L’horreur idéologique

La politique, au sens noble du terme, signifie « le gouvernement de la cité », évoque des hommes et femmes qui se réunissent et discutent pour préparer l’avenir commun d’une Nation. Elle consiste à chercher ensemble des solutions sur les grands défis d’une époque: la maîtrise des frontières, l’intégration des populations, la lutte contre le chômage, l’organisation optimale de l’Etat, l’unification politique du continent européen face aux défis planétaires. Elle suppose de se parler dans le respect, puis d’effectuer des choix et de les mettre en œuvre. La société française semble en être de moins en moins capable. La politique se meurt, mais la nature a horreur du vide. Aujourd’hui, sur les ruines de la politique et du débat d’idées, les idéologies (dogmes issus d’une propagande) les idéologies que l’on croyait mortes ressuscitent sous des formes nouvelles.

Elles sont trois en ce moment, trois idéologies auto-proclamées « anti-système« , qui accaparent les esprits à la veille de la période électorale. Le macronisme triomphant s’inspire de l’idéologie de l’individu-roi, « l’indivi-dieu » qui triomphe depuis bientôt 30 ans dans le monde occidental, culte du libre arbitre, du narcissisme absolu,  du « sans frontiérisme », de l’argent comme valeur suprême, de l’homme parfaitement interchangeable, de la mauvaise conscience occidentale et de la communication comme mode de gouvernement. Face à lui, le lepénisme est un nouvel avatar de complotisme et de repli nationaliste: le mal vient de l’extérieur, de l’étranger, de l’Europe, du « capitalisme financier », du « mondialisme », etc. Et puis nous assistons à la poussée fulgurante d’une troisième voix, le mélenchonnisme, étrange et paradoxale synthèse qui sublime à la fois le sans-frontiérisme et l’anti-mondialisation.

Le retour de l’idéologie s’incarne dans une flambée du culte de la personnalité. Le « sauveur providentiel » est l’expression incarnée de cette idéologie: celui qui est censé l’accomplir.  Face à lui, on s’abandonne à la passion. On l’aime, on l’adore, on se prosterne devant l’idole en chair et en os qui envoûte, enchante et hypnotise la foule médiatisée, une adoration proportionnelle au vide intellectuel. La désintégration de la politique française débouche sur une flambée de l’idéologie, du culte de la personnalité, la sublimation d’individus médiatisés, forme ultime de l’ asservissement des foules: le phénomène est patent à l’aube de la période électorale. Il s’accompagne d’une vertigineuse poussée de haine: l’opposant politique devient un ennemi à abattre par tous les moyens.

L’intérêt général, le sens des réalités et du bien commun s’effondre dans cet ouragan de démence. La construction d’un avenir collectif autour du débat d’idées et de projets n’existe plus. La réalité s’efface. Tout n’est que chimères, mirages, adoration, fascination, asservissement au culte de la personnalité. Le retour des idéologies et du culte de la personnalité représente un immense échec de nos sociétés politiques. Tout ce qui se passe en ce moment renvoie à la pire époque des années 1930 et 1940. Nous pensions ne jamais revoir un tel paysage. Or, il est là, devant nos yeux. A travers le grand retour des idéologies et du culte de la personnalité, nous assistons au  triomphe sur le long terme de l’abêtissement de masse, de la table rase, de l’oubli, de l’inculture, de la méconnaissance de l’histoire et de la littérature, l’effondrement de la pensée critique et de la réflexion. Comment ne pas se sentir désespéré face à un tel spectacle, un tel champ de ruines, une telle déchéance de la culture et de l’intelligence, au pays de Montaigne, de Descartes, de Pascal, de Molière et de Voltaire? Comment un tel désastre a-t-il pu se produire?  Enfin, hier, deux nouvelles essentielles faisaient la une de l’actualité politique: Fillon n’arrive pas à « mettre de l’argent de côté » et Renaud vote Macron! Voilà qui rehausse le niveau!

Maxime TANDONNET

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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47 commentaires pour L’horreur idéologique

  1. Janus dit :

    Sur les degrés de l’échafaud, le malheureux roi Louis XVI aurait dit :  » J’ai vu venir tout cela depuis 10 ans. Comment n’ai-je point voulu y croire »
    anecdote tirée de la lecture du livre de Wilhelm ROPKE : La crise de notre temps…

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  2. Georges dit :

    Et tout cela découle inexorablement des politiques qui précédèrent ce que vous dénoncez.

