Au-delà du brouillard

imagesm5v71us6-2La semaine dernière, le site Atlantico m’a interrogé sur les conséquence qu’aurait l’élection de M. Alain Juppé à la présidence de la République. Précisons que je n’ai absolument rien contre lui. Les attaques dirigées contre sa personne, son âge, son passé, me déplaisent tout autant que celles dirigées contre Nicolas Sarkozy ou François Fillon ou tout autre d’ailleurs. L’exercice est de prospective: réfléchir à la suite… Nous vivons une drôle d’époque politique, réduite à des haines viscérales, des passions idolâtres, la fuite dans les polémiques, la calomnie, les insultes et moqueries, les lynchages, les provocations, la logorrhée, les trahisons, la lâcheté,  la tyrannie des anecdotes et du bavardage, le néant absolu de vision, d’idée et de projet. Nous sommes en droit d’avoir honte pour notre pays devant un tel spectacle. Cette plongée dans le ridicule qui n’épargne personne, de l’extrême droite à l’extrême gauche, est sans doute une manière médiatique de fuir le monde réel, de se saouler de crétinerie, d’oublier les massacres qui ont ensanglanté le pays depuis deux ans, le démembrement en cours de l’Europe, la crise des migrants, la fragmentation de la France et sa chute dans la violence, les 5,5 millions de chômeurs,  la démence des présidentielles américaines qui n’annonce rien de bon, l’explosion du Moyen-Orient et l’effacement international de notre pays.

Il existe deux manières de voir l’avenir. Une linéaire, en projetant les tendances en cours: élection 2017 de M. Juppé sous le signe de « l’apaisement », de l’unité et de la sagesse, quelques velléités de réformes économiques, puis recul face aux résistances et aux scandales, et puis cinq ans d’immobilisme, retour au grand blabla national, furieux et délirant lynchage médiatique contre lui, décomposition de la droite modérée, monopolisation de la vie politique par un parti socialiste gauchisé et le parti lepéniste, arrivée au pouvoir en 2022 des socialistes radicalisés et d’un programme de « vraie gauche »: 32 heures hebdomadaires, revenu universel pour tous, ouverture des frontières, école obligatoire jusqu’à 18 ans, recrutement massif de fonctionnaires, ponction fiscale sur « les riches » et sur l’entreprise privée, effondrement économique du pays, chaos absolu, fuite massive à l’étranger… Ainsi, dans cette logique vénéneuse, la fin de la France semble inéluctable, en germe dans le délire actuel, comme programmée. Et puis il en est une autre qui met l’accent sur l’évènement, l’accident de l’histoire, un réveil de la Nation, une crise titanesque, une prise de conscience collective, la disparition des partis actuels, une recomposition politique autour de nouveaux leaders, qui fassent passer l’intérêt général avant leur destin personnel, le retour à des hommes d’Etat sérieux, discrets et dévoués à la cause publique. Par définition, nous ne pouvons anticiper sur une telle fracture qui échappe à notre entendement. Le fond de ma pensée: je ne crois pas à une poursuite linéaire de notre effondrement mais plutôt à l’accident de l’histoire et à une résurrection de la France.

