L’innommable dictature de la bêtise

Depuis plus de trois  ans, mes billets soulignent la décomposition en cours du système politique français, la désintégration du système de gouvernement. Mes meilleurs amis n’ont cessé de me reprocher mon « pessimisme », voire d’être « misanthrope ».  Bon, pourtant, les faits sont là et nous atteignons en ce moment, avec les présidentielles, le paroxysme de ce processus de délitement. Et le chaos est en train de tourner à la dictature, la dictature de la bêtise. M. Fillon vient d’être mis en examen à un mois de l’élection présidentielle à la suite de dénonciations sordides, un mois plus tôt, et d’une campagne médiatique d’une violence inouïe. Il faut quand même se rendre à l’évidence: la volonté de changement et d’alternance d’une immense majorité de Français est désormais foulée au pieds. La démocratie, le pouvoir du peuple, tourne à la plaisanterie. La France est ridicule au yeux du monde entier. De fait, la vie politique française a atteint un niveau de crétinerie innommable. Tout ce qui se produit en ce moment était prévisible. Avec le système débile, prétentieux, mégalomaniaque, idolâtre, qui concentre l’avenir d’une nation dans le visage d’un homme, notre destin collectif devient l’otage de l’image de celui-ci. Or, dans nos sociétés ultra-médiatisées, rien n’est plus manipulable qu’une image, par la télévision, la radio, la presse. Toute notion de projet de société, de débat d’idées est ravagée par la bêtise ambiante. Le processus conduisant à mise en examen (depuis la dénonciation jusqu’à la convocation) , à quelques semaines du scrutin,  est une perfidie qui aboutit à truquer le suffrage. Le système pousse à la crétinerie de masse: tout n’est que manipulations, magouilles médiatico-judiciaires, jeux de l’idolâtrie et du lynchage, autour d’une image. Nous en sommes réduits à voter pour un comédien (mauvais) et non pour une politique. Il produit des phénomènes monstrueux tels que le lepénisme ou le macronisme, le « mal » et le « bien » le ying et le yang, les deux quintessences du néant et de la manipulation de masse, les deux faces d’une épouvantable imposture. Il substitue des pitres aux hommes d’Etat. Le système français devient la risée de toute la planète, notamment de ces pays auxquels nous donnons sans cesse des leçons de démocratie. Et ils ont raison. Ce n’est pas un changement constitutionnel qu’il faut. Le texte de la Ve République est parfaitement  adapté. Sauf qu’il est violé en permanence, dans l’indifférence générale. L’urgence, c’est de sortir de la tyrannie de la bêtise ou nous sommes enkistés. Dans une démocratie, la seule chose qui compte, c’est le choix d’une politique, pas d’une idole, d’une figure façonnée par les médias. Nous ne sommes ni dans la Roumanie de Ceaucescu, ni dans la Corée du nord de Kim-Il-Un. Or, la politique, elle se décide aux élections législatives qui doivent tout conditionner: le choix d’une majorité, d’un Gouvernement, d’un Premier ministre responsable devant le gouvernement et d’une politique. Le chef de l’Etat en charge de la diplomatie et de la défense, ne doit plus se mêler de la politique intérieure. Mais comment faire passer le message dans un pays à ce point esclave de ses médias, intoxiqué par la crétinisation?

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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41 commentaires pour L’innommable dictature de la bêtise

  1. peine perdue.... dit :

    Je dois avouer que vous m’avez tiré des larmes par votre remarque sur la volonté d’alternance d’une majorité de Français qui serait foulée aux pieds.

    Mon Dieu, c’est vraiment très émouvant et le coeur se serre à la pensée de ces pauvres électeurs de droite qui ne seront pas entendus.

    Mais on ne vous a pas entendu lancer de tels trémolos lorsque Sarkozy a passé par pertes et profits le résultat du referendum de 2005, fait d’une immense majorité de Français. Et vous n’êtes nullement contrit de voir que le plus ou moins tiers de l’électorat qui vote pour le FN se sera pas entendu, lui non plus, et ne l’a pas été depuis 40 ans.

    Non, tout cela vous laisse indifférent. C’est qu’il ne faut pas confondre les problèmes qui bafouent les électeurs d’orientation néolibérale, qui sont naturellement prioritaires, et les problèmes qui bafouent la vile multitude, qui peut après tout aller se faire voir ailleurs.

