Edito politique de M. Julien Aubert, député LR

Après une invraisemblable première partie de campagne marquée par la calomnie, les attaques ad-hominem et les coups-bas, la campagne présidentielle se termine par un second tour hystérique.

C’est exactement cette situation que je souhaitais éviter, et le vote Fillon en était la clé. Cette instruction de vote là n’a pas été suffisamment écoutée et je ne peux que constater un immense trauma national.

L’électeur de Droite se trouve désormais pris au piège d’un second tour manichéen où chacun joue sur des clivages caricaturaux et une guerre d’images. Il est fou de dire que le second tour est joué, ou qu’il n’y aurait pas à réfléchir. Au contraire, 15 ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen, ce serait une erreur que de laisser ainsi s’installer le non-débat en expliquant aux gens qu’il n’y a plus à penser. 50% des Français ont voté pour mettre à bas le système. Il faut que les Français assument ce second tour qu’ils ont appelé de leurs voeux, et qu’ils prennent conscience du tragique de la situation. Ne pas débattre c’est mépriser quelque part le choix des autres, et donc alimenter le fossé national. Or, nous serons tous comptables du résultat car le fossé perdurera au-delà de l’élection.

Dans la cacophonie ambiante, j’ai délibérément préféré ne pas donner de consigne de vote, et ce pour plusieurs raisons :
1. Parce que je crois que ces consignes sont d’un autre âge et que chaque électeur doit, en âme et conscience, se prononcer. Appeler à voter pour quelqu’un, c’est quelque part se porter garant engager sur la suite, alors que les deux candidats n’ont quasiment aucune expérience gouvernementale. Je n’aurais pas voulu appeler à voter pour Hollande en 2012 : je m’en serais voulu d’avoir pavé la voie de mesdames Taubira ou Valaud-Belkacem. Au surplus, en tant qu’électeur, je n’ai jamais écouté ce type de consigne.

2. Parce que chacun a un avis différent et qu’au lieu de fédérer, le consensus autour de l’appel à voter parmi les cadres (qui va de Macron à Blanc) contraste avec la diversité des opinions sur le terrain.

3. Parce que l’empressement avec lequel une partie de la Droite a appelé à voter à Gauche a choqué des électeurs qui n’ont pas pu faire leur deuil, accepter psychologiquement un candidat qu’ils critiquaient allègrement quelques heures auparavant. Ce n’est pas tant la nature même de l’appel à voter (somme toute assez prévisible) que la fluidité avec laquelle ce basculement s’est opéré qui a choqué, voire qui a renforcé les craintes d’une collusion des élites, exactement le grain à moudre dont avait besoin le FN pour cliver.

4. Parce que ces consignes ont eu un effet particulièrement contreproductif sur un électorat sorti très amer de cette campagne à l’égard de ses chefs. Je mets en garde mes collègues qui croient bien faire : l’esprit de contradiction est tel que cette semaine, plus les appels se sont multipliés, plus j’ai croisé des électeurs excédés – et parmi eux des centristes de longue date – s’appretant à voter différemment des consignes. L’usage de l’autorité morale à grands renforts de récupération symbolique ne peut plus fonctionner dans une société où la défiance à l’égard du politique est gigantesque. La menace ou la coercition est une très mauvaise façon de convaincre.

5. Parce qu’il faut clarifier le sens donné à cet appel au vote. La nature politiquement floue du En-Marchisme fait que s’y rallier donne le sentiment – à tort ou à raison – d’embrasser certaines idées d’Emmanuel Macron. Lorsque Lionel Jospin appelait à voter Chirac en 2002, cette ambiguité idéologique n’existait pas car les corpus étaient clairement opposés. Le bruit a couru que certains LR ou UDI gouverneraient sans difficulté avec Macron, c’est à dire quelque soit le résultat des législatives, dans un gouvernement de coalition centriste. Il y a donc une ambiguité à lever entre ceux qui appellent au vote « en contre » pour éviter le FN, et ceux qui lancent un appel au vote « par adhésion » ou par débauchage indidividuel.