1/ Lors de son meeting à Toulon ce jeudi soir, Alain Juppé a déclaré « Pendant toute ma vie politique, je me suis efforcé de rassembler la famille à laquelle j’appartiens » avant de tendre la main aux déçus du sarkozysme et du hollandisme. Si cette stratégie peut s’avérer gagnante électoralement dans l’idée, est-il possible de satisfaire politiquement ces deux catégories dans la réalité ?
Qui sont les déçus du hollandisme? Pour l’essentiel, une frange de gauche qui rejette le discours libéral en faveur de l’entreprise et reproche au chef de l’Etat de n’avoir pas été suffisamment à gauche et d’avoir renoncé à certaines promesses comme sur le droit de vote des étrangers. Les déçus du hollandisme attribuent le chômage et la faible croissance à la « politique de l’offre », vécue comme une véritable trahison. Aujourd’hui ce noyau dur de l’électorat socialiste penche vers Mme Taubira ou Jean-Luc Mélenchon. Qui sont les déçus du sarkozysme? Plutôt une frange conservatrice de l’opinion qui lui en veut de n’avoir pas obtenu les résultats qu’elle espérait sur la sécurité, l’autorité, l’ordre, l’immigration. Parmi eux se trouvent aussi des souverainistes qui ne lui pardonnent pas le traité de Lisbonne, lui reprochant d’avoir ainsi détourné la victoire du non au référendum de 2005. Certains de ceux -là, pas tous, sont tentés par un vote lepéniste. Réunir dans un même vote les déçus du sakozysme et les déçus du hollandisme semble totalement irréaliste : les noyaux durs des déçus des deux camps sont aux antipodes du point de vue idéologique .
2/ Une présidence Juppé pourrait-elle être celle du « consensus mou » ? A force de vouloir rassembler, quel est le risque qu’Alain Juppé, s’il est élu président, ne prenne que des mesures en demi-teinte ?
On voit bien dans quel état d’esprit se situe M. Alain Juppé. Il souhaite apparaître comme l’homme de la sagesse, de l’apaisement, de l’unité nationale, celui qui transcende les clivages du pays. Il serait malvenu de le lui reprocher. La France est un pays meurtri par la vague de terrorisme. Elle est profondément lasse des polémiques, des scandales, des batailles haineuses de politiciens. La France ressent un besoin d’apaisement et d’unité. L’opinion publique est contradictoire. Certes, elle se droitise au sens où elle veut de l’autorité. Mais aussi elle est en quête d’unité. La force de M. Juppé est de l’avoir compris. Sa posture est donc habile et légitime. En tant que candidat à l’Elysée, il propose de renouer avec un président au-dessus de la mêlée. Avec beaucoup de sens politique, il fait ainsi de son âge, plus de soixante-dix ans, un atout. La clé de son succès dans les sondages est là. En outre, avec son concept « d’identité heureuse », il cultive la sympathie des médias, radios, télévisions, presse y compris de gauche en épousant le discours du « vivre ensemble ». Toutefois, si son éventuel mandat présidentiel est conforme à sa stratégie électorale, fondée sur le souci de plaire, de séduire, de susciter un consensus en sa faveur, de ne brusquer aucune frange de l’opinion, le risque évident est d’entrer dans une période d’immobilisme, d’inaction et de gouvernement par la communication. Donc, très vite de décevoir.
3/ Une présidence Juppé pourrait-elle contribuer à augmenter l’insatisfaction générale ?
La situation est étrange. D’une part, tout se passe comme si, six mois à l’avance, le futur chef de l’Etat était déjà désigné… Mais paradoxalement, jamais l’avenir n’a été aussi imprévisible. Va-t-on vers une reprise durable ou une nouvelle crise financière? Où et quand frappera le terrorisme djihadiste? Avec le tripartisme et la poussée électorale lepéniste, la plus grande inconnue règne sur la composition de la future assemblée. Quelle sera l’attitude des députés sarkozytes? Accepteront-ils une politique de consensus droite/gauche/centre, sur l’immigration, la sécurité? Une majorité présidentielle sera-t-elle possible pour gouverner? Si l’on s’en tient à un raisonnement strictement linéaire, fondé sur la seule prolongation des tendances actuelles, le naufrage d’une présidence Juppé paraît vraisemblable, dans la continuité de celle de M. Hollande: immobilisme, déception, aggravation des tensions sur la sécurité et l’immigration, poussée de chômage, communication à outrance, affaiblissement de l’Etat, montée des violences, fuite des dirigeants dans la logorrhée, poursuite de la décomposition de la société française, graves troubles sociaux, terrorisme, effondrement de la confiance et , très vite, chute vertigineuse du chef de l’Etat dans l’impopularité. Toutefois, une rupture de cette logique infernale n’est pas à exclure. Les marges de manœuvre pour éviter l’engrenage sinistre sont limitées mais elles existent. Que peut-on espérer? Qu’émerge une majorité à l’Assemblée solide et ferme, décidée à assumer sa mission d’exercice de la souveraineté et à obliger l’exécutif à prendre ses responsabilités. Le choix par le chef de l’Etat d’un excellent Premier ministre et d’un gouvernement déterminés à gouverner dans l’intérêt général et à régler les problèmes de la France. Un retour de la confiance lié au changement d’équipe… Une forte reprise de la croissance mondiale et une baisse du chômage. Mais bon, les chances de ce scénario optimiste sont relativement minces.
4/ Alors qu’Alain Juppé compte, en 2017, récupérer tous les électeurs déçus par les deux présidents précédents, vers qui les déçus du juppéisme pourraient-ils se tourner en 2022 ? 
C’est bien là que se situe la vraie question. Quand on voit l’exaspération de l’opinion aujourd’hui, on peut imaginer qu’elle sera encore décuplée en cas de nouvelle déception en 2017-2022. Que se passera-t-il alors aux élections de 2022? Dans cette hypothèse, on peut imaginer une vertigineuse débâcle de la droite aux élections présidentielles et législatives de 2022. Trois scénarios sont alors possibles. 1/ Le retour du parti socialiste, mais probablement sur une toute autre ligne que celle du quinquennat Hollande. Il faut alors envisager un parti socialiste nouveau, fortement radicalisé, qui voudra faire une « vraie politique de gauche » : « revenu universel », 32 heures hebdomadaires, scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, surtaxation de l’entreprise privée, recrutements massifs dans la fonction publique. 2/ Si les questions de sécurité et la crise migratoire européenne ne connaissent pas d’amélioration avant 2022, dans un climat d’exaspération générale, un triomphe du parti lepéniste à cet horizon est également possible. On peut même imaginer le pire, une vie politique monopolisée par la frange radicale des socialistes et par le parti lepéniste, sur les décombres des « partis de gouvernement ».Le recours à la démagogie, la plongée dans l’utopie et un climat de guerre civile ne feront alors sans doute qu’aggraver le désastre. 3/ Et puis une troisième alternative en 2022, celle du renouveau, une recomposition politique, l’émergence de nouvelles forces politiques, aujourd’hui inconnues, d’un nouveau leader, d’une nouvelle équipe, ayant la confiance de la Nation, décidés à restaurer l’autorité républicaine, la démocratie, la liberté d’entreprise, à gouverner pour le seul bien commun. L’histoire réserve parfois des surprises phénoménales. Il n’est pas interdit d’espérer.

