En revenir aux débats de fond

xvm6e05672a-afe0-11e6-8924-aaf6bf1e52eaCi-jointe ma tribune de ce soir au Figaro vox.

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La conscience politique française a connu, depuis une dizaine d’années, un basculement sous l’effet du chômage de masse, de gigantesques scandales politiques, DSK, Cahuzac, les déceptions autour de la présidence hollande, la montée des réseaux sociaux, le traumatisme des attentats de 2015-2016. La France est une société brisée, d’une fébrilité maladive, névrosée. Elle vit dans l’émotion de l’instant, les soubresauts des passions et l’excitation du sensationnel, attisée par les médias.

Nous traversons une période sans précédent, où les certitudes, les convictions, les repères habituels ont volé en éclats. Tout n’est qu’incertitude, improvisation, caricatures, gesticulations. Jamais la vie publique n’a été aussi instable et rongée par l’incertitude. La peur, la fuite dans l’utopie, et la démagogie reviennent au galop. Les positions extrêmes, irréalistes et les provocations « anti-système », ont le vent en poupe.

La soif de pureté l’emporte chez les Français sur toute autre considération. Une société qui doute et qui souffre, privée de boussole, ne supporte plus le moindre écart de sa classe dirigeante. Ce climat délétère explique la violence du lynchage médiatique de M. François Fillon et de sa famille. Il n’est ni le premier ni le dernier. Toute incarnation du pouvoir et de l’autorité, dans la France actuelle, est vouée à subir le même sort. Le chef de la Nation s’installe inévitablement « à la place du mort ».

Le psychodrame autour de la candidature de François Fillon ne peut qu’amplifier la crise du politique. Tous les cinq ans, la campagne électorale est l’occasion d’un débat collectif sur l’avenir du pays. Le feuilleton médiatique d’un lynchage a pour effet d’anéantir le débat d’idées et la préparation du destin collectif. Les Français sont aujourd’hui spoliés du rendez-vous démocratique.

Où est passé le débat sur l’Europe? Dans le contexte du Brexit, de la crise des migrants, des incertitudes outre-atlantique, la transformation de l’Union européenne constitue un enjeu de survie pour les Français. Car il existe une troisième voie, en dehors de l’impasse bureaucratique – qui conduit à la désintégration – et du repli nationaliste stérile. Seule une Europe unie aurait la force de frapper les passeurs criminels et esclavagistes à l’origine de milliers de noyades en Méditerranée et d’une déstabilisation politique et sociale de notre continent. Seule une Europe politique unie est susceptible de peser sur le destin des régions ravagées par la guerre et de relever le gigantesque défi du développement des pays d’origine.

Où est passé le débat sur l’économie française? La campagne avait bien démarré à cet égard. François Fillon proposait d’arracher la France à la fatalité du chômage de masse par le recours à des mesures de libéralisation de l’économie. Une discussion s’est ouverte sur ces bases. Elle est désormais couverte par les feux de la polémique.

Où sont passés les débats sur la maîtrise des frontières, sur l’autorité de la loi, sur l’intégration des populations issues de l’immigration, sur l’école, l’égalité des chances, sur l’avenir des banlieues, parfois qualifiées de « territoires perdus de la République »? Que reste-t-il de la politique de sécurité et de protection des Français face au terrorisme? Tous ses sujets fondamentaux pour l’avenir collectif de la France ont disparu de l’actualité, dévastés par l’incendie d’un scandale sans fin.

Où est passé le débat sur l’avenir de la politique française et sur le mode de gouvernement de notre pays? Un étrange tabou pèse sur ces questions. Il est comme interdit de soulever la question de la place et du rôle du président de la République. Le paradoxe est fascinant. Le chef de l’Etat issu du quinquennat, sur-médiatisé, incarne le pouvoir politique à lui seul. Cependant, ne disposant d’aucune baguette magique pour régler les difficultés du pays, il en devient le bouc émissaire naturel. La Ve République du général de Gaulle reposait sur le prestige élyséen. La déchéance de l’institution présidentielle est désormais au cœur de la crise de l’Etat. Comment sortir de l’impuissance, et comment rétablir l’efficacité du gouvernement? Comment restaurer l’image et l’autorité du monde politique dans la transparence et le respect de la morale publique? Et pourquoi ces questions fondamentales sont-elles totalement occultées?

