Le vote de l’apocalypse

Le vote du premier tour des présidentielles ne doit pas être interprété comme un résultat traditionnel que la « droite » viendrait de perdre face à la « gauche » incarnée par M. Macron. Cette vision est superficielle et fausse.  Nous sommes, me semble-t-il, dans une autre logique, celle de l’apocalypse générale de la classe politique. Le parti socialiste au pouvoir est écrasé, broyé, détruit avec 7% des voix. La « droite » est balayée elle aussi, avec 19% des voix alors qu’elle disposait d’un boulevard après 5 ans d’opposition. Elle est victime de l’impasse des primaires, de la succession des scandales et de la médiocrité d’une génération finissante. Enfin, la France d’en haut, tout l’aéropage des experts bienpensants, annonçaient une fulgurante percée du parti lepéniste, en première position, dépassant 30, voire 40% des suffrages, emportant tout sur son passage. Or, ce dernier n’accomplit qu’un score dérisoire de 21%, loin derrière M. Macron, avec la certitude d’un écrasement au final qui lui sera peut-être fatal. Aucune force politique ne sort indemne de l’apocalypse du 23 avril, sinon peut-être un revenant: le parti communiste français, à travers M. Mélenchon.

Quel est ce président de la République que la France vient sans doute de se donner le 23 avril avec un résultat de premier tour faiblard, qui ne marque aucun engouement aucune adhésion populaire? Il est un homme de 39 ans, sans expérience de l’Etat ou presque, ni de la vie politique, n’ayant jamais de sa vie été confronté au suffrage universel, n’ayant jamais fait la moindre preuve d’une efficacité quelconque au pouvoir, à deux  exceptions près: la libéralisation du transport par car et l’ouverture des magasins le dimanche. Il semble de prime abord dépourvu de vision historique. Adulé par le monde médiatique qui en a fait son idole, il doit son succès à un étrange effet de mode qui va s’accentuer dans les jours avenir, jusqu’à l’extase, avant de se transformer, au fil des déceptions, en mise à mort rituelle. Le second tour annoncé de ces présidentielles est le pire cas de figure que nous pouvions imaginer: nous sombrons dans un affrontement idéologique grotesque entre « mondialisme » et « nationalisme » alors que la France a tant besoin de sérieux, d’un gouvernement d’action et de réforme. A travers lui, les Français n’ont pas voulu prolonger le mandat de M. Hollande. Ils ont voulu voter pour un visage nouveau. Ils ont fait le choix d’une sorte de vide, de néant qu’ils ont voulu porter à l’Elysée, dans un contexte de discrédit absolu de la fonction présidentielle.

Nous n’avons pas le droit de désespérer face à cette apocalypse matinée de béatitude. M. Macron, porté par un fantastique effet médiatique, n’a pas d’orientation politique précise ni de projet clair, encore moins de force politique structurée susceptible de lui fournir une majorité stable. Le vote du 23 avril est avant tout celui de la neutralisation du pouvoir élyséen. De fait, même si cela est extrêmement difficile à admettre pour nos esprits intoxiqués au présidentialisme, l’Elysée a perdu l’essentiel de sa puissance et de son autorité morale. Est-ce définitif ou provisoire? C’est ce que j’ignore. Tout dépend de la capacité du système politique français à engendrer un nouvel homme d’Etat dans l’avenir.  Mais en attendant, les cinq années qui viennent ne dépendent désormais plus que d’une chose: la lucidité des Français dans leur vote aux législatives de juin. Celui ci sera infiniment plus difficile à manipuler. Il est facile pour la propagande médiatique de matraquer un candidat aux présidentielles et d’en magnifier un autre. Sur un scrutin réparti en 577 circonscriptions, la manœuvre est plus complexe. C’est pourquoi, comme je le répète depuis des mois ou des années, le vrai rendez-vous démocratique sera celui de juin 2017. Il n’était pas celui de ces présidentielles truquées. Ceux qui veulent sauver leur pays doivent impérativement se mobiliser et saisir cette occasion inespérée de bousculer le cours des choses et de rompre avec la fatalité.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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61 commentaires pour Le vote de l’apocalypse

  1. FT dit :

    La Ve République était, dans sa version de 1958, d’essence parlementaire… Cela ne serait pas si mal d’y revenir.