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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26 commentaires pour Au-delà du brouillard

  1. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    La majorité des commentaires à ce billet montre que l’élection de Juppé et son programme « d’identité heureuse » ne règleront rien aux malheurs actuels de la France et au mieux (ou au pire) ne feront que retarder le moment du « grand soir ». Je partage totalement ces avis basés sur les analyses souvent pertinentes des participants à ce blog.
    Par ailleurs, je ne vois rien de bon dans ce grand cirque électoral qui nous aura bien « occupés » pendant plus d’un an à refaire chaque jour le monde sans débattre des sujets de fond et sans faire émerger le début du commencement d’une solution partagée.
    Je pense que 40% des Français souhaitent un vrai changement avec de nouvelles têtes, des belles idées, des grands projets, une vision de l’avenir, bref, des lendemains qui chantent et que les 60 autres % voudraient bien un changement mais surtout qui ne les concerne pas et n’affecte en rien leur petit confort, leur petite vie et leurs petits privilèges dont ils se contentent bien qu’ils soient tous rognés jour après jour.
    Comment et pourquoi voulez-vous changer la France dans ces conditions ? Ne comptez surtout pas sur ces 60% là, sûrement pas encore assez malheureux ou sans doute pas encore assez conscients de ce qui leur pend au nez !
    Alors qu’une majorité des policiers ont pris le risque, sans être accompagnés de leurs syndicats, de défier leur hiérarchie jusqu’à leur ministre de tutelle pour montrer leur ras le bol face à l’insécurité dont ils sont victimes, pas un seul début de soutien de la population (pourtant elle aussi victime) à leurs côtés. Dans le meilleur des cas, les candidats aux primaires et la plupart des commentateurs se sont contentés de dire qu’ils comprenaient leur malaise et les soutenaient du bout des lèvres comme la corde soutient le pendu !
    Je n’aime pas la résignation mais force est de constater que nous sommes un peuple de résignés. 2017 ne changera pas grand-chose et nous fera patienter jusqu’à quand ?

    • Jean-Louis Michelet dit :

      Le nœud gordien.
      La seule question qui vaille aujourd’hui pour notre pays, c’est comment résoudre nos immenses difficultés par des moyens démocratiques engageant la Nation toute entière.
      Il est temps de trancher le nœud gordien et pour le trancher sans violence , notre constitution a prévu le référendum et non un quelque homme providentiel ou une identité heureuse et pourquoi pas un programme de mille pages ?
      L’Histoire a toujours été redoutable pour celui ou celle qui ne voulait pas voir dans quel sens elle veut aller.
      Aujourd’hui, elle propose, encore une fois, un nœud gordien mais tous n’ont pas l’épée d’Alexandre pour le rompre.
      Restons optimistes !

    • Gérard Bayon, la situation politique est tellement épouvantable qu’il y aura en 2017 une impression de soulagement très forte. Ensuite…

  2. Anonyme dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    La majorité des commentaires à ce billet montre que l’élection de Juppé et son programme « d’identité heureuse » ne règleront rien aux malheurs actuels de la France et au mieux (ou au pire) ne feront que retarder le moment du « grand soir ». Je partage totalement ces avis basés sur les analyses souvent pertinentes des participants à ce blog.
    Par ailleurs, je ne vois rien de bon dans ce grand cirque électoral qui nous aura bien « occupés » pendant plus d’un an à refaire chaque jour le monde sans débattre des sujets de fond et sans faire émerger le début du commencement d’une solution partagée.
    Je pense que 40% des Français souhaitent un vrai changement avec de nouvelles têtes, des belles idées, des grands projets, une vision de l’avenir, bref, des lendemains qui chantent et que les 60 autres % voudraient bien un changement mais surtout qui ne les concerne pas et n’affecte en rien leur petit confort, leur petite vie et leurs petits privilèges dont ils se contentent bien qu’ils soient tous rognés jour après jour.
    Comment et pourquoi voulez-vous changer la France dans ces conditions ? Ne comptez surtout pas sur ces 60% là, sûrement pas encore assez malheureux ou sans doute pas encore assez conscients de ce qui leur pend au nez !
    Alors qu’une majorité des policiers ont pris le risque, sans être accompagnés de leurs syndicats, de défier leur hiérarchie jusqu’à leur ministre de tutelle pour montrer leur ras le bol face à l’insécurité dont ils sont victimes, pas un seul début de soutien de la population (pourtant elle aussi victime) à leurs côtés. Dans le meilleur des cas, les candidats aux primaires et la plupart des commentateurs se sont contentés de dire qu’ils comprenaient leur malaise et les soutenaient du bout des lèvres comme la corde soutient le pendu !
    Je n’aime pas la résignation mais force est de constater que nous sommes un peuple de résignés. 2017 ne changera pas grand-chose et nous fera patienter jusqu’à quand ?

  3. Stéphane B dit :

    Bonjour,

    Houellebeck avec son livre « Soumission » a-t-il raison ? Le dénouement dans les cinq prochaines années.

    PS: D’un point de vue économique, le PS radicalisé ou MLP, c’est pareil

  4. Suzanne dit :

    Bonsoir M Tandonnet,
    Vous écrivez
    « Les attaques dirigées contre sa personne, son âge, son passé, me déplaisent tout autant que celles dirigées contre Nicolas Sarkozy ou François Fillon ou tout autre d’ailleurs. »
    Il me semble n’avoir lu aucun article ni aucun commentaire sur sa calvitie, la façon dont il met les lèvres en avant quand il parle ou autre défaut physique, car nous en avons tous et c’est bien. C’est ce qui nous différencie des robots tous identiques avec un numéro de série. (et un certificat de garantie)

    Il me semble, par contre, que dire qu’il a été condamné n’est pas une attaque mais une observation de la réalité.
    C’est là où le bât blesse.
    Nous sommes à une époque où toute observation objective lorsqu’il s’agit d’une personne choisie par les médias comme « la meilleure » est considérée non pas comme un argument, ayant il me semble de la valeur, mais comme une attaque !

