Primaires, que choisir?

sans-titreLe présent billet n’est pas le signal de l’approbation du principe des primaires. Je trouve la vie politique française d’une rare médiocrité comme je l’ai écrit dans le Figaro de jeudi dernier. Confondre la politique, le destin de la cité, avec les sentiments qu’inspirent les voix, les visages, les paroles d’une poignée de figurines médiatisées me semble dérisoire.  Et les primaires sont la quintessence d’une personnalisation à outrance de la politique, d’une dérive absurde de la chose publique au loin des principes de l’intérêt général. La politique devrait consister à unir, rassembler, fédérer: M Sarkozy, M. Juppé, M. Fillon, M. Le Maire, etc. qui ont gouverné ensemble, ont fait la même politique dont ils partagent la responsabilité, appartiennent au même parti, plutôt que de se tirer dans les pattes publiquement, devraient être nuits et jours réunis autour d’une table et discuter des moyens de sauver ce pays. Qui aura le privilège de fanfaronner sous les ors de l’Elysée? Et sans nul doute de devenir en 6 mois l’homme le plus haï et le plus moqué de France? Ce n’est pas l’essentiel! Ils n’ont qu’à tirer au sort, ou, s’ils sont incapable de faire passer l’intérêt de la France avant leur intérêt personnel, faire confiance au suffrage universel pour les départager au premier tour, comme le prévoit la Constitution. Les primaires sont le contraire de la politique au sens noble du terme, tout le contraire: plutôt que de rassembler, elles désintègrent. Les programmes? Mais je ne crois pas une seconde à un programme concocté dans un coin par un bonhomme et son écurie d’experts. Les seuls programmes qui comptent, qui ont une (petite) chance d’être appliqués, sont ceux qui procèdent d’une future majorité parlementaire, largement validés et acceptés par elle! Tout juste ce qui n’existe pas dans l’actuel climat de décomposition.

Pourtant, il faut être pragmatique. Avons-nous le choix? Non. Il n’est pas question d’attendre un quelconque salut ou redressement national du processus en cours 2016-2017. En tout cas je n’y crois pas un instant. Mais il faut éviter à tout prix le chaos lepéniste comme socialiste pour cinq années supplémentaires. Donc, se résigner par défaut, à voter à ces foutues primaires, sans illusion, comme il arrive dans la vie quotidienne de devoir faire des choses auxquelles on répugne: voter dimanche prochain, pour celui qui aura le plus de chance d’éviter un cataclysme. Justement ci-dessous une contribution intéressante de M. FrédéricN qui prend parti pour un candidat (cette position n’engageant que lui):