    Qui sait ? Si vous autres néolibéraux étiez moins arrogants, avec votre modèle qui ne marche pas, qui rassemble au plus un autre tiers de l’électorat, et qui finira mal, nous n’en serions peut-être pas là. Mais la question ne sera pas posée.

  2. Thierry dit :

    Contrairement à ce que vous écrivez, je crois que ce sont notre constitution et les lois d’organisation de nos institutions qui ne sont pas bonnes. Sinon, elles éviteraient ce qui se produit et que vous décrivez très bien ; elles empêcheraient aussi qu’on ne les contourne.

    C’est le suffrage universel comme voie d’élection du président qui est à l’origine de l’espoir disproportionné que la population fonde sur les candidats. Il est la cause de la sur médiatisation que vous décrivez si bien. Dans les années 60-70, les moyens audiovisuels n’avaient pas les capacités et l’omniprésence qu’ils ont maintenant, avec les dizaines de chaînes TV et radios, les médias d’information continue, les réseaux sociaux, etc. qui rendent les gens littéralement fous et incapables de prendre du recul. Et qui empêchent des personnalités de haute valeur de sortir d’ailleurs que du marigot médiatique, de la grande lessiveuse…

    C’est aussi, pour l’élection législative, le mode de scrutin uninominal à 2 tours qui pose un véritable problème. Au lieu d’un scrutin proportionnel, permettant à tout le peuple d’être représenté, assorti d’une prime à la liste majoritaire, afin de donner des facilités raisonnables au gouvernement pour agir, nous avons un scrutin qui instaure la suprématie absolue du vainqueur. Le vainqueur peut alors gouverner sans tenir compte de personne, sauf manifestation ultraviolente ou grève paralysante ou crise financière. Les perdants n’ont plus qu’à s’épuiser dans une opposition stérile ou à détourner leur regard de la vie politique (d’où les taux d’abstention de l’ordre de 50% aux législatives). Cela vaut pour l »élection des députés mais aussi pour les conseils départementaux. Voyez les dernières élections départementales chez moi (Yvelines) où les candidats LR-UDI ont obtenu 100% des sièges, sans avoir suscité le moindre enthousiasme (aucun poste pourvu dès le 1er tour) et avec seulement 45% des voix au 1er tour. Donc 65% des suffrages exprimés ne sont pas représentés (je ne compte pas les abstentionnistes et les non inscrits !). Il n’y a aucun opposant dans l’assemblée. C’est une farce ! Pas étonnant que le conseil, dirigé par un repris de justice, puisse sans difficulté augmenter de 68% les taux d’imposition à la taxe foncière

  3. Georges dit :

    Dictature :ferme ta gueule.Démocratie:cause toujours.

  4. Curmudgeon dit :

    Je peux comprendre le raisonnement selon lequel il faut réalistement, et éventuellement à son corps défendant, voter pour François Fillon, parce que sinon ce serait bien pire. Je peux aussi comprendre aussi qu’on s’interroge sur le moment des révélations sur les affaires le concernant.

    Mais je trouve bizarre qu’on s’arrête là.

    Maxime Tandonnet (« dénonciations sordides » dans ce billet) et un certain nombre de commentateurs sur ce blog persistent à présenter Fillon purement et simplement comme une pauvre victime, et rien d’autre.

    Mais enfin, c’est tout frais, on vient d’apprendre que Fillon a, pour parler en français courant, fait payer le mariage de sa fille par les citoyens-contribuables.

    Ça, c’est du lourd.

    En effet, Marie Fillon, autrefois assistante parlementaire de FF, a rétrocédé 70 % de ce que son père lui a versé à cet effet (33’000 € sur 46’000 €), afin de rembourser ce que son père avait payé pour son mariage en 2006.

    Sauf erreur, cette somme représente plus de 20 fois le salaire médian net mensuel en 2006 (je sais, je suis « populiste »). Tout cela sur des fonds alloués pour l’activité de parlementaire, et pas pour en disposer à sa guise.

    Des on-dits, des rumeurs, une « boule puante » lancée par de haineux adeptes du « lynchage médiatique » ?

    Non, c’est dûment confirmé par l’avocat de Marie Fillon, Kiril Bougartchev, interrogé par l’AFP.

    Je n’ai pas été invité à boire un verre lors de ces noces dispendieuses.

    J’ai le droit, et à vrai dire le devoir, de les juger dispendieuses, puisqu’elles ont été payées par la philanthropique communauté des citoyens-contribuables dont je fais partie.