    Pourtant, objectivement, nous avons :
    — une vraie condamnation pour différents motifs, d’ailleurs
    — des ratages complets dans le déroulement d’une carrière professionnelle,
    — voire un âge où loin d’avoir enfin de la sagesse, on n’a plus la force ni la capacité de se projeter dans l’avenir, et donc de prendre des décisions saines, où on peut facilement se faire manipuler par son entourage, au détriment du peuple qui l’a élu et dont il est redevable !
    Ce n’est pas une critique en soi, mais l’observation qu’à chaque époque de sa vie, nous devons avoir des occupations en adéquation avec nos savoirs, nos possibilités physiques, émotionnelles et mentales, nos forces et nos faiblesses.

    Je sais vous détestez ce sujet, mais au mien, d’âge, même si je suis plus jeune que cet homme, je crois que je peux en parler avec objectivité et lucidité, pour ce qu’il m’en reste 😉
    D’autant que mon métier me met constamment en présence de personnes qui vieillissent avec toutes les problématiques dont je vous parle.

    Nier ces problématiques, c’est-à-dire être dans ce déni -qui correspond au déni de notre propre finitude avec la perte de nos propres capacités- est dommageable tant pour soi que pour les autres, surtout lorsqu’il s’agit d’un vote pour un homme qui sera censé nous représenter, représenter notre pays à l’étranger, décider des éventuelles actions militaires…! et ce pendant 5 longues années.

    Nous devons être conscients qu’à partir d’un certain âge, il faut laisser la place aux plus jeunes et que chaque époque a besoin d’hommes et de femmes capables de s’adapter non seulement à la dite époque, mais aussi aux événements.( avec pour ce poste une expérience réussie, ce qui n’est pas le cas ici… passons)
    Ne pas s’en rendre compte et parler de son âge avancé(pour lequel la retraite a été conçue !) comme d’un atout pour un poste hautement représentatif, mais difficile, est signe, pour moi, d’incompétence. (tout comme être trop jeune, donc sans expérience, n’est pas non plus un atout, car face aux capacités d’adaptations et à la vigueur de l’intellect, il y a la fragilité due au manque d’expérience de la vie)

    « La France ressent un besoin d’apaisement et d’unité. La force de M. Juppé est de l’avoir compris. »
    Disons que ses conseillers (enfin ceux qui espèrent une place bien au chaud avec avantages associés, tant financiers que médiatiques) pensent et veulent nous faire croire que nous voulons un apaisement et une unité (vivrensemble étant égal à unité).

    Or, il s’avère, lorsqu’on est capable de redescendre au niveau des sans dents, que ceux-ci veulent combattre, résister afin de retrouver leurs racines, leur culture, et un bien être tant « paisible » (dans un autre sens littéraire) que financier.
    En gros, pouvoir prendre le métro, le RER sans risquer l’égorgement ou le tabassage

    C’est fou ce que mon entourage a pu avoir été même soumis à ces « incidents » de « trublions », allant de ma collègue qui a reçu deux rafales de Kalach dans une jambe, au beau-frère de ma chef de service qui s’est retrouvé à l’hôpital ce WE pour avoir été tabassé dans le RER, pour un regard…en passant par le vol avec tabassage pour le fils de l’une de mes amies, les injures et autres joyeusetés dont les médias se gardent bien de parler… C’est « raciste » (ce qui veut sans doute dire que ces incivilités ont été commises par des norvégiens blonds aux yeux bleus?)

    Or ce que nous prévoit « le meilleur d’entre nous », c’est de nous faire admettre que «Il ne faut pas partir en guerre contre le Coran», car l’imam de sa ville lui a confié qu’aucune sourate n’évoque l’infériorité de la femme par rapport à l’homme….
    (Le 24 octobre 2016 à 19 heures 30, Alain Juppé a planché sur le thème «Comment la République peut entretenir et développer la citoyenneté ?» face à des frères et des sœurs du Grand Orient de France (GODF), une Tenue Blanche Fermée -réservée aux initiés- dans le cadre du Grand Temple Groussier.)
    http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2016/10/25/juppe-propose-au-godf-un-code-de-la-laicite/

    Quand on se donner la peine de vérifier (ce que nous sommes tous capables de faire en allant lire dans le texte, ce qui se dit sur le sujet !) on peut constater que ce monsieur se fait manipuler de toute beauté puisqu’il est capable de croire un truc sans l’avoir vérifié, justement!
    Ou alors, s’il est conscient de la réalité (inadéquation entre ce que son « ami » dit et la réalité des textes), je n’ose qualifier cette action, de peur de me voir incomprise par le propriétaire de ce blog.

    Dans la mesure où tout ceci est de la redite, ce sera donc mon dernier commentaire sur le sujet Juppé. (que je ne hais pas. Je me répète, je ne hais pas les incompétents, fussent ils égocentriques)
    J’aimerai idolâtrer un candidat. Au moins je saurais pour qui voter, tant aux primaires qu’à la présidentielle. Là, plus les jours défilent, moins je vois motif à me déplacer pour ces scrutins plus proches de la comédie Del Arte que d’actions civiques.