« Le 20 Novembre : voter pour un programme et non pour un homme ( Frederic_N)
Je remercie M Tandonnet de me laisser la parole en cette vieille de primaires pour essayer de vous convaincre d’y participer, malgré les doutes qui sont émis sur ce blog, et de le faire dans un sens très précis. Comme il ne s’agit pas de se raconter des histoires, je le ferai autour de quatre questions
– Ces primaires servent-elles à quelque chose ?
S’il y a un consensus sur ce blog, c’est bien pour s’inquiéter des menaces qui pèsent sur l’avenir de notre pays, emblématiques d’ailleurs des menaces qui pèsent sur l’Europe. De même nous nous accordons pour mesurer l’impuissance de l’Etat français et de ses dirigeants politiques. Mais quelle est la responsabilité des dirigeants de la droite dans cette affaire ? Elle n’en est que partiellement responsable. L’honnêteté, au contraire, oblige à reconnaître que cette droite a vécu pendant plus de 50 ans sous le magistère de la gauche et que c’est d’abord là, dans cette soumission volontaire, que se situe sa faiblesse. C’est cette dépendance que lui reproche enfin – car c’est elle la vraie coupable ! – une partie de sa base électorale.
Or qu’on le veuille ou non la primaire (celle de cette année au moins) est un début de réponse à cette situation. C’est ce qu’a montré le déroulement des débats télévisés et il faut être bien aveugle pour parler de simples conflits d’égo. Ce qu’ont vu au contraire des millions de téléspectateurs c’est un débat sur des programmes là où ils n’avaient en mémoire que coups tordus – jurisprudence Chirac – mise en scène – jurisprudence Giscard – et bling bling – jurisprudence Sarkozy. Dans notre histoire récente c’est la première fois que cela arrive : la droite a non seulement discuté sur le fond mais elle l’a fait devant son électorat. D’ailleurs je cite Luc Ferry ce matin sur Radio classique « ce qui me convainc d’aller votre c’est la comparaison avec le débat américain : on a en France un débat de grande qualité »
– Dans quelle mesure ces primaires auront-elles un effet ?
Evidemment il ne faut pas être dupe, non seulement les couteaux sont tirés, mais surtout ils cachent le même strabisme vers la gauche que celui qu’on a vu à l’oeuvre depuis tant d’années. L’utilisation de Bayrou par Juppé va dans ce sens, Sarkozy a raison. Mais hélàs, la nomination de Baroin aussi. Non pas que Juppé et Sarkozy soient de « sournois comploteurs à la solde de l’oligarchie » comme on l’entend ici et là. Mais tout simplement du fait de la résistance prévisible qu’entraînera toute tentative de décision de leur part. Non seulement elle se heurtera, et contre l’esprit même de la démocratie, à la « résistance » de la gauche et des médias. Mais surtout, elle se heurtera au fait que l’administration penche à gauche de toutes ses pores : sans légitimité claire, sans soutien politique et sans programme d’action efficace il est illusoire de faire une politique de droite en France. Et sur le denier point on en est très loin, Juppé et Sarkozy ne font qu’en prendre acte. C’est d’ailleurs ce que voudront nous expliquer les médias: que la gauche devra être aussi au gouvernement et tout bloquer puisque c’est grâce à elle que Juppé ou Sarkozy battront Marine le Pen.
Mais justement, la primaire participe de la nécessité de cette « contre légitimité » dont le futur président aura besoin. A la fois par l’intérêt qu’elle suscite et à la fois par son contenu programmatique, elle pèse dans le sens contraire aux intérêts de la gauche. Plus il y aura de votants, et plus le futur élu aura la légitimité de la combattre. Plus il sera clair et plus il se heurtera avant les présidentielles à la gauche. Et plus sa victoire sur elle au premier tour sera considérée comme une victoire de ses idées.
Aller à la primaire c’est simplement contribuer à cette légitimité du futur président Républicain.
– Mais pour qui voter alors ?
A cette primaire – et même s’il n’est pas favori – je suggère aux lecteurs de ce blog de voter pour Fillon. Pour une raison simple. Malgré les médias, cette primaire a parlé de programme politique. Or Fillon est le candidat qui s’est le plus assimilé à l’idée d’un programme cohérent, au moins un minimum. Bien sûr on pourrait en discuter tous les points. Beaucoup ici semblent notamment revenir à cette vieille tradition de la droite gaulliste de s’en prendre au libéralisme. Mais je leur pose cette question : vous pensez, pour la plupart d’entre vous, que le problème de la Nation est de lutter contre sa désintégration, voire à la menace islamique. Mais pensez-vous que la France puisse résister à ces démons si elle n’est pas puissante économiquement ? Soyons sérieux. Beaucoup de gouvernements se sont essayés à faire de l’antilibéralisme que ce soit en Grèce, au Brésil ou au Vénézuela. Pensez-vous que ces pays se sont renforcés ou affaiblis ? A contrario pensez-vous sérieusement que le (socio) libéralisme ait affaibli nos voisins allemands ?
Poser de telles questions c’est y répondre.
– Doit-on s’en remettre à un homme quel qu’il soit ?
Disant cela je ne veux surtout pas entretenir d’illusions. Il y a de nombreux trous dans le programme Fillon. Notamment sur sa mise en œuvre. Pour ne prendre que cet exemple, Il ne nous explique pas comment il fera pour redresser un appareil d’Etat tenu par la gauche. Il ne dit rien là où il faudrait prendre le problème à bras le corps, par exemple en délogeant la gauche des positions qu’elle occupe dans tous les lieux de formation des cadres de l’état (et pas seulement à l’ENA, sans doute la moins mauvaise de ces écoles, qu’on la compare par exemple à Sciences Po ! ). Ce faisant il s’expose à de cruelles désillusions quand on s’apercevra qu’un sabotage subtil annihilera la plupart des mesures qu’il croira prendre.
Mais justement, quel que soit le futur président un tel affrontement est inéluctable. En fait, il a déjà commencé dans le cas de l’école, de la police, voire de la magistrature. Et la question qui se posera – brutalement – sera celle du rapport de force. Comme dans le cas de la SNCF et de Juppé.
Or qu’on le veuille ou non , ce rapport de force sera indexé sur le nombre de gens qui auront voté, non pas tant pour un homme, que pour un programme politique.
Et surtout pour sa mise en œuvre.