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  3. Frederic_N dit :

    Comment en sommes nous arrivés là ?
    C’est trop facile d’incriminer les élites. Le problèmes est plus profond. Il est dans l’éducation politique que les gens ont reçu depuis longtemps et même dans l’éducation tout court
    Creusez les valeurs des différents partis et notamment ceux de la gauche. Puis regardez les valeurs qu’on apprend à l’école et à l’Université.
    Et demandez vous ce qu’on a fait de la valeur de responsabilité . Apprendre aux gens que dans un pays qui se tient ils sont responsables.. Pas forcément du pays, c’est très abstrait. Mais d’abord de leur communauté, de leur famille, de l’éducation de leurs enfants
    Regardons en arrière : la vitesse avec laquelle cette notion a disparu des radars. Bien sûr de la part de la gauche – c’est elle qui tient l’éducation. Mais qu’avons nous fait pour nous y opposer ?
    On a seriné aux français qu’ils n’avaient pas à être responsables, que les responsables étaient toujours les autres : les patrons, les américains, les étrangers.. Quant un peuple fait autant de résistance pour faire remonter l’âge de la retraite , c’est qu’il y a un problème
    Alors rassurez vous Maxime, vous aurez toujours des interlocuteurs pour vous dire que ce n’est pas grave , que tout cela c’est la faute aux élites.. Etc ..

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    • peine perdue.... dit :

      Vous avez raison : de tous les méfaits du néolibéralisme, ses attaques incessantes contre le civisme et la vertu sont sans doute les plus graves.

      Plaie d’argent n’est pas mortelle, comme disait Fillon. Mais la cupidité, l’abêtissement, l’égoïsme, l’irresponsabilité encouragés par cette doctrine sont une véritable plaie.

      Après d’autres, plus tard que d’autres, vous en faites le constat amer ; et vous semblez souhaiter vous réhabiliter. Sachez le : je suis et serai de tout coeur à vos côté, pour vous encourager sur cette voie difficile et cette pente ardue.

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    • Curmudgeon dit :

      Le « néolibéralisme » serait responsable de la perte de responsabilité ?

      Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

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    • Colibri dit :

      Intéressant je trouve. Merci de ce partage que je partage à mon tour.

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    • Curmudgeon dit :

      Ouf ! Quelqu’un l’a dit.

      L’idéalisation d’un passé extrêmement mal connu pousse à des jérémiades inconsidérées.

      Comme conservateur en morale, je n’aurais pas besoin de beaucoup être poussé pour dire que j’ai observé sur le cours de mon existence certains effondrements indéniables, d’une extrême gravité, notamment du côté de ce qu’on appelle le « sociétal ».

      Pour l’enseignement, c’est variable.

      Pour ce qui est des modes de vie, du niveau de vie, en revanche, l’article que vous citez est le bon sens même. Le progrès est, dans l’ensemble, spectaculaire. Je suis d’une génération qui a vu Georges Marchais, premier secrétaire du Parti bolchevik en France nous bassiner avec la « paupérisation de la classe ouvrière »…

      Il faut donc toujours bien préciser ce dont on parle.

      Les laudatores temporis acti omni-directionnels sont complètement irréalistes. Ils ont un effet déprimant, tuent le désir d’action, se rendent détestables aux jeunes.

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    • peine perdue.... dit :

      Cet article est ridicule.

      Finkielkraut ne parle pas d’économie, mais de l’évolution de la société. Ce monsieur Godefridi, sur le site de basse propagande (et de basse qualité) Contrepoints, saute sur l’occasion pour reprendre ses marottes à lui.
      Mais, même de ce point de vue, cet apologiste de la mondialisation a tort, comme le montre ce graphique qui donne le taux de croissance selon le revenu de 1988 à 2008 :

      https://krugman.blogs.nytimes.com/2015/01/01/recent-history-in-one-chart/

      il apparaît clairement sur ce graphique que les choix politiques connus sous le nom de mondialisation se sont fait au détriment des classes moyennes des pays occidentaux. C’est à dire nous.

      Par ailleurs, Finkielkraut se trompe en effet lorsqu’il dit que Fillon est touché en tant que chrétien. Il est en fait touché parce que les accusations de cupidité rentrent en résonance avec son programme, qui est perçu à juste titre comme un programme cupide.
      Mais Finkielkraut a raison de remarquer qu’il y a une joie mauvaise des usual suspects à le prendre pour cible sur ce point. Je ne sais plus quel politicien de gauche avait par exemple déclaré que la campagne de Fillon était comme un calendrier de l’avent, avec une surprise par jour ; ou encore les dessins du Canard, avec de petites dames porteuses de crucifix censées être le dernier carré des animateurs de sa campagne (le fameux noyau dur).

      Enfin, il est malhonnête et illogique d’attribuer aux dérives de l’époque, dont le néolibéralisme, des succès qui n’ont rien à voir avec lui (au contraire) comme les progrès de la médecine.

      Le fait que vous puissiez tomber dans le panneau montre que Finkielkraut a raison, dans l’article initial du Figaro, de s’inquiéter du rétrécissement des cerveaux…

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    • hugues dit :

      @peine perdue

      Cet article est très intéressant et loin d’être ridicule: il exprime un point de vue, que l’on peut partager ou pas. Contrepoint est un des rares médias Français qui traite du libéralisme (la liberté plus généralement), loin du gros mot qu’il est hélas devenu en France.