    Bonne soirée

    • Suzanne, il n’a pas violé une petite fille, volé des millions d’euros pour son compte, étranglé son voisin…Dans une affaire d’emplois fictifs, qui pourrait toucher n’importe quel politique de l’époque voire d’aujourd’hui, il a été condamné et il a morflé pour d’autres, pour un autre surtout, sans broncher. Il a purgé sa peine. Il est parti au Canada. Sincèrement, je suis d’accord pour qu’on l’attaque et le critique sur les idées et sur sa posture politique, mais franchement, chercher à le dégommer pour cette vieille histoire, je trouve cela d’une mesquinerie effroyable, tout comme les critiques sur son âge: Clemenceau 77 ans en 1917, de Gaulle en 1965 (réélection), Mitterrand (réélection), etc, etc. Par ailleurs, il ne faut jamais idolâtrer personne, surtout un politicien, ni haïr, ni idolâtrer, telle est en tout cas ma ligne de conduite personnelle!
      MT

  5. Philippe Dubois dit :

    Juppé est persuadé que tout se résume à un taux de croissance et à une courbe d’inflation

    Il ne comprend rien aux véritables maux dont souffre notre pays et les solutions qu’il propose dans ces domaines vont juste faire crever le malade.

    Son concept d’identité heureuse est une pure ineptie : c’est du Daladier pur jus. Il faut dire que son maître en Islam est Tarek Oubrou, imam très proche des frères musulmans.

    • Suzanne dit :

      @Philippe Dubois
      Merci pour votre commentaire.
      Cordialement

    • Kadoc Le Vannetais dit :

      Exact. Juppé est de la même eau que ces socialistes qui croient que les policiers manifestent pour des raisons catégorielles et que leurs manifs vont s’arrêter en annonçant quelques augmentations d’effectifs et des revalorisations salariales…
      .
      Ces types là opèrent avec un logiciel complètement périmé, Juppé autant que les autres. Je pensait que c’était pour partie du cynisme, mais je commence à croire qu’ils sont juste complètement, totalement, irrémédiablement largués, à un degré … inexprimable.

  6. PG93 dit :

    Quand on voit tout ce qui se profile dans les tous prochains mois [développement de nouvelles jungles calaisiennes non seulement à Calais (ne rêvons pas…) mais aussi dans le Nord de Paris (de part et d’autre du périphérique) ; agressions de plus en plus barbares à l’encontre des corps constitués (pompiers, police, enseignants, médecins…) ; l’évanouissement de toute perspective de changement réel ; sans, parler du risque d’un nouveau crime de masse djihadiste…] je ne vois pas comment on peut-être assuré qu’un candidat cherchant avant tout le consensus et la préservation de l’ordre établi l’emportera sur la représentante de la Dynastie Lepen.

    Cette perspective serait en effet catastrophique, tout comme est à bien des égards le brexit, mais l’exclure serait tout aussi stupide que d’avoir écarté (il suffit de se reporter à tout ce qui était écrit à la fin du printemps) l’éventualité de la victoire électorale du brexit. Si je partage de nombreux points de vos analyses, je ne vous suis pas lorsque vous excluez totalement cette perspective.

    Sarkozy tient certainement un discours plus à même de la mettre en échec, mais là encore rien n’est garanti…

  7. hugues dit :

    Maxime,

    je pense que, quel que soit le nouveau président élu, il sera dans cette même position, avec une majorité très fragile parce que très éparpillée (d’autant plus qu’il y aura des députés FN). C’est pour cela qu’il n’aura qu’un an au grand maximum, pour réellement lancer les mesures de changement promises en espérant que ceux-ci portent leurs fruits avant la fin se son quinquennat.

    Les 4 années restantes de son quinquennat, peut-être pourra-t-il lancer 1 ou 2 grandes idées pour donner des os à ronger aux parlementaires et syndicats, mais plus surement il les passera hélas à réagir aux évènements et à gérer les états d’âme des parlementaires, des fonctionnaires, des syndicats, bref tout ce « middle management » dont la France est beaucoup trop dotée.

    L’alternative est que le nouveau président prenne la tête d’une réelle « révolution » des mentalités qui bousculerait un peu tout le monde: il secouerait le cocotier mais j’ai des doutes sur le succès de cette approche, car avant cela, il faut en passer par une première phase qui est celle de l’affaiblissement de ce middle management qui frêne toute possibilité d’évolution. Sarko avait commencé cet affaiblissement mais hélas l’élection de Hollande a tout remis en cause. Juppé peut être ce Schroeder qui fera les réformes necessaires avant de passer le témoin à son successeur qui pourra enfin devenir une Merkel.

    La société française est très divisée, en multiple morceaux qui vont bien au delà de la division droite/gauche habituelle: les souverainistes vs. européistes/mondialistes, les libéraux vs. les dirigistes, les protecteurs vs. les libertariens, les interventionnistes vs. les « c’est pas mon problème », les laics vs. les religieux, le collectivisme vs. la responsabilité/initiative individuelle, les naturalistes vs. les productivistes, les technophiles vs. les « human in the loop », les baby-boomers vs. leurs enfants, les retraités vs. les actifs, la sécurité de l’emploi vs. la flexibilité, les diplômés vs. les peu formés, les propriétaires vs. les locataires, le travail officiel vs. la débrouille, etc.