J’ai vu des gens invoquer les mânes du Général de Gaulle pour appeler à voter pour l’un ou pour l’autre. J’en ai vu d’autres me reprocher implicitement de ne pas être plus vocal sur ce sujet. Ce sont généralement les mêmes qui se sont cachés de septembre à mars quand il fallait défendre notre candidat, mais il est toujours plus facile de faire la leçon lorsqu’on n’occupe aucune visibilité ni responsabilité élective.

Mon avis ne vaut pas brevet de gaullisme, et il n’engage que moi, mais je pense que Charles de Gaulle aurait eu peu d’atomes crochus avec un disciple de Jacques Attali plaidant pour une fédéralisation européenne, fils caché de Servan-Schreiber, confondant colonisation et crime contre l’Humanité, et encore moins avec la responsable politique d’un parti fondé par ses pires ennemis où l’on croise encore des nostalgiques de Vichy ou des identitaires. On peut le penser plus proche de l’un ou de l’autre (Pompidou était banquier!), mais c’est à mon avis glissant.

C’est pour cela que le RBL (rassemblement bleu lavande) a été créé : pour que les héritiers du gaullisme patriote fassent la différence avec le pâle ersatz qu’est le RBM. Le général de Gaulle voulait une France forte mais ouverte. Il ne voulait ni d’une Europe des cabris, ni d’une France solitaire. Néanmoins, le meilleur service qu’on puisse lui rendre c’est de ne pas jouer son ventriloque.

La réalité est que je pense qu’il faut aller vers plus de souveraineté, de protection des Francais (notamment des classes populaires) dans le grand vent actuel de la libre concurrence, et de primat du politique sur l’économie, soit dans le sens contraire prôné par Emmanuel Macron, mais que Marine Le Pen (ou d’ailleurs Jean-Luc Melenchon) est la pire des candidates pour accomplir cette politique. Sa politique économique est un non-sens et fait courir un danger grave à l’économie francaise. Son caractère clivant fait qu’elle est un épouvantail et que sous couvert de défendre plus de patriotisme, elle permet à nos adversaires idéologiques de gagner les élections.

En conclusion, que dire ? Je croise des Vauclusiens désorientés qui s’apprêtent à voter dans tel ou tel sens, en se demandant qui ils detestent le moins. Voter est un acte cruel car il nous oblige à faire des choix. Je m’abstiens de juger le choix des autres, car nous allons de toutes manières vers un chaos institutionnel et politique. Le policier victime de la haine hier des manifestants augure d’une période de troubles préocuppante.

En sens inverse, je demande la même tolérance à l’égard de ma démarche.

Ne pas donner de consigne ne signifie pas que je n’ai pas fait mon choix, « in pectore ». Il y a un choix que mes valeurs gaullistes excluent sans équivoque. Il y a un choix auquel mes convictions se dérobent par cohérence intellectuelle. Et pourtant je n’aime pas l’idée de ne pas choisir. Rendre publique ma conclusion serait finalement donner une consigne.

Ce qui est certain, c’est que Macron comme Le Pen n’hésitent pas sur les consignes de vote me concernant, ce qui prouve bien que la Droite ca n’est ni la Gauche, ni l’Extreme-Droite. Contrairement à d’autres députés LR, que le FN veut contribuer à faire réélire en ne mettant aucun candidat, j’aurai face à moi aux législatives le bras droit de Marion Le Pen, la meilleure preuve que le FN n’aime les gaullistes que lorsqu’ils sont malléables. Qui peut penser que le FN nous veuille du bien ?

Quant à Emmanuel Macron, dont on murmure qu’il pourrait faire élire des députés LR en Paca « majorité présidentielle » en évitant d’investir des candidats En Marche, il s’est empressé de désigner parmi ses 14 premiers choix un candidat dans ma circonscription, et pas n’importe lequel : un habitué des plateaux TV, intellectuel à la mode à Paris, proche de Hollande et de Guerini. Qui peut penser qu’En Marche soit notre ami ?