Il est plus facile de s’acharner sur un homme et sa famille que de mener une réflexion de fond. En se noyant dans la polémique et les scandales, en se focalisant sur les jeux de personnes et les images médiatiques, en fuyant le monde réel dans une surenchère extrémiste, à droite comme à gauche, la politique française achève de se saborder. Le redressement du pays passe d’abord par une prise de conscience et un retour à la raison. Mais en sommes nous encore capables ?

Maxime TANDONNET

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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47 commentaires pour En revenir aux débats de fond

  1. Semion dit :

    Si cette affaire avait été mise au jour pendant la primaire, Fillon n’aurait jamais été élu. Il s’est positionné sur un plan moral. Pas de chance, il est tout aussi véreux que certains autres. Point barre.

  2. M.H. dit :

    Une manipulation de l’opinion de plus en plus évidente pour moi : quelques informations que nos jounaleux sont apparemment incapables de trouver : http://sncp-fo.fr/2016/12/06/le-credit-collaborateur-ne-doit-plus-servir-a-financer-les-cotisations-des-deputes-aux-groupes/

  3. Curmudgeon dit :

    Quoiqu’il advienne de Fillon ou de tout autre, il faut exercer une pression constante et énergique pour nettoyer les assemblées parlementaires. Ce sont des lieux « nauséabonds ». Ils empestent la malhonnêteté, l’incurie et le cynisme.

    Les citoyens / contribuables doivent demander des comptes.

    (1) Donc réexaminer sérieusement la gestion laxiste de la réserve parlementaire. Apparemment la France est quasiment le seul pays à fonctionner dans un tel flou.

    (2) Ne pas lâcher les sénateurs. Le journaliste Stéfanovitch estime que seuls 15 à 30 % des sénateurs font le boulot. Les autres estiment avoir droit à une sinécure. Ils font voter (voir ensuite) par d’autres des textes dont ils ne savent rien, et dont ils se contrefoutent.

    (3) De plus, le Sénat viole allègrement les dispositions sur le vote. Ces hommes sont des hors-la-loi.

    (4) Certains sénateurs sont de tels pervers qu’ils se *vantent* de maintenir l’opacité sur leurs méprisables arrangements.

    Stéfanovitch : « Bernard Saugey est le président d’honneur de la fraternelle maçonnique regroupant environ 400 députés, sénateurs, leurs collaborateurs et fonctionnaires des deux assemblées. Franc-maçon le plus connu de Grenoble, le premier questeur du Sénat aime le secret et se déclare « très heureux que le budget de la Haute Assemblée fût opaque, sans quoi les gens pourraient se livrer à des remarques » idiotes »

    Eh oui, les bouseux doivent rester à leur place. Ils sont trop cons pour comprendre.

    Oui, on en est là.

    (4) Selon Pascot, 30 % des députés ont été condamnés par un tribunal ou ont eu à faire au fisc. Je répète : 30 %. Pas 5 %.

    On en est là.

    Je ne connais aucun groupe humain français dont le taux d’incivisme soit aussi élevé. Sauf les petits dealers de banlieue. Qui vaudrait avoir pour voisin un membre de cette faune spéciale ?

  4. Cyril45 dit :

    Bonsoir Maxime,
    Je me permets de vous retransmettre un texte qu’un ami m’a fait passer. Qu’en pensez-vous ? Le raisonnement est-il correct ? Ce texte est long. Peut-être pourriez-vous en tirer des extraits qui abonderait ce débat ?
    Cordialement.
    Cyril

