assemblée Nationale ce qui pourrait être à priori un bon signe pour les réformes à venir.
    Eh bien, non, je persiste à croire que ce gouvernement de façade et ces nouveaux députés godillots, pour la moitié, inexpérimentés ne résisteront pas aux premières vagues qui précéderont la tempête à venir et que les électeurs versatiles tout comme leurs leaders politiques reproduiront ce qui s’est passé depuis 2007 puis 2012. Je ne vois aucun signe objectif qui pourrait me faire penser le contraire.
    Les dés sont maintenant jetés, attendons de voir qui va rafler la mise.

  6. Colibri dit :

    Au rappel des faits historiques que vous évoquez j’ajouterai si vous le voulez bien un passage très rapide de la fin de la guerre froide à la guerre « chaude » avec la chute du shah d’Iran, l’aide et la protection accordée à l’ayatollah Khomeiny, l’aide, le soutien, le financement des « glorieux combattants afghans » pères d’Al Quaïda et de Daesh, la guerre du Golfe 1 et 2 justifiée par un mensonge mondialement diffusé ( la soit disant existence d’armes de dissuasion massive), la chute de Khadafi. J’ai oublié la guerre dans l’ex-Yougoslavie et la situation catastrophique de la Palestine. Alors certes l’embrasement n’est pas général, ce ne sont disent les experts que des guerres « basses tensions », mais elles pourrissent bien la situation internationale et nourrissent des craintes qui ne me semblent pas injustifiées.

    • EQUALIZER dit :

      Utile rappel .. tous ces pays « déstabilisés » -pour parler cool- sont en fait ravagés , détruits , en ruine (moyen orient) des millions de victimes … un terrorisme quotidien . Il n’ y a pas de quoi être fier de l’ action des USA , premier état terroriste au monde ! un ennemi de l’ Europe qui empêche toute indépendance (caste politique soumise $) tout rapprochement avec la Russie . Oui s’ il y a bien un pays qui reste le danger numéro un pour la planète et tous les peuples du monde , c’ est encore et toujours les USA , avec ou sans Trump .

    • Colibri dit :

      L’an dernier je suis allé écouter une conférence du général Pinard Legry et j’ai pu lui poser trois questions: qui sont nos alliés?qui sont nos amis? sur qui pouvons-nous compter? Je n’ai eu qu’une réponse de sa part: « Nous ne pouvons compter que sur nous-même. »

  7. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    J’en arrive parfois à me demander si je vis sur la même planète que vous, car nulle part, sauf à la télévision, je n’ai vu cette euphorie dont vous nous parlez !

  8. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    http://tiny.ph/qkrf -> il nous ment ?
    http://tiny.ph/lSK6 -> langage politique
    http://tiny.ph/RFuN -> y’s foutent bien de notre gueule

  9. annick danjou dit :

    Voilà la déprime en Grèce, celle qui nous attend peut-être au coin du bois. Les retraites ont déjà été amputées de 40%. Que veut l’Europe? saigner les Grecs qui croulent sous les migrants et qui doivent faire un milliard d’économies juste pour rembourser une partie de leur dette.

    « Le vote au parlement, qui devrait avoir lieu après minuit, porte sur des mesures susceptibles de générer environ un milliard d’euros en taxes supplémentaires sur les voitures, les téléphones fixes, la TV payante, les carburants, le tabac, le café, la bière ainsi que d’autres articles. Les dépenses publiques en matière de salaires et de pensions seront réduites de 5,7 milliards d’euros l’année prochaine. »

  10. Philippe Dubois dit :

    Bonjour Maxime
    « Bien sûr, comme tout le monde, je souhaite la réussite de l’expérience « Macron », »

    Non, pas tout le monde : je ne suis pas le seul à penser que le projet de Macron et de la caste qui l’a porté au pouvoir est dangereux et funeste.