Aussi, s’agissant de mon positionnement idéologique, que ce soit clair : Le Pen ou Macron, je serai dans l’opposition philosophique et politique si je suis réélu député, et je crois qu’ils l’ont compris. Ma seule consolation est de me dire que dans la ruine morale de cette présidentielle, l’espoir d’une Droite nouvelle n’est pas mort car il reste la bataille des législatives. Comme le dit Apollinaire : « Et je chantais cette romance / en 1903 sans savoir / que le poète à la semblance / du beau phénix s’il meurt un soir / au matin voit sa renaissance ».

Julien AUBERT

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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24 commentaires pour Edito politique de M. Julien Aubert, député LR

  1. hugues dit :

    Mr Aubert

    Arrêtez de pleurnicher !! Vous aurez un bilan, et en face de vous 3 candidats FN, PS et EM: que craignez vous?

    Positionnez-vous clairement (avec toutes les nuances que vous estimez justes) sur les clivages qui vous importent ainsi qu’à vos concitoyens, défendez votre bilan et laisser faire les électeurs !!

  2. Lecteur attentif dit :

    Bonsoir Maxime,

    Puisque vous nous communiquez régulièrement les pensées de M. Aubert, député LR, permettez-moi de vous proposer un texte de gens moins portés sur le doute et les contorsions :

    http://www.valeursactuelles.com/politique/tribune-refuser-macron-pour-defendre-notre-civilisation-82511

    Est-il besoin de rappeler que ce Dimanche, nous allons désigner (ou laisser désigner par d’autres ?…) pas moins que le Chef de l’Etat, le Gardien des Institutions et le Chef des Armées ?
    Croyons-nous vraiment que ce soit là un acte assez négligeable pour nous abandonner aux fantasmes de législatives « de consolation » dont le résultat est plus qu’hypothétique ???
    La bataille ne commencera pas en Juin, elle est EN COURS, ICI et MAINTENANT.

    Pour ma part et après mûre réflexion, j’ai décidé que l’abstention n’était pas acceptable. Des deux candidats en lice, c’est Mme Le Pen qui représente à mon sens la nouveauté puisqu’elle au moins ne nous resservira pas tous les chevaux de retour responsables de nos malheurs, les Juppé, NKM Bayrou et autres Rafarin, sans compter la Socialie vaincue, surtout attentifs à continuer leur carrière.
    Mon choix présente des risques ? Certes !!! Mais je l’assume clairement, car j’aurai au moins la satisfaction d’avoir vraiment TENTE AUTRE CHOSE que ce qui depuis trente ans nous fait glisser vers le chaos.
    Et de ne pas m’être contenté de me tordre les mains à longueur de colonnes en me gardant bien d’annoncer un choix clair.
    Dans CINQ jours, nous désignons pour CINQ ANS la personne qui va être à la tête du pays. Ce n’est pas en jouant les Bazaine que nous sauverons ce qui peut l’être: la politique est comme la guerre, il faut bien à un moment choir entre le mauvais et le pire. Patton le savait bien, qui savait prendre des risques.

  3. Citoyen dit :

    « Parce que ces consignes ont eu un effet particulièrement contreproductif sur un électorat sorti très amer de cette campagne à l’égard de ses chefs. » ….. « ses chefs » ?? …
    Je crois que vous avez mis là, le doigt sur un point essentiel …. Celui de la « collusion des élites » qui se prennent pour des « élites » ….
    Le jour où ces « zélites » redescendront sur terre, en ne se prenant plus pour des « chefs », mais pour ce qu’ils sont, c’est à dire de simples individus (comme les autres) qui sont payés par les contribuables pour faire un simple job ! … Job, sur lequel ceux qui les paient on un droit de regard … Alors, il prendront moins les baffes, qu’ils se prennent dans la gueule… et qui sont souvent méritées ….
    Mais, sont-ils tous en mesure de le comprendre ?
    Et pour les consignes, c’est tout à fait vrai, les gens sont suffisamment grands pour se passer de l’avis de ceux qui se prennent pour des « chefs » …