      Votre graphique, contrairement à ce que vous semblez suggérer, ne fait que confirmer ce qui est dit dans l’article, à savoir que « la richesse globale n’a cessé de progresser, et si les classes moyennes occidentales ont, à certains égards, vu leur condition se détériorer, elles ne se sont certes pas appauvries « .

      2 citations de cet article qui m’ont bien plu. Cela m’inspire que ceux qui se clament du « progressisme » sont bien souvent en réalité que des réactionnaires:

      1) »C’est un marqueur du réactionnaire que non seulement il ne comprend rien, mais ne veut rien comprendre, à l’économie, qu’il considère comme vulgaire (surtout en France).  »

      2) la posture d’un contemplatif macérant dans sa détestation du Monde. «Garde-toi de dire : « Comment se fait-il qu’autrefois, les choses allaient mieux qu’aujourd’hui ? » Car ce n’est pas la sagesse qui te dicte une telle question.» (Ecclésiaste 7:10)

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  4. peine perdue.... dit :

    L’horreur idéologique, la voilà dénoncée :

    « If how the railways run is a guide to the state of a nation, then it tells you something that Britain is in the middle of its biggest railway strike since 1994.
    (…)
    Where the networks themselves have improved, it’s the state — not any private company — that has underwritten or financed modernization. Where the train operators have been left to their own devices, choosing whether or not to invest in new rolling stock, the result is clear: On some rush-hour train services into London, a third of passengers are forced to stand.
    The privatizers claimed that competition would lift standards of service, put the needs of the consumer first, reduce the burden on the taxpayer, rid the system of inefficiencies and drive down prices. On all scores, the privatization of Britain’s railways is an embarrassment.
    (…)
    Little wonder that a recent poll found that 58 percent of Britons believe rail privatization is a complete or partial failure, with only 13 percent describing it as a partial or complete success.
    (…)
    Similarly, after the East Coast network was renationalized in 2009, it became the most efficient rail franchise in Britain, needing less public subsidy than any other and returning hundreds of millions of pounds in revenues to the public purse. To complete the experiment, when it was again privatized in 2015, ticket prices on some journeys doubled and public satisfaction declined.
    (…)
    Britain’s long-suffering traveling public is not impressed. A 2015 poll found that a clear majority of Britons supported renationalizing railways (as well as water and other utilities) ; strikingly, even a plurality of Conservative voters backed such a move. This isn’t a mass delusion; it’s based on the experience of millions of passengers who feel ripped off and exasperated by poor service. »

    Ce qui est formidable, dans la période actuelle, c’est que non seulement vous (LR) allez contre la volonté de la majorité dans la prétendue « unification politique du continent européen », mais qu’en plus vous semez le désordre pour ce faire.
    Les privatisations, que vous nous imposez en vous appuyant sur Bruxelles :
    – marchent moins bien qu’avant,
    – et nous affaiblissent face à la mondialisation.

    Nous étions, nous Français, beaucoup mieux préparés à repousser les problèmes immenses créés par la cupidité du 1% et baptisés mondialisation avant les privatisations imposées via l’UE que nous ne le sommes maintenant…donc votre prétendue unification politique nous a affaiblis.

    Pas la peine d’aller chercher plus loin les raisons du « populisme ».

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    • Colibri dit :

      Merci de ce point de vue que je fais suivre autour de moi.

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    • Curmudgeon dit :

      (1) Vous semblez être hostile au « capitalisme ». Par quoi proposez-vous de le remplacer ?

      Avez-vous des précédents plausibles pour montrer la supériorité du système X idéal sur le « capitalisme ».

      (2) Vous pensez que le « 1% » est cupide. Les 99 % seraient donc à cet égard d’une vertu blanche et candide. Nulle cupidité, nulle tricherie, nulle envie.

      (3) Vous semblez hostile à « la mondialisation ». Vous suggérez quoi pour contrer ses méfaits constants et abominables ? L’autarcie, la fabrication d’ersatz, caoutchouc synthétique, smartphones intégralement construits en France ? À quel prix ? Mais d’ailleurs pourquoi les Basques pourraient-ils être autorisés à commercer avec les Alsaciens ? Pourquoi ne pas fabriquer et acheter uniquement « au pays » ?

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    • peine perdue.... dit :

      Je ne suis pas plus contre le capitalisme que la majorité d’électeurs Tory qui jugent que la privatisation des chemins de fer britanniques était une connerie.

      Je suis opposé à la privatisation des services publics en monopole naturel, et des industries stratégiques bâties avec le sang de la nation (parfois au sens propre, comme dans le cas de la CFP / Total) qui nous affaiblit pour satisfaire les prétentions matérielles exorbitantes et injustifiées d’une minorité.

      Par ailleurs, je ne souhaite pas discuter avec vous, l’expérience m’ayant appris que vous êtes un fâcheux inaccessible à la raison.