    Même si quelques mesures de bon sens apparaissent ça et là, l’expérience « macron » va conduire au désastre car elle ne répond en rien aux grands défis identitaires et civilisationnels qui se posent, même si les médias et les hommes politiques ont tendance à les glisser sous le tapis.
    Mais ces défis doivent impérativement être traités. Or, plus le traitement tardera, plus il sera difficile et source de souffrances
    Et je peux vous garantir que déjà, il faudrait mettre en oeuvre une thérapie de choc qui risque de secouer très fort.
    http://www.sudouest.fr/2017/05/20/quatre-suspects-arretes-au-saut-du-lit-3463664-2728.php
    D’où la tentation de ne pas traiter (pas de c…, pas d’embrouilles)

    Mais ces défis vont finir par exploser s’ils ne sont pas traités.

    Or, je ne vois rien dans le projet « macron » qui soit susceptible de traiter le problème, au contraire : je pense aux félicitations adressées à Mme Merkel pour l’accueil des migrants, à son projet d’autoroute entre l’Algérie et la France (et à sa déclaration)

    Plus ce projet échouera vite, plus les dégâts seront limités.

    « Le danger pour la démocratie de l’émergence d’un vaste centre, absorbant les modérés de droite et de gauche »
    Ils ne sont modérés que parce qu’ils n’abordent pas les sujets qui fâchent ; ce sont de vrais extrémistes dans leur idéologie libérale libertaire, même s’ils confondent capitalisme de connivence et libéralisme économique véritable, en mettant l’état au service d’une minorité de copains.

     » la France dite « d’en bas », réduite au silence, frappée par le crise sociale et le sentiment d’exclusion. »
    Et matraquée par le fisc, pour permettre la redistribution vers les esclaves des bobos qui leur permettent de conserver un train de vie satisfaisant.
    Et victime de la part de l’état et de ses services d’une véritable préférence étrangère ou immigrée

    « l’impuissance et l’indécision face aux périls les plus effroyables »
    Non, il y a une volonté de ne pas traiter et même de les encourager, par calcul économique complètement dévoyé.
    Ces périls sont niés par la caste au pouvoir : elle ne les voit pas et refuse de les voir, puisque les questions d’identité et de culture, sont des obstacles à la mise en place du grand marché

    • Vu du Mont dit :

      « le projet de Macron et de la caste qui l’a porté au pouvoir est dangereux et funeste »
      Je partage ce point de vue, nous allons à la catastrophe avec un tel gouvernement et d’autant plus s’il obtient une majorité parlementaire.

  11. E. Marquet dit :

    Réhabiliter la vérité, oui, mille fois oui. Mais a-t-elle jamais existée en politique ? Qui en a encore le souci ? Nos intellectuels ont depuis longtemps entériné sa disparition, puisqu’ils ne nous parlent plus que de post-vérité.
    Dans l’ « Avenir de la science » Nietzsche écrivait : « le goût du vrai va disparaître au fur et à mesure qu’il garantira moins de plaisir ; l’illusion, l’erreur, la chimère vont reconquérir pas à pas, parce qu’il s’y attache du plaisir, le terrain qu’elles tenaient autrefois : la ruine des sciences, la rechute dans la barbarie en seront la conséquence immédiate ; telle Pénélope, l’humanité devra se remettre à tisser sa toile après l’avoir défaite pendant la nuit. Mais qui nous garantira qu’elle en retrouvera toujours la force? »

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  13. Georges dit :

    Nous sommes englués dans le mensonge alors une pointe de vérité assaisonnée d’honnêteté ne ferait que du bien à nos chères démocrassies.

  14. colococo2 dit :

    La dernière bien bonne que j’ ai entendu : les Français n’ ont pas voté pour Macron ……….Ils ont voté contre le Front National …………….HI HI ! J’ me marre …..Enfin, à suivre …………

  15. Jean-louis Michelet dit :

    La France : une nation coupée en deux. (2)
    Un certain 21 Avril 2002.
    Sans reprendre les milles et unes interprétations, analyses et explications en tous genres qui n’ont pas manqué sur cet évènement, que s’est-il passé réellement après, à vrai dire et bien pas grand-chose, le front républicain a balayé « ce coup de chaud électoral » sans sécher les larmes des perdants pour autant et sans donner les ailes de la réforme au nouveau gouvernement et surtout sans voir que déjà , plus de 30 % des électeurs se tournaient vers les partis extrêmes sans parler d’une abstention à presque 30 % .L’impulsion était donnée.