  4. Roland dit :

    Monsieur Aubert vous ne m’êtes « connu » qu’au travers du blog de Monsieur Tandonnet et avec tout le respect que je vous dois je vous signale que votre avis ou votre avenir politique m’importe peu. Vous faites parti de cette clique de politicards de droite ou d’ailleurs qui nous met aujourd’hui dans cette situation dramatique. Grâce à vous et vos amis LR nous allons vraisemblablement avoir le clone de Hollande à la tête de l’Etat. Ne rêvez pas, les législatives pour les LR sont perdues. Dans la très grande région oú je me trouve (après le passage de la boîte à outil de simplification hollandienne !) la plupart des LR sont « En Marche » depuis longtemps pour sauvegarder leurs acquis. Pendant toute la campagne on ne les a pas entendus défendre la cause de FILLON, donc le sort du pays était pour eux tout à fait accessoire. Bientôt il faudra créer des centres de déradicalisation pour que MLP ne prenne pas démocratiquement le pouvoir.

  5. Koufra dit :

    Bonjour Maxime,

    Le vote Fillon était le seul a permettre de mettre en place un gouvernement avec une majorité à l assemblée.

    Le déchirement a droite comme a gauche pour avoir des investitures va durablement entraîner un émiettement des voix et une instabilité.

    Force est de constater que le vote est devenu foncièrement communautaire.

    Les blancs hétéro votent droite et fn, les communautés et les fonctionnaires hors police et armée votent à gauche.

    Le clivage n est plus droite libérale contre gauche prolétarienne mais bien sur une base communautaire.

    Très franchement, je ne vois pas ce que cela amènera de bon.

    Ne souhaitant pas voter pour un communautariste ou pour un autre, je m abstiendrai au second tour et me réserverai pour les législatives.

    Amitiés

    Koufra

  6. lostlabour dit :

    Eh bien vous n’avez qu’à vous entendre avec eux.

    Si vous êtes européiste, immigrationniste, repentant ou libéral, ce n’est pas possible bien sûr.

  7. corinne grillierre dit :

    je me permet de copier collé et de le mettre son mon facebook marthe salé

  8. corinne grillierre dit :

    je partage son analyse ,et comme je suis en PACA je vais bien enregistrer les nom des candidats LR ou UDI qui n’auront pas de candidat EM en face d’eux

  9. Vanco dit :

    Un aussi long article pour ne pas faire la différence entre un mouvement démocratique et un Parti xenophobe, homophobe,et non attaché à la liberté de la presse par exemple…..De Gaule su choisir au pied du mur la défenses de nos valeurs republicaines sans hésiter!

    • Elden dit :

      Je ne suis pas sûr que l’un et l’autre soient réellement démocratiques. L’objectif d’En Marche est d’aboutir à un tripartisme avec un partie  »centrale » modérée, camp du bien, et deux parties dits extrémistes ou radicaux, économiquement insensés, camps du mal… Le pouvoir en place a laissé Le Pen se dédiaboliser pour aboutir à ce résultat. Les deux extrêmes se phagocyteront toujours, ce qui laissera toujours le pouvoir au parti central. pas franchement démocratique comme situation (relire 1984…). Le Pen pourrait paraitre plus démocratique, mais la base historique du FN reste très tendancieuse et avec un pouvoir absolu, un régime isolé et peu démocratique et xénophobe risquerait de se développer également.

      Choix difficile pour moi et je m’oriente vers un vote blanc, par dépit.

      Je comprends le désarroi de ce député et sa démarche sur ce point.
      Ce qu’aurait fait De Gaulle est inconnu de qui que ce soit, mais je ne suis pas persuadé qu’il aurait été dans le camp de ceux targuant des valeurs républicaines. Le conseil national de la résistance a accueilli en son sein des communistes à l’époque, faisant fi des avis de l’époque. Il aurait probablement choisi comme le dit Julien AUBERT la France forte, souveraine, ouverte et libre. Où est-elle aujourd’hui ?