FrédéricN

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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72 commentaires pour Primaires, que choisir?

  1. Koufra dit :

    Nkm pas question

    Lemaire, trop égocentrique

    Poisson, aucune chance de passer

    Sarkozy, compte tenu de la guerre en Libye et du referendum bafoué sur la constitution européenne, ce sera non.

    Juppé, compte tenu de la campagne ouvertement communautaire qu il a mené et de la guerrre en Libye, ce sera non.

    Copé… il ne s est pas présenté pour être élu mais pour torpiller sarkozy.

    Il reste Fillon. Je n apprécie pas le fait qu’il se dissocie du bilan de sarkozy, mais je voterai pour lui.

  2. Gustave Bermond dit :

    Amusant et un peu effrayant de lire que même sur ce blog, les lecteurs – commentateurs se laissent aller à des manifestations de soutien à des personnes plus qu’à des idées. Je suis d’accord avec Frédéric sur l’utilité de ces primaires, mais pas du tout convaincu par son choix d’un des candidats, choix qu’il justifie par de bien faibles raisons .

  3. anna FJK dit :

    Je partage l’avis exprimé.
    Juppé serait un Hollande de droite et le pays ne peut plus se le permettre.
    Sarkozy risque fortement de nous faire perdre de nouveau.
    Fillon allie la sérénité et l’assurance d’une victoire d’un Juppé et la radicalité gaulliste d’un Sarkozy. J’en ajoute une autre qualité: c’est un homme intègre, jamais mis en examen, et cela fera du bien au pays.

    • axel dit :

      Je ne partage pas du tout votre avis
      .Canicule 2003 : Fillon n’a « rien vu, rien fait ». La canicule s’abat sur l’Europe. François Fillon, ministre des Affaires sociales, est en vacances en Toscane. Il n’en bougera pas. Il se justifiera devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale : « La prise de conscience a été tardive en raison de la dilution statistique. » Drôle de façon de dire qu’il avait les oreilles bouchées en sortant de sa piscine.
      « De sa villégiature toscane, François Fillon, épuisé par le conflit des retraites, n’a, en août 2003, rien vu, rien fait », résumera le journaliste Christophe Barbier dans L’Express.
      Voir le compte rendu : http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r1455-t1.asp
      La commission d’enquête parlementaire sur les conséquences sanitaires et sociales de la canicule, qui a rendu son rapport en 2004, estimait tout contraire : »Il y a eu carence dans la gestion politique de cette crise. Les insuffisances de la veille sanitaire n’ont certes pas permis que des informations exhaustives soient transmises suffisamment tôt, mais la situation de crise se caractérise justement par le fait qu’en général elle n’est pas prévue. C’est justement l’une des fonctions du politique que de gérer l’inattendu. Or, en la circonstance, le politique a été dramatiquement absent. Certains ministres l’ont d’eux-mêmes reconnus devant la commission d’enquête.

      Dans le gouvernement Raffarin II, il est ministre de l’éducation Nationale et fait une réforme bâclée qui jette les étudiants dans la rue. Raffarin le traite alors de « maillon faible du gouvernement ».
      Chirac a fini par en avoir assez de Fillon et ce dernier est débarqué lors de la constitution du gouvernement De Villepin.
      Après la défaite de 2012, son obsession a été de se débarrasser de Copé à la tête de l’UMP.