    Un coup pour rien, non, non, pas du tout, un évènement majeur et de taille est passé complètement inaperçu, « les Macronistes » commençaient leurs études dans les classes du primaire et pour d’autres, en secondaire ou en supérieur.
    Quinze années plus tard et bien ils sont aux commandes et les protagonistes de 2002, renvoyés à leurs études.
    L’histoire se répète ? Il faut le croire. Ces extrémistes de 2002 devenus en 2017 « les affreux populistes » reviennent encore une fois …mais beaucoup plus nombreux alors, qu’à contrario, la ligne Maginot du front républicain s’est grandement fissurée.
    De surcroit, l’histoire nous susurre «presque amicalement » à l’oreille, n’oubliez pas le Brexit , l’élection américaine , celle de l’Autriche et de la forte poussée de ce genre de partis dans beaucoup de pays d’Europe.
    Peut-on rester dans le déni ? Peut-on en faire l’économie ? Peut- on ne pas en prendre conscience indépendamment des résultats des législatives même en cas d’une majorité absolue pour le nouveau président ?
    Qu’il est facile pour le président nouvellement élu, en ce début de quinquennat, de s’appuyer exclusivement sur ceux de son camp et d’autres « convertis » à la bonne parole du progressisme. Tous les français ne se sont pas convertis au chant des sirènes du progressisme d’En marche. Une majorité est dans une attente très forte d’un réel progrès social. Oublier de s’appuyer sur le peuple tout entier et notamment sur « ces populistes » serait une grave erreur lorsqu’il faudra monter en première ligne à l’épreuve du feu pour mettre en place les réformes tant attendues. Pour l’instant, nous en sommes encore au stade des promesses électorales.
    Oublier que ce sont eux qui en ont le plus besoin serait une deuxième erreur.
    L’euphorie de la victoire engendre bien souvent une sous – estimation, non pas des adversaires, mais de l’adversité.
    A suivre.

  16. Bernard dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    Il est évident que le retournage de veste de certains qui se bagarraient contre E.M. il y a encore pas longtemps est détestable. Si j’essaye de voir la partie à moitié pleine du verre j’analyse la situation comme ceci.
    Monsieur Macron a été formaté pour faire des opérations de tailles respectables en Fusion et Acquisition. Aujourd’hui E.M. me donne vraiment l’impression d’agir avec la France de la même façon. Il a un but qui est de relever le pays. Comme dans toutes les opérations de fusion/acquisition le banquier-conseil, s’entoure des meilleurs spécialistes dans leur partie pour tenter de mener à la conclusion l’opération.
    Le choix des membres du gouvernement y compris le P.M. me semble découler de cette démarche. Que ce soit décoiffant j’en convient, il n’y a pas de précédent. Compte tenu que les Gouvernements successifs depuis 40 ans n’ont jamais su trouver une politique efficace pour nous sortir de la situation désastreuse dans laquelle sont les Français dans leur plus grande majorité, j’écrirais « Wait and See ».
    Les partis traditionnels me paraissent complètement aphones actuellement.

    • IRIS dit :