    • Eric dit :

      @Elden
      Tout à faiten phase avec votre commentaire.
      Depuis des années, le politiquement correct est la police de la pensée de notre démocratie « encadrée ». Tout sujet devient tabou à partir du moment où il a été abordé par MLP ou par le FN.
      Nous somme déjà en « 1984 ». EM nous prépare la suite, « le meilleur des mondes ».
      Faut-il voter MLP pour en sortir ?
      Réponse dans l’isoloir.

  10. Curmudgeon dit :

    Si on est pour « le primat du politique sur l’économie », est-on si loin de ça de Marine Le Pen ?

    En quelles actions consiste précisément ce primat ?

    Les politiques savent-ils mieux que les acteurs des marchés ce qui leur convient dans le respect des lois ?

    Savent-ils par exemple fixer les prix, en vertu de connaissances spéciales fermées au menu peuple ?

    D’où tirent-ils ce savoir stupéfiant ? Qui les a certifiés comme détenteurs de ces arcanes ?

    Ce qui est censé valoir pour l’économie vaut-il pour d’autres domaines ? Si oui, lesquels ? Pourquoi ?

  11. M.H. dit :

    « …esprit d’une Droite Nouvelle… »
    Nous serions ravis de pouvoir adhérer à cette « Droite Nouvelle » s’il s’agissait d’un nouveau parti excluant la droite molle centriste et ses trahisons répétées ! Dorénavant nous soutiendrons ceux qui afficheront clairement et sans concessions la ligne libérale/conservatrice de F. Fillon. En attendant : abstention au deuxième tour (impossible sans se renier de voter pour l’un des deux candidats) et aux législatives nous ferons le tri…

  12. Mildred dit :

    Mais qui est donc ce monsieur Aubert, inconnu de la plupart des Français, qui semble avoir blog ouvert chez monsieur Tandonnet ?
    C’est un jeune député qui, le 21 avril ici-même, nous exhortait : « En 2017, vengez-vous de 2012 ! » Mais n’ayant pas une seule fois écrit le nom de Fillon dans son article, il n’aura sans doute pas été trop étonné qu’il ne soit pas élu le 23 avril !
    Puis le 26 avril, en compagnie de trois de ses petits camarades de l’Assemble Nationale, élus LR comme lui, il nous disait que « l’Histoire retiendra que la droite… mérite l’Oscar de la droite la plus bête du monde ». Mais n’était-elle pas déjà affublée de cet Oscar depuis plus de cinquante ans ?
    Et aujourd’hui, alors que Nicolas Dupont-Aignan a fait alliance avec Marine Le Pen – ce qui pourrait être vu comme un sursaut de cette droite, au moment où la plupart des éléphants LR ont fait allégeance à Macron – monsieur Aubert nous dit qu’il ne donnera pas de consigne de vote – comme si quelqu’un lui en avait demandé – tout en gardant le regard fixé sur ce candidat investi par Macron dans sa circonscription : « et pas n’importe lequel : un habitué des plateaux TV, intellectuel à la mode à Paris, proche de Hollande et Guérini. »
    Bref, on comprend que « le tragique de la situation » dont il voudrait que les Français « prennent conscience » est surtout tragique pour lui. Qu’on vote Macron ou qu’on vote Le Pen, dimanche prochain, monsieur Aubert risque fort de perdre son siège à l’Assemblée Nationale !