  8. simple citoyen dit :

    Bonjour Maxime et vous tous,
    Je crains que vous ne fassiez une erreur de fond: cette élection n’a que peu de rapport avec les recentrages ou récupération des déçus des uns et des autres.
    Il est vrai qu’une partie de l’électorat est engagée politiquement, mais c’est une minorité.
    Les autres, tous les autres, ne se préoccupent que d’une chose: quand finira-t-on par mettre sur la table les vraies questions et les faits nécessaires à en tirer analyse? Quand le peuple sera-t-il en situation de pouvoir juger du bien fondé des politiques qui ont été menées et débattre puis décider de celles qui vont devoir être mises en oeuvre et selon quel projet.
    Ce dont manquent les français, c’est de la vérité. Ils savent qu’on les mènent en bateau depuis longtemps. Que les annonces n’ont que peu de rapport avec les réalités. Ils veulent du concret et du vrai. C’est pourquoi le vote « raisonnable » les rebute. Ils sont excédés au point de voter pour n’importe qui pourvu qu’une partie du voile soit levée et qu’un début de démocratie et de vérité se fassent jour. Tout est si intimement lié dans l’écheveau des compromissions réciproques et faux semblants qu’ils comprennent intuitivement qu’une seule partie dévoilée entrainera inexorablement l’ensemble. Ils en ont en tout cas l’espoir. Et c’est cet espoir qui risque de tout faire basculer.
    Vous dites ne pas vouloir juger les uns et les autres autrement qu’à l’aune du futur. Parfait oxymore dans un monde qui ne survit que par le mensonge et la manipulation.
    Mais la majorité, la très grande majorité des électeurs n’a plus ce luxe. Et il n’a plus confiance.
    Les positions se crispent et les anathèmes font florès. Pourquoi sinon parce que la majorité de l’électorat est victime permanente de la dissonance cognitive multiforme qui lui est imposée?
    A force de s’entendre décrire tels qu’ils ne sont pas, dire qu’ils ne voient pas ce qu’ils voient et ne vivent pas ce qu’ils vivent; les français sot en train de décider qu’ils en ont assez.
    Cela porte un nom: la radicalisation (et notre classe dirigeante porte une responsabilité collective immense dans ce désastre, y compris tout à fait sciemment pour certains).
    Et ce n’est pas Juppé qui l’éteindra car il ne remettra jamais le système à plat. Tout au plus repoussera-t-il l’échéance, ce qu’espèrent la grande majorité de ceux qui vont voter pour lui et qui ont fait le constat qu’il n’y avait pas de solution tant les problèmes sont imbriqués. Mais c’est un faux constat. C’est le constat de ceux qui ont peur des conséquences de leurs actions car ils savent au fond qu’ils ne sont que des dirigeants d’opérette ou des experts de plateaux, et des autres qui ont peur de troquer leur confort pour une aventure incertaine. Malheureusement, à ne rien faire on connait le résultat. Ils ont beau gesticuler, ce sont des lapins pris dans les phares de ce qui s’annonce et incapables d’y faire face. Et ce d’autant plus qu’ils s’imaginent extraits du destin commun.
    Dernier point: comment se fait-il qu’aucun des grands responsables politiques ne prenne la peine de resituer la réalité française, le destin de la nation dans le cadre global? De prendre le temps de redonner les clefs de compréhension des contraintes qui motivent les politiques proposées? De permettre aux électeurs auxquels ils s’adressent de toucher du doigt les pressions intérieures et extérieures auxquelles nous sommes confrontés, qu’il s’agisse de géopolitique ou de révolution technologique? D’éclairer les positions de la France, c’est à dire in fine celles qu’ils prennent ou prendront en leur nom, autrement que sous couvert de faux agendas, de chiffres de commande et de dialectiques biaisées? Pourquoi l’UE actuelle? Pourquoi l’exception institutionnelle allemande? Pourquoi des traités internationaux contraignants toujours plus nombreux, obscure ou secrets et sans sortie prévue? Pourquoi accentuer la primauté des grands ensembles et de la concentration des pouvoirs quand ils ont montré les dangers systémiques encourus? Pourquoi l’écheveau des institutions non élues mais indemne du droit commun qui imposent leur agenda? Pourquoi tant de décisions semblent sorties de nulle par, mais s’impose par le fait du prince dans toutes les démocraties occidentales en même temps?
    J’arrête là. La liste est longue des sujets qui devraient être entendus et débattus. Un Juppé aurait pu les proposer, les imposer. Ne serait-ce que par son accès privilégié aux médias. Mais non, tout porte à croire qu’il n’en a nullement l’intention. Or c’est ce qu’attendent les français, même s’ils se disent lassés des débats qu’on leur impose. Et pour cause, ce n’en sont pas.
    Très sincèrement.

    • simple citoyen, je suis d’accord, mais je ne vois pas où est mon erreur dans ce ce que vous exprimez.
      MT

    • simple citoyen dit :