      François Fillon, sous son allure de « gentleman farmer » passionné d’automobile, a deux caractéristiques principales : l’ambition et la jalousie.
      Un de ses coups les plus tordus – mais les connaît-on tous ? – a été de demander au secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet, d’accélérer les procédures contre Sarkozy pour l’empêcher de revenir dans le jeu en Juin 2014. Selon deux journalistes du Monde il AURAIT tenu les propos suivants : « Mais tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !». On ne saura jamais bien sûr ce qu’il a vraiment dit à Jean-Pierre Jouyet mais ce qui est certain c’est que la justice l’a débouté de sa plainte en diffamation.
      Il essaie ensuite de mouiller Sarkozy dans l’affaire Bygmalion et demande à son avocat François Sureau une consultation juridique officielle sur le paiement des pénalités de campagne de Nicolas Sarkozy. Puis il demande aux commissaires aux comptes de l’UMP de faire un rapport à l’attention du Procureur, dans le but bien sûr d’ouvrir des pistes menant à Nicolas Sarkozy.
      Fillon est un fourbe mais c’est un mauvais comédien. Il ne pouvait dissimuler sa jouissance et s’empêcher de se frotter les mains à chaque fois que la cellule financière montée de toute pièce par Taubira contre Sarkozy arrivait à décrocher la timbale sous la forme d’une convocation chez le juge d’instruction ou d’une mise en examen.
      L’officine de Taubira chargée de trouver – et d’inventer – des casseroles à Sarkozy a été épaulée par le Cabinet Noir constitué par Hollande pour éplucher illégalement les documents de la précédente présidence, avec bien sûr le concours bienveillant des frères du Grand Orient de France. Malgré les moyens considérables déployées par Taubira et Hollande et au grand dam de Fillon, Sarkozy est revenu auréolé de l’image d’un martyr persécuté par une justice politique aux ordres du pouvoir socialiste.
      Pour exister, Fillon a commencé sa campagne des primaires en mettant sur le dos de Sarkozy tous les maux du quinquennat précédent, alors qu’il en a été le seul Premier Ministre. La formule est maintenant bien connue : on ferme sa gueule ou on démissionne mais on ne change pas son Président !
      Il est facile de faire parler le Général de Gaulle surtout pour ne rien dire ! C’est une pure banalité que de dire que si ce dernier avait été mis en examen (inculpé à l’époque) pour des faits avérés il ne se serait pas présenté aux élections Présidentielles. Mais Nicolas Sarkozy n’est absolument pas dans cette catégorie et aucune des accusations dont il fait l’objet n’a été prouvé à ce jour. Bien au contraire, l’affaire Bettencourt s’est dégonflée subitement avec la relaxe complète d’Éric Woerth. Et chacun sait bien qu’au-delà d’Éric Woerth, c’est Sarkozy qui était ciblé.
      Ce qui est tout à fait certain c’est qu’on imagine mal un des Premiers Ministres du général de Gaulle – que ce soit Michel Debré, Georges Pompidou ou Maurice Couve de Murville – vomir sa haine sur le général à l’issue de son mandat ! Aucun de ces hommes ne se serait permis les propos diffamatoires et les manœuvres infâmes de Fillon à l’égard de Sarkozy.
      Un homme avec si peu de conscience et si rempli de haine et de jalousie ne peut pas avoir notre confiance !

    • Anonyme dit :

      Et bien Axel vous en savez des choses sur F. Fillon, j’avoue que j’avais oublié une partie de ce que vous nous rappelez. Alors merci mais de toute façon, comme je l’ai déjà dit ici, je ne voterai pas dimanche et je pense que Fillon est un mou qui peut devenir très autoritaire si on lui laisse le pouvoir. Quant à son passage à l’éducation nationale que j’écris sans majuscules tellement elle est tombée bien bas, j’avais même oublié qu’il avait été à sa tête, ayant été enseignante, c’est assez révélateur!

  4. anna FJK dit :

    Bien d’accord avec l’avis exprimé ici.
    Juppé sera un Hollande de droite et la France ne peut plus se le permettre, surtout pas une seconde fois.
    Sarkozy risque très fortement de nous faire perdre de nouveau.
    Fillon me semble réalisé le juste compromis prenant les atouts des deux cités : la radicalité gauliste d’un Sarkozy, la sereinité et la sûreté (d’être élu l’an prochain) d’un Juppé. J’en ajoute une troisième: c’est un homme intègre, jamais condamné ni mis en examne, et cela fera du bien au pays.

  5. hugues dit :

    Je partage l’analyse de FredericN, je trouve les primaires intéressantes pour les raisons suivantes:

    1) il n’existe pas d’homme providentiel et ces primaires le montrent. A part pour quelques fanatiques, le candidat idéal n’existe pas, il faut choisir et faire un compromis entre les points forts et les défauts de chacun.