      Où avez-vous vu les meilleurs spécialistes :
      Le premier ministre, quels sont donc ses réussites : la communauté d’agglomération havraise (Codah) – également présidée par Edouard Philippe depuis 2011, le poids de la dette de la ville et de l’intercommunalité s’est envolé de 32%, à 2.900 euros par habitant en 2015. “Le niveau d’endettement du Havre se rapproche dangereusement des seuils critiques fixés par Bercy, ce qui place Le Havre en très mauvaise position de santé financière par rapport aux autres villes de plus de 100.000 habitants”, constate François Lainée, expert en finances publiques, membre de Contribuables Associés.
      En décembre 2012. Quelque 8500 mousses au chocolat, préparées pour les 67 cantines scolaires du Havre pour les enfants des écoles primaires et maternelles, ont été jetées en raison de la présence de gélatine de porc.
      La mesure a été prise à la dernière minute par le maire de la ville Édouard Philippe, qui s’est plié à la loi de l’islam, la charia, en raison de l’inquiétude des personnels des cuisines, car la gélatine de porc utilisée pour la confection de la mousse au chocolat est interdite à la consommation pour les musulmans, au lieu de respecter la stricte neutralité laïque.
      Les desserts «peuvent à l’occasion contenir de la gélatine animale», a confirmé Philippe Brunel, directeur général adjoint au développement social et à la famille de la mairie du Havre.
      Un gâchis alimentaire et financier scandaleux
      Le conseiller municipal (PRG), Yves Bertrand, avait réclamé l’ouverture d’une commission d’enquête municipale. Pour lui, «les principes de laïcité de l’action publique, et donc de stricte neutralité dans la confection des repas, doivent aussi s’appliquer dans les cuisines municipales de l’école publique».
      En clair, «la présence supposée ou avérée de tel ou tel produit dans la confection de la mousse au chocolat doit obéir à une seule règle: le respect de l’hygiène alimentaire, rien d’autre», et surtout pas de se plier aux lois de l’islam.
      «Tout autre considérant relève de telle ou telle religion et appartient au domaine privé. Cela n’a donc rien à faire dans les cantines, ni dans les choix des produits, ni dans la confection des repas», avait ajouté le conseiller municipal qui dénonça «un gâchis alimentaire et financier scandaleux au moment où les Restos du cœur et les autres associations caritatives se démènent pour aider à l’alimentation de plus en plus de nos concitoyens».
      Sébastien Léger, président de la FCPE (association de parents d’élèves) de Seine-Maritime, scandalisé, avait déclaré :
      « C’est un gâchis formidable. On n’imagine pas jeter autant de mousse au chocolat qui d’ailleurs a été mangée précédemment. Moi je ne m’arrête pas à la composition de tel ou tel repas et si cela déplaît à tel ou tel, ce que je peux comprendre, pour des raisons philosophiques ou religieuses, personne n’est obligé de manger ni le repas en question, ni le produit en question. Chacun est libre de faire ce qu’il veut mais il me semble que l’école a un principe intangible et c’est celui de la laïcité ».
      Benjamin Planchon, coordinateur des Restos du cœur au Havre, eu les crèmes au chocolat en travers de la gorge.« On aurait pu trouver le moyen de les redistribuer. Si ce n’est pas distribuable en centre, ça peut être fait dans le cadre des activités-gens de la rue ou dans le cadre de repas chauds. »
      La fureur des Français face à cette soumission à une religion étrangère à l’époque, avait fait scandale.
      http://lagauchematuer.fr/2017/05/16/edouard-philippe-1er-ministre-fait-jeter-8500-desserts-qui-contenaient-de-la-gelatine-de-porc/
      Lors de la passation des pouvoirs à Matignon, Édouard Philippe s’est décrit comme «violemment modéré» et «terriblement conquérant», mais il a revendiqué son appartenance à la droite. «Je n’ai peur que d’une chose, dit-il. Les requins !» Il ne doit pas les craindre car il en fait partie, à moins qu’ils ne se dévorent entre eux ?
      Il sait qu’il est sur siège éjectable et sans parachute dans le cas où E.Macron n’obtiendrait pas de majorité au parlement. C’est bien pourquoi je voterai pour les Républicains afin de neutraliser ce Président qui n’est ni de droite, ni de gauche, ni d’en bas, ni d’en haut, mais en lévitation sur un tapis mouvant. Aucune confiance en lui.
      D’ailleurs on peut se poser la question, Edouard Philippe est-il vraiment de droite ? Ne serait t’il pas un transfuge de gauche, recruté étudiant pour infiltrer la droite avec une belle promesse de carrière à la clé. Idem pour B. Apparu, T. Solère, G. Darmanin, G. Boyer… Et d’autres qui passent d’un parti à un autre sans état d’âme. Cette méthode serait pratiquée à gauche.

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