    L’esprit de parti rend aveugle et candide. Pis, il oblitère les principes moraux les plus élémentaires. On en vient à qualifier de « sordide », non pas les faits, mais l’action de les faire connaître…

    • M.H. dit :

      Etonnant votre commentaire… et quelque peu de mauvaise foi.

      1) Quand vous touchez un salaire continuez-vous à déclarer que cet argent appartient à votre employeur ? Je pense que l’on a suffisamment expliqué en quoi consistait le traitement d’un député et le budget alloué par l’Assemblée pour payer ses assistants !

      2) La mode est aux grands raouts quand on se marie et cela dans tous les milieux. Mes deux enfants (fille et garçon) ont souhaité participer à cette tendance. Nous, les parents, avons décidé de participer seulement pour un tiers aux frais, considérant que nous n’avions pas l’obligation de payer ce que nous considérons un peu comme une gabegie. Il est donc tout à fait normal que la fille de FF rembourse ses parents d’une partie des frais avancés pour son raout de mariage !

    • Thierry dit :

      Tout est dit et de façon très claire.
      Qu’en à penser que Fillon serait le moindre mal, je finis par en douter. En effet, il n’aura pas une milliseconde d’état de grâce. Et par conséquent, tout son programme qui est en soi très bon, me semble être de la pure fantaisie : comment demander aux fonctionnaires de travailler 4 heures de plus et aux Français de payer 2% de TVA en plus, après avoir montré un tel exemple d’âpreté au gain, voire d’avarice ?

  5. Scaramouche dit :

    La  » chie en lit » est le résultat d’une politique de l’abrutissement de l’individu issu d’ une école qui ne remplit plus sa vocation.
    Il y a déjà trente ans un professeur qui se lamentait de l’incapacité de ses élèves à pouvoir éffectuer un exposé sans fautes d’orthographe et qui avaient un raisonnement incohérent et inculte m’a dit que ce qui l’accablait le plus était que les crétins de ce jour seraient les profs de demain.

    Ce « demain  » est arrivé et le comportement et les discussions stériles de la campagne électorale sont l’aboutissement d’années où l’Education Nationale a manqué sa mission de base qui est de former des citoyens capables de raisonner et de penser. L’abandon de l’étude de l’Histoire et de ce qu’on appellait « les Humanités,  » l’abandon de notre littérature et des fondamentaux a été la porte ouverte au déclin d’une population qui n’a plus de base et de racines communes. Nous avions tous les mêmes références et le même socle car apprendre que nos ancêtres étaient les Gaulois même si nous étions de couleurs différentes , était  » l’image « qui nous réunissait. Maintenant nous n’avons plus de socle, plus d’ancêtres et Google est notre mentor.
    Sans vouloir rappeler le discours de la regréttée Jacqueline de Romilly qui déplorait l’abandon du latin et du grec dans la formation d’un individu je crois que le niveau intellectuel a fortement subi les conséquences des fluctuations hasardeuses de l’Education Nationale.
    Conclusion : des journalistes qui n’ont plus de vocation pédagogique ni éthique orientent l’opinion de citoyens incapables de penser en faisant et défaisant les rois du moment.

    • Curmudgeon dit :

      Est-ce que vraiment les journalistes doivent avoir une « vocation pédagogique » ?

      Mis à part les éditorialistes et auteurs de billets d’humeur, la fonction de l’immense majorité des journalistes, qu’ils soient agenciers, au « desk », sur un plateau pour le JT, etc., ce n’est pas de faire la classe, mais de collecter de l’information, de la vérifier, de la mettre en forme, de la hiérarchiser, de la présenter, et cela en faisant preuve de retenue sur leurs convictions diverses.

      Ces tâches sont différentes de celles d’un enseignant. Et cela très spécialement si on considère qu’une des tâches d’un instituteur est de « former des citoyens », et de propager les éléments d’un « roman national » concernant par exemple « nos ancêtres les Gaulois ».

      N’en demandons pas trop à l’Ecole. Et ne mythifions pas une Ecole d’autrefois parée de mille vertus. Combien de petits Français ont appris le grec ? Parmi ceux qui l’ont fait, minorité infime, quels sont ceux qui en ont retiré un profit précisément définissable ?

  6. J.A.BAY dit :

    Il y a un autre François, François Asselineau de l’UPR dont je retrouve les accents dans votre conclusion. Oui nous avons à faire à une campagne de 1er ministre…

  7. Jean-louis Michelet dit :

    Une immaturité généralisée déconcertante.
    Nous sommes passés vraiment dans un autre monde.
    Nous n’allons pas baisser les bras pour autant.