  13. Gérard Bayon dit :

    Bonjour Julien Aubert, à toutes et à tous,
    Messieurs les politiques et commentateurs de droite et de gauche, pourriez-vous cesser de vous référer pour n’importe quel sujet au Général de Gaulle. Laissez-le reposer en paix, il l’a bien mérité et il ne se reconnaitrait surement pas dans la pagaïe actuelle ni parmi les médiocres qui utilisent ses paroles.
    Lorsque vous et vos collègues politiciens parlez « d’autorité morale » n’entendez-vous pas les rires et les sarcasmes en réaction à ces mots aujourd’hui vides de sens lorsqu’ils sont utilisés par des personnages déconnectés des réalités ?
    Lorsque j’ai entendu hier NDA déclarer « être soucieux de la place qu’il laissera dans l’histoire de France » j’ai failli m’étouffer tant cette petite phrase (après celle de Hollande sur le même sujet) montre la mégalomanie et peut-être même la folie pathologique de nos candidats.
    Comme beaucoup d’électeurs et de sympathisants de droite, j’ai été très déçu de la campagne électorale et notamment de l’incapacité de LR à se sortir du bourbier déclenché par les médias. J’ai encore été davantage déçu par l’attitude, à mon avis, inconséquente de F. FIllon de demander à voter pour E. Macron quelques minutes après sa défaite puis des comportements honteux de certains leaders LR s’empressant de se rallier à l’illusionniste en proposant même leurs services pour le cas où il aurait besoin d’un premier ministre ou de ministres. Je ne souhaite maintenant que deux choses : que tous ces personnages ignominieux disparaissent du milieu politique et que LR se saborde pour faire naître un nouveau parti de droite débarrassé de ces apparatchiks.
    Quant aux consignes de vote, elles ne valent que pour les gens ambigus ou pour les calculateurs. J’ai toujours voté en mon âme et conscience sans obéir aux dictats de chefs de meutes ou aux soit disant conseils éclairés des uns et des autres.
    Dimanche prochain j’irai voter et je choisirai le vote blanc car je me refuse de choisir entre ces deux candidats qui représentent pour moi le concentré de la médiocrité et de la bassesse politique.
    Pour ce qui est des législatives, je ne connais pas encore les candidats mais je peux déjà affirmer que je ne voterai ni pour les candidats représentants les deux finalistes de la Présidentielle ni pour ceux de la gauche ni d’ailleurs pour un candidat LR qui aura participé à cette situation catastrophique qui nous conduira sous peu au chaos de notre pays.

    • Laurent Grélot dit :

      @Gérard Bayon
      Merci d’avoir exprimé avec beaucoup de clarté et de conviction ce que je pense..et je ne suis pas le seul. Malheureusement, beaucoup n’iront pas jusqu’au bout de votre (notre) raisonnement en éliminant aux législatives les candidats qui ont participé à cette « farce » dont nous sommes devenus les dindons.
      Cordialement
      Laurent

  14. Bernard dit :

    Bonjour Monsieur Aubert,
    Bravo, je partage tout à fait votre avis. Mon candidat a été laminé par une presse aux ordres du Pouvoir en place. Que certains caciques des LR me disent ce que je dois voter mais pour qui se prennent ils ? Ils n’ont pas été capables d’amener notre candidat au second tour, prenant je ne sais quel prétexte pour fuir alors que F.F. aurait eu besoin d’un soutien. Soutien y compris pour l’aider à réagir positivement dès le début de l’affaire du Canard pour éviter qu’il ne s’enferre et que nous soyons dans la situation d’aujourd’hui.
    J’ai eu beaucoup envie de voter blanc pour montrer que je voulais ni l’un ni l’autre jusqu’à dimanche 30 avril. Je vais à contre cœur prendre une position car elle me fait peur avec son programme économique à la c… Mais est ce un programme ou bien plutôt un attrape gogos ?
    Ce que je souhaiterais maintenant que c’est plié pour la Présidentielle, c’est que vous les jeunes quaternaires des L.R. vous preniez le pouvoir et que vous envoyez à leur retraite tous ces anciens – dans ma tranche d’âge je vous rassure – qui ont faillis par calculs personnels.

  15. Q dit :

    La seul facon pour la droite de retrouver sa primaute est pour le FN de disparaitre, et pour cela il faudrait qu’il soit aux manettes et se plante au bout de 6mois (ou moins).Le FN dans l’opposition ne va que doucement phagociter un peu plus de la droite.