    2) Le choix d’un président est toujours un mélange entre la personnalité et le projet, chaque électeur mettant plus ou moins d’importance dans l’un ou l’autre critère. Ces primaires permettent, sur une durée de quelques semaines, de se faire une idée de chaque candidat et de sa capacité à faire face sur une période plus ou moins longue: c’est quand même une partie importante du taff du président que de faire face dans la durée.

    3) je suis un adepte de la concurrence, c’est ce qui permet de faire le tri entre les bons et les moins bons « produits »: ce qui est vrai pour des biens et des services, l’est aussi pour les hommes. La concurrence permet de laisser une chance à l’innovation, ce qui permet de faire émerger certaines idées, même celles qui peuvent paraître à priori iconoclastes. La concurrence permet aussi de faire émerger de nouveaux talents et d’éliminer certains autres qui finalement apparaissent comme décevants.

    4) Les électeurs traditionnels de droite sont peu habitués à choisir leur leader: ils préfèrent qu’on fasse le choix pour eux pour ensuite se mettre derriere et le porter à la victoire. Les primaires sont donc un gros changement, mais qui, je crois, est d’ordre générationnel et idéologique: cela permet aux partis politiques de s’adapter aux nouvelles generations qui se sentent plus à l’aise dans une organisation moins pyramidale, avec plus de subsidiarité et un mode de fonctionnement plus en réseau (de mon point de vue plus libérale).

  6. hugues dit :

    Je partage l’analyse de FredericN, je trouve les primaires intéressantes pour les raisons suivantes:

    1) il n’existe pas d’homme providentiel et ces primaires le montrent. A part pour quelques fanatiques, le candidat idéal n’existe pas, il faut choisir et faire un compromis entre les points forts et les défauts de chacun.

    2) Le choix d’un président est toujours un mélange entre la personnalité et le projet, chaque électeur mettant plus ou moins d’importance dans l’un ou l’autre critère. Ces primaires permettent, sur une durée de quelques semaines, de se faire une idée de chaque candidat et de sa capacité à faire face à la concurrence sur une période plus ou moins longue: c’est quand même une partie importante du taff du président que de faire face dans la durée.

    3) je suis un adepte de la concurrence, c’est ce qui permet de faire le tri entre les bons et les moins bons « produits »: ce qui est vra

  7. gabbrielle dit :

    La petite bête qui monte, qui monte.
    Dernier sondage, Fillon bat Juppé au second tour

    http://www.lepoint.fr/presidentielle/sondage-fillon-l-emporterait-au-second-tour-de-la-primaire-15-11-2016-2083300_3121.php

  8. Cyril45 dit :

    Bonjour Maxime,
    Comme vous le soulignez dans nombre de vos réponses, François Fillon a le vent en poupe (et pas seulement sur ce blog comme vous les savez sans doute).
    Je pense qu’il a l’envergure pour devenir chef de l’État. Vous l’avez côtoyé dans vos fonctions à l’Élysée, aussi je ne vous demanderai pas votre point de vue.
    En une autre époque, on l’eut sans doute traité d’honnête homme. Quant au reproche qui lui est fait par certains d’être effacé voire girouette, ce sont parfois ces tempéraments-là qui peuvent réserver quelques surprises.
    Je le crois sans aucun doute capable d’endosser le costume de premier magistrat. Après tout, n’a-t-il pas lui aussi été président d’un Conseil général !
    Cordialement à tous.
    Cyril

  9. Citoyen dit :

    « Primaires, que choisir? »
    Il faut dire que l’étalage n’est pas très achalandé.
    Dans un pays qui a plus de 2 millions de fonctionnaires de trop, le seul qui en ait pris conscience est F.Fillon … et encore, que très partiellement. Ce qui n’augure rien de satisfaisant quant au résultat.

    • 2 M d fonctionnaires de trop, c’est vague, lesquels précisément?
      MT

    • Citoyen dit :

      « lesquels précisément? »… Mais partout ! Il n’y a qu’à se baisser pour les ramasser.
      Aussi bien au niveau de l’état, que des collectivités territoriales, dont il faut remettre toutes les missions à plat.
      La France a quasiment le double de fonctionnaires, par milliers d’habitants, que les voisins Allemands. Assurent-ils moins bien leur missions ? Et au niveau masse salariale c’est encore pire, vu que l’on cumule en plus les hauts salaires dans les placards.
      Rien que pour l’EN nous avons + de 50% d’effectifs en plus ! Et c’en est de même dans toutes les administrations. Quand on aime on ne compte pas …. surtout quand c’est le con-tribuable qui paie.
      Il serait trop long d’en faire l’inventaire ici. Pour plus d’information je vous envoie sur des sites comme l’IFRAP, Contribuables associes, et bien d’autres de même nature, qui font le job …
      Tout comme les cellules cancéreuses qui prolifèrent d’elles-mêmes, les administrations ont tendance à s’auto-assigner des missions que personne ne leur a demandé de satisfaire …. sinon elles-mêmes, pour leur propre intérêt.