  8. annick danjou dit :

    Voici un aricle intéressant de Marie Delarue concernant le système dont vous avez parlé également Maxime:

    Candidats du « système », candidats « hors système » ? Chacun, en cette période électorale, que ce soit dans la vieille Europe ou bien outre-Atlantique, se revendique comme sortant des sentiers battus. Nouvelles figures, jeunots et vieux routards du monde des affaires ou de la politique, c’est à qui tentera de se démarquer pour faire oublier qu’« il en est ». Mais de quoi, au fait ?
    Du fameux « système », bien sûr.
    Et revient la question : mais c’est quoi, le système ?
    La gauche, surtout la gauche anti-Macron actuellement, vous répond que le système, c’est la finance. L’argent, cet ennemi juré de François Hollande. Aux États-Unis, Donald Trump vous répond que c’est faux, et je pense que làdessus il a raison.
    Trump est riche à millions, c’est vrai, mais il est également vrai qu’il n’appartient pas au système. Car « le système », aux USA comme ici, c’est l’espace contenu dans les rouages bien huilés de la pensée correcte et de la politique qui va avec : rien en dehors des clous, tous le même refrain de la même chansonnette ; tout juste s’autorise-t-on quelques variations sur un thème donné, mais rien de plus.
    Le système, c’est le formatage. Le conformisme de la bien-pensance : ce qu’il faut de social et de libéralisme dans un voile d’écologie et de modernisme mondialisé. Un peu de chaque, mais point trop, le costard bien coupé et les baskets aux pieds, le sac Vuitton et les achats sur leboncoin. Sans oublier les sacro-saintes « valeurs républicaines » dont personne, à ce jour, n’a réussi à nous dire ce qu’elles sont, sauf un repoussoir à FN.
    La France, avec ses grandes écoles, est une machine à produire du formatage, et donc du « système », à nulle autre pareille. Tout comme les écoles de journalisme, sachant qu’une enquête de l’institut Harris Interactive réalisée pour la revue Médias, en 2012, nous révélait – quelle surprise ! – que le vote de leurs étudiants était des plus « marqués à gauche » qui soient : au premier tour, 39 % avaient voté Hollande, suivis de 19 % pour Mélenchon.
    Aujourd’hui 15 mars 2017, à six semaines du premier tour de scrutin, une enquête nous révèle de même les « intentions de vote des étudiants et étudiantes de Sciences Po Strasbourg » . C’est-à-dire des jeunes gens qui vont aller grossir, pour les plus doués (ou les mieux formatés ?), les rangs de l’ENA et, pour le reste, les écoles de…journalisme.
    Voici – faut-il le dire : sans surprise – où vont leurs choix :
    1) Benoît Hamon : 31,5 %
    2) Emmanuel Macron : 27,7 %
    3) Jean-Luc Mélenchon : 20,1 %
    4) François Fillon : 5,4 %
    5) Nicolas Dupont-Aignan : 2,7 %
    6) Marine Le Pen : 2,2 %
    Ce qui amène, évidemment, à se poser une autre question, du type la poule et l’oeuf : entre-t-on à Sciences Po parce qu’on est très marqué à gauche ou devient-on très marqué à gauche parce qu’on est à Sciences Po ? Ou pire encore : sauf à accepter de se saborder, a-t-on le choix, lorsqu’on est à Sciences Po, de penser en dehors des allées bien balisées de la pensée convenue ?

    • annick danjou, oh, vous savez, le niveau intellectuel de sc po aujourd’hui, surtout, sc po Strasbourg… Tout le monde sait que sc po, jadis une vraie grande école, est devenue une petite usine à conditionner les esprits. J’ajoute qu’on ne fait pas l’ena en venant de sc po Strasbourg.
      MT

    • Jean-louis Michelet dit :

      Belle illustration de l’immaturité déconcertante !
      Et elle n’est pas là où on l’attend…..