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    • Colibri dit :

      @Curmudgeon, je prends le risque d’écrire sur des sujets que je ne maîtrise pas et auxquels je ne connais pas grand chose. Aussi loin que remontent mes souvenirs j’ai entendu des personnes critiquer le capitalisme et ses abus. Et effectivement aucun système à ce jour n’est venu le remplacer de manière satisfaisante. Certaines expériences se sont même révélées désastreuses. Crises après crises le capitalisme semble toujours renaître de ses cendres. Et génération après génération des femmes et des hommes le remettent en cause plus ou moins fondamentalement. Personnellement j’aime assez ce qu’affirmait Chesterton, le père du distributisme, un truc qui n’a jamais enthousiasmé les foules (ni capitalisme ni socialisme): « Il y a trop de capitalisme et pas assez de capitalistes ». Au niveau du quoditien et de mon « territoire » de vie, il y a des personnes qui demandent oui de pouvoir vendre leurs productions locales. Il y a des personnes qui gardent aussi de très mauvais souvenirs de la disparition de la SEITA. Je vis en Lot-et-Garonne.

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    • Curmudgeon dit :

      Cher peine perdue :

      Même à mon âge, j’en apprends. C’est la première fois, mais vraiment la première fois, qu’on me dit que je suis inaccessible à la raison.

      C’est rafraîchissant, j’ai l’impression d’avoir six ans.

      Merci de ce bain de jouvence.

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    • Curmudgeon dit :

      A Colibri :

      Le « capitalisme » que nous connaissons est toujours insatisfaisant (pour moi aussi, comme pour vous), spécialement quand (1) on se garde bien de préciser ce qu’on souhaiterait mettre à sa place ; (2) on le compare à un système idéal qui, par construction n’est gâté par aucun défaut, et implique une métamorphose révolutionnaire de la nature humaine ; (3) on se fiche complètement du bilan effectif des systèmes non-capitalistes, sur lesquels nous avons tout de même compilé une masse d’informations considérables depuis un siècle.

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    • hugues dit :

      Je suis pour un maximum de privatisations de tous les services autre que ceux régaliens (Police, Justice et Défense): qu’on arrête de me faire payer (via taxes et impôts) des services que je n’utilise qu’occasionnellement (transport par exemple) et qui, comparés à ceux fournis dans d’autres pays occidentaux, sont catastrophiques: les transports parisiens sont indignes de notre ville capitale, l’accès aux soins est une honte pour ceux qui ont peu de moyen, l’éducation est devenue une des pires en Europe et dans le monde, etc.

      J’en ai marre de ce soi-disant « service public » qui n’a rien d’un service digne de ce nom: les médecins cubains sont excellents mais l’accès à des soins de qualité à Cuba pour les moins privilégiés est inexistant. De la même manière nos fonctionnaires peuvent être de grande qualité, mais il faut constater que le service fourni est très médiocre. Pas la peine de chercher très loin le problème, c’est le statut de fonctionnaire et l’organisation monopolistique sans mise en concurrence qui est la source du problème.

      Au moins au RU, le contribuable n’a pas à payer pour un service (en l’occurrence le train) s’il le juge déplorable.

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  5. Papy dit :

    Mr Tandonnet,
    j’ai toujours plaisir à vous lire et je suis tout comme vous effaré devant le niveau de désespérance que nous vivons actuellement pour cette campagne présidentielle, mais je me pose également la question de savoir à quel point nous sommes manipulé par le pouvoir des médias qui nous emmènent chacun leur tour dans un sens puis dans l’autre, puis sont également capable de nous faire descendre dans les bas-fonds dont nous n’avons que faire et qui n’apportent strictement rien au débat si ce n’est que du bla-bla juste pour faire de l’audimat ou du papier; je conçois tout à fait que nous avons besoin du journalisme et qu’il doit être libre, mais que diable, depuis quand son rôle est-il de donner telle ou telle direction politique ou de raconter qu’untel lui manque un bouton de braguette ; j’aimerais au contraire, et je pense que je ne suis pas le seul, que les journalistes devraient plutot travailler et informer sur le fond plutot que sur des choses totalement superficielles ; il faudrait qu’ils apprennent que les gens sont aussi capables de penser par eux mêmes et qu’on n’a pas besoin de les prendre par la main pour leur dire quoi faire et comment faire ; quand cesseront-ils de nous infantiliser pour reprendre leur rôle qui n’est autre que nous informer
    Salutations

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    • de Cydelah dit :

      « il faudrait qu’ils apprennent que les gens sont aussi capables de penser par eux mêmes et qu’on n’a pas besoin de les prendre par la main pour leur dire quoi faire et comment faire  »
      – J’ai comme des doutes, car qu’est-ce que penser ?
      Je l’ai écrit souvent et sans aucun doute sur ce blog un jour : « Penser, c’est permettre à son esprit d’accéder à une vue enrichissante prise sur la réalité ». Ce n’est pas de moi.
      Quid de l’application sur un exemple simple : LA DETTE ?