    Lettre ouverte de Vincent Goyet, Conseiller municipal (LR) à Saint-Mitre-les Remparts.
    Parce que j’ai été attaché parlementaire, beaucoup de ceux qui me connaissent m’ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments qu’ils ont lus dans la presse ces derniers jours à propos du fonctionnement de l’équipe qui entoure chaque député.
    Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse chacun y puiser ce qu’il voudra.
    Avant tout, le cabinet parlementaire constitue juridiquement une TPE. Le député embauche et rémunère librement ses collaborateurs, sur la base de contrats de travail de droit privé, qui prennent automatiquement fin en cas d’interruption du mandat parlementaire.
    Pour rémunérer ses collaborateurs, chaque député dispose d’une enveloppe mensuelle de 9 561 € (lorsqu’il laisse l’Assemblée nationale gérer ces contrats et payer les charges patronales), 14 341 € s’il décide de tout gérer lui-même. Sur les 9 561 €, il doit donc encore acquitter les charges salariales (précision technique pour les puristes).
    Dans les faits, l’immense majorité des députés laisse l’Assemblée s’occuper de tout.
    Chaque député organise à sa guise le travail de son équipe, avec des collaborateurs dont le travail peut être très divers : agenda, logistique, courriers, dossiers législatifs, dossiers locaux, réunions, questions au Gouvernement, amendements, relations presse, relations avec les élus, relations avec la population, communication, rendez-vous, représentation, conseil, etc. Ce travail répond en fait aux trois fonctions remplies par un parlementaire : 1/ il représente le peuple ; 2/ il vote les lois ; 3/ il contrôle l’action du Gouvernement et des administrations.
    Bref, le travail est gigantesque, et la politique est bien souvent le lieu où les militants viennent donner un coup de main bénévole (mise sous pli, distribution de documents à la population, logistique des réunions publiques, réseaux sociaux, etc.). Il y a plutôt trop de travail que pas assez !
    François Fillon est aujourd’hui attaqué non pas pour avoir rémunéré son épouse et deux de ses enfants, mais parce que certains soupçonnent qu’il s’agirait d’emplois fictifs, sans travail réalisé en contrepartie.
    Comme je viens de le souligner, ce n’est pas le travail qui manque autour d’un député. J’ai croisé des dizaines et des dizaines de parlementaires, davantage encore de collaborateurs, et la plupart d’entre eux sont des passionnés, qui ne comptent pas leurs heures. De même, il est inimaginable qu’un élu fasse une carrière politique durant 35 ans (François Fillon a été élu pour la première fois en 1981) sans que sa / son conjoint(e) ne lui apporte au quotidien un soutien et une aide de tous les instants, surtout si elle / il n’a pas une autre activité professionnelle à côté.
    Quid du niveau de rémunération pour le conjoint non salarié du chef d’entreprise ? Comme dans n’importe quelle TPE, il est fréquent que le conjoint participe de fait à l’activité sans percevoir de salaire. Quand la structure trouve l’espace d’une rémunération, il peut y avoir ensuite une forme de rattrapage salarial, en contrepartie de toutes les années de bénévolat.
    S’agissant de Pénélope Fillon, elle n’a pas été rémunérée entre 1981 et 1997. Puis elle a bénéficié d’un salaire comme attachée parlementaire jusqu’en 2013 (avec manifestement un rattrapage salarial). Elle a perçu 639 000 euros net sur cette période (les médias parlent en brut pour gonfler la somme). Ramené à 35 années de travail aux côtés de son mari, nous arrivons à l’équivalent d’un salaire net mensuel de 1521 €. Tous ceux qui se scandalisent du montant de 830 000 € brut devraient méditer sur la période concernée… Si j’avais travaillé durant 35 ans aux côtés de François Fillon, sur la base du salaire de 2600 € net que je touchais en 2007, j’aurais coûté bien plus de 830 000 € brut (faites le calcul : 1,4 million d’euros brut – et par souci de simplicité, je n’ai pas tenu compte du 13e mois…).
    Mais quel travail a donc bien pu réaliser Pénélope Fillon ? Sans doute un travail de petite main pour un grand nombre de courriers reçus au domicile (François Fillon n’avait pas de permanence parlementaire en circonscription). Un soutien logistique également. Un travail de conseil, relecture (c’est ce qui semble ressortir de la bouche de l’avocat de François Fillon). Un travail de représentation, aussi, accompagnant son mari, ou se substituant à lui quand il n’était pas disponible.
    Pénélope Fillon n’aurait-elle pas pu remplir toutes ces tâches sans être rémunérée ? Si, sans doute. Mais en France, la loi autorise les parlementaires à salarier leurs proches. De très, très nombreux élus le font, ponctuellement ou de façon pérenne. C’est fréquemment le cas pour les enfants étudiants des députés ou sénateurs, dont les parents mettent ainsi le pied à l’étrier professionnel.
    Mais alors, pourquoi cette brusque poussée de fièvre concernant François Fillon ? Qui ne voit pas l’opération de destabilisation à quelques semaines de la présidentielle ? « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », proclame Francis Bacon dans son Essai sur l’athéisme.
    Interrogeons-nous maintenant sur le niveau de rémunération des enfants de parlementaires : n’est-il pas excessif ? On peut parfaitement le penser dans certains cas. Mais 1/ ce montant reste à la discrétion du parlementaire et 2/ on sort du débat sur le caractère fictif de l’emploi. Les enfants de Fillon avaient fait des études de droit, l’un d’eux a d’ailleurs obtenu son diplôme d’avocat l’année suivante. Ils avaient donc des compétences utiles pour aider leur père dans ses missions parlementaires. Il ne s’agit pas d’emplois fictifs. Or, c’est là-dessus que Fillon est attaqué.