      Cher Maxime,
      Peut-être ai-je mal interprété votre propos. Il me semble que parmi les non-dits qui sous-tendent votre analyse vous considérez malgré tout qu’une certaine inertie cohésive existe encore. In fine c’est elle qui permettra (ou non) le déroulement de certains des scenarii que vous décrivez. C’est une de ces hypothèses « raisonnables » auxquelles nous souscrivons par habitude ou peur du vide.
      Je crois au contraire (bien que je le regrette et dans ce qui l’a amené et dans ce que cela emporte) que ce n’est plus qu’une illusion. Le peuple comprend qu’il est coupé du pouvoir et qu’il sera quoi qu’il advienne l’ultime perdant des combinaisons actuelles ou à venir. Je ne crois pas à un soulèvement de masse (il peut y avoir des évènements sporadiques) mais plutôt à un délitement, un effritement inexorable. Puis un jour, croyant poser le pied sur la terre ferme on passe à travers. Ce sera probablement à l’occasion d’une mesure de plus semblable aux milliers d’autres qui l’ont précédée mais que les concernés refuseront tout simplement de suivre. Comme ça. Presque tranquillement, sans mot d’ordre. Juste parce que c’est terminé. Ce ne sera pas une contagion de la contestation, mais une simple expression de vie. Advienne ce que pourra.
      Entre temps, le peuple s’enferme, se sécurise comme il peut, abandonne de facto l’espace public qui n’est plus le sien. Il apprend de fait à vivre sans l’état ou malgré lui. Il tente d’élaborer des stratégies de contournement, de fuite. Mais celui-ci et ses corps représentatifs ferment les portes une à une dès qu’elles sont entrouvertes. Bientôt cet avatar du pouvoir populaire lui sera totalement étranger. Il en reconnaîtra ceux de ses représentants qui lui font sens, celles de ses lois qu’il agréé. L’exemple lui a été donné maintes et maintes fois que ceux qui agissaient ainsi n’étaient finalement pas plus sanctionné qu’il ne l’est lui-même, peut-être moins et pour certains jamais au contraire.
      Morale, éthique et réputation reprendront leur place séculaire. L’imprimatur de l’assermenté, de l’expert estampillé et autres représentants imposés se diluera. On fera petit pour faire tranquille ou on soupirera une dernière fois de douleur rentrée et on ira voir ailleurs.
      Cela se passe déjà aujourd’hui et se décline de mille façons.
      Voilà la conséquence réelle de la perte (méritée) de confiance.
      Dans ce contexte, les élections à venir ne représentent plus rien. Elles ne sont plus porteuses d’espoir. Seule une très petite minorité en espère quelque chose, ou plutôt un retour sur investissement.
      Les médias ronronnent, les plateaux exposent et dispensent doxa, bon points et anathèmes, le tout agrémenté des images chocs qui « vont bien ». Plus personne ne fait même l’effort de la langue, du mot juste ou du raisonnement qui se tient. Quelle importance pensent-ils puisqu’il n’y a que nous à pouvoir nous exprimer? Ils ont raison bien entendu, mais parce que plus personne ne les écoute.
      Faites le test autour de vous. Posez la question des élections. On vous répondra qu’elles n’ont aucune importance, qu’elles ne changeront rien ou qu’on n’y aborde de toute façon aucun des vrais problèmes. Pour se distraire on vous décrira par le menu pour qui on ne votera surtout pas. Beaucoup secoueront la tête pour éviter de dire vainement ce qu’ils ont sur le coeur. Pour les plus enthousiastes si je puis dire, ceux qui ont un parcours politique ou militant, ceux qui s’accroche encore aux mots qui les ont fait rêver plus jeunes, s’exprimeront les doutes quant à la réelle volonté de celui ou celle qu’ils ont choisi de faire ne serait-ce qu’un peu ce qu’ils prétendent.
      Avez-vous déjà perçu lors d’élections majeures une telle désaffection, un tel désintérêt quand par ailleurs s’expriment aussi continument et sourdement le besoin de changement et de remise à plat?
      Très sincèrement.

    • simple citoyen vous avez raison, mais il faut bien s’accrocher à quelque chose, non pas à l’espoir du bien mais à celui du moins mal…
      MT

  9. Jean-Louis Michelet dit :

    Montons d’un cran, comme aurait dit Malraux.
    Dans leur grande majorité, pour 2017, les français veulent une Alternance. Très bien, alors votons !
    Question : Mais voter pour qui ? Nous ne voulons pas de MLP, on ne veut plus de FH ni de NS, ni de JLM, ni d’EM ni de tous les autres … Bref, on ne veut réellement aucun des candidats en lice ….
    Alors, il en reste un qui vient tout à la fin de la liste, peu importe son nom et sa couleur politique, c’est le choix par défaut après avoir éliminé tous les autres.
    Et c’est encore un choix par défaut, comme en 2012 et comme en 2002 …
    Quelle belle impasse, quel beau cul de sac en perceptive ! Comment peut-il en être autrement ?
    Bref, quelle blague ! Nous aurons récolté, encore une fois, tout le contraire de ce qui serait utile à notre pays.
    Aujourd’hui, tous les ingrédients sont en place pour que le Président élu savoure une victoire à la Pyrrhus !
    Il y a pourtant une Alternative, il y a toujours une Alternative et aujourd’hui, celle du référendum s’impose de manière éclatante !
    Mais quel Homme politique aura le courage de nous proposer cette démarche pendant la campagne électorale, de mettre le Peuple français devant ses responsabilités, de lui parler bien en face , de lui parler autant avec le cœur que la raison , de lui faire « toucher » aussi toutes ses contradictions , de lui demander de s’engager car plus personne ne parle d’engagement aujourd’hui plutôt que de nous infuser cette kermesse électorale avec, en point d’orgue, des primaires d’un ridicule absolu qui discréditent le futur Chef de l’État et la fonction en elle-même.
    Quel homme politique aura le courage de nous poser LES quelques questions simples et essentielles, celles que chacun est capable de comprendre clairement et de se projeter à travers elles, celles qui engagent l’avenir du pays pour les années à venir, celles que la grande majorité des français attendent et notamment les nouvelles générations qui permettent encore au pays de rester la tête hors de l’eau, celles qui se projettent dans l’avenir et avec elles, leurs enfants.
    Celui ou celle qui sera capable de nous expliquer clairement quel grand dessein et quel grand destin il voit pour notre pays, celui ou celle qui aura » les tripes » pour aller dans cette direction aura les coudées franches ainsi que l’adhésion du Peuple dans sa grande majorité pour gouverner vraiment, enfin.
    Il est temps que se réveillent toutes les forces endormies, désabusées et démotivées de notre pays.
    Il y a des économies qu’une Nation ne peut pas faire, les Britanniques viennent de nous donner une belle leçon !
    Savoir s’adapter aux circonstances, voilà l’âme d’un véritable chef.
    Et pour ceux qui l’auraient oublié, la Cinquième république n’est pas la quatrième.
    On en est très loin …mais on a le droit de rêver, c’est bientôt Noël.