      Pour aider à accéder à cette vue enrichissante , rappel des dettes des pays du G7 en 2013 :
      Japon : 1 163 498 Md JPY ou 243,2 % du PIB
       Italie : 2 068 Md € ou 132,5 % du PIB
       États-Unis : 17 559 Md USD ou 104,5 % du PIB
       France : 1 935 Md € ou 93,9 % du PIB
       Royaume-Uni : 1 460 Md GBP ou 90,1 % du PIB
       Canada : 1 675 Md CAD ou 89,1 % du PIB
       Allemagne : 2 137 Md € ou 78,1 % du PIB

      Pour la France, LA CAUSE est clairement connue comme étant due à un déficit public non maitrisé et un gouvernement trop gourmand.
      Rappel : Au premier trimestre 2015, la dette publique a augmenté de 51,6 Md€ pour atteindre 2.089,4 Md€ (soit 97,5 % du PIB).
      Trop facile !!!!!!!
      d’emprunter pour bénéficier de taux d’intérêts faibles et ainsi financer le déficit public à prix réduit. Intolérable, inadmissible de la part d’une Administration française qui semble avoir oublié que la dette est semblable à une nourriture industrielle; ce n’est pas parce que celle-ci n’est pas chère qu’il faut en consommer plus que nécessaire.
      Je ne voterai pas Macron, car je n’ai pas d’éléments, ni de repères qui me permettent de lui accorder ma confiance. C’est pourtant lui qui à ce jour apparaît le mieux placé pour en parler de la dette et du déficit public, et FAIRE.
      François FILLON étant encore pour l’instant trop discrédité par ses glissades, même si ces dernières sont sans commune mesure avec la corruption (et avantages auto-octroyés de tous ordres) généralisée à tous niveaux et de la hiérarchie, et des sommes.
      S’il était possible de voir  » la vérité », à un instant T, de quel montant notre dette ainsi que notre déficit publics devraient-ils être réduits chaque jour du quinquennat ?
      – de quel montant notre DETTE pourrait-elle être réduite chaque année de quinquennat ?

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  6. Vu du Mont dit :

    Il m’a semblé assez évident de tweeter votre article qui est plein de désespoir assez légitime quand on regarde la déchéance de notre pays et la rupture en morceaux de notre nation.
    L’espérance va se lever quand tout se sera rassis. Après le Déluge écrivait Rimbaud, Un poème des Illuminations assez hermétiques mais on comprend bien l’ensemble. Il en faudra d’autres déluges!

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  7. M.H. dit :

    Pour nous qui avons connu d’autres campagnes électorales du passé et pouvons donc comparer, l’évolution est absolument sidérant :

    1) Abêtissement général (le jeux d’acteur devient plus important que les convictions ou le programme : Macron, Mélenchon)
    2) Manipulations orchestrées (utilisation de tous les réseaux d’état pour tenter d’éliminer un candidat)
    3) Matraquage médiatique hystérique (la communication avant tout)

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    • M.H. dit :

      L’enregistrement de cette émission critiquant Macron n’est plus disponible ni sur LCI ni sur Youtube. LCI semble avoir cédé aux pressions des soutiens de Macron…. Absolument scandaleux!

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  8. atoilhonneur2 dit :

     » Fillon n’arrive pas à « mettre de l’argent de côté » et Renaud vote Macron!  » et un président de la République qui, au palais de Tokyo, s’en va s’extasier devant un homme qui couve des oeufs de poules !
    Pauvre de nous
    Cdlt,
    Corto

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    • Georges dit :

      Une américanisation irrémédiable du mode vie occidental.Pleurnichons un bon coup,deux trois bougies et la Star Ac continuera de plus belle ,merci Narcisse.

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  9. Jean-louis Michelet dit :

    La France, une grande Nation à la dérive perdue dans un océan de démagogie.
    Comme Astérix et Obélix, elle fait encore un peu de résistance pour ne pas sombrer.
    Combien de temps va-t-elle encore résister ?
    Réponse le 23 Avril.

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  10. Fredi M. dit :

    Fillon n’arrive pas à « mettre de l’argent de côté »

    Imagine-t-on un journaliste poser pareille question au Général ?
    Imagine-t-on le Général y répondre ?
    Cette époque est folle.