    • Jean-louis Michelet dit :

      Remarques sur nos  » fameuses grandes écoles citées plus haut  » que le monde entier nous envie ( cela va de soi)
      Mon grand-père me disait assez souvent , un peu comme une confidence  » Petit, l’important n’est pas ce que l’on a mais ce que l’on en fait  »
      Depuis bien longtemps , j’ai pu vérifier cette réflexion pleine de bon sens à travers mon activité professionnelle.
      Je n’ai pas encore rencontré des cadres français de haut niveau, employés par de très grands groupes internationaux ( allemands, suédois, africains du sud etc…) qui avaient fréquenté ces fameuses écoles…..
      Pour rappel , nous avons encore en France d’excellentes écoles d’ingénieurs dans lesquelles ces grands groupes internationaux , industriels , pharmaceutiques etc… , viennent puiser leur encadrement.
      Alors …..

    • Carry dit :

      Je rejoins la constatation et la réflexion d’Annick.
      J’ai été confronté à cette intoxe sans retenue en prépa; mais heureusement mon esprit critique m’a permis (à l’époque) de bien y résister et je m’en suis senti encore plus fort après mes lectures de nombreuses » littératures » de gauche y compris le petit livre rouge, l’huma, etc
      Penser à gauche est selon moi basé sur l’insincérité des élites envers les citoyens, et ce que nous subissons actuellement en France n’en est que la traduction : discours irréalistes des politiques, puissance des agents de communication (avec des objectifs et des méthodes plus que discutables), couplage fort entre le pouvoir et les médias, action conquérante des lobbies de toutes sortes (sociétaux ou de monopoles divers), aussi ravageurs soient ils, perte plus ou moins consciemment planifiée des repères (acceptation et encouragement du chaos), perte des valeurs les plus fondamentales (banalisation et même hyper valorisation de la médiocrité , de l’inutilité effective, hyper tolérance envers l’incivilité ou la délinquance , découragement de ceux qui s’y opposent, etc), perte de pans entier de liberté (de penser, d’entreprendre, de réussir, etc).
      On a l’impression que les français n’ont rien retenu des travers du communisme…!
      La question est de comprendre pourquoi ?
      Et lorsque l’on tente d’y répondre, on comprend tout de suite la notion du fameux « système » (à développer dans d’autres notes)

  9. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Et si c’étaient vos amis qui avaient raison ? Et si ce qu’ils nomment votre pessimisme ou votre mégalomanie, n’était qu’une manière élégante de vous dire que vous ne pouvez pas, à ce point, mépriser le peuple français – celui qui ne pense pas comme vous – alors que c’est précisément la classe dirigeante politique et médiatique qui l’a conduit, quinquennat après quinquennat, au bord du gouffre politique, moral et sociétal où précisément il se trouve ?
    Vous ne pouvez pas accuser les Français d’être » intoxiqués par la crétinisation » au moment où ils sont de plus en plus nombreux à avoir décidé, quels qu’en soient les risques, de mettre fin à cette alternance gauche-droite qui vous paraît un modèle indépassable alors que plusieurs décennies de ce régime ont amené la vie politique française à ce « niveau de crétinerie innommable » où nous serions bientôt obligés d’élire un personnel politique de plus en plus méprisé et méprisable..

    • Mildred, je ne méprise pas du tout le peuple et je pense même exprimer la voix de nombreux Français indignés par la crétinerie politico-médiatique qui s’incarne aujourd’hui dans la montée des idolâtries imbéciles.
      MT

  10. rasdubitume dit :

    Espoir une nouvelle fois envolé de pouvoir réformer ce pays et de mettre au niveau qu’il doit être le sien c’est à dire le leader de l’Union Européenne
    Mais non encore une fois, nous préférons la facilité, les belles paroles et les compromis politiciens
    Que faut il pour que les français prennent conscience, l’intervention du FMI? les émeutes dans les quartiers difficiles?
    Je suis stupéfaite par l’envoûtement de Macron sur les journalistes omniprésents sur les plateaux de télévision et l’indulgence dont il bénéficie de ces commentateurs professionnels.
    Les programmes sont toujours caricaturés et traités d’un point de vue anecdotique.
    En résumé déçue de ce spectacle et triste pour mon pays

  11. E. Marquet dit :

    Un désarroi profond nous envahit de jour en jour. Ni militants, ni « politisés », citoyens de la France d’en bas, nous nous sentons moins seuls lorsque nous lisons vos analyses et celles d’autres personnalités. Nous sommes effarés de voir ce qui se profile. La France que nous aimons est en train de disparaître. Si les mots patriote ou patriotisme ne m’ont jamais vraiment inspirée, celui de France résonnait, il avait une âme. Les pythies modernes l’enterrent, adoubent « un showman », laminent le seul qui pourrait la réanimer par le poison des calomnies (ou médisances, je ne sais). Des histoires de « fringues », et les pratiques d’une caste politique connues depuis longtemps obèrent un débat qui devrait permettre à chaque citoyen de comprendre les enjeux de cette élection. Comment ne pas penser que tout cela n’est que manigances et combines pour permettre à quelques uns de mettre la main sur le pays pour le modeler à leur façon . C’est un déni de démocratie. Malgré tout mon bulletin de vote ira au programme de Mr Fillon. Et pour parler vulgairement, les autres je les emm……o