    Certains s’étonnent aussi que Pénélope Fillon n’avait pas de badge pour accéder à l’Assemblée, ni d’adresse e-mail personnalisée. J’ai travaillé durant 5 ans à l’Assemblée (entre 2002 et 2007), j’avais évidemment un badge pour accéder à mon lieu de travail, mais ce n’était pas le cas de tous mes collègues de circonscription. Je n’ai par ailleurs jamais eu d’adresse e-mail professionnelle à mon nom : j’ai toujours utilisé l’adresse des parlementaires pour lesquels j’ai travaillé.
    Autres questions légitimes que se posent beaucoup de gens : pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle été rémunérée par le suppléant de François Fillon ? A quel travail est-ce que cela correspond ? Pourquoi un salaire si élevé ? Lorsqu’un parlementaire devient ministre, il conserve un lien avec le territoire d’où il est originaire. Les collaborateurs du suppléant devenu député font souvent le lien et la navette entre la circonscription et le ministère. Et Pénélope Fillon a pu être d’autant plus sollicitée dans ce cadre que l’agenda de son mari le rendait beaucoup moins disponible. Le suppléant de François Fillon était par ailleurs peut-être davantage présent en circonscription qu’à Paris, n’ayant pas forcément les mêmes ambitions et appétences pour le travail législatif que son précédecesseur.
    Enfin, un élément important : jusqu’en 2012, les députés pouvaient conserver le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué. Cet argent ne serait donc pas resté dans les caisses de l’Assemblée. Ceux qui demandent à Pénélope Fillon de « rendre l’argent » ignorent manifestement qu’il s’agirait de le rendre… à François Fillon lui-même.
    Mais alors, pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle dit qu’elle ne travaillait pas et ne s’était jamais mêlée de politique ? Peut-être simplement parce qu’elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un engagement aux côtés de son mari. Il n’empêche que si elle n’avait pas été là, toutes les tâches qu’elle a accomplies auraient dû l’être par quelqu’un d’autre. En outre, un attaché parlementaire ne fait pas de politique : il travaille dans le domaine politique, mais c’est le parlementaire qui fait de la politique. Pas ses collaborateurs.
    Posons-nous maintenant la question de l’orchestration de cette affaire politico-médiatique :
    – le mercredi 25 janvier, le Canard Enchaîné publie un article
    – le jeudi 26 janvier, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire
    – le vendredi 27 janvier, ce même parquet auditionne plusieurs témoins
    Une vitesse absolument stupéfiante !
    Pour rappel, le parquet national financier a été créé par Christiane Taubira en 2014, qui y a placé ses amis : le procureur du PNF, Eliane Houlette, était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires. Elle doit son incroyable et fulgurante promotion au Garde des Sceaux de l’époque, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d’Onofrio…).
    Rappelons aussi qu’en France, le parquet (a fortiori le parquet national financier) n’est pas indépendant du pouvoir exécutif : les procureurs dépendent directement du ministre de la Justice, ce qui est d’ailleurs pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
    La vitesse avec laquelle le parquet s’est jeté sur François Fillon ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles de la Justice. La perquisition de l’Assemblée nationale qui a eu lieu hier après-midi relève là encore de l’exceptionnel.
    Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre « Nos très chers émirs » des accusations nominatives de corruption envers un ministre du Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet. Pourquoi une telle différence de traitement ?
    Face à cette situation, je suis persuadé de l’impossibilité pour Pénélope Fillon de ne pas avoir participé au travail parlementaire de son mari. Son travail n’a pas été fictif, et il dure depuis 35 ans.
    Je suis aussi persuadé que cette opération de destabilisation a été sciemment préparée et orchestrée. Je n’ai pas voulu croire à une machination envers DSK en 2011, ses propres turpitudes étant suffisantes pour provoquer la chute d’un candidat annoncé par tous comme le prochain président français. La similitude de l’acharnement qu’il a subi alors, avec l’acharnement subi aujourd’hui par François Fillon, fait naître le doute. Les mêmes officines semblent à l’oeuvre. D’ailleurs, ce sont les mêmes qui en furent et en seraient les grands bénéficiaires : François Hollande et ses proches, du PS à Macron.
    Et toute cette agitation éloigne les citoyens de ce qui devrait nous préoccuper à titre principal : la situation de la France, qui compte un nombre record de chômeurs, dont la Dette n’a jamais été aussi élevée, et qui n’offre aux jeunes générations que le choix entre le déclassement ou l’émigration.
    Voilà pourquoi je continue plus que jamais à soutenir François Fillon. Parce que le projet qu’il porte me semble nécessaire pour redresser notre pays. Parce qu’il faut desserrer l’étau de l’étatisme. Parce qu’il faut permettre à chacun de travailler davantage s’il le souhaite pour gagner davantage. Parce qu’il faut améliorer le financement et la couverture maladie de notre assurance sociale. Parce que la France doit redevenir un interlocuteur crédible sur la scène internationale.
    Et parce que je ne suis pas dupe du matraquage médiatique actuel.