  2. Sganarelle dit :

    Macron ou Le Pen qu’importe . De toutes façons ce sera ingouvernable.
    Faites vous plaisir si votre coeur penche pour l’un ou l’autre ou sinon restez à la maison.
    Fillon parti il ne reste aucune chance pour la France d’union entre les villes et les campagnes et en ce qui concerne « mesure » et bon-sens nous serons plongés dans l’extrême et la continuation du chaos.
    Bon courage

  3. Après s’être tiré une balle dans le pied enéliminant Fillon, le peuple commence à réaliser que les deux candidats restants sont des dangers pour eux et la nation !

  4. de Cydelah dit :

    « M. Macron, porté par un fantastique effet médiatique, n’a pas d’orientation politique précise ni de projet clair, encore moins de force politique structurée susceptible de lui fournir une majorité stable.  »
    Et pourtant çà ne pèsera pas lors du second tour.

    « Elysée a perdu l’essentiel de sa puissance et de son autorité morale.  »
    Et pourquoi donc ?

     » la lucidité des Français dans leur vote aux législatives de juin. »
    Certes la colère est en effet mauvaise conseillère. Mais,
    [Si vous êtes en colère venez voter. Le principal c’est d’aller voter et de ne pas attendre le lendemain du vote pour protester. / François Hollande le 18 mars 2017 à Crolles – Hollande ]

  5. ann dit :

    Imagine-t-on le Général de Gaulle appelant à voter pour un Emmanuel Macron ?
    Joke…..
    Monsieur Fillon a été victime d’un dispositif anti-démocratique qui fonctionne régulièrement en France depuis des années et montre toute sa nocivité à espace régulier contre un homme politique trop à droite en situation de gêner les intérêts des lobbies les plus puissants. Des médias dociles à ces lobbies dominants relaient des accusations, une justice s’en saisit pour laisser fuiter des éléments d’enquêtes pour parution tous les mercredis (ce qui est illégal) afin que s’organise une sarabande infernale pour disqualifier la victime afin qu’elle cède….et s’efface du devant de la scène avant d’être blanchie plusieurs mois après…..
    C’est parfaitement anti-démocratique, cela a été mis en oeuvre contre lui et nous en étions tous révoltés…

    En conséquence s’il est vraiment innocent -comme il l’a toujours affirmé et nous en avait convaincus- et donc victime de ce déni de démocratie de la part de ce pouvoir qui l’a organisé pour faire gagner son adversaire, appeler à voter pour lui pour lutter « contre l’extrémisme » est surréaliste. Et d’autant plus que l’adversaire de ce pouvoir n’a jamais gouverné et ne lui a rien fait…. Il aurait invoqué le programme de Macron -plus proche du sien- mais de grâce pas le souci de préserver la démocratie en barrant la route au FN ! C’est nous prendre pour des cons.

    Pour info je vous rappelle que le sieur Plenel de Médiapart (un des deux médias lyncheurs récurrents avec un beau « palmarès » de lynchages à son actif) s’est souvent indigné que des ministres dans le passé ne démissionnent pas à peine les parutions des révélations dans son média. Réalise-t-on vraiment ce que cela implique et ce que cela révèle sur le niveau de « démocratie » auquel nous sommes descendu ? Pas très loin des dadzibao (ortographe incertaine)de la révolution culturelle maoïste…. Et le danger ce serait Le Pen ?

    Imagine-t-on le président Poutine face à un Emmanuel Macron ? Le président Trump ? Ensemble devant Emmanuel Macron, et surtout ce regard complice entre eux à son passage ?

    Tout ceci est l’aboutissement d’un long processus dont les défenseurs de la grandeur de la France se sont fait les complices tacites depuis trop longtemps… Le mal est fait…..