    • peine perdue dit :

      Voyez plutôt cette vidéo :

      http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Le-grand-mythe-de-la-baisse-massive-du-nombre-de-fonctionnaires_3744118.html

      Il est inexact de dire que la fonction publique française est plus coûteuse qu’ailleurs. Et il est tout simplement faux de dire qu’il y a 50% d’effectifs en plus dans l’enseignement (par rapport à qui, l’Allemagne ? Avez-vous seulement tenu compte du fait qu’il y a là-bas 1,4 enfants par femme depuis 40 ans ?).

      Il est désespérant de voir les succès de la désinformation dans ce domaine comme dans tant d’autres.

    • peine perdue dit :

      Voici un comparatif des dépenses publiques par secteur sur les différents pays européens :

      Le principal endroit où il y a un écart, ce sont les dépenses sociales (retraites, aides diverses : allocations familiales, aides à la construction…). Puis, la défense (mais ce sont les autres qui ne dépensent pas assez, comme le rappelle Trump après d’autres) et l’éducation (mais la France fait son travail de renouvellement des générations, ce que ne font pas les autres hors UK et la si catholique Irlande).

      Voici d’autre part le montant des pensions par pays :

      et le nombre de pensions :

      où on constate qu’en effet, les Français de la glorieuse génération du baby-boom (mai 68, choix de l’immigration de masse, fuite en avant européiste, et plus si affinités) touchent des pensions nettement plus élevées que les Allemands par exemple.

      Donc, si vous voulez réduire les dépenses publiques, il faut réduire…les retraites actuelles. Point à la ligne.

    • Citoyen dit :

      @ peine perdue :
      Réduire les retraites ? Lesquelles, celles des fonctionnaires ? Mais tout à fait d’accord !
      Quand ils sont en activité, ils coûtent déjà le double de ce qu’il devraient aux contribuables qui les nourrissent, pour les raisons du nombre déjà évoqué, et arrivés en retraite c’est encore pire, vu qu’il passent en moyenne beaucoup plus de temps en retraite, que ceux qui les financent. Probablement qu’ils sont moins usés…. (si vous voulez des chiffres, ils y en a sur internet, je vous laisse le soin de chercher)
      Puisque, quand on parle du coût des ponctionnaires pour les contribuables, il faut bien évidement compter aussi ceux qui sont en retraite.
      Pour les autres, le problème est différent, ils cotisent comme pour une assurance. C’est normal qu’ils en retirent ce pourquoi ils ont cotisé.
      Et pour ce qui est de l’EN, on n’a rien à faire du nombre d’enfant par femme.
      Il se trouve qu’il y a sensiblement le même nombre d’élèves en Allemagne qu’ici. Donc la comparaison des effectifs est très facile à faire.

    • Cyril45 dit :

       » coût des ponctionnaires pour les contribuables « .
      Je ne sais si la coquille est volontaire ou pas, mais je la trouve assez savoureuse !

    • peine perdue dit :

      Non, toutes les retraites sont concernées car les taux de remplacement sont équivalents :
      http://www.lesechos.fr/09/06/2013/lesechos.fr/0202816518477_public-prive—l-ecart-des-retraites-n-est-pas-aussi-grand-qu-on-le-pense.htm
      « Le mode de calcul des pensions de retraite, différent pour les salariés du privé et les fonctionnaires, ne provoque pas d’écart flagrant à niveau de revenu équivalent. »

      et la durée de cotisation est sensiblement égale si on écarte les fonctionnaires de police et les infirmières :

      http://www.lesechos.fr/25/10/2015/lesechos.fr/021430191803_l-ecart-d-age-a-la-retraite-se-reduit-entre-le-public-et-le-prive.htm#
      « Ces statistiques excluent les militaires, aux carrières particulièrement courtes. Mais elles prennent en compte les catégories actives (policiers, infirmiers, pompiers…) qui font baisser la moyenne d’âge car ils cessent de travailler à 57, voire 52 ans. Si on ne compte que les sédentaires, l’âge moyen de départ à la retraite des trois fonctions publiques est à peu près aligné sur celui des salariés du privé : 62 ans et 10 mois dans l’Etat, 62 ans et 11 mois dans la territoriale, 62 ans et 2 mois dans l’hospitalière. »

      Ce sont donc bien toutes les retraites qui sont concernées. Le mode de financement n’a rien à voir à l’affaire, c’est une simple question d’écriture.