  16. Jean-louis Michelet dit :

    D’un côté, la douceur des mots.
    Qui ne dirait pas Oui à plus de souveraineté, plus de protection (des classes populaires) évidemment.
    De l’autre, que faut-il comprendre avec :
    « Le grand vent actuel de la libre concurrence »
    « Primat du politique sur l’économique »
    C’est votre programme, Monsieur le député ?

  17. Philippe dit :

    Monsieur Aubert,
    Je vois avec déception que vous n’avez pas encore compris les causes de l’échec de la droite.
    Cela a commencé avec la guerre des petits chefs Coppé et Fillon.
    Vous et vos collègues députés auriez dû taper du point sur la table et mettre fin à cette guerre des égos pensant plus à leurs privilèges qu’à l’intérêt général.
    Mais vous avez regardé le spectacle débile de ces chefaillons d’opérette plutôt que de les éjecter à coup de pieds aux fesses.
    C’était à la base, à vous députés, de dire stop, choisir un leader un chef et de le suivre contre vents et marées.
    Mais les uns et les autres vous avez été lâche en pensant peut-être qu’il y aurait une place pour vous.
    Ils vous appartenaient de dire à ces guignols de respecter les électeurs, vous « soi-disant des gens de terrain » vous qui « soi-disant » voyez la misère humaine et les problèmes des français chaque jour. Vous vous deviez leur rapporter la réalité du terrain et leur dire vous changez de comportement ou l’on vous vire.
    Mais vous êtes des gens de terrain au moment des élections et après on oublie les français!
    En tant que représentant du peuple, élu par le peuple, vous aviez la mission de recadrer les leaders du parti, quitte à les virer avec pertes et fracas.
    Le peuple aujourd’hui a perdu sa souveraineté, au détriment des partis. Partis qui se servent de l’Etat. L’état est aujourd’hui au service des partis pour les partis. Aujourd’hui encore vous démontrez que vous n’êtes toujours pas capables de vous entendre.
    Alors au lieu de vous morfondre agissez! virez tous les parasites!
    Dans beaucoup de pays démocratique ceux qui ont perdu des élections on ne les revoit plus, mais en France ce n’est pas le cas, ils s’accrochent comme des sangsues à leurs privilèges.
    Tous les leaders des républicains doivent partir, ils ont été incompétent donc dehors! Plus aucun mandat.
    Mais seul les leaders des vrais pays démocratiques ont le courage de le faire, mais en France la monarchie des politicards d’opérette ne sera pas capable de le faire.
    Nous allons encore galérer avec ces politicards nuisibles pour la France.
    Et cessez de parler de Gaullisme sans en comprendre la signification profonde, rien qu’en lisant vos lignes, je vois que vous ne savez pas ce qu’est le gaullisme et la signification de ce mot, je vous invite de prendre le temps de relire ses oeuvres et de vous en imprégner.

  18. Infraniouzes dit :

    Cher Monsieur Julien Aubert, vous qui êtes très avisé puisque député, j’aimerais que vous qualifiez les débordements extrêmement graves qui se sont produits en marge des défilés du 1 mai et qu’on doit, semble-t-il, à l’extrême gauche ? Auriez-vous, peur pour votre futur mandat, de parler de fascisme d’extrême gauche ? Ou est-ce-que cela ne se fait pas dans les milieux autorisés à en parler ? Pour l’instant, sauf erreur de ma part, je ne vois que des voyous manipulés sans doute par les partis à gauche mais qui cherchent, par la provocation, à déclencher une violente réaction du FN laquelle sera immédiatement qualifiée de pire horreur fasciste. C’est regrettable que bien des hommes politiques de droite continuent d’avoir cette réaction de « femme battue » quand il s’agit des exactions de l’extrême gauche mais plastronnent comme des Matamor s’il s’agit de fustiger le FN. Enfin, le courage est une vertu qui se fait rare. Cette droite française est, à mes yeux, exactement celle de 1940 dans la débâcle: « sauvons ce qui peut être encore sauvé et pour le reste à la grâce de Dieu »…

    • Tracy LA ROSIÈRE dit :

      C’est très bien, seulement ils ne vous répondront pas…

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