  6. Florian Cherré dit :

    Des élections ??? un coup d’état serait bien approprié…Nous sommes en train de vivre le premier coup d’état électoral de l’histoire ( et ce ne sera pas le premier ), tout été joué d’avance et la caste médiatico-financière a grandement participer à cet gigantesque mascarade. Le but de cet manœuvre n’a désormais plus de mystères pour moi… faire couler les 2 grands parties historiques de la cinquième république, mettre en scène et encourager la montée des soit-disant « populistes » et présenter ce nouveau pseudo-président comme le messie qui appellera à l’union républicaine contre les menaces intérieurs, afin de créer un grand partie rassemblant les forces politiciennes de la gauche jusqu’à la droite en passant par le centre, un conglomérat progressiste et libérale qui aura les mains libres pendant 5 ans pour piller et achever définitivement notre beau pays. Après 45 ans de destruction progressive et accélérée sur les 10 dernières années, la dernière étage de la fusée est désormais lancée. Et tout ça au bénéfice de l’oligarchie financière dont Macron en est le fidèle et bien trop visible représentant. Dans la vie, Il ne faut jamais faire confiance à un banquier, dans le monde des affaires, c’est encore plus le cas, alors imaginez un banquier à la tète d’un pays qui est encore ( plus pour longtemps) la cinquième puissance du monde contemporain. Mes amis, l’heure est grave, la France ce vieux pays a vécu bien des épreuves dans sa longue histoire, aujourd’hui la France est de nouveau menacée, mais c’est une menace inédite, plus sournoise et sans tragédie apparente, et pourtant elle est là, à nos portes.

  7. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Les législatives un rendez-vous démocratique pour ceux qui aiment leur pays ?
    Vous galéjez, j’espère !
    Ordre à la présidentielle : « votez macron » ! sous prétexte de l’hydre FN, dont tout le monde sait qu’il ne présente pas de danger, qu’il n’a pas d’alliances.
    Et contrordre aux législatives : sus au Macron !

    Mon post laissé chez Souris vous explique pourquoi je n’en ferai rien :

    Je suis en deuil, j’ai perdu « ma » France, une deuxième fois. Je n’ai donc plus rien à perdre.

    « Les déserteurs », sont des collabos sans castagnettes et, oui, ils se précipiteront avec bouquets de fleurs et hymne à la joie, pourvu qu’ils gardent leurs gamelles, même si elle a un goût avarié.

    Je suis de droite, et comme mes convictions sont vraies, non guidées par une quelconque allégeance pour mieux me placer socialement ou financièrement, je le reste.
    Mais, il est hors de question que ma voix se pose sur une quelconque trombine qui, en quelques minutes, est passée de « Emmanuel Hollande » à « nous n’avons pas d’autre choix que voter Macron ».
    Quel mépris pour les Français que ce retournement . Quelle débâcle en marche ! Quel déballonnage tragique !
    Une lumière crue sur des renégats, serviles au point de se mettre à plat ventre devant n’importe quelle opportunité, pourvu qu’ils sauvent leurs fesses. Répugnants ploutocrates !

    Que rejoignent-ils, et quel pays veulent-ils diriger ? Celui que le Macron veut effacer et réduire à une petite région d’Europe, un pays qui n’existe plus, un no mans’ land multiculturel, déraciné, mondialisé, globalisé, avec un « peuple nouveau » tant annoncé par tous les bateleurs et autres apprentis sorciers.

    La France éternelle, qui s’en soucie ? Celle que nous aimons, pourtant, charnellement et de tout notre cœur. Allons-nous les laisser, fussent-ils des hommes de droite, l’enterrer, la piétiner, la trahir pour plaire à la finance folle et à un banquier, ancien énarque venu tranquillou pantoufler pour amasser du fric qu’il n’a même pas su faire fructifier. Un guignol. Un de plus.

    Non ! Nous devons les en empêcher, tous, y compris cette fausse droite qui veut que nous acceptions ses lubies qui nous perdent. Ils ont choisi leur combat : courir après le FN plutôt que se concentrer sur le régalien ; sécurité, comptes publics, chômage, école, continuent de se dégrader mais l’ennemi, le seul à combattre c’est le FN ?
    Bêtise du « front républicain », épouvantail bien commode pour s’exonérer de s’atteler à la seule vraie tache qui leur incombe : l’avenir de la France, le sort des Français, la remise en ordre de la gestion du pays. Force est de constater que ça passe après un front républicain, bien fissuré pourtant car les moutons n’ont pas l’intention de se mettre en rangs, au garde-à-vous, comme des petits soldats de plomb disciplinés et sans cervelle.

    Cette droite-là, je la vomis. Elle a oublié ses valeurs, elle est devenue aussi rose que les socialos.
    Si l’on veut de nouveau un parti de droite qui ne nous trahisse pas, il faut sanctionner tous ces masques, jusqu’à ce qu’ils soient obligés d’abdiquer et laisser leurs places à plus compétents et plus sincère qu’eux. Tout est à reconstruire, depuis les fondations jusqu’au toit.