      Quant à la comparaison des effectifs enseignants, elle est possible ici par exemple :

      http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF07120

      et ne va pas non plus dans le sens de vos préjugés.

    • de Cydelah dit :

      @ Citoyen je crois,
      « on parle du coût des ponctionnaires » pour le coup c’est réussi. Je m’en suis tordu le cou de rigolade.
      Plus sérieusement, que penser aussi de la discrimination public/privé s’agissant des pensions de réversion ?

    • peine perdue dit :

      @de Cydelah
      Discuter pour savoir s’il faut ou non couper l’Etat en petits morceaux pour faire gérer ses fonctions par quelqu’un d’autre (qui ?), est-ce vraiment drôle ?
      Cela me fait penser à une remarque de ce livre :

      https://www.amazon.fr/Une-r%C3%A9volution-sous-nos-yeux/dp/2810005702/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1479474508&sr=8-1&keywords=caldwell

      où l’auteur constate, désabusé, que les Européens au lieu de décider quelque chose se contentent de se repasser leurs bons mots : les Français parlent de Londonistan, les Anglais de Saint-Denistan, c’est drôle aussi n’est-ce pas ?

      Sinon sur les pensions de réversion un comparatif est ici :

      http://www.complement-air.com/2015/03/pension-de-reversion-ce-qui-vous-at-456.html

      et d’une part la comparaison n’est pas évidente ; d’autre part, la différence en terme de montant global des retraites versées ne doit pas être très élevée de toute façon.
      De toute façon peu importe, ce qui compte c’est que ce sont les retraites qui permettent une marge de manoeuvre, pas tellement la fonction publique.

    • peine perdue dit :

      D’ailleurs voici le montant des pensions de réversion par pays (colonne survivors) :

      la France dépense moins sur ce poste que la moyenne des autres pays de la zone euro.

  10. Anonyme dit :

    Toujours l’argument de l’épouvantail FN pour tenter de faire boire les anes qui n’ont pas soif. Cela va encore marcher..???
    Les primaires, c’est bien nul, on est d’accord, mais il faudrait y aller quand meme? Mon Dieu sinon le monde des bobos s’écroule, le peuple (qui vote FN) prend le pouvoir, un remake de la commune quoi, vite Bazaine Bazaine il faut trahir, encore une fois, se jeter dans les bras de Bismarck.

    Dans un duel Juppé-MLP, je vois un remake du duel Clinton-Trump. Le pseudo-gaulliste Juppé qui est pour les guerres type Libye qui ont amené le chaos chez nous, pour l’UE, pour le politiquement correct, allez voter pour lui, vous maximiserez les chances de MLP. Amha bien entendu

  11. drazig dit :

    Trump renonce à ses émoluments de président…
    Avec l’arrivée de Trump, la Bourse de New York s’envole…
    Et pendant ce temps, moi, je me rappelle que le premier décret de Sarkozy président fût d’augmenter les émoluments du président!
    L’un n’a peut-être pas besoin de ce salaire, mais rien ne l’ oblige à y renoncer.
    L’autre donne le soupçon de briguer le pouvoir pour « faire de l’argent »

  12. Cyril45 dit :

    @Philippe
    Merci pour votre commentaire que j’apprécie à sa juste valeur.
    J’ai bien précis  » Elle me semble la plus raisonnable. » J’avoue que Alain Juppé ne me semble pas mieux placé, question politique carriériste. Alors… Quant à Nicolas Sarkozy, qui a certes l’envergure d’un chef d’état, il serait très certainement battu au second tour par le maire de Bordeaux (qui n’a pas fait mieux que Fillon côté reculade devant les syndicats entre 1995 et 1997 sur la même question des retraites, avant la géniale ! dissolution de 1997)
    Cordialement.
    Cyril