  10. François Carmignola dit :

    J’avoue souscrire à l’immense inquiétude que suscite la victoire promise d’Alain Juppé du fait de la nocive présence de l’ex président mis en examen à qui s’accrochent encore des groupies hystériques mais aussi des fausses consciences illusionnées: pas de vrai débat, juste un repoussoir.
    Voilà ce que j’ai déjà nommé ici: le siège de De Gaulle se disputerait donc entre un ex et un futur condamné.
    De fait l’ex condamné au nom de l’identité heureuse se refusera à la confrontation avec l’islam politique, maintiendra les deux mandats territoriaux, un durée du travail ruineuse, et ne voudra pas ajouter la fameuse goutte d’eau qui lui ferait revivre ses anciennes terreurs. De quoi s’effondrer à la première remontée des taux. Or celle ci est inéluctable.

    C’est très triste et il faut tout l’instinct funèbre et toute la dépression d’un Tandonnet pour s’abandonner avec délice aux abimes de la désolation absolue. A moins que l’on ne se décide au dernier moment
    à maintenir en course tout ce qu’idolâtre Tandonnet : l’honnêteté, la rigueur, la hauteur de vue,
    et surtout, pour notre salut, l’envie de casser la baraque, pourvu qu’on vote Fillon…

  11. Georges dit :

    Le physicien français Jean Marie Frère agressé à Anderlecht (commune bruxelloise) ,aucun rapport sinon le fait d’une politique Occidentale du vivre ensemble dont la responsabilité incombe à ceux qui ont toujours tenus les rênes du pouvoir (en alternance gauche droite )cad ceux qui se situent entre les deux extrêmes et font consciencieusement le lit de ces derniers tout en mettant en garde de ne pas voter pour eux .Quel cynisme.PS:Un condamné peut être présidentiable mais un sapeur pompier doit montrer patte blanche pour exercer ,cherchez l’erreur.

  12. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Bel effort pour nous décrire cette France d’en-haut où le « néant absolu de vision » a conduit à « fuir le monde du réel ».
    Le « monde du réel » ce sont ces catégories populaires qu’on croyait disparues, qui ont subi en quelques décennies, un chaos social et culturel sans précédent, dont la classe dominante a perdu le contrôle et dont elle ne se préoccupera pas plus demain, qu’hier ou aujourd’hui.
    Il n’y aura donc rien de bon à attendre pour 2017 ! Rendez-vous en 2022 où – « il n’est pas interdit d’espérer » – tout ne sera qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

  13. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Je ne partage pas votre optimisme. Des médias, des groupes de pression, des organisations politiques et syndicales voient en Alain Juppé le plus petit dénominateur commun qui permettra que surtout, rien ne change. Le matraquage, dont nous sommes l’objet et visant à le présenter comme le prochain président, me fait penser à celui faisant le publicité d’Hillary Clinton en oubliant, jusqu’à aujourd’hui et à cette bête enquête du FBI, les menues casseroles qu’elle traîne derrière elle (https://leblogalupus.com/2016/10/31/coup-de-tonnerre-dans-la-campagne-presidentielle-americaine-par-charles-gave/).
    Même s’il est élu, ce qui est probable mais pas certain, je ne crois pas 1) qu’il inversera la course à l’abîme de ce pays (il ne l’a pas fait il y a vingt ans, pourquoi le ferait-il aujourd’hui? Il n’a jamais été programmé pour cela), 2) qu’il dispose, si tant est qu’il en ait l’envie, d’une majorité assez solide à la chambre (le spectacle offert en ce moment à l’occasion des discussions sur la loi de finances 2017 n’incite guère à l’optimiste) pour mener à bien une politique correctrice de nos tares et boulets nationaux. « Encore une minute, monsieur le bourreau! », voilà à quoi risque de se limiter le prochain quinquennat, une minute de cinq ans avant la grosse catastrophe. A moins que la catastrophe n’arrive le soir du premier tour, pas dans cinq ans.

    Bonne journée

  14. colibri dit :

    Qui sont les déçus du hollandisme? Je vous propose d’autres déçus du Hollandisme. Ceux qui voulaient le barrage de Sivens et ceux qui ne le voulaient pas. Des deux côtés il y a des personnes qui ont voté Hollande. Et qui sont déçus, révoltés, blessés par ce qui s’est passé. Ceux qui veulent la LGV et ceux qui ne la veulent pas. Ceux qui ne voulaient pas de l’autoroute Bordeaux Pau et qui l’ont. Ceux qui ne veulent pas de l’aéroport de Notre Dame des Landes. Et ceux qui le veulent. Dans les deux camps il y a des personnes qui ont voté Hollande. Et qui sont déçus de la manière dont les choses se passent. A mon tour une question. Et si nous assistions à la fin de la République comme d’autres avant nous ont assisté à la fin de la monarchie?

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