    • peine perdue dit :

      « S’agissant de Pénélope Fillon, elle n’a pas été rémunérée entre 1981 et 1997. »

      Les derniers articles du Canard semblent pourtant indiquer 2 années de rémunération avant 1997.

      « Enfin, un élément important : jusqu’en 2012, les députés pouvaient conserver le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué. Cet argent ne serait donc pas resté dans les caisses de l’Assemblée. Ceux qui demandent à Pénélope Fillon de « rendre l’argent » ignorent manifestement qu’il s’agirait de le rendre… à François Fillon lui-même. »

      C’est inexact : au moins en 2006, le reliquat ne pouvait être que remis au groupe parlementaire, reversé sur les frais professionnels dans la limite de 6 000 € par an, ou rendu à l’Assemblée, comme le montre le courrier cité dans cet article :

      https://www.publicsenat.fr/article/politique/quand-les-deputes-se-reversaient-une-part-des-credits-collaborateurs-54214

      quant aux frais professionnels, voyez cette précision du déontologue de l’Assemblée :

      http://www.francetvinfo.fr/politique/cinq-questions-sur-l-irfm-l-indemnite-des-deputes-qui-fait-polemique_805195.html
      « Les députés ne doivent pas, non plus, confondre cette enveloppe avec leur argent personnel. « Cela reste de l’argent public. La partie privée réelle, c’est l’indemnité parlementaire, rappelle le déontologue. Nous sommes dans le cadre d’une indemnité pour frais professionnels. Dans l’hypothèse où elle n’est pas utilisée, elle doit être restituée » à la fin de la législature. Mais, dans la pratique, « il n’y a pas d’encadrement très strict », reconnaît Ferdinand Mélin-Soucramanien. Une façon de dire que rien n’oblige les députés à rendre le reliquat. En 2012, 500 000 euros avaient tout de même été restitués, selon un rapport établi en 2013 par la déontologue de l’époque. »

      « Mais alors, pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle dit qu’elle ne travaillait pas et ne s’était jamais mêlée de politique ? Peut-être simplement parce qu’elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un engagement aux côtés de son mari. »

      Elle a déclaré à la journaliste anglaise : « I have never been his assistant or anything like that. I don’t deal with his communication ».

      « Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre « Nos très chers émirs » des accusations nominatives de corruption envers un ministre du Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet. Pourquoi une telle différence de traitement ? »

      Il y a une différence de traitement parce que les situations ne sont pas comparables. Notamment car dans le cas de Fillon il y a d’une part une contrainte de délai, d’autre part des associations qui envisageaient de porter plainte :

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/01/25/97001-20170125FILWWW00158-affaire-penelope-fillon-anticor-envisage-de-saisir-la-justice.php

      Dans le cas du livre cité, on peut également remarquer que des hommes politiques de droite et de gauche sont concernés ; et aussi, plus important, que des hommes politiques de premier plan de droite ou de gauche, appelés à prendre dans le futur de hautes fonctions (ou du moins à y être candidats), donnent, de notoriété publique, des conférences à l’évidence sur-rémunérées à l’étranger.

      « Et parce que je ne suis pas dupe du matraquage médiatique actuel. »

      Ach, le battage médiatique, groß malheur…

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