  13. Socratex dit :

    Il paraît que  » tous ceux qui ont réfléchi votent FILLON » . Je sais, je ne fais pas partie des happy few qui savent ce qui est bon pour le peuple, mais en ce qui me concerne, avec un mélange de pulsions du coeur et de travail de cervelle, j’irai voter, sans aucune hésitation, POISSON.
    Si certains s’ esclaffent devant tant de  » stupidité primaire « , je les invite à regarder et écouter la vidéo du meeting d’ Issy de Samedi 12 Novembre, et pas seulement d’ailleurs la prestation de POISSON ; celles des autres intervenant(e)s étaient tout aussi impressionnantes d’intelligence et d’ amour de notre pays et de son peuple.Celle qui ma le plus touchée est celle d’une jeune fille qui n’ a pas vingt ans ; non, décidément la France n’est pas morte, même si sa classe de politiciens professionnels l’est effectivement.

  14. jpmjpmjpm dit :

    Je ne suis ni de gauche, ni de droite… la distinction étant totalement anachronique, cette précision est d’ailleurs sans aucun intérêt.

    Je ne vote plus depuis de nombreuses années: la Démocratie Représentative telle que nous la connaissons est à bout de souffle. Les votes blancs ne servent pas. À quoi bon perdre mon temps les dimanches ensoleillés?

    Par contre, j’irai voter à la primaire LR. Pourquoi? Simplement pour essayer d’éviter (peut-être pour la dernière fois) l’arrivée du FN. Et avec quelle analyse? La gauche sera laminée au premier tour. Elle ne mérite pas mieux puisqu’elle adore se saborder. Donc second tour: Marine face au vainqueur de la primaire LR. Unique question: qui est le mieux placé pour remporter contre Marine. Les « petits candidats » NKM, Fillon… et consorts seront le plus en difficulté face à elle. Ils ont parfois des idées intéressantes… trop dangereux cependant. Et comme les autres, ils trahiront leur programme au moment de gouverner.
    Cas amusant: Sarko, l’agité. Son truc du moment? Se faire passer pour le candidat anti-système. LOL, LOL, LOL, LOL… LOL! Il y a un ras-le-bol complet de Sarko. C’est un repoussoir; notre Hillary à nous. Donc surtout pas Sarko au second tour de la présidentielle. Il a de bonnes chances de perdre contre Le Pen.

    Je voterai donc pour Juppé. Il ne fera pas grand chose… comme ce que les autres auraient fait.

    À oui j’oubliai… je dois adhérer à la Charte de l’alternance. Je le ferai sans aucun problème. Un peu cynique? Certes. Mais à ce jeu là, je suis un enfant de chœur par rapport à tout ces valeureux politiques.

    Et voilà… Pour encore une fois, je crois que l’on échappera au FN. Mais ce sera probablement la dernière !

    Donc maintenant, il va falloir se bouger! Et pour l’instant, je ne sais pas comment.
    PAS LOL!

    • Socratex dit :

      Permetez-moi de penser que, si votre objectif est de battre le FN en 2017 , le choix de JUPPE n’est pas le bon. JUPPE traînera derrière lui un volume de rejet énorme chez une masse d’ électeurs de la  » vraie droite », et ceux-ci enverront , par pur rejet mais sans hésitation, MLP à l’ Elysée, éventuellement le cas échéant dès le premier tour. L’inverse n’est pas vrai pour POISSON ( et c’est le seul dans ce cas dans les 7 en lice) ; il est en fait, à mon avis, le seul en mesure de battre MLP en 2017 .
      Juppe a un gros soutien chez les notables politiciens professionnels, mais pas dans le peuple.

    • jpmjpmjpm, la vraie question est-elle en soi « d’échapper au fn », ou de traiter les questions de fond qui expliquent son ascension?
      MT

    • Annick danjou dit :

      Vous posez la vraie question Maxime et la seule qui n’obtient aucune réponse valable de la part des candidats présents. Si Mr Fillon est quelqu’un que je trouve intéressant, il a été trop mou et trop fuyant à mon avis, même si je pense au fond qu’il avait les mains liées avec N.Sarkozy. Comme les autres ne m’intéressent pas, (plus) ( à part Mr Copé qui AURAIT PU être un bon candidat…trop tard pour lui), je n’irai pas voter dimanche.

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