  12. jfbonnin dit :

    Paraphrasons à nouveau et sans vergogne Marx : « Partis de rien – 2012 – nous arrivons à zéro – 2017 ».
    Et comme dit mon frère cadet : « Sourions, le pire est devant nous ».

    JFB

  13. François Martin dit :

    Entièrement d’accord, hélas…
    Ci-dessous, une chronique de Patrick Besson dans Le Point. Après l’Avènement d’EM, il faudra songer à faire racheter cet hebdo réactionnaire par M. Pigasse, avec le soutien de P. Bergé, et remplacer ce chroniqueur iconoclaste pseudo-z’intellectuel par, en alternance, A. Minc, J. Attali, D. Cohn-Bendit, F. Bayrou, R. Hue et A. Madelin, pour illustrer le vrai renouveau. Je dois cependant confesser, c’est la période, que mon ire et mon courroux (coucou) à l’encontre de ce chroniqueur ont pour premier et peu reluisant motif la jalousie de ne pas avoir trouvé avant lui la dernière phrase de son misérable article.

    « Besson – Emmanuel Macron m’aime
    Emmanuel Macron m’aime. Il m’a compris et il m’aime. Il me le répète à chacun de ses meetings de 12 000 personnes, qu’il a comprises et qu’il aime également. Dans chacune des interviews qu’il donne aux journalistes de la presse écrite, qu’il a compris et qu’il aime, Emmanuel le répète encore : il comprend les Français et il les aime. Tous. Même moi. Y a-t-il un moment où il me comprend et m’aime moins qu’à d’autres ? Le connaissant, je suis catégorique : non. Il m’a compris et m’aime en toute circonstance. Quand je me lève, quand je suis sous la douche, quand je bois mon café au lait en écoutant les infos à la radio, quand je suis dans les transports, quand j’arrive sur mon lieu de travail, quand j’en sors, quand j’entre dans un restaurant ou un cinéma, quand je reviens de vacances ou quand j’y pars : Emmanuel me comprend et m’aime. Sa compréhension et son amour sont totaux et incessants et je sens bien qu’ils n’auront pas de fin, sauf peut-être si Emmanuel n’est pas élu président de la République française en mai. Là, il risque de ne pas nous comprendre. Et de nous aimer beaucoup moins. Il se peut alors qu’il prenne la mine chagrine des enfants qu’on habille pour aller à l’école alors qu’ils nous avaient fait plein de bisous dans le but de rester en pyjama à la maison pour jouer au football avec un ballon bleu du PSG ou aux petites voitures rouges italiennes.
    Le général de Gaulle nous avait compris, mais nous a-t-il aimés ?
    Quand les grands yeux bleus d’Emmanuel, qui ressortent étrangement sur son teint pâle de clown blanc, se posent sur nous, les gens qu’il a compris et qu’il aime, c’est-à-dire tout le monde, chacun de nous a un petit frisson. Ça doit être parce qu’aucun homme politique avant Emmanuel ne nous avait compris et aimé comme il le fait depuis le début de sa campagne électorale pleine de compréhension et d’amour. Le général de Gaulle nous avait compris, mais nous a-t-il aimés ? Il n’en a en tout cas jamais fait l’aveu, bien au contraire. Ce n’est pas Emmanuel qui nous aurait traités de veaux comme l’a fait le Général en 1940 après l’armistice avec l’Allemagne signé par le maréchal Pétain. Jacques Chirac a souvent dit qu’il aimait les pommes et la Corrèze, mais il n’a jamais dit qu’il aimait les Français ni qu’il les avait compris. Peut-être parce qu’il ne les a ni aimés ni compris. Giscard d’Estaing aimait la chasse, François Mitterrand le Luberon, Nicolas Sarkozy le vélo, François Hollande la Lanterne, mais aucun d’eux ne nous a jamais dit qu’il nous aimait. Ni qu’il nous comprenait. C’est peut-être ça qui nous a manqué et nous donne cet air chafouin et ce caractère irascible dont se plaignent les étrangers en visite dans notre pays, qui leur paraît, du coup, plus beau qu’à nous. Emmanuel va changer ça, à moins que ses déclarations compréhensives et enamourées ne finissent par lui revenir en pleine figure comme un boomerang sarcastique. Qui trop embrase mal éteint. »