    Ils peuvent toujours se brosser : pas un seul des Républicains n’aura ma voix aux législatives.
    Pourquoi le ferais-je ? Pour qu’ils puissent ensuite la pervertir au gré de leurs caprices ?

    Amicalement,

  8. prosper dit :

    Macron est le Prométhée moderne. Une créature médiatique des « docteurs » Attali et Barbier (si en on croit : – http://www.humanite.fr/macron-candidat-officieux-du-commando-attali-barbier-604084).
    Sûr de lui, hautain ( «Moi, je n’ai pas de leçon à recevoir du petit milieu parisien», a-t-il encore relancé.) il fête sa «  » »future victoire » » » (- http://www.bfmtv.com/politique/de-jacques-attali-a-line-renaud-ceux-qui-etaient-au-diner-d-emmanuel-macron-a-la-rotonde-1149591.html )
    Les sans-dents changeront de nom : ils redeviendront des gueux.

  9. Georges dit :

    Avec Macron ça va être du joli,rendez-vous dans 5 ans.

  10. Garnier dit :

    Un président qui ne pourra pas réunir une majorité parlementaire est moins dangereux que celui qui le pourra ; il faut donc voter MLP

  11. josephhokayem dit :

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

  12. Via dit :

    Non, je répugne viscéralement à voter Macron, aussi brillant puisse-t-il être, coaché par son cornac et son aréopage de soit-disant experts. Pour la troisième fois consécutive, c’est le candidat de la médiasphère qui est élu. On pourrait ajouter DSK comme quatrième larron, s’il ne lui était pas arrivé l’affaire que l’on sait.
    Fin juin, nous aurons une image plus précise de ce qui nous attend pour les cinq ans à venir mais la bourse n’attend pas le résultat des législatives. Il semblerait que l’euro ait fait une poussée. Est-ce parce que le danger JLM est écarté ?

  13. lost labour dit :

    « Enfin, la France d’en haut, tout l’aéropage des experts bienpensants, annonçaient une fulgurante percée du parti lepéniste, en première position, dépassant 30, voire 40% des suffrages, emportant tout sur son passage. »

    Il me semble que vous vous trompez : les sondages d’il y a quelques mois prévoyaient 26% pour le FN et 2% pour DLF, finalement on a bien le total annoncé de 28% mais avec une répartition différente entre le FN, DLF, et Asselineau.

    La droite souverainiste est donc bien au niveau annoncé, sensiblement plus élevé que celui de la droite libérale.

    Enfin, la droite n’a pas été pénalisée par les affaires mais par son programme, ou pour le dire autrement, par les primaires.
    Les connivences affichées de Fillon avec le monde de l’argent n’aurait en effet pas eu le même effet s’il avait eu un programme économique raisonnable, ce qui n’était pas le cas.

    Les préférences de l’électorat de droite vont manifestement à un programme qui soit également conservateur sur le plan économique ; et la droite libérale s’honorerait en en tenant (enfin) compte…

  14. hugues dit :

    Macron a un boulevard, bien sûr pour le second tour, mais aussi pour les législatives. En un an il a réussi à faire ce que d’autres avaient rêver de faire avant lui, faire émerger un parti libéral et central entre une droite dure d’un coté et une gauche radicalisée de l’autre: c’est un espace potentiellement grand qui s’ouvre devant lui.

    Arrivera-t-il à construire, à partir de cet espace, un parti majoritaire aux prochaines legislatives ? C’est son nouveau défi à court-terme.

    Il peut disposer d’une fenêtre d’opportunité dont, s’il est intelligent, ce dont je ne doute pas, il devra se saisir. Quelques avantages dont il pourrait disposer pour ce défi:

    – une victoire franche face à MLP
    – Une gauche de gouvernement qui est orpheline
    – les centristes et la gauche de la droite (les électeurs de Juppé pour simplifier) qui ont le sentiment de s’être fait voler l’élection présidentielle par la droite dure
    – une droite qui aura besoin du soutien d’En Marche! pour gagner en cas de triangulaire face aux FN, en particulier dans les circonscriptions Nord et PACA
    – une gauche radicale (PS, FI, EELV, PC) éparpillée aux législatives: pour une problématique financière de leur parti, ils peuvent difficilement ne pas présenter un minimum de candidat éligibles en concurrence les uns des autres et en fin de compte se faire doubler par En Marche!
    – l’économie mondiale plutôt en grande forme et dont la France commence à profiter, grâce entre autre aux quelques mesures libérales du gouvernement Valls
    – L’UE, qui s’est fait peur avec le Brexit puis le risque MLP/Mélenchon, et qui prend conscience qu’elle a tout intérêt à favoriser Macron: je suis prêt à parier que le gouvernement Macron aura de beaux succès auprès de l’Allemagne en particulier pendant les semaines précédant les législatives, avec renvoi d’appareil à Angela Merkel pour ses élections fin 2017. Idem pour le rapatriement en France de services financiers britanniques suite au Brexit.
    – Les USA qui voit d’un bon œil une remontée de l’Euro face au dollar, une baisse du risque financier dans la zone Euro et une flambée printanière des marchés qui va avec
    – les mouvances sociales libérales européennes: les LibDem britanniques qui, lors des prochaines élections générales en GB, vont porter l’arrêt du processus de sortie de l’UE. Les « Cuidadanos » espagnols, le courant Renzi en Italie…la constitution d’une telle force politique en Europe peut booster la confiance et potentiellement faire de Macron une sorte de leader européen, leadership que l’Allemagne ne voulait plus assumer seul et qu’elle va enfin pouvoir partager avec la France
    – la nomination au gouvernement Macron de ministres bien choisis pour sinon plaire au moins étonner et piquer la curiosité
    – une organisation du pouvoir exécutif plus orientés business, avec un management plus efficace, moins redondant, moins concurrentiel entre l’Elysée et Matignon
    – le lancement de projets/prise de décision rapides et emblématiques dès le gouvernement formé (par exemple dans le domaine de la vie politique, transparence, réduction du nombre de parlementaires, etc.)

    • Hugues, fichtre, quel enthousiasme! Votre célérité et votre jubilation dans le retournement de veste font plaisir à voir!
      Maxime

    • hugues dit :

      Je ne suis pas optimiste car je doute que Macron y arrive. Mais il faut admettre qu’il a de nombreux atouts… s’il sait s’en servir.

      Je ne tourne pas ma veste car j’aurais préféré que Fillon soit à sa place. Mais ca faisait longtemps que je ne me faisais plus d’illusion sur une victoire de Fillon (même si j’espérais qu’il soit au second tour).

      Il n’y a aucune célérité particulière mais juste le résultat d’une déjà longue réflexion sur la probable victoire de Macron.

      Par contre, je ne souhaite que le succès de mon pays, les partis politiques et la carrière de leurs leaders/élus/militants me passent bien au dessus de la tête.

      Si Macron fait ses preuves durant les premières semaines de son quinquennat, il est clair que je n’hésiterais pas à le soutenir aux législatives. C’est d’ailleurs la meilleure manière d’aider la droite à se remettre en question: ils sont comme certains gosses, s’ils ne sont pas pousser dans leur retranchement, ils ne le feront pas par eux-mêmes.

  15. Pierre N dit :

    L’implosion des deux partis dits « de gouvernement » laisse ce pays dans un vide institutionnel sans précédent sous la Vème République. Le vote du 7 mai prochain va voir s’affronter d’un côté les partisans de la « France d’abord » et de l’autre le camp européiste et internationaliste emmené par un digne représentant de ce qu’il convient bien d’appeler « les hommes de Davos ».

    Vous dites que « le vrai rendez-vous démocratique sera celui de juin 2017 ».
    Certes, mais quelle majorité pourra émerger de ces élections législatives ?
    Le risque de morcellement de la droite est maintenant très important entre une fraction qui voudra rejoindre Macron, la fraction de ce qui restera de la droite classique et une fraction que le fameux « pacte républicain » commence sérieusement à agacer et qui cherchera à négocier avec le FN.
    Donc il ne serait pas étonnant que, dans un certain nombre de circonscriptions, se présente:
    un candidat de la gauche extrême (dénomination que l’on avait quelque peu oubliée ces dernières années), un candidat socialiste cherchant à se maintenir, un macroniste (néologisme à désormais prendre en compte), un candidat de ce qui va rester de la droite classique et enfin un candidat du parti de celle qui sera ou qui aurait pu devenir la première femme présidente de la République.

    Nous risquons donc de nous retrouver dans un pays totalement ingouvernable, donnant aux générations post baby boom une image relativement fidèle de ce qu’a été la IVème République.
    Bref, sous couvert de modernité et de progrès, ce pays revient vers le passé.