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  11. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous demandez toujours naïvement : « Comment un tel désastre a pu se produire ? », alors que chaque Français pourrait vous répondre : c’est de la faute de toutes nos « élites » de droite comme de gauche, qui se sont détournées du peuple français pour se lancer dans des politiques communautaristes à plus ou moins grande échelle – qui veulent ignorer l’identité au profit d’un « vivre ensemble » irréalisable, puisque basé sur l’exacerbation de l’individualisme – au détriment de l’intérêt général du peuple français.
    Qu’est-ce d’autre que de l’individualisme assumé quand, à la question sur l’emploi de sa famille, ou de ses costumes, François Fillon répond : « C’est légal ! » ou « Et après ! » ? Où trouve-t-il l’audace de dénoncer un « cabinet noir » quand il a lui-même essayé d’actionner le-dit cabinet, pour éliminer l’ancien président de la République de la compétition des primaires ?
    C’est à ces questions que les Français essayeront de répondre dans les urnes.
    Mais rassurez-vous, ce matin une nouvelle essentielle fait la une de la politique : si Macron se trouve face à Le Pen au second tour, Fillon et ses amis voteront Macron !
    Et pour terminer, histoire de nous mettre du cœur au ventre, une phrase de Simone Weil, citée par Jacques Julliard dans Le Figaro :
    « Les Français n’avaient pas autre chose que la France à quoi être fidèles, et quand ils l’abandonnèrent pour un moment en juin 1940, on vit combien peut être hideux et pitoyable le spectacle d’un peuple qui n’est lié à rien par aucune fidélité. »

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    • michel43 dit :

      NON.. MOI Michel 43 je voterais Mme LE.PEN et je suis bien de la droite ..

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    • hugues dit :

      « C’est à ces questions que les Français essayeront de répondre dans les urnes. »

      Quelques uns se refugieront dans un vote contestataire, d’ailleurs plus comme un prétexte, mais j’ose espérer que la majorité votera pour ce qu’ils considèrent comme l’intérêt général.

      « ce matin une nouvelle essentielle fait la une de la politique : si Macron se trouve face à Le Pen au second tour, Fillon et ses amis voteront Macron  »

      vous en doutiez ? Le gap entre Fillon et MLP est pourtant gigantesque, il n’y a aucun doute à avoir.

      Simone Weil, la philosophe ? ou Simone Veil, la femme politique ?

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    • Mildred dit :

      @ hugues
      Gap, l’écart important, ou Gap, la ville des Hautes-Alpes ? Non, je plaisante !
      Il s’agit bien de Simone Weil, la philosophe, dans un ouvrage intitulé : « L’enracinement », notion qui passe au-dessus de cette tête de linotte de Macron, mais pour lequel tous nos amis de droite (sauf Michel 43) se feront un plaisir de voter au second tour.

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    • hugues dit :

      le « fossé » en vrai Français…

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  12. ultimateway dit :

    Bonjour Maxime ! Je ne crois pas que l’abrutissement de masse dont vous parlez touche l’ensemble des électeurs. Pour moi l’abrutissement ce sont plutôt les supporters de tous les partis agitant leur petit drapeaux à grands cris et prêts à toutes les compromissions pourvu que leur candidat chéri et adoré soit élu. Je pensais être plutôt de Droite, avec des valeurs de liberté, d’égalité, d’ honnêteté et de respect de mes concitoyens. Quand je vois ce que sont devenus les LR je ne peux que faire part de mon profond dégout et de mon écœurement absolu devant les valeurs qu’ils prônent sans les pratiquer. Et je ne suis pas seul dans ce cas quand je parle avec mon entourage dont certains membres faisaient à l’origine partie de ces fameux supporters, je ne peux que constater leur écoeurement. On parle de votes extrêmes pour renverser la table, mais cette table n’a déjà plus de pieds ! Elle est à même le sol, elle n’existe plus. Je ne sais pas pour qui je voterai, sans doute pour un petit candidat au premier tour, pour lui permettre d’être remboursé de ses frais de campagne et pour le remercier de s’être élevé contre ce système construit sur le modèle d’une centrale d’épuration, et puis pour le second je laisserai les « favoris » se faire élire par leurs fans pour le plus grand bien de leurs finances personnelles.

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    • hugues dit :

      @Ultimateway

      Je partage votre vision même si moi je voterais pour celui qui a le programme le plus réaliste et efficace.

      Par contre sachez que chaque candidat touche 800000€ pour sa campagne. Ensuite, ceux qui dépassent les 5%, seront remboursés de leur frais jusqu’à un plafond de 8 Millions. Donc un vote de générosité n’est peut-être pas necessaire …

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    • prosper dit :

       » agitant leur petit drapeaux … » A compter du 10 avril 2017 (si avéré), plus de drapeau(x) national ou européen, voire d’hymne. Peut être un clin d’œil à une perte d’identité (dans tous les sens du terme … déculturation, « Alzheimerisation » contrôlée etc. …) – http://www.lopinion.fr/edition/politique/clips-campagne-objet-hautement-reglemente-123571
      Les fans pourront toujours agiter un hochet !