  14. IRIS dit :

    Maxime TANDONNET
    Votre analyse est réaliste, comment ne pas être d’accord avec ce que vous démontrez si brillamment.
    Mais ne fermez pas la porte de l’espoir… Quant on a fait le tour des candidats qui se présentent, (en ce qui me concerne bien sûr) un homme émerge c’est F. Fillon.
    Il est expérimenté, dispose d’un programme solide et argumenté, il a la stature d’un Président de la République. Il propose même de restaurer peu à peu l’équilibre des finances publiques, problème majeur du pays, que les autres candidats traitent par le mépris.
    Pour n’évoquer que les candidats qui sont tête des sondages :
    Voter Macron, c’est porter au pouvoir un aventurier de la politique dont on ignore tout et qui ignore tout des subtilités de l’exercice du pouvoir.
    Voter Le Pen, . Elle ne propose aucun programme de redressement. Sortir de la zone euro, c’est autre chose qu’un Brexit. La dette du pays explose, l’épargne des Français fond comme neige au soleil, des mesures protectionnistes autoritaires deviennent incontournables : tout le monde souffrira et en premier lieu les moins bien lotis. Le tout entraînant le naufrage du pays. Voter pour elle c’est se tirer une balle dans le pied en pensant marcher beaucoup mieux ensuite.

  15. Fredi M. dit :

    Une question Mr Tandonnet : Mme Thérésa May qui met en place selon la volonté de son peuple le Brexit est-elle aussi selon vous un exemple de crétinisation, de phénomène monstrueux ?

  16. M.H. dit :

    Nous avons fait la queue pendant plus d’une heure devant le bureau de vote pour pouvoir voter pour notre candidat à la présidentielle.
    Jamais avant je n’aurais imaginé les électeurs de droite habitués par tant d’années de dénigrements, de raser les murs et à se faire traiter de réacs, de ringards, de chrétiens moisis, j’en passe et des meilleures, se rendre si nombreux aux bureaux de vote pour afficher ouvertement leur opinion.

    Nous ne nous étions pas concertés ! Mais nous étions là très nombreux à faire la queue, un peu gênés, ce n’est pas dans nos habitudes d’afficher nos opinions, mais notre espoir de voir enfin un vrai programme de droite porté au pouvoir était plus fort ! Nous ne nous étions pas concertés, mais dans la file d’attente on entendait : compétence, volonté, ténacité, valeurs à défendre, économie à redresser ! Qui avait « notre » programme ? Nous ne nous sommes pas concertés mais FF a été choisi !
    Il sera notre candidat et nous le soutiendrons jusqu’au bout, pas pour lui seul, mais avant tout pour « notre » programme !

    Nous sommes habitués depuis longtemps aux manigances et manipulations de la gauche qui à défaut d’avoir des compétences pour gouverner excelle à la création de cabinets noirs et officines en tous genres.
    Pour adapter une expression de Chirac « Si cela nous en touche une cela ne devrait pas faire bouger l’autre »

  17. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Compte-tenu de la proximité de dates des élections Présidentielle et législatives, je crains que les prochaines élections législatives ne soient, comme on le voit depuis le début de la Vème République que la confirmation du choix de vote de la Présidentielle avec cette fois beaucoup de nuances tant la pagaïe ambiante ne peut permettre de dégager une franche majorité, en effet :
    – Si F. Fillon est élu Président il pourra probablement compter sur une faible majorité de députés godillots LR ralliés bon gré mal gré en pensant surtout à eux mais prêts pour certains à jouer à la première difficulté venue aux frondeurs et à soutenir le Président comme la corde le pendu. Résultat : un copié-collé du gouvernement Valls et aucune réforme de fond !
    – Si MPL est élue, la réaction des pseudos «intellectuels », médias et politiques serait telle que les élections législatives pourraient en être compromises voire reportées en raison d’une très grave crise de société qui verrait à peu près tout le monde dans la rue avec les conséquences que l’on peut imaginer.
    – Si Macron est élu et compte tenu de son absence de colonne vertébrale et de son programme à géométrie variable, il ne disposerait que d’une majorité constituée de bric et de broc, en grande partie inexpérimentée et surtout parfaitement incohérente et instable, le résultat serait encore plus vite le blocage de toute réforme.
    Bref, je ne vois pas comment les élections législatives à venir pourraient modifier de quelconque façon le chaos à venir, organisé de main de maître par le locataire actuel de l’Elysée qui va parachever ainsi son catastrophique bilan.