  16. gabbrielle dit :

    micron et ses macaronades ( à Sète, c’est l’utilisation des restes), c’est la remballe des supermarchés, un emballage neuf pour un produit périmé!

  17. annick danjou dit :

    Voilà ce que dit Eric Ciotti: meilleur que Fillon.
    “Je refuserai d’entrer dans des combinaisons partisanes qui vont à l’encontre de l’esprit de la Ve République”.

  18. E. Marquet dit :

    L’énarchie sauce hollandaise vient de confisquer le pouvoir pour encore cinq ans, avec des méthodes pour le moins surprenantes. Pour moi, ce ne sera ni Macron, ni MLP.
    Quant aux législatives ! Je fais partie d’une circonscription acquise depuis des décennies à la gauche qui a même été redécoupée il y quelque temps déjà par JM A, (l’homme au combi-volkswagen, bien connu maintenant des Français pour sa célèbre boite à outils), pour l’avoir à sa main. Les quartiers qui votaient trop à droite ont été réunis à ceux qui votaient « bien » et avaient plus d’électeurs. Il suffit de voir une carte pour se rendre compte du bidouillage.
    Dans ma commune, la droite aurait pu gagner les dernières municipales, mais une centriste a refusé de s’allier avec le LR. Echec. Le comble est que cette centriste quelques mois plus tard, a décidé de quitter l’opposition pour rejoindre la majorité socialiste, sans aucune considération pour ses électeurs.
    Pour les futures législatives, une candidate filloniste a été désignée, le LR défait aux dernières municipales (qui a fait partie de tous ces vertueux qui se sont détournés de Fillon) pas satisfait, a donc décidé de se présenter comme candidat droite et centre, faisant lui-même ce qu’il avait reproché à sa collègue au moment des municipales. On court donc encore vers un échec annoncé.
    De qui se moque-t-on ? Pour donner envie aux électeurs de s’impliquer, les candidats pourraient-ils avoir un minimum de décence ?

  19. lost labour dit :

    « Enfin, la France d’en haut, tout l’aéropage des experts bienpensants, annonçaient une fulgurante percée du parti lepéniste, en première position, dépassant 30, voire 40% des suffrages, emportant tout sur son passage. »

    Non, vous faites erreur, semble-t-il. Le vote annoncé par les sondeurs il y a quelques mois était de 26% et 2% à DLF, finalement on a une répartition un peu différente entre le FN, DLF et Asselineau mais les souverainistes de droite font bien dans les 28%, assez au dessus des libéraux de droite.

    Et la droite libérale est avant tout victime de son programme, ou si l’on veut du système des primaires.

    Les politiciens français ont un tic, qui n’est pas forcément présent chez leurs homologues occidentaux : celui de croire qu’il faut importer des « modèles » étrangers, en général très mal connus d’eux d’ailleurs au delà même de l’absurdité intrinsèque de la démarche. (*)
    Mais, cette fois, nos vaillants politiciens se sont appliqués à eux-même cette manie des modèles étrangers (avec les primaires américaines) et ils ont constaté que cela ne marchait pas. PS, LR et écolo se sont radicalisés, et se sont par conséquent fait laminer la tronche.
    En tireront-ils les conséquences sur cette manie des modèles étrangers ? Ils le pourraient, mais je ne suis pas optimiste.

    (*) Nous avons ainsi eu droit au lycée finlandais (les universitaires finlandais ont fait savoir que cela ne correspondait pas à la réalité de leur pays, mais seule une baisse relative aux tests PISA de la Finlande nous a sauvé de « réformes imposées » en ce sens) ; aux réformes de la fonction publique de la Suède, du Canada et du Royaume-Uni (en réalité, ces trois pays ont plus de fonctionnaires que la France, mais qu’importe la réalité, n’est-ce pas ?) ; au succès des réformes libérales dans les pays baltes (dont la population s’est en fait barrée à l’étranger, Russie notamment pour les originaires de) ; à la négociation à l’allemande (si les syndicats français étaient les syndicats allemands, depuis plus de 100 ans, on s’en serait rendu compte). Etc etc.

  20. drazig dit :

    De toutes façons, il faut que les Français touchent le fond du fond et même plus au fond pour envisager un redressement: la preuve. C’est douloureux mais ils le veulent ainsi; voyez son Histoire.

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