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    • ultimateway dit :

      @Hugues. Effectivement mais je voterais pour un candidat qui fleurte avec les 5% (Je n’ai pas dit Fillon) pour justement que les frais de campagne aient une chance d’être remboursés. Ensuite le programme le plus efficace et le plus réaliste ne pourra plus être mis en place, la faute à la droite la plus bête du monde et sans doute l’une des plus corrompue. De toute manière après 3 grèves , ce sont encore les classes moyennes qui trinqueront. Il n’y aura pas de diminution du poids de l’ Etat, mais juste une façon de récompenser les petites copains en se payant sur les classes moyennes. Que l’on commence déjà par la tête du pays, ce n’est plus un mammouth qu’il faut dégraisser mais tout un troupeau de Titanausores. Si les nôtres pouvaient aussi avoir la décence de disparaitre, l’évolution ferait en grand pas

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    • hugues dit :

      @Ultimateway

      « le programme le plus efficace et le plus réaliste ne pourra plus être mis en place »
      Le programme sera nécessairement appliqué, si non volontairement, alors de manière contrainte

      « ce sont encore les classes moyennes qui trinqueront »
      Ca ne peut être que les classes moyennes qui trinquent: les « pauvres » n’ont pas d’argent et les « riches » se débrouillent toujours…

      « Il n’y aura pas de diminution du poids de l’ Etat »
      Je pense que le poids de l’Etat en est à son maxi: donc il y aura nécessairement une diminution, mais tout est question de dosage et de calendrier.

      « Que l’on commence déjà par la tête du pays, ce n’est plus un mammouth qu’il faut dégraisser mais tout un troupeau de Titanausores. Si les nôtres pouvaient aussi avoir la décence de disparaître, l’évolution ferait en grand pas »
      Bien d’accord…

      Fillon n’aura pas le choix car il sait que, s’il est élu, ce sera uniquement sur son programme: il ne pourra pas décevoir de ce point de vue là. Mais son programme suffira-t-il à le faire élire ? perso j’en doute même si je l’espère.

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  13. Ably dit :

    D’une pertinence comme toujours remarquable et donc malheureusement accablante.

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  14. prosper dit :

    Nous tournons en rond. Des décennies de laxisme politique (corruptions, enfumages, promesses non tenues, injustices, etc. …) et de tolérance aggravée ont contribué à cette situation. Que l’édifice du bonnet blanc et blanc bonnet soit ébranlé, tant mieux. Ne dit on pas : « on récolte ce que l’on sème ». Mais les responsables dans tout ça ! Ils passeront encore et encore à travers les mailles du filet … de la « justice ». Pire, quand ils ne s’attribuent des privilèges indécents (ex : – http://www.planet.fr/politique-les-avantages-des-ministres-et-des-ex-ministres.682898.29334.html)
    Il fallait un électro-choc, il arrive peut-être. Qui vivra paiera.

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  15. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Il faut dire que F.Fillon a encore perdu une bonne occasion de se taire ! Dire à un smicard qui arrive à économiser pour se payer 15 jours de vacances au camping et les cadeaux de Noël, qu’avec son salaire de cadre de direction il n’arrive pas à mettre de l’argent de côté….Il est grand temps que cette campagne s’achève ! Quant aux pensées du vieux cabotin alcoolique…
    Cela en dit long sur la bassesse de cette campagne surmédiatisée et outrancière pendant laquelle il ne faut surtout pas parler de sujets importants et fondamentaux pour la survie de la France notamment sa désindustrialisation et ses 2 millions d’emplois perdus depuis 20 ans, mais du prix des vêtements, des états d’âme et des bons mots ou méchancetés des uns et des autres.
    Depuis 1974 et sous différents prétextes, dont celui fallacieux de ne pas se déconnecter du « peuple », les hommes et les femmes politiques de premier plan ont participé année après année, à la déconsidération de la politique au sens noble du terme. Nous voilà donc arrivés au bout du processus de décomposition, le score des abstentionnistes du 1er tour de l’élection Présidentielle le confirmera sans aucun doute.
    Parmi les raisons qui nous ont mené à ce constat, je pense que l’Europe actuelle, telle qu’elle est représentée et quelle fonctionne aujourd’hui a également une grande part de responsabilité. En confisquant les débats nationaux sur les sujets importants, elle laisse la place libre à la démagogie et au populisme national. Les médias sont également grandement responsables de cette déliquescence en ramenant la politique au quotidien au niveau du caniveau et des poubelles. Sans oublier internet qui véhicule également au quotidien tout et surtout n’importe quoi pour rabaisser les politiques qui n’ont pourtant pas besoin de cela. Enfin, il ne faut pas oublier la personnalité des principaux personnages politiques d’aujourd’hui démagogues et sournois qui ne donnent pas aux électeurs une bien belle image d’eux ni de leur capacité à projeter leur pays vers deux ou trois décennies.
    Les résultats probablement catastrophiques du 1er tour ne nous donneront vraisemblablement pas la petite lueur d’espoir que nous espérons encore.

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  16. Colibri dit :

    Je trouve qu’il manque à la politique actuelle un petit supplément d’âme, un peu de spiritualité.