    • G Bayon, la porte du chaos est grande ouverte, mais les législative sont moins manipulables par les médias et les juges que les présidentielles.
      MT

  18. Jérôme Deschard dit :

    Je ne peux hélas qu’approuver le constat de « chient-lit ». Mais reconnaissons aussi que nous les seniors actuels, nous nous sommes laissés hypnotiser par les effets de manche des magiciens de la foire médiatique et culturelle mise en place depuis André Malraux, successeur des surréalistes malgré toute son intelligence. Ainsi, nous sommes passés d’une capacité de réflexion et de débats sur les vrais enjeux de la construction et de l’animation sociale qui rendait crédible nos discours sur la démocratie et les droits de l’homme à une culture de mort alimentée par le relativisme qui est sorti des scènes de théâtre pour atteindre tous les esprits et tous les sujets. Par ce tour d’esprit marxiste et trotskyste, tout est devenu objet de raillerie et de critique, sans respect d’aucune valeur. On est arrivé au règne de l’émotion et de l’assistance à tout-va.
    Ressaisissons-nous et remettons à leur place les vraies priorités ; le sens du bien commun et du service, le souci de chaque personne en fonction de ses capacités, le goût de la vérité et de la responsabilité.
    Commençons par faire la part des vrais enjeux en soutenant celui que les « lévites » nous incitent à huer et à ignorer. Sachons résisiter aux mirages de la bienveillance de Macron qui est manipulé par des « Gepetto » dont le seul but est de poursuivre l’avancée technocratique jusqu’au transhumanisme. et dans le mépris pour l’opinion publique citoyenne.
    Attention aussi à ce que l’extrême-droite comme l’extrême-centre n’atteigne pas les 12,5% des suffrages exprimés qui leur ouvre le boulevard du système électoral majoritaire.
    Courage, le bon sens revient toujurs (voir la « gifle »de 2007)

  19. Si dans l’élection présidentielle qui arrive Fillon n’est pas élu, puis trouve une majorité aux législatives, tout peut arriver dans les mois qui suivent ! Le pays est au bord de l’explosion, ce n’est plus les politiques qui dirigent, mais les groupes médiatiques et les tribunaux ! La lente décomposition de l’état s’est accélérée depuis 2012 avec la chienlit au pouvoir !

    • de Cydelah dit :

      @ Jacques Daniel Delaire / 5 mars 2017 à 10:07

      En 1, je mettrais la finance via la pieuvre financière internationale.
      « Le pays est au bord de l’explosion » : Pourquoi ? Quelle en serait la raison fondamentale ?
      Il est probable sinon certain, que de grands intérêts géopolitiques en lien avec la finance (encore), n’ont pas intérêt à ce que cette Europe se réalise encore plus.
      Mais au-delà, à qui la faute quand dans un monde où tout s’accélère ? Les prises de décision du couple franco-allemand et des 27 sont demeurées bien trop lentes, faute en France de Président(s) à la hauteur des enjeux sur le long terme, et ce depuis l’après Mitterrand. Quoi de pire que la non décision à ce niveau ?
      A l’évidence, les représentants désignés par Bruxelles, manquent de légitimité, alors il fallait continuer à imposer aux peuples de gravir les marches une par une, quoiqu’il en coûtât à la réélection. Et ce bien évidemment en intégrant et responsabilisant les générations qui montent (dès 16 ans). L’UE a besoin de toute urgence d’une gouvernance plus démocratique. Alors que l’on ne la voit pas venir, elle pourrait pourtant permette de transcender les différents nationaux pour unir ses citoyens autour d’un réel Projet Commun.
      Après, si les peuples veulent le statu quo, voire moins d’Europe, tout en n’assumant pas de préparer le meilleur aux générations qui montent, alors des sacrifices bien pire sont a venir, car les tensions mondiales que l’ont sait ne peuvent que faire naître des violences pas si nouvelles que çà.
      Fort heureusement, nous avons encore une majorité de la jeunesse qui est encore éduquée à penser par elle-même. Tout espoir n’est pas perdu.

    • JD Delaire, et même si Fillon est élu…
      MT

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