    « Ce que tu es parle plus fort que ce que tu dis. »
    St Augustin

    Haro contre les nouveaux « veaux d’or » : l’argent, la consommation, l’image, l’égo.
    L’égo, notre égo, n’existe pas par lui-même. Il est un mouvement d’identification à quelque chose. A notre statut professionnel par exemple. Je suis… ceci ou celà, et on y croît, on s’arcboute, voire se rigidifie et patratras on embête tout le monde autour de nous avec notre égo professionnel.
    Il y a aussi le risque de développer un égo spirituel : « Les expériences que j’ai sont superbes, l’enseignement que je donne est bon »…. L’on s’identifie alors à notre statut d’enseignant, de prof de…. Et paf, le piège se referme. L’égo est content, le mental fulmine. L’enfer-me-ment nous guette. JE SUIS coincé !

    L’une des dernières batailles que nous avons a mené sur le chemin de l’abandon de l’égo est de vaincre la complaisance avec soi-même, le sentiment d’auto-satisfaction. Il est impossible de nous débarrasser de notre égo – comme de certains traits de notre caractère. Il s’agit de transformer la relation que nous avons avec ce qui se passe : colère, jalousie, orgueil,…. Nous devons donc apprendre comment composer avec ce qui est en nous. C’est le début du processus de désidentification (dur à dire donc dur à faire !) avec tout ce qui apparaît dans notre mental ; le tout début de la « libération ». Et ce chemin de détachement commence, camarades spirituels, plus souvent à partir de 40-45 ans ! Vieillir nous rend plus zen, sagesse se marie avec vieillesse, le temps et les « épreuves » font alors leurs oeuvres en nous…. Vieillir nous bonifie, apaise, tranquillise.

    « Sur le chemin intérieur qui est le nôtre, il nous faut discerner les mouvements des énergies psychiques et somatiques. Un travail sur nos pensées qui se disputent l’être intérieur s’impose, notamment avec toute la part de psychologique qui se mêle au spirituel. Solution : nous faire accompagner par plus avancé que soi, que notre petit moi, car le discernement de nos pensées est vraiment l’art des arts pour lequel l’ouverture de notre coeur est indispensable contre le danger permanent de nos illusions ou de l’exagération. Cet art s’acquiert grâce à l’ouverture de notre coeur à un autre.
    Résultats : humilité, juste connaissance de soi, paix du coeur, méditation pure et… amour. Très beaux fruits !
    Liste, empruntée à la sagesse grecque, des passions à apaiser pour prévenir les mouvements de notre pensée : notre relation à la nourriture (stade oral), à la sexualité, à l’argent, à la tristesse, à l’agressivité, à la dépression spirituelle, à la vanité, à notre orgueil. »

    Dom Jean-Pierre Longeat, une pointure spirituelle.

    Amen, 🙂

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  17. Colibri dit :

    « Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut plus se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple vous pourrez faire alors ce qui vous plaît. »

    Hannah Arendt.

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    • Timéli dit :

      Ce texte de H.A. me fait penser à ce propos de Paul Valéry : « Le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion ».
      Une majorité du peuple français avale à pleine gorgée – hélas ! – les mensonges que le pouvoir lui distille, avec la complaisance des médias, et boit goutte à goutte la vérité qui lui est à peine chuchotée. Il se forge ainsi une opinion totalement erronée de la situation et de la réalité. Il ne s’aperçoit même pas qu’il est manipulé !

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  18. michel43 dit :

    SI , nous en somme LA..la faute en reviens a nos politiciens ,;de droite et de gauche ,qui nous on ruiner ,on fabriquer, le CHOMAGE ,laisser envahir notre pays pars des étrangers ,on y ajoute la fumeuse mondialisations , L » EUROPE et vous avez un pays a la dérive ,en faillite ,en voulant éliminer le FN.. en supprimant la proportionnelle de Mitterrand , gauche- droite ,pensait être tranquille , grosse erreur ,on combat ses ennemies, en étant meilleurs ,qu » eux ,Nous dans le PRIVER , nous savons cela , mais pas nos politiciens ,les deux derniers PRESIDENT on lamentablement échouer ,et donc, il va falloir en payer le PRIX ,que fera la droite en cas de MACRON – LE..PEN voila, la bonne question a poser a notre droite socialiste ,voyez ESTROSI ,?

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  19. Curmudgeon dit :

    Votre étonnement tient peut-être à une mémoire historique sélective.

    Le pays de Montaigne, de Descartes, de Pascal, de Molière et de Voltaire (un personnage d’ailleurs totalement méprisant à l’égard de la « canaille » = 90 % de la population de son temps, mais passons), c’est une fraction infime de la France, littéraire et philosophique.

    Eh bien il se trouve que c’est aussi, sans remonter trop haut, celui de la Terreur, de la Vendée et des sièges de Lyon et de Toulon, des noyades de Nantes, du bellicisme napoléonien, de la fureur de la Commune, du sectarisme anticlérical, du régime de Vichy, du Parti communiste quadrillant des municipalités et laissant des « boulevard Lénine » en souvenir.

    Vous ne l’ignorez pas.

    Le pays de Goethe est aussi celui d’Hitler. Le pays de Socrate est aussi celui des mines d’argent du Laurion.

    Etc.

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